Mardi 15 janvier 2019 à 9:48

Actualité

Cette votation est initiée en Suisse par la communauté Hornkuh (en français vaches à cornes). Elle milite pour le retour des vaches à cornes dans les exploitations helvètes. 

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   L'organisation d'un grand débat, d'un grande consultation citoyenne est la grande réponse d'Emmanuel Macron à la contestation des gilets jaunes.Il entend donner la parole aux Français sur un certain nombre de sujets, considérant que le temps du dialogue est désormais venu.

          Officiellement ce grand débat est pour aujourd’hui 15 janvier, mais personne ne sait vraiment comment il va se dérouler.
          En fait c’est la grande pagaille et cela n’est pas étonnant. Quand en entreprise, le patron veut lancer une consultation, c’est une opération que l’on prépare soigneusement des mois à l’avance, On dialogue avec les représentants du personnel (qui ont horreur d’un débat qui les court-circuite). On prépare et informe le personnel sur les sujets à discuter et les limites de la discussion (sinon cela part dans tous les sens), et on essaie de les instruire quant au dossier, à ses impératifs techniques et financiers et à ses conséquences. Pour répondre à des questions, il faut un minimum de connaissance du dossier.
          Et surtout si on lance une telle opération, il faut être sûr ensuite de pouvoir prendre un minimum de mesures qui réponde aux aspirations qui vont se manifester.     

          Au niveau d'une nation,c’est bien plus compliqué que dans une entreprise. Les sujets sont très généraux, très complexes, les personnes mal informées et, pour répondre aux questions posées par M. Macron dans sa lettre, il faudrait être un spécialiste de ces problèmes
          Par ailleurs, la diversité des conditions personnelles va amener une pléiade de réponses différentes, correspondant souvent aux intérêts et situations de chaque intervenant, et la synthèse sera hasardeuse.
          De plus comment être sûr que le débat n’est pas faussé par des groupes particuliers, par ceux qui hurlent le plus fort, ou ceux qui savent parler et que les réponses soient effectivement celles d’une majorité de personnes.
         Comment faire des statistiques dans de telles conditions? 

          A mon avis, l’opération actuelle est improvisée et on va à la catastrophe.
          J’ai lu soigneusement, dimanche soir, la « lettre aux français » d’Emamnuel Macron, 
         J’attends aussi des précisions sur la « plate-forme en ligne » et la façon de s’en servir et ce qui va se passer au niveau de ma commune (pour le moment silence radio).
         Je comprends d’ailleurs qu’un maire ne soit guère enclin à mettre en place des moyens et donc des frais, pour une opération dont on ne sait pas à quoi elle va servir.

          M. Macron pose des question assez précises dans sa lettre, mais elles sont du niveau d'un gouvernement et pas du commun des mortels qui ne connaissent ni le dossier correspondant, ni les conséquences de leurs réponses. Je vais prendre quelques exemples ci-après

          Que risque t’on de récolter :
                  - d’une part des revendications multiples sur tous les problèmes personnelsde chaque individu qui apparaissent dans les cahier de doléances (alors que l’on cherche des solutions pour la collectivité).
                 - les revendications qu’on connaît déjà au plan financier, car ce sont celles des personnes pauvres et défavorisés, face aux ponts d’or qu’on a fait aux très riches : augmentation du SMIC, revalorisation des retraites au niveau de l’inflation, construction de milliers d’HLM, suppression de l’impôt sur la fortune et du plafonnement des taxes sur les intérêts, la taxation des multinationales…. même si M. Macron a dit par avance qu'il n'en tiendrait pas compte. 
          J'ai trouvé sur internet une "lettre au président qui exprime très justement ces revendications : https://www.mesopinions.com/petition/politique/lettre-ouverte-president-republique-emmanuel-macron/53626

                  - le référendum d’initiative citoyenne.
           Qu ‘est ce ? : « La création d’un site internet lisible et efficace, encadré par un organisme indépendant de contrôle, où les gens pourront faire une proposition de loi. Si cette proposition de loi obtient 700 000 signatures alors cette proposition de loi devra être discutée, complétée, amendée par l’Assemblée nationale qui aura l’obligation (un an jour pour jour après l’obtention des 700 000 signatures), de la soumettre au vote de l’intégralité des Français. »
          Il faudrait d’abord préciser quelles sont les lois qui pourraient être proposées. Si l’on propose d’utiliser ce mécanisme pour « supprimer une loi injuste » et « révoquer le mandat d’un représentant », c’est tout à fait contraire au fonctionnement actuel de la démocratie représentative et au droit constitutionnel.

          A la différence des systèmes existant actuellement en France, et que presque personne ne connait, ni le gouvernement ni les députés ou sénateurs ne seraient associés au lancement de ce référendum, et le nombre de signatures à obtenir serait sensiblement moins élevé.
          Et comment s’assurer sur un site de l’identité des votants, et d’éliminer les doubles votes. Et que feront les gens qui ne sont pas habitués à internet ?

          Et sur les questions que pose M. Macron (une trentaine) ?

"Comment pourrait-on rendre notre fiscalité plus juste et plus efficace ? Quels impôts faut-il à vos yeux baisser en priorité ?
Nous ne pouvons, quoi qu’il en soit, poursuivre les baisses d’impôt sans baisser le niveau global de notre dépense publique. 
Quelles sont les économies qui vous semblent prioritaires à faire ? Faut-il supprimer certains services publics qui seraient dépassés ou trop chers par rapport à leur utilité ? A l’inverse, voyez-vous des besoins nouveaux de services publics et comment les financer ?"

          Comment répondre à la première question sans aucun renseignement sur le dossier ?Chacun va demander à baisser ses impôts personnels !
          On doit baisser les dépenses publiques, mais on peut aussi trouver d'autres rentrées d'argent, mais cela  a été exclu du débat !
          Et on déplore plutôt la diminution des services publics, surtout en campagne; alors certes il faut les réformer pour les rendre plus efficaces, mais les besoins existent et pas nouveaux, mais résultant de suppressions : poser la question ainsi, c'est de la provocation ou une ignorance totale de la réalité.

"Comment mieux organiser notre pacte social ? Quels objectifs définir en priorité ?"

          Comment faire des proposition concrètes à une question aussi générale et d'un niveau aussi élevé. Sait on seulement de façon précise ce qu'est notre pacte social ?

"Le deuxième sujet sur lequel nous devons prendre des décisions, c’est l’organisation de l’Etat et des collectivités publiques. 
Y a-t-il trop d’échelons administratifs ou de niveaux de collectivités locales ?

Comment voudriez-vous que l’Etat soit organisé et comment peut-il améliorer son action ? Faut-il revoir le fonctionnement de l’administration et comment ?" 

          Comment voulez vous faire des propositions concrètes alors qu'on ne connaît pas suffisamment le fonctionnement des services de l'Etat, pour savoir quelles seraient les conséquences des propositions que l'on ferait. La majorité des réponses sera donc divergente et sans fondement sérieux. M Macron pourra ainsi choisir les réponses qui lui plaisent, faites par des personnes aux ordres.

