Vendredi 15 juin 2018 à 15:14

Divers

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    Je ne cache pas que j’aime les BD d’Astérix, que j’ai lues avec mes enfants et petits-enfants… ou tout seul, et je possède la collection complète.
    Alors je me suis amusé à chercher sur internet quel était le rôle exact des druides comme Panoramix et quels étaient les dieux gaulois autres que Toutatis.
    En fait on trouve peu de renseignements sur la période gauloise, avant l’invasion de la Gaule, car la plupart des textes de références sont en fait gallo-romains.
    Je me souviens d’ailleurs avoir traduit en seconde un texte de Cicéron sur les druides gaulois.

    Les druides étaient des personnages beaucoup plus importants que Panoramix, même sans potion magique.
    Les druides étaient d’abord détenteurs de l’autorité spirituelle, à coté des « chevaliers » (equides), qui étaient chargés de l’autorité temporelle.
    Ils formaient une caste assez fermée et « professionnelle », car ils subissaient une initiation d’une durée de 20 ans, et par ailleurs étaient dispensés de charges et du service militaire (car les gaulois étaient avant tout des guerriers).
    Le choix avait lieu par hérédité et au mérite.
    Il semble qu’ils aient eu trois spécialités : théologiens, devins, et bardes (poètes chanteurs). Les prêtres sont placés sous l’autorité d’un chef suprême, une sorte de pape, élu à vie.
    Tous les ans les druides se réunissaient et formaient une sorte de tribunal; ils jugeaient les différents entre tribus.
    Le druide était à la fois prêtre, juge et professeur. Prêtre il était le garant des valeurs et gérait les croyances, les sacrifices, le culte. Juge, il évaluait les dommages et les peines. Professeur il était le moteur de transmission oral de la métaphysique, l’astronomie et la cosmologie et enseignait aux jeunes.
    Il avait donc un pouvoir certain auprès des chevaliers.

    Par contre les coutumes gauloises et les rites sont peu connus, car la tradition orale n’est pas favorable à la transmission détaillée à long terme. La cueillette du gui, chère à Panoramx, a été rapportée par l’écrivain romain Pline l’Ancien (mort dans l’éruption du Vésuve).
    En celtique le gui est « celui qui guérit tout », et il était cueilli, lors de la sixième lune, avec une serpe d’or dans les arbres et jeté dans un drap blanc, symbole de pureté, et cette cérémonie était suivie de sacrifices d’animaux.
    Le seul druide dont on connaisse le nom est Diviciacos,  (« le divin »), contemporain de César, chef des Eduens, que Cicéron considère comme un aristocrate, diplomate, homme politique, et même guerrier, ayant en outre une grande capacité divinatoire. Après une défaite des Eduens face aux Germains, il avait dû fuir et avait été demander l’aide de Rome. Si vous avez traduit des pages de la « guerre des gaules » de César, il parle de ce druide.
    Son frère, Dumnorix, anti-romain a été exécuté par Jules Cesar.
    Après Alésia (52 avant JC), le druidisme a décliné et il a été interdit par l’empereur Claude dans les années 50 après JC.

    Les dieux gaulois sont multiples, mais peu connus, car on trouve rarement leur nom associé à un dessin ou une représentation. Les renseignements que l’on a proviennent d’une comparaison entre les écrits romains et les mythologies celtique et galloise. Les druides étaient opposés à l’écriture, ce qui rend difficile la transmission.
    Par ailleurs il semblait exister un tabou des noms et les dieux étaient plus dénommés par des adjectifs que par leur nom
    Le TOUTATIS d’Astérix n’est pas un dieu. C’est une appellation signifiant « celui de la tribu » et il peut donc représenter des dieux protecteurs très divers.
    LUGUS ou LUG était le dieu le plus honoré en Gaule. C’était un Mercure gaulois, inventeur de tous les arts et protecteur de tous les artisanats. Son messager est un corbeau.
    EPONA était une déesse à cheval. Elle monte en amazone, en tenat une corne d’abondance ou du blé. Il semble qu’elle soit une déesse de la fécondité et de l’agriculture (élevage compris).
    TARANIS est assimilable à Jupiter : c’était le dieu de la foudre et les gaulois aavient peur des orages.
    MAPONOS était un jeune dieu, retenu prisonnier dans une forteresse. Les romains le comparaient à Apollon.
    CERNUNOS possède des cornes de bélier et est représenté aussi par un serpent à tête de bélier. On ne sait pas quelle était sa fonction. Certains le comparent à Dyonisos.
    TEUTATES, TARANIS et ESUS, sont invoqués lors de sacrifices.
GRANNOS était un dieu solaire, type RÂ des égyptiens.
    GRANUS et BELENUS étaient semblables à Apollon.. BELENUS symbolisait le rayonnement solaire, la jeunesse, le renouveau, le printemps.
     ATEPO-MARUS semble proche de Mercure; c’est un roi ou un guerrier mythique, qui, avec son frère, MOMOROS, aurait fondé la ville de Lyon.
    De nombreuses MATRONES sont souvent invoquées car, comme les Parques, elles règlent la naissance, la vie et la mort.

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à gauche "Lugus", au milieu "Epona" et à droite "Taranis"
au dessous "Cernunos" à gauche, au milieu "Teutates" et "Bélénos" à droite.

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Vendredi 8 juin 2018 à 11:00

Informatique, médias, internet

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     Nous sommes gavés d’informations, que ce soit à la radio, à la télé, par les journaux, sur les réseaux sociaux, par la publicité de toutes sortes, ceci à partir des médias, mais aussi de tous nos autres concitoyens.
    Parmi ces informations beaucoup sont plus ou moins inexactes, voire totalement fausses, mais il est parfois difficile de s’en rendre compte.
    En fait cela est loin d’être anodin, car toutes ces informations influent sur nos comportements et sur nos décisions; nous pouvons donc nous tromper si nous basons notre conduite sur les informations que nous recueillons
    Réfléchir est primordial ainsi qu’analyser avec un esprit critique.

