Mercredi 7 décembre 2016 à 16:36

En intermède, suite des photos sur des méduses et des algues.:

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Samedi 3 décembre 2016 à 16:21

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      Connaître ses forces et ses faiblesses, des qualités et ses défauts, est très important si on veut avoir confiance en soi. La confiance aveugle en soi ne sert à rien, il faut savoir de quoi on est capable. Et à l’inverse trop de doute sur nos possibilités nous paralysent.
    En fait chacun s’est posé la question, mais certaines personnes ont tendance à surestimer leur potentiel, et d’autres au contraire à minimiser leurs performances. De plus des stéréotypes viennent troubler notre esprit, comme la « bosse des maths » par exemple qui est une pure absurdité.
    Certains sont plus doués pour évaluer leurs capacités, mais cela s’apprend aussi et c’est une aptitude que l’on a intérêt à développer, car c’est ce qui nous permet de mieux réussir. A l’inverse si nous nous évaluons mal, nous perdons une partie de nos moyens pour prendre les bonnes décisions.
    Les psychologue appelle d’un nom barbare, la « métacognition », le fait de réfléchir sure ses propres pensées, et donc le fait de savoir se juger soi même.
    On trouve dans les articles de psychologie de nombreuses applications; je cirte les principales :
        - après une leçon, évaluer ce qu’on a retenu et ce qu’on ne sait pas,
        - évaluer la qualité ou le degré de certitude d’un savoir,
        - relier des connaissances entre elles ou les relier à des disciplines scolaires,
        - rechercher ses forces et ses faiblesses,
        - augmenter le sentiment de compétence,
        - développer la capacité de détection d’erreurs,
        - rechercher quelles stratégies sont efficaces dans une situation donnée,
        - étudier comment font les personnes expertes »,
   
    Il semble que la partie du cerveau qui lui permet de s’apprécier lui même est le lobe antérieur du cortex préfrontal.qui est plus développé et mieux connecté par les axones myélinisés chez les personnes ayant une juste appréciation de leurs capacités que chez celles qui se jugent mal.
    Ces centres s’activent fortement lorsqu’un individu évalue ses capacités, et si on inhibe son fonctionnement, lla capacité de jugement sur lui même de l’individu est fortement détériorée.
    Des médicaments existent qui peuvent améliorer la capacité d’évaluation et de détection d’erreurs, mis à mon avis le gain ne vaut pas le risque pris.
    Par contre il existe de nombreuses méthodes de réflexion pour arriver au même but.
   
    Analyser ses qualités et ses défauts demande une certaine volonté, car ce n’est pas agréable d’être face à ses faiblesses.
    Il faut donc commencer par ses qualités, en analysant ses atouts, ce qu’on a réussi, ce qui est plus facile à faire, ce que les autres disent de vos qualités….
    Dans le but de reconnaitre vos forces et faiblesses, passez en revue les activités que vous pratiquez fréquemment et celles qui vous donnent le plus de plaisir et celles que vous répugnez à faire. Il y a très souvent un e corrélation.
    J’ai personnellement observé que mes correspondantes qui tenaient un journal personnel, connaissaient mieux leurs qualités et défauts.

    Il est intéressant de penser aussi à ses valeurs. Que souhaiterait on améliorer dans la vie, chez soi et chez les autres, dans l’environnement. Quelles sont les personnes qu’on admire, qu’on prend pour modèle ? Quelles sont les choses auxquelles vous tenez le plus? Quel sont les moments de béatitude que l’on a éprouvés ? etc….
    A partir de ces réflexion on peut analyser ses valeurs et voir si le comportement que l’on a est conforme à elles. Un décalage entre ces valeurs et la façon de vivre, correspond à une faiblesse; au contraire la conformité est une force.
    Attention valeur ne veut pas dire qualité morale mais force qui vous pousse à faire quelque chose : l’ambition est une « valeur ».
    Examinez aussi si ces valeurs sont conformes au milieu où vous vivez (le décalage peut fragiliser et traumatiser) et si elles correspondent à l’éducation que vous avez reçue.

