Jeudi 17 septembre 2020 à 11:25

Zoologie, botanique, évolution

              Les anthropologues se demandent souvent pourquoi et comment l’homme s’est différencié du singe et a acquit un cerveau plus performant, dans certains domaines, alors que nos génomes restent très voisins les uns des autres.

          Des recherches menées sur des crânes fossiles ont permis de modéliser le développement du cerveau du singe à l’Australopithèque, à l’homme de Néanderthal et à l’Homo-sapiens, et elles sont montré que ce développement était particulier pour le  lobe pariétal, situé sur le dessus du crâne, derrière le lobe frontal. Ce développement a rendu la tête des hommes plus ronde au fur et à mesure de l’évolution.

           C’est surtout la partie supérieure du lobe pariétal qui s’est développée et notamment le “précunéus.”/(voir le schéma ci-dessous).

L'évolution du cerveau de l'homme.

 

           Il est apparu également que cette région du cerveau était celle qui augmentait le plus entre le cerveau d’un nouveau-né et celui d’une personne adulte.

L'évolution du cerveau de l'homme.

          Le précunéus d’un homme actuel est beaucoup plus grand que celui d’un singe, et le cerveau d’un homme est environ trois fois plus gros que celui d’un singe de même taille.

          Toutefois les dimensions du précunéus varient d’une personne à l’autre, sans qu’on puisse constater des conséquences importantes sur les fonctions diverses du cerveau.

          Le cerveau humain étant devenu beaucoup plus gros, il consomme plus d’énergie, et le réseau sanguin s’est développé afin de pouvoir apporter un flux sanguin suffisant.

 

          Quelles sont les fonctions du précunéus, et plus généralement de la partie supérieure du lobe pariétal?

         Une des fonctions principales est de coordonner les centres de la vision et les ordres donner à nos centres moteurs, en particulier de coordonner l’oeil et la main.

          Le précunéus reçoit des informations des centres somato-sensoriels, qui connaissent l’état et la position de nos muscles et de nos membres, ainsi que des centres d’interprétation de la vision du lobe occipital. A partir de ces informations, il crée des cartes cognitives, qu’il transmet, via les mémoires tampons à court terme, au cortex préfrontal, pour lui permettre de diriger nos actions.

 

          Les zones voisines du précunéus, notamment dans le pariétal inférieur, sont celles qui d’une part rassemblent les informations des divers sens, et, dans l’hémisphère gauche, le centre de Geschwind, qui rassemble l’ensemble du vocabulaire et leur signification sous forme delien avec d’autres mots ou d’autres sensations.

 

          En définitive, ce qui a peu à peu différencié l’homme du singe, c’est d’abord le développement de son cortex préfrontal, qui pense, réfléchit, organise, décide et donne les ordres d’action, mais qui également gère nos émotions, nos sentiments et nos relations avc autrui. Le cortex préfrontal dorsoltéral notamment rassemble les informations pertinentes et régule et contrôle les aspects cognitifs et émotionnels.

          Mais pour pouvoir nous diriger ainsi, le cortex préfrontal a besoin de données nombreuses, basées essentiellement sur des sensations et sur le langage, et c’est au cortex pariétal de rassembler beaucoup de ces données, notamment celles concernant le vocabulaire, les multi-sensations, et la coordination entre notre vue et nos centres moteurs, c’est à dire le contrôle de nos gestes. Il établit notamment des cartes spatiales de l’environnement et de nos actions. 

          C’est donc aussi le développement de ce lobe qui nous a permis de nous différencier des animaux.

L'évolution du cerveau de l'homme.

Jeudi 10 septembre 2020 à 11:30

Zoologie, botanique, évolution

             J’ai lu récemment dans la revue « Pour le Science »un article sur les « collemboles ». Je ne savais pas ce que c’était n’en ayant jamais entendu parler, et cet article m’a fait découvrir un monde nouveau pour moi, celui des arthropodes, c’est à dire des animaux voisins des insectes dont les pattes sont articulées.

          Je voudrais vous en dire quelques mots.

          Les « collemboles » ne sont pas des insectes, ils n’ont pas d’ailes, mais comme eux ils ont trois paires de pattes, portées chacune par un élément du thorax. L’abdomen est constitué de six segments et la tête porte deux antennes. Un prolongement en forme de fourche est replié sous l’extrémité de l’abdomen et peut se déployer brusquement, ce qui permet à l’animal de faire des sauts de plusieurs centimètres de hauteur. Les anglais appellent d’ailleurs les collemboles « springtail » (queue sauteuse).
         Au début de l’abdomen, un tube ventral qui permet à l’animal de conserver l’eau à l’intérieur de son corps, même s’il est dans un environnement sec ou très salé, et de respirer dans l’air, à condition que celui-ci soit humide. Il permet aussi à l’animal de se fixer à un support.

