Mardi 30 janvier 2007 à 19:04

Amour et peines de coeur



         Depuis le début de l'année j'ai reçu plus de dix lettres de jeunes correspondantes me faisant part de leur abandon par leur petit ami, à l'issue des vacances de noël, et cela brutalement, sans préavis, et sans aucune explication.  Il faut donc les aider à oublier.
       C'est bizarre comme la séparation due aux vacances (surtout celles d'été !), est propice aux ruptures !

       Je connais quelques garçons qui sont gentils, attentionnés et qui peuvent faire des “petits amis” fort acceptables ! Il y en a même parmi eux, qui ont une belle petite gueule et des yeux brillants pleins d'étoiles, mais en général ceux là sont déjà pris !LooL

       Mais d'autres me laissent toujours perplexes

       Je comprend très bien que, pour vous, être le petit ami d'une jeune copine, cela consiste surtout à sortir avec elle (exclusivement ?), a être en quelque sorte ce que, il y a soixante ans, nous nommions pompeusement un “chevalier servant”, à s'occuper d'elle, la dorloter un peu, lui voler (??) quelques baisers, et surtout à ne pas passer auprès des copains pour un ours solitaire et mysogine, mais au contraire à un petit coq gaulois aux  multiples admiratrices.
       C'est en quelque sorte une amourette et les projets d'avenir ne sont pas de mise, ce qui me parait normal, vu votre âge
       Enfin il y a quelques exceptions, mais rares.
       Alors je comprends aussi qu'au bout de quelques mois, vous vous soyez un peu lassé de ce rôle (tout nouveau, tout  beau, mais les plus belles choses “s'usent.”)

       Qu'il y ait donc une rupture à un certain moment, je ne m'en étonne pas, mais pourquoi ne pas le faire en douceur, progressivement et en ménageant votre amie.?       
      Je trouve que lorsqu'on veut rompre il faut en particulier avoir le courage de ses actes et le dire nettement et en face (pas par mail) à son amie et enj lui donnat les explications - si mauvaises soient elles - qu'elle est en droit d'attendre (ce n'est pas elle sui veut rompre! ).

      Je m'aperçois aussi que, presque la moitié de celles qui ont “perdu”  leur petit ami m'ont dit qu'il a rompu parce qu'il sortait avec l'une de leurs amies. Là je crois que ni les garçons, ni les filles n'ont de pudeur, ni le sens de l'amitié. Ou alors qu'ils sont inconscients.

      Je me demande si, de même que ce que vous appelez “amour” est en fait une "amourette", ce que vous appelez un "ami" n'est pas un simple "copain", avec lequel on peut “délirer”, mais qui est aux abonnés absents dès qu'on est dans la peine;
      Là aussi, je retarde : moi, j'en étais resté aux “copains d'abord “ de Brassens; et pour moi, un véritable ami doit être là encore plus dans la peine que dans la joie.
     
      Pourtant j'ai connu deux amies qui étaient amoureuses d'un même garçon, mais qui ne le lui ont jamais dit, pour ne pas faire de la peine à l'autre.
      Cela au moins c'était de l'amitié, et si elles lisent encore mon blog, qu'elles sachent que j'admire toujours le geste qu'elles ont eu, bien que depuis longtemps je n'ai plus de nouvelles d'elles..

      Il existe encore heureusement, des gens qui ont du coeur !

      Dans mes prochains articles je donnerai quelques exemples de ces ruptures.
      Je précise toutefois que ce que me disent mes correspondant(e)s comme ce que je leur écrit est confidentiel.     

      Je ne publie donc jamais rien à leur sujet (même pas un extrait de leur blog), sans leur en demander l'autorisation, et notamment des morceaux de leur histoire ou de leurs mails. Je reste très général, je transforme les noms et légèrement certains faits ou circonstances, (y compris sur les textes cités), afin que leurs amis ne puisse pas reconnaître mon correspondant s'ils lisent mon blog. Il m'arrive même de fusionner certains récits.
      Enfin et surtout je soumets intégralement mon texte à l'intéressé(e) et je fais toutes les modifications demandées.
      Bien entendu je ne publie rien si mon correspondant ne m'y autorise pas (c'est arrivé une fois seulement depuis 2 ans).

