Samedi 16 février 2019 à 14:16

Actualité

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    La crise des gilets jaunes a mis en évidence, certes la misère et les difficultés à vivre de nombreux français, notamment des femmes seules chargées de famille, mais elle a aussi révélé que même des personnes moins éprouvées avaient perdu confiance en l possibilité d’orienter favorablement leur vie.
    Face au chômage qui ne diminue pas depuis 20 ans, à l’augmentation dela pauvreté, des difficultés à vivre et de l’injustice devant la différence entre riches et moins nantis, les citoyens, qui espéraient que l’Etat lutterait contre ses fléaux, constate qu’il est impuissant (je n’ose pas dire complice), et donc perdent confiance, en eux mais aussi en les hommes et femmes politiques.
    Par ailleurs la détérioration de l’éducation, des parents trop occupés à l’Education Nationale, qui multiplie tous les sujets d’enseignement au lieu de s’en tenir aux essentiels de culture générale pour développer l’intelligence et l’esprit critique, la curiosité intellectuelle et le goût du travail, ainsi que le flux d’information d’internet, sans qu’on ait appris à faire le tri, et qui incite à ne plus exercer sa mémoire, tout cela fait que le bon sens est devenu une qualité très rare.
    Mes petits enfants, qui ont fait des études à bac + 4 ou des mastères à bac + 5, croient des informations peu vraisemblables et illogiques, que mon grand-père, paysan qui n’avait que le certificat d’études, n’aurait jamais crues.
    S’il circulait aussi de fausses informations quand j’étais jeune, seules quelques personnes peu instruites ou un peu illuminées, y croyaient. On aimait en raconter certaines tout en sachant et en disant que c’étaient des légendes. On en a fait des films depuis, telle la bête du Gévaudan.
    Mais avec l’explosion des réseau sociaux où n’importe qui peut écrire n’importe quoi, et où des millions de personnes peuvent le lire, les fausses nouvelles foisonnent et on ne sait plus où est la vérité, si on ne se livre pas à une exploration logique et à quelques vérifications. L’information était autrefois « descendante », elle est maintenant horizontale et en mille-feuilles.
    Que faire devant cet afflux de ce que l’on appelle au niveau mondial les « fake news » ?

    Constatons d’abord que les fausses nouvelles ne viennent pas que des réseaux sociaux ou du moins du public qui les fréquentent.

    D’abord les politiques sont réputés pour leur « langue de bois ». Mais les réseaux sociaux leur permettent de toucher un public bien plus nombreux. Alors ils ont tendance à réagir aussitôt à toute nouvelle situation, sans prendre le temps de réfléchir. Le plus bel exemple est celui de M. Trump, qui ne possède pas une intelligence à la hauteur de sa fonction, et accumule les inepties, les contradictions et les bêtises en ce qui concerne les connaissances scientifiques les plus élémentaires.
    Et alors que l’on souhaite la vérité de la part de nos politiques, si on constate qu’ils disent n’importe quoi, la confiance n’est plus là !

    Les médias sont aussi souvent en faute. Ils veulent informer avant leurs concurrents et recherchent le sensationnel. Or ce qui est hors du commun a de fortes chances de comporter quelques inexactitudes et mériterait des vérifications, que l’empressement à publier empêche de faire.
    Quand je vois les reportages à la télévision , dans lesquels le journaliste fait de grossières fautes de français, où les explications sont absentes ou peu logiques, où l’information est très partielle, je me demande parfois comment nos journalistes sont formés aujourd’hui.
    De plus l’information est de moins en moins neutre, mais orientée en fonction des convictions et des intérêts. Les faits qui seraient contradictoires sont cachés, et on insiste beaucoup sur ceux qui sont au contraire favorables à vos thèses.
    Les informations télévisées ne m’ont par exemple, pas donné d’information sur le flash-ball LBD40 et j’ai dû aller chercher les informations que j’ai données dans un précédent article, qui montent son danger s’il est mal utilisé.
    Par ailleurs certaines techniques sont bien connues (voir mes articles sur la préférence cérébrale de sensibilité émotionnelle immédiate). Si on fait passer de l’émotion immédiate à davantage d’émotion et à la conclusion ou l’action, sans passer par la recherche dinformation rationnelle logique, c’est le moyen d’ameuter les foules et de faire croire n’importe quoi.

    Les gens sur les réseaux sociaux racontent un peu n’importe quoi, certains volontairement, pour se rendre intéressant, d’autres par ignorance, mais ils colportent et multiplient les fausses nouvelles.
    Des études ont montré que les fausses nouvelles sont beaucoup plus lues que les vraies, parce qu’elles sont moins anodines, plus inattendues, et le fait qu’elles soient reprises et répétées leur donne un air de vérité.
    Et c’est tellement agréable de broder sur la vérité, si cela accroit votre audience ou vous fait briller devant les copines et copains.

    Mais les réseaux sociaux sont fautifs également. Quand vous allez chercher une adresse, une information, vous faites appel à ce que l’on appelle un « moteur de recherche », qui va essayer de comprendre votre question et de vous donner une réponse, par exemple une liste d’adresses internet correspondant à votre demande.
    Seulement les logiciels des moteurs de recherche sont truqués, pour donner plus souvent une fausse satisfaction au client ou pour maximiser les profits du réseau, notamment au plan publicitaire.
    Par exemple, Google présente la liste des adresses qu’il a trouvées dans un ordre qui n’est pas neutre : c’est celui correspondant aux questions du plus grand nombre qui sont en tête ou celles qui correspondent à des intérêts de la firme, au plan pécuniaire ou relationnel. C’est ainsi que, si vous demandez des renseignements techniques sur le fonctionnements des lecteurs blu-ray, Google vous donnera en priorité et presque uniquement des listes de vendeurs de tels appareils.

    Enfin il est très probable que des puissances étrangères, comme la Russie et la Chine notamment, mais pas uniquement, peuvent diffuser sur nos réseaux, de fausses informations déstabilisantes On l’a vu lors des élections présidentielles aux USA.

    Alors que faire ?

    Règlementer, brider, et contrôler l’information pour interdire la diffusion sur les réseaux sociaux des fausses nouvelles ?
    C’est dangereux pour la liberté d’expression et c’est ce que font les dictatures et pays totalitaires.
    De plus c’est très difficile pratiquement d’espérer repérer à temps toutes les fausses nouvelles pour les éliminer.

    Par contre les médias devraient mieux former les journalistes  et des contrôles pourraient avoir lieu pour non pas interdire des diffusions, mais seulement avertir le public qu’elles sont fausses. Dénoncer les auteurs diminuerait leur crédibilité. Ce serait vrai aussi pour les politiques.
    Il faudrait mieux veiller à l’impartialité , à se limiter à l’enquête et au reportage, instituer en quelque sorte une charte de déontologie.

