Dimanche 29 janvier 2012 à 8:23

Anecdotes

Certain(e)s d’entre vous avait apprécié un article où je rappelais l’origine de certaines expressions, renseignements venat d’ailleurs d’internet.
Je vais donc refaire un essai dans ce sens :

   
Comment a été défini l’écartement des voies de chemins de fer ?

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    La distance entre deux rails de chemin de fer standard, la plus courante dans le monde, valable en France et en Europe, (sauf en Espagne) et aux USA correspond à un chiffre particulièrement bizarre : 143,5 cm.
    Elle correspond en fait à des unités anglo-saxones : 4 pieds et 8,5 pouces .
    En effet les chemins de fer US ont été construits de la même façon qu'en Angleterre, par des ingénieurs anglais expatriés, qui ont pensé que c'était une bonne idée, car ça permettait également d'utiliser des locomotives anglaises.

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    En Angleterre, cet écartement correspondait à celui des rails des tramways, les ingénieurs ayant construit les trams puis les chemins de fer étant souvent les mêmes.








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    Mais les constructeurs de tramways avaient avant construit des chariots et ils ont utilisé l’expérience sur l’écartement de leurs roues.

    Pourquoi les chariots utilisent un tel écartement ?
Parce, que partout en Europe et en Angleterre, les routes avaient des ornières et qu'un espacement différent aurait causé la rupture de l'essieu du charriot.

    Pourquoi les ornières des routes sont-elles ainsi espacées ?


http://lancien.cowblog.fr/images/images/300pxReplicacatapult.jpg    Les premières grandes routes ont été construites sous l'empire romain pour accélérer le déplacement des légions romaines, et pour transporter les denrées commerciales dans des chariots.
    On a dit que Jules César aurait donc fait imposer cette largeur par la loi de manière à ce que les véhicules puissent traverser les cités romaines sans être gênés par des écartements différents, mais aucune trace historique de cette normalisation n'existe.
    Par contre, ces chariots étaient tirés par deux chevaux qui galopaient côte à côte et devaient être suffisamment espacés pour ne pas se gêner.
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    Afin d'assurer une meilleure stabilité du chariot, les roues devaient être assez écartées et ne devaient pas se trouver dans la continuité des empreintes de chevaux, et ne pas se trouver trop espacées pour ne pas causer d'accident lors du croisement de deux chariots.
    Les fouilles des villes ensevelies de Pompéi et Herculanum ont mis au jour de profondes ornières creusées dans les dalles, d’une largeur moyenne de 1 448 mm de centre à centre avec un écartement intérieur moyen de 1 372 mm


    Les premiers wagons étaient eux aussi tractés par des animaux (des calèches tirées par des chevaux),  et leurs constructeurs suivirent les usages des constructeurs de charrettes et chariots.
Nous avons donc maintenant la réponse à notre question : l’écartement des voies de chemin de fer a pour origine la dimension des fessiers des chevaux romains.

    Certains disent que cet écartement a conditionné le diamètre des propulseurs additionnels à poudre de la navette spatiale américaine. C’est par contre, inexact, car ces propulseurs font 3,71 m de diamètre. et 46m de long.

Pourquoi certains pays comme l'Espagne n'ont-ils pas adopté cet écartement dès l'origine?
Le site de la SNCF nous apprend que ce serait pour des raisons stratégiques. De cette manière, les trains ne pouvaient pas pénétrer d'un territoire à l'autre, ce qui aurait facilité l'apport de troupes et de matériel -et donc l'invasion- durant les guerres.

    Et si cela vous intéresse, voici les écartements les plus répandus dans le monde :
        - Voie normale : 1435 mm. C'est la norme la plus répandue dans le monde
        - Voie de 1067 mm. C'est la norme au Japon (sauf pour le Shinkansen), en Nouvelle-Zélande, dans le Queensland en Australie, en Afrique du Sud et en Indonésie.
        - Voie métrique : 1000 mm. Souvent utilisée dans les chemins de fer de montagne.
        - Voie étroite : Écartement inférieur à 1 m (souvent 600 mm). Utilisé notamment dans les chemins de fer industriels.
        - Voie large :
            1520/1524 mm (Russie et les autres pays de la Communauté des États indépendants, Finlande et les Pays baltes),
            1600 mm (Irlande, Brésil, Victoria et Australie-Méridionale)
            1668 mm (Espagne et Portugal),
            1676 mm (Inde, Pakistan, Bangladesh, Sri Lanka, Argentine, Chili).

   


Samedi 28 janvier 2012 à 8:57

Insectes

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    Les petites coccinelles sont de petites bêtes bien sympathiques pour les amateurs de jardin car elles et surtout leurs larves, dévorent les pucerons et nous évitent de trop utiliser des insecticides.
    Celles de mon enfance que je retrouve en Bretagne ont sept points noirs sur le dos rouge.(Adalia 7-punctata).    
Mais sur ma terrasse j’en trouve maintenant une autre sorte, qui a 18 points de forme plus diverses.



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    Harmonia axyridis est une espèce de coccinelle asiatique qui a été importé aux états-unis à la fin des années 80 pour lutter contre les pucerons dont elle est très friande. L'Europe l'a également introduite plus récemment dans les cultures sous serres puis à destination des particuliers en mettant à disposition des larves à déposer sur les plantes dans les jardineries. L'intention était louable dans la mesure ou il s'agissait de lutter contre le développement des pucerons dans les cultures à la place des pesticides. Pourquoi donc n'a-t-on pas privilégier nos espèces locales ?
    Cette coccinelle originaire de Chine, de Corée et du Japon s'est tellement bien adaptée qu'elle envahit désormais des régions entières en progressant du nord vers le sud.
    Inoffensive pour l'homme, elle prolifère néanmoins au détriment des espèces locales comme notre coccinelle à sept points.

    J’avais trouvé bizarre en mettant mon nez sur ma main sur laquelle une de ces “chinoises” s’était promenée, de trouver que l’odeur n’était pas agréable et je viens de lire un article qui m’a amusé.
Lorsqu'il est écrasé ou simplement stressé, l’insecte libère du sang par les pattes. Plusieurs composés hautement volatils de ce liquide dégagent une
odeur très forte. Ce sont des “méthoxy-pyrazines”, pour les fanas-chimie.

    Les australiens et les américains étaient au début très heureux car leurs coccinelles chinoises étaient de couleur jaune (normal non ?, mais ont elles les yeux bridés ?). Leur odeur était supportable et presque discrète et comme  ces jolis petits insectes raffolent des raisins abîmés, ils se retrouvent donc souvent parmi les grains récoltés! avec lesquels ils seront écrasés durant ie processus de fabrication du vin.
    Et, bonheur, les méthoxy-pyrazines contribuaienl à l'arôme particulier des sauvignons blancs australien et des cabernets américains, leur donnant une petite touche de senteurs végétales.
    Mais catastrophe, une autre variété de coccinelle asiatique, orange celle là, a supplanté la coccinelle jaune et elle a une senteur beaucoup plus forte.
    Alors les vins américains ont une senteur de pomme de terre crue, d’arachide grillée et de terre humide. Ils sont bons au goût mais il faut se boucher le nez pour déguster !!

    Alors on mobilise les chercheurs.
    Gary Pickering et ses coiiègues de l'université Brock, au Canada, cherchent le moyen de supprimer les méthoxypyrazines du vin.Ils ont annoncé un début de succès,obtenu en ajoutant des copeaux de chêne au vin rouge ou blanc.Le traitement a "réduit l'intensité"de la contamination.
    Les scientifiques ont essayé de nombreuses autres méthodes, notamment en irradiant le vin avec des ultra-violets ou en mélangeant de l'argile absorbante ou du charbon actif; mais toutes ces techniques n'ont donné qu'un "résultat limité" sur le vin  rouge et elles sont restées sans effet sur le vin blanc.

   
Gare au péril jaune, même chez les petites bestioles aux points noirs sur le dos. J’espère que les vignerons du bordelais font attention !!
    Pour le moment je peux encore me promener sur ma terrasse sans masque à gaz.! Mais on pourrait aussi inventer un parfum pour coccinelle.

Vendredi 27 janvier 2012 à 8:33

Actualité

Voici la suite de ma présentation du 24 janvier sur la piscine des chûtes Victoria.


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     De septembre à décembre, en raison des faibles
niveaux d'eau, il est permis de nager sur le bord de cette chute, dans cette piscine naturelle, bordée d'un petit mur rocheux par dessus lequel coule l'eau qui s'écrasera 108 mètres plus bas.
   
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     La
curiosité permet de  surmonter la peur.

     Les plus courageux s’approchent de très près de l’arête, pour leurs prises de photos !
     Epater le copain au retour ou bien
une décharge d'adrénaline et d’excitation au bord de l'abysse !
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     Cela me fait penser à une information vue au journal télévisé sur une jeune femme australienne qui faisait un saut à l'élastique au dessus de ces mêmes chutes Victoria et ..... la corde qui attachait l'élastique s'est cassée.
    
Elle a eu beaucoup de chance de s'en sortir.

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     Certains sont inconscients. Je conçois qu'on affronte un danger pour servir une cause, sauver quelqu'un, être vraiment utile, mais le faire pour se rendre intéressant me paraît bien futile.

