Mercredi 25 mai 2016 à 8:23

Bretagne

http://lancien.cowblog.fr/images/Bretagne3/10288997rochesdouvres.png

            Je suis passionné par les phares de Bretagne : je trouve qu'un phare c'est utile mais c'est beau, et puis c'est impressionnat les jours de tempête quand l'es vagues montent à l'assaut.
          Ci dessus le phare des Roches Douvres, à 40 km en mer, entre les îles de Bréhat et de Guernesey.  Erigé sur un plateau rocheux recouvert à haute mer, et entouré de courants, il éclaire, de ses 60 mètres de haut, jusqu'à 45 km à la ronde. Il est construit en granit rose, et il est entièrement automatisé.

http://lancien.cowblog.fr/images/Bretagne3/280pxPhareIleVergePM.jpg



Le phare de l'île vierge est le plus grand de France : 82 mètres de haut et il éclaire jusqu'à 50 km. sur une petite île , ancien sanctuaire druidique, qui possède un second phare. Il est à environ 1,5 km de la côte. Il protège l'entrée de l'Aber-Wach, dangereuse car elle regorge de "gros cailloux"








http://lancien.cowblog.fr/images/Bretagne3/10288993lepharedeliledebatz.jpg




Le phare de l'île de Batz date du XiXème siècle et est construit en pierre de taille de granit. Il fait 42 
mètres de haut, en face de la ville de Roscoff. Il éclaire à 42 km, car il est construit sur une colline qui est déjà 23 m au dessus des flots.








http://lancien.cowblog.fr/images/Bretagne3/10289020lepharedufourporspoder.jpg












Le phare du four, au large de la presqu'île de Saint Laurent, est bâti à 2 km en mer sur un rocher de 25 m de haut. Le phare ne fait que 12 m, Il domine le chenal du Four entre la Manche et la mer d'Iroise
























http://lancien.cowblog.fr/images/Bretagne3/plissonarmentempetejoachimdec2011cle2a382d.jpg
Le phare d'Ar Men est l'un des plus connus de Bretagne, au bout de la chaussée de l'île de Sein, construit à la suite du naufrage d'une frégate royale sur les rocher, en 1859. Le rocher sur lequel il est bâti émerge à peine aux basses eaux et est battu par la mer aux fortes marées.
La construction du phare a été une prouesse très dangereuse et longue (plus de 30 ans). Il fait 33 mètres de haut et éclaire à 43 




http://lancien.cowblog.fr/images/Bretagne3/Photopharedeckmuehl.jpg










Autre phare bien connu, celui d'Eckmühl, à la pointe de Penmarc'h, construit en granit et haut de 60 mètres. La cage d'escalier interne est recouverte de plaques d'opaline, et sa visite vaut le détour.
Deux phares plus anciens se trouvent non loin de lui, qui maintenat signale l'accès au port à presque 100 km de distance.



















http://lancien.cowblog.fr/images/Bretagne3/10289027lepharedekereoniledouessant.png

Autre phare connu, celui de Kéréon, entre les îles de Molène et d'Ouessant, haut de 41 mètres et qui éclaire 35 km autour.
Sa visite vaut aussi la peine, mais elle n'est pas ouverte au public, car l'accès est trop difficile. Une "visite virtuelle 3D" existe et permet d'admirer des mosaïques sur les murs de l'escalier et surtout un superbe parquet de chêne, orné d'une rose des vents.



http://lancien.cowblog.fr/images/Bretagne3/10289057pharedelateignousequiberon.pngEnfin un tout petit phare, pas spectaculaire, mais qui me tient à cœur, celui de la Teignouse, qui balise un étroit passage dans la "chaussée du Béniguet", une suite de gros rochers entre Quiberon et l'île d'Houat. Le cuirassé "France" de la Marine Nationale s'était fracassé en 1911 sur ces méchants cailloux, et a sombré en quelques heures. Ce petit phare ne fait que 20 mètres de haut.
Mais chaque fois que je vais aux îles d'Houat ou d'Hoedic, chaque fois que je sors en bateau de la baie de Carnac vers le large, Belle Isle, ou la Bretagne plus au nord, je passe à quelques dizaines de mêtres du phare, dans l'étroit passage.

Lundi 23 mai 2016 à 8:14

Relations avec nos parents, famille

http://lancien.cowblog.fr/images/Images3/0809.jpg


         Je suis effaré quand je vois le comportement de la plupart des parents aujourd'hui, vis à vis de leurs enfants, et ce quelque soit leur milieu et leur situation financière.

Dès sa naissance, de pour de ne pas être aimé, ou par préserver sa tranquillité, on satisfait son moindre caprice, et on le laisse faire tout ce qu’il a envie.

 

Dans la rue, dans le métro, dans un magasin, l’enfant s’agite en tous sens, gêne tous les voisins, touche à tout, et s’adresse même à des personnes qu’il ne connaît pas, en râlant si on ne lui répond pas ! Aucune réaction des parents, sinon quelques mots, auxquels l’enfant n’obéit pas, et on le laisse continuer.

 

Ado, dès qu’il désire quelque chose on lui donne., créant ainsi une véritable addiction.

Le cerveau et ses centres de récompense dont j’ai souvent parlé, sécrètent de la dopamine lorsqu’un plaisir est ressenti, suite à l’assouvissement d’un désir. Mais si ce plaisir est trop facilement et trop souvent ressenti, il faudra davantage, en fréquence et en grandeur, pour apporter le même plaisir. C’est l’engrenage de l’addiction.