    Mais analysons plus avant l’information :
    D’abord on peut nous présenter préférentiellement une certaine information : les médias par exemple recherchent le sensationnel. Les informations plus courantes sont souvent ignorées.
    On peut aussi fausser une partie des données; il est bien connu que sur les réseaux sociaux, les personnes parlent de ce qui les valorisent, et certaines n’hésitent pas à inventer un certain nombre de faits.
    La langue de bois des politiques est bien connue, et certaines entreprises, organisations ou groupes n’hésitent pas à répandre exprès de fausses informations.
    Mais sans parler de fausse information, la façon dont elle nous est présentée n’est elle pas tendancieuse ?
    Plus précisément, la façon dont on nous présente l’information ne va t’elle pas influencer nos décisions ?

    La peur du gendarme est une motivation bien connue. Pour nous forcer à faire rapidement une action, la peur d’une sanction influence en général plus que la promesse d’une récompense. Le contexte va donc agir sur nos décision : une épidémie de grippe entraînera un nombre de vaccination plus grand que dans une période sans maladie. Des expériences ont montré que davantage de femmes acceptaient une mammographie, si on leur présentait les risques de cancer non décelé en l’absence de l’examen, que les bénéfices de l’examen.
    Il est certain que présenter le verre à moitié plein est en général plus agréable que de montrer ce même verre à moitié vide. Vous prendrez plus facilement une ligne de métro où l’on est à l’heure dans 85% des cas, que la même ligne où l’on est en retard dans 15% des cas (ce qui est la même chose).
    Voir le coté positif des choses est plus incitatif : on vendra plus facilement un produit qui a 80% d’oméga3 et 6, que le même produit qui a 20% d’acides gras saturés. Alors la pub n'indiquera que le premier chiffre !

    Finalement nos décisions peuvent changer selon la façon dont on nous présente les données qui devraient permettre de les pendre de façon satisfaisante, et cela peut être un biais dont nous n’avons pas conscience.
    En fait nos choix ne sont pas forcément rationnels pour deux raisons : d’abord parce que les émotions, les sentiments influent tout autant que le raisonnement logique. Ensuite parce que le raisonnement logique demande des prémices et ensuite une connaissance des buts attendus et de la marche à suivre. Or on nous donne des prémices « orientés », et par ailleurs nos analyses sur les buts et moyens des opérations sont souvent succincts, car nécessitant un effort de réflexion fatigant.
    Paradoxalement les enfants sont moins influencés par le contexte, car leur raisonnement est surtout quantitatif : il cherchent la décision qui permettra d’avoir le plus grand nombre de satisfaction (par exemple la plus grand nombre de bonbons).
    Pour les adultes, le qualitatif intervient autant que le quantitatif et le qualitatif est plus vague, plus sensible à l’environnement et à la présentation des faits. Par ailleurs alors que l’enfant recherche le gain immédiat, l’adulte a une vue à plus long terme. Le nombre et la nature des données influant la décision deviennent plus grands et le choix rationnel est en fait plus difficile et plus sensible à la présentation.
    En vieillissant l’esprit est moins flexible, et par ailleurs on devient plus prudent, plus méfiant. On est donc encore plus sujet aux biais de présentation des données.

    Bien entendu la personnalité des individus va influer sur leurs décisions et le risque de biais. Une personne de préférence cérébrale de décision « L », qui a tendance à analyser logiquement les données, sera moins sensible à la présentation qu ‘une personne de préférence « V », qui va décider selon des critères subjectifs de goûts et valeurs.
    Egalement, une personne est plus ou moins influençable ou indépendante d’esprit. Cette préférence cérébrale sera évidemment très importante quant à nos réactions vis à vis des informations qui nous envahissent.

Vendredi 1er juin 2018 à 15:33

Inné et acquit

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    Beaucoup trop de jeunes ne font pas assez d’efforts car ils croient que leur hérédité, héritée des parents, est prépondérante et va déterminer leur avenir. C’est une énorme erreur.
    En fait lorsque nous naissons, notre cerveau est juste capable de nous faire vivre (le cerveau central et notamment l’hypothalamus), et de nous faire ressentir des sensations, sans d’ailleurs que nous soyons capables de les interpréter vraiment.
    Mais, grâce notamment à notre système d’apprentissage, qui est là, prêt à fonctionner, chacun d’entre nous a un immense potentiel, qu’il développera ensuite plus ou moins.
    Alors qu’avons nous d’inné ?

    Commençons par la formation du cerveau.
    Elle est commandée par ce que l'on appelle des “facteurs de croissance”, molécules chimiques qui stimulent des gènes qui vont présider à la différenciation des cellules nerveuses, puis à la croissance de leurs ramifications : dendrites et axones, et leurs jonctions : les synapses.
    Les diverses sortes de neurones apparaissent d'abord, puis leurs prolongements se développent, guidés par des indicateurs chimiques qui tracent leur chemin, pour que les jonctions nécessaires se fassent entre les divers centres du cerveau. Ces guides amèneront les axones jusqu’aux emplacements des centres avec lesquels ils doivent communiquer.
    Au départ, les gênes ayant une origine héréditaire, notre patrimoine génétique légué par nos ancêtres intervient. mais ces marqueurs chimiques ont aussi une action indépendante des gênes et une différenciation individuelle se produit ainsi. De plus ces marqueurs ne conduisent la croissance de ces terminaisons qu'à proximité de l'endroit cible, mais la fin de la croissance et la connexion à d'autres neurones se termine aléatoirement.
    Tout cela fait que même deux jumeaux issus du même ovule (génétiquement unique - on dit homozygotes), n'ont pas des cerveaux identiques.
    La formation du cerveau aboutit donc à des préférences cérébrales qui vont régir en partie notre personnalité et des centres plus ou moins développés, ce qui nous confère des aptitudes différentes à la naissance.
    Mais ces différences sont moindres que celles que vont apporter l'apprentissage du bébé et de l'enfant et toute l'éducation qui lui sera donnée, puis ensuite son “expérience de la vie” personnelle.