Jeudi 26 janvier 2012 à 8:03

Changement climatique

Je lisais un article de "La Recherche" qui me paraît intéressant sur les mesures faites qui montrent le changement climatique.
Je pense qu'en faire un court résumé permettrait d'avoir les idées plus claires sur cette question.

         Il n'aborde pas les causes, ni des conséquences à long terme, pas plus que des remèdes, mais traite uniquement des mesures qui montrent que le phénomène existe et qu'il faut donc s'en préoccuper.

            1.) - La température de l'air augmente :

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De nombreuses stations météorologiques mesurent la température de l'air depuis plus de 130 ans. Les mesures sont formelles : la température moyenne de l'air à la surface du globe a augmenté de un degré depuis 1880 avec une accélération depuis 40 ans.


              2.) - La température des océans augmente :

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Les bateaux faisaient des mesures à diverses profondeurs, à partir de thermomètres; maintenant 3300 bouées fixes ont pris la relève et transmettent leurs mesures, jusqu'à 2000 mètres de profondeur. L'élévation de température est d'environ 0,5 d° en surface et 0,1 en profondeur, et la quantité de vapeur d'eau dans l'atmosphère augmente de façon continue depuis 1988 (mesures par satellites).


   3.) - Les glaces dans les montagnes et celles des pôles reculent et disparaissent.

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           Les glaciers sont un indicateur intéressant car ils sont loin de l'activité humaine et peu influencés par les hétérogénéités locales. Quelles que soient l'emplacement et la taille des glaciers européens, suivis depuis 50 ans, leur fonte s'accélère.

De même les calottes polaires diminuent de surface. Le Groenland et l'Antarctique perdraient chaque année 500 milliards de tonnes de glace depuis une dizaine d'années et cette fonte augment de 35 milliards de tonnes par an. Il semble toutefois que cette fonte ne soit pas due uniquement au réchauffement climatique et il est difficile de faire des prévisions à long terme.

   La superficie minimale des glaces Arctiques, en septembre, est passée de 8 millions de km2 en 1980 à 4,33 millions en 2011.

 

   4) - Le niveau des mers monte :

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D'une part le réchauffement dilate l'eau de mer et d'autre part l'eau de fonte des glaces va dans les océans dont le niveau monte. Les mesures des 2000 stations marégraphiques montrent que le niveau de la mer s'est élevé de 1,6  à 1,8 mm par an depuis un siècle, mais le mouvement des continents perturbe ces mesures, qui depuis 1990 sont faites principalement par satellites.

La hausse n'est pas uniforme et 3 fois plus rapide dans le Pacifique ouest.

   Grâce aux forage dans les sédiments marins, on peut reconstituer l'élévation ancienne et il semble que le niveau de variation actuel est deux fois plus imporatant que dans les deux derniers millénaires.

 

   5). - Les espèces terrestres se déplacent vers le nord.

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105 espèces d'oiseaux sont suivies depuis 1990 et la part relative à des oiseaux vivant dans des températures plus chaudes a augmenté et correspond à un déplacement d'environ 100 km entre 1989 et 2006

 

 

Mercredi 25 janvier 2012 à 8:36

Biologie, santé.

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     J'avais déjà fait le 30 septembre 2008 un article sur ce sujet, mais j'ai lu récemment un article qui me fait reprendre le problème sous un autre aspect.

    Je reprends d'abord mon vieil article :

    Lorsque nous voyons une couleur, du bleu par exemple, c'est que sur notre rétine est arrivée une particule sans masse, (ou peut être une inertie extrêmement faible), le photon, qui possède une certaine énergie caractéristique. A chaque photon d'énergie différente, nous allons donner un nom de couleur. Cette énergie transportée par un photon est ultra faible, pour le photon "bleu" 4,3 X 10 -19 joules. Heureusement la lumière que nous recevons contient beaucoup de photons.
    On le caractérise aussi en physique, par une certaine fréquence 6,5 X 10 14 hertz et la longueur d'onde associée (qui correspond à une statistique de la répartition des particules) est de 500 nanomètres.
  
     Donc sur notre rétine arrivent des photons, sur des cellules nerveuses en forme de bâtonnets et de cônes. Ces cellules contiennent des lamelles dans lesquelles des molécules chimiques réagissent sous l'effet de l'énergie laissée par les photons.
     Grâce à ces molécules chimiques (des pigments constitués de protéines), les photons déclenchent un influx nerveux dans les axones des cellules rétiniennes.
     Les bâtonnets sont sensibles à des luminosités très faibles et permettent une vison très précise alors que certains cônes ont une réaction électrique maximale quand ils sont éclairés avec des radiations bleues, d'autres ont une sensibilité  maximale avec des radiations vertes, et une troisième catégorie qui présente une réponse maximale pour les radiations rouges.
     Des photons correspondant au bleu n'excitent donc que les cônes “bleus”, ceux correspondant au vert les cônes “verts”  et ceux correspondant au rouge les cônes “rouges”. S'il s'agit d'une couleur intermédiaire, l'excitation est transmise aux trois sortes de cônes dans des proportions qui dépendent de l'énergie du photon incident.
     C'est un peu comme votre imprimante qui ne “tape” que des points bleus verts ou rouge, mais par leur mélange en proportions différentes reproduit des millions de couleurs différentes.

     Ces signaux de la rétine sont envoyés sur des neurones spécialisés de notre cerveau (à l'arrière du crâne au dessus de la nuque) qui vont “mesurer” la proportion de signal provenant des cônes bleus, verts et rouges et donner ainsi une caractéristique de la lumière reçue.
     Nous mémorisons cette perception et ce sont nos parents ( et frères sœurs, nounous, professeurs...) qui nous disent : cette sensation s'appelle bleu, celle ci rouge, celle là verte, cette autre orange ou marron. Bref c'est un codage du langage.
     Mais c'est un peu plus compliqué car nous ne regardons pas des photons, mais des objets.
     Pourquoi un objet est il bleu ? : parce que sa nature en surface est telle qu'il absorbe tous les photons rouges et verts et réfléchit tous les photons bleus .

   Donc ce qui existe ce sont les photons et l'objet, mais la couleur cela n'existe pas : c'est une dénomination dans notre langage que nous avons donnée nous, hommes, à une certaine sensation de notre cerveau, suite aux signaux en provenance des yeux, et sous le contrôle de nos centres de la parole et du langage et bien sûr de notre cortex frontal, le chef d'orchestre.

     Qu'ai je lu comme information nouvelle ?

     William McGeown et ses collègues, de l'Université de Hull, au Rogaume-Uni, ont montré qu' il suffit que le cerveau se déconnecte de ses entrées sensorielles, pour que les perceptions changent et une personne hypnotisée peut parfaitement voir une tomate mûre verte, l'herbe rouge et la neige violette. Ils ont même montré que certaines personnes très suggestibles n'ont même pas besoin d'hypnose pour imaginer des couleurs. ll suffit qu'elles décident de voir des taches de couleur sur un écran gris, pour les voir pour de bon, et sur instruction de l'expérimentateur, elle voyaient sur l'écran gris, des taches jaunes, vertes, bleues ou rouges.
     Mac Geown a montré que, lorsque de tels individus se persuadent qu'un écran est rouge alors qu'il est gris, l'activité des zones visuelles situées à l'arrière de leur cerveau et recevant habituellement les informations "rouge" en provenance des yeux augmente, et dépasse même très nettement celle d'autres personnes "normales" placées dans la même situation.
    Sous l'effet de la volonté, les zones de perception semblent ainsi capables de produire "sur commande" ce que la personne à la sensibilité particulière, désire voir.
    De telles personnes sont très suggestibles et influençables et elles peuvent aussi entrer très rapidement dans un état de transe hypnotique après quelques instructions de l'hypnotiseur.
 
     Cette découverte fragilise la frontière entre subjectivité et objectivité, révélant ainsi que le cerveau peut confondre ses propres constructions intérieures et les messages issus de la "réalité" .   
Au cours de l'histoire humaine, des individus ont prétendu voir des apparitions, des signes célestes, ou des soucoupes volantes. Le cerveau d'une personne très suggestible, lorsqu'il se persuade intensément d'une chose, a le pouvoir de lui donner un caractère de "réalité perceptible" qu'il devient difficile de distinguer de la "réalité vraie".


Mardi 24 janvier 2012 à 8:23

Paysages

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     Il est des sites dans le monde qui sont magnifiques, mais qui donnent aussi une démonstration de l'inconscience humaine, de ce que nous sommes prêts à faire de nos jours pour nous faire remarquer auprès des autres ou pour nous donner une petite décharge d'adrénaline, qui finalement n'aura été que passagère et bien inutile. Le cortex préfrontal qui nous permet d'anticiper sur les conséquences de nos actes, est parfois endormi !
     Il est un site magnifique, qui vaut sûrement le détour, si on a les moyens financiers de se l'offrir : les chutes "victoria" sur le fleuve Zambèze. Situées sur la frontière entre la Zambie et le Zimbabwe, 1,7 km de large et 108 mètres de haut, un extraordinaire spectacle.

     David Livingstone, a visité les chutes en 1855 et les a nommées en l'honneur de la Reine Victoria.

Elle sont les plus grandes attractions touristiques sur le continent africain.

     En 1989, l'UNESCO a déclaré ces chutes comme site de patrimoine de l'humanité.