        Les scientifiques ont recensé 9 200 espèces de collemboles (mais les coléoptères en comportent 370 000 !!). Les formes et les couleurs sont diverses, et leurs dimensions varient de 0,1 à 17 mm.
        Ils vivent dans les sols et se nourrissent de champignons, bactéries, algues, pollens. Ils ont donc un rôle de régulation, favorisant le dissémination de spores et de bactéries agissant sur la décomposition de matières organiques dans les sols, et donc leur fertilité.
          Ce sont donc des animaux très utiles.
        Ils sont aussi la proie de prédateurs qui vivent dans la terre,  : araignées, mille-pattes, scorpions, cloportes, carabes….
       Leur reproduction est soit sexuée, soit par parthénogénèse (développement de l’ovule non fécondée).

       Leurs aspects sont très divers comme le montrent les photos ci dessous :
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          Une espèce de colembolle particuiuer, le « tullbergia ».

          Il vit dans l'Arctique, par des températures de -40 d°C. Ils ont survécu à plusieurs dizaines de périodes glacières. Il y a 68 millions d'années, l'Arctique était recouvert de forêts luxuriantes et il il est probable que ce collembole actuel est le descendant de ceux qui y vivaient à cette époque.
         On ne sait pas comment ces animaux ont survécu, d'autant plus qu'ils ont besoin d'un milieu avec un minimum d'humidité. Ils ne subsistent que dans de très petites zones, des pentes exposées au soleil qui libérait un peu d'eau de la glace

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Jeudi 3 septembre 2020 à 11:21

Biologie, santé.

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         Une mode idiote et dangereuse chez les jeunes qui cherchent des sensations ailleurs que dans le cannabis : l'inhalation du protoxyde d'azote N2O, plus connu sous le nom de "gaz hilarant", utilisé (de moins en moins), comme anesthésiant, qui est un gaz incolore et inodore.

 Danger pour les jeunes : le protoxyde d'azote        On le trouve dans le commerce, dans des cartouches servant à émulsionner de la crème chantilly, coûtant quelques euros et pouvant débiter 8 litres de gaz, que les jeunes recueillent dans un sac en plastique qu'ils respirent ensuite. C'est actuellement la drogue la plus utilisée après le cannabis.

           En apparence, ce n'est pas dangereux, c'est relaxant, euphorisant et cela fait rire sans qu'on puisse s'en empêcher.
           Mais d'une part on risque des accidents si le gaz sort trop brutalement de la capsule (blessures pulmonaires dues à l'augmentation brutale de pression dans l'air; et surtout brûlures dues à l'abaissement du gaz à basse température, sous l'effet de la dépression brutale.
          Surtout on risque des suites physiques sur le cerveau. Pris avec de l'alcool ou du cannabis, on risque des étouffements, par privation d'oxygène, voire des crises d'épilepsie. Mais à dose élevée on constate des arythmiescardiaques, et même des décès par arrêt cardio-respiratoire.
         L'usage régulier de doses faibles peut entrainer des perturbations du métabolisme de la vitamine B12, qui entraînet une sclérose de la moelle épinière et une paralysie des membres. On constate également des diminutions de la population de globules rouges (anémie) et de globules blancs (défenses immunitaires). 

          Le protoxyde d'azotebloque les récepteurs NMDA des synapses, qui transmettent l'influx nerveux, ce qui entraîne une inhibition, une baisse d'activité du cerveau.
          A dose faiblesse blocage entraîne une diminution de la conscience, une diminution du contrôle des émotions, d'où un sentiment d'ébriété et d'euphorie, et un rire que l'on ne peut arrêter

          La vente de ce gaz devrait être interdit et fournir un autre gaz aux cuisiniers. Si l'on constate un usage par les jeunes, il faut être attentifs aux signes de fourmillement dans les membres, avant coureurs d'une paralysie.

Jeudi 27 août 2020 à 17:30

Anecdotes

 Un canular scientifique !

           Une information à la télévision a attiré mon attention sur une affaire à la fois amusante et regrettable et je voulais vous en informer.

            Nous avons une certaine méfiance pour les produits chinois, car l’expérience nous a prouvé qu’ils étaient souvent de mauvaise qualité, soit qu’ils ne respectent pas les normes européennes, soit qu’ils constituent de vraies arnaques.
            Mais j’avais du respect pour les chercheurs chinois (même s’ils ont tendance à espionner les nôtres), et je lisais parfois, par traduction interposée, des articles de laboratoires ou de revues chinoises.
           L’information qui a attiré mon attention, montre qu’il faut se méfier même de ces revues.

            Quatre chercheurs français des universités de Lille, de Lausanne, et de Genève, ainsi qu’un médecin du centre hospitalier universitaire de Grenoble, soupçonnaient la revue chinoise « Asian Journal of Medicine and Health « , de manquer de sérieux dans le choix de ses articles.
           Ils ont donc imaginé de rédiger un « article bidon », à l’apparence sérieux, mais qui est un véritable canular, et ils l’ont proposé à la publication de cette revue.
           La revue l’a publié et  des chercheurs du monde entier l’ont lu et cela à fait l’objet d’un éclat de rire mondial, mais aussi d’un tel scandale que l’article a été retiré de la revue dans les 48 heures.

