Lundi 25 septembre 2017 à 18:27

Psychologie, comportement

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        Je constate que beaucoup de mes correspondants jeunes aspirent à une grande liberté, et ont des difficultés dans leur travail car ils acceptent mal l’autorité de leur chef. Ils rêvent d’une société sans hiérarchie, où l’on serait complètement libres.

Mardi 5 septembre 2017 à 18:46

Absence et retour

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       Je suis ce soir de retour en région parisienne.
       La maison de Bretagne a fermé ses volets pour l’hiver. Table de ping-pong, bateaux, bicyclettes, échelles et instruments de jardinage sont rangés dans le garage. Ce pauvre garage est bourré à craquer. Même plus la place pour une petite souris. Je l’ai virée dehors, la pauvre !

      Le goéland , perché sur le lampadaire, va être son seul gardien.

      Les fleurs se fanent peu à peu et le jardin va aussi s’endormir jusqu’au printemps.

     J’ai donné une dernière fois à boire à ma bignonne, qui n’aura plus ses fleurs quand je reviendrai. les fushias ont encore quelques clochettes rouges mais le mimosa est toujours couvert de petites boules jaunes.

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    Les pins ont perdu toutes leurs aiguilles mortes et sont à nouveau tout verts, comme au début de l’été. J'ai passé une matinée à vider à nouveau les gouttières.

Des champignons poussent dans l'herbe, sous le palmier et l'érable.; cela sent l'automne !!

 

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 Le rouge gorge est venu jouer la sérénade de ses touk-touk avant mon départ et je lui ai laissé un peu d'eau dans un petit bol de plastique. La pluie le remplira de temps en temps à ma place.Le sittelle continuera à chercher des insectes, la tête en bas, sur les troncs des pins

 

http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux2/Diapositive30.jpg J’ai revu aussi les écureuils, papa “Queue noire” et maman “Queue rousse”, mais le jeune ado devait être à l’école, pour apprendre à ne pas laisser tomber par terre les pommes de pins vertes qu’il mange. Je leur ai remis toutes les pommes de pin tombées près d'un tronc, pour qu’ils aient des provisions. Quand je reviendrai, je retrouverai partout des “os de pomme”  et les épluchures qu’ils débitent avec leurs dents pour en manger le bout, comme nous les feuilles des artichauts, ou bien les graines à l’intérieur. Ils ne trouveront plus sur le tronc d’un vieil eucalyptus, mort de gelées hivernales, il y a quelques années, leur jatte pleine d’eau fraîche où ils venaient boire tous les jours.  Mais, en compensation je ne les ennuierai plus avec la fumée du barbecue à midi.

 

       Les mouettes et goélands sont repartis pêcher en mer et les cris des pies et du geai ont remplacé les leurs, mais ce n’est guère plus harmonieux.!

       Les pipits et les petites mésanges continuent à chercher dans les branches des haies leur ration d’insectes et le couple de geais et ses deux marmots, ne seront plus dérangés dans leur nid dans les pins par nos aller-venues, en essayant de nous faire peur avec leur horrible cri rauque.

       Les merles pourront continuer à venir picorer les fourmis ailées sur ma terrasse, mais je ne verrai plus la robe de gala d’une belle huppe.

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      Le village est désormais presque vide, comme la plage, et ce week-end il n'y avait plus que quelques planches à voile, car il y avait pas mal de vent.

 
Aujourd’hui c’était l’autoroute, l’arrêt déjeuner à Rennes et rouvrir appartement et jardin au Plessis, puis ranger tout ce qu’on ramène

 

 

 

Dimanche 3 septembre 2017 à 10:20


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      Je ne sais pas si vous avez lu des articles sur une découverte qui peut être très importante en médecine humaine : la possibilité de remplacer du sang humain, quelque soit son groupe et son rhésus, par de l’hémoglobine extraite des vers marins arénicoles.

    Qu’est ce que ce vers marin ?
   
    Vous avez sûrement vu, lors des basses mers, une plage criblée de petits trous dans le sable humide et truffée de petites bosse de boue en forme de tortillon, comme le montre la photo ci-dessus.
    Ce sont des logements de vers arénicoles, dont le nombre, sur certaines plages favorables, peut être supérieur à 100 par mètre carré.

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    Le ver arénicole (ou ver de vase et « buzuk » en breton), que vous voyez sur la photo ci-dessus, mesure environ 15 cm de long et de l’ordre du cm de diamètre, de couleur marron-rougeâtre, avec de nombreux anneaux.
    Son anatomie est décrite sur le schéma ci-dessous :

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    La tête qui comporte quatre annelets supporte une bouche globuleuse avec de nombreuses papilles, qui permet d’absorber la vase, le ver séparant  dans son tube digestif les éléments nutritifs et rejetant sur la plage la vase sous forme de tortillons, que l’on voit nombreux sur les plages, dans la partie recouverte par les marées. Le tube digestif comporte un œsophage, un estomac et un intestin.
    Le thorax qui comporte 19 annelets, qui supporte des pseudopodes garnis de soies.
    L’abdomen, muni de branchies ramifié, comporte un système circulatoire commandé par deux cœurs.
    La queue de diamètre moindre se termine par un anus en bout de système digestif.
    La peau de l’arénicole sécrète une substance fluorescente gris-vert, quelque peu irritante, qui colore les doigts lorsqu’on la manipule.
    Le ver est doté d’un système nerveux rudimentaire, la tête abritant deux ganglions faisant office de cerveau.

