Vendredi 7 août 2020 à 14:45

Notre cerveau; nos sens; système nerveux

L'environnement stabilisé de notre vision.

           J’ai trouvé dans un article de la revue « Cerveau et Psycho » la réponse à une question que je me posais depuis longtemps
                      "Pourquoi, quand nous changeons notre regard d’une cible et que nous bougeons les yeux, l’environnement ne se déplace pas et reste stable."
           C’est très important quand nous lisons ; nos yeux parcourent les lignes, sautent à la ligne suivante, et pourtant, la page reste immobile. 

            L’article appelait l’attention sur l’énorme fréquence avec laquelle nous bougeons nos yeux, qui se fixent sans cesse d’un point à un autre, suivant les besoins de vision et nos intentions d’action.
           Nous sommes habitués aux récepteurs de nos appareils photos numériques, qui ont un grand nombre de récepteurs répartis uniformément sur le capteur sensible; ce n’est pas le cas de la rétine.

 

L'environnement stabilisé de notre vision.

            La plus grande partie de la rétine, le pourtour, ne comporte qu’une faible densité de récepteurs et l’image n’est pas précise. Par contre elle comporte des cônes qui détectent les couleurs, mais surtout des bâtonnets sensibles à de faibles luminosités et qui permettent de déceler un objet, même si la luminosité extérieure est faible. Cette zone est un espace d’alerte, et si une anomalie, un objet particulier apparaît, ou si nous voulons pour une raison particulière voir un point précis, alors nous amenons nos yeux dans une position telle que l’image de ce que nous voulons voir, vienne se former au centre de la rétine, sur une zone restreinte où les récepteurs sont très nombreux, et où la résolution sera excellente.
            Cette zone s’appelle la « macula »; située au centre de l’œil, elle mesure environ 5,5mm et est constituée d’une très forte densité de cônes, ce qui donne une grande précision à l’image. Ces cônes demandent davantage de lumière que les bâtonnets mais sont sensibles à une couleur particulière (RVB). Au centre de la macula, la « fovéa ». zone encore plus petite (200 µm), qui a une densité de cônes encore supérieure.

            Et si nous changeons complètement de perspective, l’environnement défile devant nos yeux à grande vitesse et pourtant, la vue de cet environnement reste relativement stable. C’est particulièrement vrai quand je tape sur mon clavier : mes yeux vont d’une touche à l’autre, puis vers l’écran, et pourtant l’image du clavier reste stable quand je me "promène" à sa surface,  et si je vais voir l’écran, j’ai aussitôt une vue globale écran-clavier, avec l’observation précise qui parcours les lignes écrites sur l’écran, qui lui ne bouge pas !

            Voilà un mystère qui préoccupe depuis longtemps les neurobiologistes !
            Des expériences menées sur des animaux ont montré qu’une partie des cellules d’interprétation de la vision, qui a un moment regardaient vers un endroit, reçoivent un signal avant que l’oeil ne change d’objectif, ce signal leur indique là où l’œil a reçu l’ordre d’aller voir, et où le regard va se porter et ces cellules se cadrent alors sur l’interprétation de la vision à l’endroit futur.
           Pendant le déplacement de l’œil, le cerveau a donc à la fois la vision et immédiatement celle de l’endroit futur et l’ensemble reste stable. Puis le cerveau reporte tous ses neurones sur l’interprétation du nouvel endroit.
           Mais il semblerait que le cerveau soit encore plus performant : il « calculerait » en permanence la position de l’image sur la rétine en fonction du déplacement des yeux et ce codage d’une image fixe serait celui envoyé dans les neurones d’interprétation de la vision.
            On ne sait pas qui fait ce calcul !

            En fait ces hypothèses ne sont pas encore validées et je suis reté sur ma faim d’information!

Vendredi 31 juillet 2020 à 14:43

Biologie, santé.


Faut il mentir aux patient et les soigner avec des placebos ?

Faut il mentir aux patient et les soigner avec des placebos ?

 

 
 



   


          Je pense que vous savez tous ce qu'est un placebo : c'est un produit anodin (de l'eau ou une pilule avec uniquement un produit comestible), que l'on fait prendre à un malade en lui faisant croire que c'est un médicament. 
          Et cela beaucoup plus d'effet que l'on en pense à priori.! Pourquoi ?
          Bien sûr il n'est pas question de soigner des maladies microbiennes. On ne tuera pas le coronavirus avec un placébo !
         Les affections qu'on peut traiter sont celles liées au psychisme ou à des états biochimiques.
         Nous allons en voir quelques exemples.

         On vous a sûrement décrit, dans un cours de SVT, l’expérience de Pavlov : il donnait dela nourriture à des chiens qui salivaient d’envie. En même temps il faisait sonner une cloche. Par la suite, lorsqu’il faisit sonner la cloche, les chiens salivaient, même s’il n’y avait pas de nourriture . C’est ce qu’on appelle un « réflexe conditionné ». 

          L’organisme a une capacité de lier certains réflexes à des sensations : vue, son, odeur, goût.

 On peut se demander si de tels réflexes sont possibles, non pas à partir de nourriture, mais de médicaments.

 

            Des chercheurs de l’université de Düsseldorf ont fait un essai à partir de médicaments antihistaminiques, contre les allergies., médicaments qui sont efficaces, mais qui ont souvent des effets secondaires gênants.

            Ils ont fait confectionner un lait de fraises vert, qui ne ressemblait à aucune autre boisson ou médicament, ni au plan aspect, ni au plan goût.

           Un groupe de 30 personnes allergiques ont reçu, pendant 5 jours, un antihistaminique avec le lait de fraise vert.