Un canular scientifique !

            L’objectif de cette recherche laisse déjà perplexe : «  Des études sur Youtube et sur Dropbox ont mis en garde sur le danger potentiel des accidents de trottinettes. A travers trois études, nous évaluons le potentiel d’une combinaison d’hydroxychloroquine et d’azythromicine, pour la prévention des accidents de trottinettes. (et on peut ajouter du zinc pour améliorer le goût»).

            Les noms des auteurs laissent aussi rêveur : "Didier Lembrouille", "Sylvano Trotinetta", ou "Nemo Macron" (c’est le nom du chien du Président !), en poste à "l'Institut de la Science à l'Arrache" ou à "l'Université de Melon".

            « Cette étude a été financée par le collectif 'Laissons les Vendeurs de Trottinette Prescrire', l'Assemblée nationale, et le Fonds de Pension des Vendeurs de Trottinettes Indépendants ».

            Les patients étaient traités par les médicaments avant des essais sur trottinette, (500 m en ligne droite !), et on comptabilisait les chutes, voire les décès, mais les auteurs précisent : « nous n'avons pas classé les accidents par type, date ou quoi que ce soit d'autre, principalement par paresse ».

        L’analyse des essais a une apparence sérieuse, mais dès qu’on en lit les détails, on s’aperçoit de nombreuses phrases humoristiques qui se moquent des pratiques de certains chercheurs un peu trop « rapides », (« suivant la règle méthodologique selon laquelle plus un échantillon est faible, plus son importance statistique est significative, nous avons décidé d'arrêter le recrutement dès qu'un effet significatif à 84% avait été détecté. »), ou qui affirment avec sérieux des évidences (nous avons réalisé que la saturation en oxygène pourrait être un bon indicateur de mortalité,  - après tout, en général les morts ne respirent pas).

            La conclusion est aussi très humoristique : « La pathophysiologie de l’effet protecteur de l’hydroxychloroquine reste,à clarifier, mais l’urgence est de prescrire massivement. : nous avons reçu le Président de la République afin de discuter de nos résultats et il était enthousiaste. » « Parce que l’htdroxychloroquine est le héros que notre monde mérite ! »

             Evidemment le Professeur Raoult est beaucoup cité dans la bibliographie, mais certains articles sont plus douteux et fantaisistes, et la plupart n’ont rien à voir avec le sujet.

            Personne dans la rédaction de la revue chinoise n’avait dû jeter ne serait-ce qu’un coup d’oeil sur cet article, car le canular était vraiment très apparent, et je pense que les auteurs ont été certainement surpris des résultats de leur mystification.
Je ne m’abonnerai pas à la revue chinoise « Asian Journal of Medicine and Health » ! 

 Si vous souhaitez lire l’étude canular, vous pouvez le faire à l’adresse : https://www.researchgate.net/publication/343678745_Version_traduite_en_francais

Jeudi 20 août 2020 à 11:27

 Les médicaments contre le covid19

       Plusieurs correspondant(e)s m'ont demandé de faire le point sur les médicaments contre le covid19. Je vais essayer de répondre à votre delmande, mais c'est assez technique et mes explications risquent d'être soit peu claires, soit fastidieuses (ou les deux ! ).
        Il faut d'abord savoir un peu comment fonctionne une cellule animale et je ferai un bref résumé.

        Ensuite je publie une planche du journal La Recherche, qui explique l'action des médicaments. 
       Je résumerai ensuite pour d-ceux qui reculeraient devant cette lecture un peu aride et je vous donnerai quelques nouvelles des essais en cours.

      Les cellules humaines sont des cellules dites "eucaryotes", car elles ont un noyau et divers organes distincts et bien délimités. (contrairement aux bactéries, qui sont en général "procaryotes", tous les éléments intérieurs étant mélangés, et la cellule n'ayant pas de noyau.).

     Le schéma ci-dessous montre les divers éléments d'une cellule eucaryote :

Les médicaments contre le covid19

         La cellule est majoritairement composée d'eau, et pour qu'elle soit confinée, la membrane dite "plasmique" est composée de lipides (des graisses - l'eau et l'huile ne se mélangent pas !). Elle limite l'intérieur de la cellule que l'on appelle le "cytoplasme".
        La cellule est une petite usine et comprend principalement :
                    - du noyau qui contient chromosomes et ADN.
                    - des mitochondries, qui produisent de l'énergie chimique (grâce à de transformations chimiques, notamment de l'adénosine phosphatée), pour alimenter les transformations cellulaires.
                    - de l'appareil de Golgi, et le réticule endoblasmique, qui fabriquent les protéines nécessaires à la vie de la cellule et notamment sa reproduction, à partir d'acides aminésceci sous le contrôle de l'ADN et des ARN messagers qui en dériven et que lisent lesribosomes..
                
         Voici maintenant la planche résumant les actions du covid 19 sur la cellule et celles des médicaments antagonistes. ce schéma est très réduit et pour le lire, je vous conseille le sortir du blog sur votre bureau d'ordinateur et de l'agrandir, pour pouvoir lire le texte.