http://lancien.cowblog.fr/images/Santebiologie2/illustrationarenicole.jpg    Le ver creuse une galerie dans la vase de 10 à 30 cm de profondeur en forme de U, comme le montre la caricature ci-dessus. Le bout de la queue affleure la surface en haut du puits le plus étroit, ce qui permet au ver de rejeter à l’extérieur les tortillons de vase (on appelle cela des « turricules ».
    Le corps du ver, hors la queue se trouve dans la partie horizontale du U.
    L’autre puits vertical est comblé en surface par de la vase ou du sable humide avec une légère dépression ou parfois un trou, que l’on aperçoit sur la plage à une dizaine de cm du tortillon.
    Le ver est animé de contractions de son corps qui provoque un pompage de l’eau depuis le haut du puits caudal, cequi permet à l’animal de récupérer l’oxygène de l’eau dans ses branchie et d’amener à sa bouche des sédiments dont il tirera sa nourriture. L’animal « pompe » pendant une quinzaine de minutes, puis avale les sédiments pendant 7 mn et le cycle recommence tant que le trou est recouvert par l’eau de la marée. Quand la marée se retire, il respire l’oxygène de l’air, saturé d’humidité, qui pénètre dans ses puits.
    Si la galerie reste pleine d’eau, lors de faibles marées, l’animal peut épuiser l’oxygène dissous, ou si à marée basse ses puits s »’ssèchent et que l’oxygène de l’air n’atteint plus les branchies à travers de l’eau, il se met alors en métabolisme anaérobie et peut ainsi rester sans « respirer » pendant plusieurs heures.

    Les espoirs médicaux grâce à ce ver arénicole.


    Le professeur Frank Zal, chercheur du CNRS étudie ce ver depuis 1990 et il avait été étonné que le ver puisse ainsi survivre en l’absence de respiration pendant des heures. il a pensé que cette étonnante capacité était dû à son sang qu’il a donc étudié.

    Dans le sang humain l’oxygène est transporté par l’hémoglobine, contenue dans les globules rouges du sang. Le problème est que ces cellules ont des caractéristiques particulières : rhésus + ou _ et nombreux groupes sanguins, principalement A, B, AB et O. (voir mon article du 8 décembre 2015).
    Le problème est qu’en cas de besoin thérapeutique de transfusion sanguine, on ne peut pas recevoir d’un donneur n’importe quel sang suivant les caractéristiques de son propre sang. Dans la majorité des cas, les receveurs seront transfusés avec les globules rouges d'un donneur du même groupe sanguin. Deux exceptions : les individus de groupe O- sont "donneurs universels" et peuvent donc donner leur sang à n'importe quel receveur, tandis que les individus de groupe AB+ sont "receveurs universels ». La transfusion avec un sang non compatible risque d’entraîner des accidents cardiaques graves, voire la mort.
    D’où un problème en cas d’accident ou blessure demandant une transfusion car o ne dispose que de très peu de sang O-, et il faut donc attendre de déterminer le groupe et le rhésus de la personne avant d’acheminer le sang adéquat.
   
    Le ver arénicole n’a pas de globules rouges (donc ni groupes, ni rhésus), mais son hémoglobine est voisine de celle de l’homme, mais elle a deux propriétés extraordinaires : elle peut acheminer 50 fois plus d’oxygène que l’hémoglobine humaine et elle peut être lyophilisée sans dommages.

    En 2007 le professeur Zac a quitté le CNRS et fondé une société HEMARINA, basée à Morlaix, en Bretagne nord, pour étudier les applications de ses découvertes.
    Cette société a créé des élevages de vers et étudié l’extraction et la purification du sang des arénicoles. D’abord, les vers sont tués par surgélation ; puis, à partir de glaçons entiers de 250 à 300 kg d’arénicoles, les animaux sont décongelés dans une solution qui libère leur hémoglobine. Le mélange obtenu est ensuite purifié et filtré, pour obtenir un résultat de quelques kilos d’hémoglobine pure.

    Actuellement la première application de cette hémoglobine, du à son pouvoir oxygénant, est de mieux conserver les organes destinées à des greffes en les immergeant dan un liquide contenant cette hémoglobine marine.
    Les essais physiologiques de transfusion à l’homme vont bientôt pouvoir être faits, les essais sur animaux s’étant révélés positifs, mais l’agrément d’un médicament est chose longue, pour des raisons de sécurité et d’étude des effets secondaires.
    Les services de la protection civile et de secours d’urgence sont très intéressés ainsi que les armées, car, en cas de blessure nécessitant une transfusion d’urgence, il ne serait plus nécessaire de chercher les caractéristiques du sang de l’accidenté, mais seulement de disposer de quantités suffisantes d’hémoglobine de ver arénicole.
    La Marine américaine semble avoir déjà effectué des essais de cette hémoglobine lyophilisée sur des humains.

