Samedi 23 mars 2019 à 8:15

    Je trouve bizarre l’initiative qu’ont pris certains écologistes d’attaquer l’Etat en justice parce qu’il ne faisait pas assez pour le climat. Cela me paraît une fois de plus montrer combien l’écologie française ne réfléchit pas beaucoup à la réalité des choses et aux aspects techniques, en faisant passer l’affectif subjectif avant le bon sens.
    Bien sûr que la lutte contre le changement climatique doit être une priorité, mais c’est avant tout un problème mondial et c’est dans sa globalité qu’il faut l’examiner.
    Il faut prendre conscience que, dans ce domaine , la France est un bon élève (grâce au nucléaire décidé par le Général de Gaulle), limitant ses rejets à moins de 1% du niveau mondial
.  (Voir le tableau ci-dessous)
http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie2/CO2mondial2016.jpg    Cela n’empêche pas que nous fassions nous aussi un effort, mais le problème est de convaincre les USA, (et c’est mal parti avec Trump), la Chine et l’Inde, de faire de gros efforts dans ce domaine, beaucoup plus que de faire diminuer nos rejets.
    Il ne faut certes pas négliger les « petites actions », car faites par tout le monde, elles auraient de l’impact, mais le problème est qu’il faut convaincre un grand nombre de gens, en France, mais aussi dans le monde. Les manifs dans le monde entier des jeunes me paraissent plus réalistes, même si elles ne convaincront sans doute pas, ni M. Trump, ni l’Inde ni la Chine qu’une action en justice bien peu réaliste.
    Et cela m’inquiète quant à l’information faite, quand je vois des jeunes croire qu’ils ont fait un beau geste pour l’écologie en ne mangeant plus de viande et en devenant végétariens, alors qu’ils mettent seulement en péril leur organisme et notamment leur cerveau, par manque de protéine. Diminuer la consommation de viande ne veut pas dire la supprimer. L’excès est, dans tous les cas, un danger.  
    Les émissions de CO2 ont augmenté de 2% dans le monde, en 2018, les coupables étant les USA, la Chine et l’Inde. En France ces émissions avaient diminué de 18% entre 1990 et 2016, mais ont de nouveau légèrement augmenté, en raison de l’augmentation du transport et de l’arrêt de centrales nucléaires.


    Les écologistes peuvent beaucoup parler de réduire la consommation d’énergie. Certes il faut le faire en France, mais c’est une goutte d’eau dans l’océan !
    Et il ne faut pas se faire d’illusion, la demande mondiale d’énergie sera en très forte hausse.
  
  L’administration pou l’Information sur l’Energie (EIA aux USA), estime que cette demande devrait augmenter de 14% d’ici 2020 et 45% d’ici 2040. Cette hausse proviendrait surtout des pays en voie de développement, sous l’effet de leur croissance économique et démographique.    
    Les pays asiatiques ( Chine, Inde …) seraient en particulier responsables de plus de la moitié de l’augmentation; la consommation énergétique de l’Afrique pourrait doubler d’ici à 2040 mais resterait très faible malgré la forte poussée démographique sur ce continent; a demande énergétique des États-Unis serait encore 2,4 fois plus élevée que celle de l’Afrique en 2040 avec une population pourtant 5 fois plus faible.
   
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    La consommation d’énergie en 2017 est à 80% due au énergies carbonées (charbon, pétrole et gaz) comme le montre le schéma ci-contre.
    Cela a des conséquences dramatiques : prenons l’exemple chinois. En 2018, 73% de l’électricité chinoise provenait de centrales à charbon. La Chine fait des efforts très importants pour développer l’hydraulique, le nucléaire, le photovoltaïque et l’éolien. Ces moyens de production ont connu en 2018une hausse impressionnante de 147 TWh; mais la demande en énergie a augmenté de 465 TWH et la Chine a dû construire de nouvelles centrales à charbon.
    C’est très inquiétant quant aux émissions de CO2.


    Parlons maintenant de la France.
http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie2/GESgraph7.png    La répartition par secteur des émissions de CO2 est donnée par le schéma ci-contre. J’en ai déjà parlé dans un article précédent et j’ai montré que les efforts à faire étaient essentiellement les transports et le chauffage urbain, et en troisième lieu l’a production électrique et j’avais indiqué diverses voies possibles.

    Le gouvernement et les constructeurs semblent vouloir faire un effort en matière de véhicule électrique (ce qui n’est valable que parce que nous avons une énergie propre due au nucléaire). Mais cela passe par des batteries plus puissantes et par des stations de recharge nombreuses. On n’en parle presque pas alors que c’est essentiel.
    Dan le domaine du chauffage, on fait des efforts pour aider l’isolation et le chauffage de maisons individuelles, mais rien n’est fait pour les immeubles, qui représentent presque la moitié des logements.

    Quant à la production d’électricité, je ne comprends toujours pas les écologistes, qui restent sur des idées utopiques et des a priori subjectifs, sans tenir compte avec bon sens d’éléments factuels et techniques.
    S’ils veulent défendre le climat, il faut défendre ce qui produit le moins de CO2 et au moindre coût. (voir le tableau ci-dessous)
http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie2/tbleauenergies.jpg
    Charbon, fioul, gaz et pétrole permettent une pollution à bas coût, mais sont très polluant. Nous avons très peu de centrales de ces types, mais il faut les supprimer, en ne gardant que des groupes électrogènes mobiles pour pallier des pannes de réseau électrique.

    L’énergie éolienne est mature, mais le éoliennes sont assez fragiles et surtout l'énergie dépend de la puissance et de la régularité du vent et est donc fournie de manière intermittente : on compte en moyenne sur un fonctionnement à pleine puissance de 2400 heures par an, ce qui oblige à disposer d'autres sources de production en complément (en général des centrales à gaz).
    De plus elle génère des nuisances visuelles et sonores et des conflits d'utilisation de l'espace terrestre ou marin et la puissance unitaire étant de l’ordre de 2 MW, (5 à 10 MW en mer), il faut beaucoup de machines ce qui couvre des espaces importants, d’autant plus que le raccordement au réseau étant onéreux, il faut le regrouper pour minimiser ce coût.

    Le photovoltaïque est intéressant au niveau de la maison individuelle, (bien que limité actuellement à environ 3 kW), mais les centrales couvrent une superficie prohibitive, ont un mauvais rendement et un coût de raccordement au réseau prohibitif.

    Finalement les énergies « intermittentes, sont très chères (notamment pour les raccorder au réseau) et en définitive des moyens de production électrique peu efficaces pour le climat, en raison des centrales complémentaires pour palier leur intermittence, car on ne sait pas stocker l’énergie électrique. On aura beaucoup de mal à dépasser une proportion de 15 à 20%.

    L’électricité nucléaire est la seule qui soit permanente, à un coût raisonnable, n’émet pas de CO2, renouvelable pour les générateurs de 4ème génération, et peut satisfaire la demande française.   
    Je ne comprends pas comment de vrais écologistes, soucieux du climat, peuvent demander la diminution du pourcentage de nucléaire (actuellement 70%), en pensant le remplacer par l’éolien et le photovoltaïque, ce qui, sur le plan technique et financier est une parfaite utopie.

    L’explication est sans doute une peur irraisonnée du nucléaire par manque d’information.
    Un réacteur ne peut en aucun cas exploser comme une bombe atomique.
    Les accidents de Tchernobyl et Fukushima sont dus à des circonstances très spéciales qui ne peuvent se produire dans les pays occidentaux. Ils ont d’ailleurs fait moins de 100 morts (dont 2 au Japon), alors que les accidents industriels en font plus chaque année et que le tsunami japonais a fait 22 000 morts.
    Il n’y a pas eu d’accident, même minime, en France en 50 ans de production d’électricité nucléaire, alors qu’il y a eu l’accident d’AZF à Toulouse, et chaque année plus de 3 000 morts sur les routes, plus de 10 000 morts de la grippe, de l’ordre de 20 000 morts par accident domestique, environ 1500 accidents mortel industriels….
    Les écologistes veulent interdire le nucléaire par peur irraisonnée, alors qu’ils font semblant d’ignorer toutes les autres causes d’accidents mortels.
    Pourquoi n’interdirait on pas les voitures, l’utilisation du gaz, d’huile et de produits domestiques, et la plupart des travaux industriels ?
    C’est effectivement un non-sens, un manque total de bon sens.
    En fait la sauvegarde du climat passe par l’utilisation des réacteurs nucléaires de 4ème génération et c’est ce qu’un écologiste sensé devrait promouvoir.
   J'ai déjà fait des articles sur ces réacteurs

   

Samedi 16 mars 2019 à 8:44

Actualité

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    Je suis de plus en plus perplexe quant aux « gilets jaunes »
    Je comprenais leur mouvement à ses débuts, car le nombre de personnes, notamment des femmes, qui ont du mal à survivre, parce qu’au chômage ou avec des salaires autour du SMIC est malheureusement important en France.
    Leurs revendications sur le pouvoir d’achat me paraissaient justifiées.
    Le gouvernement ne leur a accordé qu’une augmentation très partielle, et je comprenais qu’ils poursuivent leur mouvement.
    Mais peu à peu ils se sont fait déborder par des mouvements d’extrême droite ou gauche, plus ou moins anarchistes, et par des casseurs et délinquants qui ne cherchent qu’à détruire et voler et l’économie est de plus en plus en péril au fur et à mesure des destructions et de la perturbation du travail, notamment des commerçants.
    La perte de l’économie est actuellement de plusieurs milliards.
    Je ne comprends pas l’acharnement des gilets jaunes à vouloir manifester dans ces conditions. Il est évident que plus il y a de dégâts, moins il y a d’argent disponible et moins ils obtiendront d’avantages.
    On a vraiment l’impression que les gens n’ont plus de bon sens et plus aucun sens de l’économie.