Les médicaments contre le covid19

      Résumons très rapidement ce  schéma : 
                - le virus, grâce à des protéines spécifiques s'accroche à la cellule, fusionne avec la membrane cellulaire et injecte son ARN dans le cytoplasme de la cellule. Le "camostat mésylate" et "l'hydroxychloroquine" sont sensés empêcher cette opération, en bloquant les protéines du virus.
               - le virus va se servir de ribosomes pour lire son ARN et le transformer en polypeptides qui serviront ensuite à la synthèse de nouveaux virus. Le "Lopinavir " et le Elle est très réduite et pour la lire, je vous conseille la sortir du blog sur votre bureau d'ordinateur et de l'agrandir, pour pouvoir lire le texte. sont censés empêcher cette opération.
               - enfin le virus va se servir de l'appareil de Golgi de la cellule, pour assembler les polupeptides sous formées éléments constitutifs du virus et les virus ainsi créés sont expulsés de la cellule (et vont en contaminer d'autres)? Le "Remdésivir" et le "Favipiravir"sont censés empêcher cette opération.

          Divers essais cliniques ont été faits soit sur des malades hospitalisés, soit moyennement, soit gravement atteints. Les quatre premiers médicaments n'ont pas montré une efficacité intéressante.
           D'autres essais ont eu lieu sur des malades atteints récemment ou de façon bénigne, pour voir si 'son pouvait enrayer la progression de la maladie, en abaissant la charge virale.
D'autres molécules ont aussi été essayées dans ce but et pas uniquement des antiviraux, mais par exemple l'azythromycine, un antibiotique qui agirait sur des bactéries qui participent aux cotés du virus à l'infection des poumons.

          Le fameux essai européen Discovery, qui devait, à partir du 22 mars, avoir lieu sur 3100 patients, n'a pu rassembler que 750 volontaires, tous français à l'exception d'un luxembourgeois.Chaque produit est testé sur 150 patients ce qui est insuffisant pour tirer des conclusions valables.
          A mi-essai, les scientifiques savent qu’aucun de ces médicaments testés n’est l le remède miracle. : pas d’effet notable sur le Covid-19 pour l’hydroxychloroquine. Pour le remdesivir et l'association de lopinavir et ritonavir), un petit effet, mais  rien de spectaculaire.
      Toutefois l'es essais portent sur des patients hospitalisés et donc atteints sérieusement. On n'a pas de conclusions sur une diminution des effets chez des personnes moins atteintes;

         Un autre essai important a débuté au début juin-llet, mené par une centaine de pays sur 5500 patients : Solidarity, mais ses résultats ne seront connus que vers la fin de l'année.

         En ce qui concerne la lutte en début d'infection, pour l'enrayer en stimulant les défenses immunitaires, les laboratoires anglais annoncent qu'un médicament à base d'interféron (le SNG001) réduirait de 79% le développement de l'infection, mais les essais n'ont été faits que sur un nombre réduit de personnes; il serait facile d'emploi, par inhalation.

         Par ailleurs la dexaméthasone, un anti-inflammatoire, semble diminuer la mortalité des malades très gravement atteints en limitant l'inflammation des poumons qui est les principale cause de mortalité.

         Ceux d'entre vous qui seraient intéressés par plus de détails, peuvent consulter Doctissimo : https://www.doctissimo.fr/sante/epidemie/coronavirus-chinois/coronavirus-chinois-covid2019-quels-traitements

Jeudi 13 août 2020 à 16:49

Notre cerveau; nos sens; système nerveux

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        On m’a toujours dit que l’homme préhistorique avait un bien meilleur odorat et que, nos conditions de vie devenant plus sûres notre odorat avait perdu peu à peu ses performances. J’ai toujours lu que le chien avait un bien meilleur odorat que le notre et on peut voir souvent des images ou constater par nous mêmes ses performances.
        J’ai donc été très étonné de lire, dans la revue « Cerveau e& Psycho »,  un article de Frank Luerweg sur des recherches américaines, notamment de l’université Berkeley, qui indiquait que l’odorat de l’homme pouvait être aussi performant que celui des animaux, mais pas pour les mêmes odeurs.
       Dans cette université des personnes volontaires dont on bandait les yeux, devaient suivre, le nez dans l’herbe, une corde qui avait été imprégnée d’une odeur donnée, et cela au seul moyen de leur odorat. La plupart de ces expérimentateur s’en sortaient bien, même si parfois, pour des odeurs faibles, ils ne se rendaient pas bien compte s’ils détectaient ou non une odeur. Les chiens réussissaient la même éreuve, mais souvent plus rapidement.