    Et surtout il faudrait former à l’école les jeunes. Remettre l’accent su la littérature où on jetait un oeil critique sur les grands penseurs, faire faire à nouveau de nombreux exercices en sciences pour apprendre la logique, former à la rédaction et à l’expression orale du français, et apprendre à chercher de l’information; et à la trier, et à la critiquer, à rejetre vce qui paraît douteux et à garder l’information qui paraît pertinente, même si elle est contraire à vos idées..
    Bref c’est devenir plus intelligent, apprendre le bon sens et l’esprit critique, mais aussi apprendre la tomérance.
    La formation informatique élémentaire ne devrait pas être seulement l’usage d’un ordinateur ou téléphone portable, mais aussi la façon de formuler les questions pour avoir des réponses correspondantes et comment recouper les informations.
    C’est aussi favoriser les délibérations, car la vérité nait en partie de la confrontation des opinions. (autrefois on faisait une dissertation par semaine au lycée). Cela peut se faire par écrit mais aussi oralement, en groupe, en respectant les idées d’autrui.

Mercredi 13 février 2019 à 18:21

Divers

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 Je viens de lire un commentaire d"Aliénoïde. J'aurai aimé lui répondre, mai je n'ai pu remonter à son blog.

Peut elle me donner un moyen de la joindre en l'envoyant à jpmalardel@gmail.com ?

Samedi 9 février 2019 à 8:37

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    Mon article précédent parlait du « grand débat » national.
 
   J’ai eu la curiosité d’aller voir d’une part le site officiel sur
https://granddebat.fr/pages/bienvenue-sur-lespace-de-contributions?gclid=CP3Pob_kmuACFUrEGwodUNEANw
    et d’autre part un nouveau site créé par les gilets jaunes :
https://le-vrai-debat.fr/
    et j’avoue être assez inquiet quant au futur dépouillement. Voici pourquoi.

    Le site officiel comporte deux grand volet : l’un de « contributions » par thèmes et l’autre de questions auxquelles on peut répondre en ligne.

    Les contributions que l’on peut consulter (sur « partagez vos propositions »), sont d’abord une liste de titres qui laissent perplexes (par exemple  « il faut se dépêcher d’agir » !, ou « mes idées »), et on a au départ une très mauvaise impression. Pour un grand nombre, c’est le titre d’un sous-thème. Certains correspondent aux grandes questions posées par monsieur Macron, mais d’autres traitent d’un sujet très restreint (par exemple « stop aux 80 km/h sur route ».
      Mais en cliquant sur la proposition en cause, on trouve des réponses à un questionnaire assez précis, très orienté mais qui traite une partie des questions qui se posent. La plupart répondent en 2 lignes, mais il y a parfois un développement intéressant, des suggestions, et un argumentaire, qui dépasse la simple réponse aux questions.
    Finalement quand on a compris le processus, cette partie du site est assez bien faite et la lecture est intéressante et il y a pas mal de suggestions, malheureusement rarement accompagnée d’une réflexion sur la faisabilité et le financement ou les moyens.
    Le seul gros inconvénient : il y a sur chacun des 4 grands thèmes plusieurs dizaines de milliers de réponses et on n’a évidemment pas le temps de les consulter.
    Donc on passe à coté des plus intéressantes après avoir lu certaines sans intérêt.
    Il y a déjà au total plus de cent questions et à la fin de la consultation probablement de l'ordre de 100 000  participants Ce ne sont pas des réponses par oui ou non. Il faut donc tout lire pour dépouiller au minimum 10 millions de phrases de 3 ou 4 lignes
    Je me pose une grave question : comment le gouvernement et l’administration vont ils dépouiller tout cela car seuls des opérateurs humains pourront saisir le sens et l’importance des réponses. Cela m'étonnerait que le gouvernement puisse mettre les moyens nécessaires.
     Alors ces questionnaires est ce du bidon ? Comment seront élaborées les synthèses des réponses ? On peut les arranger, 
après la consultation d'un échantillon pour que cela ait l'air vraisemblable,  en les rendant plus proches de ce que l'on veut bien accorder.

    Le questionnaire officiel réduit, plus facile à dépouiller est par contre lamentable. Sur chaque thème on a une dizaines de questions tout à fait orientées auxquelles on doit répondre par « oui ou « non », ou bien choisir entre quelques réponses très limitatives et orientées.
    Je vais vous donner un exemple par thème :

Question : Parmi les dépenses de l'Etat et des collectivités territoriales, dans quels domaines faut-il faire avant tout des économies ?
Plusieurs réponses possibles

L'éducation et la recherche
La défense
La sécurité
Les transports
L'environnement
La politique du logement

    Comment voulez vous répondre à cela ? Les domaines proposés sont ceux les plus indispensables au pays, sauf la santé qui n’est pas citée. Et en quoi consisteraient ces économies. ?

Question : Et qui doit être en priorité concerné par le financement de la transition écologique ?
Plusieurs réponses possibles


Les entreprises
Les administrations
Les particuliers
Tout le monde

    Là encore comment répondre à une question aussi générale : on ne sait même pas de quels domaines de la transition écologique il s’agit !

Question : Diriez-vous que l'application de la laïcité en France est aujourd'hui:

Satisfaisante
A améliorer
A modifier profondément

    Question tellement générale qu’elle en est idiote. Il y a des aspects bien divers de la laïcité et ils ne sont peut être pas traités de la même façon !

Question : Quels sont les niveaux de collectivités territoriales auxquels vous êtes le plus attaché ?
Plusieurs réponses possibles


La région
Le département
La commune
L’intercommunalité

    La encore question idiote :« attaché «  est sentimental, pas objectif. Et en fait il s’agit surtout des services aux citoyens et les réponses ne sont pas les mêmes selon leur nature.


    Par contre le site des gilets jaunes est plutôt mieux fait que celui officiel.
    Chaque personne peut poser une question, suggérer une réponse ou une action. Elle la justifie ou la précise en quelques lignes, puis toute personne peut répondre, donner son avis pour ou contre et le justifier en quelques lignes.
    Evidemment les thèmes abordés sont avant tout ceux des gilets jaunes, mais pas uniquement, et certains avis sont parfois très pertinents et avisés.
    Un camembert donne le pourcentage et le nombre de vote contre, pour ou abstention vis à vis de la proposition faite.
    Bien sûr on a parfois des propositions assez irréalistes, par exemple sur le sous-site :
https://le-vrai-debat.fr/consultations/transition-ecologique-solidaire-agriculture-alimentation/consultation/consultation-2/opinions/transition-ecologique-et-solidaire-agriculture-alimentation-transport/suppression-de-toutes-les-vaisselles-et-condtionnement-alimentaires-en-plastique
    on trouve l’idée certes louable, suivante : « suppression de toutes les vaisselles et conditionnement alimentaires en plastique. ».
    Mais certains de ses interlocuteur font remarquer les difficultés et le coût de la mesure de façon pragmatique

    Bref j’ai trouvé aussi cette lecture intéressante, mais là encore il y a des milliers de questions  et plusieurs centaines si on les regroupe, et des dizaines de milliers de commentaires.
    Alors comment dépouiller. ?