Mardi 30 janvier 2007 à 15:51

Chats



 
        Je suis en retard pour faire mes articles.

        Mais comme vous le voyez sur l'image, le chat avait squatté mon ordinateur. !!! LooL

        Soyez rassuré(e)s, mon ordi est plus moderne que cela.
        J'ai seulement eu du travail ce matin et je n'ai pu finir mon article et cet après midi, j'ai une longue réunion.
        Comme j'avais préparé cette image pour demain en “hors ligne”, je profite d'une pause “détente” pour la mettre en ligne aujourd'hui, et “promis”, je poste un article ce soir vers 20h.

    Biz et à bientôt



Dimanche 28 janvier 2007 à 9:45

Chats





    Ce matin je ne peux pas faire d'article.

Je ne peux quand même pas réveiller un chat qui dort

    Alors peut être à cet après-midi s'il veut bien se réveiller.

    Biz à tous et à toutes

Samedi 27 janvier 2007 à 8:34

Relations avec nos parents, famille



    Je viens de faire cinq articles sur les rapports entre vous, mes jeunes correspondant(e)s et vos parents.

    Je voulais d'abord faire le constat de ce que j'avais remarqué, à votre contact, depuis deux ans.


    Maintenant j'aurais voulu vous donner un peu la parole, pour que vous me laissiez des commentaires ou que vous m'écriviez si votre avis est trop personnel pour être mis à la vue de tous.

    Deux questions me préoccupent,  qui s'adressent à tous :

    Avez vous à votre avis des échanges suffisants avec vos parents. Vous écoutent ils, cherchent ils à vous comprendre, faites vous l'effort nécessaire pour communiquer, et vous connaissent ils et vous comprennent ils vraiment ?
    Si la réponse n'est pas entièrement positive, pourquoi cette déficience?

    Vos parents, à votre avis, sont ils vis à vis de vous trop laxistes ou trop sévères (ou les deux selon les circonstances). ? Ont ils la même attitude vis à vis de vos frères et soeurs éventuels. Souffrez vous beaucoup de la “liberté” (ou du manque de liberté), que vous avez dans divers domaine ? (si surprenant que cela paraisse, trop de liberté peut être aussi traumatisant que pas assez).
    Mais quelle est votre attitude dans votre démarche - naturelle et obligatoire pour un adolescent - de découverte et d'acquisition de son autonomie et de ses responsabilités. (essayez d'être sincères et de vous mettre en question !)

    Je ne traite pas dans cet article, des parents qui ne s'entendent plus, des cas de divorces, des situations difficiles et douloureuses.
    Ne croyez pas que je les ignore, mais si vous êtes dans de telles circonstances, que vous en souffriez et que vous vouliez en parler, je ne pense pas que ce soit par des commentaires qu'il faille le faire, car c'est difficile à exposer de façon concise et aux yeux de tous.
    Ecrivez moi dans “lui écrire” et je vous donnerai mon adresse électronique, pour que nous puissions correspondre.

Lundi 22 janvier 2007 à 10:07

Chats


Rassurez vous, ce n'est pas un test de psycho !

Juste une petite plaisanterie.

Est ce que, lorsque vous êtes mal réveillé(e) le matin, au petit déjeuner, votre maman vous aide t'elle encore à vous débarbouiller ainsi?

Si oui, vous êtes encore un(e) enfant !


