Samedi 25 novembre 2006 à 16:30

Le bonheur



 Une de mes correspondante de Tchatcheblog, férue de philosophie pose dans son dernier article, une question qui me parait intéressante et que je voudrais essayer de commenter
:

 “Peut-être que le bonheur, ça se mérite !! La condition du bonheur serait-elle d'avoir souffert ?…”
 
     Dans la philosophie chinoise, on ne peut concevoir une seule chose. Il faut appréhender à la fois une chose et son contraire.
     Alors peut on apprécier vraiment le beau temps et le soleil si l'on n'a pas connu l'orage, la pluie et la tempête.?
     Il y a évidement quelques personnes un peu spéciales : j'ai connu le commandant d'un navire, qui était heureux quand il y avait tempête parce “qu'après cela ne pourrait être que mieux” et qui était malheureux quand le temps était superbe, parce que ce serait ensuite “moins bien”

     J'ai le souvenir lorsque je faisais mes études d'ingénieur, d'avoir fait un stage ouvrier, très dur dans des ponts roulants, au dessus de fours d'une aciérie, et j'avais voulu être logé avec les manoeuvres émigrés dans une cité dortoir. Non seulement j'ai appris ce qu'était une véritable “chaleur humaine”, mais toute ma vie d'ingénieur, j'ai été heureux de mon métier qui m'épargnait un travail aussi pénible que ceux que j'avais un peu connus pendant deux mois.

     Curieusement, quand j'étais enfant, au lendemain de la guerre, où nous n'avions plus grand chose, nous étions probablement plus heureux que mes petits-enfants, qui ont presque tout ce qu'ils désirent.

     La grande souffrance n'est pas souhaitable certes, mais je crois qu'avoir été témoin d'un peu de difficultés et de souffrance fait qu'on est beaucoup plus sensible aux petits bonheurs de tous les jours qui font la joie de la vie.
     
     Ma correspondante a raison : le bonheur, ça se mérite.

     Quand nous souffrons, il ne faut pas se lamenter, se complaire dans notre malheur, il faut avoir d'abord la volonté de remonter la pente, de faire des efforts pour cela.
     Il faut aussi analyser notre situation : y a t'il vraiment autant de raisons pour que nous soyons aussi malheureux et quel est notre avenir ? Est il aussi sombre que cela si nous essayons de réagir?
     Il faut enfin regarder autour de nous : n'y a t'il pas beaucoup plus malheureux que nous, et des gens bien plus désespérés, qui pourtant essaient de survivre et de remonter la pente.?

     Depuis deux ans que j'essaie d'aider certain(e)s d'entre vous, j'ai vu très souvent des jeunes qui, à force de courage et de volonté, sont sortis du précipice et ont maintenant trouvé au moins une partie du bonheur.
     Alors cela est possible de le mériter ce bonheur !

Samedi 25 novembre 2006 à 16:19

Tristesse, désespoir



Je vous ai expliqué dans les six articles précédents, pourquoi nous n'étions pas tous égaux devant le stress et la tristesse, certains y étant plus sensibles, plus sujets que d'autres.

     Certaines de vos préférences cérébrales peuvent vous rendre plus vulnérables :
     - si vous êtes naturellement pessimiste,
     - si vous êtes inquiet face aux événements inattendus, qui vous déstabiliseront plus facilement,
     - si vous avez tendance à avoir remords et regrets.
     - si vous n'avez pas confiance en vous et vous vous sentez inutile.
     - si votre cortex a du mal à maîtriser les écarts de votre cerveau émotionnel.

     Il faut alors, pour remonter la pente, essayer de “cultiver” la préférence opposée, au besoin en vous faisant aider par un (e) ami(e).

     Ce n'est pas une tâche facile et simple.
     Vous n'y arriverez que si vous avez la volonté de le faire, de vous en sortir
     Ce n'est pas immédiat non plus : il faut accepter que le temps passe, effaçant un peu le malheur, et donnant la possibilité de réfléchir, de lutter contre ses préférences.
     Donc il faut accepter d'être patient.

     Alors vous accepterez les situations telles qu'elles sont et d'être ce que vous êtes. Vous arriverez à une certaine sérénité, à une certaine  philosophie, à une certaine “sagesse”.

 Comme le disait une de mes "guenons"
(qui, ayant 20 ans, est donc plus adulte), dans un commentaire sur mon autre blog http://sortir.tchatcheblog.com :

 “j'accepte ce qui est acceptable si j'ai fait une erreur, au lieu de regretter mes actes, je les accepte tels quels, car de toute manière je ne pourrais plus changer les choses maintenant. Je crois que lorsqu'on comprend nos erreurs, on peut les accepter et une fois qu'elles sont acceptées, on peut mieux vivre.

 En tout cas c'est ce qui se passe pour moi, depuis que j'ai décidé d'accepter mes erreurs, je vis bien mieux.”