    A la naissance, le nombre de connexions entre neurones est à l'origine très supérieur au besoin et les connexions qui ne servent pas vont disparaître surtout pendant l'enfance. Il en résulte une modification importante des divers centres du cerveau, notamment ceux qui concernent la perception (nos 5 sens) en fonction de l'apprentissage de l'enfant.
    Pour donner un exemple, on constate que si, par suite d'un strabisme que l'on ne corrige pas très jeune par exemple de l'oeil droit, celui ci devient “paresseux” et les centres du cerveau gauche qui devraient s'occuper de l'interprétation des images de l'oeil droit, s'atrophient ou se mettent à travailler aussi pour l'oeil gauche, de telle sorte que l'enfant, peu à peu ne “voit plus” de l'oeil droit. (en fait c'est son cerveau qui ne travaille plus pour lui).
    C'est un exemple extrême, mais il est certain que plus on fait travailler un de nos sens, plus le nombre de connexions du centre d'interprétation correspondant sont nombreuses.
    Cette différenciation se poursuit lors de l'instruction de l'adolescent.
    On constate par exemple qu'un musicien a un centre auditif plus développé (notamment en ce qui concerne la différenciation des sons en fréquence - les “notes”) et que les centres moteurs s'occupant de la commande des doigts sont plus développés chez un pianiste.
    Ceci touche aussi la mémoire :
    Un peintre ou un photographe a en général des aires qui gèrent la mémoire des couleurs beaucoup plus développées, mais aussi les centres d'interprétation de la vison colorée plus sensibles aux nuances.
    C'est l'utilisation plus ou moins grande de ces centres du cerveau qui peu à peu modifie leur développement.
    Il y a des phases très importantes dans le développement de l'enfant : apprentissage des gestes de préhension et de la vision qui les guide entre 5 et 9 mois, apprentissage de l'équilibre lorsque le bébé apprend à marcher, apprentissage de l'ouïe et des centres de la parole lorsqu'il apprend à parler, de la vue et de ces mêmes centres lorsqu'il apprend à lire et à écrire, les centres moteur de la main étant aussi concernés par cette dernière action.
    L’apport des parents et des éducateurs dans l’évolution des capacités d’un enfant est donc immense.

    Ce n'est pas tellement la taille des zones cérébrales qui intervient (le nombre de neurones) qui reste à peu près le même, mais le nombre de connexions entre eux, (il est colossal de l'ordre de dix puissance seize !), et aussi un phénomène plus complexe, leur capacité à produire au niveau des synapses plus ou moins de neurotransmetteurs, qui conditionnent le passage de l'influx nerveux.
    De plus certaines connexions existantes sont peu actives ou “en réserve” et d'autres sont “favorisées” par l'utilisation, c'est à dire qu'il faut un impulsion moindre de tension électrique pour qu'elles transmettent l'influx nerveux. Notre mémoire notamment est basée sur cette propriété.

    Nos aptitudes sont donc en partie génétiques, mais surtout dues à notre apprentissage d'enfant, qui dépend plus de nos éducateurs (parents, éducateurs, professeurs) que de nous mêmes, puis une partie volontariste qui dépend de nos activités cérébrales, mais où l’intervention de nos parents et de nos enseignants est primordiale.
    Les jeunes ne se rendent pas compte qu’une grande partie de l’avenir de leur vie, se joue au collège, au lycée, puis dans le supérieur ou l’apprentissage d’un métier.

Vendredi 25 mai 2018 à 9:10

Actualité

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     Dans mon dernier article j’ai parlé de la réforme de l’entrée en faculté et de la grève correspondante, mais je n’ai pas examiné la réforme elle même du bac et du lycée, qui est considérable. Je vais le faire maintenant.

    Il s’agit essentiellement d’une réforme de la filière générale, l’enseignement technologique étant peu modifié. Les filières S, ES et L sont supprimées.
    En fait on pourrait dire que l’enseignement général se termine maintenant en fin de seconde, et que à partir de la première on commence à apprendre ce qui vous servira dans votre futur métier.
    Les grandes lignes présentées par le ministre et relayées par les médias sont les suivantes (les textes en « gras-italique » proviennent des sites de l’Education Nationale) :
   
L’enseignement en seconde sera proche de l’enseignement actuel. Mais en début d’année des tests seront effectués pour connaitre le niveau de chacun en français et en mathématiques. Un certain nombre d’heures seront consacrées à l'orientation et à l'accompagnement pour préparer dès la seconde les choix de parcours en première terminale puis le choix des études supérieures.

    C’est évidemment essentiel vu la suite des programmes. mais les élèves sont ils capables de choisir, avec l’aide des profs (et des parents ?) des orientations qui engagent leur carrière future. Je me souviens personnellement, j’avais 13 ans en seconde et aucune idée de ce qu’étaient les métiers à venir et ce que j’avais envie de faire -et encore moins ce que j’étais capable de faire).