Vendredi 19 janvier 2007 à 18:57

Relations avec nos parents, famille



     Un problème que je rencontre chez certaines d'entre vous depuis la rentrée est celui des familles “recomposées”.
     J'appelle ainsi les familles où les parents ont divorcé, puis celui de vos parents à qui votre garde a été confiée, s'est remarié avec quelqu'un, qui avait lui même des enfants, qui sont ainsi devenus vos demi-frères et soeurs par alliance.
     Il peut naître ensuite de nouveaux enfants de cette union, qui sont alors de vrais demi-frères ou soeurs pour les enfants nés des anciennnes unions, puisqu'ils ont ou un père ou une mère en commun.
     C'est une situation pour laquelle je n'ai aucune expérience, ne l'ayant jamais “expérimentée”. Mais c'est maintenant chose courante, car le nombre de divorces est élevé et dans quelques cas, cela arrive même plusieurs fois
     Je connais une famille où les parents actuels se sont remariés deux fois chacun; il y a huit enfants qui vivent ensemble provenant de six unions différentes : record à battre parmi les cas que je connais!!! Et paradoxalement, cela fonctionne assez bien dans cette famille, car les enfants s'entendent entre eux et finalement forment un clan très uni, de telle sorte que s'ils ont souffert des divorces de leurs parents, ils ont oublié un peu le comportement de ceux-ci, en faisant chacun son trou dans cette petite meute sympathique de jeunes (ne cherchez pas, ils ne sont pas sur tchatcheblog!!!).
     Les problèmes sont surtout pour les parents, parce qu'élever huit jeunes d'âges très rapprochés, pose des problèmes matériels (argent, logement, voitures, vacances...), qui ne sont pas de tout repos.

     Malheureusement, cela ne se passe pas toujours aussi bien, si j'en crois vos mails.
     Bien entendu, il y a d'abord le stress provoqué par les parents qui se disputent et par leur divorce. Cela j'en ai déjà parlé dans un précédent article.
     Ensuite il y a deux difficultés principales : l'entente avec le nouveau conjoint et l'entente avec les demi-frères ou soeurs, qu'ils soient vrais ou par alliance. (quand je parle de conjoints, il est possible que ce soit seulement deux personnes qui vivent ensemble et ne sont pas mariés; pour moi, il n'y a pas de différence).

     Certaines d'entre vous me disent qu'elles ne s'entendent pas avec leur beau père. mais souvent il parait assez difficile de déterminer la nature exacte de ce différent.
     Il est certain que ce n'est pas facile, ni pour l'enfant, ni pour le parent, de s'adapter à la situation nouvelle;
     L'enfant est souvent jaloux du nouvel amour de sa mère. Il ressent souvent cela comme une trahison par rapport à son père biologique et il a donc un à priori très défavorable vis à vis de cet “intrus”.
     Même si ce sentiment répulsif n'existe pas, il faut qu'il s'habitue à cette nouvelle présence et un ado admet mal que ce “demi-père” exerce sur lui la moindre autorité.
     Mais il faut aussi savoir que le beau-père en question, se sent probablement très mal à l'aise parce qu'il se sent considéré comme un intrus, comme une “pièce rapportée”.
     Il faudrait que chacune des deux parties y mette du sien.

     En général les enfants s'entendent bien entre eux. mais ce n'est pas toujours vrai, surtout entre ados. Les demi-frères et soeurs n'ont pas partagé avec vous de nombreuses années de vie commune et eux aussi sont parfois considérés comme des intrus. Surtout lorsque vous étiez fille unique, vous êtes en général jalouse, car ils viennent prendre une partie du temps que votre mère ou votre père vous consacrait exclusivement.
     Il est aussi certain que ces frères et soeurs, qui ont un patrimoine génétique différent du vôtre, peuvent avoir une personnalité, un caractère très différents.
     C'est aussi peut être eux, qui ne veulent pas sympathiser et que vous n'y soyez pour rien.
     Les parents préfèrent parfois l'un d'entre eux, ce qui suscite une jalousie compréhensible, de la part des autres.
     
     Je crois que le problème essentiel de la “recomposition” des familles, est que chacun veuille bien admettre que le passé est révolu, qu'il ne sert à rien de le regretter, qu'il faut construire l'avenir, le reconstruire presque à partir de rien, et donc mobiliser toutes ses capacités relationnelles, de sympathie et d'indulgence, de bonne volonté et de patience, et que la nouvelle construction repose sur le dialogue, la confiance et la tolérance.
     A part quelques cas où l'attitude du nouveau conjoint m'est apparue comme assez odieuse, je crois que la pluspart du temps les mésententes sont plutôt dues à des “à priori” inexacts et à un manque d'efforts mutuels regrettable, qui empêche de se rapprocher les uns des autres.