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     Alors où est l'inconscience?      Dans cette piscine que je vous présenterai dans le prochain intermède : elle est appelée la "diable pool", une piscine naturelle formée dans les roches juste au-dessus des Victoria Falls - 108 mètres de haut  - ouverte au public l'été (et même aux enfants), et la plus grande attraction des chûtes !!!

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    Tout est souvent plus beau dans nos souvenirs du passé.
    J'entends souvent mes jeunes correspondantes qui viennent de sortir de l'adolescence regretter leur tendre enfance "où on était heureux avec les parents".
    C'est vrai que l'enfant a moins de soucis et que le cercle familial est là pour le protéger, pour lui procurer la sécurité nécessaire à son développement.
Il a besoin d'être aimé, de se distraire et de faire son apprentissage du quotidien.
    Alors quand il lui faut ensuite affronter les difficulté de la vie, assumer ses responsabilités, il regrette souvent cet âge d'or.

 
    Mais, c'est aussi cette note de regret que I'on entend souvent dans le discours des personnes âgées, dont certaines sont convaincues que le passé était paré de toutes les vertus, alors que le présent ne représente qu'une lente décadence les éloignant chaque jour davantage de l'âge d'or de leur jeunesse.
    Certes, le vieillissement lui-même explique une partie de ces regrets: la dégradation des forces vitales et parfois mentales fait naître une nostalgie de la jeunesse, laquelle est revécue à travers un prisme favorable. Mais un autre mécanisme cognitif a été identifié récemment.

    Dans une expérience réalisée à l'Université Harvard, Elisabeth Kensinger et Daniel Schacter ont constaté que, chez les personnes âgées (entre 62 et 79 ans, dans cette étude), une zone cérébrale, inerte chez les plus jeunes, s'active lorsqu'elles doivent mémoriser des images agréables : le cortex préfrontal médian.
    Cette zone s'active lorsqu'on est mis en présence ou que l'on imagine un objet, une action ou un concept en rapport avec soi-même. Ces images mentales s'appuient sur des souvenirs positifs du passé : ainsi une personne âgée qui voit un met appétissant et veut le mémoriser, s'imagine en train de le manger, et quel bon goût il a.
    De plus les images négatives ne produisent pas cette évocation d'action personnelle, et ne risquent pas de raviver des souvenirs associés. Dès lors, le passé est ravivé seulement par des émotions positives.

    Ce mécanisme permet de comprendre la sélectivité de la mémoire. je l'évoquais dans mon article sur les souvenirs du 22 décembre 2011.
    C'est au contact du présent que le passé se reconstruit en permanence : les motifs de satisfaction présents font resurgir des images positives du passé, lesquelles sont ainsi consolidées.
    A l'encontre, les expériences ou images désagréables survenant dans le présent ne provoquent pas ce rappel d'événements passés négatifs, parce que le cortex préfrontal médian ne s'active pas.

    Cela ne veut pas dire que nous oublions le passé et notamment les souvenirs très traumatisants restent gravés en nous.
Mais le mal qu'ils nous font s'atténue et nous pouvons les évoquer avec moins de réticence.
    Souvent, en vieillissant, lorsque nous évoquons le souvenir d'être très chers, dont la mort nous a beaucoup atteints, nous évoquons surtout les bons moments que nous avons passé avec eux, et cela nous réconforte et nous fait un peu oublier quelle a été notre souffrance.

Dimanche 22 janvier 2012 à 8:20

Libertés et règles

Savez vous pourquoi le savoir-vivre demande de laisser passer les dames en premier ?
           Cela date du temps des Henri IV et des guerres de religion.
            A l'époque, les assassinats n'étaient pas si rares, et un des endroits préférés des assassins était le pas d'une porte.

La précaution la plus élémentaire était donc de laisser “galamment” passer une femme en premier, pour savoir si un assassin était là...

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Pourquoi mettre sa main devant la bouche en bâillant ?

Mettre sa main devant sa bouche quand on bâille, à l'origine ce n'est pas par politesse mais juste par peur que l'âme ne s'échappe......

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Pourquoi dit-on "tchin-tchin" quand on trinque alors qu'on ne tape les verres qu'une seule fois et donc qu'il n'y a qu'un seul "tchin"?

Cela remonte au Moyen Age, pour prouver que les verres ne contenaient pas de poison.

Le premier convive versait un peu du contenu de son verre dans celui de l'autre en tapant dessus. L'autre l'imitait ensuite, d'où le deuxième "tchin", ou bien ils tapaient fortement leurs chopes afin que les liquides (souvent du vin) contenu dedans se mélangent par éclaboussures.

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Et je vous soumets quelques règles de savoir vivre à table, (en France), qu'on nous apprenait quand j'étais enfant (il y a 70 ans !!) :

   - A table, on ne parle pas fort, on ne rit pas fort, on ne coupe pas la parole, on ne parle ni de politique, ni d’argent, ni de religion, on n'accapare pas l'attention de la maîtresse de maison.
              - On ne met jamais les coudes sur la table, ni les mains sur ses genoux.
              - On ne croise pas ses jambes sous la table et on se tient le dos bien droit.
              - On ne souhaite jamais "bon appétit".
              - On ne parle jamais la bouche pleine. 
              - On ne boit jamais avant d'avoir vidé sa bouche et de l'avoir essuyée discrètement.

              - On ne doit jamais saucer ; on laisse ! (c'est un calvaire quand la sauce est bonne !!).
              - On pèle sa poire, sa pêche et même sa banane avec une fourchette et un couteau; (et cela n'est pas facile, le pire ce sont les oranges !!); ne jamais mordre dedans comme dans un pain au chocolat et éviter de manger une banane comme un singe !
              - On mange les cerises avec les doigts et on crache discrètement le noyau dans son poing fermé avant de le déposer dans son assiette. (mais, horreur, dans le jardin, on prenait le noyau entre deux doigts et on pressait pour voir celui qui l'enverrait le plus loin lol).
              - Quand on vous propose de reprendre d'un plat, refusez une fois par politesse, et acceptez la seconde fois par politesse aussi !(c'est faux cul, mais c'est comme cela !!).
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  Hum, je crois que mes petits-enfants sont mal élevés lol

Samedi 21 janvier 2012 à 8:26

Animaux

Intermède aujourd'hui avec des photos sur internet, qui m'ont fait flipper (pas pour moi, bien sûr).

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Le première pour ce mignon minet.

Pourvu qu'on n'allume pas le moteur sinon gare aux poils roussis.

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Là c'est pour la pauvre souris que j'ai le frisson






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Et cette pauvre maman chargée de famille nombreuse. 
J'espère qu'elle a droit aux allocations familiales.







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J'aime les renards. Un de mes grands pères en avait élevé un, et il l'a gardé plusieurs années. Alors cette image me navre.









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Celle ci est assez extraordinaire, mais je n'aimerais pas être dans la peau de ce lapin.








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Je m'inquiète pour les occupants de la voiture. 
J'espère qu'ils ne sont pas cardiaques.











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Mais pour finir une image rassurante : l'amitié chiens dauphin
.

Vendredi 20 janvier 2012 à 8:18

Notre cerveau : émotions

L'article que j'ai publié, il y a une dizaine de jours sur la théorie de l'attachement m'a valu quelques mails, certains sur la théorie elle même, d'autres pour évoquer la peur qu'ont les jeunes de s'attacher, peur que souvent évoquent ceux qui par ailleurs me parlent de leurs problèmes amoureux.
           II peut être angoissant de s'attacher. Ne va-t-on pas souffrir si I'autre nous quitte ? Il serait peut être plus sûr de garder ses distances, de ne pas s'impliquer sentimentalement.
           Mais ne devient-on pas alors insensible ?

L'enfant est confronté déjà à ce problème avec ses parents mais encore plus l'adolescent et même les adultes, face à l'amitié, l'amour et même la vie sociale.

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Face à l'attachement on trouve (en caricaturant un peu), trois attitudes :

Certains ont peur de souffrir et se protègent en évitant le contact trop rapproché, en restant avares de leurs sentiments et en se réfugiant derrière une carapace d'indifférence.
           D'autres s'attachent, mais gardent la peur de souffrir, guettant fébrilement dans le regard de l'autre des signes de désapprobation et d'éloignement, qui prennent des proportions exagérées.
          D'autres enfin savent s'ouvrir, avoir confiance et s'attachent sans craindre d'être rejetés.
          Les psychologues appellent ces personnes "évitant", "anxieux" et "sécurisé".

D'après les études de l'lnstitut de neurosciences cognitives de Lausanne, les personnes présentant un profil "évitant" ont des réactions affectives réduites face aux signaux sociaux positifs. lls sont indifférents à ce qui pourrait leur apporter une amitié, ne ressentent pas d'émotion dans ce type de rapport à l'autre et n'en attendent rien. Ces individus sont distants à la fois physiquement et affectivement. et sont des personnes très indépendantes et peu portées vers la vie collective.
           Souvent, elles héritent ce trait d'une enfance difficile, où elles se sont senties rejetées par leurs parents, leurs camarades, ou à l'adolescence dans ses premières expériences amoureuses et se sont protégées affectivement de ces déchirures en faisant taire leurs émotions.
           Mais les chercheurs ont également constaté que ces personnes faisaient preuve d'une faible activité de deux zones cérébrales, le striatum et l'aire tegmentale ventrale, en présence d'individus qui leur font des réflexions aimables.
           L'aire tegmentale ventrale ou ATV est impliquée dans les réactions de plaisir, en libérant de la dopamine (voir mes articles de janvier 2009 notamment).
           Le striatum réunit sous ce nom deux grands centres, le noyau caudé et le putamen, qui sont impliqués d'une part dans le contrôle de nos mouvements, mais aussi dans la mémorisation, le traitement et le contrôle de processus cognitifs et notamment émotifs, car ils servent de relais entre divers centres du cerveau émotionnel, le thalamus et le cortex frontal.