    Interroger les autres sur ce qu’ils pensent de vous est très instructif, mais cela peut être traumatisant, car on ne s’attend pas à certaines répponses, notamment de personnes qui nous sont chères. Par ailleurs ces autres personnes vous diront elles la vérité, ou enjoliveront elles leurs réponses pour vous faire plaisir ou éviter de vous choquer ?
    Evidemment il y a aussi les tests ou réflexions sur la personnalité.
    Personnellement je pense que la réflexion personnelle sur ses préférences cérébrales est très utile et n’est pas traumatisante, car elle ne se place pas dans une valeur chiffrée de place dans une population donnée, mais concerne seulement une orientation personnelle.

Mercredi 30 novembre 2016 à 17:57

      Suite à mon article sur les pensées qui entravent, plusieurs lecteurs me demandent comment rétablir la confiance en soi.
    Avant d’en parler dans un prochain article, je souhaite mieux définir le problème, en me servant d’exposés faits par un psychiatre, le docteur Frédéric Fanget.
    Un peu comme Maslow représentait les besoins fondamentaux des individus dans une pyramide, le docteur Fanget imagine le « triangle de la confiance », avec les 3 niveau ci-dessous :

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    L’affirmation de soi concerne les compétences relationnelles et la confiance qu’on leur accorde. C’est être à l’aise en société, savoir prendre la parole pour donner son avis, négocier un accord, accepter un compliment sans bafouiller et une critique sans faire la tête ou se mettre en colère, c’est défendre ses opinions, ses droits et ses désirs, sans heurter autrui, et en respectant ceux des autres.
    Soit la personne ne s’affirme pas et se défend mal, soit elle se défend trop avec agressivité, soit pour 80% environ des personnes, elle est dans un juste milieu.
    Les défauts des 20% de personnes passives ou agressives résultent en général de leur éducation.
    Le docteur Fanget estime qu’il faut d’abord examiner les problèmes qui ont pu se poser, notamment en matière d’éducation, et que la personne ait conscience de ces causes.
    Pour améliorer son état, il estime que seuls des exercices en situation, correspondant aux défauts constatés permettent de modifier progressivement les mauvaises habitudes.

    La confiance en soi concerne plutôt les compétences personnelles pour résoudre les problèmes que l’on rencontre dans la vie, les décisions que l’on va prendre, les actions que l’on va mener, pour lesquelles les autres ne sont pas actifs..
    On rejoint la les dix pensées perturbatrices dont je parlais dans mon précédent article, ou du moins celles où l’individu pense ne pas être capable de réussir une action.. La personne qui n’a pas confiance en elle même a de telles pensées négatives qui l’empêchent d’agir.
    Là encore les remèdes sont des exercices en situation, en s’obligeant à faire des actions pour lesquelles on subit cette paralysie (par exemple passer un examen, même si on sait qu’on a peu de chances de la réussir.
    Cela demande efforts et volonté.

    L’estime de soi, le premier étage du triangle, est l’opinion générale que l’individu a de lui même. C’est l’image qu’on a de soi-même. Lorsqu’il n’a pas confiance, la personne ressasse les pensées générales paralysantes, qui ne concernent pas une action, mais un comportement général , par exemple « je suis toujours nul ».
    Là encore, les causes remontent à l’éducation de la personne, et à des traumatismes qu’elle a subi de ce fait, et qu’il faut identifier. Et le plus souvent d’événements ultérieurs qui ont aggravé ce s traumatismes.
    Le mal est beaucoup plus profond, et de simples exercices ne sont pas suffisants pour soigner la personne.

    Cette représentation triangulaire me plaît car elle est simple et très représentative.
    Il m’est arrivé d’aider des jeunes qui avaient des problèmes de confiance, allant même jusqu’à un certain manque d’estime de soi.
    J’ai cherché avec eux les raisons et effectivement on en a trouvé ceraines
    On discutait ensuite de leurs défauts et qualités et on essayait de préciser leur contour et leur valeur.
    On examinait aussi les échecs, mais surtout les réussites qu’ils avaient eus et les raisons positives et négatives
    En général la conclusion était qu’ils n’étaient pas si nuls que cela et avaient des qualutés, mais qu’ils les négligeaient et ne les exploitaient pas.
   