    L’une des revendications des gilets jaunes est le relèvement du SMIC; mais ils ne se rendent pas compte des finances requises.
    Le SMIC était en fin d’année à 9,88 € l’heure travaillées, soit environ 1185 € mensuels nets
    Un relèvement du SMIC concerne au moins 2 millions de personnes. Certes ce sont les entreprises qui en paient, mais l’Eta est lui même employeurs et 900 000 de ses personnels environ sont au SMIC. De plus, les allégements de charges sur les bas salaires – jusqu'à 1,6 fois le Smic – sont réglés par l'Etat auprès de la Sécurité sociale. En conséquence une augmentation du salaire minimum se traduira par une hausse des versements compensatoires.
    Une hausse notable, par exemple de 200 euros net (presque 17%) représenterait ainsi une dépense de 8,5 milliards d’euros pour l’Etat et plus pour les entreprises, car elles devront répercuter la hausse sur des salaires supérieurs au SMIC.
    Sans doute peut on supprimer les avantages fiscaux aux riches, mais la somme récupérée sur l’ISF et les intérêts financiers représente de l’ordre de 7 milliards.
    Le problème est qu’il y a beaucoup de personnes au SMIC et peu de riches.

    Certes une telle augmentation serait un sérieux « coup de pouce », qui entraînerait une plus grande consommation des ménages, mais il n’est pas sûr qu’elle soit sans répercussions sur l’emploi, du fait de l’augmentation du coût du travail dans les entreprises, et d’autre part elle risque d’entraîner une augmentation de l’inflation, qui diminue l’avantage obtenu.
    Et plus les destructions et le manque à gagner économiques seront importants, moins il y aura d’argent pour une telle mesure.
 Cela me paraît du bon sens et donc plus les gilets jaunes continueront leur action, moins ils ont de chances d’obtenir une suite à leurs revendications financières.

    Il y a dans les propos actuels tenus lors des manifs, d’une part des propos antidémocratiques, et d’autre part racistes. Je pense que ce sont ceux des extrémistes infiltrés et non des gilets jaunes initiaux.
    Médiapart a fait le tri en enlevant ces propose et a établi une liste de 45 revendications qui restent pour la plupart dans le cadre de notre république actuelle. Vous les trouverez sur
https://blogs.mediapart.fr/jeremiechayet/blog/021218/liste-des-42-revendications-des-gilets-jaunes
    C’est un grand mélange, issues manifestement des souhaits de personnes de métiers t de situations différents, mais ce sont pour beaucoup d’entre elles, des revendications que l’on comprend, et avec lesquelles on est d’accord, si on se limite à l’aspect sentimental et justice sociale, sans examiner les possibilités financières.
    Mais si l’on se demande comment on va les satisfaire, on s’aperçoit que cela représente une énorme augmentation des dépenses sans aucune recette en face, qu’il s’agisse d’augmentations financières ou de moyens.
    Certaines de ces revendications sont même un peu naïves ou inattendues.
    Par exemple le mandat de 7 ans pour le président de la République, ou la nationalisation d’EDF et l’ex-Gaz de France, qui sont des sociétés nationales (et leur statut n’a rien à voir avec le prix de l’électricité et du gaz. (si on le fait baisser artificiellement ce seont les impöts qui paieront le déficit !)
    Le site où les citoyens pourront faire des propositions de lois (c’est comme si on me demandait, sous prétexte que je suis ingénieur, de faire les plan d’un Airbus futur !!
    Interdiction de faire payer aux commerçants une taxe lorsque leurs clients utilisent la carte bleue. (Qui paye l’organisme qui gère les dépenses correspondantes ?).

    Il y a malheureusement une grande différence entre souhaiter des actions et savoir les rendre possibles et les réaliser. je pense que les gens ne se rendent plus compte de la difficulté des choses dans le monde actuel.

Samedi 9 mars 2019 à 9:44

Sexualité, Homosexualité

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          Cela m’agace quand on parle d’égalité 
homme-femme » et des quotas correspondants.

          Je suis effectivement pour une égalité des chances et je suis d’accord qu’à poste égal, il faut des salaires égaux (ce qui existe chez les fonctionnaires, mais pas dans le privé). Mais par contre, je pense qu’il y a des tâches et des métiers où les femmes sont meilleures que les hommes (par exemple celles qui demandent beaucoup d’attention et de soins) et d’autres où les hommes sont meilleurs (s’il faut beaucoup de force ou en orientation spatiale), cela en moyenne seulement et non individuellement de façon absolue.
          
A partir de là, je trouve idiots les quotas, car dans certains postes il vaut mieux plus de femmes et dans d’autres plus d’hommes. Par contre je suis d’accord qu’il ne faut pas d’exclusivité, ni d’exclusion.

          Cela dit je pense également qu’en maintes occasions, le comportement des hommes et des femmes ne sont pas les mêmes et les psychologues (même féminins), sont d’accord à ce sujet. J’ai même lu un article d’Emily Willingham, qui paradoxalement disait que « l’égalité homme-femme creuse les différences ».
          Cette journaliste rendait compte d’une étude de Armin Falk, de l’université de Bonn et Johannes Hermle, de l’université de Berkeley, qui ont étudié sur 80 000 personnes de 16 pays, la façon dont le développement économique et l’égalité des sexes intervenait sur et modifiait les choix que faisaient les hommes et les femmes, en matière de prise de risques, d’altruisme, de patience, de la volonté de récompenser un comportement juste ou de punir un comportement injuste. (journal Science d’octobre 2018).
          Alors qu’on pense en général que l’amélioration des ressources et la politique d’égalité entre les sexes doit entraîner davantage de similitude dans le comportement des sexes, ils ont constaté que l’augmentation de l’aisance matérielle et de l’égalité donnait aux hommes et aux femmes davantage de liberté pour avoir des comportements différents. L’égalité augmente la liberté, qui entraine davantage de différence de comportements, ceci que ce soit en matière de revenus ou de métiers.
          C’est vrai que, lorsque j’étais en activité, une femme qui faisait un métier d’homme se sentait obligée de réagir comme un homme, ce qui n’est plus vrai dans les entreprises aujourd’hui. 
          
L’étude a révélé que plus la situation était égalitaire, plus les revenus étaient élevés, plus les comportements différaient en matière de confiance et d’altruisme.

          Les femmes sont en général plus sociales, plus généreuses que les hommes, mais moins patientes et plus disposées à prendre des risques que les hommes.

Et au niveau du cerveau ?

           On trouve souvent des articles de journalistes, tantôt machos, tantôt féministes, sur le différence entre le cerveau des femmes et celui des hommes, avec évidemment un certain nombre d’inexactitudes visant à favoriser l’un ou l’autre sexe.
           La seule partie vraiment différente est une toute petite partie du cerveau central qui régule notre vie, dans l’hypothalamus : c’est un petit centre de l’hypothalamus qui gère notre sexualité, et gère notamment l’hypophyse, qui donne des ordres chimiques aux autres glandes et notamment contrôle les sécrétions hormonales.
            Il est donc normal que cette partie soit différente en fonction du sexe, puisque les hormones concernées le sont aussi.

            Chez une partie des hommes homosexuels, ce centre de l’hypothalamus ressemblerait plus à la version féminine qu’à la version masculine, ce qui pourrait peut être expliquer en partie leur orientation.


          Certains tests ont donné des résultats assez étonnants, mais toutefois peu précis.
          
Il semblerait que, pour les femmes, l’inhibition du cerveau droit par le gauche, est maximale pendant la période menstruelle où les taux d’hormones sont faibles, diminue ensuite pendant la période de production d’estradiol et est minimale au moment de l’ovulation, et augmente à nouveau avec la période progestative.

          On constate en effet que pendant la période d’ovulation, les femmes résolvent mieux les problèmes (coordination plus grande entre les hémisphères qui s’associent et se partagent les tâches), mais le font plus lentement (échanges plus longs que dans une latéralisation plus poussée). Mais en fait il s’agit de tests simples expérimentaux et pas des tâches complexes de la vie quotidienne, et il serait faux de généraliser ces résultats.

          Les hormones ont d’ailleurs une importance qu’on ne soupçonne pas sur les différences de comportement entre hommes et femmes.
           Par exemple, après un stress les hommes sont plus agressifs et prennent plus de risques. Le stress a provoqué la production de cortisol, d’adrénaline, mais aussi de testostérone.