Un désir doit être ressenti pendant un certain temps pour apporter assez de plaisir quand il est assouvi. Si on le satisfait immédiatement, sans effort, sans attente, il n’apporte qu’un maigre plaisir et on passe aussitôt à une autre envie.

Pour l’ado c’est la même chose : si vous lui donnez ce qu’il veut sans attendre et quelqu’en soit le prix et la qualité, il se détournera de l’objet dès qu’il l’aura sans guère de satisfaction, et vous demandera autre chose

Je vois ainsi maints jeunes dont on satisfaits les moindres caprices, sans rien en échange, et sans examiner si la demande est raisonnable. Sous prétexte que le copain a un vêtement de marque très cher, on lui achète le même, alors qu’un produit moins cher et de meilleure qualité excite. Oui mais il ne fait pas contrarier le petit chéri.

Celui ci a donc une grande quantité d’objets, dont il ne fait rien, car, les ayant eus trop facilement, il s’en est immédiatement désintéressé.

 

Il faut apprendre à l’enfant à raisonner ses demandes, à examiner qualité et coût, et à les comparer à l’utilité.

Il faut lui montrer les limites, qu’on ne peut tout avoir et qu’il faut choisir.

Il faut aussi lui apprendre à réfréner ses désirs et à attendre leur réalisation. Celle-ci n’en aura que plus de prix.

Il faut aussi apprendre que l’obtention de quelque chose demande effort, travail peine. Il faut demander des contre-parties. La récompense de bonnes notes en classe, celle d’un service rendu,.

Bien sûr certaines récompenses sont sentimentales comme les anniversaires.

 

La valeur d’un cadeau, d’un achat n’est pas celle de son prix. Comme on ne peut tout se payer, c’est toujours un compromis entre le désir qu’il doit combler et son coût, et il faut évaluerai vraiment ce désir en valait al peine.

Il faut apprendre à l’enfant à gérer ses achats, et donc lui montrer comment évaluer un coût / utilité. 

Le plaisir que lui procurera un achat doit le rendre heureux, et il faut lui apprendre à maximiser ce plaisir. Cela passe par la réflexion et l’attente, la comparaison à d’autres désirs et l’évaluation juste de ce plaisir.

En fait nous devons apprendre à nos enfants à être heureux et cela ne consiste pas à satisfaire tous leurs caprices.

Ma grand mère, fort sage, me disait quand j’étais petit, que ce qui est important ce n’est pas le prix des choses, mais leur valeur, et que souvent des choses de prix moindre peuvent avoir pour nous une plus grande valeur

Trop de parents apprennent à leur enfant à « être riche », ce qu’il ne seront pas le plus souvent dans leur vie, et donc ils en souffriront, alors qu’on aurait dû leur apprendre à être heureux, à apprécier les petits plaisirs quotidiens, simples et peu onéreux.


         Je susi effaré quand je vois le comportement de la plupart des parents aujourd'hui, vis à vis de leurs enfants, et ce qulque soit leur milieu et leur situation financi§re.

Samedi 21 mai 2016 à 8:54

Biologie, santé.

http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux6/vachesclonees.jpg

Je viens de lire un article qui me paraît inquiétant.
    Les paysans chinois ayant des difficultés à fournir suffisamment de viande au consommateur, qui mangent beaucoup plus de viande qu’il y a quelques années, aurait décidé qu’une usine, à l’est de Pékin, allait cloner en série, vaches chevaux et même des chiens. L’usine serait en construction.
    Le chiffre d’un million de vaches par an a été avancé et il s’agirait de chiens policiers pour la police et l’armée. La production devrait démarre en 2017.
    La société de biotechnologie chinoise Boyalife et sa comparse sud-coréenne Sooam Biotech auraient investi une trentaine de millions d’euros.,
    La compagnie coréenne aurait déjà cloné des chiens décédés pour les remplacer à l’identique auprès de leurs propriétaires.

    Il est peu probable que la viande de vache clonée soit dangereuse à manger, surtout cuite, mais il serait quand même nécessaire d’étudier la question avant de la commercialiser
    Si c’est pour faire de la viande de boucherie, la vache sera abattue assez vite et donc le vieillissement de ses cellules n’est pas un problème.
    Mais les essais menés sur les brebis ou les singes, o,t montré que les animaux clones vieillissaient mal et mourraient beaucoup plus jeunes que les animaux conçus naturellement.

    Surtout c’est le début d’une habitude de clonage. A quand celui des humains ?
Et là c’est inquiétant. On est en plein eugénisme.