Le futur bac comportera un contrôle continu qui comptera pour 40% de la note (dont 30% acquis lors de bacs blancs et 10% fonction des appréciations des professeurs)
Les 60% restant des notes seront répartis entre des épreuves de français (écrit et oral) à la fin de la première, et, en terminale, quatre épreuves : écrit de philosophie, deux épreuves écrites de spécialités et un oral de soutenance d’un projet.
Quatre principes sont inchangés
    Le bac est obtenu à partir d'une moyenne générale de 10/20
    Il n'existe pas de note éliminatoire ou de note de plancher
    Le système actuel de compensation et de mentions est maintenu
    L'oral de rattrapage est maintenu en tant que seconde chance.
Comme actuellement il y aura, pour garantir l’égalité entre candidats et établissements, une banque nationale numérique de sujets, des copies anonymes corrigées par d’autres professeurs que les enseignants de l’élève, et une harmonisation des notes des correcteurs.


    Le contrôle continu me paraît une bonne chose : il obligera les élèves à travailler toute l’année au lieu, pour certains, de ne rien faire puis de bachoter à outrance avant l’examen.
    La soutenance orale d’un  projet est aussi une bonne préparation à la vie future, car quelque soit le métier pour quelqu’un issu de l’enseignement supérieur, il y a toujours une grande part de communication orale. L’enseignement secondaire aujourd’hui préparait peu à cela.
    En outre cela donnera plus de confiance à des élèves qui sont à l’aise pour parler, mais rédigent plus difficilement devant une feuille de papier.

Il y aura un socle commun d’enseignement en première - terminale : français en première, philo en terminale, langues vivantes, histoire et géographie, éducation sportive, enseignement moral et civique, orientation vers l’avenir.
En première l’élève choisira trois spécialité et deux d’entre elles seront poursuivies en terminale. Ces spécialité seraient : mathématiques, physique-chimie, sciences de l'ingénieur, numérique et sciences informatiques, sciences de la vie et de la Terre, histoire-géographie et géopolitique, sciences économiques et sociales, humanité-littérature-philosophie, langues et littérature étrangère, écologie-agronomie-et-territoires, arts.


    Certes ces spécialités me paraissent intéressantes et préparent à l’entrée dans le supérieur. Cela me paraît toutefois faible en biologie.
    Mais cela veut dire qu’au lieu de faire le choix lorsqu’on a réussi le bac, il faudra le faire à la fin de la seconde : les élèves seront encore moins murs.
    Par ailleurs je suis inquiet au niveau des professeurs : ceux actuels sont ils capables d’enseigner les « sciences de l’ingénieur », « l’écologie et l’agronomie » et même le « numérique et sciences informatiques » ? C’est une révolution, car c’étaient jusqu’à présent des spécialités de l’enseignement supérieurtenu des programmes futurs.   
    D’autre part certaines connaissances en mathématiques sont nécessaires pour la physique chimie, les sciences de l’ingénieur, la biologie, le SVT, l’écologie… Où seront elles enseignées ? Faudra t’il prendre lla spécialité mathématique?

Les options actuelles sont supprimées mais les élèves pourront toujours se consacrer à une option facultative en première puis deux options en terminale, comme arts, langue vivante renforcée, latin ou grec, ou encore sport, par exemple.

    Pas de commentaire, mais avec les trois spécialités, cela fera beaucoup de travail.

Le déroulement des épreuves du bac 2020 :
Le contrôle continu sera fait lors d’épreuves de « bac blanc », en cours d’année.
L’épreuve de français en première se déroulera en, avec un écrit et un oral « revisités »
Il y aura quatre épreuves finales en terminale :
Deux épreuves écrites porteront sur les enseignements de spécialité choisis par le candidat et auront lieu au retour des vacances de porintemps.
Une épreuve écrite de philosophie fin juin : pour tous, ce choix correspond à une tradition française et à la nécessité de conforter l'esprit critique dans la formation des jeunes générations.
Un oral fin juin, d’une durée de 20 minutes, préparé tout au long du cycle terminal : savoir s'exprimer dans un français correct est essentiel pour les études, pour la vie personnelle et professionnelle. Parce que l'aisance à l'oral constitue un marqueur social, il convient justement d'offrir à tous les élèves l'acquisition de cette compétence. L'épreuve orale repose sur la présentation d'un projet préparé dès la classe de première par l'élève.
    Cet oral se déroulera en deux parties : la présentation du projet, adossé à un         ou deux enseignements de spécialité choisis par l'élève et un échange à             partir de ce projet permettant d'évaluer la capacité de l'élève à analyser en             mobilisant les connaissances acquises au cours de sa scolarité, notamment         scientifiques et historiques.
    Le jury sera composé de deux professeurs.


    La grande nouveauté est cet oral, qui toutefois me parait très court, car se présenter, présenter un projet, et répondre à des questions n’est à mon avis pas possible en 20 minutes.
    C’est une excellente préparation à la vie active, car pour savoir s'exprimer à l'oral, réussir à informer, intéresser et convaincre, il faut apprendre à se présenter, poser une problématique, énoncer un plan, le respecter avec ordre, savoir construire un paragraphe, puis passer d'un paragraphe à l'autre... toute une série de choses qui aujourd'hui font gravement défaut dans l'enseignement en France.
    Certes il faut aussi le faire à l’écrit, mais c’est beaucoup plus facile car on a un texte en permanence sous les yeux, que l’on peut modifier à tout instant.
    Mais l'aisance à l'oral n'est pas une compétence inée, mais qui s'apprend et face à laquelle tous ne sont pas égaux. Il sera indispensable de préparer les élèves de façon à compenser les différences de niveaux entre les élèves, les timides et ceux qui sont assurés, les plus défavorisés et ceux des milieux où on parle correctement le français, et où la lecture vous a donné du vocabulaire et le sens de son utilisation.

