Vendredi 4 mai 2018 à 18:00

Psychologie, comportement

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            Je suis toujours étonné par le nombre des personnes qui me disent qu'elles s'ennuient très souvent, surtout des ados ou des jeunes. Pourtant vu le nombre d'heures qu'ils passent à s'envoyer des SMS ou sur les réseaux sociaux, c'est surprenant.
           Le dicton populaire exagère un peu quand il dit que “l’oisiveté est la mère de tous les vices”, mais c’est vrai que s’ennuyer n’est pas bon.

            Pourquoi nous ennuyons nous; que nous arrive t'il ? Que disent les psychologues à ce sujet et qu'ont ils fait comme recherches dans ce domaine?

          D'abord quelques statistiques :
                   
 - l'ennui frappe plus les hommes : 30% de plus que les femmes.

                    - l'ennui est beaucoup plus important chez les jeunes : 4 fois plus fréquent à 25 qu'à 45 ans, puis il se stabilise.
                    - l'ennui intervient davantage dans des situations monotones ou difficiles, lorsqu'on ne fait rien de particulier ou lors d'échecs.
                  - il est aussi lié au fait que l'on ne peut faire ce que l'on veut, que l'on est contraint dans une occupation. On s'ennuie 6 fois moins quand on s'occupe de soi.
                   - on s'ennuie deux fois plus seul ou avec des collègues qu'avec des amis ou la famille.
                   - dans une étude d'Amanda Markey, chercheuse à New-York, qui a rassemblé des millions d'observations sur 4000 volontaires, 63ù des personnes déclaraient s'être ennuyées au moins une fois dans les dix derniers jours : c'est énorme !!

         L'ennui n'est pas un trait de caractère, mais une conséquence de nos actions.
     
    John Eastwood, de l'université de Toronto définit ainsi l'ennui : "c'est la désagréable expérience de vouloir être absorbé dans une activité satisfaisante, sans y réussir".

          En fait il semble que ce soit surtout un défaut d'attention ; nous n'arrivons pas à nous concentrer sur ce que nous voudrions faire, et nous sommes à la fois nerveux et apathiques et nous avons beaucoup de difficulté à agir sur les événements; il s'ensuit indolence et tristesse.
          En définitive, l'ennui est une sorte d'émotion, qui résulte d'un conflit entre notre attention et notre environnement.

          Que disent les psychologue quant aux comportements permettant de lutter contre l'ennui.?

         Il faut donc modifier l'environnement ou faire effort pour retrouver notre attention sur nos actions.
        
  Il faut d'abord s'interroger sur la fréquence des situations d'ennui et sur leurs causes : les circonstances dans lesquelles elles ont lieu. On peut alors trouver comment substituer des situations à d'autres et éliminer les causes de nos baisses d'attention.

Il faut surtout arriver à ne pas se complaire dans l'ennui permanent : cela peut conduire à la dépression, et c'est au minimum une souffrance.

          Mais faut il vouloir éliminer complètement l'ennui ?
           D'une part l'ennui peut nous protéger en nous détournant de certaines situations nocives ou auxquelles nous ne sommes pas adaptés. C'est donc un signal sur lequel il faut réfléchir.
          Par ailleurs quand on s'ennuie et qu'on veut s'en sortir, on essaie de trouver des situation, des occupations nouvelles. On stimule donc son imagination, sa créativité.
          Eastwood pense qu'il serait aussi néfaste de chercher à tout prix à éliminer l'ennui, comme de vouloir éliminer toute douleur : ce sont des signaux utiles tant qu'ils ne devient pas trop importants ou chroniques.

         Et les chercheurs sont persuadés qu'il est plus difficile de diminuer l'ennui aujourd'hui.
         
 "A force de recevoir des distractions presque sans rien faire, et d'enchaîner des sensations intenses juste en appuyant sur un bouton, nous avons pris l'habitude d'être amusés ou intéressés de façon passive.

          D'une part le seuil de stimulation jugé normal  s'est élevé, et au dessous de ce seuil, on s'ennuie; d'autre part nous ne savons plus gérer l'absence de stimuli, nous ne savons plus être en prise avec le monde sans être connectés à une application de nos smartphones, nous ne savons plus rester seuls avec nous mêmes.Tout est fait pour nous dissuader de nous déconnecter de ces applications, qui, pour cela devient de plus en plus automatisées, et ne nous demandent plus, ni de réfléchir, ni d'imaginer."