Les anxieux sont des personnes hypersensibles aux signaux de l'entourage.
           A la différence des personnes évitantes, elles ne fuient pas le contact, elles le désirent, mais en le redoutant, sans l'assurance que procure une solide confiance en soi, ce qui les rend très sensibles au moindre signe de désapprobation.
           Les personnes au profil d'attachement anxieux sont extrêmement attentives à tout ce qui peut constituer une remise en question de leur rapport à l'autre. et les réactions négatives ébranlent leur confiance, en suractivant les zones du cerveau impliquées dans la genèse des émotions et plus particulièrement de la peur.
           Ceci correspondrait à une réactivité accrue de l'amygdale cérébrale et notamment de la partie dorsale gauche qui réagit aux situations sociales négatives, notamment aux reproches accompagnés d'expressions dubitatives ou hostiles du visage d'autrui.

Le profil sécurisé est un attachement qui n'est ni évitant, ni anxieux.
           Ces personnes n'ont pas peur de I'autre et cherchent en lui un réconfort, mais sans se sentir déstabilisées à la moindre moquerie ou à la moindre remarque acerbe. Elles ont suffisamment de confiance en soi pour ne pas interpréter ces attaques comme une remise en question de leur relation avec I'autre, voire de soi-même.
           Les personnes à I'attachement sécurisé présentent une forte activation de leur striatum et de leur aire tegmentale ventrale dans des situations sociales favorables, lorsqu'on leur fait un compliment ou qu'on leur sourit. Mais, leur amygdale cérébrale ne s'active pas trop en cas de reproche.

Selon les psychologues de l'attachement, un enfant à qui ses parents donnent des signes d'amour fréquents et réguliers, tout en accompagnant ces signes de repères éducatifs tels des conseils, des interdictions, voire des punitions, apprend que les reproches ne constituent pas une remise en question de l'attachement fondamental.

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Jeudi 19 janvier 2012 à 8:09

Informatique, médias, internet

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Une correspondante m'a demandé de parler de la loi Hadopi de juin et septembre 2009.

Je ne suis guère qualifié pour cela car je ne suis ni juriste, ni "chargeur" sur internet.

Il m'arrive comme tous le monde d'y écouter de la musique ou de regarder en streaming un  épisode de série dont j'ai raté la diffusion, mais je ne suis pas accroc à collectionner ces documents.

 

La loi Hadopi a pour but de réprimer et donc de restreindre la copie illégale de fichiers (notamment écrits, musique, cinéma...) sur internet, car contraire à la protection des droits d'auteur.

Il existait au préalable une directive européenne 2001/29/CE, dont s'est inspiré la loi française DADVSI, qui protège la création et les droits d'auteur sur internet, puis les lois Hadopi.

La loi Hadopi complète la loi DADVSI qui ne prévoyait aucune sanction.

 

La loi HADOPI crée une "Haute Autorité pour la Diffusion des Oeuvres et la Protection des droits sur Internet ", d'où son nom.

Elle instaure une sanction "graduée" contre ceux qui diffusent sur internet auprès du public une oeuvre sans l'accord des ayants droits, à l'origine de la création de l'oeuvre.

Cette sanction consistait dans le projet de loi en un e-mail d'avertissement en guise de premier rappel de la loi puis un courrier d'avertissement par lettre recommandée, et la coupure de la connexion Internet en dernier ressort.

Cette autorité assure la coordination des recherches des adresses internet des équipements informatiques suspectés de téléchargement illégal, et les contacts entre le fournisseur d'accès et l'ayant-droit.

Le Conseil Constitutionnel  a "topé" cette loi en imposant que la coupure de la connexion soit prononcée par un tribunal judiciaire, après débat contradictoire.

Il était recommandé aux internautes qui voulaient télécharger des oeuvres, d'installer un logiciel de paiement sécurisé.

En fait la loi rendant responsable les intermédiaires mettant à disposition des accès à internet (fournisseurs d'accès mais aussi hôtels, bars, écoles et bibliothèques, et lieux divers publics ou privés), elle demandait la mise en place de moyens techniques pour empêcher l'accès à des oeuvres protégées

 

La loi visait surtout le chargement par certains qui le revendaient ensuite (ou les distribuaient largement à des amis) de musiques et chansons enregistrées sur des CD et de films enregistrés sur DVD ou passant en salles de cinéma. Depuis l'apparition des tablettes de toutes sortes, cela concerne aussi les livres vendus en librairie.

La loi a soulevé des oppositions diverses, bien entendu des internautes qui chargeaient de tels documents (pas forcément pour en faire commerce), mais aussi des fournisseurs d'accès qui jugeaient que le coût de la recherche des infractions serait de l'ordre de la centaine de millions, et de partisans de la liberté sur internet, qui pensaient que la loi freinerait toutes les créations, pas forcément commerciales.

La loi originelle, d'un part a dû être modifiée, et d'autre part a eu des difficultés à être votée car des députés de la majorité ont volontairement été absents pour le vote, afin de ne pas déplaire à leurs électeurs. Un site de promotion de la loi a été attaqué par des hackers qui en ont interdit l'accès.

   En mai 2009, le responsable du Pôle innovation Web de TF1, Jérôme Bourreau-Guggenheim, a été licencié après avoir exprimé un avis critique sur ce projet de loi dans un e-mail privé à son député, et il a porté plainte contre TF1 pour discrimination en raison de ses opinions, mais a été débouté par le Procureur de la République (aux ordres du gouvernement) du tribunal de Nanterre.

La loi a provoqué de nombreuses discussions même au sein des auteurs et artistes, et de leurs associations, mais elle a fini par être adoptée en juin 2009.

Personnellement je ne charge ni musique ni film, et donc je me sens assez peu concerné.Par contre il m'arrive souvent d'aller écouter un morceau, notamment des compositeurs toujours intéressants que nous signale JAZZ sur cow. Il m'est même arrivé ensuite de commander un CD qui m'avait particulièrement plu. J'ai aussi été voir parfois un épisode d'une série que j'avais raté parce qu'absent ce jour là.

Mais je pense que distribuer à des fins commerciales des oeuvres vendues par ailleurs dans le commerce est effectivement assimilable à un vol, puisqu'on prive de leur rémunération les créateurs et la chaîne de distribution (même si on estime que celle-ci fait trop de bénéfice !).

   Par contre je ne suis pas sûr que la loi soit très réaliste au plan de son application et notamment la recherche d'une adresse IP n'est pas très fiable et difficile, car on peut trouver des relais divers et variés pour se dissimuler;, notamment à l'étranger par le biais des réseaux privés VPN. (voir tout ce qu'on trouve sur internet comme méthodes pour contourner la loi Hadopi; c'est un jeu et un sport !!!)

   En fait cette loi rend responsable "la ligne qui effectue le téléchargement" et son propriétaire et non celui qui charge indûment, qu'il ait accès à cette ligne, soit réellement, soit de façon détournée par piratage et donc elle ne distingue pas la "personne morale" (qui peut être une association, un organisme public ou une entreprise) de la "personne physique" qui a commis le délit.

   La sanction risque dont de porter atteinte à des personnes qui ne sont pour rien dans le délit constaté, et par ailleurs on risque surtout de sanctionner des personnes ayant chargé occasionnellement pour leur usage personnel quelques documents, alors que ceux qui le font fréquemment ou en font commerce, trouveront le moyen de se dissimuler.

   Le coût des recherches des fautifs étant par ailleurs à la charge des ayants droit, risque de dissuader la plupart des auteurs et des "petits labels". 
              Par ailleurs je ne crois pas que ceux qui ne chargeraient plus ces documents les achèteraient, car pour garnir légalement un ipod, il faudrait disposer de ressources financières importantes.


   Finalement, je pense personnellement qu'il faut protéger les créateurs d'oeuvres contre le piratage, mais une fois de plus avec notre gouvernement, au lieu de réfléchir calmement sur un sujet utile, notre hyperactif et super-agité Président, a voulu une fois de plus aller jusqu'au bout dans la hâte et l'agitation, sans donner à ses services le temps de la réflexion.
           L'un des problèmes est la juste rémunération des créateurs; mais dépend elle vraiment du piratage sur internet à la mesure de ce qu'on nous fait croire.?

N'est ce pas plutôt un problème d'adaptation des fournisseurs d'accès d'une part, des distributeurs par ailleurs au web.

Certes il faudrait traquer la revente de produits piratés, et c'est plus facile à repérer que le piratage, car il faut qu'ils fassent leur pub pour vendre.

   Mais ensuite pour celui qui charge pour son usage personnel, ne vaudrait il pas mieux que les fournisseurs d'accès paient une licence globale? (qui évidemment serait en partie répercutée sur les utilisateurs. 

   Ce qui me paraît, par ailleurs, étonnant c'est que certaines études montrent aujourd'hui que le nombre de pirates aurait plutôt augmenté depuis la loi Hadopi !! Et ont a vu se développer un commerce de streaming ou de téléchargement payants illégaux, pas très chers, mais dont pas un centime ne va dans la poche des auteurs, ce qui est dommage (et dommageable).