Vendredi 18 mai 2018 à 9:02

Actualité

http://lancien.cowblog.fr/images/Image4/1572309070.jpg    Je comprends que certains étudiants n’apprécient pas la réforme du bac et de l’entrée en université, mais leur contestation me semble plutôt néfaste et irréaliste.
    Nos ancêtres du siècle des lumières et notamment Rousseau, Montesquieu et Voltaire ont prôné le droit à l’éducation et l’enseignement pour tous.
    Jules Ferry s’est battu pour la même idée et ses réformes allaient dans ce sens. L’effort s’est poursuivi. Il y a 80 ans 20% seulement des élèves du primaire arrivaient au bac contre plus de 70% aujourd’hui.
    La Révolution a introduit le mot « égalité » dans la devise de la France et nous sommes effectivement attachés à une certaine égalité des chances, au moins pour les jeunes et face à l’ éducation.
    On comprend donc que certains soient choqués par une sélection à l’entrée en fac et par ailleurs, les français ont toujours été ultra-conservateurs et la moindre réforme leur paraît toujours défavorable et suspecte.
    De plus les jeunes sont toujours friands d’une liberté de choix totale de leurs vie et de leurs aspirations, ce qui est une utopie.

              Voyons d’abord la réalité neurobiologique.
    Nous héritons des gènes de nos parents et il y a donc dans la formation de notre cerveau, une certaine part d’hérédité. Les axones des neurones sont guidés par des marqueurs chimiques vers les divers centres du cerveau qui correspondent à leur fonction, et donc chaque individu a une formation particulière de son cerveau, avec certaines « préférences cérébrales » potentielles innées.
    On sera par exemple plus habile au manuel, plus enclin à comprendre la théorie abstraite, meilleur observateur etc… Donc de façon innée nous ne sommes pas tous doués de la même façon pour n’importe quel enseignement.
    Cependant les jonctions finales des axones aux dendrites se font finalement de façon aléatoire, de telle sorte que l’hérédité ne joue qu’en partie, que même deux jumeaux ont des cerveaux différents, et que l’enfant peut avoir un potentiel inné différent de celui de ses parents.
    Mais finalement, lorsque nous naissons, notre cerveau n’est capable que de nous faire vivre et ressentir des sensations (et imparfaitement); mais tout nouveau-né a un potentiel énorme d’apprentissage.
    Les dons innés ne représenteront qu’une faible partie de notre avenir intellectuel et c’est finalement l’éducation des parents et l’instruction à l’école et dans l’enseignements qui va représenter l’essentiel de notre acquisition.

              Voyons maintenant les conditions d’apprentissage :
    On croit que ce que nous apprenons vient essentiellement de nos professeurs, c’est une erreur : l’éducation donnée par les parents est primordiale.
    Il ne s’agit pas des connaissances, mais des « habitudes ».
    Ce sont en grande partie les parents qui apprennent à l’enfant à maitriser la langue et donc à comprendre autrui, qui lui donnent un certain vocabulaire et l’envie de lire, ceux sont eux qui commencent à éveiller sa curiosité intellectuelle.
    Ce sont eux aussi qui lui donnent des règles de vie, une habitude de l’ordre et du travail et qui veilleront ensuite à ce que le téléphone, les jeux vidéo, les réseaux sociaux, la télévision ne prennent pas le pas sur le travail et les camarades ne l’entrainent pas dans des actions regrettable (drogue et alcool par exemple).
    Malheureusement tous les parents ne s’occupent pas (ou ne peuvent pas le faire) de la même façon de leurs enfants. Il s’ensuit très vite de très grandes différences de potentiel, encore plus importantes que les différences innées.
    Tous les jeunes ne sont donc pas égaux devant l’enseignement.

               Vient ensuite l’enseignement secondaire :
    Le principe d’égalité, ancré dans nos archétypes, fait qu’au collège comme au lycée, on a pour principe de mélanger les élèves de différents niveaux dans les mêmes classes et qu’ils reçoivent tous le même enseignement (pas de tri).
    On est donc amené à se mettre au niveau des moins bons, ou bien que ceux -ci soient en échec permanent. On essaie de leur donner des compléments d’enseignement, mais les moyens sont limités.
    Il s’ensuit qu’on ne voit plus la littérature qui apprenait à brasser les idées des écrivains et philosophes, qu’on ne fait plus guère d’exercices en maths et en physique-chimie et  que certaines matières sont délaissées qui pourtant servaient à ouvrir l’esprit et à le former.
    A la simple lecture des programmes, le niveau du bac n’a pas beaucoup baissé, mais la formation de l’esprit et la capacité pratique de faire des exercices d’applications est devenu moindre, en lettres comme en sciences dans la filière générale, et le manque de moyens et la réputation erronée de l’enseignement technique, font que les capacités des bacheliers d’aujourd’hui sont en moyenne nettement moindres que celles de leurs anciens.
    Mais le plus grave est que les élèves qui seraient doués et capables de faire mieux sont cantonnés dans la même moyenne, et ils peuvent donc réussir le bac avec mention, en ne faisant qu’une quantité de travail très réduite. L’enseignement secondaire ne leur apprend pas à travailler et encourage la paresse ou le goût des distractions d’un bon nombre d’entre eux.