Mardi 1er mai 2018 à 18:03

Divers

Aujourd'hui c'est le Premier Mai, la fête du travail.
        Alors j'ai la flemme de faire un article :

             Les Shadoks ont 50 ans cette année ! Je vais revoir les enregistrements que j'avais faits sur cassettes vidéo.

          Mais c'est aussi le premier mai fête du muguet.

          D'habitude dans mon jardin sur le toit, j'ai un petit champ de clochettes (la photo date de l'an dernier).  


Premier mai et peu de muguets

           Cette année nous avons eu beaucoup de pluie et trois jours à -9 d°en mars, puis quatre jours à + 30 d° fin avril. Cela n'a pas plu aux muguets qui sont très en retard. Les tiges sont sorties de terre, mais on ne voit pas encore de fleurs; juste de petits boutons.

            Ce sera pour la mi-mai !

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          Cette année, c'est le premier mai, mais peu de muguet !

 

Jeudi 26 avril 2018 à 18:22

Notre personnalité

           J'ai déjà écrit beaucoup d’articles sur la personnalité humaine, notamment les « préférences cérébrales » et le « big five ».
    Mais je viens de lire un article qui m’a amusé sur des études d’une équipe finlando-britannique sur la personnalité…. des éléphants.
           Ils ont établi divers traits de personnalité, les ont décrit précisément et ont demandé aux cornacs de 250 éléphants de les évaluer.
           Puis ils ont regroupé les réponses concordantes et sont parvenu à un modèle, qui est décrit dans le schéma ci-dessous (dans la revue « Cerveau et Psycho »).
           Mais je n’ai pas encore entendu parler, comme pour les humains, d’une utilisation de ces analyses de personnalité, par des conseillers conjugaux !

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           Par contre il y a déjà des psys pour chiens et chats pour traiter leurs anomalies mentales éventuelles.
           La personnalité des chiens est plus complexe avec sept traits principaux : activité, réactivité, aptitude à l’entraînement, sociabilité, crainte, soumission, agressivité.
           Pour les chats, plus introvertis et autonomes, quatre traits seulement suffiraient.

           Certes nous ne sommes plus au temps de Descartes, qui pensait que les animaux étaient des « systèmes mécaniques », mais ces études rapprochent les animaux des humains et nous incitent à davantage les respecter.

Jeudi 19 avril 2018 à 10:18

Curiosités de la nature, évolution.

          J’ai lu, dans les revues « La Recherche » et «  Sciences et Avenir » deux articles sur les fourmis Matabele, qui m’ont amusés et je vais essayer de les résumer.

http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux6/Image1.png          Les fourmis africaines Matabele, de redoutables guerrières sont carnassières et elles adorent manger des termites, pourtant plus grosses qu’elles (mais nous mangeons bien des vaches).
          Des éclaireuses partent localiser les fourmilières des termites et lorsqu’elles viennent rendre compte de leur découverte, une colonne de guerrières de plusieurs centaines de soldats et de plusieurs dizaine de mètres de long, par à la chasse aux termites.
          Les petites fourmis noires Matabele tuent des termites et des Matabele « fort des Halles » vont prendre en charge ces cadavres pour les mettre dans les réserves de nourriture de leur antre.
          Mais les termites ne se laissent pas faire, et leurs soldats sont pourvus de fortes mandibules et ils essaient de couper les pattes des fourmis Matabele (qui, comme tout insecte en ont six).
Sur la photo ci-contre les fourmis Matabele tuent une termite rouge.

          Parmi les soldats Matabele, il y a donc des blessés; certains ont perdu une ou deux pattes; d’autres quatre ou cinq. Ces fourmis blessées émettent un signal d’alerte pour être localisées. Ce n’est ni un signal radio, ni un signal sonore mais des produits chimiques, provenant de leur glande mandibulaire : des sulfures de diméthyle. Cela a une odeur très forte de chou cuit et a un seuil de détection très bas, de telle sorte que les fourmis valides le détectent à distance.