"Comment finance-t-on la transition écologique : par l’impôt, par les taxes et qui doit être concerné en priorité ?
Quelles sont les solutions les plus simples et les plus supportables sur un plan financier ?"

          Le dossier du climat est extrêmement complexe sur le plan technique et financier, tellement complexe que les gouvernements successifs le traite en dépit du bon sens. Alors comment voulez vous quechacun puisse répondre à ces questions, à son niveau.

"Quelle est la bonne dose de proportionnelle aux élections législatives pour une représentation plus juste de tous les projets politiques? 
Faut-il, et dans quelles proportions, limiter le nombre de parlementaires ou autres catégories d’élus Quel rôle nos assemblées, dont le Sénat et le Conseil Economique, Social et Environnemental    doivent-ils jouer pour représenter nos territoires et la société civile ? Faut-il les transformer et comment ?"

          Comment voulez vous qu'on réponde à de telles questions, sans aucune connaissance en droit constitutionnel et sans avoir aucune idée des conséquences des propositions que l'on fera.

"En matière d’immigration, une fois nos obligations d’asile remplies, souhaitez-vous que nous puissions nous fixer des objectifs annuels définis par le Parlement ? Que proposez-vous afin de répondre à ce défi qui va durer ?"

          Quels chiffres proposer sans aucune idée des problèmes concrets et financiers (voire internationaux) posés par cette question.?

" La question de la biodiversité se pose aussi à nous tous. 
Comment devons-nous garantir scientifiquement les choix que nous devons faire à cet égard ? Comment faire partager ces choix à l’échelon européen et international pour que nos producteurs ne soient pas pénalisés par rapport à leurs concurrents étrangers ? "

          Bien sûr les agriculteurs peuvent faire part de leurs difficultés, mais pour savoir comment faire au niveau européen, il faudrait être le ministre des affaires étrangères! Quant à la biodiversité, il faut le demander aux scientifiques compétent et pas à ceux qui ne connaissent pas la biologie végétale et animale.

 

          Et je n'ai pris que quelques exemples ! Je crains qu'avec ce niveau de questions, les personnes peu instruites et les jeunes qui n'ont pas encore d'expérience, soient peu tentés d'essayer de répondre. La représentativité sera faussée, ce qui est anormal, car ce sont eux qui souffrent le plus, avec les chômeurs, de la situation actuelle et mériteraient le plus de profiter de certaines réformes.

           Alors je me pose une question : M Macron est il utopique, naïf et dépourvu de bon sens au point de croire que nous pouvons donner des réponses valables à ses question de conduite de la Nation. Cela m'étonne.
         Ou bien sait il que les réponses qu'il aura, seront des réponses peu pertinentes par méconnaissance des dossiers, et il pourra alors appliquer les solutions qu'il veut, en faisant croire qu'elles ont été proposées par le peuple, alors qu'elles auront été données par des personnes auxquelles on aura soufflé les réponses correspondantes.

         J'ai vraiment l'impression qu'on nous prend pour des imbéciles !
         Raison de plus pour participer à cette consultation, et j'attends avec impatience de savoir comment je pourrai le faire.


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Samedi 5 janvier 2019 à 12:08

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Je suis perplexe face au mouvement des gilets jaunes et je ne comprends plus la situation actuelle.

A l’origine j’étais d’accord avec leurs revendications.

Ils ont obtenu une partie financière, un peu bancale et je comprends qu’ils soient en partie déçus. En fait le gouvernement a choisi d’augmenter la prime d’activité au lieu du SMIC pour éviter la répercussion sur toute l’échelle de salaires et pour ne pas handicaper les entreprises.

Mais il faut être conscient que tout effort financier de l’Etat ne peut venir que de fonds publics c’est à dire les impôts des particuliers, ceux des entreprises et la TVA. Donc ce n’est pas extensible et les dépenses supplémentaires sont limitées. Par ailleurs il faut aussi se rendre compte que tout blocage de l’économie diminue les rentrées d’argent et donc la distribution possible (et accroit le chômage).

Certes je pense que M. Macron a eu tort de ne pas rétablir l’impôt sur la fortune car c’est emblématique, et je ne crois pas, contrairement à ce que dit le gouvernement, que cela ait beaucoup favorisé l’industrie par investissements (et cela n’a pas fait baisser le chômage), et par contre les dons aux associations (qui sont déductibles en partie des impôts), ont baissé de 30%. Mais cela n’aurait rapporté que 4 milliards et donc cela ne financerait même pas les mesures actuelles. Ce serait normal et juste d’imposer plus les riches, mais l’inconvénient est qu’ils sont peu nombreux et donc cela ne fait pas rentrer autant d’argent qu’on croit.

 

Par contre les revendications des gilets jaunes se sont multipliées et je ne suis plus d’accord avec certaines :

- demander l’avis de chacun sur les lois n’est pas viable. Une loi est complexe, dans un langage juridique qu’il faut connaître, et c’est un dossier important, avec tous les antécédents et les conséquences. Des arrêtés d’application les complètent. C’est une affaire de spécialistes et l’avis de la plupart des gens ne sera fondé que sur des impressions sentimentales non objectives ou des intérêts personnels.

- plus généralement les « référendums d’initiative citoyenne » répétés sont tout aussi irréalistes. On pose des questions simples sur des problèmes très complexes et donc, en admettant qu’on ait compris le sens de la question, on ne mesure pas la portée de la réponse et on ne connait pas le dossier. Distribuer 20 millions de dossiers serait un travail et d’un coût prohibitifs et je crois que la plupart des gens ne le liraient même pas et que le taux d’abstention serait élevé.

Il n’y a pas de solution simple aux problèmes politiques complexes, et même les questions simples et pratiques sont difficiles à traiter par référendum, car les réponses ont aussi des conséquences. Un exemple est la revendication de suppression des radars sur la route. Les accidents de la route augmenteraient certainement.

- quant à révoquer des députés, il y a des élections pour cela et le faire par référendum en dehors des élections est contraire à la démocratie (c’est comme cela que les dictatures s’installent).

- de nombreuses revendications sont certes souhaitables; mais impossibles à court terme techniquement, comme le suppression des bouteilles plastiques, l’interdiction de tous les pesticides et produits chimiques en agriculture, la réalisation de 5 millions d’HLM, la limitation de la durée des procédures de justice. 

- d’autres montrent une méconnaissance totale de l’économie et des finances, comme l’annulation de la dette (ce n’est pas l’Etat qui a prêté de l’argent, mais il l’a emprunté à des prêteurs), la limitation à 25% des prélèvements sur les citoyens, alors qu’on propose d’énormes dépenses, l’embauche massive de fonctionnaires (comment les payer ?). Certaines sont contradictoires : diminuer la taille des banques ne les protège pas mais les fragilise, battre monnaie en crée pas de l’argent (ce sont les citoyens qui paient ensuite par l’augmentation de l’inflation), récupérer les « bien publics confiés au privé (avec quel argent ?), casser les monopoles (ils sont internationaux et peu sont français et les casser ruinerait encore plus notre économie (SNCF, la Poste, EDF, Airbus, etc.. ).