 Mais, comme le disait aussi une autre corresponfdante dans un autre commentaire :

 “Le meilleur moyen d'être heureux est d'aimer la vie et tous les bonheurs qu'elle nous offre”


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Samedi 25 novembre 2006 à 16:03

Tristesse, désespoir



Cinquième sous-préférence cérébrale : lorsque votre problème affectif vous préoccupe, vous ronge, le retour au rationnel, à l'objectivité, au raisonnement, est il  rapide, spontané ou au contraire, lent et difficile ?


     J'ai souvent constaté que certaines de mes correspondantes, pourtant habituellement plutôt rationnelles, n'arrivaient pas à se sortir de crises passagères de tristesse, surtout le soir avant de dormir, et “broyaient du noir” pendant des heures, leur angoisse allant croissante, et leurs problèmes devenant une obsession de plus en plus énorme.

     C'est un phénomène explicable.
     Il y a dans notre cerveau émotionnel, sous le cortex, un grand nombre de centres qui sont plus particulièrement concernés par les sentiments et les émotions. Entre ces centres les informations sentimentales circulent, “tournent en rond”, entretenant nos “états d'âme”.

     Habituellement des informations remontent à notre cortex, centre de la réflexion, qui corrige les informations du cerveau émotionnel et tempère ses décisions et ses réactions. Cette remontée d'information se fait par des voies nerveuses spécifiques et notamment par l'intermédiaire de deux “mémoires tampons” l'une pour les informations analytiques, ayant surtout le langage comme support, et l'autre pour les informations globales, notamment images et schémas.
     Cette intervention du cortex empêche le cerveau affectif de nous submerger avec ses émotions et de ne plus penser qu'à elles.

     Mais il peut arriver que pour des raisons diverses : (signaux inconscients du cerveau émotionnel,  fatigue ou déficit en neurotransmetteurs et notament en dopamine, trop grande quantité de signaux émotionnels qui saturent les canaux de remontée), cette intervention de notre cortex raisonnable ne se fait plus.
     Le cerveau émotionnel nous submerge alors pendant de longues minutes et ce peut être la “crise”.
     C'est une des raisons de désespoirs temporaires, de crises de larmes, voire de crises nerveuses

     Que faire alors pour en sortir ou même si possible, pour ne pas en arriver là ?

     Le seul moyen est de forcer son cortex à reprendre le contrôle de vos sentiments.
     Il faut donc essayer de vous interroger “logiquement, rationnellement” sur la nature de votre angoisse, sur ses véritables raisons, "est elle aussi catastrophique que vous le pensez, n'y a t'il pas bien pire ? comment arriver à remonter la pente.?"
     Il faut ensuite se forcer à penser à autre chose, à des problèmes non pas sentimentaux, mais à des problèmes logiques, vos problèmes de maths, de physique, de philo, bref forcer votre cortex à refaire surface, à venir réfléchir à nouveau, et à mettre à l'écart votre cerveau émotionnel pour un temps.

     C'est quelquefois très difficile d'arriver à cela soi-même et il faut alors faire appel à une autre personne dont le rôle sera de vous poser des questions “raisonnables” et de vous forcer à y répondre, brisant ainsi l'emprise de votre cerveau émotionnel, pour rendre la main à votre être raisonnable, qui pense et réfléchit..



Samedi 25 novembre 2006 à 15:56

Tristesse, désespoir




Quatrième sous-préférence cérébrale : Avez vous confiance en vous : êtes vous “assuré(e)” ou “inquiet(e)” ?


     Vous avez sûrement remarqué que certaines personnes ont un aplomb formidable, toujours sûrs d'eux, quelquefois même à l'excès, ce qui parfois entraîne des échecs.
     Mais à l'inverse certain(e)s d'entre nous sont toujours sûr(e)s de ne pas y arriver, de ne pas être à la hauteur, d'être nul(le)s.
     C'est le meilleur moyen d'avoir des problèmes et d'être perpétuellement inquiet(e)s.    

     Celui qui est peu sûr de lui, craintif, vite découragé et qui se trouve maints défauts, finit par se considérer comme peu sympatique et croire qu'il ne sera jamais accepté, jamais aimé par les autres et d'autre part qu'il échouera dans toutes ses entreprises.
     Si l'on se croit incapable d'être utile à autrui, on imaginera mal ce qu'on peut apporter, ce que l'on peut réussir.        
     Sans être pour cela narcissique, pour avoir confaince en autrui, il faut d'abord avoir confiance en soi; il faut s'estimer un minimum soi-même pour espérer être aimé
          Nous avons besoin de l'estime des autres, et les critiques nous enlèvent un peu plus notre confiance en nous..
     Et quelquefois, je me demande si certaines de “mes” ados ne se sentent pas “mal-aimées” parce qu'elles ne s'estiment pas assez elles-mêmes ??

     Alors que faire ?

     D'abord, au lieu d'être tout le temps inquiets, essayons de nous dire que tout ne va pas si mal que cela et de faire le compte de tous les bonheurs, de tous les instants et événements positifs de ces derniers temps.