          C’est alors qu’accourent des fourmis infirmières, au secours des blessés; (voir la seconde photo ci contre, mais vous remarquerez que ces fourmis ne sont pas règlementaires sur le champ de bataille : elles n’ont pas de brassard à leur patte avec une croix rouge LOL), mais il y en a beaucoup : des blessés, alors, comment faire le tri.
          Le premier réflexe des fourmis blessées est de se remettre debout sur leurs pattes : c’est un réflexe de sauvegarde. Celles auxquelles il manque 4 ou 5 pattes ne peuvent pas. Trop blessées elles ne peuvent survivre et les infirmières les laissent mourir. Mais elles ne les euthanasient pas : il y a fort à parier que ces fourmis infirmières ne soient pas douées d'empathie.
Par contre les fourmis auxquelles il manque une ou deux pattes sont debout et les fourmis infirmières les soutiennent jusqu’à la maison (voir la photo ci dessous où une géante secouriste Matabele soutient un blessé pour le ramener à la fourmilière.)

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          Toutefois elles ne font pas que cela : elles lèchent les plaies plusieurs dizaines de fois, pendant une à deux minutes, avec de l’acide formique, qui est un excellent désinfectant, empêchant ainsi des infections, ce qui permet une probabilité de survie de plus de 80%.
Mais certaines des fourmis moyennement blessées ne sont pas détectées par les secouristes. ALors elles rentrent comme elle peuvent, « à pattes », et sans traitement anti-bactérien, qui leur sera cependant prodigué à leur arrivée à la fourmilière. Mais leurs chances de survie sont moindres : elles meurent dans 32% des cas.

          Une étude sur de nombreuses campagnes des fourmis Matabele a été publiée en 2017 par des chercheurs de l’université de Würtzburg en Allemagne, sous la direction de Erik Frank.

Jeudi 12 avril 2018 à 9:37

Pour vous repposer un peu de mes articles sérieux, une série d'images que m'a envoyée une de mes filles, sur les chats en entreprise. Je l'ai trouvée très drôle et je la reproduit ci-dessous :
          - le PDG l'air hargneux et désagréable;
          - le directeur général un peu vicieux et chattemite;
          - le directeur imbu de sa fonction, très solennel
          - l'assistant de direction, concentré sur son travail, au point de loucher sur ses papiers.
          - l'employé, épuisé par son travail,
          - le petit stagiaire, tout jeunot et mignon,
           et le délégué syndical qui évidemment est dans le local des photocopieuses.

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Jeudi 5 avril 2018 à 16:34

Actualité

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           Bien que la grève actuelle me gêne peu, du fait que je suis en retraite, je ne peux y être indifférent.
En fait je ne suis d’accord ni avec le gouvernement, ni avec les grévistes.

           Certes il est nécessaire de faire des réformes et le gouvernement essaie de faire celles qu’il avait annoncées dans la campagne électorale.
Mais ce n’est pas une raison pour les faire au pas de course et n’importe comment.   
           Presser la concertation au point qu’elle devient presque inexistante et vouloir passer en force avec des ordonnances, ne fait que braquer les personnes concernées et certains députés, et cela ne sert à rien de gagner ainsi deux ou trois mois, au risque de tout faire capoter.
           Une autre erreur du gouvernement actuel est, à mon avis, de tout vouloir uniformiser, d’avoir partout les mêmes règles. C’est idiot car les situations et les conditions de travail ne sont pas toutes les mêmes et si un cadre général est indispensable, des différences doivent permettre de s’adapter aux divers cas.
           Un exemple qui provoquera dans l’avenir des grognements certains, c’est l’idée du gouvernement que les règles de retraites soient les mêmes pour tous, et en particulier d’aligner les règles de calcul des retraites des fonctionnaires sur celles du secteur privé. Certes les calculs des retraites de cadres de fonctionnaires sont un peu plus avantageuses par rapport aux derniers salaires perçus que les règles du privé, mais on oublie qu’ils sont payés 30 à 50% de moins que dans le privé à poste analogue (quand ce n’est pas encore moins!). Une uniformisation n’est possible que si les situations ne sont pas trop différentes.
           Je pense que supprimer le statut des cheminots pour les futurs embauchés est une erreur et n’augmentera pas la compétitivité de la SNCF.
Les conditions de travail des personnels roulants sont très difficiles notamment en raison des déplacements et des emplois du temps qui exigent une présence permanente. Le statut est une compensation.
On fera de petites économies en le supprimant, mais d’une part on aura du mal à embaucher de nouveaux agents, et d’autre part, ils seront moins compétent puisque les conditions seront moins attractives, et moins motivés. La SNCF ne sera pas gagnante. Alors pourquoi brandir ce chiffon rouge? Par un souci idiot d’uniformisation.
           Par contre je suis d’accord avec le gouvernement qu’une réforme de la SNCF est nécessaire puisque l’Europe a décidé d’ouvrir la concurrence.
Mais elle ne passe pas par la suppression du statut : elle devrait réorganiser la gestion des trains, augmenter la polyvalence et la formation des agents, chercher des gestionnaires privés de petites lignes, ou des substituts partiels du chemin de fer, différencier clairement l’entretien des lignes et leur exploitation, développer l’innovation, mieux utiliser les nouvelles technologies, et reprendre en charge une partie du déficit de l’entreprise, du en partie à la politique tout TGV des gouvernements.