      De nombreuses études ont été faites sur divers animaux, notamment des chiens, avec pour but de déterminer la minimum de concentration des éléments provocant une odeur qui peut être senti par l’animal. C’est en fait très difficile car l’animal ne peut pas dire au chercheur s’il sent quelque chose et la banque de données la plus performante que Mathias Laska, professeur de zoologie à l’université de Linköping, en Suède, a mis 25 ans à réaliser donne les informations pour 17 mammifères, mais seulement 200 odeurs.
    Il a comparé notamment les sensibilités des souris et des hommes.
    Pour des odeurs de prédateurs, chats, blaireaux et renards, qui menacent la souris, elle était plus performante que l’homme sur 4 odeurs, mais l’homme l’était davantage sur deux d’entre elles. Notamment il était sensible à un composant de l’urine de chat à des taux infimes d’une molécule pour 1020 molécules d’oxygène de l’air,
    Sur 80 substances testées l’homme était meilleur sur 40 d’entre elles et la souris sur 40 autres . Dans une comparaison avec le chien sur 15 substances, l’homme n’était plus performant que dans 5 cas. Ces 5 odeurs correspondaient à des fruits et des plantes, alors que le chien (comme pour le chat), les performances étaient bien meilleures pour la détection d’acides gras, qui font partie des odeurs des proies de ces carnassiers.
    En fait le bulbe olfactif humain est de très petite taille par rapport à notre cerveau : 0,01% de son volume, alors que chez la souris il représente 2%. D’où l’idée qui a longtemps persIsté, que l’homme n’avait pas un odorat performant.

    Il n’en est rien  comme l’ont montré les chercheurs qui ont conçu un appareil pour faire respirer des odeurs : l’olfactomètre : notre odorat est capable de différencier de l’ordre d’un milliard d’odeurs. Les molécules odorantes remontent notre nez et se fixent su les récepteurs du bulbe olfactif (voir schéma ci-dessous). Le cortex olfactif primaire analyse les signaux transmis et envoie ses données pour plus d’interprétation au cortex orbitofrontal et à certains centres su cerveau émotionnel, notamment les centres amygdaliens, qui veillent sur notre sécurité.
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    Beaucoup d’odeurs sont traitées par notre cerveau de façon inconsciente, notamment les odeurs émises par d’autres humains.
    Le système immunitaire des animaux dispose de récepteurs particuliers pour détecter les microbes qui sont conditionnés par des gènes spéciaux « CMH », qui ont un autre rôle celui d’orienter la préférence vers des partenaires sexuels qui ont des gènes CMH différents, et ceci à l’odeur.
    L’homme n’a pas échappé à cette évolution et les hommes ou les femmes préfèrent des partenaires ayant des gènes HLA (l’équivalent des CMH), différents et cela grâce à des odeurs inconscientes. (je me demande si c’est pour cela que quand quelqu’un ne vous plaît pas on dit qu’on l’a dans le nez !).

    Il est certain que la transpiration dégage des odeurs différentes selon l’état de santé voire les émotions des personnes. Par exemple l’odeur de personnes qui ont éprouvé de la peur fait réagir ceux qui la respirent et qui se mettent dans un état d’alerte préalable. Certaines personnes sont capables de détecter ainsi inconsciemment des états de stress ou l’agressivité et nos centres amygdaliens seraient alertés.

    Je cherche actuellement une étude scientifique sur les « nez » qui créent les parfums; je ne sais pas si j’arriverai à la trouver.
    Mais je suis très conscient que sans odorat notre goût serait bien amoindri et j'espère que les malades du Covid19, qui ont perdu ces facultés vont vite les retrouver.

Vendredi 7 août 2020 à 14:45

Notre cerveau; nos sens; système nerveux

L'environnement stabilisé de notre vision.

           J’ai trouvé dans un article de la revue « Cerveau et Psycho » la réponse à une question que je me posais depuis longtemps
                      "Pourquoi, quand nous changeons notre regard d’une cible et que nous bougeons les yeux, l’environnement ne se déplace pas et reste stable."
           C’est très important quand nous lisons ; nos yeux parcourent les lignes, sautent à la ligne suivante, et pourtant, la page reste immobile. 

            L’article appelait l’attention sur l’énorme fréquence avec laquelle nous bougeons nos yeux, qui se fixent sans cesse d’un point à un autre, suivant les besoins de vision et nos intentions d’action.
           Nous sommes habitués aux récepteurs de nos appareils photos numériques, qui ont un grand nombre de récepteurs répartis uniformément sur le capteur sensible; ce n’est pas le cas de la rétine.

 

L'environnement stabilisé de notre vision.

            La plus grande partie de la rétine, le pourtour, ne comporte qu’une faible densité de récepteurs et l’image n’est pas précise. Par contre elle comporte des cônes qui détectent les couleurs, mais surtout des bâtonnets sensibles à de faibles luminosités et qui permettent de déceler un objet, même si la luminosité extérieure est faible. Cette zone est un espace d’alerte, et si une anomalie, un objet particulier apparaît, ou si nous voulons pour une raison particulière voir un point précis, alors nous amenons nos yeux dans une position telle que l’image de ce que nous voulons voir, vienne se former au centre de la rétine, sur une zone restreinte où les récepteurs sont très nombreux, et où la résolution sera excellente.
            Cette zone s’appelle la « macula »; située au centre de l’œil, elle mesure environ 5,5mm et est constituée d’une très forte densité de cônes, ce qui donne une grande précision à l’image. Ces cônes demandent davantage de lumière que les bâtonnets mais sont sensibles à une couleur particulière (RVB). Au centre de la macula, la « fovéa ». zone encore plus petite (200 µm), qui a une densité de cônes encore supérieure.