Samedi 26 novembre 2016 à 16:21

J'ai souvent publié déjà des photos de plantes marines, ou d'animaux marins, trouvées sur internet.
J'en ai à nouveau glané quelques unes et je vous en fait profiter, dans deux intermèdes :

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Mercredi 23 novembre 2016 à 13:57

Psychologie, comportement

    J’ai lu un article très intéressant de Martin Sauerland, chercheur à l’Université de Coblence, sur la confiance en soi et les blocages, qu’ils soient dans les études, au travail ou dans un couple.
    L’auteur distingue dix types de pensées qui nous entravent en matière de confiance en nous mêmes, qu’il a recensées en interrogeant des personnes de toutes origines et activités :

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    Il est certain que nous passons une partie de notre temps à nous observer inconsciemment nous-mêmes et à nous juger.
    C’est dans certains cas une bonne chose de bien se connaître, car cela nous évite de lancer dans une action pour laquelle nous ne sommes pas préparés ou nous n’avons pas les compétences nécessaires.
    Mais les pensées évoquées dans le tableau ci-dessus peuvent aussi nous décourager car elles vont entraver nos actions.
    Ces pensées sont souvent lancinantes et ne nous sont d’aucune aide, car elle ne nous apportent rien de positif et ne font que nous inhiber.

    Comment nous sortir de là ?
    Pour retrouver la confiance en soi, Martin Sauerland nous suggère de remplacer ces pensées qui nous entravent par des penses qui nous libèrent.         Comment ?
    Il faut se donner des buts, des objectifs.
    On peut essayer d’abord de chercher à connaître ses envies, ses désirs, voire ses rêves; cela peut permettre d’imaginer les buts qu’on se fixerait. Mais il faut tout de même les transformer ensuite en projets réalistes
    Puis il faut imaginer que l’on a atteint son but et reconstituer, en remontant le temps, les étapes, les événements, les actions, qui ont permis ce succès.
    Evidemment on trouve des obstacles, mais aussi les qualités et les actions qui nous ont permis de les surmonter.
    Il ne s’agit pas d’une simple pensée positive, où l’on se répète en voulant s’en persuader, l’inverse des pensées qui nous entravant : la méthode Coué a ses limites.
    Là il s’agit d’une véritable reconfiguration, et en même temps un examen certes de ses défauts, mais surtout des qualités qui nous permettent d’avancer.

    J’avoue que je ne connaissais pas du tout cette méthode et je ne l’ai donc jamais employée avec des jeunes, qui n’avaient pas confiance en eux et me demandaient de les aider.
    Si l’occasion s’en présente, à coté de mes méthodes habituelles, j’essaierai aussi celle-ci.

Samedi 19 novembre 2016 à 11:39

Psychologie, comportement

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      Je suis toujours étonné de voir certains de mes correspondant(e)s juger des personnes qu’ils n’ont vues que quelques dizaines de minutes, et les déclarer sympas ou antipathiques, croire que parce qu’ils sont attirant(e)s, ils sont intelligent(e)s, qu’ils ont un bon ou mauvais fond …
    C’est une première impression instinctive et inconsciente, qui vient de notre cerveau émotionnel, et où tout rationnel est absent.
    Certes cela peut reposer sur une certaine expérience et donc une certaine intuition, mais de nombreux biais guettent de tels jugements.

    Une première catégorie d’erreurs concerne des erreurs sur nous même ou engendrées par des considérations personnelles.
        - Nous exagérons l’attention et l’intérêt que nous portent les autres, et nous croyons que les autres examinent en détail ce que nous faisosn de bien ou de mal. Quelqu’un qui vous regarde à un moment donné n’éprouve pas forcément une passion pour vous !
        - Quand nous avons fait une erreur ou subi un échec, nous avons tendance à en attribuer la responsabilité aux autres. Sous le coup de cette contrariété, nous pouvons être influencé dans notre jugement sur autrui.
        - Nous accordons de l’intérêt à un argument qui nous satisfait parce qu’il nous concerne, parce qu’il nous plaît, parce qu’il est flatteur pour nous. De ce fait nous faisons moins attention à d’autres arguments moins favorables qui l’accompagnent. C’est ce qu’on appelle l’effet « Barnum ».
        - Nous voulons produire une bonne impression sur les personnes que nous rencontrons; cela peut nous amener à juger positivement un individu pour lui faire plaisir, mais aussi être trompé dans notre jugement par l’attitude de l’interlocuteur qui veut faire bonne impression. En fait quand nous émettons une opinion sur la personnalité de quelqu’un que nous connaissons peu, nous jugeons sa « Persona » (l’image qu’elle veut donner), et pas sa personnalité propre réelle.
        - Nous avons tendance à penser que le monde est bon et juste, et que tout doit bien se passer. Donc s’il arrive quelque chose de désagréable à quelqu’un, nous penserons que cela est de sa faute et qu’il l’a mérité, et au contraire nous prêterons des qualités à celui qui réussit.