    Pour ceux qui ne sont pas habitués à ces techniques, quelques mots sur le clonage.
    Ce n’est pas une invention de l’homme. A l’origine presque toutes les cellules vivante qui se reproduisent  se clonent : leur ADN se divise en deux ADN identiques, et donc sauf mutation ou erreur accidentelle, les cellules produites sont identiques aux cellules mères. C’est donc le phénomène naturel le plus courant.
    C’est également un mode de reproduction naturel chez les plantes : le fraisier par exemple (ou certains lierres) envoie dans le sol une ramification, le stolon, qui a un moment fait des racine, puis se sépare et devine autonome.
    Mais on peut aussi provoquer cette reproduction par bouturage.
    Le greffage est aussi une sorte de clonage par modification d’ADN.
    Mais il existe dans les plantes des amas de cellules indifférenciées ( les méristèmes), qui peuvent se multiplier en se différenciant selon certaines conditions.
    En laboratoire, en introduisant de l’ADN dans ces cellules on peut les cultiver et produire in vitro, un embryon de plante, puis une petite plante qui pourra se développer ensuite.
    Pour les animaux, et notamment les mammifères, la reproduction naturelle se fait par fécondation d’un œuf femelle par de la semence mâle.
    Le clonage est très différent puisqu’on ne part que de l’ovocyte, mais qui est énuclée pour qu’il n’apporte plus son ADN et  on introduit dans cet ovocyte le noyau d’une cellule différenciée, qui apporte donc la totalité de son ADN.
    Le clone est donc théoriquement identique à l’animal qui a fourni cette cellule.
    En 1963, l'embryologiste chinois Tong Dizhou, fut le premier à cloner un poisson à partir du noyau d'une cellule d’embryon.
    En 1996 le premier mammifère cloné fut une brebis, Dolly, qui fut euthanasiée en 2003 à la suite d'une maladie pulmonaire qu'ont les brebis normalement à 11 ou 12 ans. On constata un vieillissement prématuré des cellules de son corps.
    Depuis les années 2000 de nombreux essais ont été faits : vache, taureaux et bœuf sauvage, cheval et jument, cochons, divers animaux de laboratoire, chiens et chats.
    On a réussi même à faire des clones de clones.

    En fait si l’on transmet le matériel génétique de la cellule de l’animal que l’on veut cloner, le matériel et le mécanisme de transcription restert celui des cellules du receveur.
    L’expression de certains gènes peut donc se faire différemment que dans l’animal initial et le clone n’est pas parfaitement identique à l’animal original. On a par exemple constaté que, sur les bovins, les taches colorées sur la peau ne sont pas au même emplacement.

Jeudi 19 mai 2016 à 9:35

         Je ne sais pas si vous avez lu sur l''Internaute, un article conscré aux tornades, dans lequel, à coté de photos de démolitions et de conseils, ils montraient des photos des nuages de tornade.
          C'était extrêmment impressionnat comme vous pouvez le voir sur les quelques photos suivantes :

http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages7/10304517tornadoalleyauxetatsunis.jpg













http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages7/10304518lestornadeslesplusspectaculaires.jpg

















http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages7/10304520spectaculaireslestrombesmarines.jpg












http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages7/10304522quandlafoudresenmele.jpg













http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages7/10304523lapressionatmospheriquesaffole.jpg













http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages7/10304524desoragessupercellulairesgigantesques.jpg

Mardi 17 mai 2016 à 8:08

Psychologie, comportement

 http://lancien.cowblog.fr/images/Images3/Lavisdupsy.png

     Une correspondante, qui fait des études de psychologie, et  a lu des articles de mon blog sur ce sujet me demande « Tu dis par endroit du mal des psys. Pourquoi ?

    Ce n’est pas tout à fait exact. J’ai critiqué certains psys, mais pas toutes les personnes de cette profession. Je pense que beaucoup d’entre eux sont très bien et j’ai de l’estime pour certains psys que je connais, mais j’ai constaté aussi des résultats mauvais de certains autres psychologues ou psychiatres, et c’est cela que j’ai critiqué.
    Je vais expliciter cela.

    Parmi les psychologues, il y a d’abord des personnes peu formées , qui peuvent certes avoir de l’expérience, mais cela ne remplace pas les connaissances en psychologie. Il y a même quelques charlatans. 
    Et puis il y a les psychiatres qui sont des médecins et les psychologues qui ont eu une formation en faculté, un mastère ou un doctorat. C’est un gros travail au cours duquel ils ont acquis des bases solides. mais évidemment jeunes diplômés, il leur faudra un peu de pratique avant d’être opérationnels.

    Ceux qui font de la recherche en psychologie sont opérationnels tout de suite et ils sont sous la direction d’un « patron » de recherche. J’ai beaucoup d’admiration pour ces personnes, car elles sont mal payées par rapport à leur savoir, et c’est grâce à elles que la psychologie avance et se modernise, et que l’on connaît mieux le comportement humain.

    D’autres psychologues sont extrêmement utiles : ce sont tous ceux qui intervient lorsque quelqu’un a subi un traumatisme : accident, attentat, agression. L'enseignement dans ce domaine est bon, et tous les « patients » que j’ai connus dans cette situation, ont bénéficié d’une aide très précieuse dont ils étaient très reconnaissants, et qui leur a permis de remonter la pente, plus ou moins vite évidemment, car la personnalité du patient intervient pour beaucoup, de même que la gravité du traumatisme.

    Les psychiatres sont avant tout médecins et sont là pour soigner les maladies mentales, et j’ai pour eux le même respect que pour tout médecin. Je pense que ceux d’entre eux qui soignent des malades très atteints, sont compétent et agissent donc au mieux pour le bien de leurs malades, même s’ils ne peuvent pas toujours les guérir. Je n’ai pas été en contact avec de tels malades et donc je ne peux en juger, doutant plus que je n’ai pas les connaissances médicales suffisantes.
    Les patients que j’ai connus, surtout à partir de mes blogs n’étaient pas des malades mentaux. c’étaient des jeunes qui avaient des problèmes d’adolescence ou de couple, des chagrins d’amour, des persécutions par des camarades.
    J’ai connu quelques rares personnes en dépression, mais la plupart étaient en deçà de la déprime. Ils souffraient simplement et leurs esprits ressassaient des pensées négatives sur certains sujets; une partie d’entre eux se scarifiaient. Certains se consolaient dans le cannabis et la drogue.