Vendredi 19 janvier 2007 à 18:53

Relations avec nos parents, famille



        On présente toujours, dans les livres qui parlent de l'adolescence, cette période comme un passage difficile pendant lequel vous n'êtes plus enfant, mais pas encore adulte et où vous souhaitez sortir de votre cocon familial et prendre peu à peu votre liberté et donc vous émanciper de vos parents.

     Toutefois vous en êtes toujours dépendant au plan matériel et financier et vous souhaitez qu'ils s'occupent de vous, vous soutiennent et vous encouragent, vous aident dans vos difficultés et, en un mot, qu'ils vous aiment (et vous le disent !).

     Il est donc normal que, durant cette période, il y ait une certaine opposition, un certain frottement avec les parents.

     Pour certains d'entre vous, cependant,  cette opposition est devenue systématique, une habitude, une sorte de drogue incontournable, un feuilleton à épisode, avec des hauts et des bas et des paroxismes.
     Ces oppositions sont le plus souvent entre mère et filles ou entre père et fils.

     Quand on analyse la situation que vous me décrivez, on s'aperçoit que le plus souvent, les deux antagonistes ont tous deux une part de responsabilité, mais que l'un des deux à la plupart du temps l'initiative (malheureuse) de chercher querelle à l'autre et on peut en citer quelques causes possibles :

     - une incompatibilité d'humeur, en particulier des “préférences cérébrales” très différentes ou opposées, un grand orgueil et une volonté d'avoir toujours raison, une certaine instabilité ou une tendance coléreuse à ne pas savoir enlever à temps la soupape de dessus la cocotte minute pour faire baisser la pression.

     - un manque mutuel d'écoute et un manque flagrant de communication, chacun campant sur ses positions au milieu de malentendus énormes et permanents.

     - une certaine maladresse “d'expression orale”, chaque parole du parent étant susceptible d'être prise pour une critique et un reproche acerbe, et certaines remarques de l'enfant un peu trop critiques, apparaissant aux parents comme une remise en cause de leur autorité, de leur système d'éducation, voire de leurs opinions et valeurs morales.

     - lorsque c'est le jeune qui est la source des disputes, un laxisme à l'origine trop grand des parents qui ont habitué leur enfant à avoir tout ce qu'il désirait, de telle sorte qu'il n'apprécie même plus les avantages qu'il a, et que lorsque quelque chose lui est refusé, il ne peut plus supporter la moindre contrariété.
     Une tendance aussi de cet “enfant gâté” à se prendre pour un adulte et à vouloir tout régenter dans la maison.

     - lorsque c'est le père ou la mère qui est à l'origine des affrontements, il s'agit au contraire de parents trop sévères, qui critiquent systématiquement tout acte de leur enfant et ne lui accordent aucune liberté, de telle sorte que ces tracasseries permanentes et systématiques aboutissent à une exaspération chronique et à des réactions du jeune,
 Au mieux d'isolement et de repli sur lui même et au pire à la révolte et à des actes qui attirent l'attention sur sa souffrance.

     La plupart du temps, dans un cas comme dans l'autre, le temps fiinit par arranger les choses, le jeune grandissant et prenant peu à peu son indépendance, mais j'ai parfois été témoin de situations difficiles où, dans le premier cas, le jeune ne se rendait pas compte du traumatisme qu'il faisait bien inutilement à lui même et à ses parents et, dans le second cas, où les parents ne voyaient pas la situation critique de leur enfant et le risque qu'ils couraient de le voir s'éloigner d'eux avec un grand ressentiment, mais aussi un sentimant de culpabilité.

     Alors que parents et enfants s'aiment et qu'il serait tellement plus simple de se le dire !!!!