           Mais je ne suis pas non plus d’accord avec les grévistes et les syndicats ; ils font à la télévision de la désinformation quand ils disent que la suppression du statut entraînera une baisse de salaire pour les agents actuels ou quand ils affirment que le gouvernement veut privatiser la SNCF.
           D'abordt je leur reproche de ne faire que des mouvements qui apportent une gêne immense au public et des pertes certaines pour certaines entreprises, sans parler des dommages pour la SNCF, d’une part en rentrées d’argent immédiates, mais aussi en perte de clients qui auront pris de nouvelles habitudes. Je pense que les syndicats de la SNCF n’ont pas les pieds sur terre et n’ont aucun sens économique à moyen terme. Ils cherchent simplement le « pouvoir » sur leur troupes.
           Surtout je trouve que cette grève montre que les cheminots qui se sont lancés dans cette aventure (environ 27%), n’ont pas le sens ni les responsabilités, d’un service public. Un service public est au service des usagers : il n’est pas là pour les prendre en otages, surtout pendant des périodes aussi longues.
           Le bon exemple nous est donné par les hôpitaux qui sont dans un état encore plus critique que la SNCF : ils font grève (en principe), mais continuent à soigner les malades. Là c’est un vrai service public !
           Alors que les agents grévistes de la SNCF hurlent contre une privatisation qui n’est pas à l’ordre du jour, ils se comportent encore plus mal qu’une société privée, dont les membres ont en général davantage conscience des réalités économiques.
En fait ces personnes justifient par leur inconscience, une privatisation, ce qui est un comble.

Dimanche 1er avril 2018 à 9:57

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     Modifier son hymne national au XXIe siècle n’est pas courant. Six pays l'ont pourtant fait, pour des raisons politiques et culturelles diverses.

    De multiples tentatives pour changer l'hymne français persistent depuis plusieurs années, principalement parce que beaucoup de personnes trouvent les paroles trop violentes et représentatives d’une période passée, qui ne cadre plus avec le présent.

    Le gouvernement étudie actuellement comment modifier les paroles et il a examiné plusieurs propositions. Il semble que le favori serait Greame Allwright, le chanteur et parolier bien connu qui propose ces paroles, la mélodie restant inchangée  :

    Pour tous les enfants de la terre
    Chantons amour et liberté.
    Contre toutes les haines et les guerres
    L’étendard d’espoir est levé
    L’étendard de justice et de paix.
    Rassemblons nos forces, notre courage
    Pour vaincre la misère et la peur
    Que règnent au fond de nos cœurs
    L’amitié la joie et le partage.
    La flamme qui nous éclaire,
    Traverse les frontières
    Partons, partons, amis, solidaires
    Marchons vers la lumière.

        Graeme Allwright, Sylvie Dien

Evidemment, c’est….













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Mercredi 28 mars 2018 à 18:02

Anecdotes

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     Dans une semaine c’est le 1er avril. C’est le jour des « poissons », c’est à dire de plaisanteries, que l’on fait à ses connaissances, à ses amis et sa famille. Les médias font souvent des canulars, et les enfants peuvent accrocher un poisson de papier dans le dos des personnes dont ils veulent se moquer.