    La dépression est une maladie temporaire, mais il faut la soigner. L’anorexie si elle est sévère, est encore plus grave et relève aussi du médecin.
    Je n’émettrais donc pas d’avis sur les soins donnés par le corps médical, n’étant pas compétent. Mais je constate quand même que les traitements psychotropes étaient lourds, souvent prolongés pendant des années, que l’on mélangeait dans les Hôpitaux Psychiatriques des ados malades mentaux et des jeunes provisoirement atteints , et que ce mélange est néfaste.
    Tous les cas que j’ai connus d’usage prolongé de psychotropes se sont révélés néfastes pour le malade qui n’avait pas une maladie mentale, lui enlevant volonté et motivation, voire même mémoire et capacité de réflexion.
    Dans certains cas leur cas s’est même aggravé en général, car le médicament soulage, mais ne guérit pas dans le domaine psychique. C’est le mande, qui soulagé par le médicament doit prendre sur lui de remonter la pente. Le médicament est analogue au plâtre vis à vis d’un os brisé.
    Le malade a besoin qu’on l’aide, notamment à identifier la cause de ses tourments, à les ramener à leur juste valeur et à trouver des solutions pour y faire face. Les psychiatres sont débordés et n’ont pas le temps de s’en occuper. En fait ce n'est pas un travail de médecin. Il faudrait d’autres personnes pour prendre le relais.

    Certains psys non-médecins sont là pour faire ce travail; mais j’ai constaté que beaucoup le font mal. Pourquoi.?
    D’abord parce qu’ils ont été mal formés, beaucoup aux théories de Freud, qui sont en grande partie fausses et dépassées, datant d’un temps où on ne connaissait rien au cerveau, et de plus axées essentiellement sur les pulsions sexuelles (car c'était la spécialité de Freud).
    Le complexe d’Eudipe, le symbolisme des rêves sont autant de bêtises qui ne devraient avoir plus cours. (je me souviens d’une psy qui disait à sa patiente que quand elle rêvait d’abeilles, c’était en réalité de phallus !! La pauvre ado, qui avait des problèmes familiaux, mais pas de refoulement sexuel, était un peu perdue).
    L’autre défaut de beaucoup de psys est de trop penser théorie psychologique et de vouloir absolument que sa patiente soit borderline ou bipolaire, et comme tout le monde, surtout si on est stressé, a des sautes d’humeur et est un peu trop sensible et émotionnel, on peut toujours le croire.
    Mais quand bien même il y aurait un peu de vrai, le savoir n’apporte pas grand chose.
    Près d’une centaine de jeunes se sont confiés à moi, depuis dix ans que je suis sur des blogs, et j’ai connu leurs problèmes mieux que leurs parents et leur psy.
    C’est uniquement par une écoute progressive et attentive, en posant des questions, en expliquant ce que mon interlocuteur n’avait pas remarqué, en ramenant les situations à une valeur plus réaliste et juste, que l'on progresse. Et surtout se garder du moindre jugement : on constate, on explique, on suggère, on peut énoncer les risques d’un décision même passée, mais on ne critique pas la décision, ni la personne qui la prise. Il n’y a pas de confiance si on juge l’autre.
    La personne qui souffre est perdue dans ses émotions et ne raisonne plus logiquement sur ses sujets de stress. Il faut le faire à sa place puis lui faire faire cette réflexion rationnelle, pour qu’elle trouve des voies de solutions et les explore.
    On découvre ainsi parfois les vraies raisons du mal, que la personne ne voulait pas voir (les refoulements de Freud n’existent pas, mais les blocages du cerveau émotionnel, si !).
    Certes les connaissances de psychologie et surtout, celles liées au fonctionnement cérébral servent, mais ce qui prime, c’est la qualité d’écoute, la confiance qu’on inspire, la clarté des explications et la logique et le bon sens. C'est aussi une certaine amitié qui s'installe, et fait partie de la confiance, mais aussi du traitement.
    Certains psys font tout cela et sont de bons psys, d’autres s’en tiennent aux théories et en général ils apportent peu à leur patient, qui finit par partir déçu.

    J’ai donc essayé de préciser ce que je reproche à certains psys, mais seulement à la lumière de ce que j’ai constaté. Il ne faut pas généraliser mon propos..

Dimanche 15 mai 2016 à 9:52

Notre cerveau : émotions

On parle souvent à la télévision, de stress, d’émotion positives ou négatives. Les journalistes en font des montagnes et chacun d’entre nous sait ce que c’est.
    On trouve aussi de nombreux conseils de psychologues pour favoriser nos pensées positives et éliminer si l’on peut celles négatives.
    Par contre on trouve peu d’articles qui nous décrive ce qui se passe dans le cerveau, et quels sont les sites responsables de ces sentiments.
    Je vais essayer de résumer ce que j’ai pu glaner à ce sujet.