              Vient alors l’enseignement supérieur : fac, écoles diverses.
    Cet enseignement supérieur doit apporter les connaissances et les méthodes pour pouvoir débuter dans son futur métier. Or ces connaissances ont plutôt augmenté par rapport au passé, en raison du développement des sciences et des techniques. Donc le travail demandé dans le supérieur est au moins aussi important et difficile qu’autrefois.
    Il en résulte que ceux qui ont eu leur bac avec difficulté ou ceux qui se sont habitués à la flemme au lieu du travail, sont incapables de suivre. Le taux d’échec la première année de fac ou des classes de BTS et de préparation des écoles supérieure est énorme : 20 à 30 %.
    Cette catastrophe ne peut durer.
    Par ailleurs les demandes des étudiants quant aux spécialités qu’ils veulent étudier sont très orientées par des considération de mode ou de rumeurs, et on constate que les demandes pour certaines branches sont énormes par rapport aux possibilités d’enseignement (par exemple les sports ou la gestion financière) et aussi par rapport aux débouchés ensuite dans le monde du travail.
    On ne peut donc satisfaire toutes les demandes, soit pour des raisons de niveau, soit pour des questions de place.
    Certaines facultés ont choisi les candidats, ces dernières années, par tirage au sort, ce qui est la pire des injustices et le moyen de dégoûter des élèves méritants.
    Il était donc nécessaire de faire une sélection de niveau, un rattrapage pour les moins bons, une meilleure orientation vers les diverses branches, et un meilleur suivi des résultats des premières années du supérieur.
    C’était le but de la réforme concernant l’entrée en faculté.

               Venons en maintenant à la contestation :
    A entendre les reportages à la télé, le nombre de ceux qui bloquent les facultés est faible vis à vis ce ceux qui voudraient continuer à travailler. Il est anormal qu’ils empêchent ainsi la majorité de poursuivre leurs études : c’est tout à fait contraire aux principes de liberté et d’égalité.
    Par ailleurs j’ai l’impression que bon nombre de ces « bloqueurs » ne sont même pas des étudiants, mais des jeunes provocateurs venus mettre la pagaille. Je ne pense pas que beaucoup d’étudiants véritables confectionneraient des engins incendiaire et feraient les dégâts que l’on a constatés dans les locaux des facs.
    Enfin à écouter leurs interviews, j’ai l’impression que les quelques étudiants réels étaient plutôt de ceux qui n’étaient pas de niveau ou n’avaient pas envie de travailler.
    Je pense donc que les principes de la réforme actuelle sont bons. Bien sûr il y aura au début des problèmes et des difficultés, mais une nouvelle mise en place doit toujours être améliorée et rendue plus facile à mettre en oeuvre et plus apte à atteindre les objectifs poursuivis.

Vendredi 11 mai 2018 à 11:32

Actualité

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      Lors d’une campagne électorale les candidats font des tas de promesses. Mais ils ne sont pas au pouvoir et donc il ne connaissent pas les dossiers et le contexte exact dans lequel ils devront réaliser leurs promesses. Il est donc normal que certaines d’entre elles s’avèrent difficiles à tenir et même peu souhaitables.
    Seuls les imbéciles décrètent qu’ils ne se trompent pas et ne changent pas d’avis.
    Monsieur Macron est sûrement un homme intelligent, alors je ne comprends pas qu’il s’entête sur certaines réformes qui manifestement n’auront pas grand intérêt.
    Il devrait penser que d’une part on l’a choisi face à Marine Le Pen et que par conséquent, certains ont voté pour lui pour ne pas voter FN. D’autre part ce n’est pas parce qu’on vote pour un candidat que l’on est d’accord avec toutes ses propositions de campagne.
    Il devrait donc davantage tenir compte de l’opinion publique.

    Parmi ses promesses il y avait celle de rétablir un service militaire pour tous, jeunes hommes et femmes.
    Certes je ne suis pas contre le service militaire.
   
    ll avait l’avantage autrefois de mélanger les diverses catégories de population, et surtout de sortir les jeunes de leur contrée. Aujourd’hui c’est beaucoup moins utile car les jeunes voyagent beaucoup plus.   
    Il avait aussi l’avantage d’imposer à certains jeunes turbulents une certaine discipline, tant sur le plan de l’hygiène de vie, que sur celui du respect de l’ordre, de la hiérarchie et des ordres reçus, ainsi que un esprit d’équipe.au travail. Pour certains c’était la découverte des difficultés de comprendre les autres, de les convaincre pour pouvoir les diriger.
    Le jeune apprenait en autre des connaissances utiles : conduire un véhicule, le dépanner, organiser des actions… voire compléter des connaissances scolaires.
    Pour certains c’était même l’occasion d’apprendre un métier.
    Bref le service militaire était un bon passage de la vie d’adolescent à celle des hommes dans le milieu du travail.
    Je crois que cela est encore plus utile aujourd’hui, où l’éducation donnée par les familles ou par l’école n’est plus aussi complète et efficace qu’autrefois.
    Ce serait aussi une occasion de désintoxiquer les jeunes contre l’usage compulsifs des téléphones portables et des réseaux sociaux.

    Mais il faut être réaliste.
    Il ne faut pas que ce service ne touche qu’une partie de la population, car ceux qui y échapperaient seraient ceux qui en auraient le plus besoin. Il faut aujourd’hui qu’il touche hommes comme femmes. C’est donc environ 800 000 jeunes à traiter par an.
    Il ne faut pas qu’il soit trop court et il faut qu’il se passe en internat, avec un encadrement militaire, sinon les bienfaits principaux qui sont l’acquisition de règles et d’une certaine discipline, ne seront pas atteints. Il faut au minimum 3 mois pour cela. De plus il ne faut pas trop perturber les scolarités, donc profiter des périodes de grandes vacances.
    Dès lors cela représente un encadrement très important et des moyens de logement énormes
    Or le service militaire a été abandonné d’une part parce que l’armée était occupée à d’autres tâches et d’autre part parce qu’il coûtait trop cher, et que par ailleurs, les armements modernes nécessitaient une armée de métier.
    Alors rétablir une telle dépense, est ce raisonnable ?

