Mardi 27 septembre 2016 à 15:28

Biologie, santé.

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         On m’opère demain  mon oeil gauche.de la cataracte. C’est une opération bénigne, mais pendant deux ou trois jours je n’aurai que mon oeil droit pour y voir et donc ce ne sera pas facile de lire sur l’écran d’ordinateur; je ne publierai donc à nouveau que samedi prochain.

Un chirurgien ophtalmologiste va ffaire une petite incision de 2 mm dans la cornée de mon oeil, puis réduire en petits morceaux mon cristallin opacifié par la cataracte, avec une sonde à ultrasons , qui seront aspirés; puis il a rentréera un petit implant en plastique, enroulé dans un tube; après expulsion de son tube l'implant s'est déroulé à la place de mon cristallin, derrière ma cornée. 

L’opération présente peu de risques, principalement l’infection, mais, pendant presque un mois je vais mettre des gouttes d’antibiotique.

Evidemment le cristallin ne se contracte plus, puisqu’il est en plastique, et donc, la vue n’est pas complètement rétablie. Il faut encore des lunettes pour lire ou faire de l’ordinateur.

Par contre on voit relativement bien au loin, mais pour plus de netteté, on peut mettre des lunettes pour conduire, sinon on ne reconnait pas de loin la marque des voitures et il faut être assez près pour lire leur numéro, mais on peut conduire sans lunettes.

Et c’est nettement plus net que lorsque le cristallin était en partie opacifié par la cataracte.

On m’avait opéré l’oeik droit en 2009 et la photo ci-dessus date de cette époque.

Je n’avais plus de verre correcteur pour cet oeil, ce qui est évidemment plus commode si on veut se gratter la paupière, mais qui ne facilite pas la lecture.


 A samedi donc !

Samedi 24 septembre 2016 à 16:23

Sciences et techniques

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     J’ai toujours été étonné de certaines options prises par les informaticiens. Le rêve des ingénieurs et techniciens qui créent les logiciels importants (je ne parle pas des gadgets sur téléphone portable ni des jeux), est le plus souvent une automatisation complète, ce qui est une erreur.
    C’était la mode en gestion, il y a une trentaine d’années, quand je travaillais, que ce soit des traitements comptables, financiers, d’approvisionnements, de gestion de stocks, de production, de personnels et même de fabrications …
    Pour les informaticiens, la machine doit se substituer à l’homme, et tout faire seule, à partir du programme prévu; on entre des données et on récupère soit d’autres données, soit des actions automatiques.
    D’une part il en résulte d’énormes programmes, de véritables « usines à gaz », peu évolutifs et peu adaptables, d’un emploi complexe, qui nécessitent une formation de longue durée, et qui favorisent les erreurs des opérateurs.
    D’autre part, ils doivent satisfaire tous les utilisateurs, de tous niveaux, et toutes les particularités des tâches, et il est impossible à un programmeur, quelque soit son niveau, de prévoir tous les détails présents et à venir, tous les cas possibles, et toutes les erreurs (ou parfois idées saugrenues) des utilisateurs.
    La fiabilité parfaite est impossible, et, la machine étant automatique, on ne peut s’apercevoir à temps des erreurs, et leur correction à postériori est difficile, voire impossible.
    J’ai toujours réagi en entreprise à cette tendance, et j’avais fait mettre en place il y a trente ans, un réseau de microordinateurs, reliés à des serveurs de données, le microordinateur n’ayant qu’un petit programme spécifique d’un type d’utilisation et l’utilisateur pouvait en partie l’adapter au niveau de l’interface, la machine se chargeant des tâches fastidieuses et des calculs, mais l’opérateur conservant la maîtrise des opérations et les tâches intelligentes demandant initiative, réflexion et décision.
    Le nombre d’erreurs était bien moindre et les personnels bien plus satisfaits et motivés.