Vendredi 19 janvier 2007 à 18:49

Relations avec nos parents, famille




     Je disais dans un de mes précédents articles, que la plupart des parents étaient plutôt laxistes, considéraient à tort que leurs enfants avaient déjà une mentalité et des capacités d'adulte, et en conséquence, leur laissaient une trop grande liberté, leur faisant ainsi affronter des situations et des décisions auxquelles ils n'étaient pas préparés et qui n'étaient pas de leur âge.
     Ce n'est pas toujours le cas et il existe encore des parents qui élèvent normalement leurs enfants,

    Et, c'est plus rare aujourd'hui, certains parents sont extrèmement sévères, voire même assez tyranniques.

     Les quelques cas que j'ai rencontrés parmi vous, me rappellent la lecture de livres de psychologie : ce sont souvent des parents qui ont eu, eux même, une enfance peu heureuse ou encore, qui ont subi un accident dans leur enfance, qui les a profondément traumatisés et qui a marqué leur inconscient à jamais; ils veulent alors, à la fois éviter cette catastrophe à leur enfant qu'ils aiment, mais aussi revivre à nouveau inconsciemment leur enfance autrement, sans ce traumatisme, en s'identifiant à leur enfant.

     Vous vous plaigniez amèrement d'un manque total de libertés, vous ne pouvez sortir à votre guise, voir vos copains, aller à des fêtes, des soirées ou même à des manifestations culturelles; on ne vous fait pas confiance, on vous épie, on vous prête des tas d'intentions que vous n'avez pas, on vous soupçonne de nombreuses fautes que vous n'avez pas commises et on tisse autour de vous un réseau de surveillance de tous les instants. On surveille vos lectures, votre courrier, vos communications téléphoniques.

     Je comprends tout à fait votre agacement et vos griefs, mais votre stress vous fait souvent réagir de façon subjective, alors qu'il faudrait regarder la situation de façon posée et logique.
     N'exagérez pas vos tracas, n'imaginez vous pas certaines de ces contraintes ?
 Ne tombez quand même pas dans une “manie de la persécution”; ne vous considérerz pas comme un enfant martyr.
     Est ce que les faits que vous me citez sont vraiment systématiques, sont ils vraiment si graves et vous gênent ils vraiment beaucoup, constituent ils vraiment des contraintes insupportables et une surveillance abusive ? ou est ce seulement une façon peut être un peu trop fréquente, de vous protéger contre les risques de dérapage de certaines situations?
     La liberté que vous souhaitez, il faut aussi la mériter. On ne vous donne pas assez de “temps libre”, mais faites vous très sérieusement votre travail de classe et avez vous de bons résultats scolaires ? Lorsqu'on vous accorde une sortie, respectez vous les horaires et les consignes que l'on vous a données?
     Ces libertés, est ce que vos camarades de la même classe ou du même âge ont vraiment beaucoup plus de latitudes. Et ne voyez pas les cas extrèmes, les plus favorables, mais la moyenne. Et puis vérifiez ce qu'on vous dit, car j'ai constaté que certains d'entre vous, (les garçons notamment) avaient tendance, pour avoir l'air de “grands presqu'adultes”, à beaucoup exagérer ce que leur permettaient leurs parents (ce qui d'ailleurs ne les empêchaient pas ensuite de se plaindre d'être brimés eux aussi !!!).
     
     Le conseil que j'aurais tendance à vous donner, c'est d'une part, puisque vos parents vous considèrent un peu comme des enfant, de leur montrer souvent que vous pouvez vous comporter comme une personne raisonnable et sensée, qui ne fait pas de bêtise et prévoit et assume les conséquences de ses actes.
     C'est d'autre part de ne pas “casser les pieds “ à vos parents par des “réclamations “ sur votre manque de liberté, mais plutôt de solliciter des “permissions de sortie”, en mettant en avant vos bons résultats en classe ou les actions que vous avez pu avoir et qui leur ont donné satisfaction. (le positif a plus de chance de passer que le négatif !).
     Enfin je crois que la meilleure solution serait de passer un “contrat” clair avec vos parents qui définisse le mieux possible ce que vous pouvez faire et dans quelles conditions vous devez le faire et qu'ensuite, chacun essaie de le respecter.