Mercredi 30 août 2017 à 15:39

Actualité

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    Certains de mes lecteurs se félicitent de la baisse de popularité d’Emmanuel Macron, d’autres s’en étonnent et ne voient pas ce que lui reproche l’opinion publique.
    Personnellement cela me paraît assez normal car le gouvernement a accumulé les maladresses.

    D'abord l’empressement à ramener le déficit budgétaire au dessous de 3% paraît exagéré. On reprochait à Hollande sa rigueur qui a freiné la consommation des ménages, et l’on se montre encore plus rigide que lui, tant en matière de dépense que d’impôts.
    On peut se demander pourquoi cette hâte ? Pour paraître encore us européen que madame Merkel ?
    Les français, qui attendaient une pause et une bouffée d’oxygène en matière de finances sont déçus.

    La baisse de dépense imposée à l’armée les a choqués. La France a supporté seule l’intervention en Afrique, qui l’a sauvée de la conquête de Daesh, elle a payé un lourd tribu aux attentats et l’opération sentinelle coûte cher. Alors restreindre le budget de la défense dans ce contexte paraît injuste, et certaines conditions de fonctionnement (logements insalubres, retards de soldes…) paraissent très anormales.
    Les circonstances du licenciement du chef d’Etat Major des Armées a choqué également. Certes il était dans son tort en exposant ses doléances directement à la presse, mais quand on veut passer un savon à un subordonné, on le fait dans son bureau entre lui et soi, et non en public. C’est une règle élémentaire de gestion humaine.

    La baisse de l’APL des étudiants est une maladresse insigne. Cela ne rapporte que quelques millions et pour presque la moitié des étudiants qui sont obligés de travailler pour vivre, même 5 € est important. SI l’on reprochait à certains de profiter abusivement de cet APL, on pouvait imposer des conditions de ressources plus contrôlables, mais s’attaquer à des jeunes qui ont besoin d’apprendre et ont du mal à joindre les deux bouts est choquant.

    Je ne pense pas que les français soient très inquiets quant à la réforme du code du travail, qui est nécessaire. Mais passer par des ordonnances est maladroit car cela jette la suspicion sur une volonté d’imposer des vues quelque soit l’opinion d’autrui. On pouvait attendre deux mois de plus et on ne risquait pas une déformation trop grande par l’assemblée qui est acquise au gouvernement.
    Et puis certaines disposition paraissent curieuses, par exemple l’extension du contrat de chantier. Appeler CDI un contrat à durée déterminée (celle du chantier) est absurde. Pourquoi ne pas avoir recours au CDD ? Sans doute pour diminuer les indemnités en fin de contrat :encore le travailleur licencié qui trinque !

    Préférer la diminution de la taxe d’habitation et l’augmentation de la CSG est également maladroit. La taxe d’habitation était versée aux collectivités locales alors que c’est l’Etat qui encaisse la CSG. Les élus locaux se sentent floués, même si l’Etat a prévu vaguement une certaine compensation. Et les impôts locaux vont donc augmenter encore.
    Les retraités ont voté majoritairement pour Macron. Si pour les faibles retraites la baisse de la taxe d’habitation compensera sans doute l’augmentation de CSG, par contre les retraites moyennes, qui n’ont pas été augmentées depuis 5 ans et ont vu les impôts, tant sur le revenu que locaux, largement majorés, ces retraites ne bénéficieront pas de la baisse de taxe d’habitation, et par contre verront leur retraite diminuée par l’augmentation de CSG.

    La suppression brutale sans préavis des contrats aidés est une absurdité car ces contrats étaient utiles en maints endroits et étaient un système de réinsertion.
L’économie correspondante est elle si évidente, car maintenant il va falloir payer des indemnités de chômage à ces personnes.
    On a l’impression d’une improvisation, des gens qui cherchent les bouts de chandelle à économiser sans se préoccuper des circonstances.


    Cela dit certaines actions du gouvernement ne sont pas négatives par exemple les actions à l’étranger du président ou celles du Ministre de l’Education Nationale.
    J’espère simplement que le gouvernement se montrera plus adroit et écoutera davantage les souhaits de la Nation et qu’il réfléchira avant de lancer sans étude préalable et concertation des opérations d’économie à la petite semaine.
    Les électeurs étaient d’accord pour des réformes, mais réfléchies et étudiées et qui en vaillent la peine..
    La majorité actuelle avait été élue dans cet espoir.

Jeudi 24 août 2017 à 9:57

Psychologie, comportement

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     "Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée » disait Descartes dans le « Discours de la Méthodes », et il en donnait la définition : c’est « la puissance de bien juger, et distinguer le vrai d'avec le faux, qui est proprement ce qu'on appelle le bon sens ou la raison est naturellement égale en tous les hommes ».
    Boileau tempère fortement cette affirmation en disant, dans un poème :
        Tout doit tendre au bon sens : mais, pour y parvenir,
        Le chemin est glissant et pénible à tenir ;
        Pour peu qu'on s'en écarte, aussitôt l'on se noie.
        La raison pour marcher n'a souvent qu'une voie.