    Je suis étonné de voir que les mêmes attitudes sont aussi de mise dans des études avancées d’intelligence artificielle, par exemple quand Google étudie une voiture entièrement automatique, où le chauffeur n’a plus besoin d’être présent.
    Une telle voiture est très complexe, basée sur des capteurs très évolués, notamment des radars toutes directions, une multitude de caméras et une informatique très importante. Une telle voiture sera donc très chère et sa diffusion limitée.
    Par ailleurs, si elle sera capable de réagir face à des obstacles fixes, et même à un environnement mobile qui obéit à des règles, je doute qu’elle puisse prévoir tous les comportements erronés ou farfelus des autres automobilistes, cyclistes ou piétons, certains comme les enfants ne se rendant pas compte du danger, et d’autres surpris, ayant des comportements aberrants.
    Je crains que la sécurité ne soit pas toujours garantie et la reprise du contrôle par un conducteur demande un temps prohibitif, en cas d’incident inattendu (délai beaucoup plus court de réaction exigé que pour un pilote automatique d’avion, les obstacles étant proches)..
    L’automatisation complète de la conduite est une erreur, alors qu’on pourrait aider le conducteur dans certaines tâches fastidieuses, mais pour lesquelles les risques sont limités, et lui laisser le contrôle intelligent dans les cas difficiles.
    Nous avons déjà des exemples, les détecteurs de recul, le régulateur de vitesse sur autoroute, le GPS, les commandes automatiques de phares ou d’essuie-glaces, le freinage en cas de détection d’obstacle, l’anti-patinage en cas de freinage trop brutal qui bloquerait les roues, etc
    Mais évidemment ces innovations sont moins prestigieuses et n’épatent pas la galerie. Mais elles sont  plus fiables, plus rapides à mettre en service, moins chères, et donc plus utiles

Mercredi 21 septembre 2016 à 11:58

Suite et fin des images de caméléons :

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Dimanche 18 septembre 2016 à 16:58

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    Une correspondante me demande ce que sont les « blockchains » et a l’air effrayée des bouleversements annoncés. Elle me demande mon avis à ce sujet
    Je suis un peu embarrassé pour lui répondre car je ne suis pas informaticien; je me suis seulement beaucoup servi depuis longtemps d’ordinateurs petits et très gros et je ne suis pas un spécialiste de la sécurité des programmes.
    Par ailleurs je ne suis ni économiste, ni futurologue.
    Je vais quand même essayer de répondre dans un  premier article. Si des personnes que je connais peuvent ensuite me fournir d’autres données, je pourrai faire une seconde mouture. Pour le moment ce sera donc un avis personnel et non celui d’un  expert.
    Vous pouvez également vous reporter à deux articles que j’avais faits sur le bitcoin, la monnaie virtuelle qui utilise une blockchain, les 16 et 17 juin 2014.
    Le bitcoin n’a pas connu une grande réussite comme l’espéraient ses créateurs, car comme une monnaie étrangère, il n’a pas un cours fixe, mais celui ci varie en fonction de son utilisation et donc au gré des spéculateurs, comme pour la bourse.
    Mais ce qui est intéressant ce sont les programmes existants et leur fonctionnement au sein d’un réseau, qui sont analogues à ceux des blockchains.

    Qu’est ce qu’une blockchain ?