          Au contraire, chez les femmes, s’il y a aussi production de cortisol (l’hormone du stress) et d’adrénaline, par contre c’est l’ocytocine qui est sécrétée (c’est une des hormones du lien social et de l’attachement), et elles prennent davantage de précautions et moins de risques.
          Il semblerait que le cerveau masculin comporte plus de connexions à l’intérieur d’un même hémisphère alors que le cerveau des femmes comporterait davantage de connexions inter-hémis-phères (leur corps calleux comprendrait davantage d’axones).

          Cela privilégierait donc chez les hommes les tâches qui s’effectuent uniquement dans un hémisphère et chez les femmes celles qui exigent une collaboration poussée entre les deux hémisphères.
          Mais il ne faut pas trop donner d’importance à cette différence et on ne sait pas, en particulier, si elle est innée ou acquise.
          Il est certain que l’influence des hormones est différente chez l’homme et la femme, la testostérone le rendant plus combattif, alors que la femme a un instinct maternel plus poussé. 

           Héritage du passé préhistorique, l’homme est protecteur alors que la femme se sent protégée, mais comme on le disait en début d’article, cette différence s’atténue.

           Mais une différence qui ne pourra s’atténuer : les hommes ne savent pas fabriquer un bébé et leur contribution est bien faible, comparée à celle de Monsieur Hippocampe.

 

 Nota : au cas où vous ne le sauriez pas voici quelques lignes sur les amours des hippocampes, tirées du blog :    http://hippoandco.over-blog.com/article-11138815.html

           «  Il n'existe pas de pareil phénomène dans tout le règne animal !! C'est bien Monsieur Hippo qui fait pousser sa progéniture dans son petit bedon et non Madame ! 
Tout d'abord la parade amoureuse! Afin de pouvoir être le meilleur papa du monde, quelques temps avant la période des amours, Papa Hippo se prépare et se fait tout beau pour sa femelle et ses petits !! Il prépare ainsi sa poche a recevoir la centaine d'oeuf que Maman voudra bien lui confier ! 
           Au début de la parade nuptiale, Monsieur se balade devant Madame, en prenant grand soin d'effectuer des changements de couleurs fort appréciés de sa dame Hippo qui en redemande ! Bien sûr, avant de passer à l'acte, Monsieur et Madame s'adonnent à quelques enroulages de queues et quelques caresses ! 
           Le mâle se met ensuite en position, il dilate l'orifice de sa poche, celui ci passant d'une taille de 5 mm à 10 mm. Maman Hippo transmet à Papa Hippo ses jolis ovules, celui ci les accueille joyeusement en entrouvrant sa poche ventrale. La Dame ne possède pas d'organe d'intromission... contrairement à ce que j'ai pu voir sur certains sites ! ( Eh oui Madame Hippo n'a pas de zizi ce qui parait logique d'ailleurs !)
           Le mâle se place légèrement en dessous de la femelle afin que son orifice se trouve juste sous l'oviducte (qui contient les ovules comme son nom l'indique)! Le transfert de la futur marmaille se fait en 30 à 60 secondes et l'opération peut se reproduire jusqu'à trois fois de suite ! Les oeufs mesurent environs 0.5 mm, ils sont mous et plutôt ovales.

          Une fois à l'intérieur, les ovules sont automatiquement fécondés. Chaque petit œuf est ensuite isolé au sein de la poche pour former autour de lui comme un "placenta"! Chaque œuf a donc droit à son alvéole protectrice riche en capillaires lui permettant de se nourrir comparable au sac vitellin chez l'être humain.
          Durant la grossesse, la poche du mâle prend une couleur plus foncée et au fur et à mesure que l'accouchement approche, la poche se fait plus grosse. Le Papa peut contenir entre 1 et 650 petits !
          Une fois leur câlin terminé, les tourtereaux se séparent car Papa a besoin de repos !

          La grossesse du mâle dure entre 10 et 60 jours suivants les espèces.
          La naissance : A l'approche de l'accouchement, Papa Hippo a de plus en plus de mal à respirer et a des contractions ! Les petits seront éjectés (parfois même carrément propulsés) par lot, moins souvent tous en même temps, environs toutes les 24h, généralement, entre minuit et l'aube ! 

          Ceux ci mesurent quelques 10 mm a la naissance, sont légèrement translucides mais totalement indépendants de leur parents ! Durant leur deux premières semaines de vie, les bébés ont tendance à chercher la lumière et à se regrouper en surface. Ils sont alors des proies faciles pour leurs prédateurs ! Ils se nourrissent seuls mais sont très sélectifs et ne peuvent avaler de grosses proies.                   
          En cas d'absence de nourriture, ils se laissent mourir ! Ces petits grandissent en moyenne de 2 mm par semaine jusqu'à atteindre leur taille adulte ! »

Samedi 2 mars 2019 à 10:12

Actualité

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          Je vous avais dit que je publierai quelques articles, dans le cadre du Grand Débat.
Voici la suite de mon avis.

          Il est certain que le problème majeur du pacte social depuis 20 ans est le chômage qui n’a cessé de croître en France, source de misère, de situation précaires et de souffrances pou les salariés qui l’ont subi, et il faut donc soutenir les entreprises pour défendre l’emploi.

Modifier  le système des charges patronales sur les salaires

          Les charges sociales patronales sont une charge très importante pour les entreprises, notamment les PME, et sont associées au coût de la main d’œuvre, ce qui diminuent leur compétitivité et les empêchent d’embaucher des travailleurs et de mieux les payer.
          Mais par ailleurs, elles sont une source financière indispensable pour le budget de l’Etat et donc ne peuvent être supprimées.
          La proposition ci-après consiste en une conservation de leur montant, mais une modification des modalités de prélèvement, entraînant une plus grande justice dans les différences entre sociétés et une incitation à l’emploi de main d’œuvre.

           Il existe une différence regrettable dans la charge des entreprises en matière de charges patronales.
          Si vous êtes une entreprise qui assure une fabrication industrielle, vous payez d’autant plus de charges patronales que vous employez un nombre élevé de personnels et que vous leur accordez un salaire satisfaisant., ce qui est un handicap de compétitivité vis à vis d’entreprises de l’Europe de l’Est, de l’Afrique ou surtout de l’Inde et de la Chine.
          Les entreprises en cause sont donc amenées à automatiser au maximum leur fabrication pour diminuer leurs effectifs et à payer le moins possible leur personnel d’où chômage et mécontentement. C’est également de plus en plus vrai pour les entreprises de services, avec le développement des nouvelles technologies (notamment les blockchains), et le chômage va gagner fortement ce secteur dans les prochaines années.
          A l’inverse les entreprises qui ont un travail d’intermédiaire informatisé, (importateur, intermédiaire financier, fournisseur de certains services…), ou de vente commerciale sur le Web (par exemple Amazon), peuvent réaliser des chiffres d’affaires (et des bénéfices), très importants avec un personnel très ou relativement limité vis à vis de leur chiffre d’affaire et paient donc peu de charges sociales.
          La proposition vise à conserver le montant total des charges sociales patronales des entreprises, voire même l’augmenter pour tenir compte d’un chômage moins grand, et de recouvrer leur montant, non plus en fonction des salaires, mais au prorata du chiffre d’affaires de l’entreprise de l’année précédente.

          Les avantages de ce procédé seraient les suivants :
                    
- les entreprises qui n’emploient que peu de personnel paieraient une partie des charges patronales ce qui, la somme étant constante, diminuerait celles payées par les entreprises utilisant de la main d’œuvre. Celles-ci, plus compétitives seraient incitées à moins automatiser, à embaucher et à mieux payer leur personnel.

          J’ai été amené, lorsque j'étais dans la vie active, à décider l’automatisation de fabrications. Dans beaucoup de cas, celle-ci n’était rentable qu’en raison du coût des charges sociales. Si elles avaient été prélevées sur le chiffre d’affaires, je n’aurais pas automatisé.)
                     - l’augmentation des charges des sociétés d’importation les incitera à réduire leur chiffre d’affaire et la balance commerciale française sera moins déficitaire.
                    - une modulation pourrait être faite pour encourager les exportations, en imposant moins le chiffre d’affaire correspondant.
                    - la sous-traitance à l’étranger (et la délocalisation), seraient moins rentables, car, si les produits sont vendus en France, ils paieront des charges sur le chiffre d’affaires, bien que le travail de main-d‘œuvre soit fait hors de France.
                    - les entreprises abusent de l’emploi de travailleurs étrangers car elles ne paient pas les charges sociales ou les paient au taux inférieur du pays d’origine. Si les charges sociales étaient appelées sur le chiffre d’affaires, cet avantage de concurrence déloyale serait supprimé.
          Par contre les charges sociales salariales doivent être conservées d’une part pour conserver une charge sur les personnels en entreprise, et pour que ceux-ci n’aient pas l’impression que les services correspondants (retraite, chômage, sécurité sociale… ), sont gratuits.
          J’estime qu’une telle réforme aurait par ailleurs un aspect social et moral. 
          Faire porter les charges sociales sur le chiffre d’affaires montrerait que toutes les entreprises doivent participer au pacte social, car le rôle de la société (et de l’Etat) est d’abord de faire vivre décemment les personnes humaines de son pays.