Vendredi 19 janvier 2007 à 18:43

Relations avec nos parents, famille



    Comme je vous l'avais dit dans mon précédent article, je voudrais vous relater aujourd'hui un cas réel, qui s'est passé sur tchatcheblog à la fin 2005.

    Une de mes correspondantes était très mal, vraiment désespérée, se scarifiait et commençait à avoir des idées morbides, car ses parents se disputaient tout le temps devant elle de façon violente et pensaient divorcer. Ils ont un jour découvert les cicatrices sur les bras de leur fille et ce fut le drame.
    J'ai alors demandé à la jeune fille de s'arranger pour que ses parents sachent qu'elle correspondait avec moi et qu'ils viennentt voir sur mon blog, par précaution, quel personnage je pouvais bien être, ce qui n'a pas manqué de se produire.
    Ils ont été évidement un peu surpris d'y trouver l'article suivant, mis la veille à leur intention.
   

     "...Vous parents qui allez lire cet article, ces quelques lignes vous sont destinées.

     Vous avez récemment découvert avec horreur des griffures sur les poignets de votre fille. Vous avez été étonnés puis un peu affolés par cette découverte. Puis vous avez trouvé cela honteux et horrible, vous avez cédé à la colère, vous avez promis à cette jeune ado, mais qui est encore aussi une enfant, votre enfant, des sanctions diverses et vous l'avez menacée de la confier à un psy dans un hôpital psychiatrique..

     Je voudrais d'abord vous dire que, contrairement à ce que vous croyez, la scarification n'a rien de honteux et n'est pas en soi, une action très grave, ni désespérée; elle ne doit pas être assimilée à un suicide.
 Je comprends votre réaction. Moi même j'ai découvert, début 2005, ce phénomène que j'ignorais avant, mais j'ai appris à le connaître et à aider les jeunes qui s'adressaient à moi, à le leur faire maîtriser.puis abandonner.
     Menacer votre fille de sanctions est inefficace et la mettre en hôpital psychiatrique risque d'aggraver son cas et de la mener à la dépression, voire au suicide.

     Cette acte de mutilation, ce n'est que le signe d'une grande souffrance et c'est avant tout, un appel au secours.
     Cet appel il faut que vous l'entendiez, il faut que vous essayez de savoir ce qu'il y a derrière, quelle est cette souffrance.
     Si vous arrivez à diminuer l'angoisse de votre enfant, elle n'aura plus envie de continuer cette pratique, qui, je vous l'assure, ne lui apporte aucun plaisir.
     Je sais que votre fille craint cette confrontation, et que vous même, ne saurez peut être pas comment l'aborder.
     Alors je peux peut être vous mettre sur la voie, vous donner du moins, mes hypothèses.
     
     Je sais que votre couple est en instance de divorce  et que c'est une période difficile pour vous, mais aussi pour votre fille : même si l'adolescence lui fait parfois s'opposer à vous, elle vous aime énormément tous les deux..
     Alors, quand vous affichez devant elle vos désaccords, quand vous vous plaignez à elle de l'autre, comme si elle était une adulte et pouvait statuer sur vos différents, quand vous la prenez à témoin pour savoir qui de vous deux a raison, et pire, quand vous lui demandez de décider avec lequel d'entre vous elle voudrait vivre, vous la mettez dans une situation déchirante, dont la seule issue est le désespoir.
     Elle admet votre divorce, mais pas les conditions dans lesquelles il se passe.
 Elle ne peut choisir, c'est au dessus de ses forces: elle vous aime tous les deux autant l'un que l'autre !

     Le pire c'est lorsqu'elle vous donne son avis, et que l'un de vous, à tour de rôle, lui en veut et lui reproche ce qu'elle a pu vous dire. Elle est ainsi la victime de vos dissensions et c'est cela qui, consciemment ou non, la désespère.

     Ce ne sont ni des jugements que je porte sur vous, ni des critiques que je vous adresse. Je cherche simplement à vous rapporter des faits.
     Je pense que, préoccupés par vos problèmes, vous n'avez pas vu la souffrance que vous imposiez, sans le vouloir, à votre enfant.
     Vous pouvez lui demander si mes hypothèses sont exactes et j'espère que vous arriverez ainsi, à comprendre et à soulager sa souffrance et je suis persuadé qu'alors, elle n'aura plus aucune raison de se scarifier.