- certaines revendications sont issues des partis politiques d’extrême droite comme le frexit ou les demandes concernant l’Afrique et l’immigration.

- certaines de ces revendications montrent que l’on ne se rend pas compte de l’ampleur et de la difficulté du problème qui est mondial : casser les médias, (mais ce sont eux qui font connaître les gilets jaunes !), réindustrialisation de la France.

Certaines enfin sont absurdes et contradictoires : « interdire à l’Etat de s’ingérer dans l’enseignement, l’éducation, la santé, la famille »  : alors ce seront les organismes religieux, le secteur privé, les sectes, les partis politiques, les syndicats ou la mafia qui s’en occuperont : ce sont justement les tâches régaliennes de l’Etat.

 

Et surtout je ne suis plus d’accord avec les méthodes des gilets jaunes; je comprends très bien qu’ils aient trouvé une convivialité nouvelle sur les ronds points, et qu’ils veuillent continuer à s’y réunir, mais retarder le passage des camions et des gens qui vont travailler est catastrophique pour l’économie (les conséquences des 5 dernières semaines sont évaluées à 4,5 milliards d'euros)..

S’entêter à vouloir manifester dans les grandes villes le samedi est irresponsable, quand on voit le coût des destructions qui en résultent.

Finalement le mouvement des gilets jaunes , certes part d’une bonne intention, mais il est quand même en partie responsable de 8 morts et de nombreux blessés. Mais personne ne s’en soucie !

 

Je pense certes que le gouvernement est responsable lui aussi par son atermoiement, mais aussi que les gilets jaunes auraient dû depuis longtemps changer de méthodes et notamment faire planer sur le gouvernement le spectre des élections européennes, mais sans vouloir monter une « liste gilets jaunes », car le gouvernement en serait content : elle prend davantage de voix à’extrême droite et l’extrême gauche qu’à la majorité. Menacer d’une campagne anti-LRM sur les réseaux sociaux aurait été beaucoup plus bénéfique pour tous que de ralentir l’économie et créer de nombreux dommages matériels et corporels.

 

Quant à la grande consultation qui va s’ouvrir début 2019, pour rien au monde je ne voudrais être chargé de l’organiser. même si l’idée de le faire au niveau des communes par l’intermédiaire des maires est bonne.

Comment orienter les débats (sinon c’est l’anarchie et cela part dans tous les sens), comment faire en sorte que les gens se rendent comptent des problèmes et des solution possibles réellement (et non utopiques comme la « charte des gilets jaunes »).

Je crains que seuls quelques uns y participent, les forts en gueule, ceux qui veulent mettre la pagaille, les utopistes loins des réalités, et que ceux qui ont les pieds sur terre, pris par leur vie et leur travail, ne puissent y participer.

Je me demande bien , moi même comment y participer.

Lundi 31 décembre 2018 à 12:06

Divers

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 BONNE ANNEE  2019
à mes lectrices et mes lecteurs

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Bon réveillon de Saint Sylvestre !

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Samedi 22 décembre 2018 à 17:23

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  •    Bon Noël à toutes mes lectrices et lecteurs
                            mais êtes vous sûrs que le Père Noêl sera là mardi ?
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Jeudi 13 décembre 2018 à 9:08

Sciences et techniques


     Dans des articles précédents, j’ai parlé du stockage d’énergie solaire ou éolienne, , ou de voiture électriques, dans lesquels les batteries peuvent être une limitation importante.
    Ces batterie interviennent dans notre vie de tous les jours, que ce soit les petites AA ou AAA rechargeables pour les lampes, les postes radio, ma souris d’ordinateur, ou les batteries plates des téléphones portables, ou les plus grandes batteries des outils de jardin.
    Alors faisons le point.

    Toutes ces batteries sont basées sur le même principe, ce sont les produits utilisés qui diffèrent.
    La batterie est un dispositif chimique qui peut stocker de l’énergie électrique et la restituer sur demande.
    Elle est composée d’une électrode négative, l’anode qui va recueillir des ions positifs, et d’une électrode positive, la cathode qui va collecter les électrons qui vont ensuite produire le courant, ces électrodes baignant dans un électrolyte liquide conducteur dans lequel ions et électron vont pouvoir circuler. (voir schéma ci-dessous).
http://lancien.cowblog.fr/images/Sciences2/Unknown.png    Les paramètres de la batterie que l’on cherche à augmenter, par rapport à son poids, sont les suivants :
        - la quantité d’électrons  que l’on peut stocker, que l’on exprime en ampère heure par kg. (c’est la quantité d’électricité qui traverse un conducteur relié à la batterie pour un courant de débit 1 ampère, pendant une durée d’une heure).
        - la quantité d’énergie fournie par la batterie en watts-heure. C’est la capacité en ampères-heure multiplié par la tension aux bornes du circuit (en volts). On cherche à optimiser l’énergie en watts-heure par kg. La résistance interne de la batterie intervient.
        - enfin la fiabilité de la batterie : d’une part il faut que la batterie ne se détériore pas trop vite aux charges successives (on lui demande de tenir au moins 2 000 charges), et la sécurité impose d’exclure les risques d’incendie (voire d’explosion) et plus généralement de trop grande surchauffe.
        - toutefois on peut aussi optimiser, pour certaines applications la puissance, c’es-à-dire la vitesse avec laquelle on peut charger ou décharger la batterie et en particulier le courant de crête qui peut être fourni pendant un court instant.
        - un dernier aspect d’entretien : il faut limiter l’impact environnemental des batteries, dont les composants peuvent être nocifs.

    Les batteries AA ou AAA (piles rechargeables), étaient des batteries au nickel-cadmium. Les électrodes sont en hydroxyde de nickel et en cadmium, et l’électrolyte est de la potasse.
    Ce type de batteries est facile à charger, fiable (elles tiennent environ 1600 charges et ont une durée de vie entre 2 et 3 ans), peu sensible à la température. de résistance interne faible et de coût faible. Par contre, elles perdent leur charge hors utilisation (20% par mois) et n’ont pas une grande énergie (40 à 60 Wh/kg). La tension nominale d’un élément est de 1,6 volt.    .
    Le cadmium étant un métal lourd nocif, il faut recycler ces batteries et pour le grand public
    Les batteries industrielles sont encore en Cd-Ni mais sont plus importantes et ont une durée de vie plus grande.
    Par contre dans les batteries grand public, le cadmium a été remplacé par un alliage d’hydrure à bas de nickel, de cobalt et de terres rares. (batteries Ni-Mh). Ces accumulateurs sont moins fiables (moins de cycles) et demandent de temps long de charge (12h) pour éviter les courants trop forts qui les dégradent. Les chargeurs doivent être dotés d’un système de détection de fin de charge.