     Et ne pas se répéter qu'on est nul(le) ou inutile.
     Faire le compte de toutes ses qualités, de ses atouts, de ce qu'on a déjà réussi, de ce qu'on pourrait encore réussir, avec un peu d'opiniâtreté et de travail.
     Penser à ce que l'on a fait pour d'autres, à ce qu'on a réalisé, aux choses utiles que l'on a faites.

     On peut aussi voir ses défauts, mais il ne faut pas se lamenter sur eux, mais examiner s'ils sont si catastrophiques que cela (ce n'est en général pas le cas), et essayer de se corriger, de s'améliorer.

     Ne pas trop se préoccuper de ce que les autres pensent de vous. Les méchantes langues crient toujours plus fort que ceux qui chantent vos louanges. Et surtout les autres ne vous connaissent pas, ne sont pas objectifs et il peut leur arriver de raconter n'importe quoi !
    Et puis les gens sont égoïstes. Vous croyez qu'ils vous regardent, qu'ils se préoccupent de ce que vous faites : en réalité ils ne pensent qu'à eux la plupart du temps.

     Il faut se dire qu'avec un minimum de savoir et d'éducation, beaucoup de volonté et énormément de travail, on arrive pratiquement à faire presque tout ce qu'on souhaite (sauf si on demande vraiment la lune), et c'est plus facile qu'on ne croit de réussir.

     Enfin rêvez, c'est une source de bonheur, et c'est la seule façon d'être imaginatifs.
     Mais au bout d'un moment, examinez rationnellement vos rêves et regardez la part qui est raisonnable, qui n'est pas utopique, qui est réaliste.
     Quand vous avez fait ce travail de raison, prenez la part réaliste de vos rêves et faites en un projet.
 Puis voyez comment vous pouvez le réaliser.
     Et fixez vous des objectifs ambitieux, quitte à les revoir si vraiment vous avez visé trop haut.
     Quand on s'est fixé un bon objectif, qu'on a réfléchi à la façon de l'atteindre, que l'on est enthousiaste et motivé, on a beaucoup plus confiance en soi et on est beaucoup moins inquiet.

     Parmi mes “petits oiseaux tombés du nid”, il y avait une jeune fille qui avait de gros problèmes et était assez désespérée, mais elle avait une grande volonté de remonter la pente.
     Au départ, elle était très inquiète. Puis elle a pris confiance en elle, elle s'est motivée, s'est fixé des buts, et rapidement, elle est sortie du tunnel et elle a réussi. Elle est bien plus sereine maintenant, mais il fallait le faire !
     
    Essayez de vaincre votre inquiétude, d'avoir confiance en vous, vous verrez que votre tristesse se dissipera en partie.  
 

Samedi 25 novembre 2006 à 15:47

Tristesse, désespoir




Troisième sous-préférence cérébrale : Après un gros problème, “tournez vous la page” ou êtes vous “bourrelé (e) de remords et de regrets” ?


     Lequel d'entre nous, après un échec ou un événements malheureux n'a pas dit : “ah si j'avais su !”
     Soit que l'on souhaiterait avoir agi d'une autre façon, c'est alors un remord (d'avoir agi ainsi), soit que l'on se reproche de n'avoir rien fait, d'avoir été inactif, de n'avoir pas osé agir, c'est alors un regret (de ne pas avoir agi).

     Nous avons des remords de nos erreurs actuelles. Ce sont des pensées “à chaud”, très intenses, mais qui s'atténuent au fur et à mesure que le temps passe.
     Nous regrettons nos faiblesses passées. Ces regrets s'effacent beaucoup moins et restent dans notre mémoire ou dans notre inconscient. Notre tristesse vient alors, de la certitude qu'il est impossible de remonter le temps, que nous n'aurons pas une “deuxième chance”. et du stress qui accompagne cette constatation. Les regrets culpabilisent plus en général que les remords.

      Les neurologues ont pu déterminer que ces sentiments prenaient naissance dans une région particulière de notre cortex frontal. Cela est curieux car le cortex frontal est en principe le siège des raisonnements et non des sentiments.
     Les personnes dont cette région est lésée, ont moins de remords et de regrets, mais on constate qu'elles se trompent beaucoup plus souvent et prennent rarement les bonnes décisions.
  En fait ce centre “anticipe en permanence les remords et regrets que risquent de nous causer nos décisions” et est donc chargé de minimiser les risques de remords et regrets et de guider ainsi nos choix. C'est donc bien un centre de “réflexion”.
     Evidement notre cerveau n'invente rien, et donc, pour qu'il puisse ainsi anticiper, il faut qu'il ait une certaine expérience et que nous ayons déja eu remords et regrets, qui sont donc “utiles”

     Il est donc nécessaire d'avoir des regrets, mais il faut savoir les maîtriser afin qu'ils ne se transforment pas en une peine insoutenable.
     Que faire pour cela?