    Supposez une énorme banque de données où chacun pourrait écrire ce qu’il veut, mais qui serait alors daté, définitif, ineffaçable et infalsifiable. que votre « droit d’auteur » c’est à dire votre droit d’accès à la banque de données et d’y écrire, soit protégé par une « clé privée », mais que tout le monde ait accès au contenu la banque de données par des « clés publiques » (chacun possède une clé privée pour sa production propre et une clé publique pour son accès au réseau..   
    La clé publique permet aussi de retrouver l’auteur et donc d’empêcher de publier n’importe quoi, (des insultes par exemple), d’autant plus que les données infalsifiables peuvent servir de preuve devant des tribunaux. Par ailleurs un moteur de recherche permet de rechercher les diverses catégories de données (comme dans Google).
    On pourrait certes y déposer des textes, des poèmes et des chansons, des faits que l’on veut rendre « historiques » pour ses descendants, son dossier médical, mais aussi des contrats d’acquisition, de travail ou d’association, des reconnaissances de dettes qui resteraient valables tant que le remboursement n’aurait pas été inscrit, des inventions et brevets des transactions financières, et des paiements virtuels, comme avec le bitcoin, etc….
    Evidemment l’accès à certaines données pourraient ne pas être publique, mais réservée à certaines personnes (médecins autorisés pour le dossier médical, par exemple).
    Une telle base de données si elle était libre d’accès, infalsifiable, indestructible, et gratuite, (ou du moins moyennant un abonnement, comme internet), aurait sûrement beaucoup d’applications.
    On peut aussi comparer une blockchain à un grand livre de comptes, public, infalsifiable, certifié et inviolable.
    Evidemment il y aurait en réalité de nombreuses banques de données spécialisées pour chaque catégorie d’action.
    Evidemment de tels outils seraient révolutionnaires : plus besoin de notaires, de banques, de sociétés d’échanges et d’upérisation, de nombreuses sociétés de vente ou d’échanges commerciaux, des sociétés de brevets, et de nombreux organismes qui sont là pour authentifier nos actions et les rendre valables.
    On peut même penser que des logiciels experts soient présents par exemple, sur une blockchain concernant les contrats commerciaux, pour vous aider dans la négociation et la rédaction.
    Rassurez vous, on n’en n’est pas là : les blockchains qu’on peut un peu comparer à internet, n’en sont qu’à la hauteur où était internet en 1990, et leur fonctionnement est beaucoup plus complexe, et donc la mise au point sera lente.

    Comment fonctionne une blockchain ?

    Comme internet elle est basée sur un réseau international d’ordinateurs très puissants, reliés entre eux.
    Comme internet il faut des opérateurs (des sociétés et des informaticiens) pour faire fonctionner ces ordinateur et le réseau, et éviter les pannes, mais comme dans internet, ils ne génèrent pas le contenu (ce ne sont pas eu qui écrivent sur votre messagerie ou les réseaux sociaux). Votre clé privée est analogue à votre mot de passe, mais comme sur internet, vous avez droit à l’accès à toutes les données publique, et comme sur internet vous pouvez remonter en principe à l’auteur (ou à son pseudo).
    Bien entendu les clés privées et publiques
    Il faut être conscient que ce système fonctionne automatiquement à partir de logiciels créés par le concepteur, sans une autorité ou un opérateur central. Les données et les contrôles sont effectués par des utilisateurs du réseau, qui ont un ordinateur puissant et acceptent de le faire faire automatiquement par cet ordinateur, moyennant évidemment une rémunération. Il faut qu’il y ait suffisamment de ces machines pour que le réseau fonctionne. La validation des transactions ou des documents et données, se fait automatiquement par plusieurs de ces ordinateurs et les résultats doivent concorder pour que la validation soit faite.
    A priori, si les logiciels sont fiables, les données sont sures, infalsifiables, définitives et éternelles (tant qu’une nouvelle donnée ne l’annule pas), et transparentes pour tous.
    Comme internet, la blockchain permet aux personnes de communiquer « pair à pair » sans intermédiaire, et cela pour la plupart des actions économiques de la vie courante.
    Cette suppression d’acteurs intermédiaires et de contrôle serait donc, peu à peu, un outil d’évolution économique encore plus important qu’internet (la messagerie n’a touché que la Poste et les opérateurs téléphoniques).

    J’avoue être un peu sceptique sur la rapidité de développement de ces outils extraordinaires et sur leur fiabilité.

    Le réseau doit être absolument sûr pour offrir une garantie suffisante.sceptique

        Je sais qu’il y a eu peu de falsifications sur le réseau bitcoin, mais il y en a eu.
        Je crains que, parmi les utilisateurs contrôleurs, ou les informaticiens des ordinateurs du réseau, il y ait quelques hackers doués qui arriveront à trouver quelques failles.
    Et le concepteur à l’origine des programmes de fonctionnement sait comment accéder aux diverses fonctions.