    Les batteries de voitures à essence sont des batteries « au plomb », qui ont été inventées en 1854.  L’anode (négatif) est un ensemble de grilles d’alliage plomb-étain et éventuellement arsenic, remplies de plomb métallique poreux. la cathode (positif) est constituée de grilles analogues, mais remplies avec une pâte d’oxyde de plomb PbO2, et l’électrolyte est de l’acide sulfurique. Un séparateur isolant empêche les courts circuits entre plaques positives et négatives, tout en étant poreux et résistant à l’acide sulfurique (c’est un matériau à base de fibres cellulosiques).
    Le principe de fonctionnement est décrit sur le schéma ci-dessous    :
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     A la décharge l’électrolyte se détruit et les électrodes se sulfatent en libérant les électrons de l’ion SO4-. L’oxygène libéré à la cathode s’unit aux ions H+ pour donner de l’eau. A la charge les électrodes se désulfatent et l’électrolyte est régénéré.
    La tension est de 2,1 volts par élément. L’énergie fournie est faible : 35 Wh/kg, mais elle peut fournir un courant crête élevé au démarrage du moteur de la voiture. Une décharge totale de la batterie estnocive à sa durée de vie.

    Les batteries au CdNi des petits appareils ménagers ou de bricolage et des téléphones et ordinateurs portables, sont maintenant remplacées par des batteries lithium-ions.
    Le lithium est intéressant car il expulse facilement un électron et c’est le plus léger des métaux
    La cathode est en dioxyde de cobalt et l’anode en graphite. L’électrolyte est un sel de lithium dissous dans des molécules organiques que l’on inclue dans des polymères; il est isolant électrique, mais laisse passer les ions.
    Le principe de fonctionnement  est le suivant :
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    A la décharge le lithium stocké dans l’anode de graphique pour laquelle il a peu d’affinité cède son électron, qui ne peut migrer dans l’électrolyte isolant, tandis que l’ion Li+ libéré va se diriger vers l’électrode de cobalt pour laquelle il a une affinité plus grande, formant un oxyde de lithium-cobalt, en ayant récupéré son électron par le circuit électrique. La batterie supporte mal une décharge totale. (il est recommandé de charger fréquemment son téléphone portable
    A la charge, on extrait de la cathode le lithium qui va à nouveau se stocker dans l’électrode négative de graphite. La charge est beaucoup plus rapide que pour les accumulateurs Cd-Mh.
    La tension nominale d’un élément est de 3,6 volt.
    L’inconvénient de ces batteries est la surchauffe très importante qui peut se produire en cas de défaut et l’électrolyte qui st corrosif en cas de fuite. Les batteries doivent être dotée d’un fusible thermique et d’une soupape de sécurité pou éviter les surpressions qui pourraient les faire exploser.
    A l’origine les batteries Li-ions avaient déjà une énergie beaucoup plus fortes que les Cd-NI : 1500 Wh/kg. On atteint maintenant 2400 Wh/kg. On a introduit dans l’électrode de cobalt des alliages cobalt, nickel, manganèse.
    Les durées de vie sont de 3/4 ans pour les petites batteries, (voire moins si on les laisse complètement décharger)mais une quinzaine d’années pour les accumulateurs des voitures électriques.
    Le lithium et le cobalt sont des métaux rares, produits en certains endroits seulement, mais on peut recycler celui des batteries. Il ne faut donc pas craindre de pénurie. Des essais ont été faits pour remplacer le lithium par du sodium, mais l’énergie massique ne dépasse pas 100Wh/kg/
    Les batteries de voitures électrique sont donc des batteries li-ion. Par contreelles sont insuffisantes pour le stockage d’énergie solaire, qui se fait actuellement à 94% par remontée d’eau dans des réservoirs en altitude.
    Une solution sera peut être prometteuse d’ici quelques années : des batteries à électrolytes solides qui laissent passer les ions, et qui utiliseraient du sodium à la place du lithium. Les études concernent les électrolytes, matériaux composites inorganiques, souvent des mélanges de fluorure ou chlorures métalliques.
    On espère une capacité deux à trois fois plus grande que les batterie Li-ions à poids égal et une meilleure sécurité car l’électrolyte est ininflammable..
    Les entreprises asiatiques et SAFT en France) qui font ces recherches, pensent avoir des batteries utilisables en 2025.

Jeudi 6 décembre 2018 à 8:38


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            Il y a des jours où j’ai des “crises en thèmes”, surtout à la Toussaint où on ne voit que cela au journal télévisé.
           Trouver des sujets n’est pas difficile, ce qui l’est plus, c’est d’écrire quelque chose dessus!!

           Cela m’arrive de temps en temps de mettre de l’ordre dans mon brave Mac dans lequel depuis que je travaille sur micro-ordinateur (1980), par des transferts entre mes ordinateurs successifs, j’ai accumulé des dizaines de milliers de textes, quelques milliers de tableurs, autant de présentations et près de 20 000 photos.
          Mais je ne garde pas longtemps les messages, et soit je les supprime après y avoir répondu, soit je les archive dans un dossier. Ceux qui restent quelques temps sont classés par date.
           Alors je regarde tous mes vieux messages encore présents et je tombe sur le dernier, qui m’a été envoyé le premier janvier 1970 à Zéro heure.
           
Je n’en crois pas mes yeux et sur le moment je me dis « quel bateau me monte mon brave Mac ? » (Eh oui c'est l’époque de la Route du Rhum !).

           Bizarre que je ne me rappelle pas avoir déjà vu ce message !

            Alors évidemment je regarde quel est l’expéditeur : ouaf « expéditeur inconnu » ! Qu’est ce que c’est que cela, je n’ai pas de correspondant qui ait ce nom !
           J’ouvre le message et je vois « message vide, consultez l’original ». Pas possible, on se fiche de ma poire !
           Mais ce n’est pas étonnant. Pensez donc :1970 il n’y avait pas encore ni micro-ordinateur, ni internet et une partie de mes correspondant(e)s n’étaient pas né(e)s.!

           Alors je me suis dit : ça y est, c’est un message inter-galactique, un petit homme vert qui m’envoie un mail et comme il a mis 48 ans pour arriver, alors à 300 000 km/s il est loin mon correspondant ! (j’ai la flemme, vous calculerez vous même!).
           Et puis je me rappelle : le premier janvier 1970, on m'a téléphoné, il s'appelait Titi, il n'était pas jaune mais vert, et à défaut d’ordinateur, j'ai eu un gentil petit correspondant sur Mars. Quel beau rêve ! Revenons dans la réalité.

           J’ai eu une autre idée : minuit le premier janvier 1970, nous avions dû fêter le réveillon et  envoyer des coups de fils à des amis. Alors l’un d’entre eux a oublié de me répondre et ces derniers temps il a dû réparer son oubli. Qui cela peut il bien être? Hélas je n’ai pas récupéré un ami oublié depuis 48 ans !

            A l’époque je n’avais pas de micro-ordinateur (j’ai eu mon premier Apple2 en 1980, dix ans après), mais j’avais dans mon bureau un clavier d’accès au gros ordinateur du labo. Alors j’ai peut être écrit quelque chose et par miracle ce vieil ordi a trouvé ce message et y répond en se connectant à mon Mac.
           J’étais attendri que mon gros ordinateur d’autrefois m’ait ainsi retrouvé, mais je me suis renseigné : le pauvre a été mis à la casse !! Et “l’au delà des ordinateurs”, je ne sais pas si on peut le contacter en faisant tourner les claviers.?