    Sur le stress, c’est assez clair, les événements désagréables  impactent les centres amygdaliens, dont le rôle initial est  de nous protéger en nous alertant des dangers et en nous préparant à y faire face.
    Lorsque le stress devient trop important, les pensées négatives vont envahir le cerveau émotionnel, y tourner en rond, et le cortex préfrontal qui raisonne et organise, est un peu tenu à l’écart, de telle sorte que ce stress envahit notre pensée.
    Les centres amygdales en avertissent l’hypothalamus, qui ordonne à l’hypophyse de sécréter une préformons qui va exciter les glandes surrénales. Celles ci vont sécréter du cortisol, (un corticoïde), qui va calmer le jeu et diminuer la pression du stress.
    Le taux de cortisone est d’ailleurs une mesure de notre stress.
    Le burn-out, en entreprise, dont on parle beaucoup à la télé, est un début de dépression provoqué par la pression du travail et des rapports sociaux et le stress qu’ils engendrent.

http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau2/cortisolstress.jpg

    Pour les pensées positives et négatives c’est beaucoup moins clair parce beaucoup de centres du cerveau sont concernés.
    En simplifiant, on peut dire que les pensées négatives concernent principalement le cerveau émotionnel. Avant tout les centres amygdales qui sont à l’origine du stress et de l’angoisse, mais aussi le cortex cingulaire en ce qui concerne les rapports sociaux et les sentiments affectifs, et le cortex insulaire (ou insulta), essentiellement l’insola antérieure, qui est sensible aux remontées physiologiques du corps et à la souffrance physique et morale, tant de nous même que des autres.
    Le cortex orbitofrontal médian, se contente d’essayer, quand il en a conscience et peut intervenir, de diminuer la pression de ces pensées négatives et de raisonner à nouveau.
   
    Pour les pensées positives, tout le système de récompense y participe, avec la sécrétion de dopamine :aire tegmentale ventrale (ATV) qui réagit à des stimuli divers, extérieurs ou de notre corps, septum qui évalue la valeur hédoniste du stimuli, le cortex préfrontal qui élabore des actions, le noyau accummbens qui évalue la valeur hédoniste de l’action, l’hippocampe qui remémores les expériences passées, les centres amygdales qui évaluent les risques.
    Le putamen participe aux apprentissages au niveau de la régulation des mouvements.
    L’insula médiane recueille les éléments positifs en provenance des sensations de notre corps, mais aussi est sensible au plaisir d’autrui
    Le cortex cingalaise est sensible aux sentiments et rapports sociaux positifs.
    Le septum réagit en positif ou négatif. Il intervient dans les besoins physiologiques fondamentaux (alimentaires ou sexuels par exemple), et également dans la gestion de la douleur, notamment par la demande de production d’endorphines.
    Le noyau causé est le centre de transmission vers le cortex d’informations diverses, notamment sensorielle et motrices, mais il intervient dans la gestion des pensées positives, dans la mesure où le cortex préfrontal, est beaucoup plus impliqué, notamment dans sa partie orbitofrontale médiane.

http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau2/empathiecerveau.jpg

    Rousseau disait que l’homme était bon par nature. L’expérience montre qu’il se faisait beaucoup d’illusions.
    Mais ce n’est pas son cerveau qui est responsable des mauvaises actions : c’est l’éducation qui lui a été donnée et l’influence de l’environnement physiologique, psychologique et social, ainsi que les événements de la vie.
    A l’origine le système de récompense a des actions naturelles positives : quand on montre à des bébés de six mois des saynètes avec des marionnettes, gentilles ou méchante, altruistes ou égoïste, et qu’on laisse l’enfant jouer ensuite avec les figurines, il choisira spontanément les « gentils », parce que son cerveau est programmé pour choisir plutôt ce qui est bon pour lui. C’est le rôle du système de récompense.
    Mais si l’on veut qu’ils perdurent, il faut cultiver ces penchants altruistes chez l’enfant. Les prédispositions se limitent celles qu’il voit chez les autres, dans sa famille, dans le groupe de camarades. Cette tendance grégaire peut annihiler chez l’adulte, un développement de l’empathie.
    La tendance aujourd’hui, devant la brutalité du monde, est le repli sur soi-même.

Vendredi 13 mai 2016 à 18:06

Chats

On m'a opéré hier un œil de la cataracte, et je ne ferai pas d'ordinateur aujourd'hui.

Alors j'ai programmé la sortie de cet intermède.
Une de mes petites filles m'a envoyé cette adresse qui compare les chats d'hier et ceux d'aujourd'hui qui, comme nous, sont connectés.
http://www.catlovers.co/then-vs-meow-how-technology-has-changed-cats-lives/
Je vous en reproduit ci dessous quelques images :

http://lancien.cowblog.fr/images/Chats3/catsthennowfunnytechnologychangelife25715f4cf7fd7f700.jpg


http://lancien.cowblog.fr/images/Chats3/catsthennowfunnytechnologychangelife7571600912d6af700.jpg



