     D'abord essayons de ne pas culpabiliser, de ne pas croire toujours que tout est de notre faute. Ne dramatisons pas non plus les situations et leurs conséquences. Ne faisons pas des montagnes avec des taupinières.
 D'où un premier" conseil, de lucidité: face aux événements, “n'oubliez jamais d'imaginer tout ce qui aurait pu se passer, et pas seulement ce qui aurait pu être mieux, mais aussi ce qui aurait pu être pire ! ”

     Beaucoup d'entre nous cherchent toujours à atteindre le meilleur résultat et à faire les meilleurs choix possibles, et ils sont globalement moins satisfaits de leur existence, et plus exposés aux remords et regrets.         
     D'où un deuxième conseil, de sagesse : “apprenez, dans divers domaines de votre quotidien, à renoncer à l'idéal, et à apprécier des résultats même modestes.”
          Cette attitude n'est pas une acceptation de la médiocrité, mais une recherche du juste milieu et du meilleur rapport entre coûts et bénéfices dans les actes quotidiens.

     Certaines personnes ont tendance à tout reporter au lendemain, l'habitude de subir, voire pire, de renoncer à agir. C'est une préférence de notre cerveau, qui poussée à l'extrème, nous incite à rassembler toujours plus d'information, sans passer à la décision et à l'action.
          Puisque les regrets liés à l'inaction sont les plus graves, et que l'inaction devient vite une habitude, on pourrait conseiller “dans le doute il faut toujours agir”
          Un tel conseil doit cependant être adapté : chez les personnes qui ont l'action facile, les regrets sont moins importants en cas d'échec lié à une action que si l'échec est lié à une inaction, mais c'est l'inverse chez les personnes hésitantes et inhibées, pour lesquelles les échecs liés à l'action sont plus douloureux.
          D'où l'utilité de connaître sa propre personnalité.

          En fait il est impossible de ne rien regretter car chaque choix se fait au détriment d'un autre.
          Plutôt que de viser la maîtrise totale des meilleurs choix (impossible) ou l'évitement total du moindre choix (inefficace), la meilleure option semble être d'apprendre à gérer intelligemment remords et regrets.
          Il faut apprendre à faire le  bilan de nos actes, et à en tirer des leçons pour l'avenir. Pour se libérer de la peur de l'échec et des remords anticipés, le plus efficace n'est pas de renoncer à agir, mais d'augmenter sa tolérance à l'échec, et surtout d'apprendre à en tirer les enseignements, afin de transformer les occasions de remords et de regrets, en occasions d'apprendre

             « Si vous perdez, ne perdez pas la leçon et tournez la page.»

Vendredi 24 novembre 2006 à 16:53

Tristesse, désespoir




Deuxième sous-préférence cérébrale: êtes vous “serein et gai” ou “soucieux et triste”, face à un événement extérieur inattendu. ?


    Nous sommes plus ou moins déstabilisé(e)s par un événement inattendu et donc plus ou moins stressé(e)s de ce fait. Nous évaluons aussi plus ou moins bien les conséquences de ces événements d'où une inquiétude plus ou moins grande quant à l'avenir.
    Que pouvons nous faire ?

    D'abord essayer de nous rassurer nous mêmes, nous dire que la vie n'est pas si mal que cela, que les catastrophes sont assez exceptionnelles et qu'il n'y a pas de raison qu'elles nous tombent dessus.
    Ne croyons pas trop les médias et les oiseaux de mauvaise augure.
    Les médias sont à la recherche de sensationnel et elles adorent faire peur. Sous prétexte “d'informer”, elles affolent les gens . Il suffit de voir le battage fait autour de l'encéphalite spongiforme bovine (la vache folle), la grippe aviaire, ou le  chikungunya (en métropole), alors que le danger relatif de ces “pandémies” est très faible dans la situation actuelle.

    Essayons de ne pas être inquiets et surtout de juger sainement les situations, de ne pas faire des montagnes avec des taupinières. Tâchons de mesurer les conséquences avec calme et sérénité, et surtout rationellement sans nous contenter d'écouter notre sentiment ou notre pifomètre, souvent trompeurs.
    Essayons de regarder ce qui se passe autour de nous, d'avoir une vision probabiliste des événements, c'est à dire de nous demander : "quelles sont les chances pour que cela m'arrive?"
    En général, elles sont très faibles.
    Je suis toujours étonné par exemple du nombre de gens qui ont peur de prendre l'avion et qui par contre roulent tous les jours en voiture, ce qui est mille fois plus dangereux. Ou du nombre de gens qui ne mangent plus de poulet à cause de la grippe aviaire, alors qu'il n'y a pas un seul cas en europe occidentale, que la cuisson tue le virus, et que le nombre actuel de victimes est extrèmement faible, alors que des milliers de personnes décèdent chaque année de la grippe ordinaire.

    Il est absurde de se promener dans les couloirs, l'oeil aux aguets et morts de peur, en se demandant ce qui va vous tomber dessus chaque fois que l'on franchit une porte. C'est tout aussi ridicule d'être en permanence inquiets sur ce qui nous arrivera dans la vie.
 