    En définitive, je constate que le grand débat intéresse les français et qu’ils essaient d’y participer et les réponses sont extrêmement intéressantes, car elles donnent des points de vues très divers.
    Mais je me demande comment on pourra dépouiller tout cela et la nature des questions ridicules du questionnaire officiel me fait douter de la volonté du gouvernement de vouloir vraiment tenir compte des avis, sauf dans les domaines qui correspondent à ses propres intentions.
    Paradoxalement le débat est mieux préparé par les gilets jaunes que par l’administration.!

Dimanche 3 février 2019 à 15:07

Actualité

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     Comme je l’avais écrit dans mon article du 15/1, je trouve que les questions posées dans la lettre de M Macron aux français sont du niveau d’un gouvernement et des instances qui dirigent le pays, et que les français qui sont censés y répondre, ne peuvent pas vraiment le faire, car ils n’ont pas une connaissance suffisante des dossiers. Je ne vois pas en particulier un gilet jaune répondre à ces questions de politique générale au niveau de la nation.
    Je pense donc que les discussions vont être plus terre à terre, et que soit elles vont représenter les préoccupations personnelles de chacun (cahiers de doléances), souvent au niveau communal, soit certains essaieront d’élaborer des réponses aux grandes questions, mais évidemment incomplètes et basées soit sur des intuitions et des connaissances partielles, soit à partir de lecture ou de séquences vues à la télé.
    Les réponses risquent donc d’être fort influencées par des tierces personnes et par des informations, plus ou moins exactes, vues sur internet.
    Je suis donc toujours assez sceptique sur les conclusions qui seront tirées au niveau du gouvernement.
   
    Néanmoins j’ai trouvé intéressant ce qui a été dit sur les discussions auxquelles assistaient M. Macron et sur les compte-rendus de divers débats. C’est toujours profitable de confronter les idées, même si cela ne répond pas exactement aux questions posées.
    Je regrette fortement qu’il n’y ait pas de débat organisé au niveau de notre commune. J’ai un peu discuté avec des personnes que je connaissais, mais c’est un échantillon beaucoup trop particulier de population.
    Finalement je pense que répondre à ces questions est aussi important que de voter. En quelque sorte un devoir de citoyen, dans la mesure évidemment où le gouvernement a vraiment l’intention de s’intéresser aux réponses et d’en tenir compte lorsque cela est possible.
    Comme j’ai par ailleurs des connaissances en fonctionnement des entreprises et de l’administration, ainsi qu’en matière de production d’énergie (avec le souci de sauver le plus possible le climat), j’ai finalement décidé de faire une synthèse de ce que j’ai pu recueillir et de l’envoyer aux instances qui régulent les débats.
    Je publierai sur ce blog quelques extraits de ce que je rédigerai, pour recueillir des avis, si certains lecteurs veulent bien me les donner.
    J’ai recueilli notamment un commentaire d’un lecteur qui me parait très sensé; je le cite: « je crois qu'il y a une question qui n'est jamais abordée en politique : on fait le choix de se cacher derrière des chiffres, des statistiques... J'aimerais juste que pour chaque décision prise on se demande si ça va rendre le plus grand nombre un peu plus heureux. La notion du bonheur collectif devrait être aussi importante que celle de l'effort collectif. »

    Comment ne pas parler aussi des gilets jaunes dans cet article.
    Comme je vous l’avais dit initialement, j’étais d’accord avec beaucoup des revendications initiales et notamment celles des personnes en dificulté, sans travail ou avce des salaires faibles.
    Puis j’avais écrit que je ne comprenais pas l’intérêt de bloquer le fonctionnement de l’économie et de faire des manifestations dont le résultat état d’attirer les casseurs.
    Aujourd’hui mon opinion a évolué.
    Je comprends toujours les revendications initiales, mais je crois que la plupart de ceux qui les avaient faites ne sont plus dans la course.
    Quand on voit ce qui se passe à Paris, et que l’on entend les propos de certains manifestants, on a l’impression que le mouvement a été récupéré par des anarchistes, qui sont contre tout fonctionnement de notre société et qui n’ont d’autre but que de détruire son organisation, à commencer par l’Etat, ses institutions et l’économie, aidés par quelques bandes de casseurs, mais qui ont diminué leurs actions, du fait des mesures plus sévères prises. Certaines entreprises commerciales et magasins sont en situation très difficile à cause de ces manifestations, qui n’ont plus le but initial.

    Ce qui est évidemment très regrettable, ce sont tous les dégâts effectués et surtout les blessés à l’issue des manifestations.
    D’une part il n’est pas étonnant qu’il y ait des blessés parmi les forces de l’ordre quand on voit ce qu’on leur jette dessus. Ce sont des actes volontaires pour infliger des blessures et leurs auteurs s’ils sont pris devraient être condamnés en conséquence.
    Par contre je trouve plus étonnantes les blessures infligées à certains manifestants par les forces de l’ordre, qui résultent d’un très mauvais emploi des moyens de défense dont ils disposent et dela non-observation des consignes de sécurité..

http://lancien.cowblog.fr/images/Image4/flashballverneycarron.jpg    Je me suis aperçu, avec horreur, que n’importe qui pouvait acheter un « flahs-ball ». Il suffit d’une attestation médicale (ou permis de chasse ou licence de tir), d’un justificatif de domicile et d’un justificatif d’identité. Pas de condition d’âge !!!

    C’est une arme d’autodéfense conçue pour tirer des projectiles « sub-létaux », c'est-à-dire théoriquement capables de neutraliser des individus sans tuer. Pour ce faire, les projectiles sont donc conçus pour venir s'écraser violemment contre le corps de la personne touchée, mais sans y pénétrer, ce que ferait la balle d'une arme de poing.
    Elle date des années 90. Elle tire des balles en caoutchouc de 44 mm de diamètre, pesant 28 grammes, recouvertes de feutrine comme une balle de tennis.
    On trouve beaucoup de publicité sur internet, lesquelles comparent l’impact à un « coup de poing vigoureux de boxeur de haut niveau » et en recommandent l’achat en tant « qu’arme dissuasive d’une efficacité redoutable, solution efficace face au sentiment d'insécurité actuel, autorisée chez soi ».  
    Les armureries et même Amazon et C-discount en vendent, prix autour de 500 €;
    La portée est faible, une quinzaine de mètres, car la charge de poudre de lancement est faible mais la précision est très mauvaise, et on risque d’atteindre n’importe où la personne sur laquelle on tire
    Un jour ou l’autre, un gosse empruntera le flash-ball à papa et rendra aveugle un de ses camarades au collège.