   A trop vouloir punir, sans éduquer et prévenir, on finit par stimuler l'inverse de ce qu'on voulait faire et qui était louable : protéger la création.


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               Il paraîtrait que la Haute Autorité aurait identifié des chargements illégaux au palais de l'Elysée. Serait ce Carla qui aurait chargé des chansons?

Mercredi 18 janvier 2012 à 8:41

Paysages

Nous sommes en janvier et pourtant, jusqu'à présent il a fait très chaud pour la saison et juste des gelées depuis 2 jours  à Paris.
Personnellement j'en suis fort heureux car nous dépenserons moins en fioul pour le chauffage des immeubles.
Mais certains regrettent la neige et la glace de l'hiver.
Alors je vais mettre sur mon blog des photos que j'ai reçues sur des cartes de voeux et qui évoquent les frimas.


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Un front de mer gelé où la vague arrive quand même à rouler sous la glace (peu épaisse et assez brisée, il est vrai).







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Des moines qui longent des chutes d'eau, prises par la glace







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Les falaises de Pamuk sous la neige et la glace







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Un chemin givré en forêt




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et à coté de la glace miraculeusement perchée.
(à mon avis c'est truqué, on l'a relevée à la main et coincée !)

Mardi 17 janvier 2012 à 8:20

Actualité

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          Plusieurs d'entre vous me demandent ce que je pense du naufrage du bateau de Costa sur la côte d'Italie.

Je ne suis pas commandant de navire et donc je peux d'autant moins juger que je n'ai pas les éléments précis et la justice s'en est saisie.

  Je peux juste vous dire ce que j'en pense personnellement, ayant fait beaucoup de voile sur dériveur ou quillard, et pour avoir aussi fait pas mal de traversées dans les îles bretonnes, mais sur des navires beaucoup plus petits.

En bateau à voile, on est moins à l'aise face au vent et à la mer qu'un bateau lourd et la coque est moins solide, alors on a peur des rochers ! On n'a pas d'appareil type radar ou sonar et sauf dans les bateaux très chers, on ne dispose que d'une sonde qui est un fil que l'on descend avec un plomb au bout. Par contre on a un tirant d'eau (la profondeur nécessaire pour ne pas accrocher le fond) qui est faible, des cartes marines que l'on regarde en permanence et des balises terrestres (des piquets en fer ancrés dans le sol et portant une indication de direction du danger), qui indiquent les hauts fonds et que l'on respecte absolument. On consulte aussi en permanence les horaires des marées qui nous donnent plus ou moins d'eau sous la quille.

On évite de s'approcher des rochers et quand on va vers un port et qu'on approche de la côte, on le fait dans des chenaux balisés, bien qu'en fait trois mètres d'eau sous le bateau suffit le plus souvent pour ne pas accrocher quand ce sont de petits voiliers d'une dizaine ou quinzaine de mètres (et moins pour les multicoques).

Mais un voilier est relativement manoeuvrable, sauf par grosse tempête, et on peut changer de cap assez facilement, car on ne va pas très vite et on n'est pas très lourd.

Sur un gros navire en acier, il en est tout autrement, et à fortiori sur un paquebot de plusieurs centaine de mètres de long et de 30 mètres de haut hors l'eau. Le tirant d'eau dans de tel paquebots est supérieur à 10 mètres. La masse de plusieurs milliers de tonnes est telle que l'on ne peut à pleine vitesse, modifier rapidement sa trajectoire et encore moins s'arrêter.

Il est donc absolument impératif de ne pas passer près des obstacles, de rester dans des chenaux balisés et de réduire sa vitesse assez tôt, quand on arrive au port et cela d'autant plus qu'on est responsable de milliers de vies humaines et d'un bateau d'un prix très élevé.

On ne passe donc jamais dans des lieux où le fond est inférieur à 20 mètres et les cartes marines sont précises au voisinage des côtes. De nuit on est encore plus prudent car on y voit mal et on peut faire une erreur de position, surtout quand il n'y a pas de phare sur la côte proche, qui indique une zone de "non danger".

Sur les photos ci dessous on voit que le paquebot était à 100 à 150 mètres de la côte au maximum et  s'approcher ainsi est dangereux, et impensable pour un bateau de croisière. C'est comme si le pilote d'un avion de ligne s'amusait à voler à 15 mètre au dessus de sa maison à la campagne histoire de dire à sa femme qu'il serait bientôt là !!

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       Dans les gros navires il y a un poste de quart d'où l'on voit la mer, et plusieurs hommes qui y veillent et l'un d'entre eux surveille en permanence radar et sonar, qui préviennent de tout obstacle au voisinage et notamment devant le bateau. La route du bateau est prévue à l'avance et on surveille qu'on n'en dévie pas, et si on est obligé de le faire, c'est en ayant étudié les conséquences sur la carte, et souvent avec un accord par radio avec le terre, comme pour les avions de ligne.

  Et de nuit où l'on voit mal dans l'obscurité, on surveille encore plus et on ne se promène pas à coté d'obstacles dangereux.

  Que faisaient les marins de Costa? Ils regardaient un match de foot?

 

Ce qui me paraît également scandaleux c'est qu'on n'ait pas décidé plus tôt l'évacuation des passagers, car d'une part elle est devenue très difficile du fait de la gîte du navire (il est couché à 80 degrés) et d'autre part parce que, s'il ne s'était pas reposé sur le fond, le bateau aurait coulé rapidement et les gens auraient été coincés comme dans le Titanic. Il y aurait eu plus de mille noyés.

  En fait c'est une chance que le bateau se soit ainsi posé sur le fond, mais les photos montrent ainsi que le fond de la mer était à une dizaine de mètres. Pas étonnant que le bateau ait heurté un rocher !

Et quand on voit la brèche sur le flanc du navire, de 70 mètres de long, il a dû s'engouffrer une grande quantité d'eau et l'équipage ne pouvait ignorer que la situation était catastrophique et ses deux réflexes auraient dû être d'une part de fermer les portes étanches près de la fissure et d'autre part d'évacuer les passager, chaque radeau étant guidé par deux hommes d'équipage, entraînés à cette tâche.

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Que dire de l'inorganisation de l'évacuation, des marins incompétents et du commandant de bord qui a été l'un des premiers à quitter le navire ! Il est tout à fait normal qu'il soit incarcéré et jugé pour toutes les fautes qui ont été commises.

  Quant à la compagnie Costa, elle va se repentir d'avoir engagé des marins inexpérimentés et incapables, sans doute à bas prix. Les indemnités qu'elle va être obligée de débourser plus la perte du navire, vont lui apprendre l'intérêt de la qualité, quitte à faire moins de profit ! D'autant plus qu'à la place de l'assurance, devant tant d'erreurs manifestes, je ne sais pas si je verserais les indemnités à la compagnie.

 

Lundi 16 janvier 2012 à 8:00

Sciences et techniques

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         On m'a demandé plusieurs fois mon avis sur les neutrinos qui vont "plus vite que la lumière".

Même si j'ai fait autrefois un peu de recherche sur des rayonnements nucléaires, je ne suis pas un savant et donc je ne peux juger de telles expérimentations et puis ce n'est pas facile d'expliquer cela de façon à ne pas raser mes lecteurs.

Je vais essayer de vous dire le plus simplement possible, ce que je sais ou que j'ai lu.

D'après les théories de la relativité d'Einstein, aucune particule ayant une masse, ne peut aller plus vite que la vitesse de la lumière dans le vide, c'est à dire celle des photons, dont la masse est quasi-nulle.

   Donc démontrer qu'un neutrino peut mettre en défaut ce principe serait une révolution en physique des particules.

 

D'abord qu'est ce qu'un neutrino.?

C'est une particule très particulière qui a été trouvée théoriquement par Pauli en 1930 : dans certaines émission radioactives d'électrons (béta), la quantité d'énergie n'était pas conservée, ni d'ailleurs la quantité de mouvement et Pauli supposa que la différence manquante était emmenée par une particule, non chargée (pas de charge + ou - comme l'électron). Comme on ne la détectait pas, on a supposé qu'elle n'avait pas de masse; en fait certaines expériences semblent montrer qu'elle a une masse mais extrêmement faible par rapport aux autres particules.

Ces neutrinos ne peuvent avoir avec les autres particules que des interactions faibles, c'est à dire à très courte distance et la probabilité d'interaction avec la matière est par rapport à celle d'un électron, 10 -14 fois plus faible !!.

   De très nombreux neutrinos sont produits par les réactions thermonucléaires solaires, et du fait de cette très faible probabilité d'action, pour qu'un neutrino d'énergie 10 Mev, réagisse avec les atomes de la terre, il faudra que dix milliards la traversent sans réagir !!!

   C'est donc très difficile de détecter des neutrinos et les détecteurs de neutrinos contiennent donc typiquement des centaines de tonnes d’un matériau et sont construits de telle façon que quelques atomes par jour, interagissent avec les neutrinos entrant.