    Certes nous aurons des problèmes, peut être des malheurs, et nous mourrons tous un jour, mais il n'y a pas de quoi s'affoler pour autant.
Ce n'est pas en étant inquiet que nous les éviterons, mais uniquement en  évaluant leurs causes et les risques encourus et en réfléchissant aux moyens de diminuer l'action de ces causes éventuelles.
    Rappelez vous l'histoire que raconte Raymond Devos, de l'automobiliste qui est inquiet parce qu'il a lu, dans son horoscope, qu'il aurait un accident de voiture et que celui-ci ne se produit pas; alors il relit une fois de plus, son horoscope et, ne regardant plus la route, il percute un autre véhicule !!

    La plupart de nos inquiétudes ne sont pas fondées et lorsqu'elles sont plausibles, sont souvent démesurées par rapport au risque réel.
    Toute personne qui a lu un dictionnaire médical, sait que elle peut se trouver au moins un symptôme de chaque maladie (sauf peut être l'épanchement de synovie LooL) et que heureusement nous n'attrapons pas la plupart d'entre elles !!
    Alors essayons de regarder la réalité en face et de voir l'avenir avec confiance, plutôt que de nous lamenter sur notre sort actuel et sur tout ce qui pourrait nous arriver dans la vie. Concentrons nous sur ce que nous allons faire demain au lieu de regarder craintivement tous les malheurs de la terre.
    Nous serions sûrement plus heureux
    Et ne nous repetons pas que tout va mal se passer pour notre prochain examen ou pour notre contrôle de maths de demain. A force de se répéter cela on atellement peur qu'on kle rate effectivement.Je crois qu'il faut sérieusement se mettre au travail, réviser ses définitions et ses formules, faire des exercices et se dire que puisqu'on s'est bien préparé, tout se passera bien.

    Enfin ne retournons pas dans notre tête tous nos soucis, car c'est le meilleur moyen d'être proccupé et de stressé. J'expliquerai dans un prochain article le mécanisme de cette obsession.
    Pensons à autre chose, rêvons de choses gaies, occupons nous à des activités prenantes et agréables, voyons nos ami(e)s, faisons des projets.
    Et surtout restons plutôts logiques et ne laissons pas trop nos sentiments tourner en rond.

Vendredi 24 novembre 2006 à 11:58

Tristesse, désespoir




    Comment lutter contre la tristesse et le stress ?

     La meilleure solution serait évidemment de faire disparaître la cause de cette tristesse ou de ce stress !
     Mais ce n'est pas facile ni même toujours possible :
 Si votre petit ami vous a quitté, il est peu probable que vous le récupériez, si vous ne réussissez pas bien dans vos études ou que vous ayez un examen à passer, celui ci sera toujours d'actualité jusqu'au jour J, si vous avez des difficultés avec vos parents ou avec des camarades, ces problèmes ne disparaîtront pas comme cela subitement.
    
     Cependant la première résolution à prendre est de lutter le mieux possible pour atténuer les causes à l'origine de votre état actuel. Il faut donc d'abord les cerner objectivement et réfléchir à la meilleure façon d'avoir une action sur elles.
     Lorsque vous m'appelez à l'aide, c'est ce que j'essaie toujours de faire avec vous!

     Mais la connaissance de vos “préférences cérébrales” en matière de résistance au stress peut cependant être très utile pour lutter contre cette tristesse, ce désarroi qui trop souvent vous envahissent.
    Dans cinq articles successifs, je vais essayer de voir avec vous comment lutter contre nos tendances (voir l'article précédent et son schéma). Aujourd'hui le premier article et je publierai les deux suivants demain et les deux derniers dimanche.

     Première sous-préférence : êtes vous “optimiste” ou “pessimiste” ?

     Face à une situation donnée, certains parmi nous, voient systématiquement le “verre à moitié plein” et d'autres, le “verre à moitié vide”
 C'est inné et dans certains cas, une éducation mal adaptée a pu renforcer en vous cette tendance.

     Il est certain que si, au moindre ennui, vous sous imaginez une catastrophe, rien d'étonnant à ce que, si vous avez plusieurs petits “pépins”, vous paniquiez et vous vous trouviez dépassé(e) par les événements !
     Que faire pour prévenir cela?

     Il faut arrêter de voir tout en noir, se forcer à rechercher tous les cotés positifs de la situation présente (et elle en a toujours, il suffit de vouloir les trouver !), de minimiser ceux qui sont négatifs Il faut rechercher le bon coté des choses même lorsqu'il s'agit d'événements désagréables et se rendre également compte qu'il y a des personnes beaucoup plus malheureuses que vous.

     Si mon petit ami m'a quittée, c'est que nous n'étions pas faits l'un pour l'autre, qu'il ne m'aimait pas assez (voire même, ce n'était pas un garçon sérieux), et il vaut mieux s'en apercevoir maintenant que lorsque nous aurions été plus engagés et que j'aurais été encore plus malheureuse, ou pire, que nous soyons restés toute notre vie ensemble, alors que j'aurais pu avoir un compagnon bien mieux adapté à ma personnalité.
 Et puis je suis jeune, des garçons il y en a bien et il y en aura bien un, un jour pour m'aimer et qui soit celui que je souhaiterais avoir comme amoureux et comme compagnon. Il faut être parient(e)!