            Et si nous changeons complètement de perspective, l’environnement défile devant nos yeux à grande vitesse et pourtant, la vue de cet environnement reste relativement stable. C’est particulièrement vrai quand je tape sur mon clavier : mes yeux vont d’une touche à l’autre, puis vers l’écran, et pourtant l’image du clavier reste stable quand je me "promène" à sa surface,  et si je vais voir l’écran, j’ai aussitôt une vue globale écran-clavier, avec l’observation précise qui parcours les lignes écrites sur l’écran, qui lui ne bouge pas !

            Voilà un mystère qui préoccupe depuis longtemps les neurobiologistes !
            Des expériences menées sur des animaux ont montré qu’une partie des cellules d’interprétation de la vision, qui a un moment regardaient vers un endroit, reçoivent un signal avant que l’oeil ne change d’objectif, ce signal leur indique là où l’œil a reçu l’ordre d’aller voir, et où le regard va se porter et ces cellules se cadrent alors sur l’interprétation de la vision à l’endroit futur.
           Pendant le déplacement de l’œil, le cerveau a donc à la fois la vision et immédiatement celle de l’endroit futur et l’ensemble reste stable. Puis le cerveau reporte tous ses neurones sur l’interprétation du nouvel endroit.
           Mais il semblerait que le cerveau soit encore plus performant : il « calculerait » en permanence la position de l’image sur la rétine en fonction du déplacement des yeux et ce codage d’une image fixe serait celui envoyé dans les neurones d’interprétation de la vision.
            On ne sait pas qui fait ce calcul !

            En fait ces hypothèses ne sont pas encore validées et je suis reté sur ma faim d’information!

Vendredi 31 juillet 2020 à 14:43

Biologie, santé.


Faut il mentir aux patient et les soigner avec des placebos ?

Faut il mentir aux patient et les soigner avec des placebos ?

 

 
 



   


          Je pense que vous savez tous ce qu'est un placebo : c'est un produit anodin (de l'eau ou une pilule avec uniquement un produit comestible), que l'on fait prendre à un malade en lui faisant croire que c'est un médicament. 
          Et cela beaucoup plus d'effet que l'on en pense à priori.! Pourquoi ?
          Bien sûr il n'est pas question de soigner des maladies microbiennes. On ne tuera pas le coronavirus avec un placébo !
         Les affections qu'on peut traiter sont celles liées au psychisme ou à des états biochimiques.
         Nous allons en voir quelques exemples.

         On vous a sûrement décrit, dans un cours de SVT, l’expérience de Pavlov : il donnait dela nourriture à des chiens qui salivaient d’envie. En même temps il faisait sonner une cloche. Par la suite, lorsqu’il faisit sonner la cloche, les chiens salivaient, même s’il n’y avait pas de nourriture . C’est ce qu’on appelle un « réflexe conditionné ». 

          L’organisme a une capacité de lier certains réflexes à des sensations : vue, son, odeur, goût.

 On peut se demander si de tels réflexes sont possibles, non pas à partir de nourriture, mais de médicaments.

 

            Des chercheurs de l’université de Düsseldorf ont fait un essai à partir de médicaments antihistaminiques, contre les allergies., médicaments qui sont efficaces, mais qui ont souvent des effets secondaires gênants.

            Ils ont fait confectionner un lait de fraises vert, qui ne ressemblait à aucune autre boisson ou médicament, ni au plan aspect, ni au plan goût.

           Un groupe de 30 personnes allergiques ont reçu, pendant 5 jours, un antihistaminique avec le lait de fraise vert.

           Après 9 jours de pause, on a constitué trois groupes de dix patients qui ont reçu, le premier un antihistaminique, le second un comprimé d’un placébo avec de l’eau, le troisième le même comprimé de placébo avec la boisson au lait de fraises. Les patients ignoraient que le comprimé était un placébo car il était d’aspect identique à l’antihistaminique.

           Au plan des symptômes, les trois groupoes présentaient des améliorations identiques : les placébos faisaient le même effet que le médicament.

          Mais si l’on mesurait l’augmentation du nombre des granulocytes basophiles lors de lallergie, celle-ci était moindre avec le médicament ou avec le placébo pris avec le lait de fraises que pour le placébo pris avec de l’eau.

         L’association dans la première partie du traitement entre le médicament et le lait de frise a transféré sur le lait de fraise une partie de l’action du médicament.

         Toutefois cet effet diminue ensuite, si on administre le lait de fraise sans le médicament, l’effet positif s’estompe peu à peu.Par contre l’effet reste assez stable si on continue à administrer une faible dose de médicament avec le lait placébo.