    Un  deuxième type d’erreurs est au contraire dû à des idées que nous nous faisons sur la personnalité d’autrui :
        Nous mettons inconsciemment certains événements extérieurs, certains aspects, en relation avec la personnalité, même si cela est faux : c’est ce que l’on appelle les « stéréotypes » et les « à priori ».
        - Nous considérons que les résultats des actions d’un individu sont dues à sa personnalité, sans nous demander quelle est la part du contexte dans lequel il était, ou celle d’autres personnes en interaction avec lui.
        - A partir des informations que nous avons, nous portons un jugement sur la personnalité d’un interlocuteur. Mais ces informations acquises dans un temps très court, sont très partielles. Mais si des informations nous parviennent ensuite, qui contredisent notre première impression, nous y accordons moins d’intérêt.
        - Nous pouvons avoir eu des renseignements (ou des ragots !) sur une personne avant de la rencontrer. Nous pouvons inconsciemment porter un jugement sur sa personnalité à partir de ces élément et nous le justifierons après coup.
        - Quand nous nous sommes fait une opinion sur quelqu’un, bonne ou mauvaise, nous cherchons les arguments qui confortent notre opinion, et nous négligeons ceux qui la contrediraient.

    Une troisième sorte de biais provient d’impressions sociales
    Par exemple vous remarquerez davantage (et donc vous vous intéresserez à cette personne), si elle croise souvent votre route.
    On fait également en général meilleure impression en groupe (accompagné), que si on se trouve seul en face de vous.
   
    En fait nous avons l’impression de bien connaître nos proches et nos amis, et même une personne  que nous avons peu vue. En fait nous pouvons reconnaître certains traits, mais pas leur intensité ou certaines de leurs déviations. Les intéressés eux mêmes ne se connaissent pas parfaitement.
    Il faut donc beaucoup nous méfier de nos premières impressions.

Mercredi 16 novembre 2016 à 11:38

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          J'ai trouvé des photos impressionnantes, mais également humoristiques d'une tour de Chicago, la tour Sears, plus haute que la tour Eiffel, où sont installés au 103ème étage, trois "boîtes" de verre de 3 X 1,5 mètres et 3 mètres de haut, d'où l'on voit tout Chicago.
          Vous remarquerez, sur les photos qui suivent, que même le plancher est transparent, ce qui peut être impressionnat pour les personnes qui ont peur du vide.

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Certains ont un peu peur et préfèrent se mettre à genoux, ce qui permet de mieux regarder en dessous :

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Certains osent rester debouts, mais ne sont pas rassurés, et d'autres préfèrent regarder vers le ciel !`

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Samedi 12 novembre 2016 à 15:59

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     Le pilote d’un avion de ligne doit connaître un minimum technique du fonctionnement de son appareil pour pouvoir le piloter et le diriger, notamment sur les indicateurs qui contrôlent le fonctionnement de l’appareil et sur les instruments de navigation.
    De la même façon l’enseignant devrait connaître un minimum de choses sur le fonctionnement du cerveau des enfants, pour pouvoir mieux lui enseigner. Mais la formation des professeur ne comporte pas cela à son programme, et la ministre de l’Education Nationale et ses collaborateurs sont encore plus ignares. Pas étonnant que leurs réformes soient absurdes !