Lorsqu'un neutrino entre en collision avec un atome, il désintègre son noyau, dont il "vole" quelques éléments, et il se transforme en une particule un peu différente, un "muon" de masse élevée et de charge négative (une sorte d'électron de masse 200 fois plus élevée),  qui continue sur la trajectoire du neutrino, mais qui perturbe les couches électroniques des atomes de matière rencontrés (parce que particule chargée, elle se déplace à une vitesse supérieure à celle de la lumière dans ce matériau) et produit alors une lumière bleue (c'est l'effet Cerenkov), qui permet de la détecter et donc de détecter la présence du neutrino disparu.

Par contre les neutrinos de très grande énergie réagissent davantage avec les atomes.

 

Selon la théorie de la relativité une particule de masse non nulle, même extrêmement faible, ne peut avoir une vitesse supérieure ou égale à celle de la lumière dans le vide.

Des physiciens ont voulu mesurer la vitesse des neutrinos et en particulier lors de l'expérience"OPERA" qui a débuté en 2007.

La "course" des neutrinos a eu lieu entre le laboratoire du CERN à Genève, où le grand accélérateur produisait à partir de protons, des neutrinos de haute énergie 17 Gev.

On essayait de les détecter à 732 km de là dans un laboratoire enterré sous 1400 mètres de roches au Grand Sasso, dans les Abruzzes italiennes.

Le temps de parcours devait être de l'ordre de 2,4 millièmes de seconde. En fait les neutrinos sont arrivés avec 60 milliardièmes de seconde d'avance, ce qui correspondrait à une arrivée 20 mètres avant le photon lumineux, si celui ci avait participé à la course.

D'après l'équipe, l'incertitude (résultant d'un calcul statistique d'erreurs), ne serait que de 10 milliardièmes de seconde et donc le résultat significatif.

 

Ce n'est pas facile de faire cette mesure : comme pour toute vitesse, il faut mesurer le temps et l'espace parcouru.

Le temps aujourd'hui c'est facile. On a les horloges atomiques basées sur les fréquences de vibrations d'atomes, et on sait les synchroniser (il faut tenir compte du temps de parcours de l'information de synchro !).

Par contre la distance ce n'est pas facile puisque là il faut mesurer 732 km à quelques cm près.

Des balises GPS ont permis cette mesure à l'extérieur, encore que les plaques tectoniques peuvent ensuite bouger un peu. Et puis le signal GPS ne pénètre pas sous la terre et il a fallu estimer la position des détecteurs sous la montagne. Cela a été fait avec un détecteur extérieur et des relevés optiques dans des tunnels.... et beaucoup de calculs.

Une autre incertitude existe : l'instant où les neutrinos ont été créé, car les réactions ne sont pas ponctuelles dans l'accélérateur, et comme à l'autre bout on ne détecte que quelques neutrinos, ce n'est pas facile de savoir d'où ils sont partis exactement.

 

Ce qui est bizarre c'est que des mesures faites en 1987, lors de l'explosion d'une supernova, sur des neutrinos  venus de l'espace interstellaire, sont en contradiction avec cette expérience.

Les astrophysiciens avaient assisté à l'arrivée quasi simultanée de neutrinos et de photons émis par une explosion cosmique survenue à 168 000 années-Iumière de notre planète. Les neutrinos étaient arrivés en avance légère sur les photons, un écart qui ne se démarquait pas des incertitudes de mesure.

Voici les propos d'un de ces astrophysiciens : " Si on projette, sur cette supernova, I' avance des neutrinos constatée par l'équipe Opéra, il aurait dû y avoir un écart de près de quatre ans entre les neutrinos et la lumière. Or iI était de I'ordre de quelques heures. Cette observation de Ia supernova ne contredit pas la théorie de Ia relativité, et sa précision est dix mille fois plus précise que celle relevée par mes collègues d'Opéra, à cause de Ia très grande distance de vol."

Reste cependant une différence : les neutrinos de l'espace avaient des énergies de quelques dizaines de Mev, mille fois moins que ceux d'Opéra. Il faudrait refaire l'expérience Opéra avec des neutrinos moins énergiques (mais est ce possible, car ils réagiront encore moins), et voir si l'on obtient les mêmes résultats, car ce serait alors sans doute un artefact d'expérience. Si par contre on trouvait alors la vitesse égale à celle de la lumière, il faudrait se demander qu'elle influence peut avoir l'énergie des neutrinos.

 

Bref ne nous affolons pas. L'expérience Opéra a été menée avec un soin remarquable, mais aucune physique ne peut expliquer un tel résultat qui contredit les lois jusqu'à présent confortées par toutes les autres expériences. Les résultats ont été rendus publics, ils vont être examinés et d'autres chercheurs tenteront de reproduire des mesures analogues.

En sciences comme ailleurs il faut être patients et pour le moment, considérons ce résultat comme une "anomalie dont il faut trouver une explication".

     J'espère que je ne vous ai pas trop rasé, mais cela vaut mieux qu'une dissertation sur le AAA. Et puis hier c'était dimanche, vous vous êtes reposés !! lol

Dimanche 15 janvier 2012 à 8:12

Photos, photos comiques

La suite des peintures en trompe-l'oeil sur de cars. Cette fois ce sont surtout des publicités.
Je trouve la dernière particulièrement horrible, bien qu'humoristique !!


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Samedi 14 janvier 2012 à 8:14

Inné et acquis

Je rappellerai d’abord quelques données sur l’ADN et les protéines.

    Nos gènes, constitués de l'ADN, sltué dans le noyau des cellules, détiennent les instructions nécessaires à Ia fabrication des protéines. Ces protéines construisent à l’origine, entretiennent et font fonctionner le cerveau et tout l’organisme, façonnent la personnalité et les caractéristiques physiques.
    La génétique étudie comment des changements de séquences des gènes (les mutations) modifient l'apparence ou le comportement.


    Les gènes sont utilisés comme un modèle dans la fabrication des protéines. Dans ce que l’on appelle “l’expression des gènes”, des protéines se lient à l’ADN et transcrivent celui-ci en une molécule intermédiaire. un ARN, (acide ribonucléique), lequel est ensuite traduit en protéine.
    A chaque séquence de nucléotides (A,C,G,T), d'un gène correspond une protéine.
    Cependant, une cellule n'utilise pas tous les gènes dont elle dispose; elle se restreint à ceux qui déterminent sa fonction. Grâce à cette “expression génique sélective”, une cellule du coeur, par exemple,  est différente d'une cellule de l’estomac, des reins ou d’un neurone du cerveau.
De même, les caractéristiques physiques et émotionnelles d'un individu dépendent des gènes qui sont exprimés ou ne le sont pas.

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    Pour qu’un gène ne se manifeste pas (on dit qu’il ne s’exprime pas ou qu’il est “silencieux”), il faut empêcher la machinerie moléculaire de I'exprimer.
     Comme le long fil d'un ressort, la molécule d'ADN est enroulée autour de « bobines » protéiques, des histones, (voir mes articles du 3 au 6 juillet 2010), de sorte qu'elle peut malgré sa longueur, tenir dans le noyau de la cellule, et, dans cet état condensé, l'ADN est silencieux : les protéines codées ne sont pas fabriquées.
    Pour s'exprimer, le segment d'ADN portant le gène intéressant doit être déroulé et certains  mécanismes épigénétiques facilitent ou bloquent I'accès aux gènes, contrôlant ainsi ce déroulement et leur expression.




    Ces mécanismes consistent notamment à ajouter ou à enlever des molécules à I'ADN ou aux histones. Par exemple, la greffe de groupes méthyle (-CH3) à I'ADN limite I'accès et empêche la machinerie de transcription de se lier à I'ADN, et le gène est ainsi rendu silencieux, ou du moins la probabilité de son expression est fortement diminuée.

http://lancien.cowblog.fr/images/SanteBiologie/ADNmethyle.jpg
A l'inverse, le groupes acétyle (C0CH3) fixés aux histones, conduisent au relâchement et au déroulement de I'ADN et facilitent l'expression génique.
Ce ne sont pas les seuls groupes chimiques concernés par ce mécanisme.


J’ai déjà dit plusieurs fois dans mes articles, qu’en cas de stress, les centres amygdaliens du cerveau agissaient sur l’hypothalamus, lequel envoyait dans http://lancien.cowblog.fr/images/SanteBiologie/cortisolstress-copie-1.jpgla glande hormonale voisine, l’hypophyse, une pré-hormone, et celle-ci agissait à son tour sur les glandes surrénales pour libérer du “cortisol” , un corticoïde qui est, ce que l’on appelle “l’hormone du stress”.
    Celle ci est captée par des récepteurs des neurones de l’hypothalamus et les empêche en partie de réagir aux signaux des centres amygdaliens, limitant ainsi l’ampleur du stress.
    On sait quel gène favorise la création de ces récepteurs du cortisol dans l’hypothalamus, et on a constaté que, chez les rats délaissés par leur mère dont je parlais hier, ce gène comportait davantage de radicaux méthyles et donc s’exprimait plus difficilement, ce qui empêchait la lutte contre le stress.
   
    Les mécanismes épigénétiques expliqueraient aussi les addictions à des substances telles l'alcool ou les drogues. Ces dépendances sont probablement favorisées par des facteurs génétiques, c'est à dire que des individus génétiquement prédisposés peuvent devenir dépendants plus facilement que d'autres, mais, à l’origine,  I'utilisation régulière de la substance incriminée est nécessaire pour faire basculer le cerveau vers un état dépendant, l'épigénétique jouant sans doute un rôle cette transformation.
    Le rôle de l’épigénétique semble aussi avéré en ce qui concerne la schizophrénie, mais le mécanisme de réaction au stress ou à la nourriture et plus généralement à l’environnement n’est pas élucidé.
    Les chercheurs travaillent aussi sur la dépression dont le mécanisme déclencheur n’est pas connu, mais la prédisposition d’un individu pourrait en partie être due à un mécanisme épigénétique, qui entraînerait une insuffisance en facteurs protéiques de croissance, qui favorisent le développement des neurones chez le foetus.