 



















http://lancien.cowblog.fr/images/Chats3/catsthennowfunnytechnologychangelife8571614339bfc2700.jpg









http://lancien.cowblog.fr/images/Chats3/catsthennowfunnytechnologychangelife957161749f2b9d700.jpg







































http://lancien.cowblog.fr/images/Chats3/Catsthennowfunnytechnologychangelife11571618ff6eaf17001.jpg










http://lancien.cowblog.fr/images/Chats3/catsthennowfunnytechnologychangelife19571621075a8cd700.jpg



































http://lancien.cowblog.fr/images/Chats3/catsthennowfunnytechnologychangelife15715f4a7a450f700.jpg






























http://lancien.cowblog.fr/images/Chats3/Catsthennowfunnytechnologychangelife155716342bb48847001.jpg

Mercredi 11 mai 2016 à 8:22

Enseignement, école, fac

http://lancien.cowblog.fr/images/Images3/Unknown-copie-8.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/Images3/Unknown1-copie-1.jpg














    J’ai quelques correspondant(e)s qui sont lycéen(ne)s, et qui ne se plaisent pas trop au lycée, car ils trouvent que l’enseignement de « culture générale » est sans intérêt.
    Je comprendrais très bien leur point de vue s’ils étaient attirés par de l’enseignement concret d’un métier, et ils faudrait alors qu’ils se dirigent vers l’enseignement technique, qui leur serait plus approprié.
    Mais il n’en n’est rien; ils détestent tout autant le travail manuel, si ce n’est taper sur un clavier pour écrire sur Facebook ou envoyer un SMS.
    En fait pour eux la « culture générale » est une chose inutile.
    Je ne suis pas d’accord sur ce point de vue, et pourtant le contenu de l’enseignement actuel est bien moins un enseignement général qu’autrefois.

    Qu’est ce que la culture générale ? : C’est « l’ensemble des connaissances sur l’histoire, la littérature, la philosophie, les sciences et les arts que l’on devrait posséder au sortir de l’adolescence et à l’entrée de l’âge adulte », (dictionnaire de l’Académie).
    C’est en quelque sorte un ensemble de connaissances et de savoir-faire importants pour vivre dans la société humaine.
    Je suis d’accord avec cette définition mais elle me semble restrictive.
    Certes tout au long de ma vie, l’éducation que m’avait donnée mes parents et grands-parents et l’instruction que j’ai eue dans le primaire et le secondaire, m’ont beaucoup plus servi que les études supérieures que j’ai faites ensuite, qui m’ont surtout été utiles dans mon métier ou pour comprendre mes lectures scientifiques.
    Peut être l’enseignement était il plus concret autrefois, mais il ne se passe pas de jour où je n’utilise les vieux savoirs que j’ai appris à l’école.

    Mais ces connaissances, ce savoir ne sont qu’une partie de l’intérêt de la culture générale. Elle est avant tout destinée à nous rendre « intelligents ».
    La culture nécessite l’effort de comprendre, de juger, de trouver les liens, les causes et les effets entre les événements et les théories ou les savoirs. La culture nous empêche de généraliser hâtivement et de façon erronée, elle nous permet aussi de ne pas suivre les idées trop simplificatrices, ou trop alléchantes pour être plausibles.
    Les sciences nous apportent le doute, la logique, qui permettent de remettre en cause, de réfléchir, d’analyser, puis de faire des hypothèses, de les vérifier et de reconstruire, souvent autrement et de synthétiser. Elles stimulent la curiosité intellectuelle, et nous poussent à vouloir comprendre comment « fonctionnent les choses ».
    Le biologique et la psychologie nous apprennent, certes de façon sommaire,  comment nous fonctionnons nous mêmes, nous, notre corps et notre cerveau
    La littérature et la philosophie nous font sortir de notre pensée, nous montrent ce que pensent les autres sur les questions existentielles. Elles nous montrent les divers points de vue, nous empêchent d’être sectaires, nous apprennent la tolérance, mais aussi nous stimulent l’imagination.
    Autrefois de la sixième à la terminale, on lisait et expliquait des « morceaux choisis » d’un très grand nombre d’auteurs. Même si je ne me rappelle pas tout le contenu, qui est énorme, cela m’a ouvert l’esprit. J’ai appris à penser autrement, à ne pas croire que je détiens la vérité, à admettre et à essayer de comprendre la pensée des autres.
    Et l’enseignement artistique, malheureusement assez succinct dans le secondaire, m’a quand même appris à apprécier le dessin, la peinture, la sculpture et la musique et à connaître les noms et quelques oeuvres de nos grands artistes passés..

    La culture générale a un troisième effet très important : elle nous permet de vivre agréablement. Si je n’avais acquis aucune curiosité intellectuelle, si je n’avais pas appris à aimer les sciences, les lettres et les arts, je me serai ennuyé dans ma vie et je serais passé à coté de bien des plaisirs.
    Sans ce qu’elle a éveillé en moi au plan scientifique, littéraire et artistique, je n’aurais pas trouvé mon métier aussi intéressant, je n’aurais pas connu les joies de maintes lectures, je n’aurais pas visité les musées de tous les pays où j’ai eu la chance d’aller, je n’aurais pas assisté à des concerts de toutes sortes.
   
    Enfin, dernier bienfait l’enseignement de la culture générale, en même temps qu’elle éveille notre intelligence et notre curiosité intellectuelle, elle développe notre capacité de mémorisation et elle nous apprend les méthodes qui permettent de poursuivre l’acquisition d’autres connaissances, d’autres savoir.
    J’avais des collaborateurs de métiers très divers. Pour coordonner leurs efforts il fallait que je comprenne leur travail, donc que j’apprenne un minimum de connaissances de leur spécialité. Par ailleurs, j’ai comme tout le monde des « dadas » qui me plaisent et pour lesquels je souhaite accroître mes connaissances.
    Et même dans le domaine manuel du bricolage ou du jardin, c’est elle qui me permet de joindre la théorie et la pratique, de comprendre les savoir-faire et aussi de recevoir des conseils pour la partie strictement manuelle.