         En fait le processus le plus efficace serait d’administrer le placébo avec un petite dose de médicament (10% par exemple), ce qui conserverait l’efficacité mais réduirait considérablement le seffets scondaires sur le cœur, le système nerveux et les reins.

 Il semble que ces effets résultent d’actions combinées du médicament et du placébo au niveau de l’hypothalamus, qui régule le fonctionnement de notre corps via le système sympathique et l’action sur les hormones, via l’hypophyse, des centres amygdaliens et de l’insula, qui remonte les informations sur l’état de nos viscères.

 

Faut il mentir aux patient et les soigner avec des placebos ?

          Des actions analogues existent au niveau de la douleur. 

          Après quelques jours de perfusion d emorphine, une perfusion d’eau salée produit presque le même effet.

         De même si une personne atteinte migraine prend du paracétamol ou autre calmant, toujours avec le même boisson, par exemple un jus d’orange, boire celui-ci seul a alors le même effet que le médicament pendant quelques jours.

 

        De la même façon des injections d’un médicament, l’apomorphine, ont  été faites pendant 5 jours pour soigner la maladie de Parkinson. Le sixième jour une injection d’eau salée a produit pratiquement le même effet au niveau de la diminution des raideurs musculaires. On a montré que les effets étaient les mêmes au niveau du thalamus, dont le fonctionnement est perturbé par la maladie de Parkinson.

 

       En définitive on constate que les placébos ont souvent un effet analogue à un        médicament, mais qui est très faible. Pour qu’il soit appréciable, il faut un conditionnement préalable par utilisation du médicament, éventuellement en même temps sque le placebo, qui produit un apprentissage , un conditionnement qui permet de tromper le corps lors de l’administration ultérieure du placébo seul.

Vendredi 24 juillet 2020 à 14:15

Biologie, santé.

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           Je ne sais pas si vous avez été endormi(e) pour une opération. Moi, c’était uniquement pour un examen de l’estomac avec une sonde.

          C’est une sensation bizarre; on vous fait compter, vous vous rappelez avoir commencé puis plus rien, pas un souvenir, pas une sensation.

 Et j’ai émergé juste au moment où on achevait de me retirer la sonde de la gorge. Après je n’avais pas l’esprit très clair pendant quelques minutes, le temps qu’on m’emmène en réanimation pour un séjour d’observation d’une heure, et j’avais l’impression qu’il ne s’était rien passé, que j’étais entré et sorti immédiatement de la salle d’examen.

          C’est bizarre comme effet, sous l’influence probablement de la kétamine, de l’isoflurane ou d’un autre anesthésiant. J’ai oublié de demander lequel.

          Mais je viens de lire, à ce sujet, un article intéressant.

 

          Les neurobiologistes ont évidemment cherché quels étaient les effets sur le cerveau de tels produits anesthésiants.

          Ce n’est pas un simple endormissement.

          Certes ces produits agissent sur les centres qui régissent le sommeil, à commencer par l’hypothalamus, et provoquent un sommeil, mais accompagné de bien d’autres manifestations. Ils agissent en particulier sur les centres amygdaliens, qui régissent l’angoisse et la peur, et sur l’insula qui remonte à la conscience les sensations internes de notre corps. Ces centres agissent ensuite sur les centres qui remontent à l’hypothalamus les sensations de douleurs, jouant ainsi un rôle analgésique.

          C’est une zone particulière des centres amygdaliens centraux qui est concernée. Les chercheurs ont déterminé la zone correspondante dans le cerveau des souris et ils ont réussi à l’activer artificiellement et ils ont constaté que l’effet analgésique se produisait, sans qu’on ait à utiliser les anesthésiants et à endormir les souris. A l’inverse, en bloquant ces neurones, on rendait inopérante l’action des anesthésiants.

 

          Il n’est pas question de solliciter directement les centres amygdaliens chez l’être humain, car la méthode serait trop intrusive. Par ailleurs l’endormissement est nécessaire pour que l’opéré ne voit pas ce que l’on fait sur son corps. 

          Mais une meilleure connaissance du mécanisme de blocage de la douleur est important, car elle permettra de mieux être certain que le patient ne va pas ressentir des douleurs, qui pourraient ensuite causer un choc traumatique.

 

         Un autre article sur la douleur m’a amusé. 

          Les chercheurs ont demandé à des expérimentateurs de mettre leur main dans de l’eau glacée, ce qui, au bout d ‘un moment, provoque la douleur.

           Une partie d’entre eux devaient e soulager en proférant des jurons, alors que les autres ne devaient employer que des mots corrects et anodins.

 Ceux qui juraient ont vu leur tolérance à la douleur augmenter (seuil plus haut, temps maximal supporté plus long).

          Malheureusement on n’a pas encore élucidé la raison du phénomène

          Mais maintenant, je ne me retiendrai plus de jurer si je me donne un coup de marteau sur les doigts !

Vendredi 17 juillet 2020 à 8:17

Notre cerveau : intelligence; langage

Intelligence et esprit critique.