Règlementation du travail des étrangers en France.

           Le sentiment d’injustice de certains travailleurs est aussi lié à la concurrence avec des travailleurs étrangers peu qualifiés, qui amplifie en partie le chômage.
          Loin de moi l’idée véhiculée par le Rassemblement National, d’interdire le travail d’étrangers en France. Il est normal qu’il y ait des échanges entre pays, notamment européens, et de nombreux français travaillent à l’étranger. Par ailleurs il y a des professions pour lesquelles nous sommes bien contents de trouver des personnes pour faire le travail, soit parce que les Français le trouve trop pénible (BTP, éboueurs, assistance à domicile…), soit parce que nous manquons de personnels qualifiés (médecins, infirmières..).
          Mais actuellement les entreprises abusent des facilités en cherchant surtout de la main d’œuvre bon marché et pouvant faire plus de 35 heures sans payer d’heures supplémentaires.
          Le gouvernement a déjà imposé que ces travailleurs ne soient pas sans papiers, soient déclarés et payés au moins au SMIC. Cela me semble une bonne chose, même si, actuellement les contrôles sont insuffisants, surtout dans le BTP.
          Mais les charges sociales sont payées à un taux très inférieur, celui du pays d’origine. 
          La réforme précitée des charges sociales, calculées au prorata du chiffre d’affaires, résoudrait cette inégalité qui entraine une concurrence déloyale pour ceux qui utilisent des personnels français. 
           A défaut les charges sociales devraient être payées aux organismes étatiques français au taux normal et ceux-ci paieraient ensuite les organismes des pays étrangers .
          
On ne devrait pas pouvoir utiliser des personnels qui n’auraient pas une connaissance minimale de la langue française, cela pour des raisons de sécurité.
          
Je peux citer les deux cas suivants : toutes les canalisations et les revêtements de la rue devant mon immeuble ont été refaites par une société qui n’employait que des étrangers ne comprenant pas un mot de français, sauf le chef de chantier, bilingue. Leur pelleteuse a crevé une conduite de gaz et tous les ouvriers ont fui en courant, sans qu’on puisse savoir immédiatement ce qui arrivait. C’est moi qui, sentant l’odeur du gaz, ait alerté les pompiers.

          Les ouvriers des pays de l’est de la même grande entreprise, refaisant les bordures du trottoir devant l’immeuble, coupaient les pierres en granit sans lunettes ni gants, avec des projections tous azimuts. J’ai voulu leur signaler le danger, mais je n’ai pu le faire que par gestes, car ils ne comprenaient aucun mot de français , ni d’anglais !

Financer les dépenses et aides sociales.

           Il existe de nombreuses aides sociales qui sont très utiles, car sans elle il y aurait beaucoup plus de pauvreté.
          Certes il faut s’assurer qu’il n’y a pas de tricheurs (une personne touchant un salaire suffisant ne doit pas toucher le RSA). Il faut donc lutter contre les fraudeurs et le travail au noir.
          Par contre, les chômeurs qui cherchent du travail sans en trouver, les personnes seules et chargées de famille (principalement des femmes), les handicapés, le étudiants sans ressources et qui travaillent pour payer leurs études, les petites retraites, les travailleurs au temps partiel non volontaires, doivent être aidés en priorité.
          La baisse de l’APL des étudiants est perçue comme une injustice, car pour certains quelques euros les privent de nourriture. Il aurait fallu la lier davantage aux ressources et le contrôler. Or l’instruction est essentielle pour l’individu, mais aussi pour la pays
          Si la lutte contre la fraude fiscale, notamment des grandes entreprises,  était plus efficace, cela suffirait pour financer ces dépenses sociales
          Mais par ailleurs il n’y a pas de miracle : il faudrait reculer l’âge de la retraite sauf pénibilité et augmenter la durée du travail (travailler plus pou gagner plus), mais il faut que les entreprises acceptent de jouer le jeu. 

L’importance du rôle social de certaines associations 

          Il est anormal que certaines tâches indispensables pour le financement et la conduite de recherches (par exemple, le cancer, le sida ou les maladies rares…), ou la lutte contre la pauvreté et l’exclusion (abbé Pierre, restos du coeur…) soient principale-ment faites par des associations, qui tirent leurs ressources des dons du public.
          Les énormes avantages accordés aux riches ont fait baisser leurs ressources de 20 à 30%, car ces dons étaient aidés par un crédit d’impôt, maintenant inutile.
          Les aides de l’Etat à ces association ont aussi fortement diminué.
          Elles sont aidées par beaucoup de bénévoles, mais le vivier n’est pas inépuisable et les « contrats aidés » étaient une aide précieuse. Beaucoup ont été supprimés, ce qui, en outre, accroit le chômage et la réinsertion de chômeurs.
          Il serait souhaitable que ces emplois soient rétablis, éventuellement sous une forme différente, comme l’envisageait Monsieur Macron dans un débat. 

Une fiscalité plus juste, plus simple et plus efficace.

          Je ne pense pas qu’une baisse des impôts soit la mesure la plus souhaitée.
          
Les personnes aux bas salaires ne sont pas imposables. 
          
Certes la TVA sur les produits de première nécessité pourrait être baissée, mais encore faudrait il que les vendeurs la répercutent sur leurs prix et l’exemple précédent des restaurateurs n’est pas encourageant.

           Une baisse des impôt ne diminuera pas le sentiment d’injustice sociale.
          
Ce sentiment d’injustice sociale n’est pas seulement celui des chômeurs qui se sentent abandonnés et des faibles salaires, qui ont du mal à vivre de leur travail, mais aussi celui des classes moyennes (salaires mensuels de la famille de 2000 à 7000 €), dont les impôts (TVA, revenu et locaux) ont fortement augmenté.

          A noter que les retraités plus aisés peuvent supporter la CSG qui leur a été imposée, mais ils ont perdu toute confiance en un gouvernement qui les traite de paresseux et de flemmards, alors qu’ils ont travaillé dur toute leur vie, en cotisant pour les retraites de leurs aînés, et que la moitié d’entre eux ont de nombreuses occupations bénévoles dans des associations ou dans des travaux utiles pour la communauté.
          La suppression de l’ISF et les avantages sur les transactions financières ne profitent de façon énorme qu’aux plus riches et les salaires des grands patrons semblent démesurés, alors que des affaires de fraudes ou fuites fiscales sont dénoncées.
          La demande de rétablissement de l’iSF et des avantages sur les revenus et transactions financières paraît indispensable à beaucoup, si le gouvernement ne veut pas garder sa réputation de « gouvernement des très riches ».
          Je connais plusieurs personnes qui sont soumises à l’ISF. Leur priorité n’est pas de réinvestir dans les entreprises, et si elles achètent quelques actions, c’est pour qu’elles soient le plus rentables possible, et donc de grandes entreprises sures, déjà financées, et qui sont celles qui détruisent le plus d’emplois.
          L’Etat serait plus à même d’utiliser l’argent de l’ISF pour aider des petites entreprises innovantes à démarrer.
          L’impôt sur le revenu est actuellement très complexe. Les différentes CSG pourraient être fusionnées (et l’absurdité de la CSG imposable supprimée).
          La TVA sur les produits de luxe vendus en France pourrait être rétablie à 33%.
          Certaines déductions fiscales pourraient être supprimées, ou revues, mais il faut préserver celles qui sont favorable à l’emploi déclaré (aide de garde d’enfants, d’assis-tance aux personnes âgées…), sous peine de voir diminuer l’emploi et sa déclaration.Si les 80 milliards de fraude fiscale des particuliers est un chiffre exact, il faut intensifier la lutte contre ces fraudes et en rendre public ses chiffres.
          Plus encore il faudrait trouver une solution européenne pou lutter contre la fraude et « l’optimisation fiscale » des entreprises, notamment des GAFA.
          A noter que tous les citoyens américains paient leurs impôts aux USA, même s’ils sont domiciliés à l’étranger.
          Le CICE pourrait être réservé aux entreprises en situation de concurrence à l’export ou avec des concurrents étrangers sur le marché intérieur. Cela n’a pas de sens d’accorder le CICE à Auchan, Carrefour ou Conforama, à la Poste, au commerçant local…


Dimanche 24 février 2019 à 10:09

Actualité

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          C'est la suite de la réflexion d'hier sur nos élus et leur rôle. Ce n'est que mon avis sur la question.