    Le bon sens qualifie ce qui est sensé, raisonnable, prudent ou judicieux basé sur une perception simple des situations et des faits; il est associé à la sagesse, au raisonnement et à la prudence. Il évite que l’on croit n’importe quoi et il incite à réfléchir avant de parler ou de répondre à une question pour éviter de dire une bêtise.

    Je ne sais si tout le monde avait du bon sens du temps de Descartes, mais je pense qu’aujourd’hui, beaucoup de personnes ne semblent plus disposer de cette qualité et considèrent n’importe quelle information comme véridique, notamment sur les réseaux sociaux, font courir des rumeurs absurdes, ou font des raisonnements et des réponses complètement illogiques (voir les « histoires » de mon intermède dans mon article du 11/3/2016).   
    Quelles sont les dispositions de l’esprit que demande un solide bon sens, l’exercice de ces dispositions se faisant d’ailleurs en partie de façon inconsciente.

    Le bon sens nécessite d’abord une bonne mémoire des faits, une certaine curiosité intellectuelle et un certain esprit de synthèse, pour leur associer causes et conséquences. En effet face à une situation ou à une information nouvelle, on commence par la comparer à la base de données des faits ressemblants que l’on a en mémoire.
    Le bon sens requiert aussi une certaine analyse pour ne pas faire ou voir compliqué quand on peut le faire simplement.
    Bergson donnait comme exemple une personne de bon sens qui arrivait en haut d’une colline et voyait une grande masse avec de grands bras. Serait ce un géant ? La personne cherche dans sa mémoire et trouve que cela peut ressembler à un moulin. C’est certainement plus vraisemblable qu’un géant !
    :

    Le bon sens demande ensuite un certain esprit critique, qui mette systématiquement en doute toute information ou fait qui se présente à vous, et examine ce qui semble avéré et au contraire ce qui semble douteux ou peu probable et mérite d’être vérifié.
    Pour cela il faut un certain esprit logique qui analyse causes et effets et remarque ce qui paraît illogique, ou non conforme aux habitudes, aux règles ou aux connaissances.
    Il faut avoir les pieds sur terre, un certain réalisme. Malheureusement l'esprit humain peut être convaincu qu'une idée est correcte, alors que des indicateurs démontrent clairement le contraire.
    Il faut en particulier se garder des amalgames, ou de la généralisation de faits particuliers que l’on applique à tout un groupe (c’est une des sources du racisme). Tout n’est que très rarement tout noir ou tout blanc.

    Le bon sens nécessite aussi une certaine connaissance de l’humain, car beaucoup d’informations nous viennent d’autrui et peuvent être fortement influencées par la personnalité de notre interlocuteur, ses goûts, ses intérêts, ses qualités et ses défauts et également par son environnement social et personnel.
    Il nous faut différencier les gens crédibles de ceux qui ne le sont pas.
    Il faut aussi se méfier de nos propres émotions qui influencent notre jugement et peuvent nous orienter sur une piste erronée. Nous avons tous en particulier certains préjugés.

    Le bon sens exige aussi d’être tolérant, d’écouter autrui, de se renseigner auprès de sources et personnes multiples, pour comparer les avis. Il faut savoir admettre qu’on peut avoir tort, et si on vous en convainc sur une opinion donnée, il faut alors savoir en changer.

    En fait on trouve très peu d’écrits sur le bon sens, sauf au plan philosophique, car les grands auteurs se sont penchés sur ce problème, mais en termes souvent ésotériques et loin de la réalité.
    Par contre on trouve de nombreux écrits sur « l’esprit critique » et j’en dirai quelques mots dans un prochain article.

Samedi 19 août 2017 à 9:38

Notre cerveau : plaisir et apprentissage

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      Les journalistes ont tendance à donner aux neurones miroirs des aptitudes exagérées notamment en matière d’apprentissage, et ils disent souvent que les jeunes enfants apprennent les actes à faire en regardant et en imitant les gestes de leurs parents (ou des adultes qui les éduquent°. La réalité est beaucoup plus complexe que cela.
    J’ai lu un article très intéressant d’Alison Gopnik, professeur de psychologie à l’Université de Berkeley, spécialiste du développement psychique des enfants, et je vais essayer de vous résumer quelques extraits, qui montrent toutes les capacités de jeunes enfants de 18 mois à 3 ans en matière d’imitation et d’apprentissage.