    Il faudra un réseau ultrarapide et une logiciel expert de recherche ultraperformant.
    Actuellement le réseau Visa de cartes bleues traite environ 10 000 transactions par seconde; les blockchain, en raison de la complexité des algorithmes de contrôle et validation n’en traitent qu’une dizaine.
         Par ailleurs quand il y aura des milliards de données, écrites par des milliards de personnes, comment trouver la bonne que vous cherchez? Quand on voit la difficulté pour trouver sur Google les informations pertinentes (si vous en cherchez une très précise, mais que vous ne savez pas qui l’a émise) et le nombre d’informations inadéquates auxquelles on accède, la tâche me paraît bien difficile.

    Il faudra parallèlement une règlementation juridique :
    C’est vrai que ce système sans contrôle central, où chacun fait ce qu’il vaut, la seule contrainte étant l’organisation et la programmation du système, c’est un peu une « anarchie numérique ».
    Déjà pour l’information sur internet, la législation n’est pas suffisante, et le contrôle des données qui circulent est impossible (voir les problèmes que posent le terrorisme).
    Là il s’agira de toutes les données économiques et financières.
    Et que se passera t’il en cas de litige ?
  

    Finalement les blockchains sont un outil tout à fait révolutionnaire qui suscite beaucoup d’espoir, mais aussi beaucoup de réticences de la part des Etats et des organismes qu’elles risquent de remplacer. Ce serait un outil pour créer de la confiance.
    Mais pour avoir les qualités requises, avec un risque minime, il y a encore un immense travail de mise au point non seulement informatique, mais d’organisation.
Cela demandera du temps.

   

Jeudi 15 septembre 2016 à 9:38

Psychologie, comportement

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Un de mes correspondants qui avait un bureau individuel vient d’être transféré dans un bureau collectif que l’on appelle maintenant, avec cette manie anglo-saxone, un « openspace ». Il me demande si j’ai connu cela autrefois et ce que j’en pense.
    Je n’ai jamais travaillé dans ce qu’on appelait alors un « bureau paysager » (c’était un nom plus joli, inventé en 1950 par des industriels allemands, mais le bureau avait les mêmes inconvénients !), et il y en avait dans mon entreprise. Mais cela fait 20 ans que je suis en retraite, alors mon expérience est un peu vieille, mais je vais vous dire ce que j’en pense.

    D’abord pourquoi faisait on un tel espace commun?

    Raison économique d’abord : le nombre de mètres carrés accordés à un bureau est très supérieur à l’espace accordé à une personne dans le bureau paysager. Les espaces de circulation sont aussi plus restreints. On passe de 12 à 16 m2 par personne à 8 à 9 m2.
    C’est aussi un espace plus flexible, puisqu’on peut modifier l’agencement sans être obligé de modifier des cloisons.
    Les installations de chauffage et de climatisation sont moins onéreuses.

    Problème de communication entre les personnes : on suppose qu’elle est améliorée par la proximité des espaces de travail.et donc l’échange d’informations.
    Certains utopistes avaient même, à l’origine, pensé raccourcir les liaisons hiérarchiques et les rendre plus facile en mélangeant cadres et employés.

    Un souci de discipline et de contrôle n’était pas exclu, la vue permanente des uns sur les autres évitant de dormir, de jouer sur son ordinateur, ou de téléphoner aux copains.

    Il s’est avéré que ces espaces avaient autant d’inconvénients que d’avantages. 
Le principal inconvénient était le bruit et d’énorme difficultés pour recevoir des visiteurs ou téléphoner. Impossibilité pour les cadres de discuter avec ses subordonnés, encore plus lorsqu’il y avait problème ou faute. Plus le bureau paysagiste contient de personnes, plus le bruit est important.
    La réflexion n’est pas non plus facile dans ce bruit.
    Très vite on a redonné des bureaux aux cadres, éventuellement en faisant un bureau vitré dans l’espace commun.
    L’atmosphère commune n’est pas non plus favorable à la santé : les germes microbiens circulent d’un poste à l’autre et les maladies sont beaucoup plus fréquentes notamment l’hiver.
    Les bureaux paysagers ont à l’origine été construits pour des tâches techniques comme des bureaux d’études ou d’approvisionnement, dans lesquels on dispose d’ordinateurs. L’évolution de la messagerie a diminué l’usage du téléphone ainsi que les visites de personnes externes.