    D’où vient cette coutume ?
    L'origine du poisson d'avril du 1er avril est controversée, mais l'hypothèse la plus courante le fait naître au XVIe siècle.
 
    En 1564, le roi Charles IX a décidé que l'année ne commencerait plus le 1er avril mais le 1er janvier, ce qui a décalé les échanges de cadeaux et d'étrennes qui marquaient le passage à la nouvelle année. Certaines personnes ont continué à offrir des présents en avril. Avec le temps, les petits cadeaux d'avril se sont transformés en cadeaux pour rire, en blagues, puis en stratagèmes pour piéger les autres.
    Toutefois, d’après Wikipédia, l'expression ou la notion de poisson d'avril est évoquée dans plusieurs écrits antérieurs à 1564, notamment un poème de Pierre Michault en 1466, et dans « le livre de la diablerie du curé Eloy d’Armeval en 1508.

    Une autre explication tient au fait que le premier avril est proche de Pâques et de la fin du carême, période durant laquelle la consommation de viande est interdite chez les chrétiens. Les cadeaux que l’on offrait en avril étaient souvent alimentaires et le poisson était un présent fréquent.

    Il est également possible qu’il y ait eu un mélange avec les fêtes de Carnaval, qui avaient lieu à al fin du carême.

    Enfin Wikipédia cite une autre origine possible : l'usage dans différents pays d'ouvrir la saison de pêche le 1er avril ou au contraire dans d'autres de la suspendre, afin de respecter la période de reproduction. Pour faire un cadeau aux pêcheurs, et pour se moquer un peu d'eux car la pêche était soit trop facile (abondance le jour d'ouverture), soit infructueuse (jour de suspension), on leur offrait un hareng. C'est alors qu'une habitude populaire se serait installée : on accrochait subrepticement un vrai poisson dans le dos des gens.

    Cette coutume de faire des plaisanteries le premier avril s'est répandue dans de nombreux pays, et toujours d’après Wikipédia :
        • les Américains et les Britanniques l’appellent « April Fool's Day » (certains Écossais parlent aussi de Gowk ou de Cuckoo),
            • les Allemands « Aprilscherz » ;
            • cette coutume existe aussi au Danemark, aux Pays-Bas, en Belgique, au Canada, en Italie, en Pologne, en Croatie, en Slovénie, au Portugal, aux États-Unis, en Suisse, en Suède, en Finlande, au Japon et en Chine ;
            • en Russie il s'appelle le « jour des fous ; en Roumanie, il s'agit de la « tromperie/duperie du 1er avril » .
            • au Portugal et au Brésil il s'appelle « jour des mensonges ».

    Et la tradition festive de personnes qui sont l'objet de farces ou de satires existe dans plusieurs cultures depuis l'Antiquité et le Moyen Âge : fêtes religieuses romaines, fête des couleurs hindouiste, fête persane ; fête juive ; fête des Fous médiévale en Europe.

    D’après le site « hoaxes.org », spécialisé en intox, le meilleur poisson d'avril reste celui de « l'arbre suisse à spaghettis ». Un faux reportage à la BBC aurait montré aux téléspectateurs une récolte de spaghetti réalisée au Tessin en 1957 et des paysannes qui cueillaient des pâtes italiennes sur des arbres, les faisant ensuite sécher au soleil. Des centaines de téléspectateurs se sont renseignés après la diffusion de l’émission, pour savoir comment se procurer un arbre à spaghetti,

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Samedi 24 mars 2018 à 19:06

         Je n’aime pas Facebook. J’ai bien un compte, comme tout le monde, mais je ne vais jamais sur mon propre site : je n’aime pas raconter ma vie et surtout sous forme de descriptions inutiles de ce que j’ai fait la veille.

Je ne vais sur facebook que pour avoir des nouvelles de mes petits enfants lorsqu’ils ne sont pas en région parisienne ou de personnes avec lesquelkles je correpond, car c’est un moyen d’échange comme un autre. Mais je préfère les mails dans lesquels on peut mieux exposer ses idées.

 

Parlons plutôt des jeunes.