           Après 9 jours de pause, on a constitué trois groupes de dix patients qui ont reçu, le premier un antihistaminique, le second un comprimé d’un placébo avec de l’eau, le troisième le même comprimé de placébo avec la boisson au lait de fraises. Les patients ignoraient que le comprimé était un placébo car il était d’aspect identique à l’antihistaminique.

           Au plan des symptômes, les trois groupoes présentaient des améliorations identiques : les placébos faisaient le même effet que le médicament.

          Mais si l’on mesurait l’augmentation du nombre des granulocytes basophiles lors de lallergie, celle-ci était moindre avec le médicament ou avec le placébo pris avec le lait de fraises que pour le placébo pris avec de l’eau.

         L’association dans la première partie du traitement entre le médicament et le lait de frise a transféré sur le lait de fraise une partie de l’action du médicament.

         Toutefois cet effet diminue ensuite, si on administre le lait de fraise sans le médicament, l’effet positif s’estompe peu à peu.Par contre l’effet reste assez stable si on continue à administrer une faible dose de médicament avec le lait placébo.

         En fait le processus le plus efficace serait d’administrer le placébo avec un petite dose de médicament (10% par exemple), ce qui conserverait l’efficacité mais réduirait considérablement le seffets scondaires sur le cœur, le système nerveux et les reins.

 Il semble que ces effets résultent d’actions combinées du médicament et du placébo au niveau de l’hypothalamus, qui régule le fonctionnement de notre corps via le système sympathique et l’action sur les hormones, via l’hypophyse, des centres amygdaliens et de l’insula, qui remonte les informations sur l’état de nos viscères.

 

Faut il mentir aux patient et les soigner avec des placebos ?

          Des actions analogues existent au niveau de la douleur. 

          Après quelques jours de perfusion d emorphine, une perfusion d’eau salée produit presque le même effet.

         De même si une personne atteinte migraine prend du paracétamol ou autre calmant, toujours avec le même boisson, par exemple un jus d’orange, boire celui-ci seul a alors le même effet que le médicament pendant quelques jours.

 

        De la même façon des injections d’un médicament, l’apomorphine, ont  été faites pendant 5 jours pour soigner la maladie de Parkinson. Le sixième jour une injection d’eau salée a produit pratiquement le même effet au niveau de la diminution des raideurs musculaires. On a montré que les effets étaient les mêmes au niveau du thalamus, dont le fonctionnement est perturbé par la maladie de Parkinson.

 

       En définitive on constate que les placébos ont souvent un effet analogue à un        médicament, mais qui est très faible. Pour qu’il soit appréciable, il faut un conditionnement préalable par utilisation du médicament, éventuellement en même temps sque le placebo, qui produit un apprentissage , un conditionnement qui permet de tromper le corps lors de l’administration ultérieure du placébo seul.

Vendredi 24 juillet 2020 à 14:15

Biologie, santé.

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           Je ne sais pas si vous avez été endormi(e) pour une opération. Moi, c’était uniquement pour un examen de l’estomac avec une sonde.

          C’est une sensation bizarre; on vous fait compter, vous vous rappelez avoir commencé puis plus rien, pas un souvenir, pas une sensation.

 Et j’ai émergé juste au moment où on achevait de me retirer la sonde de la gorge. Après je n’avais pas l’esprit très clair pendant quelques minutes, le temps qu’on m’emmène en réanimation pour un séjour d’observation d’une heure, et j’avais l’impression qu’il ne s’était rien passé, que j’étais entré et sorti immédiatement de la salle d’examen.

          C’est bizarre comme effet, sous l’influence probablement de la kétamine, de l’isoflurane ou d’un autre anesthésiant. J’ai oublié de demander lequel.

          Mais je viens de lire, à ce sujet, un article intéressant.

 

          Les neurobiologistes ont évidemment cherché quels étaient les effets sur le cerveau de tels produits anesthésiants.

          Ce n’est pas un simple endormissement.

          Certes ces produits agissent sur les centres qui régissent le sommeil, à commencer par l’hypothalamus, et provoquent un sommeil, mais accompagné de bien d’autres manifestations. Ils agissent en particulier sur les centres amygdaliens, qui régissent l’angoisse et la peur, et sur l’insula qui remonte à la conscience les sensations internes de notre corps. Ces centres agissent ensuite sur les centres qui remontent à l’hypothalamus les sensations de douleurs, jouant ainsi un rôle analgésique.

          C’est une zone particulière des centres amygdaliens centraux qui est concernée. Les chercheurs ont déterminé la zone correspondante dans le cerveau des souris et ils ont réussi à l’activer artificiellement et ils ont constaté que l’effet analgésique se produisait, sans qu’on ait à utiliser les anesthésiants et à endormir les souris. A l’inverse, en bloquant ces neurones, on rendait inopérante l’action des anesthésiants.

 

          Il n’est pas question de solliciter directement les centres amygdaliens chez l’être humain, car la méthode serait trop intrusive. Par ailleurs l’endormissement est nécessaire pour que l’opéré ne voit pas ce que l’on fait sur son corps. 

          Mais une meilleure connaissance du mécanisme de blocage de la douleur est important, car elle permettra de mieux être certain que le patient ne va pas ressentir des douleurs, qui pourraient ensuite causer un choc traumatique.

 

         Un autre article sur la douleur m’a amusé. 

          Les chercheurs ont demandé à des expérimentateurs de mettre leur main dans de l’eau glacée, ce qui, au bout d ‘un moment, provoque la douleur.

           Une partie d’entre eux devaient e soulager en proférant des jurons, alors que les autres ne devaient employer que des mots corrects et anodins.

 Ceux qui juraient ont vu leur tolérance à la douleur augmenter (seuil plus haut, temps maximal supporté plus long).

          Malheureusement on n’a pas encore élucidé la raison du phénomène

          Mais maintenant, je ne me retiendrai plus de jurer si je me donne un coup de marteau sur les doigts !