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    Le LBD 40 de la police, incriminé dans les accidents lors des manifestations et un flash-ball beaucoup plus puissant, plus précis et pouvant tirer à 50 m de façon efficace; Il est fait pour être épaulé (il a une crosse et un viseur laser comme un fusil) et on ne doit viser que la poitrine.
    Il est interdit de tirer à moins de 10m et de viser la tête et les parties génitales.
    Théoriquement il est plus précis car le canon est rayé et fait donc tourner la balle pour stabiliser sa trajectoire. (précision 14 cm à 25 m de distance, 23 cm à 40 m).
    La balle tirée n’est pas parfaitement sphérique (c’est un cylindre avec une demi-sphère à l’avant 40 X 46 mm), et est en caoutchouc durci; elle s’écrase donc moins et communique son énergie sur une surface plus réduite. Sa vitesse à la sortie du canon est de 100m/s.
    Surtout l’énergie délivrée lors de l’impact est de 220 joules à 40 m, alors que le flash-ball ne délivre que 150 joules à 10m. A cette distance d 10 m, le LBD 40 est très dangereux et au dessous de cette distance il peut être mortel, s’il atteint des parties vitales.

    Je comprends que la police utilise une telle arme si elle est violemment agressée, mais en respectant les consignes de précaution. Par contre je ne comprends pas qu’on tire pour disperser une foule qui s’en va. Des canons à eau seraient aussi dissuasifs et moins dangereux. J’ai vu une vidéo où un homme, qui tournait le dos et partait sans être menaçant, a été touché par une balle de LBD, ce qui est absurde et dangereux.
    J’espère que l’usage des caméras prescrit par le ministre de l’Intérieur, fera mieux respecter les consignes de sécurité.
    Certes il vaut mieux utiliser un LBD qu’une arme à feu, mais il faut en maîtriser l’emploi.
    Et la vente « grand public » de flash-balls, certes moins puissants, m’inquiète d’autant plus, car, là, il n’y a plus de consigne de tir !

Samedi 19 janvier 2019 à 8:59

Drogue, alcool, addictions

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         Après les fêtes de Noël et du nouvel an, je constate toujours les effets des festivités, parfois très néfastes.
         Bien sûr vous pouvez avoir une indigestion ou mal au foie, mais cela ne serait pas bien grave;
         Ce dont je veux vous parler, ce sont  principalementl'alcool et le cannabis.

         L'effet le plus insidieux et le plus courant est celui de quelques verres de vin, les bonnes bouteilles que l'on réserve pour les fêtes. Quatre ou cinq verres, on ne s'en aperçoit guère, surtout au cours d'un repas où l'on mange, et le danger c'est ensuite de prendre volant de la voiture.
          En temps normal plus de 30% des accidents de voiture sont dus à l'alcool et le jour du réveillon les 50% doivent être dépassés.        
          La télé nous met tout le temps en garde contre le risque mais ne donne pas beaucoup de chiffres quant aux taux d'alcoolémie, si ce n'est les limites légales de o;5 g/l de sang et O,2 pour les personnes en permis probatoire.

          La quantité d'alcool dans le sang dépend bien sûr de la quantité absorbée en centilitres (un verre plein fait le plus souvent 10 à 12 cl), du degré alcoolique de la boisson (11 à 13% pour le vin, 16 à 20 pour les apéritifs, de l'ordre de 40% pour les digestifs), du poids de l'individu, et du fait que l'on ait mangé ou bu de l'eau en même temps, encore que cela retarde plus l'absorption de l'alcool que cela ne diminue la quantité absorbée.
          Il faut se rappeler que deux verres de vin pour un homme de 75 kg risquent de faire atteindre les 0,5 g/l.
       
  L’alcool est ensuite éliminé dans l’organisme par le foie à 95% (le reste étant éliminé par les reins et une très petite quantité par les poumons), mais cela ne se fait que lentement.

          Les données moyennes approximatives suivantes peuvent être données :
          Une fois le verre d’alcool ingéré il faut 30 min pour que le taux d’alcool dans le sang soit au maximum si vous êtes à jeun et 1h lors d’un repas. Après 4 verres d’alcool (par exemple de vin) et un taux maximum estimé à 0,7g/L dans le sang, il faut en moyenne 2 heures après avoir atteint le taux maximum (pour un homme en bonne santé de 70 kg) pour revenir  sous les 0,5g/L. Ce qui fait en pratique 2h+30min = 2 h30 au moins à compter de l’absorption du dernier verre si vous avez consommez à jeun et 2h +1h= 3h lors d’un repas.

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          Ce temps pour une femme sera plus important, il faudra compter 30 min de plus par sécurité, soit 3h et 3h30 respectivement. Dans le cas évoqué ci-dessus, on parle du temps pour revenir sous le taux légal maximum et non pour éliminer totalement l’alcool. Il faudra compter 6 à 10h à partir du dernier verre pour revenir à zéro, ce délai est bien sûr fonction de ce taux. Au delà d’1,5g/L dans le sang, une nuit de sommeil pourrait ne pas être suffisante pour prendre le volant !            Je voudrais maintenant parler des soirées de jeunes et d'ados.

           Dans ces soirées on a envie de faire la fête, on fume éventuellement pour faire comme les autres, on boit de l'alcool et souvent on ne se rend pas compte des quantités que l'on absorbe.
          L'alcool est souvent mélangé à des jus de fruits sans d'ailleurs que cela améliore beaucoup le goût de la boisson, mais c'est une “tradition” , et comme on a l'impression de boire un simple jus de fruit, la quantité d'alcool ingurgitée peut largement dépasser celle qui rendrait ivre.
          Ce que l'on sait moins, c'est que fumer deux “joints” rend euphorique et diminue le sens du danger, mais aussi annihile les réflexes, trouble le cerveau dans son interprétation de ce que nous voyons, et notamment fausse les impressions de vitesse. Conduire une voiture dans ces conditions est voisin d'une conduite en état d'ivresse.