    Les bureaux paysagers devaient augmenter la coopération et les échanges entre personnes y travaillant. Cet objectif était plus important dans les années 80 où la messagerie n’existait pas.
    En fait il apparait que si certains échanges sont accrus, des échanges non utiles et désirés le sont aussi, perturbant le travail. Entre ces échanges et le bruit, il est très difficile de se concentrer pour réfléchir et le travail est en général plus fatigant dans ces bureaux communs. On a constaté une baisse de rendement et des erreurs plus nombreuses et un absentéisme plus grand, augmentant jusqu’à 50% supplémentaires.
    Le fait d’être « sous la surveillance des collègues » déplaît aussi. D’autre part vous partagez l’espaces avec toutes sortes de collègues, certains sympathiques, d’autres envahissants, des gens normaux et des originaux. Certains ne sont pas faciles à éviter et  votre tranquillité en souffre.
    D’ailleurs les personnes que l’on fait passer d’un bureau individuel à l’open space, sont en général très mécontentes de ce changement.

    Aucune étude n’a pu à ce jour montrer l’efficacité des openspace, sauf pour de très petites équipes nécessitant la présence d’experts dans des domaines différents sur un même projet, dans des startups notamment. Mais ce n’est plus un bureau paysager mais un simple grand bureau où travaillent quatre ou cinq personnes sur un projet commun.
    Les openspaces évoluent pour diminuer ces inconvénients : on lutte contre le bruit en installant des cloisons amovibles, dont le bas est opaque et le haut vitré ce qui permet une certaine intimité et une meilleure possibilité de concentration. Les personnes assurant l’encadrement  gardent en général un bureau séparé clos, avec éventuellement une vitre ouvrant sur l’openspace.
    Mais aujourd’hui la justification de ces bureau paysagers n’est plus qu’économique au plan de l’investissement et de l’entretien, et sa rentabilité est contestable par la baisse de rendement et l’augmentation d’absentéisme qui est engendré par les inconvénients de la promiscuité.

Lundi 12 septembre 2016 à 10:59

Animaux

Suite des images de caméléons, animaux aux couleurs extraordinaires :

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Vendredi 9 septembre 2016 à 8:58

Zoologie, évolution

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    Le magazine « Pour la Science » abordait aussi le sujet de l’intelligence très particulière des éléphants, dans un article de ANna SMET, Catherine OBEITER et Richard BYRNE, de l'université de Saint Andrews, en Ecosse.
    J'avais déjà fait un article sur ce sujet, le 3 décembre 2014. Celui-ci le complète.

    Les éléphant sont des animaux très particuliers. Très puissants, ils n’ont guère de prédateurs, sauf les lions et tigres, encore que ceuxci ne s’attaquent pas aux adultes, mais aux jeunes éléphants.
    Par ailleurs l’éléphant qui peut se nourrir d’à peu près toutes les plantes, trouve en général assez de nourriture, mais il mange des quantités notables et parcourt donc des kilomètres à la recherche de nourriture. Mais ses sens ne sont pas particulièrement développés à la recherche de nourriture.
    Par contre ils utilisent des outils pour prendre soin de leur peau : des bâtons pour se gratter et des branchages pour enlever des mouches ou des parasites.