Vendredi 17 juillet 2020 à 8:17

Notre cerveau : intelligence; langage

Intelligence et esprit critique.

            Nous sommes parfois très étonnés de voir une personne réputée très intelligente dire manifestement une bêtise (je ne parle pas de Trump, il n’est pas très intelligent), et ce qui arrive plus souvent, avoir une attitude peu compatible avec son niveau intellectuel ou son expertise dans son domaine.
           Cela tient le plus souvent à notre façon de mesurer l’intelligence et à la différence que l’on doit faire entre « l’intelligence » et « l’esprit critique ».

 

            Nous mesurons ce que nous appelons l’intelligence par des tests principalement de QI. Si vous lisez les articles que j’ai fait sur ce sujet, vous y verrez que l’on teste principalement trois domaines : notre connaissance de la langue et de la signification de phrases; la logique mathématique et la reconnaissance visuo-spatiale.

            Les tests sont des exercices qui mettent en jeu des points de détail, des réponses simples, et une analyse réduite de situations peu complexes.

            Ils ne garantissent pas que l’on sache pour autant analyser une situation dont les facteurs sont nombreux et compliqué, faire la part dans un amas de données, de celles qui sont importantes et de celles sans utilité, et également de résister à des arguments ou croyances irrationnelles.

            Certes, les personnes à fort QI sont moins sensibles aux biais cognitifs, mais ce qui permet de nous en protéger c’est « l’esprit critique ».

            Pour jauger correctement une information, , il faut être capable de la saisir, de la comprendre, de la traiter, de l’analyser, d’en examiner la vraisemblance, d’en saisir les conséquences. Certes l’intelligence est nécessaire pour ces tâches, mais il faut en plusune analyse logique empreinte de scepticisme.

 

            Les psychologue ont trouvé des différences entre l’intelligence et l’esprit critique :

            L’intelligence se concentre sur des problèmes de détail, de bas niveau, de compréhension, de représentation, de fonctionnement.

            L’esprit critique, est lui, à un niveau lus général, plus élevé, à partir d’éléments plus complexes et généraux. Il demande par exemple d’expliquer sa pensée et celle d’autrui ou d’estimer la fiabilité d’assertions ou de sources d’information. Il faut tester des hypothèses, évaluer des arguments, rechercher des preuves. C’est déterminer si on peut faire confiance à une information.

            La seconde différence est de nature psychologique : l’intelligence est basée sur le raisonnement. L’esprit critique est presque un trait de personnalité car il se fonde sur des qualités, sur un état d’esprit. 

            Il demande une ouverture d’esprit, l’imagination de supposer diverses solutions, un certain scepticisme et l’envie de connaître la vérité, le besoin de la rigueur et d’avoir des preuves, l’envie de connaître de nouvelles choses…

 

            Quelqu’un d’intelligent peut décider de croire à quelque chose, qui évidemment ne doit pas être complètement absurde, mais il peut ne pas avoir le besoin absolu de la vérité.

 La personne qui a un fort esprit critique ne voudra croire que ce qui répond à de nombreux critères. Elle doit donc avoir une grande humilité intellectuelle, et douter de sa propre pensée en premier lieu. Il faut notamment savoir changer d’avis, si cela se justifie.

 

            Comment développer l’esprit critique : ce devrait être un des buts de notre enseignement primaire et secondaire.

            Certes il faut au départ rendre les gens intelligents, en leur donnant la meilleure compréhension possible de la ou les langues, en développant la logique par l’étude des mathématiques, de la physique-chimie et des SVT, et en exerçant leur facultés de représentation de l’espace et du dimensionnement.

            Il faut ensuite les habituer à la pensée d’autrui, aux vis divers et divergents et l’étude de la littérature et de la philosophie est importante, non pas en tant que connaissances des auteurs, mais quant à la compréhension et la discussion sur des pensées différentes et des avis divergents sur un même sujet.

            Il faut à la fois développer la curiosité intellectuelle mais aussi l’humilité face au savoir : admettre qu’on ne sait pas, que l’on peut se tromper.

            Il faut aussi développer les capacités d’analyse logique, apprendre à reconnaître les situations, les éléments, les informations à risque, à mettre en doute et à faire des vérifications, à ne pas généraliser à partir d’exemples en nombre limité, de savoir peser les risques et la probabilité d’une réussite ou d’un échec, des avantages par rapport aux inconvénients d’une décision ou d’une situation.

            C’est aussi apprendre à chercher de l’information fiable (notamment sur internet, et par recours à des experts, qui en soient vraiment

            Il existe des tests d’esprit critique, comme il existe des tests de QI
.

             Bien entendu, il ne faut pas confondre l’esprit critique et la critique systématique irraisonnée et sans s’assurer de sa pertinence (à la façon de Trump et de beaucoup d’hommes politiques). C’est l’inverse de l’esprit critique.

            L’esprit critique est une qualité indispensable qui complète l’intelligence et nous en avons besoin plus que jamais, si l’on pense aux réseaux sociaux et à toutes les fausses informations qui y circulent ou aux discussions sans fin et entre égos passionnées sur l’hydroxychlorokine.

Intelligence et esprit critique.

Vendredi 10 juillet 2020 à 9:57

    Avec l’épidémie de coronavirus, on a beaucoup parlé de nos poumons et de la difficulté à respirer pour les personnes malades.
    Bien sûr je me souviens de ce que j’ai appris au CM2, puis ensuite en terminale sur la respiration et le poumon, mais c’est bien vieux, j'ai voulu voir ce que l’on disait aujourd’hui sur la question,et j‘ai pensé que cela pouvait intéresser quelques lecteurs.