J'entends souvent des plaintes et des récriminations contre vos “amis”. Ce sont des élèves de votre classe, ou des voisins, des jeunes que vous avez connus au stade ou des enfants d'amis (ou de connaissances) de vos parents. C’est aussi tous ceux que vous avez connu sur les réseaux sociaux, Facebook ou autre, et avec qui vous échangez phrases et photos.

 

Et il y a souvent des brouilles dans vos groupes : dispute à propos de broutilles, chapardage d'un ou d'une petit(e) ami(e), médisances ou racontars divers sur les faits et gestes de chacun, jalousie sur ce que possède l'autre et que l'on n'a pas, ou même quelquefois un peu (voire beaucoup), de méchanceté.

Et je constate en effet que les réseaux sociaux sont d’une part l’occasion de valoriser sa petite personne (d’ailleurs on ne sait pas si ce que chacun raconte sur lui même est vrai et n’est pas exagéré, histoire de se faire valoir, mais aussi de se vanter et de rendre les autres jaloux.

On y trouve aussi souvent des réflexions désagréable sur les autres, voire même méchantes et dans certains cas mensongères.

Ce n’est guère charitable de la part d’un(e) ami(e)

 

Je crois que, de même que vous appelez amour ce qui n'est qu'une amourette, vous appelez ami(e) ce qui n'est qu'un ou une camarade.

      Les copains c'est appréciable; c'est une compagnie, on peut s'amuser, délirer ensemble, discuter de choses et d’autres, notamment sur les réseaux sociaux et organiser des distractions, échanger des livres, des disques, des films; on peut aussi échanger en permanence des choses sans importance par SMS.

 Au sein d'une bande de copains on ne se sent plus seul(e).

 

Mais il ne faut pas trop leur demander, à ces copains et copines, et les brouilles proviennent du fait que vous leur attribuez les qualités que vous demandez à l’amitié. Egalement du fait que vous attachez beaucoup trop d'importance à ce qu'ils disent et pensent de vous.

Cela dit je trouve que même entre simples camarades, vous pourriez être plus charitables les uns envers les autres, moins jaloux et essayer d'aider celui qui est dans la peine au lieu de l'enfoncer un peu plus.

 

Je suis quelquefois horrifié de la mentalité de certains copains qui se montrent - (je l'espère inconsciemment, mais je n'en suis pas sûr), vraiment méchants avec certain(e)s de leurs camarades, souvent ceux qui sont faibles et qui souffrent de ces brimades.

Je pense que ceux qui s'acharnent ainsi sur ceux qui sont timides et tristes et qui paniquent facilement, font preuve de sadisme, et qu'ils mériteraient, qu'un jour où ils ont des ennuis eux mêmes, personne ne se préoccupe d'eux ou même que beaucoup se moquent d'eux, pour qu'ils aient conscience du mal qu'ils font en ayant cette attitude de tortionnaire et de harcèlement.

 

Et c'est encore pire quand c'est une "bande" de copains qui s'acharne ainsi sur un(e) élève de leur classe, leur victime. Cela me rappelle les SS allemands pendant la dernière guerre. 

C'est si facile de se donner ainsi l'illusion du pouvoir absolu, puisque la pauvre victime ne peut que souffrir en silence, démunie de tout recours. Pour moi c'est de la lâcheté et de l'inconscience et c'est ainsi que l'on devient un tortionnaire et un être qui n'est pas digne d'être un homme.

Si vous ne me croyez pas lisez "la mort est mon métier" de Robert Merle. (enfin si vous êtes assez agé(e) et solide pour ne pas faire de cauchemar ensuite).

 

Et en raison de souvenirs personnels, je pensais que dans un pensionnat, on était plus "solidaires" les uns des autres, mais des correspondances récentes (les intéressées se reconnaîtront), m'ont montré que j'avais tort et cela m'a déçu !!!


Mercredi 21 mars 2018 à 19:26

Sexualité, Homosexualité

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     Une personne a lu mes anciens articles sur l’homosexualité, ils ne lui ont pas plu et il me l’a fait vertement savoir. Cela ne me choque pas, chacun a droit à ses idées et nous avons donc eu une discussion par mails, ce qui m’inspire quelques réflexions générales pour mon blog.