    Les grandes caractéristiques du cerveau qu’ils devraient connaître sont  les suivantes
        - le cortex frontal, patron du cerveau aidé par le cerveau émotionnel, procède par associations et comparaisons, la plupart tirées de la mémoire.
        - la mémoire représente donc 50% de l’intelligence.
        - la mémoire ne retient des données ou des processus, que par répétitions successives, grâce à l’action notamment des centres d’apprentissage.
    La compréhension et la mémorisation sont deux étapes différentes Il est difficile de retenir sans comprendre, mais comprendre ne suffit pas pour retenir. Il faut répéter les informations et faire des exercices, sinon l’information s’oublie vite.
    Il faut donc revenir sur l’enseignement pour vérifier qu’il a été compris, corriger les erreurs et faire des exercices d’application, cela en étant suffisamment interactif pour maintenir l’attention et la concentration des élèves.
        - La communication entre le cortex frontal, le chef d’orchestre, et le reste du cerveau se fait par deux types de centres tampon de mémoire à court terme. Ces centres n’ont que des capacités limitées (6 à 7 items) et cela pour un temps limité (quelques dizaines de secondes); Certaines données peuvent être stockées pour un temps limité dans d’autres centres du cerveau (je me rappellerai pendant quelques heures où j’ai garé ma voiture, si j’ai fait attention quand je l’ai garée).
Il en résulte que par exemple on retient mieux un numéro de téléphone de 10 chiffres quelques instants, en mémorisant les chiffres par couples de deux, car cela fait 5 items à retenir.
        - L’accès à la mémoire est commandé par le cortex préfrontal à l’hippocampe, en vue d’une utilisation donnée.  Mais encore faut il qu’il sache quoi demander, et lorsqu’il examine des données quel est le critère à vérifier.
    Lorsqu’on pose une question unique, que ce soit en mathématique ou dans le domaine littéraire, il faut que l’élève réfléchisse et fasse une sorte d’enquête pour savoir quels sont les « indices » qu’il doit examiner pour savoir quelle réponse est la bonne, parmi plusieurs hypothèses possibles. Il peut alors interroger ensuite sa mémoire.
    Tous les élèves n’ont pas un cerveau habitué à faire cette démarche et ont besoin de questions intermédiaires pour les mettre sur la voie.
    Cependant dans la vie, personne ne nous aidera à poser ecs questions intermédiaire et il faudrait donc que les enseignant donnent aux élèves des méthodes pour arriver à effectuer eux mêmes cette démarche.
        - le cerveau consomme beaucoup d’énergie (20% de l’énergie totale du corps) et donc il cherche le plus possible à l’économiser.
        - la concentration l’attention et la motivation sont nécessaires pour mener à bien une tâche; ce sont des données très variables dans le cerveau en fonction de l’environnement et qui sont gérées en grande partie par le cerveau émotionnel.
        - le cerveau émotionnel fait volontiers des raisonnements intuitifs inconscient pour aider le cortex préfrontal à prendre des décisions. Certaines de celles-ci peuvent être erronées       
    Le cerveau d’un enfant et encore celui d’un ado, doit apprendre à bloquer les résultats intuitifs de ces raisonnements pour les soumettre au contrôle rationnel et logique du cortex préfrontal.
        - Une idée fort répandue est qu’il existe une mémoire visuelle, une auditive, une manuelle, et que nous ne sommes pas doués de façon équivalente pour ces diverses mémoires.
    Les études de neurobiologie n’ont jamais mis en lumière de telles différences.
En fait le thalamus rassemble toutes les données des divers sens, et toutes les données des sens concourent à la mémorisation d’un objet ou d’un texte.
    Par contre nous pouvons avoir des organes des sens qui ont une sensibilité plus ou moins grande, et d’autre part des habitudes prises dans la petite enfance, qui nous amènent à utiliser davantage tel ou tel sens.
    L’orthographe d’un mot est par exemple assimilée d’abord évidemment par la vue des lettres du mot, mais le souvenir de sa prononciation y contribue et même celui des ordres moteurs donnés à la main pour écrire.
    Ce dernier mode de souvenir ne serait plus disponible si on apprenait à écrire directement au clavier sans passer par l’écriture manuelle.
        - un exemple de l’utilité de connaissances sur le fonctionnement du cerveau, pour l’enseignement : l’apprentissage de la lecture.
    Longtemps méthode « globale » et « syllabique » se sont opposées.
    En fait la structure du cerveau nous apprend qu’il faut d’abord que la zone qui est destinée à la reconnaissance des visages chez le bébé se transforme en partie pour reconnaître les lettres. Pour cela il faut apprendre en premier à l’enfant à reconnaître les lettre et habituer cette zone à autoriser la distinction entre deux formes miroir, comme « b » et « d ».
    il faut ensuite que l’enfant s’habitue au phonèmes et que son cerveau acquière le mécanisme de leur formation, à la fois par le son et l’image. Il faut donc commencer par l’apprentissage des syllabes, en associant consonne et voyelles « la, le, li, lo, lu ».
    Ce n’est qu’après que l’on peut associer objets et mots, par l’image, l’écriture et le son; On déchiffre par la méthode syllabique puis, peu à peu on reconnaît le mot global.
    C’est cet enchaînement qui sera lle plus profitable aux centres d’apprentissage de l’enfant, succession d’entrainements matériels entraînant une modification de s connexions du cerveau et de compréhension de règles menant à un automatisme de le cortex préfrontal va enseigner au cervelet.       