    La respiration est une fonction automatique de notre corps, mais elle est particulière.
    En effet, vous ne pouvez pas entendre votre cœur battre, sauf dans quelques circonstances exceptionnelles. Sauf si vous prenez votre pouls sur votre poignet, vous ne savez pas à quel rythme il bat. De même, sans tensiomètre vous ne pouvez mesurer la tension dans vos artères, et vous ne pouvez volontairement modifier ces paramètres.
    Pourtant toutes ces fonctions sont régulées par l’hypothalamus dans votre cerveau, via le système nerveux sympathique.
    Mais vous pouvez être conscient de votre respiration et surtout vous pouvez la modifier : respirer plus ou moins vite, plus ou moins profondément, et si vous êtes entraîné, vous pouvez même l’arrêter plusieurs minutes en plongée en apnée.
    Le pilotage automatique de la respiration est assurée par le tronc cérébral et l’hypothalamus, mais le cortex préfrontal peut imposer en partie notre volonté. Pourquoi, les neurobiologistes ne savent pas : probablement une conséquence de l’évolution et de la survie des hommes préhistoriques.
    Evidemment la respiration est essentielle pour notre survie, et notre cerveau ne pourra pas ordonner n’importe quoi. Nos cellules ont besoin d’oxygène pour brûler les aliments et les transformer en énergie. Privés d’oxygène nos neurones meurent et nous aussi. Donc si notre respiration est dégradée par la maladie, comme cela peut être le cas avec le coronavirus, nous sommes alors en danger.
    En temps normal notre respiration est inconsciente : l’air pénètre dans nos narines, il le refroidit, notre système olfactif analyse en permanence les odeurs, nos muscles de ma poitrine se contractent et les articulations des côtes bougent, les alvéoles des poumons se gonflent et dégonflent, mais tout cela est inconscient. Mais un centre surveille nos viscère, « l’insula » et si une anomalie intervient, alors elle parvient à notre conscience, et par exemple, si nous avons un moment d’apnée pendant notre sommeil, nous nous réveillons brusquement (après un éventuel cauchemar) et notre respiration heureusement repart.
    Quand nous avions une respiration perturbée et insuffisante, les tâches courantes sont ralenties, deviennent plus difficiles, l’attention faiblit, comme si le cortex préfrontal venait aider l’hypothalamus et le tronc cérébral et était moins disponible pour les autres tâches.
    Les centres amygdaliens influencent aussi la respiration et agissent sur l’hypothalamus, en cas de danger, de stress, de colère, d’émotions violentes, pour en modifier le rythme.
    Le cortex cingulaire qui intervient dans nos rapports sociaux, peut aussi la moduler pour émettre par exemple des soupirs d’exaspération ou de plaisir.
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    Mais les études actuelles ont trouvé des phénomènes plus curieux : de nombreux centre du cerveau ont certains neurones qui oscillent au rythme de la respiration. Pendant une inspiration, on reconnaît mieux l’expression de la peur sur un visage que pendant une expiration (peut être pour que, face à un danger, nous prolongions notre inspiration et donnions davantage d’oxygène au cerveau et à notre corps. Notre respiration fait partie des phénomènes qui nous font prendre conscience que nous existons.

    Comment se fait la respiration ? (voir le schéma ci-dessous, emprunté à la revue « Cerveau et Psycho ») :
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    Nos poumons contiennent 500 millions d’alvéoles, petits sacs qui se gonflent d’air et comme ils sont irrigués par de très nombreux capillaires, à chaque inspiration quelques litres d’air pénètrent dans les alvéoles et l’oxygène diffuse dans le sang, tandis que du gaz carbonique ‘CO2) en est extrait et est rejeté dans l’air lors de l’expiration.
    les poumons sont des sacs fixés aux côtes et les muscles thoraciques intercostaux agissent pour dilater ces sacs, comme un soufflet. De plus le diaphrage se contracte et il ouvre alors les côtes basses.
    A l’expiration le poumon se vide de lui même, grâce à son élasticité.
    L’hypothalamus reçoit des indications sur la teneur du sang en oxygène et en CO2, et il informe les neurones du troc cérébral qui envoient des signaux aux muscles thoraciques via la moelle épinière (le parasympathique qui ralentit et l’orthosympatique qui accélère).
    Les centres du cerveau émotionnel peuvent modifier la respiration automatique en agissant sur l’e tronc et l’hypothalamus
    On ne peut pas modifier notre respiration automatique, alors qu’on peut apprendre à respirer autrement lorsque l’on commande volontairement notre respiration.
    C’est alors notre cortex préfrontal, qui va commander les centres des prémouvements puis les centres moteurs pour actionner directement la respiration. La contraction du diaphragme peut alors aider à l’expulsion de l’air.       
    A l’inverse, modifier notre respiration peut agir sur notre corps. Ralentir par exemple la respiration diminue l’influence de l’orthosympathique et apaise le corps; respirer plus profondément augment la quantité d’oxygène et favorise l’activité notamment du cerveau
bien que, si l’on se polarise sur la commande de notre respiration, le cerveau consacre alors une partie de ses ressources à cette commande et ne peut les consacrer à d’autres actions.
    Et savoir que nous avons une action sur notre respiration est rassurant.
    Mais les chercheurs ne savent pas par quel processus la respiration s’installe chez l’embryon et pourquoi chacun d’entre nous a une respiration automatique qui lui est propre et qu’il ne peut modifier.

Vendredi 3 juillet 2020 à 17:07

Animaux

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            J’ai eu, quand j’avais une dizaine d’années une preuve de l’intelligence des rats.
 
           Mes grands-parents paternels vivaient dans un petit village de Dordogne de 300 habitants où j’allais quelques semaines en vacances l’été. Mon grand-père était sabotier, et cultivait son potager et sa vigne. Un grand champ fournissait la nourriture de lapins, et il élevait des poules et quelques oies. Ma grand mère tenait l’épicerie du village. Ce n’était pas comme les épiceries actuelles, il n’y avait pas de frigo. On vendait des œufs pondus le jour ou la veille. L’huile était dans de grandes bouteilles de deux litres, bouchées par un bouchon de liège et les gens venaient avec une petite bouteille qu’on leur remplissait.