     Si mes parents ne sont pas avec moi, comme je le souhaiterais, ai je bien compris leur personnalité, leur motivation.
 Ils m'aiment sûrement, mais à leur façon.  Leur ai-je montré assez moi même que je les aimais, ai je fait un effort suffisant vers eux, est ce que je ne me conduis pas, trop souvent, en enfant gâtée et trop exigeante ?. N'ont ils pas leur propres soucis?
     Je jalouse mes camarades d'avoir des parents aussi parfaits, mais n'ai-je pas fortement embelli leurs dires, n'ont elles pas paré leurs parents, dans leurs récits,  de toutes les qualités dont elles rêvaient?
     Après tout, il y a bien plus malheureux que moi, ceux qui sont orphelins à la DASS, ceux qui sont pauvres et ont juste de quoi manger, ou dont les parents sont au chômage, ceux qui sont obligés de travailler tout jeunes et ne peuvent pas avoir le métier qu'ils souhaiteraient, ou tout simplement ceux dont les parents ne s'aiment plus, se disputent et divorcent.
    Une grande partie de mes désirs ne sont ils pas satisfaits et est ce vraiment raisonnable de ne pas être content(e) et de me plaindre ainsi.?
     On ne peut pas tout avoir, tout ne peut être permis en ce monde, et bien des “misères” que me font mes parents, ne sont que les conditions nécessaires pour me protéger contre des catastrophes, m'habituer à voir la valeur des choses, à être patient (e) et à ne pas tout exiger bêtement.

     Si j'ai des problèmes en classe, j'ai peut être eu un peu de malchance, et je n'ai peut être pas assez travaillé. Si je m'y mets, si je vais voir mon prof pour lui demander honnêtement ce que je dois faire, si je fais cet effort, si un de mes camarades m'aide, je finirai bien par y arriver. J'ai pris du bon temps, c'était bien agréable, cette flemme, mais cela ne peut durer éternellement.

     Une des clés du bonheur c'est de toujours regarder ce que l'on a la chance d'avoir, plutôt que ce que l'on a pas, tous les avantages d'une situation, plutôt que ses inconvénients et d'imaginer les choses agréables qui vont arriver, plutôt que les catastrophes.
     C'est une habitude à prendre. C'est difficile au début, puis de moins en moins au fur et à mesure qu'on sait réagir ainsi.


Mercredi 22 novembre 2006 à 16:57

Tristesse, désespoir


     Mon dernier article sur le suicide a inspiré des questions diverses à mes correspondant(e)s, qu'ils m'ont posées ^par mail, mais elles tournent toujours autour de :
 “Pourquoi sommes nous tristes? Pourquoi n'arrive t'on pas à se débarasser de sa tristesse? Mes idées lugubres m'obsèdent, pourquoi.?”

     Lors de notre génèse, dans le ventre de notre mère, les connections de notre cerveau se sont développées d'une façon originale, qui nous est propre : même deux jumeaux ont des cerveaux différents. Ce développement va se poursuivre, de façon très importante chez le bébé, qui va découvrir la perception, ses cinq sens, la préhension, la marche, le langage, et chez le jeune qui va apprendre à lire, à écrire, à compter et recevra  une certaine éducaion et une certaine instruction.
     Ces connections dans notre cerveau sont à la base de notre personnalité.

     De ces connexions résultent des “préférences cérébrales” qui vont toujours par deux . La plus connue est d'être droitier ou gaucher ! Un droitier est plus adroit de sa main droite (sa préférence est droitier !), mais il peut apprendre à se servir de la main gauche (pour barrer un bateau par exemple) ou des deux mains ( pour applaudir).

     Une autre préférence moins connue est notre tendance à l'optimisme ou au pessimisme, d'où découle une certaine sensibilité au stress ou au contraire une stabilité émotionnelle..
     On peut la décliner en “sous préférences” comme cela est schématisé sur le tableau ci-dessous :



     1) - Pour une même situation,  vous voyez la vie sous un jour plutôt bon (le verre à moitié plein), ou au contraire plutôt ses mauvais cotés (le verre à moitié vide). Cette tendance vous donne ou non, confiance dans l'avenir.

     2) - Vous avez une certaine sensibilité aux événements extérieurs, notamment ceux qui sont imprévus, Vous avez tendance à être tendu, soucieux,  triste ou au contraire, serein, tranquille, gai . Vous avez tendance à apprécier les événements à leur juste valeur ou à l'extrème contraire, à faire des montagnes à partir de taupinières.

     3) - Vis à vis des événements passés et de votre comportement, vous avez tendance à tourner la page et à penser plutôt au présent et à l'avenir, ou au contraire à avoir des regrets (de ce que vous n'avez pas su faire, de votre négligence et de votre inertie), ou des remords (de ce que vous avez mal fait ou mal interprété).