Mercredi 9 novembre 2016 à 15:51

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A la suite de mon article sur la maîtrise de soi, on me  demande comment faire pour avoir ainsi un bon contrôle de soi même.
    Voici quelques pistes :

Etre conscient de ses forces et de ses faiblesses :

    Il est important de se connaître et de savoir quelles sont ses propres limites.
    Il faut savoir quelles sont les qualités sur lesquelles on peut compter et qui vont vous aider et à l’inverse les défauts qui risquent d’handicaper votre action et qu’il faut diminuer. Lister défauts et qualités est donc important.

Comprenez ce qui vous fait réagir :
    Les personnes ayant conscience d’elles-mêmes savent identifier leurs émotions lorsqu’elles ont lieu. Pour lutter efficacement contre une pulsion, il faut l’avoir identifié avant, en connaître les signes avant-coureurs et pouvoir faire de la prévention.

Maîtriser ses sentiments primaires et les dépasser :
    Il faut apprendre à maîtriser ses émotions et ses sentiments primaires, négatifs et violents : l'envie, la jalousie, la  colère, l'impatience, le ressentiment, autant de pensées négatives qui perturbent la réflexion..
    Il faut se forcer à adopter une attitude calme et sans affolement, face à une situation stressante qui risque de perturber son équilibre et essayer finalement d'avoir un certain détachement.
    Il est utile d’identifier précisément les circonstances, les situations dans lesquelles on se montre particulièrement impulsif(ve).
    Il faut prendre du recul par rapport au quotidien, par rapport à toutes les choses qui arrivent en permanence et sur lesquelles on n’a pas de prise directe. Cette réflexion en amont permettra de prendre davantage conscience de ses émotions et surtout de hiérarchiser les priorités.

Pratiquer l’auto-discipline :
    Les personnes qui ont un bon contrôle d’elles même ont tendance à être disciplinés tant au travail que dans les autres domaines de leur vie. C’est un trait de caractère qui leur procure la concentration durable nécessaire.
   
Lutter contre le laisser aller, en particulier en période de difficulté ou d’échec :
    Quand on subit un revers, cela entraîne généralement un laisser aller et une certaine passivité.    
    Pour combattre cet  état, il  faut  lutter contre le laisser aller physique qui est parfois le symptôme d'un état dépressif.
    Mais il faut surtout lutter contre le laisser aller moral la torpeur et la baisse de motivation qui paralysent. Il faut chasser les pensées négatives et se forcer à voir le bon coté des choses. La motivation est faite de pensées positives.

Passer à l’action plutôt que d’attendre en retournant sans cesse ses problèmes dans sa tête :
    Se perdre dans ses réflexions et ses pensées peut freiner les agissements concrets indispensables. Passer à l'action plutôt que de retourner plusieurs fois le problème dans sa tête permet d’avancer et, accomplir l’action projetée apporet alors beaucoup de satisfaction et stimule vos centres de récompense..

Se poser des défis et définir des objectifs :
    Rester dans son coin inerte n’est sûrement pas le moyen d’apprendre à se contrôler. Il faut se poser quelques défis, soit pour ne pas succomber à une pulsion (ne pas fumer pendant un mois !), soit pour définir des objectifs, ambitieux, mais réalisables et essayer de les atteindre.
    Et pour atteindre un but, il faut le visualiser clairement, avec non seulement ce qu’il faut atteindre, mais les moyens pour le faire, et le temps qui sera nécessaire.