            Et puis j’ai eu un éclair de lucidité : 
           La détermination très précise du temps est aujourd'hui facile grâce aux pulsations plus ou moins régulières des horloges à quartz que l'on trouve dans tous les bidules électronique de notre époque. 
           Mais dans un micro-ordinateur il faut pouvoir disposer d'une origine temporelle dès que l'on utilise un système où il faut gérer des dates d'une manière ou d'une autre. Et c'est là que commencent les problèmes, quelle date choisir pour cette origine et si possible la même pour tous les ordinateurs qui correspondent entre eux dans le même système.? 
           La naissance du Christ, celle de Mahomet ou de Moïse (vous voyez je ménage mes lecteurs religieux !), la date de la première dent de Stève Jobs, la première fois que Bill Gates a grugé un client, mais pourquoi  le 1er janvier 1970, date à laquelle aucun microordinateur ne fonctionnait encore. ?
           Et je me suis souvenu que dans le système Unix de mon mac c’est  cette date qui est à l’origine des temps (comme dans tous les systèmes Unix d’ailleurs).
           
Alors voilà cette date si prometteuse, ce n’est qu’une convention entre d’horribles PC et mon destrier macintosh au grand coeur !

               J’ai voulu poursuivre mon enquête et j’ai regardé l’adresse de messagerie et surprise, c’est la mienne. Alors horreur, c’est moi qui me suis envoyé ce message.!
            Alors j’ai fouillé ma mémoire. Il y a deux jours je voulais envoyer un message et j’avais ouvert ma messagerie et un fenêtre de message vide, et je commençais à le remplir, quand il y a eu une panne d’électricité.
           Le mac s’arrête et en quelques centièmes de secondes, il n’a pas le temps d’enregistrer grand chose. Il sauvegarde une fenêtre vide, et c’est évidemment moi l’envoyeur : pas de destinataire pas de texte, mais pas de date non plus.
           Mais mon mac, sérieux et précis, a essayé de faire ce qu’il pouvait pour conserver la trace de ce message, et,  ne comprenant que l’Unix, il l’a donc classé à l’origine des temps de l’ère micro-informatique : le premier janvier 1970 .

           Les mystères d’une informatique bête mais logique.




Jeudi 29 novembre 2018 à 9:04

Actualité

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          Comme vous avez pu le constater par mes articles, je m’intéresse particulièrement au changement climatique et donc aux problèmes d’énergie sous ses diverses formes de production et d’utilisation.

          Comme vous tous j’ai une voiture, et donc le prix des carburants m’intéresse aussi., même si je l’utilise surtout pour aller en vacances, car pour aller à Paris, je prends le métro et la voiture ne me sert guère qu’à aller voir mes enfants et  petits enfants, et faire les courses au supermarché.
           J’avoue ne pas comprendre le gouvernement face à la grogne actuelle et quant à sa volonté d’augmenter les taxes sur l’essence et le gazole.
          Soit nos gouvernants sont nuls en psychologie, et manquent de bon sens , soit ils se fichent de notre poire et et je pencherais plutôt vers cette solution.
          Que le gouvernement ait besoin d’argent et qu’il cherche des recettes, cela ne m’étonne pas. C’est difficile de restreindre les dépenses car nos infrastructures sont en assez mauvais état, et les hôpitaux, la justice et la police manquent de moyens.
          Il faut aussi compenser les milliards que l’on a donné aux très riches : impôt sur la fortune et surtout plafonnement de l’impôt sur les très hauts revenus et sur les gains boursiers. Et remarquons que, contrairement à ce qu’on nous avait promis, favoriser les riches et les entreprises n’a pas fait baisser le chômage.
          Il n’est pas étonnant qu’il utilise pour cela « la fiscalité sur les carburants », qui est là pour cela, alors que ce n’est pas sa vocation, car comme d’habitude, l’automobiliste est la vache à lait. Il n’est pas étonnant non plus, que cela  choque et heurte un grand nombre de nos concitoyens, et pas seulement ceux que cela va mettre en difficulté financièrement car ils doivent faire des kilomètres en voiture pour aller au travail.

          Je ne détaillerai pas la taxe sur l’essence et le gazole, car les médias ont montré que les taxes représentaient plus de 60% du coût des carburants, le prix du raffinage et de la distribution environ 15% et le prix du pétrole brut de l’ordre de 25%, avec évidemment des variations en fonction de celles du prix de ce dernier.
          Par contre je ferai remarquer que les taxes ont aussi été augmentées sur le prix du fioul et du gaz (la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques : TCIPE), alors qu’évidemment on ne peut pas ne pas se chauffer et cela va encore aggraver les conditions de vie des plus pauvres.

           Mais là où je ne comprends pas, (ou plus exactement je pense qu’on nous prend pour des imbéciles), c’est lorsque le gouvernement invoque une raison écologique pour ces augmentations de taxes, pas plus que je ne comprends les mesures compensatrices qu’il a décidées.
          D’une part la TICPE ne profite à l’écologie qu’à raison de 20% environ.
          D’autre part les nouvelles recettes issues de la hausse, pour l’année 2019, n’iront pas davantage à la transition énergétique, mais uniquement au budget de l’Etat,. Ni la transition énergétique, ni les infrastructures de transport, ni les collectivités ne sont en augmentation en 2019, comme l’a fait remarquer un sénateur.

          Le gouvernement veut augmenter le prix de l’essence pour qu’on utilise moins nos voitures, et que l’on achète des voitures moins polluantes.
          Pour le diesel, je veux bien que ce soit une raison de santé due aux particules fines, mais pour l’essence  et en partie pour le diesel, il met en avant la production de CO2
          Si nous consommons un peu moins pour les transports, cela sauvera t’il le climat ?
          D’abord les transports ne représentent que 28% de notre production de CO2 et il y a le train, les bateaux et les avions; voitures et camions représentent un peu plus de 20%.

         Nous ne pourrons diminuer que peu notre kilométrage, car, vu le prix de l’essence, nous cherchons déjà à utiliser le moins possible la voiture, donc la répercussion de l’augmentation des taxes sera minime.


          Et si maintenant nous regardons la contribution de la France à la production mondiale de CO2, elle est, grâce au nucléaire, très faible : de l’ordre de 1,1 %.

          Alors le gouvernement nous raconte des coups quand il pense qu’en augmentant les coûts de l’essence, il sauve le climat. 
          Il ferait mieux de consacrer plus d’énergie à convaincre USA, Chine et Inde à diminuer leur consommation d’énergie et leur production de CO2.