    La caractéristique des éléphants est qu’ils vivent en groupes. Le premier groupe est celui des éléphantes et de leurs petits avec un mâle dominant. Les jeunes mâles qui arrivent à l’âge adulte quittent le groupe et vivent aussi en groupe un certain temps.
    Une deuxième catégorie est le « groupe de liaison », qui est constitué de familles apparentées, mais le lien est moins étroit  que dans le groupe familial.
    Le troisième type de groupe est le « clan » de tous ceux qui se trouvent dans un même territoire, qui peut être extrêmement vaste. Les groupes appartenant au même clan se connaissent bien, même s’ils ne se voient que de temps à autre.
    Entre ces groupes il y a périodiquement des réunions, des échanges.

    Les éléphants sont particulièrement aptes à vivre ainsi en groupes, et leurs rapports sociaux sont complexes, chaque animal étant en contact avec de nombreux autres plus ou moins proches génétiquement ou géographiquement. Chaque éléphant peut reconnaître tout membre des divers groupes, à l’odeur d’une part, notamment l’urine, mais aussi la reconnaissance visuelle. Ils communiquent par leurs barrissements qui peuvent porter très loin (à plusieurs kilomètres sous le vent), dont une partie sont émis dans le domaine des infrasons,auxquels l’homme n’est pas sensible, et leurs pied détectent les vibrations transmises dans le sol et ils peuvent ainsi communiquer à longue distance.
    Leur mémoire épisodique est évoluée, tant pour reconnaitre l’environnement et par exemple un itinéraire, que d’éventuels prédateurs. Ils détectent la présence de lions, et certains animaux expérimentés semblent pouvoir connaitre leur nombre et savoir si ce sont des lions ou des lionnes. Un groupe d’éléphant qui avait été chassé par des autochtones, se méfiait de personnes qui avaient endossé les vêtements de ces chasseurs.

    Les éléphants manifestent une empathie particulière vis à vis des leurs. Ils semblent qu’ils puissent comprendre leur semblable (c’est ce qu’on appelle pour les humains du nom bizarre de « théorie de l’esprit »). Ils s’entendent socialement, aident leur semblable en difficulté, transmettent leur savoir aux éléphanteaux, recueillent ceux qui ont perdu leurs parents ou sont isolés du groupe, veillent sur les individus en train de mourir, les nourrissent et les défendent contre les prédateurs, et après s’être assurés de leur mort, les enterrent.

    Outre leur mémoire impressionnante (ils se rappellent des faits plusieurs années après), iles éléphants peuvent se montrer très astucieux.
    Ainsi des éléphant apprivoisés vivant au service des hommes en Indes, ont une cloche pour signaler leur présence et repérer l’endroit où ils se trouvent.
    Certains éléphants qui voulaient se promener hors du territoire autorisé, enduisaient le battant de la cloche de boue, pour qu’elle ne tinte pas et ne signale pas leur présence.

Mercredi 7 septembre 2016 à 9:13

Zoologie, évolution

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    Les oiseaux sont beaucoup plus intelligents que l’on ne croit et on a tort de parler de « tête de linotte » ou de « bête comme une poule ».
    Les pics et les pies reconnaissent leur image dans un miroir, les corneilles confectionnent des outils, certains perroquets comptent et classent les objets selon leur couleur et on arrive à leur apprendre des mots qu’ils utilisent à bon escient, les cacatoes savent danser en rythme sur de la musique, et contrairement à ce que l’on croit, la poule est futée, communique avec ses semblables et prend des décisions en tenant compte de l’environnement et de l’expérience qu’elle a acquise, pour résoudre des problèmes.

    Malgré ce que disait La Fontaine, le corbeau est aussi rusé que le renard.
    Un corbeau fait le mort pour échapper à un prédateur, il met des pierres dans une bouteille pour élever le niveau d’eau et pouvoir boire, je les vois parfois casser des noix sur ma terrasse, avec des pierres.
    Un chercheur a appris à un corbeau à compter jusqu’à 7 pour chercher de la nourriture dans des bocaux dont les couvercles comportait 1 à 7 étoiles.
    Il sait aussi tirer sur une ficelle pour remonter un morceau de viande qui y est accrochée. Il peut réaliser plusieurs fois un exercice pour obtenir une récompense.
    Certains corbeaux examinent la situation face à un problème pratique et trouvent une solution. Ils savent aussi reconnaître des visages.
    Nous ignorons ce qui se passe dans la tête d’un corbeau, mais il semble utiliser une certaine logique.