    L’armée arrive avec peine à remplir ses missions d’opérations extérieures et de lutte contre le terrorisme. Cela coûte déjà très cher, mais c’est indispensable.
    Les finances de la nation ne sont pas brillants et l’on veut réduire la dette.
    Les personnes modestes sont en souffrance, surtout avec le chômage, et les classes moyennes croulent sous les impôts.
    Or ce sont les contribuables qui paieront encore ce nouveau service.
    Je ne comprends pas que monsieur Macron s’entête à vouloir mettre en œuvre cette promesse de campagne.
    Il pourrait expliquer que dans le contexte actuel, cette dépense et ce surcroit de travail pour l’armée ne sont pas souhaitables. Je pense qu’une grande majorité des français comprendrait sans difficulté.
    Je crois que lorsqu’on augmente les dépenses publiques dans une période où il faudrait les réduire, et où l’on demande donc un nouvel effort financier à la population, on devrait mieux examiner l’efficacité et la nécessité des mesures et écouter l’opinion de la population.
    Il n’y a que les imbéciles qui ne se trompent jamais (du moins en sont persuadés) et ne changent pas d’avis quand ils s’aperçoivent qu’un projet ne correspond pas à ce qui avait été prévu auparavant.

Vendredi 4 mai 2018 à 18:00

Psychologie, comportement

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            Je suis toujours étonné par le nombre des personnes qui me disent qu'elles s'ennuient très souvent, surtout des ados ou des jeunes. Pourtant vu le nombre d'heures qu'ils passent à s'envoyer des SMS ou sur les réseaux sociaux, c'est surprenant.
           Le dicton populaire exagère un peu quand il dit que “l’oisiveté est la mère de tous les vices”, mais c’est vrai que s’ennuyer n’est pas bon.

            Pourquoi nous ennuyons nous; que nous arrive t'il ? Que disent les psychologues à ce sujet et qu'ont ils fait comme recherches dans ce domaine?

          D'abord quelques statistiques :
                   
 - l'ennui frappe plus les hommes : 30% de plus que les femmes.

                    - l'ennui est beaucoup plus important chez les jeunes : 4 fois plus fréquent à 25 qu'à 45 ans, puis il se stabilise.
                    - l'ennui intervient davantage dans des situations monotones ou difficiles, lorsqu'on ne fait rien de particulier ou lors d'échecs.
                  - il est aussi lié au fait que l'on ne peut faire ce que l'on veut, que l'on est contraint dans une occupation. On s'ennuie 6 fois moins quand on s'occupe de soi.
                   - on s'ennuie deux fois plus seul ou avec des collègues qu'avec des amis ou la famille.
                   - dans une étude d'Amanda Markey, chercheuse à New-York, qui a rassemblé des millions d'observations sur 4000 volontaires, 63ù des personnes déclaraient s'être ennuyées au moins une fois dans les dix derniers jours : c'est énorme !!

         L'ennui n'est pas un trait de caractère, mais une conséquence de nos actions.
     
    John Eastwood, de l'université de Toronto définit ainsi l'ennui : "c'est la désagréable expérience de vouloir être absorbé dans une activité satisfaisante, sans y réussir".

          En fait il semble que ce soit surtout un défaut d'attention ; nous n'arrivons pas à nous concentrer sur ce que nous voudrions faire, et nous sommes à la fois nerveux et apathiques et nous avons beaucoup de difficulté à agir sur les événements; il s'ensuit indolence et tristesse.
          En définitive, l'ennui est une sorte d'émotion, qui résulte d'un conflit entre notre attention et notre environnement.

          Que disent les psychologue quant aux comportements permettant de lutter contre l'ennui.?

         Il faut donc modifier l'environnement ou faire effort pour retrouver notre attention sur nos actions.
        
  Il faut d'abord s'interroger sur la fréquence des situations d'ennui et sur leurs causes : les circonstances dans lesquelles elles ont lieu. On peut alors trouver comment substituer des situations à d'autres et éliminer les causes de nos baisses d'attention.

Il faut surtout arriver à ne pas se complaire dans l'ennui permanent : cela peut conduire à la dépression, et c'est au minimum une souffrance.

          Mais faut il vouloir éliminer complètement l'ennui ?
           D'une part l'ennui peut nous protéger en nous détournant de certaines situations nocives ou auxquelles nous ne sommes pas adaptés. C'est donc un signal sur lequel il faut réfléchir.
          Par ailleurs quand on s'ennuie et qu'on veut s'en sortir, on essaie de trouver des situation, des occupations nouvelles. On stimule donc son imagination, sa créativité.
          Eastwood pense qu'il serait aussi néfaste de chercher à tout prix à éliminer l'ennui, comme de vouloir éliminer toute douleur : ce sont des signaux utiles tant qu'ils ne devient pas trop importants ou chroniques.

         Et les chercheurs sont persuadés qu'il est plus difficile de diminuer l'ennui aujourd'hui.
         
 "A force de recevoir des distractions presque sans rien faire, et d'enchaîner des sensations intenses juste en appuyant sur un bouton, nous avons pris l'habitude d'être amusés ou intéressés de façon passive.

          D'une part le seuil de stimulation jugé normal  s'est élevé, et au dessous de ce seuil, on s'ennuie; d'autre part nous ne savons plus gérer l'absence de stimuli, nous ne savons plus être en prise avec le monde sans être connectés à une application de nos smartphones, nous ne savons plus rester seuls avec nous mêmes.Tout est fait pour nous dissuader de nous déconnecter de ces applications, qui, pour cela devient de plus en plus automatisées, et ne nous demandent plus, ni de réfléchir, ni d'imaginer."