Vendredi 13 janvier 2012 à 8:16

Inné et acquis

http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures2/330.jpg     Quelques centaines d’années avant J.-C., des savants grecs se sont mis à réfléchir sur notre développement. Dans quelle mesure sommes-nous programmés plutôt que façonnés par notre environnement ? Plus de deux mille ans ont passé et pourtant, le verdict n’est pas encore tombé.

     Certaines de mes correspondantes m’ont demandé à plusieurs reprises si je pouvais faire un article sur l’épigénétique,que j’ai évoquées à plusieurs reprises dans mes articles sur l’ADN et d’autres me demandent si une maladie mentale peut “s’attraper”, car elles apparaissent parfois soudainement.

    C’est un sujet difficile à expliquer et je vais essayer de le faire le plus simplement possible, en deux articles, en empruntant des schémas à Edmund Higgins, psychiatre et chercheur à l’Université de Caroline du Sud aux Etats Unis.

    Même si nous ne savons pas grand chose sur les maladies mentales et les dépressions, la neurobiologie a fait des progrès dans ce domaine et la génétique vient à son aide, car les progrès sur la connaissance du génôme humain ont été importants ces dernières années.
    Pour les neurobiologistes, les troubles psychiatriques seraient en grande partie d'origine génétique, le bon fonctionnement du cerveau est contrôlé par diverses protéines qui interagissent entre elles, chacune étant codée par un gène.   
Il suffit qu'un de ces gènes soit (ou devienne) défectueux pour que la protéine correspondante ne puisse plus remplir sa fonction dans le fonctionnement complexe cérébral.
    Mais il ne faut pas prendre génétique au sens seulement de l’hérédité. Les vrais jumeaux, qui sont dotés du même patrimoine génétique issu des parents, n'ont pas nécessairement les mêmes maladies mentales, comme par exemple, Ia schizophrénie.
     Les maladies psychiatriques résulteraient plutôt d'une interaction complexe de I'environnement avec certains gènes, et l'on commence à peine à comprendre comment I'environnement modifie le cerveau et déclenche des troubles mentaux.
    Les expériences de la vie peuvent changer le comportement d'un individu en modifiant I'expression des gènes qui contrôlent le fonctionnement de son cerveau.

    Je ne vais pas refaire un article sur l’ADN, et je vous renvoie pour ceux qui ne se rapellent pas à mes articles des 3, 4, 5, et 6 juillet 2010.

    J’ai montré dans ces articles que l’ADN était une très grande molécule hélicoïdale, avec des “montants” et des “barreaux”, et que l’hérédité est due à la nature et l’arrangement des “bases puriques” qui constituaient ces barreaux. (A pour adénine,T pour thymine, C pour cytosine et G pour guanine ).
    Un traumatisme, la consommation de drogues ou le manque d'affection n'altèrent pas la séquence des bases dans les gènes mais ils conduisent à Ia “greffe chimique” de molécules satellites sur I'ADN. Ces additions influent sur I'expression des gènes, inhibant ou activant la production des protéines qu'ils codent, ce qui risque de perturber le fonctionnement cérébral et l'état mental des sujets.
    Ces processus ou l'expression des gènes est modifiée par des mécanismes qui laissent inchangées les séquences d'ADN sont dits “épigénétiques” (épi signifiant au-dessus ou au-delà .... des gènes).

    En 1997, ie neurobiologiste Michael Meaney et ses collègues de l'Université McGill, au Canada, ont comparé des rats qui avaient été abondamment léchés et toilettés par leur mère pendant les dix premiers jours. de leur vie avec d'autres rats auxquels les mères avaient prodigué peu de soins.
Confinés dans un tube étroit en plastique pendant 20 minutes, Ies jeunes rats ayant des mères attentionnées étaient moins anxieux et moins stressés que les autres.
    Ces expériences montrent que le bon comportement maternel d'une mère rat peut, par exemple, renforcer la résistance émotionnelle de ses jeunes en favorisant I'expression d'un gène diminuant le stress et l'anxiété. A I'inverse, des événements traumatisants chez ces jeunes rats arrêteraient, par un mécanisme épigénétique, la fabrication d'une protéine responsable de la croissance neuronale, et entraîneraient une dépression.
    Ceci est également vrai pour les humains : des enfants qui reçoivent beaucoup d'affection et d'attention peuvent devenir émotionnellement plus résistants et récupérer plus vite d'un stress important, et ensuite, être moins sujets au stress à l'âge adulte, que les enfants qui n'ont pas eu cette chance.
    Des travaux récents montrent également que des changements épigénétiques joueraient un rôle dans des pathologies telles que I'addiction aux drogues et Ia schizophrénie, ainsi que dans les troubles de la mémoire à long terme.
    En élucidant les mécanismes moléculaires de ce type dans les maladies mentales, les neurologues pourraient mettre au point de nouveaux traitements contre les maladies psychiatriques. Ainsi, de futurs médicaments pourraient "nettoyer" I'ADN afin d'éliminer les modifications moléculaires que l’on aurait décelées et qui favorisent des maladies.

    Demain je vous donnerai un peu plus de détails sur ces processus.

Jeudi 12 janvier 2012 à 7:58

Photos, photos comiques

  J'ai reçu des photos humoristiques de cars d'Amérique et dEurope, sur lesquels on a peint des "trompe-l'oeil", souvent à des fins publicitaires.
     J'ai trouvé ces photos amusantes et je vais donc les publier en deux articles à quelques jours d'intervalle.

     Après un petit clin d'oeil sur les roues, des véhicules peints sur des cars et enfin un arrière suggestif qui est la peinture que je trouve la plus originale.

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Mercredi 11 janvier 2012 à 8:09

Drogue, alcool, addictions

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   J’ai reçu diverses remarques de fumeurs de cannabis qui n’ont pas apprécié mes articles et ont été chercher dans la documentation tout ce qui pouvait minimiser les effets de cette drogue, et par ailleurs ils n’ont pas lu de documentation scientifique à ce sujet, mais des articles très généraux.
    En outre ils ont mal lu mes articles car ils leur font dire des choses que je n’ai pas écrites.
    Il me paraît donc important de résumer certaines notions sur les effets de cette drogue, car comme la nicotine du tabac, le cannabis est une drogue, certes moins dangereuse que les drogues dites “dures”, mais fumer du cannabis à titre “récréatif” comme disent certains, est encore plus dangereux que fumer du tabac.


    1. ) - Les fumeurs de cannabis sont rassurés parce qu’on “ne meurt pas en fumant du cannabis, comme on meurt du tabac.” Grosse erreur.
    On peut mourir du tabac parce qu’il induit des cancers. Sur le cannabis les temps de latence sont tel,  qu’on n’a pas encore de statistiques, mais on en reparlera dans 10 à 20 ans, quand certains cancers apparaîtront.
    Toutes les études faites par les chercheurs en biologie montrent que les effets cancérigènes du cannabis sont supérieurs à ceux du tabac avec un facteur 10 à 20, selon les études.
    Donc on mourra plus du cannabis que du tabac si on en fume autant.

    2. ) - Les fumeurs de cannabis sont rassurés parce qu’on “ne risque pas d’overdose”. C’est vrai il n’y a pas d’overdose au sens strict et je l’ai toujours dit dans mes articles.
    Par contre on a constaté des comas par absorption importante à la fois de THC et d’alcool, sans qu’on puisse dire si la cause était plus le fait d’un des deux produits (en fait une action sans doute conjuguée).
    Par ailleurs on connaît la valeur d’une dose létale de THC, mais elle est plusieurs dizaines de milliers de fois supérieure à celle utilisée en fumant occasionnellement., alors que pour les drogues dures ce facteur est de l’ordre de dix.
    Il faut aussi savoir que, même à de faibles doses, les personnes qui ne sont pas en bonne santé, peuvent avoir des manifestations respiratoires ou cardiaques plus ou moins graves, certaines ayant entraîné la mort par arrêt cardiaque.

    3. ) - Les fumeurs de cannabis sont rassurés parce qu’on “ne risque pas de dépendance “. Erreur, tout dépend ce qu’on entend par là.
    C’est vrai qu’il n’y a pas ou peu de dépendance physiologique (comme avec la nicotine du tabac) : la très grande majorité des consommateurs de Cannabis qui n'utilise ce produit qu'occasionnellement,t peut cesser définitivement son utilisation sans grande difficulté.
    Par ailleurs il n’y a pas de manifestations physiologiques de manque, comme avec les drogues dures, et de manière beaucoup plus faible, avec la nicotine.
    Par contre il y a une dépendance psychologique due à deux raisons :
        - le THC agit sur les centres de la récompense et provoque donc une libération de dopamine.
        - le cannabis a un effet euphorisant et il est donc majoritairement utilisé par des gens “mal dans leur peau” pour oublier leurs ennuis. Mais lorsque l’effet est terminé, on se sent alors plus mal (les problèmes sont toujours là!) et le stress augmentant, on reprend donc plus facilement de la drogue pour oublier à nouveau.