    Des chercheurs ont étudié le langage des poules et ont trouvé une trentaine cris ayant des significations différentes, notamment indiquant un danger ou la découverte de nourriture à un endroit donné. Mais elles annoncent aussi cette découverte par une « parade alimentaire ».
    Les mâles notamment se servent de cette annonce de découverte de nourriture ou de l’avertissement de l’arrivée d’un prédateur, pour faire la conquête des femelles.
    On pourrait penser qu’un tel coq est courageux de prévenir ses femelles et poussins, car il pourrait attirer l’attention du prédateur en prévenant ainsi avec grand bruit.
Mais on constate qu’il se met d’abord à l’abri dans un buisson avant de crier gare.
    Des expériences ont montré que les poules éprouvaient une certaine empathie vis à vis de leurs congénères, notamment devant une difficulté.
    Les poussins suivent partout leur mère, question de survie, mais on peut aussi l’élever à coté d’un ou plusieurs objets. Si on dessine sur des objets des dessins géométriques, le poussin se dirigera vers l’objet habituel. Si on masque une partie du dessin, il reconstitue mentalement la forme géométrique.
    Et si on élève le poussin avec trois objets, il se dirigera par la suite vers des groupes comportant trois objets. Il a donc appris à évaluer le nombre d’entités.

    Ces données sont exposées dans le magazine « Pour la Sciences » dont je vous parlais dans mon dernier article, mais il existe des films sur le comportement des oiseaux. Je me rappelle avoir été en admiration, sur You Tube, devant des mésanges que l’on mettait devant des manèges où il fallait faire tourner ou monter des leviers, ouvrir des portes, tout cela pour trouver de la nourriture, et elles faisaient l’apprentissage de ces manoeuvres avec une rapidité extraordinaire.

Lundi 5 septembre 2016 à 10:04

Animaux

      Lorsque j'étais au Sahara pour mon travail, en plein désert, j'avais dans ma chambre en briques d'argile, un caméléon. Il me débarrassait de toutes les mouches, très nombreuses dans les lieux habités. La journée il restait dans un coin du plafond, mais le soir quand je rentrais, il venait me voir et se faisait gratter sous le menton. Il était grisâtre, voir rougeâtre sur l'argile, car, bien sûr, il savait changer de couleur. 
     Il possède, au niveau de son épiderme, deux couches de nanocristaux qui lui permet de changer de couleur et de refléter la lumière dans le proche infrarouge. Sa peau ainsi colorée lui permet de se camoufler, mais aussi d'exprimer ses ressentiments et de communiquer socialement : les couleurs sombres par exemple expriment colère et agressivité.
     Je l'aimais bien, mon caméléon, et lorsqu'il venait me voir, je rangeais ma couverture écossaise, pour qu'il ne se fatigue pas, par souci du camouflage.
     Sur la première photo vous pourrez admirer la longueur de sa langue, qu'il déroule comme un mirliton de farces et attrapes.  L'animal projette avec une grande précision sa langue à plus de 6m/s — dont l'extrémité est couverte d'un mucus gluant — sur ses proies, puis ramène le tout dans sa bouche

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Samedi 3 septembre 2016 à 9:10

Zoologie, évolution

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    J’ai lu dans le dossier de juillet-août de du magazine « Pour la Science » consacré à l’intelligence, des articles très intéressants sur l’intelligence des animaux.
    Pour une fois, on nous parlait pas des primates ou des rats de laboratoire, mais des insectes, des poulpes et seiches, des oiseaux et des éléphants.
    En quelques articles, je vous dirai ce que j’ai retenu de ce sujet.
    Aujourd’hui, les poulpes et seiches.
    J’ai déjà fait des articles (notamment les 8 et 9 mai 2010), sur l’intelligence des poulpes plus exactement les « octopus », et les essais qui avaient été fait pour la tester.
    Je ne reviendrai pas sur certains points, notamment que les octopus qui ont huit tentacules ont neuf cerveaux : l’un principal qui réfléchit et coordonne et un centre nerveux associé à chaque bras et qui commande ses actions.
    Juste quelques faits saillants signalés par le magazine.