            Nous sommes parfois très étonnés de voir une personne réputée très intelligente dire manifestement une bêtise (je ne parle pas de Trump, il n’est pas très intelligent), et ce qui arrive plus souvent, avoir une attitude peu compatible avec son niveau intellectuel ou son expertise dans son domaine.
           Cela tient le plus souvent à notre façon de mesurer l’intelligence et à la différence que l’on doit faire entre « l’intelligence » et « l’esprit critique ».

 

            Nous mesurons ce que nous appelons l’intelligence par des tests principalement de QI. Si vous lisez les articles que j’ai fait sur ce sujet, vous y verrez que l’on teste principalement trois domaines : notre connaissance de la langue et de la signification de phrases; la logique mathématique et la reconnaissance visuo-spatiale.

            Les tests sont des exercices qui mettent en jeu des points de détail, des réponses simples, et une analyse réduite de situations peu complexes.

            Ils ne garantissent pas que l’on sache pour autant analyser une situation dont les facteurs sont nombreux et compliqué, faire la part dans un amas de données, de celles qui sont importantes et de celles sans utilité, et également de résister à des arguments ou croyances irrationnelles.

            Certes, les personnes à fort QI sont moins sensibles aux biais cognitifs, mais ce qui permet de nous en protéger c’est « l’esprit critique ».

            Pour jauger correctement une information, , il faut être capable de la saisir, de la comprendre, de la traiter, de l’analyser, d’en examiner la vraisemblance, d’en saisir les conséquences. Certes l’intelligence est nécessaire pour ces tâches, mais il faut en plusune analyse logique empreinte de scepticisme.

 

            Les psychologue ont trouvé des différences entre l’intelligence et l’esprit critique :

            L’intelligence se concentre sur des problèmes de détail, de bas niveau, de compréhension, de représentation, de fonctionnement.

            L’esprit critique, est lui, à un niveau lus général, plus élevé, à partir d’éléments plus complexes et généraux. Il demande par exemple d’expliquer sa pensée et celle d’autrui ou d’estimer la fiabilité d’assertions ou de sources d’information. Il faut tester des hypothèses, évaluer des arguments, rechercher des preuves. C’est déterminer si on peut faire confiance à une information.

            La seconde différence est de nature psychologique : l’intelligence est basée sur le raisonnement. L’esprit critique est presque un trait de personnalité car il se fonde sur des qualités, sur un état d’esprit. 

            Il demande une ouverture d’esprit, l’imagination de supposer diverses solutions, un certain scepticisme et l’envie de connaître la vérité, le besoin de la rigueur et d’avoir des preuves, l’envie de connaître de nouvelles choses…

 

            Quelqu’un d’intelligent peut décider de croire à quelque chose, qui évidemment ne doit pas être complètement absurde, mais il peut ne pas avoir le besoin absolu de la vérité.

 La personne qui a un fort esprit critique ne voudra croire que ce qui répond à de nombreux critères. Elle doit donc avoir une grande humilité intellectuelle, et douter de sa propre pensée en premier lieu. Il faut notamment savoir changer d’avis, si cela se justifie.

 

            Comment développer l’esprit critique : ce devrait être un des buts de notre enseignement primaire et secondaire.

            Certes il faut au départ rendre les gens intelligents, en leur donnant la meilleure compréhension possible de la ou les langues, en développant la logique par l’étude des mathématiques, de la physique-chimie et des SVT, et en exerçant leur facultés de représentation de l’espace et du dimensionnement.

            Il faut ensuite les habituer à la pensée d’autrui, aux vis divers et divergents et l’étude de la littérature et de la philosophie est importante, non pas en tant que connaissances des auteurs, mais quant à la compréhension et la discussion sur des pensées différentes et des avis divergents sur un même sujet.

            Il faut à la fois développer la curiosité intellectuelle mais aussi l’humilité face au savoir : admettre qu’on ne sait pas, que l’on peut se tromper.

            Il faut aussi développer les capacités d’analyse logique, apprendre à reconnaître les situations, les éléments, les informations à risque, à mettre en doute et à faire des vérifications, à ne pas généraliser à partir d’exemples en nombre limité, de savoir peser les risques et la probabilité d’une réussite ou d’un échec, des avantages par rapport aux inconvénients d’une décision ou d’une situation.

            C’est aussi apprendre à chercher de l’information fiable (notamment sur internet, et par recours à des experts, qui en soient vraiment

            Il existe des tests d’esprit critique, comme il existe des tests de QI
.

             Bien entendu, il ne faut pas confondre l’esprit critique et la critique systématique irraisonnée et sans s’assurer de sa pertinence (à la façon de Trump et de beaucoup d’hommes politiques). C’est l’inverse de l’esprit critique.

            L’esprit critique est une qualité indispensable qui complète l’intelligence et nous en avons besoin plus que jamais, si l’on pense aux réseaux sociaux et à toutes les fausses informations qui y circulent ou aux discussions sans fin et entre égos passionnées sur l’hydroxychlorokine.

Intelligence et esprit critique.

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