    Mon interlocuteur n’a probablement pas beaucoup lu sur ce sujet car il croit encore que l’homosexualité est une maladie mentale. Il y a longtemps que cette thèse a été abandonnée par les biologistes.
    Certaines de ses réflexions m’ont amusé : par exemple que pour être aussi tolérant avec les homosexuels, je devais avoir cette tendance sans le savoir. Je peux l’assurer que ce n’est pas le cas, que je n’ai aucun penchant dans ce domaine, mais ce n’est pas une raison suffisante pour être homophobe.
    Pour lui être homosexuel est contre nature et cela devrait être proscrit. effectivement dans certains pays on tue les homosexuels, ou au minimum on les mets en prison. Mais dans certaines contées on tue aussi les enfants roux ou albinos, et en Inde, on avorte quand on est enceinte d’une fille. Les intégristes des religions veulent éliminer ceux qui ne pensent pas comme eux. Les personnes ayant une opinion politique marquée méprisent souvent ceux qui n’ont pas les mêmes opinions. Et les racistes méprisent ceux qui n’ont pas la couleur de peau.
    Alors pourquoi ne mettrait on pas au banc de la société les gauchers, les végétariens ou ceux qui n’aiment pas le football ? On pourrait aussi éliminer les bruns ou les blonds (on a connu cela sous Hitler et les nazis : les grands ariens blonds voulaient être les maîtres de la planète).
    Ceux qui lisent ce blog savent que je suis loin d’avoir les mêmes idées que Mélenchon ou Marine le Pen, mais je ne méprise pas pour autant leurs électeurs : ils ont le droit à leurs opinions.
    De même je respecte les personnes de toutes les religions et leurs croyance, tant qu’il ne viennent pas vouloir me convertir et qu’ils respectent donc les miennes.
    Je pense qu’il manque dans l’école primaire et dans les collèges, un enseignement : celui de la tolérance. il y a certes la laïcité, mais c’est beaucoup plus général : c’est respecter l’autre et son cerveau. Chacun a le droit de penser ce qu’il veut tant qu’il n’embête pas son voisin avec ses idées.
    Chacun a donc le droit d’être célibataire ou marié, de rêver à l’amour ou d’être mysogine, et d’avoir l’orientation sexuelle qu’il souhaite, tant qu’il ne veut pas imposer la même attitude aux autres.

    En fait en discutant avec mon interlocuteur, je me suis aperçu qu’il avait de nombreuses raisons d’être homophobe.
    D’abord c’est une minorité peu nombreuse, et donc ils ne sont pas « normaux » (en confondant anormal = non conforme à la norme, et anormal = dérangé du cerveau).
    De même ce n’est pas conforme aux idées qu’il a de l’amour et du mariage qui doivent se faire obligatoirement entre un homme et une femme. Effectivement c’est là aussi le plus courant, la norme, mais pourquoi l’imposer aux autres ? On ne lui demande pas d’aller lui même contre ces principes, mais pourquoi tous les autres seraient ils obligés de faire comme lui.
    Je crois qu’en outre il est très prude sexuellement et l’acte sexuel entre deux femmes et pire entre deux hommes, le choque profondément, au point qu’il ne veux même pas y penser.
    Pour lui le fait d’être homosexuel est un tare due à une mauvaise éducation des parents. C’est méconnaître les données actuelles sur la physiologie. Certes on ne connaît pas bien les raisons de l’homosexualité, mais on sait que certaines conformations de l’hypothalamus chez les hommes, ou hormonales chez les femmes prédisposent cette orientation. L’environnement peut ensuite favoriser ou empêcher le développement de la tendance.
    D’autre part il faut se rendre compte que deux personnes qui s’aiment réellement (je ne parle pas d’une simple attirance), ne restent ensemble que parce qu’elles ont des points communs qui scellent leur entente : manière de penser, valeurs, goûts etc… C’est vrai qu’entre personnes du même sexe, cela reste seulement le plus souvent une grande amitié. Mais il n’est pas anormal que parfois ce fusionnement des personnalités dépasse l’amitié, au point de vouloir vivre ensemble.