          Mais je voudrais vous parler aussi d'un autre danger.
          En début d'année 2006, les premiers jours de janvier trois jeunes ados m'ont appelé à l'aide, parce qu'elles étaient très éprouvées et ne savaient pas à qui se confier.
          Les deux premières avaient bu, au point de ne plus savoir exactement ce qu'elles faisaient. Les garçons de la soirée aussi sans doute, je ne sais pas.
Mais ce qui est certain, même si elles ne pouvaient se rappeler de façon très précise ce qui s'était passé, c'est qu'ils avaient abusé d'elles et que quoiqu'ils pensent, elles n'étaient pas consentantes, et le lendemain, elles avaient l'impression d'avoir été violées !
          C'est un énorme traumatisme, et malheureusement peu de garçons de nos jours, s'en rendent compte, et il a fallu plusieurs mois pour que leur souffrance s'atténue. Et cela aurait été encore pire si elles avaient gardé cela pour elle; elles auraient alors traîné leur peine pendant de très longs mois.
          Pour la troisième, c'était moins grave, mais c'était une très mauvaise plaisanterie de ses copines qui l'a aussi profondément traumatisée pendant plusieurs jours.
          Comme les précédentes, ayant trop bu, elle était à peu près inconsciente, ses copines (pour la punir, ce qui est idiot), l'ont à moitié déshabillée et l'ont couchée sur un lit dans une chambre, et lui ont fait croire le lendemain qu'elle y était restée avec des garçons, de telle sorte que ma jeune ” guenon” se demandait ce qu'elle avait bien pu faire et subir.
          Finalement, le doute s'est vite installé et ses camarades ont avoué la supercherie.
         J'avais trouvé cette blague vraiment ignoble et indigne de copines intelligentes.

          Quant aux garçons, la seule chose que je puisse leur conseiller s'ils sont ivres, c'est de s'allonger et de dormir, mais de ne pas conduire, car ils risquent leur vie et celle de leurs passagers, et de ne pas essayer de faire alors la conquête d'une fille, car ils ne se rendent plus bien compte de ce qu'ils font, et risquent de traumatiser leur camarade de façon telle, que cela peut la pousser au désespoir, voire au suicide.

          Ce n'est pas parce qu'on est encore encore ado qu'il ne faut pas être responsable de ses actes.! Mais ce que je dis, est vrai aussi malheureusement pour certains adultes.

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Mardi 15 janvier 2019 à 9:48

Actualité

Cette votation est initiée en Suisse par la communauté Hornkuh (en français vaches à cornes). Elle milite pour le retour des vaches à cornes dans les exploitations helvètes. 

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   L'organisation d'un grand débat, d'un grande consultation citoyenne est la grande réponse d'Emmanuel Macron à la contestation des gilets jaunes.Il entend donner la parole aux Français sur un certain nombre de sujets, considérant que le temps du dialogue est désormais venu.

          Officiellement ce grand débat est pour aujourd’hui 15 janvier, mais personne ne sait vraiment comment il va se dérouler.
          En fait c’est la grande pagaille et cela n’est pas étonnant. Quand en entreprise, le patron veut lancer une consultation, c’est une opération que l’on prépare soigneusement des mois à l’avance, On dialogue avec les représentants du personnel (qui ont horreur d’un débat qui les court-circuite). On prépare et informe le personnel sur les sujets à discuter et les limites de la discussion (sinon cela part dans tous les sens), et on essaie de les instruire quant au dossier, à ses impératifs techniques et financiers et à ses conséquences. Pour répondre à des questions, il faut un minimum de connaissance du dossier.
          Et surtout si on lance une telle opération, il faut être sûr ensuite de pouvoir prendre un minimum de mesures qui réponde aux aspirations qui vont se manifester.     

          Au niveau d'une nation,c’est bien plus compliqué que dans une entreprise. Les sujets sont très généraux, très complexes, les personnes mal informées et, pour répondre aux questions posées par M. Macron dans sa lettre, il faudrait être un spécialiste de ces problèmes
          Par ailleurs, la diversité des conditions personnelles va amener une pléiade de réponses différentes, correspondant souvent aux intérêts et situations de chaque intervenant, et la synthèse sera hasardeuse.
          De plus comment être sûr que le débat n’est pas faussé par des groupes particuliers, par ceux qui hurlent le plus fort, ou ceux qui savent parler et que les réponses soient effectivement celles d’une majorité de personnes.
         Comment faire des statistiques dans de telles conditions? 

          A mon avis, l’opération actuelle est improvisée et on va à la catastrophe.
          J’ai lu soigneusement, dimanche soir, la « lettre aux français » d’Emamnuel Macron, 
         J’attends aussi des précisions sur la « plate-forme en ligne » et la façon de s’en servir et ce qui va se passer au niveau de ma commune (pour le moment silence radio).
         Je comprends d’ailleurs qu’un maire ne soit guère enclin à mettre en place des moyens et donc des frais, pour une opération dont on ne sait pas à quoi elle va servir.

          M. Macron pose des question assez précises dans sa lettre, mais elles sont du niveau d'un gouvernement et pas du commun des mortels qui ne connaissent ni le dossier correspondant, ni les conséquences de leurs réponses. Je vais prendre quelques exemples ci-après

          Que risque t’on de récolter :
                  - d’une part des revendications multiples sur tous les problèmes personnelsde chaque individu qui apparaissent dans les cahier de doléances (alors que l’on cherche des solutions pour la collectivité).
                 - les revendications qu’on connaît déjà au plan financier, car ce sont celles des personnes pauvres et défavorisés, face aux ponts d’or qu’on a fait aux très riches : augmentation du SMIC, revalorisation des retraites au niveau de l’inflation, construction de milliers d’HLM, suppression de l’impôt sur la fortune et du plafonnement des taxes sur les intérêts, la taxation des multinationales…. même si M. Macron a dit par avance qu'il n'en tiendrait pas compte. 
          J'ai trouvé sur internet une "lettre au président qui exprime très justement ces revendications : https://www.mesopinions.com/petition/politique/lettre-ouverte-president-republique-emmanuel-macron/53626

                  - le référendum d’initiative citoyenne.
           Qu ‘est ce ? : « La création d’un site internet lisible et efficace, encadré par un organisme indépendant de contrôle, où les gens pourront faire une proposition de loi. Si cette proposition de loi obtient 700 000 signatures alors cette proposition de loi devra être discutée, complétée, amendée par l’Assemblée nationale qui aura l’obligation (un an jour pour jour après l’obtention des 700 000 signatures), de la soumettre au vote de l’intégralité des Français. »
          Il faudrait d’abord préciser quelles sont les lois qui pourraient être proposées. Si l’on propose d’utiliser ce mécanisme pour « supprimer une loi injuste » et « révoquer le mandat d’un représentant », c’est tout à fait contraire au fonctionnement actuel de la démocratie représentative et au droit constitutionnel.

          A la différence des systèmes existant actuellement en France, et que presque personne ne connait, ni le gouvernement ni les députés ou sénateurs ne seraient associés au lancement de ce référendum, et le nombre de signatures à obtenir serait sensiblement moins élevé.
          Et comment s’assurer sur un site de l’identité des votants, et d’éliminer les doubles votes. Et que feront les gens qui ne sont pas habitués à internet ?

          Et sur les questions que pose M. Macron (une trentaine) ?