Les diverses instances politiques et leur rôle :

          Le rôle de la chambre des députés qui vote les lois et contrôle l’action du gouvernement et celui du Sénat, qui est la chambre modératrice des sages, paraissent satisfaisants si ce n’est que certaines lois sont votées par une assistance réduite.
          Le rôle des maires n’est pas contesté, surtout dans les petites villes. Dans les villes plus importantes, le maire est plus « lointain », la concertation moins grande et on peut ne pas être d’accord avec certaines actions, mais son rôle reste essentiel. On peut regretter que l’information sur l’emploi des finances locales soit souvent insuffisante.
          Les communautés de communes ne dépendent pas suffisamment des maires et sont relativement éloignées des citoyens.
          Le rôle du CESE n’est pas connu d’une grande partie des français, pas plus que les conseils régionaux et encore moins celui au niveau européen. On en parle très peu dans les médias, notamment à la télévision, même lorsqu’il donne un avis sur les lois. Son rôle n’est d’ailleurs que consultatif et semble assez critiqué, notamment par la Cour des Comptes. Toutefois il représente un avis des entreprises et des associations.
          Lui donner le droit de véto lui donnerait un certain pouvoir, mais, d’une part tous ses membres sont ils capables d’assumer ce rôle, et d’autre part a t’il beaucoup d’influence par rapport au sénat, aux syndicats et au MEDEF ? N’est il pas plus simple de le supprimer.
          Le rôle des départements et régions et de leurs élus et conseils est actuellement considéré comme faisant partiellement double emploi et entraînant de fortes dépenses.
          Les français sont manifestement mécontents de l’éloignement des services administratifs et de santé et d’aide à la vie courante. 
          La décision politique à cout terme et l’organisation de la vie devrait se faire au niveau des communes et ensuite au niveau département, par les préfets d’une part, et les élus locaux députés et sénateurs.
          Le rôle de la région devrait être limité aux investissements à moyen et long terme et ne devrait pas intervenir sur la vie courante. Il suffirait de quelques élus pour diriger cette action et bon nombre de représentants à ce niveau pourraient être supprimés, et remplacés par des experts et techniciens de diverses spécialités pour élaborer des plans d’action faisables et cohérents et d’un coût raisonnable, cela d’autant plus que la réalisation de ces grands investissements est le plus souvent d’une durée supérieure aux mandats politiques, d’où un manque de continuité ou des revirements très coûteux..

           Une remarque d’un ancien : lorsque j’étais en CM2, mon instituteur nous faisait un « cours d’éducation civique ». J’ai appris ce qu’étaient nos assemblées, comment on les élisait, l’importance de voter, le rôle des différents ministères, et même un aperçu simple du budget de l’Etat qui servait d’un exemple de calcul sur les monnaies. C’était fort utile et cela intéressait les élèves. Pourquoi ne pas rétablir cet enseignement civique à l’école primaire et au collège?

La concertation et les référendums.

          La concertation est tout à fait nécessaire, mais elle peut se faire à certains niveaux par des débats et des réunions publiques.
          De l’information surtout est nécessaire et il manque actuellement des moyens modernes utilisant les outils d’internet.

          La consultation est possible sans trop de problème au niveau d’une commune sur des sujets simples : « entre un gymnase et une piscine que choisissez vous? ».
          Par contre au niveau des grandes collectivités et à fortiori de l’Etat, je ne pense pas qu’un référendum soit efficace.
          Les sujets sont trop complexes, l’information ne sera jamais complète, beaucoup non familiarisés avec les problèmes correspondants n’auront pas compris et de toutes façons, on ne peut répondre qu’à des questions simples par « oui » ou « non » ou par des choix parmi une liste de solutions. C’est beaucoup trop simpliste vis à vis de la complexité et de l’importance des problèmes.
          Les votants répondront souvent avec d’autres motivations que celles du référendum, (leurs intérêts propres ou le vote contre une politique globale), ou se laisseront fortement influencer par des partis politiques, des syndicats ou des groupes. 
          De plus il faut que le questions soient compatibles avec la démocratie.
          D’une part on ne peut admettre certaines questions (comme la révocation d’un député), et d’autre part il faut qu’il y ait un processus rigoureux : nombre minimum de demandes de très nombreux citoyens, accord de la chambre des députés et du sénat.
          L’organisation de référendums au niveau national risque d’être très complexe pour un résultat  faible.

Laïcité et comportement civique

         Le questionnaire du site internet du Grand débat comportait en outre des questions su la laïcité, les incivilités et l'immigration. Je vais essayer d'y répondre aussi rapidement

          Je connais des musulmans, jeunes ou vieux, cultivés ou analphabètes, pratiquants ou pas. Ils comprennent la laïcité comme la liberté de penser en matière de religion et l’approuvent. Le non-respect de la laïcité est le fait d’intégristes catholiques, juifs ou musulmans. 
          
Ceux que je connais sont relativement intégrés, certains ont la nationalité française et en sont fiers, mais ils souffrent d’un certain racisme, essentiellement dû à un amalgame avec le terrorisme.           

          Les jeunes qui ont fait des études supérieures en France trouvent un métier et sont totalement intégrés. Ceux qui n’ont pu faire d’études ont du mal à trouver du travail et ont une certaine rancœur.
          En définitive le maintien de la laïcité passe par l’application de la loi actuelle, avec les sanctions contre le racisme, et par l’éducation des jeunes et un soutien des associations qui luttent contre l’illettrisme, ou essaient due faire faire du sport aux jeunes des banlieues, pour qu'ils ne trainent pas dans les rues avec des fréquentations douteuses. Il faut faire aussi plus d'information permanente pour éviter les amalgames et le racisme.

          Les incivilités sont le fait de personnes très diverses, de toutes croyances, et de tous âges. Ils sont le fait de personnes qui n’ont pas été éduquées et manquent de principes et de repères, qui ont eu le plus souvent une scolarité déficiente, ont souvent eu; jeunes; de mauvaises fréquentations et n’ayant pas de métier du fait du chômage, ont recours à des expédients pour vivre. Les plus fréquentes sont raciales et sexistes
          Moins de chômage les limiterait évidemment.
          Pour les jeunes le problème de l’éducation est primordial et il faudrait arriver à trouver une solution pour ceux qui n’arrivent pas à suivre ni filière générale au collège, ni la filière technique.
ni filière générale au collège, ni la filière technique.
ni filière générale au collège, ni la filière technique.
          Le rétablissement de l’autorité à l’école est en cours et doit être poursuivi.
          La lutte contre la drogue, les dealers et leurs fournisseurs, devrait être intensifiée.
          Les associations qui essaient de trouver une occupation aux jeunes, notamment sportive, pour leur éviter de traîner dans les rues, devraient être davantage soutenues.
          Il faudrait aussi soutenir les associations qui luttent contre l’illettrisme et essaient d’apprendre aux parents à éduquer leurs enfants, favoriser l’enseignement du fonctionnement de la nation française, de règles élémentaires de droit des personnes et du travai.
          Et évidemment il faut sanctionner ceux qui commettent ces incivilités, parfois aussi les parents d’enfants mineurs, évidemment en fonction de la gravité de la faute, mais peut être avec plus de sanctions financières et de travaux d’intérêt général.
          Il faudrait que tous arrivent à respecter le vieil adage « la liberté de chacun s ‘arrête là où commence celle d’autrui »

Immigration.

          Le problème de l’immigration est difficile en soi et aggravé du fait de la mésentente des pays européens sur ce problème et il comporte trois volets différents :
                    - les personnes ayant une compétence recherchée par la France et qui viennent y travailler; ils sont motivés pour s’intégrer et ne posent guère de problème.
          Il faut évidemment limiter leur nombre en fonction de nos besoins.
                    - les migrants qui cherchent asile du fait des conflits mondiaux. Il est normal de les accueillir pour des raisons humanitaires. Il faudrait arriver à répartir la charge en Europe, en contrôler les frontières, et faire en sorte de les intégrer en leur apprenant la français, en leur apprenant un métier et en envoyant leurs enfants à l’école.
                    - les migrants économiques attirées par un mirage du paradis européen. On ne peut bien évidemment les accueillir tous, même si on les a sauvés au départ d’une noyade.

           Des quotas sont inopérants car on n’est pas maître des flux d’arrivée, ni de la nature des gens qui arrivent, par contre. une simplification des formalités et des délais de décision est souhaitable   
          
A moyen terme, il faut aider les pays d’où ils viennent, à se développer, à les informer du mirage européen, et à lutter contre les passeurs.

          A court terme on ne peut que faire un tri pour conserver ceux qui sont les cas les plus graves et qui sont capables de s’intégrer et en ont la volonté, essayer alors d’intégrer ceux qui sont acceptés, et de renvoyer impitoyablement ceux qui commettent des délits. 

 

Samedi 23 février 2019 à 0:00

Actualité

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        J'avais dit que je réfléchissais aux questions posées dans le "Grand Débat", et que je publierai quelques article, au cas où vous souhaiteriez discuter.

        J'aime bien la contradiction, car c'est de la comparaison des points de vue que nait l'innovation.

          La confiance dans nos institutions et les hommes et femmes  politiques qui les constituent est actuellement en cause et je pense donc que c'est un sujet à abordèrent réfléchissant leur évolution, et en essayant de répondre aux questions posées dans le site de propositions publiques.
          Je ferai deux articles, l'un sur les représentants de la population et leur mode d'élection, l'autre sur nos institutions et leur rôle.