    Les enfants imitent intelligemment ce qu’ils voient.
    Les chercheurs montraient à des enfants de 2 ans une petite voiture qu’ils faisaient rouler sur une table. Lorsqu’elle heurtait une boîte située à droite, une lumière clignotait sur un jouet en bout de table, et lorsqu’elle heurtait une boîte située à gauche, la lumière ne clignotait pas.
    Lorsque les enfants manipulaient ensuite la voiture, ils la faisaient uniquement cogner la voiture de droite : l’imitation ne concernait donc que les gestes « utiles », que l’enfant avait déduits de ce qu’il avait vu. 
    Ils analysent également les résultats des essais : une personne séparait les deux morceaux d’une boîte et de son couvercle, et faisait semblant d’avoir ses doigts qui glissaient et avait des difficultés à ouvrir la boîte. Les mêmes enfants qui observaient cette personne, prenaient fermement la boîte et le couvercle et l’ouvraient au premier essai.
    Ces enfants recherchaient l’efficacité vis à vis d’un but. S’ils regardaient d’une part une personne qui ouvrait volontairement une boîte en appuyant sur un bouton et une autre personne qui effleurait par hasard le bouton en faisant autre chose, ils imitaient la première personne, mais très peu la seconde.
    Chose plus étonnante, des bébés de 18 mois voient une personne qui, les bras et les mains enroulés avec une couverture, appuie sur le bouton avec sa tête pour ouvrir la boîte, alors qu’une autre personne fait la même chose alors qu’elle a les mains libres. Dans le premier cas, les bébés vont appuyer directement sur le bouton avec leurs mains pour ouvrir la boîte, ayant compris que la personne ne pouvait utiliser ses mains. Dans le second cas, estimant que la personne avait des mains valides et ne s’en servait pas, ils appuyaient sur le bouton avec leur front, comme la personne le faisait.
    Des enfants de 3 ans essayaient d’ouvrir deux tiroirs l’un facile à ouvrir, l’autre difficile. Une fois refermés, une personne venait alors appuyer sur un bouton pour les ouvrir. Les enfants qui avaient eu des difficultés à ouvrir leur tiroir appuyaient alors aussitôt sur le bouton, alors que ceux aux tiroirs à l’ouverture facile, se servaient peu du bouton, considérant que ce n’était pas essentiel.

    Les enfants accordent de l’importance à l’apprentissage par des humains : alors qu’ils imitaient la personne qui séparait à la main, la boîte de son couvercle, ils n’étaient pas enclins à imiter les gestes d’un robot qui faisait la même opération avec ses pinces.
    Mais ils ne font pas confiance à tous de la même façon.
    Deux personnes faisaient fonctionner un jouet, en faisant d’abord des essais inutiles et donc infructueux, puis trouvaient enfin le bon bouton pour faire démarrer le jouet. Mais la première personne déclarait au préalable à des enfants de trois ans qui l’observait, qu’elle ne connaissait pas ce jouet, ni comment il fonctionnait.
La seconde personne disait au contraire qu’elle connaissait bien ce jouet.
    Dans le premier cas, les enfants appuyaient immédiatement sur le bon bouton, estimant sans doute que les premiers essais étaient un tâtonnement infructueux dû à l’incompétence. Dans le second cas, les enfants répétaient tous les gestes de « l’expert », considérant que puisqu’il savait, toute la séquence de gestes était nécessaire.

    On constate ainsi que l’apprentissage par imitation, chez l’homme et même les très jeunes enfants, n’est pas simplement le fait des seuls neurones miroirs, mais un phénomène beaucoup plus complexe, dans lequel l’enseignement par un autre humain était privilégié, la compétence de la personne enseignante pouvait être prise en compte, ainsi que l’efficacité, l’utilité et la difficulté de la tâche à réaliser, ce qui nécessite derrière la simple observation, un raisonnement logique, même s’il est inconscient et la prise en compte des buts poursuivis par la personne que l’on imite.
    Les parents croient souvent que, pour enseigner des gestes aux enfants, il faut des exemples spécifiques et originaux. En fait il vaut mieux faire naturellement les gestes courants que l’enfant imitera, en recherchant lui même quel est le but poursuivi, et la séquence la plus efficace.

Mercredi 16 août 2017 à 9:26

Notre cerveau : plaisir et apprentissage

     Les psychologues étudient la capacité des humains à comprendre autrui (ou soi-même), et à imaginer ce que les autres pensent. Ils ont donné à cette capacité un nom bizarre : la « théorie de l’esprit » C’est en quelque sorte faire la théorie de ce qui se passe dans l’esprit des autres, , qui ne pensent pas forcément la même chose que vous. .
    Les neurobiologistes étudient comment le cerveau essaie d’effectuer ces tâches de compréhension, mais on ne possède pas encore des moyens suffisants (notamment d’IRM) permettant de savoir quand un nombre très petit de neurones s’active. Sur des animaux on peut implanter des électrodes très fines dans le cerveau (sans les faire souffrir), et donc aboutir à une plus fine compréhension, mais évidemment les animaux, même les singes supérieurs, n’ont pas les mêmes capacités que l’homme et l’extrapolation est hasardeuse.
    Cependant les études sur les singes ont permis de découvrir l’existence des « neurones miroirs », qui interviennent dans ce domaine.