    Ce qui semble le plus choquer mon interlocuteur, c’est que l’on ait ouvert le mariage aux homosexuels, et pire si le couple peut avoir des enfants.
    Il pense que cela va détruire la notion de famille et changer la société française !.
    Cela me paraît simpliste.
    D’abord il ne s’agit que d’un problème juridique : donner aux couples homosexuels les même droits vis à vis des impôts et la responsabilité parentale partagée qui évite que les enfants soient confiés à l’Assistance publique en cas de mort de leur parent biologique unique.
    Il n’est pas question de mariage religieux.
    Ensuite cela ne bouleversera pas la société : il y a environ 1% de femmes et 1,5% d’hommes homosexuels et tous ne vivent pas en couple.
    En fait il y a moins de 1% des couples constitués de personnes du même sexe, soit environ 150 000, mais parmi les couples hétérosexuels, le quart ne sont pas mariés, soit environ 4 millions, alors que depuis la loi de 2013, seuls 26 000 couples homosexuels se sont mariés.
    Les chiffres de l’INSEE donnent donc environ 16 millions de couples hétérosexuels dont 12 millions mariés et 150 000 couples homosexuels dont 26 000 marié.
    L’évolution de la société vient donc essentiellement du nombre beaucoup moins grand de mariages hétérosexuels, ainsi que de l’augmentation des divorces (1 divorce pour 1,8 mariage).
    Le problème homosexuel est totalement négligeable.

    Le problème des enfants est analogue.
    Il y a peu d’enfants vivant dans des couples homosexuels, mais les statistiques sont très variables entre 25 000 et 40 000, surtout chez des couples de femmes.
    Il est difficile de dire combien il y a d’enfants en France, car il faudrait définir ce qu’est un enfant. L’INSEE indique qu’il y a environ 14,5 millions de jeunes de moins de 18 ans.
    Mais il faut savoir qu’aujourd’hui environ 45 % des mariages qui représentent seulement 75% des couples) finissent par un divorce et on considère que plus de 1,6 millions d’enfants vivent aujourd’hui dans des familles recomposées. Et plus de 600 000 personnes cohabitent avec les enfants de leur nouveau conjoint. Près de 8% des familles françaises sont des familles recomposées.
    A coté de ce problème, les enfants de couples homosexuels ne sont qu’une goutte d’eau !

    Les enfants de couples homosexuels sont ils malheureux ? Des études faites par des psychologues montrent que non.
    Il se trouve que j’ai personnellement une certaine expérience. Parmi les personnes de l’entreprise où je travaillais, j’ai connu trois couple homosexuels qui avaient de jeunes enfants. Un couple d’homme dont l’un avait la garde d’un enfant d’un précédent mariage. Deux couples de femmes ayant l’un un enfant (dont l’une était la mère) et l’autre couple deux (dans ce dernier cas chaque femme était la mère biologique d’un enfant).
    J’ai vu régulièrement ces enfants : ils me semblaient bien élevés, bien dans leur peau avaient de bons résultats en classe. D’après les parents les professeurs avaient donné les explications suffisantes pour que leurs camarades ne fassent pas des remarques incongrues sur leur situation familiale.
    Par contre, j’ai eu, sur mes blogs, beaucoup de correspondance avec des enfants de parents divorcés ou de familles recomposées. Ils étaient, à mon avis bien moins heureux (même si, ceux qui m’écrivaient étaient ceux qui avaient des problèmes).
    Je m’inquiète donc beaucoup plus du bonheur des enfants de parents divorcés que de celui de parents homosexuels.

    Finalement , pour moi, l’homophobie ressemble énormément au racisme ou à l’intégrisme religieux : c’est la manifestation de personnes qui n’admettent pas qu’on ait d’autres valeurs, goûts, opinions ou comportements différents des leurs et qui méprisent les gens qui n’ont pas les mêmes manières de vivre qu’eux et veulent les exclure de la société, car ils considèrent comme une gêne, voire comme une offense qu’ils ne soient pas semblables à eux et notamment s’ils sortent de la « norme ». Les vieux comme moi se rappellent l’attitude des nazis pendant la dernière guerre, qui était tout à fait semblable, mais cela semble oublié aujourd’hui.
    Et le fait qu’il y ait des couples homosexuels, mariés ou non, ne me choque pas, tant qu’ils ne veulent pas me persuader de l’être aussi. Je ne trouve pas cela ni plus anormal, ni plus dérangeant que des couples hétérosexuels non mariés.

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