S’habituer à être concentré en soi et sur ses objectifs :
    On ne peut rien faire convenablement si on est distrait. Il faut donc s’entraîner et se forcer à rester concentré sur de longues périodes sans aller sur les réseaux sociaux, sur sa boîte mail ou toute autre activité chronophage.

Essayer de raisonner logiquement, mais suivre aussi son intuition :
    Il est important de maîtriser émotions et sentiments; il ne faut donc pas se laisser emporter par eux et par son inconscient.  Cela implique que l’on donne la priorité au raisonnement rationnel et logique.
    Mais cela ne veut pas dire pour autant que l’on ne doive pas suivre son intuition, qui résulte en fait d’un raisonnement inconscient.
    Il faut toutefois examiner les résultats qu’elle suggère pour voir s’ils sont judicieux ou faisables.

Etre maître de ses opinions qui doivent être claires :

    Etre maître de soi c'est être aussi maître de ses opinions. Il faut construire propre opinion et ne pas se laisser influencer par son entourage ou des informations souvent déstructurées qui inondent les médias . Prenez Il faut aiguisez son propre sens critique avec son propre jugement et non emprunté aux autres et prendre de la distance face aux mouvements de pensée de masse qui généralement ne durent pas, et ont pour origine des modes ou des intérêts particuliers.
    Bien sûr cela est plus facile si votre préférence cérébrale vous porte à être indépendant d’esprit et peu influençable et moutonnier.

Se donner des limites et en donner aussi aux autres :
    On ne peut pas faire n’importe quoi, ni même les meilleurs choses indéfiniment et avec excès. Il faut donc se donner des limites précises à soi-même et à ses comportement, surtout lorsqu’ils peuvent être nocifs.
    De même il faut être chaleureux envers les autres, mais savoir dire non lorsque c’est nécessaire.
    Il faut hiérarchiser ses objectifs, quantifier les moyens pour les atteindre, et il ne faut pas céder à la tentation de faire des choses plus agréables à la place de celles qui sont prioritaires (par exemple aller au mariage d’un copain, alors qu’on n’a pas commencé à réviser un examen qui a lieu deux jours après !).

Garder un esprit ouvert et à l’écoute des autres; se poser et observer :
    Lorsque l’on a la capacité de réguler ses émotions, on peut s’intéresser à celles des autres. La confrontation des idées et des émotions montre d’autres situations et d’autres réactions que les siennes, et aider les autres contribue à se maîtriser soi-même.

Entraîner sa mémoire de travail :
    La mémoire de travail est un outil essentiel pour mener des tâches complexes, car elle permet de conserver en mémoire les objectifs et les éléments nécessaires à la réalisation d’une tâche.
    Il faut donc l’entraîner en faisant des exercices pour retenir le plus longtemps possible des données simples . Le jeu bien connu du « Memory » en est un excellent exemple.

Garder une attitude physique qui favorisera la maîtrise de soi :

    Pour être maître de soi, il  faut adopter une attitude physique qui influencera le moral pour faciliter cette maîtrise. Par exemple, une attitude nonchalante et négligée ne va pas améliorer ce sentiment de contrôle de soi. Par contre, faire preuve de volontarisme  dans son attitude physique influencera automatiquement  le moral pour appliquer ce volontarisme     aux autres comportements.

Se relaxer et apprendre à respirer :
    Il est important de ne pas être constamment sur le qui-vive et de réagir dans la précipitation. Il faut donc se donner des instants de détente, se relaxer (voire faire de la méditation) et penser à respirer lorsque ses émotions deviennent trop fortes. Cela permet de se recentrer sur soi-même et de reprendre le contrôle de soi.