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    Certains neurones s'activent quand le singe exécute des actes moteurs simples, par exemple attraper un fruit. Mais ces mêmes neurones déchargent aussi quand le singe observe quelqu'un (autre singe ou homme) qui réaliser la même action. Comme ces neurones semblent refléter directement, dans le cerveau de l'observateur, les actions réalisées par soi-même et par autrui, ils sont appelés par les neurobiologistes “neurones miroirs”.
    Les neurones miroirs sont localisés chez le singe, dans une partie du cerveau du singe qui commande des mouvements complexe (aire "A" sur la figure).
    Chaque groupe de neurones est spécifique d’un geste et s’active si le singe effectue un geste dans un but précis ou voit un autre singe faire ce geste particulier.
Ils restent inactifs lors de gestes simples, sans but précis ou automatisés.
    Pour savoir si les neurones miroirs jouent un rôle dans la compréhension d'une action, plutôt que dans ses caractéristiques visuelles, les neurobiologistes ont mesuré les réponses de ces neurones quand les singes comprennent une action sans la voir.
    On enregistre l'activité de ces neurones pendant qu'un singe observe des gestes accompagnés d'un son distinctif, (par exemple le son d'une feuille de papier que l'on déchire ou d'une cacahuète que l'on écrase). Puis on fait entendre le son au singe, sans lui montrer l'acte. De nombreux neurones miroirs de l'aire "A" qui s'activent quand le singe voit les actions associées à un bruit caractéristique, déchargent aussi quand le singe entend seulement les sons, sans voir l’action.
    Les neurones miroirs participent donc à la compréhension des actes moteurs, quand on peut comprendre une action sans la voir, comme c'est le cas à partir des sons ou des représentations mentales.

    Chez l’homme, les mêmes neurones miroirs existent dans l’aire des mouvement complexe mais d’une part il existe d’autres groupes de neurones miroirs et d’autre part, la capacité des humains à comprendre autrui (ou soi-même), et à imaginer ce que les autres pensent est beaucoup plus complexe et évoluée que chez les animaux.
    Les neurones de l’aire motrice ne concernent que l’effet miroir sur actions motrices de l’autre, c’est à dire les gestes.
    Mais il existe aussi des neurones miroirs dans l’aire voisine de Broca, (qui est une aire de production du langage : voir mes articles à ce sujet), et il s ‘activent lorsqu’on écoute les paroles d’autrui. Associés aux neurones miroirs moteurs qui examinent les expressions du visage, ils aident à comprendre le sens des paroles, notamment au plan émotionnel.
    Une différence importante chez l’homme pour les neurones miroirs moteurs est qu’ils s’activent non seulement quand il effectue un acte précis, quand il observe un autre faire le même geste, quand il imite ce geste, quand il entend un son lié à ce geste ou quand il pense que l’autre a l’intention d’ effectuer cette même action.

Les neurobiologistes ont montré que ces neurones miroirs s'activaient quand on essayait de comprendre les actions d'autrui.
    Ils ont montré aux volontaires de leurs essais, une vidéo d'une personne saisissant  une tasse à thé pour boire son contenu, et une autre vidéo de la personne saisissant la tasse pour la mettre à la machine à laver.
    Les neurones miroir ont fonctionné modérément, car deviner l'action n'était pas évident.
    On a alors montré un table avec le goûter servi, prêt à être mangé et la tasse qu'on portait aux lèvres; puis la table avec les restes du goûter et la tasse qu'on emmenait à la machine à laver. Là encore les neurones miroirs ont fonctionné.
    Quand on repassait ensuite les vidéos initiales de la tasse seule, l'activité des neurones miroirs était très importante et les “hommes cobayes” reconnaissaient la destination du geste accompli.
    Par diverses expériences de ce type, les chercheurs ont montré que l'activité des neurones miroirs était importante chaque fois que l'on cherchait à comprendre les intentions d'autrui et cela d'autant plus que ces intentions étaient claires et nettes. Mais pour comprendre les intentions d’autrui, il faut pouvoir comparer ce que reçoivent les neurones miroirs à un répertoire des expériences passées et donc avoir acquis ce répertoire.

    Ils ont montré également une autre fonction des neurones miroirs : celle de l'apprentissage par imitation.

    Quel est le rôle des neurones miroirs quand nous devons apprendre par imitation des actes moteurs complexes entièrement nouveaux?
    Les chercheurs ont observé par IRM l'activité du cerveau de personnes imitant les gestes d'un joueur de tennis après l'avoir vu jouer.
    . Quand les personnes observent l'expert, les neurones miroirs de leur cortex pariéto-frontaI s'activent. Et la même région est encore plus activée quand elles reproduisent les mouvements. De surcroît, dans l'intervalle de temps qui sépare l'observation de l'imitation, quand les personnes "préparent" leur imitation des gestes, une zone cérébrale supplémentaire s'active. Cette partie du cerveau, dans lle cortex préfrontal, est en général associée à la planification et la commande des mouvements et c'est également une mémoire de travail, et elle jouerait de ce fait un rôle central dans l'assemblage correct des actes moteurs élémentaires de l'action que la personne s'apprête à imiter.
   
    Enfin il semble que, chez l’homme, des neurones miroirs existent dans le cerveau émotionnel, notamment dans l’insula et le cortex cingulaire et peut être dans l’amygdale. Ils permettraient de comprendre les émotions de soi et d’autrui.
    Mais l’on ne connait encore que très succinctement cette question.
    Les journalistes par contre exagèrent la fonction des neurones miroirs leur attribuant toute la compréhension des autres, ce qui est très exagéré. La compréhension des rapports sociaux est bien plus complexe.