"Comment pourrait-on rendre notre fiscalité plus juste et plus efficace ? Quels impôts faut-il à vos yeux baisser en priorité ?
Nous ne pouvons, quoi qu’il en soit, poursuivre les baisses d’impôt sans baisser le niveau global de notre dépense publique. 
Quelles sont les économies qui vous semblent prioritaires à faire ? Faut-il supprimer certains services publics qui seraient dépassés ou trop chers par rapport à leur utilité ? A l’inverse, voyez-vous des besoins nouveaux de services publics et comment les financer ?"

          Comment répondre à la première question sans aucun renseignement sur le dossier ?Chacun va demander à baisser ses impôts personnels !
          On doit baisser les dépenses publiques, mais on peut aussi trouver d'autres rentrées d'argent, mais cela  a été exclu du débat !
          Et on déplore plutôt la diminution des services publics, surtout en campagne; alors certes il faut les réformer pour les rendre plus efficaces, mais les besoins existent et pas nouveaux, mais résultant de suppressions : poser la question ainsi, c'est de la provocation ou une ignorance totale de la réalité.

"Comment mieux organiser notre pacte social ? Quels objectifs définir en priorité ?"

          Comment faire des proposition concrètes à une question aussi générale et d'un niveau aussi élevé. Sait on seulement de façon précise ce qu'est notre pacte social ?

"Le deuxième sujet sur lequel nous devons prendre des décisions, c’est l’organisation de l’Etat et des collectivités publiques. 
Y a-t-il trop d’échelons administratifs ou de niveaux de collectivités locales ?

Comment voudriez-vous que l’Etat soit organisé et comment peut-il améliorer son action ? Faut-il revoir le fonctionnement de l’administration et comment ?" 

          Comment voulez vous faire des propositions concrètes alors qu'on ne connaît pas suffisamment le fonctionnement des services de l'Etat, pour savoir quelles seraient les conséquences des propositions que l'on ferait. La majorité des réponses sera donc divergente et sans fondement sérieux. M Macron pourra ainsi choisir les réponses qui lui plaisent, faites par des personnes aux ordres.

"Comment finance-t-on la transition écologique : par l’impôt, par les taxes et qui doit être concerné en priorité ?
Quelles sont les solutions les plus simples et les plus supportables sur un plan financier ?"

          Le dossier du climat est extrêmement complexe sur le plan technique et financier, tellement complexe que les gouvernements successifs le traite en dépit du bon sens. Alors comment voulez vous quechacun puisse répondre à ces questions, à son niveau.

"Quelle est la bonne dose de proportionnelle aux élections législatives pour une représentation plus juste de tous les projets politiques? 
Faut-il, et dans quelles proportions, limiter le nombre de parlementaires ou autres catégories d’élus Quel rôle nos assemblées, dont le Sénat et le Conseil Economique, Social et Environnemental    doivent-ils jouer pour représenter nos territoires et la société civile ? Faut-il les transformer et comment ?"

          Comment voulez vous qu'on réponde à de telles questions, sans aucune connaissance en droit constitutionnel et sans avoir aucune idée des conséquences des propositions que l'on fera.

"En matière d’immigration, une fois nos obligations d’asile remplies, souhaitez-vous que nous puissions nous fixer des objectifs annuels définis par le Parlement ? Que proposez-vous afin de répondre à ce défi qui va durer ?"

          Quels chiffres proposer sans aucune idée des problèmes concrets et financiers (voire internationaux) posés par cette question.?

" La question de la biodiversité se pose aussi à nous tous. 
Comment devons-nous garantir scientifiquement les choix que nous devons faire à cet égard ? Comment faire partager ces choix à l’échelon européen et international pour que nos producteurs ne soient pas pénalisés par rapport à leurs concurrents étrangers ? "

          Bien sûr les agriculteurs peuvent faire part de leurs difficultés, mais pour savoir comment faire au niveau européen, il faudrait être le ministre des affaires étrangères! Quant à la biodiversité, il faut le demander aux scientifiques compétent et pas à ceux qui ne connaissent pas la biologie végétale et animale.

 

          Et je n'ai pris que quelques exemples ! Je crains qu'avec ce niveau de questions, les personnes peu instruites et les jeunes qui n'ont pas encore d'expérience, soient peu tentés d'essayer de répondre. La représentativité sera faussée, ce qui est anormal, car ce sont eux qui souffrent le plus, avec les chômeurs, de la situation actuelle et mériteraient le plus de profiter de certaines réformes.

           Alors je me pose une question : M Macron est il utopique, naïf et dépourvu de bon sens au point de croire que nous pouvons donner des réponses valables à ses question de conduite de la Nation. Cela m'étonne.
         Ou bien sait il que les réponses qu'il aura, seront des réponses peu pertinentes par méconnaissance des dossiers, et il pourra alors appliquer les solutions qu'il veut, en faisant croire qu'elles ont été proposées par le peuple, alors qu'elles auront été données par des personnes auxquelles on aura soufflé les réponses correspondantes.

         J'ai vraiment l'impression qu'on nous prend pour des imbéciles !
         Raison de plus pour participer à cette consultation, et j'attends avec impatience de savoir comment je pourrai le faire.


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Samedi 5 janvier 2019 à 12:08

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Je suis perplexe face au mouvement des gilets jaunes et je ne comprends plus la situation actuelle.

A l’origine j’étais d’accord avec leurs revendications.

Ils ont obtenu une partie financière, un peu bancale et je comprends qu’ils soient en partie déçus. En fait le gouvernement a choisi d’augmenter la prime d’activité au lieu du SMIC pour éviter la répercussion sur toute l’échelle de salaires et pour ne pas handicaper les entreprises.

Mais il faut être conscient que tout effort financier de l’Etat ne peut venir que de fonds publics c’est à dire les impôts des particuliers, ceux des entreprises et la TVA. Donc ce n’est pas extensible et les dépenses supplémentaires sont limitées. Par ailleurs il faut aussi se rendre compte que tout blocage de l’économie diminue les rentrées d’argent et donc la distribution possible (et accroit le chômage).

Certes je pense que M. Macron a eu tort de ne pas rétablir l’impôt sur la fortune car c’est emblématique, et je ne crois pas, contrairement à ce que dit le gouvernement, que cela ait beaucoup favorisé l’industrie par investissements (et cela n’a pas fait baisser le chômage), et par contre les dons aux associations (qui sont déductibles en partie des impôts), ont baissé de 30%. Mais cela n’aurait rapporté que 4 milliards et donc cela ne financerait même pas les mesures actuelles. Ce serait normal et juste d’imposer plus les riches, mais l’inconvénient est qu’ils sont peu nombreux et donc cela ne fait pas rentrer autant d’argent qu’on croit.