          Là où par contre, je trouve qu’il manque de bon sens, c’est dans les mesures compensatoires qu’il a proposées (pour 500 millions alors que l’augmentation de la taxe sur les carburants rapportera 4 milliards d’euros).
          Donner une prime aux moins aisés et notamment s’ils parcourent des kilomètres pour aller au travail, c’est effectivement logique, mais elle sera loin de compenser l’augmentation de leur budget d’essence ou de fuel.
          Par contre glorifier comme l’a fait le Président et le Premier Ministre, les primes aux changements de voiture, c’est manquer de bon sens. Je pense qu’il faudrait leur faire faire un stage de 6 mois où ils ne dépenseraient que 1000 € par mois, pour qu’ils comprennent
          Ils sont fier d’avoir institué une prime de 4000 € pour les ménages qui touchent  moins de 12 500 € par an (environ 1000€ mensuels), s’ils changent leur voiture pour une plus récente. Pour un couple avec deux enfants à charge, la limite semble être de 1,8 fois le SMIC, soit environ 2000 €.
          Croyez vous que ces ménages, qui ont déjà du mal à payer toutes leurs charges et la nourriture, vont avoir de quoi se payer une nouvelle voiture.?
          Le gouvernement vise surtout les vieux diesels.et Edouard Philippe a donné un exemple se remplacement d’un vieux diesel par une C3 d’occasion, indiquant une grande économie de carburant. J’ai un voisin qui a un très vieux diesel et j’ai une C3 qui a 5 ans. Nous consommons à peu près la même quantité de carburant aux 100 km !

          Alors je comprends la grogne actuelle et le mouvement des gilets jaunes. Je pense qu’ils ont bien fait de le provoquer un week-end et de faire la manif de cet après-midi samedi, bien que je déplore que les morts et les blessés ainsi que les dégradations, qui ne semblent pas beaucoup émouvoir les manifestants (du moins si on se réfère aux images transmises par les médias). Par contre je pense que bloquer en semaine des sites, des entreprises ou des commerces est mauvais pour l’économie et est aussi nocif que l’augmentation des taxes. Il ne faut pas s’attirer la grogne de l’opinion publique.
          Je pense que le gouvernement se contentera de dire qu’il a entendu la population, il fera peut être un petit effort financier en plus, mais il ne supprimera pas les augmentations de taxes pour autant.
          Je ne crois pas que continuer à promouvoir des manifestations sur les réseaux sociaux aura de l’influence sur le gouvernement. Il est persuadé qu’il détient la vérité et que ses réformes sont parfaites, comme un loi divine. (On l’a bien vu lors de la grêve SNCF).
          La seule chose qu’il craigne ce sont les élections, car là, celui qui vote fait ce qu’il veut. Alors à mon avis, si on veut que les députés LRM soient moins moutonniers, il faut les menacer, sur les réseaux sociaux, de ne pas voter pour leurs listes aux prochaines élections européennes.

 Seule la crainte d’une « veste électorale » peut, peut être, influencer le gouvernement.

Jeudi 22 novembre 2018 à 9:53

Libertés et règles

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      J’ai été choqué par les propos d’une député LRM qui a écrit sur Twitter qu’il existait à l’Assemblée Nationale, «un puissant lobby LGBT ». L’élue picarde est partie en croisade contre l’ouverture de la PMA aux couples de lesbiennes et aux femmes célibataires, une mesure qui doit figurer dans le futur projet de loi sur les questions de bioéthique.
    J’avoue que je ne savais pas ce que voulait dire LGBT et j’ai donc appris sur internet que c’était « Lesbiennes, Gays, Bisexuels, Transgenre »
    Je trouve d’abord cette expression choquante et même à caractère homophobe.
Que dirait madame Thill, si on catégorisait ainsi les religions. Elle serait sûrement scandalisée; alors il faut s’abstenir de faire cela avec d’autres..
    D’ailleurs, plusieurs ministres et députés de la majorité ont dénoncé l'«expression plus que malvenue»
    En plus c’est ridicule d’appliquer ce terme de lobby, représentatif de l’influence de multinationales ou d’industries importantes, ou à la rigueur de populations importantes et organisées (les chasseurs par exemple), à des personnes aussi dispersées et relativement peu nombreuses que sont les homosexuels.

    Je ne défends pas particulièrement les homosexuels, n’étant vraiment pas orienté vers ce genre de pratique, mais cela me choque qu’on les considère comme des gens anormaux et qu’on leur refuse des droits que l’on accorde aux hétérosexuels. Cela me paraît analogue à de la discrimination raciale.
    Je n’ai pas compris le revirement du Pape, que j’estimais beaucoup, car plus compréhensif du monde moderne et moins sectaire que ses prédécesseurs.
    Que certains jeunes aient une attirance physique pour des gens de leur propre sexe pendant quelques temps au moment de la puberté est quelque chose de normal : c’est, en quelque sorte, chercher et découvrir son orientation et peu d’entre eux sont réellement homosexuels. Les traiter de malade psychique est complètement absurde et montre une ignorance totale de la psychologie des jeunes.
    J’ai trouvé le comportement des catholiques hostiles au mariage pour tous, comme la preuve d’une intolérance extrême. On ne leur demande pas d’être homosexuels, on respecte leurs croyance, leur foi, leur conception de la morale. Mais une personne tolérante ne veut pas imposer de force ses convictions aux autres. Cela c’est le propre des intégristes, quelle que soit leur religion.
    Quant aux affirmations du péril que fait subir à la société le mariage pour tous, quant on voit la très faible proportion de la population concernée, c’est vraiment un manque total d’intelligence et de bon sens de la part de leurs promoteurs.

    Je suis contre les mères porteuses, car je pense que le lien entre la femme qui a porté un enfant pendant 9 mois est très fort, car il est inconscient, physique naturel et résulte de l’évolution. Lui enlever son enfant est une énorme source de traumatisme et peut entraîner des drames, même si la personne était initialement consentante.
    Mais par contre je ne vois pas pourquoi on refuserait aux lesbiennes le droit à la procréation médicale assistée, alors qu’on l’accorde aux femmes hétérosexuelles stériles. C’est de la discrimination. Et le comble de l’hypocrisie est que l’on ne dirait rien si une lesbienne se faisait féconder par des rapports naturels avec un ami masculin.
    J’ai entendu certains catholiques intolérants dire que ces enfants vivant sans père avec deux femmes, serait malheureux, presque anormaux ou deviendraient délinquant.
    Il se trouve que d’une part j’ai essayé d’aider de nombreux jeunes dont les parents divorçaient et que d’autre part j’ai eu, parmi les ingénieurs sous mes ordres, un couple d’homme qui élevait un enfant issu d’un précédent mariage, et deux couples de femmes, qui avaient l’un un enfant, l’autre un garçon de l’une d’elle et une fille de l’autre.
    J’ai pu constater que ces enfants étaient épanouis et heureux, et ne semblaient pas souffrir de leur condition, qu’ils considéraient comme une situation particulière normale.
    Ils étaient beaucoup plus heureux que les enfants de couples divorcés que j’ai connus, beaucoup plus nombreux.

    Finalement, plus que les LGBT qu’elle dénonce, madame Thill fait partie du lobby des minorités religieuses radicales et intolérantes.
    Comment pourrions nous enseigner mieux la tolérance à l’école, qui se veut égalitaire et laïque, c’est à dire respectueuse de tous et de leurs valeurs, pourvu que ce soit réciproque.