          Voici quel est mon point de vue :

La confiance dans la représentativité :

          La situation est très diverse suivant les endroits.
          Dans les petites villes de province et surtout en campagne, les élus locaux sont connus de tous. Ils ont été élus plus en tant qu’homme ou femme, qu’en tant que parti politique.
Ces élus se dévouent le plus souvent pour la communauté et leurs administrés ont confiance en eux.
          Le député est plus éloigné car son bureau n’est pas sur place et il est une partie du temps à Paris. Il n’a la confiance des administrés que s’il est ancien maire ou s’il a un contact fréquent  avec les communes de sa circonscription
          Les élus aux autres instances et au Sénat sont en général peu connus.

          Dans les grandes agglomérations ou même dans les villes dortoirs de la banlieue des grandes villes, les élus sont peu en contact avec une population plus nombreuse. Ils ont le plus souvent été élus parce que faisant parti d’une mouvance politique. La confiance dans « l’homme » existe donc beaucoup moins. De plus l’administration de la communauté est plus complexe et donc les sujets sont peu discutés par la majorité des habitants.
          Le maire est plus lointain mais reste la personne politique la plus proche, le député n’est connu que s’il a des ancrages locaux, et les autres élus sont la plupart du temps ignorés.et leur rôle est mal connu.
          C’est pour ces localités que les liens sont détendus par manque de dialogue. Il y a un manque de dialogue et de concertation au niveau mairie sur les projets locaux et au niveau national avec le député.

           Le non-cumul des mandats est souhaitable au niveau des sénateurs, mais que les députés appartiennent à un conseil municipal les rapprocheraient du terrain.
          Les propos des élus sur les réseaux sociaux ne sont pas tellement suivis et ce sont des phrases courtes , des « impressions » pas de l’information.
          Il manque au niveau des mairies comme des députés des « blogs », qui contiendraient des articles simples d’information d’une page ou deux, avec schémas et graphiques ou photos, sur des sujets divers, qui donneraient des informations et sur lesquels on pourrait faire des commentaires, qui devraient être lus par l’entourage de la personne politique.
          Le contact avec les associations n’est pas toujours suffisant et c’est une source importante d’échanges. Les syndicats sont par contre au niveau des entreprises.

Les sensibilités politiques mal représentées :

          C’est un sujet devenu important car le clivage droite-gauche est maintenant dépassé et la seule façon d’y remédier est une dose de proportionnelle.
          Il faudrait une meilleure connaissance du dossier pour fixer un chiffre, car il ne faut pas que cela rende le pays ingouvernable comme lors de la IVème république. Les simulations que j‘ai lues (mais sont elles exactes ?) semblent montrer que 15 à 20 % des députés élus à la proportionnelle semblerait satisfaisant.
          Il est certain que les abstentions faussent aussi la représentativité. Les personnes avec lesquelles j’ai discuté ne sont pas hostiles à un vote obligatoire, mais les votes « blancs» devraient alors être comptabilisés, et plus de 50% de blancs devrait invalider la consultation. Par ailleurs on ne voit pas très bien quelles sanctions prendre vis à vis de ceux qui ne voteront encore pas : une amende ?

           Je ne pense pas qu’il faille réduire le nombre de députés. Cela demande une refonte complète des circonscription qui impressionnera défavorablement les électeurs, et augmentera le nombre d’administrés de chaque député et l’en éloignera, à un moment où il faudrait au contraire renforcer les liens. L’économie serait en fait faible vis à vis du budget de l’Etat (les frais généraux de fonctionnement de l’assemblée nationale ne changeraient guère).

           Par contre en dehors des petites villes, le nombre de conseiller municipaux est souvent très élevé, une partie d’entre eux n’ayant pas de rôle au sein du conseil.
          De même le nombre de conseiller généraux pourrait être réduit sous réserve d’une révision de leur rôle, ainsi que le nombre de sénateurs.

Le programme des élus n’est pas totalement approuvé par leurs électeurs :

          Les élus ont une fâcheuse tendance à croire que puisqu’ils ont été élus, leur programme est approuvé par tous leurs électeurs. C’est une erreur.
          
Au premier tour, on a un certain choix, mais déjà limité, car certains programmes vous déplaisent et certains candidats ne paraissent pas fiables. Au second tour on vote plutôt contre un programme ou un candidat qui vous plaît moins que l’autre.

          Mais il est possible que l’on ne soit pas d’accord avec une partie des mesures prévues par celui qu’on élit.
          Si celui-ci, persuadé du contraire, applique son programme sans concertation, le mécontentement est tel que l’on va vers une crise.
          Ceci peut être vrai aussi bien au niveau d’une commune, que d’une région ou de l’Etat, et de nombreux exemples le prouvent.

 

Samedi 16 février 2019 à 14:16

Actualité

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    La crise des gilets jaunes a mis en évidence, certes la misère et les difficultés à vivre de nombreux français, notamment des femmes seules chargées de famille, mais elle a aussi révélé que même des personnes moins éprouvées avaient perdu confiance en l possibilité d’orienter favorablement leur vie.
    Face au chômage qui ne diminue pas depuis 20 ans, à l’augmentation dela pauvreté, des difficultés à vivre et de l’injustice devant la différence entre riches et moins nantis, les citoyens, qui espéraient que l’Etat lutterait contre ses fléaux, constate qu’il est impuissant (je n’ose pas dire complice), et donc perdent confiance, en eux mais aussi en les hommes et femmes politiques.
    Par ailleurs la détérioration de l’éducation, des parents trop occupés à l’Education Nationale, qui multiplie tous les sujets d’enseignement au lieu de s’en tenir aux essentiels de culture générale pour développer l’intelligence et l’esprit critique, la curiosité intellectuelle et le goût du travail, ainsi que le flux d’information d’internet, sans qu’on ait appris à faire le tri, et qui incite à ne plus exercer sa mémoire, tout cela fait que le bon sens est devenu une qualité très rare.
    Mes petits enfants, qui ont fait des études à bac + 4 ou des mastères à bac + 5, croient des informations peu vraisemblables et illogiques, que mon grand-père, paysan qui n’avait que le certificat d’études, n’aurait jamais crues.
    S’il circulait aussi de fausses informations quand j’étais jeune, seules quelques personnes peu instruites ou un peu illuminées, y croyaient. On aimait en raconter certaines tout en sachant et en disant que c’étaient des légendes. On en a fait des films depuis, telle la bête du Gévaudan.
    Mais avec l’explosion des réseau sociaux où n’importe qui peut écrire n’importe quoi, et où des millions de personnes peuvent le lire, les fausses nouvelles foisonnent et on ne sait plus où est la vérité, si on ne se livre pas à une exploration logique et à quelques vérifications. L’information était autrefois « descendante », elle est maintenant horizontale et en mille-feuilles.
    Que faire devant cet afflux de ce que l’on appelle au niveau mondial les « fake news » ?

    Constatons d’abord que les fausses nouvelles ne viennent pas que des réseaux sociaux ou du moins du public qui les fréquentent.

    D’abord les politiques sont réputés pour leur « langue de bois ». Mais les réseaux sociaux leur permettent de toucher un public bien plus nombreux. Alors ils ont tendance à réagir aussitôt à toute nouvelle situation, sans prendre le temps de réfléchir. Le plus bel exemple est celui de M. Trump, qui ne possède pas une intelligence à la hauteur de sa fonction, et accumule les inepties, les contradictions et les bêtises en ce qui concerne les connaissances scientifiques les plus élémentaires.
    Et alors que l’on souhaite la vérité de la part de nos politiques, si on constate qu’ils disent n’importe quoi, la confiance n’est plus là !

    Les médias sont aussi souvent en faute. Ils veulent informer avant leurs concurrents et recherchent le sensationnel. Or ce qui est hors du commun a de fortes chances de comporter quelques inexactitudes et mériterait des vérifications, que l’empressement à publier empêche de faire.
    Quand je vois les reportages à la télévision , dans lesquels le journaliste fait de grossières fautes de français, où les explications sont absentes ou peu logiques, où l’information est très partielle, je me demande parfois comment nos journalistes sont formés aujourd’hui.
    De plus l’information est de moins en moins neutre, mais orientée en fonction des convictions et des intérêts. Les faits qui seraient contradictoires sont cachés, et on insiste beaucoup sur ceux qui sont au contraire favorables à vos thèses.
    Les informations télévisées ne m’ont par exemple, pas donné d’information sur le flash-ball LBD40 et j’ai dû aller chercher les informations que j’ai données dans un précédent article, qui montent son danger s’il est mal utilisé.
    Par ailleurs certaines techniques sont bien connues (voir mes articles sur la préférence cérébrale de sensibilité émotionnelle immédiate). Si on fait passer de l’émotion immédiate à davantage d’émotion et à la conclusion ou l’action, sans passer par la recherche dinformation rationnelle logique, c’est le moyen d’ameuter les foules et de faire croire n’importe quoi.

    Les gens sur les réseaux sociaux racontent un peu n’importe quoi, certains volontairement, pour se rendre intéressant, d’autres par ignorance, mais ils colportent et multiplient les fausses nouvelles.
    Des études ont montré que les fausses nouvelles sont beaucoup plus lues que les vraies, parce qu’elles sont moins anodines, plus inattendues, et le fait qu’elles soient reprises et répétées leur donne un air de vérité.
    Et c’est tellement agréable de broder sur la vérité, si cela accroit votre audience ou vous fait briller devant les copines et copains.