          Ma grand-mère s’était étonnée que des œufs disparaissaient ainsi que de l’huile des bouteilles ?
          Alors grand-père, papa et moi, nous sommes restés dans un coin de la boutique et nous avons vu vers 23h …. 4 rats, disons de la taille de grosses souris.
          Deux sont montés sur la bouteille d’huile, ont enlevé le bouchons avec les dents et le plus grand a trempé sa queue dans l’huile, la sortait, et les autres venaient lécher l’huile !!!!
          ls n’ont quand même pas été assez intelligents pour remettre le bouchon !
          Puis l’un des rat s’est allongé dos par terre, (le plus petit, peut-être une rate ?). Les trois autres ont pris un œuf et l’ont chargé délicatement sur le ventre de celui allongé, qui a mis ses 4 pattes autour pour bien le tenir. Puis les trois rats ont trainé cette luge improvisée jusqu’à leur trou.
           On s’est frotté les yeux pour voir si on ne rêvait pas !

           J’ai eu aussi un petit chien York pendant 18 ans, qui a connu mes enfants et certains de mes petits enfants et nous discutions avec lui de telle sorte qu’il comprenait (on ne sait pas exactement jusqu’où ), environ 300 mots. Sortir, promener, dehors, les clés, voiture, partir, aller…autant de mots qui lui faisaient immédiatement chercher sa laisse et nous l’apporter, de même que si nous mettions un vêtement d’extérieur ou nos souliers.
    Il reconnaissait un peu de syntaxe, puisque « la toilette à truffe lui faisait chercher sa brosse, et la toilette à maman et il allait dans la salle de bain.

          Mais des études font état d’un chien plus doué, Chaser, un border-collie, qui connaissait mile mots et comprenait et exécutait des ordres complexe tels que « prend la laisse et apporte la près de la balle », ou « prend la balle et apporte la près de la laisse » Pour cela il faut réfléchir !
    Une corneille face à un vase avec un col qui l’empêchait de boire l’eau, à un niveau plus bas que la longueur de son bec, a fini par trouver une solution intelligente : mettre des cailloux dans l’eau pour que le niveau monte.
         Vous pouvez lire aussi les articles que j’ai faits sur des « perroquets savants ».

           De nombreuses études ont été faites sur les émotions des animaux et ont montré qu’ils étaient capables d’éprouver les émotions primaires (joie tristesse, peur, colère, acceptation, anticipation, surprise et dégoût.
Ils arrivent même a éprouver certaines des émotions secondaires chères au psychologue américain Robert Plutchik.
           Et des expériences ont montré que des chiens étaient sensibles à l’injustice quand ils coopéraient tous deux à uen tâche et que seul l’un était récompensé. Au bout de plusieurs injustices, le maître essuyait des réactions de refus s’il sollicitait à nouveau le chien « blessé ». On peut aussi constater des jalousies ou un animal pas content qui boude.
             Bien sûr nous avons tendance à faire de l’anthropomorphisme et leur prêter des émotions humaines, et ils n’atteignent pas évidemment la complexité de celles-ci, mais elles sont présentes de façon certaine.

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           Lorsqu’on apprend à des rats à faire certaines tâches avec trois sortes de récompenses : importante s’ils réussissent, moyenne s’ils ne font rien et rien s’ils se trompent.
           Après entrainement, les rats sont plus doués pour certaines tâches; si on les leur propose ils essaient de les faire. Mais si on leur propose une tâche pour laquelle ils ont été moins entrainés, ils préfèrent ne rien faire et acquérir une récompense beaucoup plus faible, plutôt que de prendre le risque de ne rien avoir.
          Ils font en quelque sorte un calcul de probabilité, comme d’ailleurs le font inconsciemment les enfants.    

          Les études sur des grands singes, sur des éléphants et des dauphins, mais aussi sur des corbeaux, des pies et des mésanges, ont montré que ces animaux avaient une conscience de soi suffisante pour se reconnaître dans un miroir et agir sur eux mêmes en voyant leur image.

       Et les animaux font même preuve d’altruisme en aidant leurs pareil en cas de danger ou de souffrance.

      Certes ils n’ont pas la même conscience que nous du monde, et on agit, non pas en fonction de l’état de l’environnement, mais de l’idée que l’on s’en fait. Mais il est indéniable qu’ils ont une sorte d’intelligence et ressentent des émotions, cela allant bien au delà du simple apprentissage ou du réflexe de Pavlov.

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Vendredi 26 juin 2020 à 17:00

Enseignement, école, fac

Le retour à l'école après le confinement.

 Le retour à l'école après le confinement.        

 

 




 

           Pendant le confinement les écoles étaient fermées et les parents ont dû aider leurs enfants, qui, pour beaucoup , suivaient des cours sur internet.

          Ils se sont aperçu de plusieurs faits :
                    - d’abord ce n’est pas facile de maintenir la discipline et les enfants au calme toute la journée
                     - et c’est encore plus difficile de faire le professeur et expliquer ce que l’enfant n’a pas compris : c’est un métier !
                    - lorsque l’enfant n’avait pas des frères et sœurs de son âge, il s’ennuyait et le manque de sociabilité se faisait sentir.

           Quant aux enfants ils se sont aperçu, pour la plupart
                     - que ce n’était pas facile d’apprendre sans la présence du professeur.
                    - que leurs copains leur manquaient.
                    - et que l’école, ce n’était pas si affreux que cela, et que cela avait de bons côtés.

           Autre conclusion : apprendre seul et apprendre ensemble, ce n’est pas la même chose.