   Dans le prochain article, je vous parlerai de l'apprentissage de gestes par de très jeunes enfants, qui dépasse le seul rôle des neurones miroirs.

Samedi 12 août 2017 à 15:27

Actualité

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    Enedis (ex ERDF), est venu m’installer un compteur « Linky » dans ma maison de Bretagne, en m’en vantant tant et plus ses mérites.
    Certaines fonctions sont utiles, commande connaître la consommation par phase, car cela permet de mieux équilibrer les trois phases entre elles, quitte à modifier quelques fils. Le facilités de changement de contrat sont également un progrès, bien qu’on n’en change pas tous les jours.
    Mais ce qui est mis en avant, la statistique que l’on peut faire en connaissant sa consommation jour par jour, me laisse assez peu enthousiaste. Déjà dans ma résidence principale, je ne vois pas trop à quoi cela me servirait; une consommation moyenne par mois me suffit amplement. Ou alors cela m’intéresserait de savoir comment ma consommation varie entre le jour et la nuit, pour essayer de voir l’intérêt de certains abonnement.
    Au niveau de la copropriété dont je m’occupe, cela m’intéresserait de savoir combien consomme l’éclairage des parties communes, la chaufferie, les ascenseurs, mais cela un seul compteur ne peut me le donner.
    Par contre au niveau d’une résidence secondaire, occupée trois mois par an, par des effectifs entre 2 et 12, et a des dates toujours différentes d’une année à l’autre, je ne vois pas ce que peuvent nous apporter des statistiques.
    Et dans tous les cas, je ne vois pas pourquoi la Ministre de l’Ecologie a rendu obligatoire la pose de ce compteur, car je ne vois pas ce qu’il apporte au lan écologique et économies d’énergie.
    Bien plus je considère que c’est un gâchis d’argent de l’installer partout en Bretagne, y compris dans les résidences secondaires, alors qu’e l’on ne l’a installé nulle part en région parisienne. A mon avis, ENEDIS gère mal ses priorités et donc notre argent du contribuable.
    Je crains que le souci principal d’Enedis soit de diminuer le nombre des personnels qui s’occupent des relevés des consommations. Encore une machine à chômage en plus !

Mardi 8 août 2017 à 9:22

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    Je suis en vacances en Bretagne et dans mon jardin, il y a quelques pins.
    Cette année, une grosse tempête a eu lieu début mars et j’ai trouvé quelques branches de pins au sol, arrachées par le vent et certaines avaient des « bouquets »  de pommes de pins à divers stades de maturité.
    En voici une photo.

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    En bas à droite les « bébés » pommes de pin, en grand nombre; mais ce sont les « cônes » mâles du pin. Ce sont eux qui portent le pollen qui va féconder les pommes femelles.
    En bas à gauche les « ados », qui ont considérablement grandi et se sont organisés en étoile. En haut à gauche les « adultes », plus gros, moins nombreux, compacts et pas encore desséchés. Enfin en haut à droite, les « vieilles pommes de pin », à la taille maximales, devenues sèches et qui se sont ouvertes, contenant une graine sous chaque écaille, ce dont raffolent mes écureuils qui viennent visiter les pins le matin de bonne heure : Queue Rousse et Queue Noire.
    En fait ces trois stades sont ceux de pommes qui sont les « cônes » femelles du pin. Ils recevront le pollen et transformeront les ovules en graines.

    Chose curieuse, les cônes mâles et femelles poussent sur des branches différentes. Les cônes mâles poussent sur les branches inférieures de l'arbre tandis que les cônes femelles se situent sur les branches supérieures, ce qui paraît illogique, car le pollen a peu de chance de monter vers les cônes femelles.
    La fécondation se fait normalement par un autre arbre ce qui permet de croiser les fécondations et d’éviter des dégénérescences par « consanguinité ».   
    Après la fécondation, les cônes femelles restent sur l'arbre deux à trois ans, pour que la graine se développe. Les gros cônes femelles ne sont plus alimentés par la plante mère et ils sèchent donc peu à peu, ce qui provoque l'ouverture des écailles, libérant les graines qui sont le plus souvent ailées. Cette aile leur permet de parcourir de longues distances grâce au vent.
    J’ai ainsi très souvent des tout petits pins qui poussent un peu partout dans mon jardi : je les mets en pot et s’ils ne meurent pas, j’en fais des bonzaïs.

Vendredi 28 juillet 2017 à 18:37

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    Lorsqu’on est en vacances au bord de la mer, on vous pose des questions saugrenues, très terre à terre : Pourquoi la mer est elle bleue, pourquoi le ciel est il bleu, pourquoi le ciel est il noir la nuit ???
    Ce n’est pas toujours s simple que cela d’y répondre.

Pourquoi la mer est elle bleue ?