     4) - Autre facteur, vous avez tendance à avoir confiance en vous, en vos capacités, vous êtes “assuré” ou au contraire vous êtes inquiet, vous craignez ne pas être à la hauteur des événements et des circonstances.

     5) - Enfin, lorsque vous vous trouvez face à une situation difficile, stressante qui vous touche émotionnellement, vous pouvez vous enfermer dans votre tristesse, les pensées émotionnelles stressantes “tournant en rond” dans votre cerveau et le paralysant' ou au contraire vous arrivez à solliciter votre cortex, à réfléchir rationnellement et à essayer de raisonner vos émotins.

     A coté de ces préférences cérébrales, un autre facteur intervient. Un centre du cerveau (les centres amygdaliens) et un autre centre (l'hypothalamus), ont une action sur la production d'hormones et notamment sur celle de ce que l'on appelle “l'hormone du stress” : le “cortisol”.
 Une personne qui aura tendance à produire davantage de cortisol sera davantage stressée.

     Vous voyez là, des explications et des moyens de mesure de notre capacité à réagir vis à vis de la tristesse, des peines, du stress, du désespoir.
     Mais cela ne nous dit pas comment combattre ces difficultés.
     J'essaierai d'en parler dans mes prochains articles.

Samedi 18 novembre 2006 à 19:15

Scarification, suicide



    Puisque j'ai commencé à parler du suicide, je voudrais vous livrer des réflexions qui s'adressent à ceux ou celles qui ont fait une tentative de suicide et aussi aux camarades de ceux ou celles qui ont fait cett acte ou même simplement émis l'idée quils ou elles pourraient le faire un jour.

 
    J'ai connu une quinzaines d'ados, souvent toutes jeunes, qui ont essayé de mourir, d'en finir avec leurs idées noires qu'elles ne supportaient plus, ou par désespoir d'un amour déçu ou fini. Mais elles se sont ratées ou on les a sauvées.
    Alors elles se sentent coupables, elles ont honte d'avoir causé de la peine à leur famille, d'avoir créé la panique, peut-être aussi d'avoir été lâches devant l'adversité ou devant une situation qui, après tout, n'était pas si affreuse.
    Il ne faut pas se rabaisser ainsi.
    Ce n'était qu'un instant d'égarement et, à 13 ou 15 ans, on est encore presque en enfance, on n'a pas la résistance d'un adulte. Il ne faut donc pas culpabiliser
    Il faut en tirer les cotés positifs, voir ce que vous avez appris, pourquoi vous ne recommencerez pas. Vous avez fait un grand pas, certes très pénible, vers la maturité.
    L'expérience, c'est la somme des bêtises qu'on a faites dans sa vie. Il ne faut pas les regretter.

    Les plaintes de certaines de ces ados  m'ont beaucoup ému.
    Elles se sentent exclue par leurs amies depuis qu'elles avaient parlée de suicide, ou encore plus si elles avaient fait une tentative, comme si elles étaient pestiférée, démoniaques.
    C'est pourtant à ce moment qu'elles auraient le plus besoin d'aide. Un ado l'attend d'abord de ses amis avant même ses parents, car il croit qu'étant de son âge, ils le comprendront mieux.
    Personne n'est pestiféré : la dépression est due à un mauvais fonctionnement chimique du cerveau, pas à des microbes. Quand aux personnages démoniaques, cela n'existe que au cinéma, à la télé ou dans les romans.
    Si vous vous sentez dépassés par le désespoir de votre ami(e), de grâce, ne l'abandonnez pas, ne l'excluez pas de votre goupe.
Allez chercher des adultes, l'infirmière de votre collège ou lycée, des parents, ou appelez moi !

Mercredi 15 novembre 2006 à 19:28

Scarification, suicide



        Pour la première fois sur Cowblog, pendant les vacances de la Toussaint j'ai été “appelé d'urgence” et hier une correspondante de Tchatcheblog m'a également appelé : deux dans le mois, cela fait beaucoup. Cela faisait plusieurs mois que cela ne m'était pas arrivé.

        Des “guenons désespérées”, (ce n'esyt malheureusement pas le feuilleton américain !), qui m'appelaient par mail parce qu'elles avaient envie de prendre des médicaments et qu'elles avaient peur de le faire (heureusement!).
        J'ai été discuter sur MSN puis au téléphone. On a échangé ensuite des mails et tout est rentré dans l'ordre provisoirement. On va continuer à s'écrire.
        Je devrais être habitué car j'ai plusieurs fois par an une jeune qui appelle parce qu'elle a envie de se suicider, mais à chaque fois j'ai peur d'arriver trop tard, de ne pas savoir convaincre. Jusqu'à présent cela s'est bien terminé, mais une fois j'ai eu vraiment l'angoisse parce q'après avoir discuté, je suis resté huit jours sans nouvelle de l'ado; mais elle est rentrée saine et sauve de chez ses grands parents.
   