    Mais les réseaux sociaux sont fautifs également. Quand vous allez chercher une adresse, une information, vous faites appel à ce que l’on appelle un « moteur de recherche », qui va essayer de comprendre votre question et de vous donner une réponse, par exemple une liste d’adresses internet correspondant à votre demande.
    Seulement les logiciels des moteurs de recherche sont truqués, pour donner plus souvent une fausse satisfaction au client ou pour maximiser les profits du réseau, notamment au plan publicitaire.
    Par exemple, Google présente la liste des adresses qu’il a trouvées dans un ordre qui n’est pas neutre : c’est celui correspondant aux questions du plus grand nombre qui sont en tête ou celles qui correspondent à des intérêts de la firme, au plan pécuniaire ou relationnel. C’est ainsi que, si vous demandez des renseignements techniques sur le fonctionnements des lecteurs blu-ray, Google vous donnera en priorité et presque uniquement des listes de vendeurs de tels appareils.

    Enfin il est très probable que des puissances étrangères, comme la Russie et la Chine notamment, mais pas uniquement, peuvent diffuser sur nos réseaux, de fausses informations déstabilisantes On l’a vu lors des élections présidentielles aux USA.

    Alors que faire ?

    Règlementer, brider, et contrôler l’information pour interdire la diffusion sur les réseaux sociaux des fausses nouvelles ?
    C’est dangereux pour la liberté d’expression et c’est ce que font les dictatures et pays totalitaires.
    De plus c’est très difficile pratiquement d’espérer repérer à temps toutes les fausses nouvelles pour les éliminer.

    Par contre les médias devraient mieux former les journalistes  et des contrôles pourraient avoir lieu pour non pas interdire des diffusions, mais seulement avertir le public qu’elles sont fausses. Dénoncer les auteurs diminuerait leur crédibilité. Ce serait vrai aussi pour les politiques.
    Il faudrait mieux veiller à l’impartialité , à se limiter à l’enquête et au reportage, instituer en quelque sorte une charte de déontologie.

    Et surtout il faudrait former à l’école les jeunes. Remettre l’accent su la littérature où on jetait un oeil critique sur les grands penseurs, faire faire à nouveau de nombreux exercices en sciences pour apprendre la logique, former à la rédaction et à l’expression orale du français, et apprendre à chercher de l’information; et à la trier, et à la critiquer, à rejetre vce qui paraît douteux et à garder l’information qui paraît pertinente, même si elle est contraire à vos idées..
    Bref c’est devenir plus intelligent, apprendre le bon sens et l’esprit critique, mais aussi apprendre la tomérance.
    La formation informatique élémentaire ne devrait pas être seulement l’usage d’un ordinateur ou téléphone portable, mais aussi la façon de formuler les questions pour avoir des réponses correspondantes et comment recouper les informations.
    C’est aussi favoriser les délibérations, car la vérité nait en partie de la confrontation des opinions. (autrefois on faisait une dissertation par semaine au lycée). Cela peut se faire par écrit mais aussi oralement, en groupe, en respectant les idées d’autrui.

Mercredi 13 février 2019 à 18:21

Divers

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 Je viens de lire un commentaire d"Aliénoïde. J'aurai aimé lui répondre, mai je n'ai pu remonter à son blog.

Peut elle me donner un moyen de la joindre en l'envoyant à jpmalardel@gmail.com ?

Samedi 9 février 2019 à 8:37

http://lancien.cowblog.fr/images/Unknown1.jpg
    Mon article précédent parlait du « grand débat » national.
 
   J’ai eu la curiosité d’aller voir d’une part le site officiel sur
https://granddebat.fr/pages/bienvenue-sur-lespace-de-contributions?gclid=CP3Pob_kmuACFUrEGwodUNEANw
    et d’autre part un nouveau site créé par les gilets jaunes :
https://le-vrai-debat.fr/
    et j’avoue être assez inquiet quant au futur dépouillement. Voici pourquoi.

    Le site officiel comporte deux grand volet : l’un de « contributions » par thèmes et l’autre de questions auxquelles on peut répondre en ligne.

    Les contributions que l’on peut consulter (sur « partagez vos propositions »), sont d’abord une liste de titres qui laissent perplexes (par exemple  « il faut se dépêcher d’agir » !, ou « mes idées »), et on a au départ une très mauvaise impression. Pour un grand nombre, c’est le titre d’un sous-thème. Certains correspondent aux grandes questions posées par monsieur Macron, mais d’autres traitent d’un sujet très restreint (par exemple « stop aux 80 km/h sur route ».
      Mais en cliquant sur la proposition en cause, on trouve des réponses à un questionnaire assez précis, très orienté mais qui traite une partie des questions qui se posent. La plupart répondent en 2 lignes, mais il y a parfois un développement intéressant, des suggestions, et un argumentaire, qui dépasse la simple réponse aux questions.
    Finalement quand on a compris le processus, cette partie du site est assez bien faite et la lecture est intéressante et il y a pas mal de suggestions, malheureusement rarement accompagnée d’une réflexion sur la faisabilité et le financement ou les moyens.
    Le seul gros inconvénient : il y a sur chacun des 4 grands thèmes plusieurs dizaines de milliers de réponses et on n’a évidemment pas le temps de les consulter.
    Donc on passe à coté des plus intéressantes après avoir lu certaines sans intérêt.
    Il y a déjà au total plus de cent questions et à la fin de la consultation probablement de l'ordre de 100 000  participants Ce ne sont pas des réponses par oui ou non. Il faut donc tout lire pour dépouiller au minimum 10 millions de phrases de 3 ou 4 lignes
    Je me pose une grave question : comment le gouvernement et l’administration vont ils dépouiller tout cela car seuls des opérateurs humains pourront saisir le sens et l’importance des réponses. Cela m'étonnerait que le gouvernement puisse mettre les moyens nécessaires.
     Alors ces questionnaires est ce du bidon ? Comment seront élaborées les synthèses des réponses ? On peut les arranger, 
après la consultation d'un échantillon pour que cela ait l'air vraisemblable,  en les rendant plus proches de ce que l'on veut bien accorder.

    Le questionnaire officiel réduit, plus facile à dépouiller est par contre lamentable. Sur chaque thème on a une dizaines de questions tout à fait orientées auxquelles on doit répondre par « oui ou « non », ou bien choisir entre quelques réponses très limitatives et orientées.
    Je vais vous donner un exemple par thème :

Question : Parmi les dépenses de l'Etat et des collectivités territoriales, dans quels domaines faut-il faire avant tout des économies ?
Plusieurs réponses possibles

L'éducation et la recherche
La défense
La sécurité
Les transports
L'environnement
La politique du logement

    Comment voulez vous répondre à cela ? Les domaines proposés sont ceux les plus indispensables au pays, sauf la santé qui n’est pas citée. Et en quoi consisteraient ces économies. ?

Question : Et qui doit être en priorité concerné par le financement de la transition écologique ?
Plusieurs réponses possibles


Les entreprises
Les administrations
Les particuliers
Tout le monde

    Là encore comment répondre à une question aussi générale : on ne sait même pas de quels domaines de la transition écologique il s’agit !

Question : Diriez-vous que l'application de la laïcité en France est aujourd'hui:

Satisfaisante
A améliorer
A modifier profondément

    Question tellement générale qu’elle en est idiote. Il y a des aspects bien divers de la laïcité et ils ne sont peut être pas traités de la même façon !

Question : Quels sont les niveaux de collectivités territoriales auxquels vous êtes le plus attaché ?
Plusieurs réponses possibles


La région
Le département
La commune
L’intercommunalité

    La encore question idiote :« attaché «  est sentimental, pas objectif. Et en fait il s’agit surtout des services aux citoyens et les réponses ne sont pas les mêmes selon leur nature.


    Par contre le site des gilets jaunes est plutôt mieux fait que celui officiel.
    Chaque personne peut poser une question, suggérer une réponse ou une action. Elle la justifie ou la précise en quelques lignes, puis toute personne peut répondre, donner son avis pour ou contre et le justifier en quelques lignes.
    Evidemment les thèmes abordés sont avant tout ceux des gilets jaunes, mais pas uniquement, et certains avis sont parfois très pertinents et avisés.
    Un camembert donne le pourcentage et le nombre de vote contre, pour ou abstention vis à vis de la proposition faite.
    Bien sûr on a parfois des propositions assez irréalistes, par exemple sur le sous-site :
https://le-vrai-debat.fr/consultations/transition-ecologique-solidaire-agriculture-alimentation/consultation/consultation-2/opinions/transition-ecologique-et-solidaire-agriculture-alimentation-transport/suppression-de-toutes-les-vaisselles-et-condtionnement-alimentaires-en-plastique
    on trouve l’idée certes louable, suivante : « suppression de toutes les vaisselles et conditionnement alimentaires en plastique. ».
    Mais certains de ses interlocuteur font remarquer les difficultés et le coût de la mesure de façon pragmatique

    Bref j’ai trouvé aussi cette lecture intéressante, mais là encore il y a des milliers de questions  et plusieurs centaines si on les regroupe, et des dizaines de milliers de commentaires.
    Alors comment dépouiller. ?