 

Par contre les revendications des gilets jaunes se sont multipliées et je ne suis plus d’accord avec certaines :

- demander l’avis de chacun sur les lois n’est pas viable. Une loi est complexe, dans un langage juridique qu’il faut connaître, et c’est un dossier important, avec tous les antécédents et les conséquences. Des arrêtés d’application les complètent. C’est une affaire de spécialistes et l’avis de la plupart des gens ne sera fondé que sur des impressions sentimentales non objectives ou des intérêts personnels.

- plus généralement les « référendums d’initiative citoyenne » répétés sont tout aussi irréalistes. On pose des questions simples sur des problèmes très complexes et donc, en admettant qu’on ait compris le sens de la question, on ne mesure pas la portée de la réponse et on ne connait pas le dossier. Distribuer 20 millions de dossiers serait un travail et d’un coût prohibitifs et je crois que la plupart des gens ne le liraient même pas et que le taux d’abstention serait élevé.

Il n’y a pas de solution simple aux problèmes politiques complexes, et même les questions simples et pratiques sont difficiles à traiter par référendum, car les réponses ont aussi des conséquences. Un exemple est la revendication de suppression des radars sur la route. Les accidents de la route augmenteraient certainement.

- quant à révoquer des députés, il y a des élections pour cela et le faire par référendum en dehors des élections est contraire à la démocratie (c’est comme cela que les dictatures s’installent).

- de nombreuses revendications sont certes souhaitables; mais impossibles à court terme techniquement, comme le suppression des bouteilles plastiques, l’interdiction de tous les pesticides et produits chimiques en agriculture, la réalisation de 5 millions d’HLM, la limitation de la durée des procédures de justice. 

- d’autres montrent une méconnaissance totale de l’économie et des finances, comme l’annulation de la dette (ce n’est pas l’Etat qui a prêté de l’argent, mais il l’a emprunté à des prêteurs), la limitation à 25% des prélèvements sur les citoyens, alors qu’on propose d’énormes dépenses, l’embauche massive de fonctionnaires (comment les payer ?). Certaines sont contradictoires : diminuer la taille des banques ne les protège pas mais les fragilise, battre monnaie en crée pas de l’argent (ce sont les citoyens qui paient ensuite par l’augmentation de l’inflation), récupérer les « bien publics confiés au privé (avec quel argent ?), casser les monopoles (ils sont internationaux et peu sont français et les casser ruinerait encore plus notre économie (SNCF, la Poste, EDF, Airbus, etc.. ).

- certaines revendications sont issues des partis politiques d’extrême droite comme le frexit ou les demandes concernant l’Afrique et l’immigration.

- certaines de ces revendications montrent que l’on ne se rend pas compte de l’ampleur et de la difficulté du problème qui est mondial : casser les médias, (mais ce sont eux qui font connaître les gilets jaunes !), réindustrialisation de la France.

Certaines enfin sont absurdes et contradictoires : « interdire à l’Etat de s’ingérer dans l’enseignement, l’éducation, la santé, la famille »  : alors ce seront les organismes religieux, le secteur privé, les sectes, les partis politiques, les syndicats ou la mafia qui s’en occuperont : ce sont justement les tâches régaliennes de l’Etat.

 

Et surtout je ne suis plus d’accord avec les méthodes des gilets jaunes; je comprends très bien qu’ils aient trouvé une convivialité nouvelle sur les ronds points, et qu’ils veuillent continuer à s’y réunir, mais retarder le passage des camions et des gens qui vont travailler est catastrophique pour l’économie (les conséquences des 5 dernières semaines sont évaluées à 4,5 milliards d'euros)..

S’entêter à vouloir manifester dans les grandes villes le samedi est irresponsable, quand on voit le coût des destructions qui en résultent.

Finalement le mouvement des gilets jaunes , certes part d’une bonne intention, mais il est quand même en partie responsable de 8 morts et de nombreux blessés. Mais personne ne s’en soucie !

 

Je pense certes que le gouvernement est responsable lui aussi par son atermoiement, mais aussi que les gilets jaunes auraient dû depuis longtemps changer de méthodes et notamment faire planer sur le gouvernement le spectre des élections européennes, mais sans vouloir monter une « liste gilets jaunes », car le gouvernement en serait content : elle prend davantage de voix à’extrême droite et l’extrême gauche qu’à la majorité. Menacer d’une campagne anti-LRM sur les réseaux sociaux aurait été beaucoup plus bénéfique pour tous que de ralentir l’économie et créer de nombreux dommages matériels et corporels.

 

Quant à la grande consultation qui va s’ouvrir début 2019, pour rien au monde je ne voudrais être chargé de l’organiser. même si l’idée de le faire au niveau des communes par l’intermédiaire des maires est bonne.

Comment orienter les débats (sinon c’est l’anarchie et cela part dans tous les sens), comment faire en sorte que les gens se rendent comptent des problèmes et des solution possibles réellement (et non utopiques comme la « charte des gilets jaunes »).

Je crains que seuls quelques uns y participent, les forts en gueule, ceux qui veulent mettre la pagaille, les utopistes loins des réalités, et que ceux qui ont les pieds sur terre, pris par leur vie et leur travail, ne puissent y participer.

Je me demande bien , moi même comment y participer.

Lundi 31 décembre 2018 à 12:06

Divers

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 BONNE ANNEE  2019
à mes lectrices et mes lecteurs

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Bon réveillon de Saint Sylvestre !

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Samedi 22 décembre 2018 à 17:23

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  •    Bon Noël à toutes mes lectrices et lecteurs
                            mais êtes vous sûrs que le Père Noêl sera là mardi ?
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Jeudi 13 décembre 2018 à 9:08

Sciences et techniques


     Dans des articles précédents, j’ai parlé du stockage d’énergie solaire ou éolienne, , ou de voiture électriques, dans lesquels les batteries peuvent être une limitation importante.
    Ces batterie interviennent dans notre vie de tous les jours, que ce soit les petites AA ou AAA rechargeables pour les lampes, les postes radio, ma souris d’ordinateur, ou les batteries plates des téléphones portables, ou les plus grandes batteries des outils de jardin.
    Alors faisons le point.