Dimanche 6 novembre 2016 à 15:16


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    Je vois tous les jours des personnes, notamment des jeunes qui n’ont pas assez de volonté et qui ne maîtrisent pas assez leurs envies.
    J’en connais beaucoup qui ne travaillent pas assez à l’approche d’un examen et révisent la veille, ce qui est évidemment insuffisant car la mémoire n’apprend que par la répétition. D’autres qui devraient rendre un travail pour dans deux jours et n’hésitent pas, à sortir malgré tout avec des copains, au risque de ne pas avoir terminé à temps.
    C’est une question de maîtrise de soi, à la fois de maîtrise de ses émotions et de volonté. Cela s’apprend : il s’agit de changer pour nous adapter aux événements et à notre environnement.
    Beaucoup croient qu’ils ne peuvent aboutir parce qu’ils n’ont pas assez d’estime d’eux mêmes. C’est une erreur. L’estime de soi est plus une conséquence qu’une cause de la réussite. La clé de la réussite c’est le travail et l’autodiscipline.
    Mais devoir contrôler ses pensées demande un effort, qui est fatigant et donc le faire sans cesse mènerait à l’épuisement. Il faut donc le faire à bon escient.
    Se maîtriser entraine une consommation d’énergie et notamment de glucose. Des personnes en hypoglycémie ont du mal à conduire des actions volontaires.
    Toutes les expériences qui ont été faites par des chercheurs montrent que la maîtrise de soi s’apprend et que ceux qui ont suivi des entrainements, réussissent mieux par la suite à se maîtriser.
    Une constatation intéressante : lorsqu’on veut éviter de penser à quelque chose, ce sujet vous obsède davantage, et un des moyens de se défendre est de s’obliger à penser à autre chose. Les enfants notamment se « racontent des histoires ».

    Je vois souvent des personnes - notamment sur leur blog -, qui en début d’année, prennent de nombreuses résolutions. Mais sont elles suivies d’effet.
    Pour qu’elles le soient, il ne faut pas que ce soit un simple énoncé; il faut qu’elles soient accompagnées d’un projet, d’un plan précis et détaillé.
    Au niveau du cerveau, les IRM ont montré que la maîtrise des impulsions résultaient d’une lutte permanente entre les centres qui nous poussaient à satisfaire nos pulsions et ceux qui contrôlent nos objectifs. Le cerveau émotionnel et notamment les centres de récompensent nous incitent à céder à nos impulsions, surtout si elles nous apportent du plaisir, et le cortex préfrontal va chercher à contrôler logiquement et rationnellement nos actions.
    D’ailleurs les addictions résultent d’un dérèglement de nos centres de récompense.
    Chez les enfants, le système de récompense varie peu alors que le cortex préfrontal renforce progressivement son action de contrôle, si l’enfant reçoit une éducation appropriée.
    A l’adolescence le cerveau émotionnel évolue beaucoup du fait de la socialisation (les nouvelles technologies ont encore augmenté cette évolution). L’adolescent est donc beaucoup plus tenté, alors que son cortex préfrontal n’évolue que lentement. Le contrôle de soi diminue en général fortement et l’adolescent prend des risques inconsidérés.
    Les faisceaux d’axones qui lient le système de récompense au cerveau préfrontal sont peu myélinisés et cette myélinisation va intervenir avec la maturation, jusqu’à 20 à 25 ans. Le cortex préfrontal pourra alors ralentir l’action du cerveau émotionnel et notamment du système de récompense    .
    Les études faites sur ces faisceaux de communication ont montré qu’un entraînement à la concentration, à l’exercice de responsabilités, entraînaient une myélinisation accélérée et donc un meilleur contrôle de soi.

    Mais pour ne pas dévier d’un objectif, il faut garder présent à l’esprit ce en quoi il consiste, ses étapes, les processus. Pour cela le cortex préfrontal utilise les mémoires de travail à court termes, dont la capacité et la durée se conservation d’une donnée sont limitées. Le développement de la mémoire de travail favorise la maîtrise de soi. Des exercices simples permettent cet entraînement.
    Mais sur le plan maîtrise de soi, nous ne sommes pas tous égaux car nos cerveaux sont tous différents.
    Une personne de préférence L aura un comportement logique lus important car son cortex préfrontal aura davantage de liberté d’agir. De même une personne de préférence J qui possède une plus grande capacité de planification et une tendance moins grand à la procrastination.
    Mais ces préférences sont évolutives et l’éducation et l’instruction peuvent les faire notablement évoluer.

    La maîtrise de soi est une des clés de la réussite (à condition d’aller de pair avec le travail), et il n’appartient qu’à nous de la développer, mais aussi aux parents vis à vis de leurs enfants.

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lancien

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