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Jeudi 15 novembre 2018 à 18:45

     La parole, le langage, la lecture et l’écriture sont des capacités extraordinaire de l’homme. A nous de ne pas les gâcher.
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    J’ai quelques souvenirs de mon apprentissage de la lecture. C’est ma grand-mère, ancienne institutrice, qui m’a appris par la méthode syllabique, vieille mais très efficace, dans des livres du « Père Castor », qui racontaient des histoires de bêtes : ours, canard, hérisson, … Une séance de lecture tous les matins.
    J’avais 4 ans et ces histoires qu’on m’avait lues me passionnaient et je voulais pouvoir les lire moi-même et donc au bout de quelques mois je lisais couramment, en comprenant ce que je lisais, avec toutefois un vocabulaire encore peu étendu.
    En même temps ma grand-mère m’a appris à écrire et bientôt, tous les matins j’avais aussi droit à une petite dictée, avec explication des mots nouveaux.
    J’ai lu ensuite des livres de la « bibliothèque rose » et je me souviens encore du premier livre que j’ai lu, une histoire de chenapans, un peu comme la « guerre des boutons », en plus simple : « bleus contre verts », et d’un livre adorable, plein d’humour qui racontait l’histoire d’un petit garçon et une petite fille : « Tap-tap et Bilili. »
    Puis à partir de 6 ans, je me suis passionné pour les Jules Vernes, que j’ai, peu à peu, tous lus, et je demandais à mon grand-père des explications sur les aspects un peu techniques des récits.
    Etant adulte, j’ai observé ma belle-mère, directrice d’école, qui apprenait à lire à mes quatre enfants, qui lisaient couramment lorsqu’ils sont rentrés à l’école à six ans.
    Puis j’ai pu constater sur mes petits enfants, les catastrophes de la méthode globale et s’ils savaient déchiffrer, c’était péniblement, avec beaucoup d’erreurs, et ils ont été longs à comprendre parfaitement ce qu’ils lisaient.
    Cette méthode globale  d’apprentissage est pratiquement abandonnée aujourd’hui et pourtant, d’après une très sérieuse enquête internationale baptisée Pirls (Progress in International Reading Literacy Study, Programme international de recherche en lecture scolaire), publiée en 2017, les élèves français se classent bons derniers de la classe européenne en lecture.
    Quelle en est la raison, je ne sais pas. Peut être les élèves sont ils moins attentifs et intéressés car la télévision et l’ordinateur leur offrent maintes images et ils n’ont pas, comme par le passé, envie de lire.
    Surtout je pense que les parents n’ont plus le temps (ni l’envie) d’apprendre à lire à leurs enfants, que cette charge est uniquement assumée par les professeurs des écoles, mais qui n’ont pas un seul élève, mais souvent 25 ou 30. J’espère que le dédoublement récent des CP leur donnera plus de temps pour s’occuper de chacun.
    Peut être aussi n’y avait il pas assez d’heures consacrées à la lecture, à l’écriture et aux dictées.
    Pourtant cette aptitude de l’homme à l’écriture est extraordinaire et je voudrais dire deux mots de ce qui se passe dans son cerveau.

    La lecture, c’est une « parole écrite » et donc pour apprendre à lire, il faut déjà parler et manier la langue avec un minimum d’habitude et de facilité.
    Ensuite il va falloir apprendre à traduire la langue, c’est à dire les mots parlés, sous forme de lettres (ou d’idéogrammes comme en chinois), en associant ces signes à des phonèmes (un son), puis à des syllabes (ou des sous-ensembles de mots), puis au mot complet et à sa prononciation. Mais ces syllabes ou sous-ensemble constituent un mécanisme qui va constituer les briques élémentaires qui permettent de remonter jusqu’à tous les mots, par construction logique.
    Et, bien sûr comme il va falloir déchiffrer ces lettres ou idéogrammes, ce sont les zones d’interprétation de la vison situées à l’arrière du cerveau qui vont intervenir en premier, et comme il s’agit de mots liés à la langue, tous les centres d’interprétation de la parole et de la mémoire des mots.
    Une première constatation, le centres qui interviennent dans la lecture sont presque les mêmes quelle que soit la langue, comme le montre le schéma ci dessous (extrait du magazine « cerveau et Psycho »).

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    En particulier la zone du cerveau qui va reconnaître les signes est la même, et est située dans la occipito-temporale, près des centres d’interprétation visuelle, représentée en rouge sur le schéma ci-dessous.
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    Dans les langues alphabétiques elle permet d’abord la reconnaissance des lettres, puis des syllabes.
    Cette zone au début de notre vie, ne connaît évidemment pas l’alphabet et n’a pour rôle que la reconnaissance des visages d’abord (il faut reconnaitre sa mère et sa famille; en jaune sur le schéma), puis la reconnaissance des objets familiers (son biberon, ses jouets; en bleu sur le schéma). La mémoire correspondante est l’homologue de la zone de Geschwind, mais dans l’hémisphère droit.
        
     Puis quand le bébé va marcher et donc se déplacer, une partie de cette zone et des zones de mémoire, vont se consacrer à la reconnaissance et au stockage des images et des « cartes » de notre environnement. (en vert sur le schéma).
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         Et lorsque l’enfant apprend à lire et à écrire une chose extraordinaire se produit : une partie de la zone destinée à la reconnaissance des visage et des animaux se transforme en une zone de reconnaissance des lettres et des mots écrits (en rouge sur le schéma).

http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau2/MMflfinUVE9ua6lMIgGoL81f1E250x300-copie-1.jpg          Un autre phénomène extraordinaire va alors se passer.
          Pour pouvoir identifier des visages ou des objets vus sous divers angles, ces centres ont l'habitude de considérer que deux images symétriques "en miroir" correspondent à un même objet. Par exemple sur l'image ci-contre le vélo et le triangle.

    Il y a donc un petit problème, car ce n'est pas vrai pour les lettres (b et d) et les mots (ioup et quoi), par exemple.
    Il faut donc que l'enfant inhibe la réaction automatique de ces centres pour leur faire acquérir l'apprentissage de reconnaissance des lettres.
    Son cerveau frontal apprend à envoyer un signal qui bloque la fonction de miroir quand il décide de vouloir lire      
    Et il est possible que chez les enfants dyslexiques, qui ont du mal à différencier les lettres symétriques, cette fonction de blocage soit partiellement déficiente.

    Les centres qui vont ensuite intervenir sont les mêmes que pour la parole :
Wernicke va reconnaitre les mots, Geschwind les mémoriser, Broca permettre de les prononcer, réellement ou mentalement sans usage de la parole. (voir mon article du 25/09/2016 sur le langage).
   
    La compréhension de ce qu’on lit se fait évidemment au niveau du cortex préfrontal qui réfléchit, organise, émet les idées…
    Mais il n’est pas le seul tout le cerveau émotionnel participe : si nous lisons « crème à la vanille », notre sens olfactif nous donne la sensation de l’odeur et le centre du goût réagit comme si nous avions dans la bouche un peu de crème. Proust a immortalisé ce fait avec ses madeleines. Si au contraire nous lisons le mot « dégoût », l’insula qui intervient lors de nausées, est activée.