        Les raisons de ces envies morbides : quelquefois un trop plein de tristesse, sans vraie raison importante, des échecs scolaires, des disputes avec les copains, mais ces raisons seules sont rarement suffisantes. Elles se combinent à d'autres.
        Différents avec les pernts, instance de divorce de ceux-ci, mais les cas que j'ai recontrés le plus souvent sont des chagrins d'amour, soit qu'un petit ami vous ait quittée, soit que vous vous morfondiez d'amour pour un garçon qui ne fait guère attention à vous.

       Alors, dans ce cas, vous essayez d'attirer son attention par cet acte désespéré, vous voulez aussi lui montrer de quoi vous êtes capable pour ses beaux yeux, et puis même comme vous lui en voulez un peu (ou beaucoup), ce geste est également destiné à le culpabiliser et donc à vous venger un peu de lui.

     Je vous le dis tout de suite, un tel acte est absurde, tant sur le plan du risque que de l'efficacité.

            SI vous voulez réellement mourir pour ne plus souffrir, c'est raté !
    D'une part si vous mourrez vraiment le résultat est absurde puisque souffrir est une perçeption physique et psychologique et que votre système nerveux et votre cerveau étant détruits à jamais, vous n'aurez plus aucune perception.
    Par contre je peux vous assurer que vos derniers moments seront affreux.        
    On ne sait pas avant, combien le suicide est pénible. Moi non plus je ne le savais pas, mais depuis, j'ai les témoignages de certain(e)s d'entre vous qui ont fait une tentative et ne recommenceront pas.
    D'abord on a peur avant et on est très angoissé, on hésite et c'est une véritable torture de l'esprit. Puis juste après on panique parce qu'on ne peut plus revenir en arrière, que l'on ait pris des médicaments ou que l'on se soit ouvert les veines.

    On se sent partir, on a peur, on ne veut plus, on veut revenir à la vie, on crie au secours, aidez moi, soignez moi et personne n'entend. On panique et c'est une souffrance horrible, celle de tout le corps, qui n'est rien à coté de la souffrance uniquement psychologique d'avant sa tentative....

         Le risque, même si vous ne vouliez pas vraiment mourir, n'est pas anodin.
     Vous connaissez mal les médicaments et même si un “vidal des familles” existe dans la bibliothèque, les doses indiquées, ainsi que leurs effets, sont des moyennes, et même si vous avez calculé sans vous tromper celle relative à votre poids, il faut savoir que les sensibilités individuelles peuvent être assez variables, notamment en fonction de votre état de santé ou de réactions par exemple allergiques, ou de potentialisation entre deux médicaments (ou par l'alcool que vous auriez pris pour vous donner du courage).
     Il y a eu des cas où l'ado est tombée dans le coma, et où elle risque, si les cellules du cerveau sont mal irriguées, des paralysies ou autres séquelles graves.

       L'efficacité de votre geste est très incertaine.
     D'abord un garçon, surtout s'il est jeune, a horreur de ciulpabiliser. Alors votre geste va plutôt l'éloigner encore plus de vous.
     Si c'est un garçon sérieux et qu'il a de l'affection pour vous, certes il s'occupera de vous, essaiera de vous aider sur le moment, mais ce n'est pas cela qui le fera changer d'avis s'il n'a pas, ou plus envie de vous aimer.
     Au contraire, il trouvera que vous êtes une fille à problèmes, et que cela risque de lui en attirer d'autres s'il continue ou devient votre petit ami.
     Et ne croyez pas qu'il admirera votre courage. Il considèrera au contraire que vous n'avez pas pensé à vos parents, à vos amis à qui vous allez faire beaucoup de peine. Vous n'avez pas pensé à son chagrin à lui et donc vous n'avez pas tellement d'attachement pour lui.
     Bref il verra beaucoup plus l'aspect “faiblesse” de votre acte que l'aspect “courage” et vous n'en sortirez pas grandie, au contraire.
     Le pire c'est si vous avez fait du chantage : “si tu ne m'aimes pas, je me tue”. Je n'ai pas encore rencontré de garçon aujourd'hui qui supporte cela (peut être en était il autrement au temps des romantiques du 19ème siècle !.)
     Bref  les exemples que j'ai pu voir, ont toujours été plutôt négatifs, par rapport au but recherché.
     
         Par contre vous allez perturber grandement votre vie familiale, semer le désarroi et la peur dans votre famille, et souvent augmenter votre propre peine et vous déstabiliser un peu plus, parce qu'un tel geste est beaucoup plus stressant qu'on ne croit, pour celui qui le tente.
     
     Si certaines d'entre vous qui lisent cet article, avaient des intentions de ce type, venez m'en parler avant, pour qu'on en discute. On trouvera sûrement ensemble des solutions ayant un meilleur rapport risque / efficacité, qui ne vous ramèneront peut être pas votre ami, car sa décision est peut être irrévocable, mais qui du moins, ne vous feront courir aucun danger et n'apporteront pas de catastrophe dans votre famille.
    On peut toujours s'en sortir, d'autres l'ont déjà fait; il y a toujours une solution et vous ne serez plus seule pour la trouver : on vous y aidera..

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lancien

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