    Toutes ces batteries sont basées sur le même principe, ce sont les produits utilisés qui diffèrent.
    La batterie est un dispositif chimique qui peut stocker de l’énergie électrique et la restituer sur demande.
    Elle est composée d’une électrode négative, l’anode qui va recueillir des ions positifs, et d’une électrode positive, la cathode qui va collecter les électrons qui vont ensuite produire le courant, ces électrodes baignant dans un électrolyte liquide conducteur dans lequel ions et électron vont pouvoir circuler. (voir schéma ci-dessous).
http://lancien.cowblog.fr/images/Sciences2/Unknown.png    Les paramètres de la batterie que l’on cherche à augmenter, par rapport à son poids, sont les suivants :
        - la quantité d’électrons  que l’on peut stocker, que l’on exprime en ampère heure par kg. (c’est la quantité d’électricité qui traverse un conducteur relié à la batterie pour un courant de débit 1 ampère, pendant une durée d’une heure).
        - la quantité d’énergie fournie par la batterie en watts-heure. C’est la capacité en ampères-heure multiplié par la tension aux bornes du circuit (en volts). On cherche à optimiser l’énergie en watts-heure par kg. La résistance interne de la batterie intervient.
        - enfin la fiabilité de la batterie : d’une part il faut que la batterie ne se détériore pas trop vite aux charges successives (on lui demande de tenir au moins 2 000 charges), et la sécurité impose d’exclure les risques d’incendie (voire d’explosion) et plus généralement de trop grande surchauffe.
        - toutefois on peut aussi optimiser, pour certaines applications la puissance, c’es-à-dire la vitesse avec laquelle on peut charger ou décharger la batterie et en particulier le courant de crête qui peut être fourni pendant un court instant.
        - un dernier aspect d’entretien : il faut limiter l’impact environnemental des batteries, dont les composants peuvent être nocifs.

    Les batteries AA ou AAA (piles rechargeables), étaient des batteries au nickel-cadmium. Les électrodes sont en hydroxyde de nickel et en cadmium, et l’électrolyte est de la potasse.
    Ce type de batteries est facile à charger, fiable (elles tiennent environ 1600 charges et ont une durée de vie entre 2 et 3 ans), peu sensible à la température. de résistance interne faible et de coût faible. Par contre, elles perdent leur charge hors utilisation (20% par mois) et n’ont pas une grande énergie (40 à 60 Wh/kg). La tension nominale d’un élément est de 1,6 volt.    .
    Le cadmium étant un métal lourd nocif, il faut recycler ces batteries et pour le grand public
    Les batteries industrielles sont encore en Cd-Ni mais sont plus importantes et ont une durée de vie plus grande.
    Par contre dans les batteries grand public, le cadmium a été remplacé par un alliage d’hydrure à bas de nickel, de cobalt et de terres rares. (batteries Ni-Mh). Ces accumulateurs sont moins fiables (moins de cycles) et demandent de temps long de charge (12h) pour éviter les courants trop forts qui les dégradent. Les chargeurs doivent être dotés d’un système de détection de fin de charge.

    Les batteries de voitures à essence sont des batteries « au plomb », qui ont été inventées en 1854.  L’anode (négatif) est un ensemble de grilles d’alliage plomb-étain et éventuellement arsenic, remplies de plomb métallique poreux. la cathode (positif) est constituée de grilles analogues, mais remplies avec une pâte d’oxyde de plomb PbO2, et l’électrolyte est de l’acide sulfurique. Un séparateur isolant empêche les courts circuits entre plaques positives et négatives, tout en étant poreux et résistant à l’acide sulfurique (c’est un matériau à base de fibres cellulosiques).
    Le principe de fonctionnement est décrit sur le schéma ci-dessous    :
http://lancien.cowblog.fr/images/Sciences2/9688603616.jpg
     A la décharge l’électrolyte se détruit et les électrodes se sulfatent en libérant les électrons de l’ion SO4-. L’oxygène libéré à la cathode s’unit aux ions H+ pour donner de l’eau. A la charge les électrodes se désulfatent et l’électrolyte est régénéré.
    La tension est de 2,1 volts par élément. L’énergie fournie est faible : 35 Wh/kg, mais elle peut fournir un courant crête élevé au démarrage du moteur de la voiture. Une décharge totale de la batterie estnocive à sa durée de vie.

    Les batteries au CdNi des petits appareils ménagers ou de bricolage et des téléphones et ordinateurs portables, sont maintenant remplacées par des batteries lithium-ions.
    Le lithium est intéressant car il expulse facilement un électron et c’est le plus léger des métaux
    La cathode est en dioxyde de cobalt et l’anode en graphite. L’électrolyte est un sel de lithium dissous dans des molécules organiques que l’on inclue dans des polymères; il est isolant électrique, mais laisse passer les ions.
    Le principe de fonctionnement  est le suivant :
http://lancien.cowblog.fr/images/Sciences2/Unknown1-copie-2.jpg
    A la décharge le lithium stocké dans l’anode de graphique pour laquelle il a peu d’affinité cède son électron, qui ne peut migrer dans l’électrolyte isolant, tandis que l’ion Li+ libéré va se diriger vers l’électrode de cobalt pour laquelle il a une affinité plus grande, formant un oxyde de lithium-cobalt, en ayant récupéré son électron par le circuit électrique. La batterie supporte mal une décharge totale. (il est recommandé de charger fréquemment son téléphone portable
    A la charge, on extrait de la cathode le lithium qui va à nouveau se stocker dans l’électrode négative de graphite. La charge est beaucoup plus rapide que pour les accumulateurs Cd-Mh.
    La tension nominale d’un élément est de 3,6 volt.
    L’inconvénient de ces batteries est la surchauffe très importante qui peut se produire en cas de défaut et l’électrolyte qui st corrosif en cas de fuite. Les batteries doivent être dotée d’un fusible thermique et d’une soupape de sécurité pou éviter les surpressions qui pourraient les faire exploser.
    A l’origine les batteries Li-ions avaient déjà une énergie beaucoup plus fortes que les Cd-NI : 1500 Wh/kg. On atteint maintenant 2400 Wh/kg. On a introduit dans l’électrode de cobalt des alliages cobalt, nickel, manganèse.
    Les durées de vie sont de 3/4 ans pour les petites batteries, (voire moins si on les laisse complètement décharger)mais une quinzaine d’années pour les accumulateurs des voitures électriques.
    Le lithium et le cobalt sont des métaux rares, produits en certains endroits seulement, mais on peut recycler celui des batteries. Il ne faut donc pas craindre de pénurie. Des essais ont été faits pour remplacer le lithium par du sodium, mais l’énergie massique ne dépasse pas 100Wh/kg/
    Les batteries de voitures électrique sont donc des batteries li-ion. Par contreelles sont insuffisantes pour le stockage d’énergie solaire, qui se fait actuellement à 94% par remontée d’eau dans des réservoirs en altitude.
    Une solution sera peut être prometteuse d’ici quelques années : des batteries à électrolytes solides qui laissent passer les ions, et qui utiliseraient du sodium à la place du lithium. Les études concernent les électrolytes, matériaux composites inorganiques, souvent des mélanges de fluorure ou chlorures métalliques.
    On espère une capacité deux à trois fois plus grande que les batterie Li-ions à poids égal et une meilleure sécurité car l’électrolyte est ininflammable..
    Les entreprises asiatiques et SAFT en France) qui font ces recherches, pensent avoir des batteries utilisables en 2025.

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