          A quelque chose, malheur est bon !!  dit le proverbe.

          J’ai beaucoup enseigné à des groupes d’adultes, en formation continue. 
           La caractéristique d'un tel enseignement est que le groupe évolue en fonction des avancées et des erreurs de chacun. Les erreurs d’un seul profitent au groupe qui doit en tirer les leçons pour les éviter dans l’avenir et les progrès de chacun profitent aussi au groupe, car c’ést une stimulation par comparaison. Les autres faisaient effort pour y arriver, avec l’aide de l’enseignant et de ceux qui avaient compris. Le groupe progresse par apprentissage au regard des expériences positives et négatives de chacun de ses membres.

          Dans notre cerveau deux systèmes importants permettent ce progrès : le système d’apprentissage te de récompense quej’ai déjà décrit, et celui qui nous fait comprendre les sensations, les émotions et les idées d’autrui.

         Toutefois ce type de progression a des faille, car il peut transmettre des réactions erronées, sous- ou sur dimensionnées par rapport aux circonstances.

         Si nous revenons à la classe, l’enfant apprend plus en voyant ses camarades se tromper ou réussir, qu’en réussissant lui même.
          La présence en classe est donc un plus notable, d’autant plus que le professeur qui va apporter son  expérience et son aide, l’apporte à tous en même temps.
          Et cet apport de l’expert est important, car c’est lui qui peut corriger les apprentissages erronés du groupe, les orienter dans le droit chemin.

         En regardant des articles dans des blogs ou sur des réseaux sociaux, je me suis aperçu que les français, pendant le confinement, s’étaient fortement intéressés aux propriétés de ce coronavirus. Mais faute de mentor, les plus belles âneries ont fleuri sur internet, à ce sujet, qui se propageaient encore plus vite que le virus! (et ont parfois entrainé des paniques ou des comportements aberrants).

Le retour à l'école après le confinement.

      Apprendre tout seul chez soi, cela va un temps, mais cela ne doit pas trop durer.

Vendredi 19 juin 2020 à 11:59

Notre cerveau; nos sens; système nerveux

          Je m’aperçois que j’ai fait des articles sur la vue et son interprétation par le cerveau, sur l’ouïe et le toucher, et il  peu de temps sur l’odorat, mais rien sur le goût. Alors réparons cette négligence.

          Nous avons, sur la langue des papilles gustatives permettant de ‘être sensibles à cinq types de saveurs : : le salé, le sucré, l’amer, et l’acide.
          D’autre part les asiatiques distinguent une saveur supplémentaire :  « l’umami », (qui veut dire “savoureux, délicieux”), dû à la stimulation de certains neurones par l’anion glutamate, qui est le goût que l’on retrouve dans les bouillons, les champignons, certains fromages présents dans la cuisine asiatique.
          L’umami n’est pas savoureux en soi, mais il améliore la saveur d’une large variété d’aliments, notamment lorsqu'ils sont peu salés. Le glutamate est présent dans de nombreux légumes, dans les viandes, et dans le lait maternel.
        Lorsque nous reconnaissons un aliment, c’est d’une part la combinaison particulière de ces saveurs qui nous guide, mais surtout l’odorat, qui complète de façon beaucoup plus analytique et précise. Les œnologues se servent autant de leur nez que de leur palais.
  
       Des recherches récentes semblent prouver que langue + odorat peuvent détecter aussi le “goût du gras”.
http://lancien.cowblog.fr/images/Santebiologie2/gout.jpg

          Il existe environ 500 000 récepteurs gustatifs, regroupés en 7 à 8 000 « bourgeons gustatifs » dont 75 %  sont dans les papilles gustatives mais 25 % sont répartis dans d'autres régions buccales, sur la muqueuse des joues, des gencives, du palais et de la luette.
 
        Ces bourgeons comportent chacun une centaine de cellules qui sont renouvelées tous les 10 jours environ, à partir de cellules souches, spécialisées pour chacun des goûts.
          Les récepteurs du goût à la surface des cellules sont des protéines, qui sont produite lorsque des gênes s’expriment. Des chercheurs ont ainsi « manipulé » le goût de souris, en leur injectant des gènes compatibles avec certaines substances : ils ont ainsi sensibilisé les souris au goût de l’unami ou leur ont fait aimer un met particulier qu’elles trouvaient avant sans goût.
           La salive dissout les aliments et à partir d’un certain seuil de concentration, les récepteurs sont sensibilisés et un nerf gustatif transporte les décharges de leurs neurones. Comme pour l’odorat les informations sont envoyés d’une part à des zones du cerveau émotionnel ou central : thalamus, entres amygdaliens, hippocampe, hypothalamus, mais aussi à un centre d’interprétation spécifique  qui est divisé en zones interprétant chacune un goût.
          Ce centre interprète le mélange des divers goûts et de leur intensité respective, et il code ainsi une « image » du goût ressenti de l’aliment, que nous mémorisons.
    Par ailleurs le système de récompense va donner une conotation de plaisir ou de répulsion selon les cas, cela par apprentissage.
          Le thalamus fournit en même temps les informations sur les odeurs correspondantes et les images transmises par le système d’interprétation de la vue.
          Ces informations participent à l’ensemble de la mémorisation du goût correspondant, et sont ensuite transmises au cortex orbito-préfrontal qui va nous donner conscience de ce que nous avons ressenti.

          Mais il y a aussi des papilles gustatives dans l’estomac et surtout dans l’intestin
          Les cellules gustatives intestinales auraient la même structure que celles de la langue. Elles interagiraient aussi avec les substances sapides (salé, sucré, acide, amer), par l'intermédiaire de récepteurs, des protéines spécialisées intégrées dans leur membrane.
          Alors que les papilles gustatives de la langue émettent des jugements rapides sur ce qu'elles peuvent laisser passer ou non dans la bouche, les cellules gustatives intestinales serviraient à prograrnmer le métabolisme, provoquant une série complexe de réactions qui ralentissent ou accélèrent la digestion et l'absorption des aliments.