Mardi 1er mai 2018 à 18:03

Divers

Aujourd'hui c'est le Premier Mai, la fête du travail.
        Alors j'ai la flemme de faire un article :

             Les Shadoks ont 50 ans cette année ! Je vais revoir les enregistrements que j'avais faits sur cassettes vidéo.

          Mais c'est aussi le premier mai fête du muguet.

          D'habitude dans mon jardin sur le toit, j'ai un petit champ de clochettes (la photo date de l'an dernier).  


Premier mai et peu de muguets

           Cette année nous avons eu beaucoup de pluie et trois jours à -9 d°en mars, puis quatre jours à + 30 d° fin avril. Cela n'a pas plu aux muguets qui sont très en retard. Les tiges sont sorties de terre, mais on ne voit pas encore de fleurs; juste de petits boutons.

            Ce sera pour la mi-mai !

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          Cette année, c'est le premier mai, mais peu de muguet !

 

Jeudi 26 avril 2018 à 18:22

Notre personnalité

           J'ai déjà écrit beaucoup d’articles sur la personnalité humaine, notamment les « préférences cérébrales » et le « big five ».
    Mais je viens de lire un article qui m’a amusé sur des études d’une équipe finlando-britannique sur la personnalité…. des éléphants.
           Ils ont établi divers traits de personnalité, les ont décrit précisément et ont demandé aux cornacs de 250 éléphants de les évaluer.
           Puis ils ont regroupé les réponses concordantes et sont parvenu à un modèle, qui est décrit dans le schéma ci-dessous (dans la revue « Cerveau et Psycho »).
           Mais je n’ai pas encore entendu parler, comme pour les humains, d’une utilisation de ces analyses de personnalité, par des conseillers conjugaux !

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           Par contre il y a déjà des psys pour chiens et chats pour traiter leurs anomalies mentales éventuelles.
           La personnalité des chiens est plus complexe avec sept traits principaux : activité, réactivité, aptitude à l’entraînement, sociabilité, crainte, soumission, agressivité.
           Pour les chats, plus introvertis et autonomes, quatre traits seulement suffiraient.

           Certes nous ne sommes plus au temps de Descartes, qui pensait que les animaux étaient des « systèmes mécaniques », mais ces études rapprochent les animaux des humains et nous incitent à davantage les respecter.

Jeudi 19 avril 2018 à 10:18

Curiosités de la nature, évolution.

          J’ai lu, dans les revues « La Recherche » et «  Sciences et Avenir » deux articles sur les fourmis Matabele, qui m’ont amusés et je vais essayer de les résumer.

http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux6/Image1.png          Les fourmis africaines Matabele, de redoutables guerrières sont carnassières et elles adorent manger des termites, pourtant plus grosses qu’elles (mais nous mangeons bien des vaches).
          Des éclaireuses partent localiser les fourmilières des termites et lorsqu’elles viennent rendre compte de leur découverte, une colonne de guerrières de plusieurs centaines de soldats et de plusieurs dizaine de mètres de long, par à la chasse aux termites.
          Les petites fourmis noires Matabele tuent des termites et des Matabele « fort des Halles » vont prendre en charge ces cadavres pour les mettre dans les réserves de nourriture de leur antre.
          Mais les termites ne se laissent pas faire, et leurs soldats sont pourvus de fortes mandibules et ils essaient de couper les pattes des fourmis Matabele (qui, comme tout insecte en ont six).
Sur la photo ci-contre les fourmis Matabele tuent une termite rouge.

          Parmi les soldats Matabele, il y a donc des blessés; certains ont perdu une ou deux pattes; d’autres quatre ou cinq. Ces fourmis blessées émettent un signal d’alerte pour être localisées. Ce n’est ni un signal radio, ni un signal sonore mais des produits chimiques, provenant de leur glande mandibulaire : des sulfures de diméthyle. Cela a une odeur très forte de chou cuit et a un seuil de détection très bas, de telle sorte que les fourmis valides le détectent à distance.

          C’est alors qu’accourent des fourmis infirmières, au secours des blessés; (voir la seconde photo ci contre, mais vous remarquerez que ces fourmis ne sont pas règlementaires sur le champ de bataille : elles n’ont pas de brassard à leur patte avec une croix rouge LOL), mais il y en a beaucoup : des blessés, alors, comment faire le tri.
          Le premier réflexe des fourmis blessées est de se remettre debout sur leurs pattes : c’est un réflexe de sauvegarde. Celles auxquelles il manque 4 ou 5 pattes ne peuvent pas. Trop blessées elles ne peuvent survivre et les infirmières les laissent mourir. Mais elles ne les euthanasient pas : il y a fort à parier que ces fourmis infirmières ne soient pas douées d'empathie.
Par contre les fourmis auxquelles il manque une ou deux pattes sont debout et les fourmis infirmières les soutiennent jusqu’à la maison (voir la photo ci dessous où une géante secouriste Matabele soutient un blessé pour le ramener à la fourmilière.)

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          Toutefois elles ne font pas que cela : elles lèchent les plaies plusieurs dizaines de fois, pendant une à deux minutes, avec de l’acide formique, qui est un excellent désinfectant, empêchant ainsi des infections, ce qui permet une probabilité de survie de plus de 80%.
Mais certaines des fourmis moyennement blessées ne sont pas détectées par les secouristes. ALors elles rentrent comme elle peuvent, « à pattes », et sans traitement anti-bactérien, qui leur sera cependant prodigué à leur arrivée à la fourmilière. Mais leurs chances de survie sont moindres : elles meurent dans 32% des cas.

          Une étude sur de nombreuses campagnes des fourmis Matabele a été publiée en 2017 par des chercheurs de l’université de Würtzburg en Allemagne, sous la direction de Erik Frank.

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