    Bref l’apport de l’enseignement général est immense, pas uniquement par les connaissances qu’il apporte, mais surtout par la formation de notre esprit, de ses capacités,  et de notre façon de penser. Cela, quand on est jeune, on ne s’en rend pas compte, et pourtant c’est essentiel.
    L’ennui c’est qu’apprendre demande un effort et de l’attention, et c’est fatigant, beaucoup plus que de taper des SMS ou de discuter sur Facebook.
   

Lundi 9 mai 2016 à 12:49

http://lancien.cowblog.fr/images/Images3/traditionrespecteeenfacdemedecine2053538800x400.jpg

     La télévision nous parle depuis des jours de l’admission des jeunes à l’université, en septembre prochain, après leur bac, et évidemment à condition de le réussir.
    Ils devaient déposer leurs demandes  il y a quelques jours (plusieurs demandes avec un ordre de préférence)
    En région parisienne il y a trop de candidats et les facultés, notamment de médecine avaient l’intention de tirer au sort les admis.
    Je trouve cela scandaleux. Pourquoi à ce moment là, ne pas aussi tirer le bac au sort ?
    Je me demande qui a eu cette idée de génie, et comment notre Ministre de l’Education, qui est toujours aussi inefficace, n’a pas réagi à cette absurdité.   
    Les jeunes ont déjà beaucoup de difficultés à travailler, distraits comme ils le sont par les multiples écrans connectés.
    Par ailleurs il m’est arrivé de discuter avec de jeunes étudiants en médecine de P1, et j'ai constaté que certains d’entre eux étaient attiré par une médecine de spécialité, non pas pour soigner et sauver des humains, mais pour gagner de l’argent. D’autres avaient demandé P1 parce que cela faisait bien et poussés par leurs parents. Certains n’avaient pas conscience non plus du travail que demandent les études de médecine, et l’énorme effort de mémoire qu’il faut faire.
    Alors supposez qu’on tire vraiment les places au sort : un jeune qui a la vocation humanitaire pour ce métier, et qui a eu la mention TB au bac pourra être refusé au profit d’un élève médiocre, qui n’a aucune vocation, et qui n’a jamais entraîné sa mémoire. C’est scandaleux.
    Je connais des jeunes qui ne travaillent guère en classe, mais j’en connais aussi qui ont compris que c’était ce qu’on apprenait en classe qui nous formait l’esprit et la mémoire, et qui nous permettait ensuite de faire des études qui nous apprenne un métier. Ceux là travaillent énormément pour réussir, mais aussi parce qu’ils ont pris l’habitude de travailler, que cela ne leur coûte pas trop et satisfait leur curiosité intellectuelle.
    Alors si vous voulez aussi décourager ceux là, tirer la suite de l’enseignement au sort.
    Je suis effaré que des recteurs d’académie puissent avoir de telles solution au problème de l’embouteillage des facultés. Quant aux politiques, ce n’est que de la démagogie et du clientélisme. Le nivellement par le bas est d’ailleurs, semble t’il vu ses réformes, la doctrine de notre actuel ministre.
    Les candidats aux études d’ingénieurs ont toujours été habitué soit à passer des concours, soit à être choses dans une école sur dossier et ensuite dans la partie ingénieur, sur résultats. Personne n’a jamais eu l’idée saugrenue de tirer les entrées au sort. D’une part cela aurait soulevé d’énormes protestations, et d’autre part le résultat technique aurait été catastrophique.
    Or la tâche d’un médecin est plus importante que celle d’un ingénieur : il tient en permanence la vie des gens à la merci de ses décisions. Alors ne pas choisir les meilleurs candidats et ceux qui ont vraiment envie d’être médecins.
    En fait les responsables d’université préfèrent le tirage au sort à la responsabilité d’un choix pour refuser des candidat, car ensuite ils s’en remettent au concours.
    Pourtant dans la vie de tous les jours, dans son métier, il faut faire des choix et en assumer les conséquences.
    Je ne pense pas quelle soit plus difficile d’admettre un élève que d’embaucher un collaborateur;
    Les dossiers des élèves sont en général bien faits. On peut déjà admettre ceux qui ont eu une mention TB ou B au bac
    Ensuite en regardant les notes et les appréciations on peut faire un second tri
    Et pour les quelques qui sont à cheval sur l’admission ou le refus, on peut leur demander une lettre de motivation.
    On peut aussi voir si, à proximité de leur domicile, il y a une autre fac de médecine.
    Et puis ne peut on augmenter le nombre de places, alors que l’on manque partout de médecins ? N’y a t’il pas dans des fac « non médicales », la possibilité de trouver des amphis et des locaux de TD ?
    J’ai dans ma famille des professeurs; ils ne sont pas très différents des professeurs d’autrefois et ont l’envie de bien enseigner. Mais je me demande si les personnes qui sont aux échelons administratifs dans les académies ont vraiment les pieds sur terre et une once de bon sens et de psychologie. Comment n’ont ils pas idée du dégât que fait un tirage au sort sur la motivation des élèves et étudiants.
    Et croient ils que le salaire des travailleurs en entreprise, et leur avancement sont tirés au sort. Sortez messieurs de votre tour d’ivoire !
    Enfin, aux dernières nouvelles il semble que le ministère de l’Education ait exclu cette admission digne de la Française des Jeux.