          Les sensations gustatives en mémoire, la vue d’aliments, ou simplement le fait que nous n’ayons pas mangé depuis un certain temps nous donne faim.
C’est l’hypothalamus qui dans notre cerveau, est responsable de cette sensation, qui provient des décharges de certains neurones, qui vont communiquer avec notre cortex préfrontal, , qui sera sensible en outre à des indications de l’insula ou des centres de détection des sensations internes qui seront sensibles à des informations en provenance de l’estomac et de l’intestin.

 http://lancien.cowblog.fr/images/Santebiologie2/astrocyte.jpg         A l’inverse, d’autres neurones nous suppriment l’appétit. Leur mécanisme d’action a été découvert récemment, lequel fait intervenir les astrocytes, ces cellules en forme d’étoiles, qui ont des actions de support mécanique des neurones, mais qui peuvent intervenir dans la transmission des information.
          Les astrocytes autour des neurones coupe-faim, les entourent formant une barrière mécanique mais aussi physicochimique, et ils agissent ainsi comme un frein sur l’activité de ces neurones.
          Mais, à la suite d’un repas et sous l’influence notamment de glucose, ces astrocytes se rétractent, et les neurones de la satiété peuvent alors agir, mettant fin à notre faim.


          Un dernier point sur la langue, dont la figure ci dessous nous montre, par fluorecence la répartition de quelques unes des 750 familles de bactéries qui colonisent notre langue. En rouge les « actinomyces », qui transforment les nitrates en nitrites, que notre organisme transforme ensuite en oxyde nitrique, qui dilate nos vaisseaux sanguins.
          Les chercheurs ont montré que ces colonies de bactéries étaient stables et similaires, quelque soit l’âge et le sexe des adultes concernés.
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Vendredi 12 juin 2020 à 9:09


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          Cela fait longtemps que je n’avais pas parlé du coronavirus. On finit par être trop habitué à sa présence!

          J’ai lu des études qui essayaientde voir si nous étions tous égaux devant cette pandémie et effectivement certaines constatations sont troublantes :
           Pourquoi le virus tue t’il surtout les personnes âgées ? Mais il y a aussi quelques cas graves parmi les moins de 65 ans, et pas seulement des personnes prédisposées (diabète, obésité, maladies cardio-vasculaires….)
           Pourquoi les enfants sont ils rarement malades, souvent asymptomatiques, la maladie étant souvent bénigne et ils semblent peu contagieux.?
          Pourquoi y a t’il en réanimation, trois patients sur quatre qui sont des hommes ?
           Pourquoi une telle dispersion de gravité, de l’asymptomatique à la mort respiratoire ?

           Des études ont été faites pour essayer de voir si la génétique avait une influence sur cette maladie..
          Dès 1920, madame Leslie Webster avait montré que des infections virales et bactérienne entrainaient soit une situation asymptomatiques ou très bénigne, soit des symptômes graves, chez de souris ayant des patrimoines génétiques différents. Seule l’intensité des phénomènes variait selon la nature du microbe concerné.
          Depuis le génome peut être déchiffré et on a découvert en 2015, sur des maladies virales humaines, que la mutation des allèles d’un gène particulier pouvaient rendre la maladie grave, alors que la non-mutation la conservait à faible niveau. Or ce gène régule la production d’interférons, molécules qui stimulent la réponse immunitaire de l’organisme aux infections virales.
          Des centres de séquençage de 22 pays, étudient actuellement des génomes de malades du coronavirus diversement atteints, pour déterminer si l’on trouve des différences génétiques sur certains gènes, en rapport avec la gravité de la maladie.
           On connait aussi des gènes qui pour certaines infections (VIH, coronavirus de la gastroentérite, et une forme de paludisme), empêchent la prolifération du virus dans les cellules, ce qui empêche la maladie de se déclarer. On étudie actuellement le génome de personnes qui ont passé du temps auprès de malades touchés ensuite gravement par le covid19, sans protection, et qui ne se révèlent pas ensuite positifs aux tests. La prolifération du virus a probablement été empêchée.

           En ce qui concerne la différence de sensibilité hommes-femmes, deux hypothèses : les oastrogènes féminins favoriseraient la lutte contre le covid19.
          Autre hypothèse : le chromosome X possède un gène qui code une protéine qui a une action importante sur la reconnaissance par l’organisme d’organismes pathogènes. Or l’homme n’a qu’un chromosome X (le second étant Y) alors que la femme possède deux chromosomes X. Elle lutte probablement ainsi mieux contre les virus qui sont mieux et plus précocement détectés.

          Pour les enfants, il semble de plus en plus qu’ils ne sont pas très malades, souvent asymptomatiques et peu contagieux. (moins de 2% des cas, mais les enfants ont été moins souvent testés).
          Il ne semble pas que la réouverture des écoles dans divers pays ait augmenté les contaminations.
          Cela est particulier au covid19, car pour la grippe, les enfants sont les premiers à être infectés et sont des facteurs de transmission importants au sein des écoles.
          Diverses études sont en cours. 
          
 Une des hypothèses qui expliquerait pourquoi la plupart des enfants présentent des symptômes plus légers est que leurs poumons contiendraient moins de récepteurs de protéines virales (ou des récepteurs moins matures), qui sont la porte d’entrée du covid19 dans les cellules. Mais pour confirmer cette hypothèse, il faudrait étudier des échantillons de poumons d’enfants, très difficiles а obtenir. Il semble que ce serait notamment vrai pour les cellules nasales, qui sont les premières infectées par le virus.