     Effectivement l’eau est transparente, alors pourquoi celle de la mer est elle bleue ? Il y a plusieurs raisons :
    D’abord le reflet du ciel dans la mer : quand il fait beau la mer est bleue; quand le ciel est gris, la mer est vert-gris; les vagues rajoutent de petits moutons blancs dus au vent.
    Mais une autre raison, en fait plus importante,  est due au soleil qui diffuse une lumière blanche, en réalité composée de tout un spectre de couleurs c’est à dire de photons d’énergies diverses, les plus énergiques étant ceux qui correspondent au violet et au bleu).
    L’eau de la mer ne réagit pas de la même façon à tous le photons : elle va davantage absorber les photons de moindre énergie, c’est à dire les rouges, jaunes, oranges et elle absorbera moins les photons correspondant au bleu.
Ceux-ci seront donc davantage réfléchis ou diffusés, et donc ce n’est pas l’eau qui est bleue, mais la lumière qui est diffusée et réfléchie par sa surface.
    Plus l’eau est profonde, plus la mer est bleue, car ce sont les seuls photons peu absorbés.
    Mais comment expliquer que la mer puisse être gris-vert, par temps moins beau. En fait l’agitation due au vent et à la tempête perturbe la réflexion et la diffusion des photons et des matières diverses sont « remuées » et mises en suspension.
    Par ailleurs si l’eau est calme et très transparente, la couleur du fond proche peut influer sur la couleur apparente de l’eau, le sable la faisant paraître gris-jaune, des algues pouvant donner l’impression d’une eau verte, voire rouge due à des microorganismes dinoflagellés ou turquoise, due à certains phytoplanctons. Les photons bleus sont alors absorbés et c’est la chlorophylle qui donnera la couleur verte.
    Vu des satellites, c’est l’océan profond qui prédomine est compte tenu de la grade surface des océans la terre est « la planète bleue ».

Pourquoi le ciel est il bleu ?

    La encore l’air est invisible et transparent et donc le ciel bleu est encore un effet d’optique dû à la lumière solaire.
    Celle-ci est diffusée par les molécules d’azote et d’oxygène, qui sont très petites par comparaison à la longueur d’onde de la lumière diffusée. (je rappelle que la longueur d’onde associée à une lumière est inversement proportionnelle à l’énergie des photos correspondants).
    Or d’après la loi de Rayleigh, la diffusion est inversement proportionnelle à la  longueur d’onde à la puissance 4, c’est à dire proportionnelle à l’énergie à la puissance 4 des photons.
    La diffusion des photons rouges, orange, jaune est très faible vis à de celle des photons bleus plus énergétiques et donc la mer paraît bleue.

Pourquoi le ciel de nuit est il noir ?

    On pourrait croire que vu les milliards d’étoiles, le ciel devrait être lumineux la nuit. Pourtant il n’en n’est rien, il est noir piqueté des points brillants que constituent les étoiles, et cela à longtemps intrigué les scientifiques, notamment Kepler ou Halley aux 17ème et 18ème siècles.
    Une première raison est due à l’énorme éloignement des étoiles, c’est à dire aux dimensions de l’univers.
    Une étoile lointaine émet dans toutes le directions et plus elle est éloignée, plus la proportion de lumière qui atteint la terre est faible, infime par rapport à celle qui nous vient du soleil. (le flux lumineux décroit comme le carré de la distance).
    Par ailleurs les étoiles ont une certaine durée de vie et certaines ont donc disparu.
    La vitesse de la lumière est finie (300 000 km/s), et donc il est possible que la lumière de nombreuses étoiles ne nous soit pas encore parvenue, tout dépend de la distance à laquelle elles sont et de la date de leur création.
    Ainsi, le noir que nous observons sur le fond cosmique est rempli d’étoiles dont la lumière n’a pas atteint la Terre, ou ne l’atteint plus…

    De plus l’univers n’est pas infini : il est né, selon la théorie du « big bang », il y a environ 13 milliards d’années et donc on ne peut rien voir au delà de 13 milliards d’années-lumière de distance, puisque au delà de cette distance aucune lumière n’était émise. Toutefois l’univers est en expansion, de telle sorte que ses limites sont plus importantes que cette distance et on suppose qu’il atteint environ 80 milliards d’années-lumière (8 X10 puissance 23 km).
    Néanmoins, même très grand, le nombre d’étoiles est donc limité et la lumière qu’elles émettent aussi.
   
    On a toujours des difficulté à se représenter cet univers, car ce n’est pas possible en trois dimensions, dans notre espace euclidien), mais il faut utiliser un espace plus complexe , celui de la relativité générale, où le temps est aussi une dimension,. On peut dans un tel espace où l’on peut continuer son chemin sans jamais rencontrer d'obstacle ou de point d'arrêt et que l'on peut explorer dans leur totalité en un temps fini, en se retrouvant au point de départ et donc cette univers ne présente pas de limite, comme le fait une sphère dans l’espace euclidien.

    De plus en raison de cette expansion de l’univers, la lumière subit l’effet Döppler du fait de la composition des deux vitesses. La lumière en provenance des étoiles est ainsi décalée vers le rouge, ce qui a permis de confirmer les théories d’expansion de l’univers, mais diminue également la lumière perceptible émise par celles-ci.

    On voit que contrairement aux raison simples qui expliquent le bleu du ciel et de la mer, la couleur noire du ciel la nuit est un phénomène très complexe.

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lancien

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