Lundi 9 mai 2016 à 8:02

Enseignement, école, fac

http://lancien.cowblog.fr/images/Images3/traditionrespecteeenfacdemedecine2053538800x400.jpg

     La télévision nous parle depuis des jours de l’admission des jeunes à l’université, en septembre prochain, après leur bac, et évidemment à condition de le réussir.
    Ils devaient déposer leurs demandes  il y a quelques jours (plusieurs demandes avec un ordre de préférence)
    En région parisienne il y a trop de candidats et les facultés, notamment de médecine avaient l’intention de tirer au sort les admis.
    Je trouve cela scandaleux. Pourquoi à ce moment là, ne pas aussi tirer le bac au sort ?
    Je me demande qui a eu cette idée de génie, et comment notre Ministre de l’Education, qui est toujours aussi inefficace, n’a pas réagi à cette absurdité.   
    Les jeunes ont déjà beaucoup de difficultés à travailler, distraits comme ils le sont par les multiples écrans connectés.
    Par ailleurs il m’est arrivé de discuter avec de jeunes étudiants en médecine de P1, et j'ai constaté que certains d’entre eux étaient attiré par une médecine de spécialité, non pas pour soigner et sauver des humains, mais pour gagner de l’argent. D’autres avaient demandé P1 parce que cela faisait bien et poussés par leurs parents. Certains n’avaient pas conscience non plus du travail que demandent les études de médecine, et l’énorme effort de mémoire qu’il faut faire.
    Alors supposez qu’on tire vraiment les places au sort : un jeune qui a la vocation humanitaire pour ce métier, et qui a eu la mention TB au bac pourra être refusé au profit d’un élève médiocre, qui n’a aucune vocation, et qui n’a jamais entraîné sa mémoire. C’est scandaleux.
    Je connais des jeunes qui ne travaillent guère en classe, mais j’en connais aussi qui ont compris que c’était ce qu’on apprenait en classe qui nous formait l’esprit et la mémoire, et qui nous permettait ensuite de faire des études qui nous apprenne un métier. Ceux là travaillent énormément pour réussir, mais aussi parce qu’ils ont pris l’habitude de travailler, que cela ne leur coûte pas trop et satisfait leur curiosité intellectuelle.
    Alors si vous voulez aussi décourager ceux là, tirer la suite de l’enseignement au sort.
    Je suis effaré que des recteurs d’académie puissent avoir de telles solution au problème de l’embouteillage des facultés. Quant aux politiques, ce n’est que de la démagogie et du clientélisme. Le nivellement par le bas est d’ailleurs, semble t’il vu ses réformes, la doctrine de notre actuel ministre.
    Les candidats aux études d’ingénieurs ont toujours été habitué soit à passer des concours, soit à être choses dans une école sur dossier et ensuite dans la partie ingénieur, sur résultats. Personne n’a jamais eu l’idée saugrenue de tirer les entrées au sort. D’une part cela aurait soulevé d’énormes protestations, et d’autre part le résultat technique aurait été catastrophique.
    Or la tâche d’un médecin est plus importante que celle d’un ingénieur : il tient en permanence la vie des gens à la merci de ses décisions. Alors ne pas choisir les meilleurs candidats et ceux qui ont vraiment envie d’être médecins.
    En fait les responsables d’université préfèrent le tirage au sort à la responsabilité d’un choix pour refuser des candidat, car ensuite ils s’en remettent au concours.
    Pourtant dans la vie de tous les jours, dans son métier, il faut faire des choix et en assumer les conséquences.
    Je ne pense pas quelle soit plus difficile d’admettre un élève que d’embaucher un collaborateur;
    Les dossiers des élèves sont en général bien faits. On peut déjà admettre ceux qui ont eu une mention TB ou B au bac
    Ensuite en regardant les notes et les appréciations on peut faire un second tri
    Et pour les quelques qui sont à cheval sur l’admission ou le refus, on peut leur demander une lettre de motivation.
    On peut aussi voir si, à proximité de leur domicile, il y a une autre fac de médecine.
    Et puis ne peut on augmenter le nombre de places, alors que l’on manque partout de médecins ? N’y a t’il pas dans des fac « non médicales », la possibilité de trouver des amphis et des locaux de TD ?
    J’ai dans ma famille des professeurs; ils ne sont pas très différents des professeurs d’autrefois et ont l’envie de bien enseigner. Mais je me demande si les personnes qui sont aux échelons administratifs dans les académies ont vraiment les pieds sur terre et une once de bon sens et de psychologie. Comment n’ont ils pas idée du dégât que fait un tirage au sort sur la motivation des élèves et étudiants.
    Et croient ils que le salaire des travailleurs en entreprise, et leur avancement sont tirés au sort. Sortez messieurs de votre tour d’ivoire !
    Enfin, aux dernières nouvelles il semble que le ministère de l’Education ait exclu cette admission digne de la Française des Jeux.

<< Page précédente | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | Page suivante >>

lancien

sortir de la tristesse

Créer un podcast