    Tout ce mécanisme est laborieux au départ et demande du temps et de nombreuses répétitions.
    Il doit faire correspondre lettres et syllabes, syllabes et phonèmes, puis syllabes et mots et prononciation du mot.
    Comme en général on mène en parallèle apprentissage de la lecture et de l’écriture il faut aussi associer l’orthographe du mot et les ordres aux centres de commande motrice de la main pour écrire.
    Ce n’est que lorsque tout ce mécanisme est automatisé au point d’être presque inconscient, (il faut 30 à 40 heures d’apprentissage assidu), que le cerveau, dégagé de l’attention sur la reconnaissance des mots, pourra alors consacrer son effort à la compréhension des phrases.
    Lorsque le mécanisme de décodage est acquis, le cerveau reconnait un mot d’un seul coup d’oeil et dès lors la méthode globale se met en place naturellement pour acquérir du vocabulaire, mais uniquement lorsque le décodage syllabique est devenu automatique et inconscient, grâce à la méthode syllabique.

    Disons enfin que l’apprentissage initial de l’écriture au clavier est nocive, car elle oblige le cerveau à épeler lettre par lettre, qu’il faut taper successivement, et cela va à l’encontre de la méthode syllabique.
    L’usage du clavier pour l’écriture ne doit être appris que lorsque l’enfant maîtrise parfaitement la lecture et sa compréhension et a de bonnes notions d’orthographe.
    D’ailleurs la mémoire des mots est à la fois visuelle, sonore et manuelle et pour cela il faut avoir écrit les syllabes (donc les phonèmes), à la main.

Jeudi 8 novembre 2018 à 16:14

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     Les professeurs des écoles et ceux des collèges et lycées se plaignent souvent de la difficulté des jeunes à faire attention de façon soutenue à un sujet ou une tâche, et à se concentrer sur ce qu’ils devraient faire.
    Mais je constate dans mon entourage que des moins jeunes qui ont entre 30 et 40 ans sont atteint de la même « maladie ».
    Est ce un manque de volonté comme on le croit souvent ou est ce un phénomène plus complexe.?

    Quel est le rôle de l’attention ?
    Nous vivons dans un monde surchargé d’informations, qu’elles soient visuelles, auditives, dans des livres et journaux ou surtout numériques. Les écrans obnubilisent jeunes et moins jeunes, que ce soient les informations, les jeux, les réseaux sociaux ou les messages pour le travail.
    Notre cerveau est surchargé et ne sait pas comment mener son activité.
    L’attention c’est d’abord un mécanisme de sélection qui va orienter les centres du cerveau vers un sujet donné pour lui réserver un créneau de temps au milieu d’occupations multiples, en se détournant momentanément de ces autres occupations et cela en fonction de nos objectifs et de nos intentions.
    C’est donc un mécanisme qui met en jeu de nombreux centres du cerveau, et qu’on ne peut pas commander par un simple effort de volonté.

    L’attention est par nature instable, car elle résulte d’un équilibre en plusieurs centres du cerveau. Elle est donc difficile à maintenir.
    Plusieurs acteurs risquent de mobiliser l’attention.
    D’abord les centres amigdaliens, gardiens de notre sécurité. Les signaux sensoriels (surtout vue et ouïe) sont transmis directement, avant toute analyse, pour éventuellement alerter le corps pour faire face à un danger. Dès lors, un bruit, une lueur, une image vont fixer quelques instant notre attention et nos sens pour analyse.
    J’ai décrit dans un article le circuit de récompense, qui analyse le plaisir apporté par des événements et libère de la dopamine pour les événements hédonistes. ce qui nous plaît est apprécié et appelle l’attention, d’autant plus qu’on est incité à renouveler ce qui apporte du plaisir. Ce peut être à la limite une capture systématique de l’attention, qui aboutit à une habitude, puis une addiction (drogue, sexe, jeux, téléphone, nourriture….).
    Le cortex préfrontal, qui est chargé de réfléchir, de planifier, de mener les rapports sociaux, va lui orienter volontairement l’attention vers un but : réfléchir, lire, écrire, discuter avec quelqu’un, agir sur une tâche.
     Un autre centre très important est le cortex cingulaire antérieur, qui joue un rôle important dans le contrôle cognitif : la capacité de la personne à prendre conscience de ses opérations mentales, à les mobiliser ou à les bloquer, à changer de stratégie quand c'est nécessaire. Il influe donc la motivation et l'attention.    
     En outre de nombreux centres sont en fonctionnement dans le cerveau lorsqu'on accomplit une tâche donnée et le fait de faire attention renforce leur activité. En particulier rien ne se fait sans la mémoire qui met en jeu de nombreux centres et également les deux mémoires tampons, linguistique et images, qui permettent au cortex frontal de stocker momentanément des informations. Si l'on n'exerce pas sa mémoire et ces deux centres, les performances du cerveau sont moindre y compris celles de l'attention et de la concentration.


    Mais l’une des difficultés la plus courante dans le monde actuel est que nous voulons faire plusieurs actions à la fois.
Chacune va pendre des ressources du cerveau. Pour deux tâches, les deux hémisphères du cerveau vont coopérer et, au prix d’un ralentissement notable et d’un risque d’erreur plus imporatant, le cerveau arrivera à faire face si les tâches ne sont pas trop complexes. Mais au delà de deux, l’opération est catastrophique.
    L’attention ne se partage pas : elle est orienté vers un but unique.

    Mais le monde actuel fourmille d’événements qui captent notre attention ou s’efforcent de le faire : publicité qui essaie de capter nos centres amygdaliens par des perceptions brusques, très vives ou hors du commun, les jeux trépidants qui ne laissent pas une seconde libre, les réseaux sociaux, messages et SMS, qui plaisent à notre système de récompense, internet ou Google et les multiples acteurs commerciaux traquent nos recherchent et nous abreuvent de propositions, ou ceux moins agréables du travail, mais qui impactent notre cortex préfrontal.
    Il n’y a plus un instant de repos pour notre cerveau et même la durée de notre sommeil est en diminution, et donc notre fatigue croit.

    Si beaucoup d’entre nous n’arrivent plus à fixer leur attention, ce n’est pas uniquement par manque de volonté, mais parce que, submergés par une multitude d’informations, nous subissons ce flot passivement, au gré de nos sensations et de nos envies, et que nous ne savons plus couper les liens pendant un certain temps, pour prendre un peu de repos et de recul, pour se concentrer et réfléchir.
    Il faut réapprendre à faire le tri dans nos occupations, à éviter les distractions, et devenir conscients que nous ne pouvons faire qu’une chose à la fois.
    L’enseignement de la maîtrise des nouvelles technologie à l’école devrait être essentiel pour cet objectif, car l’attention est essentielle pour apprendre.



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lancien

sortir de la tristesse

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