    4. ) - Les fumeurs de cannabis sont rassurés parce que les effets sont très différents d’une personne à l’autre, comme pour le tabc ou l’alcool. C’est vrai.
    Alors on se croit évidemment mieux loti que le voisin de même qu’on pense qu’on conduit trop bien pour avoir un accident sur la route.
Le nombre de récepteur de THC dans le cerveau n’est pas le même et sa dégradation peut être plus ou moins rapide.
    Les effets dépendent ensuite beaucoup de la fréquence avec laquelle on fume; en plus les “joints peuvent être différents et la dose de THC dépend aussi de la façon dont on le fume.
    Pour des fumeurs chroniques, on constate souvent une modification du comportement : la personne perd peu à peu le sens des réalités, n'a plus de bon sens et devient apathique, perd sa capacité de se projeter dans l'avenir, son élan vital, et se désintéresse de tout. Ses capacités intellectuelles et de communication diminuent et des difficultés se manifestent en général dans le monde du travail ou à l'école, le risque à terme étant une désinsertion sociale progressive. Cet état de passivité est en général réversible à l'arrêt de la prise de drogue.
    Des effets nocifs sur la mémoire ont été constatés par tous les chercheurs, mais sont en général réversibles. Cependant pour des fumeurs très importants, on contate des dégradations permanentes sur l’hippocampe (le “professeur”de la mémoire”). Voir mon article du 28/11/2011.
   
    5. ) - Les fumeurs de cannabis sont rassurés parce que, d’après le dictionnaire, le cannabis n’est pas un neurotoxique. Là c’est une question de vocabulaire.
    Si on dit “un” neurotoxique (nom), en effet on appelle en général ainsi des toxiques qui agissent sur le système nerveux à l’image de l’acétylcholine et qui donc bloquent les muscles puis les poumons et enfin le coeur (par exemple de nombreux organophosphorés; j’en ai étudié les effets autrefois en laboratoire). Le cannabis n’a pas ces effets.
    Par contre si on utilise l’adjectif “neurotoxiqu”e, oui le cannabis est toxique pour les neurones, par l’action de la THC sur ses récepteurs.

    6. ) - Les fumeurs de cannabis sont rassurés parce que, me disent ils, "même à forte dose le cannabis permet de garder ses repères de la réalité, contrairement à l’alcool.” Enorme erreur.

    Même à faible dose, fumer du cannabis se traduit par :
        - une augmentation du rythme cardiaque;
        - une diminution de la salivation (bouche sèche);
        - un gonflement des vaisseaux sanguins (yeux rouges);
        - une stimulation de l’appétit, mais parfois une sensation de nausée;
        - une certaine décontraction musculaire.
        - une sensation d’euphorie, de bien être;
        - une baisse de l'attention et de la concentration;
        - une action sur le cerveau préfrontal qui entraîne une sous-estimation importante des conséquences de ses actes et notamment du danger.
           Il en résulte que le danger du cannabis au volant est bien plus important que celui de l’alcool, car on se rend moins compte de son état et de son inaptitude à conduire. Le mélange alcool-cannabis est extrêmement dangereux pour un conducteur.
        Je connais des personnes qui se croyaient “peu sensibles au cannabis” et qui ont eu eu des accidents à répétition, parce qu’ils conduisaient ayant simplement pris un verre d’alcool et fumé un ou deux joints. Une personne qui avait fumé seulement trois ou quatre joints dans la soirée, a pris - de jour en été - à 90 km/h un tournant limité à 60 et a embouti un pylône. Il a eu de la chance de s’en tirer, mais pas sa belle et grosse voiture presque neuve.
   
     En résumé, on peut donc dire qu'une prise peu fréquente de cannabis pour quelqu'un en bonne santé, qui n'est pas particulièrement sensible ou allergique à ce produit, est relativement sans danger important, comme de fumer une cigarette de tabac de temps en temps, mais à condition de s'abstenir absolument de conduire un véhicule ou de se servir d'une machine dangereuse.
         Par contre, si l'usage régulier de cannabis n'entraîne pas de maladie spectaculaire et mortelle, il est néanmoins nocif pour le cerveau, et cela d'autant plus que l'individu est jeune.
         Enfin fumer du cannabis lors d'une grossesse est dangereux pour le foetus dont le cerveau est en pleine formation et des anomalies peuvent être constatées; le THC franchit en effet la barrière placentaire, de la même façon qu'il franchit la barrière hémato-encéphalique qui protège le cerveau.
         Quant à l'utilisation médicale du cannabis, elle est tout à fait utile, comme celle de la morphine, pour combattre la douleur ou dans certains cas d'anorexie, pour stimuler l'appétit, mais c'est sous contrôle médical.

       

Mardi 10 janvier 2012 à 8:33

Actualité

On  me demande ce que je pense de la loi en cours d’élaboration sur la "TVA sociale." Je ne suis pas économiste de métier, alors je ne peux que vous donner une opinion personnelle, mais je ne sais pas si elle est valable

  Une première remarque plus générale, mais qui s'applique aussi à cette initiative.
                     Je suis d'accord dans la plupart des cas sur le fait qu'il fallait faire des réformes, parce que la France a besoin d'évoluer, de se mettre en accord avec le monde actuel, par exemple réforme des retraites, de la fiscalité, de la sécu... et sur le fait qu'on ne peut continuer à s'endetter et que donc il faut faire des économies.

Seulement malheureusement mon assentiment s'arrête là, car je trouve que trop autoritaire, mal entouré et trop soucieux du paraître, Sarkozy a fait les mauvais choix dans ces réformes, sans en mesurer les véritables conséquences, trop pressé et changeant.

Il brasse beaucoup d'air, mais il y a peu de résultats concrets et ceux obtenus vont la plupart du temps dans un sens néfaste à la nation et aux français (sauf les plus riches).

La "charrue est souvent mise avant les boeufs", comme par exemple dans la réforme des retraites où on augmente sans discernement l'âge de la retraite, mais on ne s'attaque pas au préalable au chômage et notamment à celui des gens de plus de 55 ans qui sont licenciés en masse, alors qu'ils devrait travailler maintenant jusqu'à 62 ans au moins.

http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures2/aouttvasociale.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures2/images-copie-5.jpg


















                     
Je suis d'accord sur le fait qu'il faut essayer de rendre plus compétitives les entreprises et qu'il faut essayer de diminuer les charges sur les salaires tout en préservant notre "modèle social". Donc jusque là tout va bien. 

Mais la TVA préconisée par Sarkozy me semble être une TVA "antisociale".

On diminue les charges des entreprises OK.

Mais qui va payer : si on augmente la TVA, tous ceux qui consomment, car si les entreprises ne répercutent pas sur les prix, elle ne gagnent rien en compétitivité et ce serait bien la première fois qu'elles le feraient. Certes les riches consomment plus que les pauvres et donc paieront plus, mais ce n'est qu'une part faible de leur revenu. Donc cela ne les gêne guère. Tandis que pour ceux qui ont déjà beaucoup de mal à s'en sortir, même une faible augmentation du coût de la vie sera catastrophique.

Le gouvernement dit que les salaires seront augmentés par les entreprises. Mais s'il le sont un peu, ce seront quand même les salariés qui feront les frais de l'affaire. Et s'ils compensaient totalement en salaires la diminution de charges, alors on se demande en quoi cela augmenterait la compétitivité des entreprises, car qu'elles payent les sommes en salaires ou en charges, qu'est ce que cela change ? Donc le gouvernement nous prend là pour des imbéciles (comme d'habitude).

Par ailleurs je ne crois pas que les entreprises jouent le jeu : on l'a vu pour les restaurateurs pour lesquels le gouvernement a dépensé des milliards en ramenant la TVA à 5,5% et qui n'ont pas fait grand chose, ni pour leurs salariés, ni pour les consommateurs et qui depuis le 1er janvier ont augmenté leurs prix, répercutant la hausse de la TVA à 7%.

Et faire gagner 2 ou 3% de charges sociales aux entreprises ne diminuera pas les coûts salariaux pour qu'ils soient compétitifs avec les pays de l'Est, l'Inde ou la Chine; l'écart est bien plus grand.

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                       Une diminution des charges sociales pourrait être faite, tout autre, mais je ne sais pas si ce serait possible dans le cadre européen; je ne connais pas assez le droit européen.

Ce serait de ne réformer que l'imputation des charges sociales dans l'entreprise : ne pas imputer les charges sociales sur la main d'oeuvre, mais sur le chiffre d'affaire (et pas la valeur ajoutée qui est rattachée à la masse salariale) et en exonérer au moins en partie les exportations.

Cela favoriserait les entreprises qui utilisent de la main d'oeuvre en France et pénaliseraient celles qui font fabriquer à l'étranger ou font de la simple importation, sans créer d'emplois en France, mais au contraire en en détruisant. Ce sont surtout les PME et PMI fabricant en France qui seraient avantagées et c'est sur elle qu'il faut s'appuyer, comme l'a d'ailleurs fait l'Allemagne, et non sur les grosses entreprises multinationales, qui n'ont d'autre loi que le profit au mépris de l'humain. Il y aurait une augmentation de certains produits en provenance de l'étranger, mais compensée par une baisse et une meilleure compétitivité des produits français.

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lancien

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