    En définitive, je constate que le grand débat intéresse les français et qu’ils essaient d’y participer et les réponses sont extrêmement intéressantes, car elles donnent des points de vues très divers.
    Mais je me demande comment on pourra dépouiller tout cela et la nature des questions ridicules du questionnaire officiel me fait douter de la volonté du gouvernement de vouloir vraiment tenir compte des avis, sauf dans les domaines qui correspondent à ses propres intentions.
    Paradoxalement le débat est mieux préparé par les gilets jaunes que par l’administration.!

Dimanche 3 février 2019 à 15:07

Actualité

http://lancien.cowblog.fr/images/Image4/images1-copie-2.jpg
     Comme je l’avais écrit dans mon article du 15/1, je trouve que les questions posées dans la lettre de M Macron aux français sont du niveau d’un gouvernement et des instances qui dirigent le pays, et que les français qui sont censés y répondre, ne peuvent pas vraiment le faire, car ils n’ont pas une connaissance suffisante des dossiers. Je ne vois pas en particulier un gilet jaune répondre à ces questions de politique générale au niveau de la nation.
    Je pense donc que les discussions vont être plus terre à terre, et que soit elles vont représenter les préoccupations personnelles de chacun (cahiers de doléances), souvent au niveau communal, soit certains essaieront d’élaborer des réponses aux grandes questions, mais évidemment incomplètes et basées soit sur des intuitions et des connaissances partielles, soit à partir de lecture ou de séquences vues à la télé.
    Les réponses risquent donc d’être fort influencées par des tierces personnes et par des informations, plus ou moins exactes, vues sur internet.
    Je suis donc toujours assez sceptique sur les conclusions qui seront tirées au niveau du gouvernement.
   
    Néanmoins j’ai trouvé intéressant ce qui a été dit sur les discussions auxquelles assistaient M. Macron et sur les compte-rendus de divers débats. C’est toujours profitable de confronter les idées, même si cela ne répond pas exactement aux questions posées.
    Je regrette fortement qu’il n’y ait pas de débat organisé au niveau de notre commune. J’ai un peu discuté avec des personnes que je connaissais, mais c’est un échantillon beaucoup trop particulier de population.
    Finalement je pense que répondre à ces questions est aussi important que de voter. En quelque sorte un devoir de citoyen, dans la mesure évidemment où le gouvernement a vraiment l’intention de s’intéresser aux réponses et d’en tenir compte lorsque cela est possible.
    Comme j’ai par ailleurs des connaissances en fonctionnement des entreprises et de l’administration, ainsi qu’en matière de production d’énergie (avec le souci de sauver le plus possible le climat), j’ai finalement décidé de faire une synthèse de ce que j’ai pu recueillir et de l’envoyer aux instances qui régulent les débats.
    Je publierai sur ce blog quelques extraits de ce que je rédigerai, pour recueillir des avis, si certains lecteurs veulent bien me les donner.
    J’ai recueilli notamment un commentaire d’un lecteur qui me parait très sensé; je le cite: « je crois qu'il y a une question qui n'est jamais abordée en politique : on fait le choix de se cacher derrière des chiffres, des statistiques... J'aimerais juste que pour chaque décision prise on se demande si ça va rendre le plus grand nombre un peu plus heureux. La notion du bonheur collectif devrait être aussi importante que celle de l'effort collectif. »

    Comment ne pas parler aussi des gilets jaunes dans cet article.
    Comme je vous l’avais dit initialement, j’étais d’accord avec beaucoup des revendications initiales et notamment celles des personnes en dificulté, sans travail ou avce des salaires faibles.
    Puis j’avais écrit que je ne comprenais pas l’intérêt de bloquer le fonctionnement de l’économie et de faire des manifestations dont le résultat état d’attirer les casseurs.
    Aujourd’hui mon opinion a évolué.
    Je comprends toujours les revendications initiales, mais je crois que la plupart de ceux qui les avaient faites ne sont plus dans la course.
    Quand on voit ce qui se passe à Paris, et que l’on entend les propos de certains manifestants, on a l’impression que le mouvement a été récupéré par des anarchistes, qui sont contre tout fonctionnement de notre société et qui n’ont d’autre but que de détruire son organisation, à commencer par l’Etat, ses institutions et l’économie, aidés par quelques bandes de casseurs, mais qui ont diminué leurs actions, du fait des mesures plus sévères prises. Certaines entreprises commerciales et magasins sont en situation très difficile à cause de ces manifestations, qui n’ont plus le but initial.

    Ce qui est évidemment très regrettable, ce sont tous les dégâts effectués et surtout les blessés à l’issue des manifestations.
    D’une part il n’est pas étonnant qu’il y ait des blessés parmi les forces de l’ordre quand on voit ce qu’on leur jette dessus. Ce sont des actes volontaires pour infliger des blessures et leurs auteurs s’ils sont pris devraient être condamnés en conséquence.
    Par contre je trouve plus étonnantes les blessures infligées à certains manifestants par les forces de l’ordre, qui résultent d’un très mauvais emploi des moyens de défense dont ils disposent et dela non-observation des consignes de sécurité..

http://lancien.cowblog.fr/images/Image4/flashballverneycarron.jpg    Je me suis aperçu, avec horreur, que n’importe qui pouvait acheter un « flahs-ball ». Il suffit d’une attestation médicale (ou permis de chasse ou licence de tir), d’un justificatif de domicile et d’un justificatif d’identité. Pas de condition d’âge !!!

    C’est une arme d’autodéfense conçue pour tirer des projectiles « sub-létaux », c'est-à-dire théoriquement capables de neutraliser des individus sans tuer. Pour ce faire, les projectiles sont donc conçus pour venir s'écraser violemment contre le corps de la personne touchée, mais sans y pénétrer, ce que ferait la balle d'une arme de poing.
    Elle date des années 90. Elle tire des balles en caoutchouc de 44 mm de diamètre, pesant 28 grammes, recouvertes de feutrine comme une balle de tennis.
    On trouve beaucoup de publicité sur internet, lesquelles comparent l’impact à un « coup de poing vigoureux de boxeur de haut niveau » et en recommandent l’achat en tant « qu’arme dissuasive d’une efficacité redoutable, solution efficace face au sentiment d'insécurité actuel, autorisée chez soi ».  
    Les armureries et même Amazon et C-discount en vendent, prix autour de 500 €;
    La portée est faible, une quinzaine de mètres, car la charge de poudre de lancement est faible mais la précision est très mauvaise, et on risque d’atteindre n’importe où la personne sur laquelle on tire
    Un jour ou l’autre, un gosse empruntera le flash-ball à papa et rendra aveugle un de ses camarades au collège.

http://lancien.cowblog.fr/images/Image4/Unknown2-copie-1.jpg

http://lancien.cowblog.fr/images/Image4/images-copie-8.jpg









    Le LBD 40 de la police, incriminé dans les accidents lors des manifestations et un flash-ball beaucoup plus puissant, plus précis et pouvant tirer à 50 m de façon efficace; Il est fait pour être épaulé (il a une crosse et un viseur laser comme un fusil) et on ne doit viser que la poitrine.
    Il est interdit de tirer à moins de 10m et de viser la tête et les parties génitales.
    Théoriquement il est plus précis car le canon est rayé et fait donc tourner la balle pour stabiliser sa trajectoire. (précision 14 cm à 25 m de distance, 23 cm à 40 m).
    La balle tirée n’est pas parfaitement sphérique (c’est un cylindre avec une demi-sphère à l’avant 40 X 46 mm), et est en caoutchouc durci; elle s’écrase donc moins et communique son énergie sur une surface plus réduite. Sa vitesse à la sortie du canon est de 100m/s.
    Surtout l’énergie délivrée lors de l’impact est de 220 joules à 40 m, alors que le flash-ball ne délivre que 150 joules à 10m. A cette distance d 10 m, le LBD 40 est très dangereux et au dessous de cette distance il peut être mortel, s’il atteint des parties vitales.

    Je comprends que la police utilise une telle arme si elle est violemment agressée, mais en respectant les consignes de précaution. Par contre je ne comprends pas qu’on tire pour disperser une foule qui s’en va. Des canons à eau seraient aussi dissuasifs et moins dangereux. J’ai vu une vidéo où un homme, qui tournait le dos et partait sans être menaçant, a été touché par une balle de LBD, ce qui est absurde et dangereux.
    J’espère que l’usage des caméras prescrit par le ministre de l’Intérieur, fera mieux respecter les consignes de sécurité.
    Certes il vaut mieux utiliser un LBD qu’une arme à feu, mais il faut en maîtriser l’emploi.
    Et la vente « grand public » de flash-balls, certes moins puissants, m’inquiète d’autant plus, car, là, il n’y a plus de consigne de tir !

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