    L’embryon de la pieuvre a déjà une vie assez évoluée : deux mois après la ponte et quelques semaines avant l’éclosion, il voit l’environnement à travers la capsule transparente de l’oeuf. Il voit passer des proies éventuelles pouvant constituer sa nourriture et apprend à les reconnaître. Sa recherche de nourriture est donc préadaptée aux ressources de son environnement, et il orientera ses choix vers les proies qu’il a vues avant sa naissance.
    Par la suite la pieuvre apprendra à sélectionner ses proies et à les reconnaître, ce qui nécessite une mémoire des formes relativement évoluée. Les essais que j’avais décrits montrent aussi l’extraordinaire curiosité de la pieuvre, et ses capacités d’apprentissage et d’observation réfléchie.
    Les céphalopodes ne voient pas les couleurs, mais cela ne leur serait pas très utile, car, à quelques mètres de la surface, jaune orange et rouge disparaissent, puis le violet et le vert et seul le bleu reste visible.
    Par contre la lumière en se réfléchissant sur un objet, se polarise (c’est à dire qu’elle n’a pas les mêmes caractéristiques de vibration dans toutes les directions). Le poulpe est sensible à la polarisation de la lumière et là où l’homme, qui ne l’est pas, ne verrait que scintillements, le poulpe verra distinctement une paroi, un rocher, un poisson, une proie.
    Il a aussi un sens du toucher remarquable. un processus chimique empêche ses ventouses de coller à sa propre peau, et il sait reconnaître la forme de certains objets en les cernant avec ses tentacules.

    La pieuvre utilise des outils. De petits poulpes se servent de deu noix de coco comme d’un bateau, et il utilise divers coquillages ou objets trouvés au fond de l’eau.``   
   
    La plupart des poulpes ont une peau étonnante, qui est une mosaïque de chromatophore, qui peuvent changer de couleur et procurer ainsi un camouflage, en imitant le fond sous marin, les algues, ou d’autres animaux.
    Il lui arrive par exemple, pour se protéger, d’imiter une rascasse ou un serpent, qui dont des animaux dangereux qui font fuir d’éventuels prédateurs.
    Plus amusant la ruse dont font preuve certaines seiches, dont les mêmes et les femelles n’ont pas, en temps normal, la même répartition des couleurs sur la peau.
Or les mâles sont très jaloux et veillent jalousement sur leur femelles. D’autres mâles astucieux, qui veulent approcher malgré cette surveillance, une des femelles, se « déguise » en prenant, su coté du mâle jaloux, une apparence de la peau d’une femelle, et en gardant son apparence de mâle du coté de sa femelle.

     Je reproduis ci après une explication et une photo, empruntés à l’article de « Pour la science », sur la peau d’un céphalopode.

http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux6/peaucephalo.jpg









    Trois types de cellules modulent la couleur de la peau es céphalopodes :
    - les chromatophore, qui contiennent des cellules pigmentées, essentiellement jaune, orange et marron, et peuvent, en une fraction de seconde, dessiner certains motifs, selon qu’ils se contractent ou se dilatent, et ils filtrent la lumière qui les traverse..
    - les leucophores diffusent la lumière dans toutes les directions ce qui augmente l’intensité de la couleur.
    - les iridophores, qui ont à leur surface de petites plaques réfléchissantes, orientées aléatoirement.ce qui influe sur la couleur et aussi sur l’aspect brillant ou plus terne.

http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux6/Chromatophore2.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/Animaux6/chromatophores1.jpg










   
 
   La seiche est ainsi remarquablement douée pour le camouflage.   

    L’article de « Pour la Science » était rédigé par Ludocvic Dickel et Anne-Sophie Darmaillacq, de l’université de Caen

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