     Je n'ai pas besoin de réponse de votre part, mais votre fille connait mon e-mail et mon numéro de portable et vous pouvez m'écrire ou m'appeler si vous le souhaitez...... "


    Les parents ont effectivement tout à coup réalisé les conséquences de leurs attitudes, qu'ils n'avaient pas comprises jusque là.
Certes ils ne se sont pas réconciliés pour autant, mais ils ont désormais veillé à ne plus être aussi démonstratifs et surtout à dire à leur fille qu'ils ne l'abandonnaient pas et qu'ils l'aimaient toujours.
    Et j'ai eu droit à un coup de fil pour me le dire, et à un gros bisou par mail de ma correspondante.

    Ces problèmes de scarification, j'ai l'intention de les aborder après en avoir terminé avec vos parents.(rassurez vous, je ne les abîmerai pas !).

Vendredi 19 janvier 2007 à 18:23

Relations avec nos parents, famille

 

Après les chagrins d'amour, la source la plus fréquente de soucis de mes correspondantes, est le problème de la famille, et l'on pourrait classer ces cas en plusieurs catégories :

     - les parents qui se disputent;
     - les familles recomposées;
     - l'indifférence d'un ou des parents;
     - le problème de la liberté des enfants par rapport à la tutelle des parents;
     - l'opposition systématique entre un des parents et son enfant : le plus souvent la mère et la fille ou le père et le garçon.
    
     Bien entendu je ne parle pas d'incidents ponctuels, qui peuvent toujours arriver un jour ou l'autre, mais de problèmes permanents et systématiques et donc chroniques qui engendrent stress et tristesse.

     Je pense traiter ces divers cas dans mes prochains articles, en fonction éventuellement de vos remarques.

     Je traiterai rapidement aujourd'hui le problème des parents qui ne s'entendent plus, se disputent ou même sont en instance de divorce.
     Dans mon prochain article,je vous parlerai d'un jour où, sur tchatcheblog,  je me suis adressé à des parents qui ne se rendaient pas compte de ce qu'ils faisaient subir à leur fille; et ils en ont heureusement pris conscience.

     Cette mésentente, me direz vous, c'est le problème des parents et non celui des enfants.
     Effectivement, le conseil que je vous donne est de vous en mêler le moins possible, d'essayer de rester en dehors des querelles, et surtout de ne prendre  parti pour aucun des deux, car l'autre vous en voudrait forcément.

     Mais ce sont cependant vos parents que vous aimez tous les deux, et vous ne pouvez rester insensible, à moins d'être très égoïste.
     Vous êtes triste de les voir se disputer, vous souffrez à la pensée que vous ne verrez plus l'un d'eux tous les jours, et vous êtes aussi inquiet pour votre avenir sentimental et matériel.

      N'essayez surtout pas de les réconcilier. Un enfant, même adulte, ne peut comprendre les problèmes de ses parents, car il n'a pas les éléments, il n'a pas “vécu leur vie”.

     La seule solution c'est que vous les aimiez tous les deux, et que vous le leur montriez, que vous le leur disiez et que vous leur fassiez plaisir quand vous le pouvez.

     Et soyez patient, c'est malheureusement une mauvaise période à passer.
     Essayez de ne pas penser qu'à vos parents et à leurs problèmes, de vous distraire, de sortir avec les copains.

    Je sais que c'est souvent très pénible parce que la plupart des divorces ou des mésententes, se traduisent par des attrapades plus ou moins violentes entre parents, qui, tout à leurs problèmes et leur ressentiment, ne se préoccupent pas de l'influence que cela peut avoir sur leurs enfants, qui vivent cela très mal.    Je publierai demain un exemple

    Si vraiment cela ne va pas bien pour vous dans de telles condition, si vous vous sentez très triste et "abandonnée", écrivez moi, que nous réfléchissions ensemble à votre problème et que l'on essaie de vous "remonter le moral".

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lancien

sortir de la tristesse

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