           Certains pensent aussi que les enfants sont plus couramment exposйs а d’autres coronavirus, comme ceux qui provoquent le rhume, ce qui les protègerait contre ce coronavirus plus grave, en quelque sorte une immunisation croisée.
          Les enfants produisnt aussi des niveaux moins élevs de cytokines, protéines à l’origine de l’inflammation aigüe des poumons sous l’effet de l’infection virale.
          Seul point négatif quelques cas d’enfants développant une réaction inflammatoire grave cardiaque, similaire а la maladie infantile rare dite de Kawasaki ont été rapportés а Londres et New-York (et une cinquantaine en France, ayant tous évolués favorablement après traitement, un mort à Marseille toutefois, mais probablement dû à une maladie concomitante).

          Finalement il semble que le système immunitaire réagisse mieux chez les personnes jeunes, ce qui expliquerait que les enfants soit moins touchés et les personnes âgées davantage;le système immunitaire est presque vierge chez l’enfant et il doit donc réagir à tous les microbes qu’il va rencontrer, et la nature le rend plud performant.
          Le système immunitaire des personnes âgées est moins actif, et leur processus respiratoire en partie dégradé. Le corps se fatigue généralement plus vite notamment en raison de la dégénérescence des cellules et de la fonte musculaire.
          Par ailleurs, les seniors sont également plus sensibles aux complications de la maladie telles que confusion aiguë ou la déshydratation. En outre, des formes atypiques du développement du virus sont souvent constatées.
           Les seniors vivent souvent également davantage dans des lieux confinés, où les contacts avec d’autres personnes sont nombreux (par exemple EPAHD), ce qui favorise la contamination.

Vendredi 5 juin 2020 à 10:20

Psychologie, comportement

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  De nombreuses personnes sont timides, en particulier des enfants, et cela perturbe leur vie sociale pendant quelques temps, mais d’autres personnes, peu nombreuses souffrent de phobie sociale et là, c’est une véritable maladie.

  La phobie sociale n’est pas une grande timidité; la timidité, éventuellement avec un soutien extérieur, peut être peu à peu vaincue quand on se confronte régulièrement aux difficultés qu’elle suscite, qui relèvent de l’embarras; la phobie au contraire s’aggrave face aux situations qui la provoquent et elle relève davantage de la honte que de l’embarras : on craint toujours d’être humilié et que l’on se moque de vous.avec des réactions physiques importantes et du stress qui peut aller jusqu’à la panique.

Les personnes atteintes de phobie sociale se dévaluent en permanence, ont peur de ne pas être à la hauteur, et se trouve une multitude de défauts qu’elles tentent de cacher aux autres. Ces troubles peuvent s’accompagner de manifestations diverses, la peur de le foule (agoraphobie) ou la peur de voir le visage des autres par exemple.

Ce dernier cas a fait l’objet d’études cliniques, qui ont montré certaines anomalies du fonctionnement cérébral.

Le développement des réseaux sociaux et des relations sur internet a aggravé les situations : on pourrait croire qu’internet, qui ne nécessite pas de contact physique, faciliterait la communication. C’est vrai pour les personnes timides.qui ont des difficultés à nouer des liens dans les situations concrètes de la vie, mais au contraire les phobiques craignet le harcelement d’inconnus et se referment encore plus sur eux=mêmes.

Les études sous IRM ont montré des anomalies de fonctionnement des centres amygdaliens (qui sont à l’origine de la peur et du stress), mais aussi des cortex préfrontal médian et dorsolatéral, de l’insula et du cortex cingulaire ‘en communication avec l’hippocampe (qui oriente la mémoire), centre qui sont à l’origine des stimuli émotionnels, de la perception de soi et de l’évaluation de la pensée des autres (ce que kes psys appellent du nom barbare de “théorie de l’esprit”). Les centres amygdaliens sont en général suractifs et engendrent des réactions exagérés du système sympathique et la production enexcès de cortisol, l’hormone du stress. Des études sur des jumeaux ont fait apparaître une composante génétique sans qu’on puisse préciser les gènes concernés…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour lutter contre la peur du regard des autres, les psychologues préconisent des exercices assez particuliers pour dédramatiser ces situations dans lesquelles on se sent gêné.

    Je cite comme exemple l’un d’entre eux :

 

    “ Des camarades doivent emmener la personne phobique dans le métro et,  lui chanter, devant tout le monde: « Joyeux anniversaire ! . La personne se sent alors au centre de tous les regards, mais on lui demande de ne pas baisser les yeux, et de ne pas quitter le wagon. Elle doit rester pendant dix minutes dans une situation embarrassante. Progressivement son rythme cardiaque, sa tension et sa transpiration diminuent; après ces minutes qui semblent interminables, elle se retrouve dans une situation qui, habituellement, déclenche sa panique, mais qui désormais l’affole moins. Des passagers lui tapent parfois sur l'épaule en descendant du wagon et lui lancent: « Joyeux anniversaire! . A ce moment,la personne s'aperçoit qu'il s'agit d'un « non-événement », et cette prise de conscience change sa vision de la vie en société. Alors qu'elle croyait être jugée négativement par les autres, elle s'aperçoit que le jugement d’autrui peut être bienveillant.”

 

    Lorsqu’une personne phobique est laissée face à ses peurs, les évitements permettent de fuir les situations angoissantes, mais la maintiennent  dans l'idée fausse qu'elle ne peut les affronter. 

    Il faut donc lui apprendre à s'exposer à des niveaux croissants d'anxiété, en provoquant des situations faiblement, puis plus fortement anxiogènes (aborder des inconnus, se faire remarquer dans un lieu public, prendre la parole dans une réunion, etc.). 

    Elle peut alors constater que son angoisse peut être forte « à l'intérieur» sans que cela soit perçu par les autres, ce qui n'a pas de conséquences. 

 

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