Vendredi 19 janvier 2007 à 18:10

Relations avec nos parents, famille

    Je n'ai pas enco(re fait de'articles sur les relations entre enfants et parents. Alors je vais combler cette lacune.

    Je me servirai pour le moment des observations que j'ai faites en dicutant avec mes correspondant(e)s de cowblog et de tchatcheblog.

     Une chose très générale, que vous ayez ou pas de conflits avec les parents, vous semblez tous me dire que vos parents ne s'occupent pas assez de vous, mais que, par contre, ils vous surveillent trop.
     Ils considèrent que d'une part ils doivent vous assurer une vie, la meilleure possible, (heureusement que vous vous rendez compte de cela !!! IooI), et d'autre part ils doivent vous donner une bonne éducation et une bonne instruction et donc vous “surveiller” sur ces problèmes. (je rappelle qu' "educare" en latin c'est "conduire dehors", c'est à dire préparer à être un adulte indépendant).
     Mais ils ont peu d'activité communes avec vous et ne vous montrent pas assez qu'ils vous aiment.

     C'est vrai que les parents ont moins de temps qu'autrefois pour s'occuper de leurs enfants : vos mères travaillent, vos pères sont aussi très occupés. ils rentrent fatigués du boulot et s'énervent facilement si vous n'avez pas résolu correctement vos problèmes;
     Mais par ailleurs les temps et la mode ont changé et la vie de famille n'est plus la même que lorsque j'étais enfant, et elle est même très différente d'il y a 30 ans, quand mes enfants étaient ados et cela sous bien des aspects :

     - Les parents ont, pour la plupart, peu d'activités communes avec leurs enfants, alors qu'autrefois, ils partageaient  des loisirs divers le week-end, et notamment des activités sportives.

     - Par contre ils vous confient à des tas de club, associations ou organismes divers pour des activités de groupe, sportives ou artistiques. Ils vous y amènent volontiers en faisant le “chauffeur”, quand ce n'est pas à coté de votre domicile; mais ces activités, vous les pratiquez sans eux, avec des copains ou seuls, et ils ne s'y intéressent souvent pas beaucoup.
     Est ce pour pouvoir être tranquilles et avoir leurs propres activités, est ce pour vous émanciper davantage, est ce parce que cela ne les intéresse pas ou que vous avez fait en sorte qu'ils ne viennent pas vous y “embêter", je ne sais?

     - Vous avez aussi, en général, beaucoup d'activités avec les copains; il y en avait aussi jadis, mais le dimanche se passait en famille, à faire quelque chose ensemble.
     Personnellement je trouve cela dommage, car ces activités communes étaient l'occasion de mieux se comprendre, de discuter, et d'avoir des repères communs.
 Il ne s'agit pas d'être tout le temps avec vous, mais pas du tout, c'est l'excès inverse.

     - Les moyens de transmettre de l'information se sont multipliés : télé, portable, internet... Vous parlez beaucoup, vous écrivez peu (ce n'est pas vrai pour mes correspondants qui m'écrivent beaucoup, et certaines de mes correspondantes en un français impeccable et élégant, ce qui m'étonne toujours au siècle des SMS. Ceux ci restent pour moi, une langue étrangère Ecrire un article en SMS sur mon blog me prendrait deux jours, et en plus je n'ai pas de dico !!!IoooI).
     Et pourtant jamais le communication avec les parents n'a été aussi mauvaise en moyenne, si je crois ce que vous me dites.

     - Mes correspondant(e)s sont très “gâté(e)s”. Vous avez non seulement l'essentiel, mais pour la plupart d'entre vous une bonne partie du superflu, notamment en ce qui concerne ces moyens de communication. En 30 ans ces facilités de communiquer sans bouger de chez soi, représentent une très grande évolution et cela vous accapare et vous confine dans votre ‘milieu ados”. C'est paradoxalement une coupure avec vos parents.
     
     - Chose curieuse, vos parents ont tendance à vous prendre avant l'âge, pour des adultes et à vous laisser prendre des tas de décisions pour lesquelles vous n'avez souvent, ni les éléments pertinents, ni même la formation nécessaire.
 Cela exacerbe vos désirs d'indépendance et dès que l'on vous impose quelque chose ou que l'on désapprouve une de vos décisions ou de vos souhaits, cela fait un clash.
 Par contre ils oublient que vous êtes encore aussi enfants et que vous auriez besoin d'être aimés, consolés, encouragés et cela vous le ressentez, même si vous contestez leur autorité. Contradictions de l'adolescence !!!

     - Les parents sont moins à l'écoute qu'autrefois; ils ne se rendent donc pas toujours compte de ce qui vous arrive. Mais vous aussi avez perdu l'habitude d'aller voir vos parents pour qu'ils vous aident, lorsque vous avez une difficulté.
 Il en résulte des malentendus, un climat qui tourne facilement à l'inquiétude et à la tristesse, voire au désarroi.
     
     - Je constate chez les parents de mes divers correspondants des systèmes d'éducation très divers.
     Certains de vos parents sont restés ultra sévères : de vrais “dragons” surveillant leur progéniture. C'est rare mais cela existe encore.
     Mais la tendance la plus courante est plutôt un laxisme et une confiance exagérée dans vos capacités à être raisonnables et à vous comporter comme des adultes. Cela engendre évidemment un tas de problèmes et vous réagissez mal chaque fois que l'on vous ramène dans un voie meilleure parce que vous avez exagéré ou fait erreur.
     Ce laxisme général rend évidemment encore plus moroses ceux qui ont des parents sévéres. Ils envie les parents des autres.
     Mais en fait vous vous faites des tas d'illusions sur les familles des autres, que vous idéalisez par rapport à la vôtre.
     J'avoue d'ailleurs que je comprends mal certains parents qui accordent à leurs enfants non seulement tout ce qu'ils demandent sur le plan matériel, mais aussi des responsabilités que personnellement je n'oserais leur confier, et ensuite vont les sanctionner ou les chicaner sur des péccadilles ou des détails, avec parfois un sens de la justice tout à fait discutable.
     A l'inverse, je trouve que vous n'avez souvent plus assez le sens du respect de l'autorité des parents, que vous exagérez souvent l'importance de certaines de leurs remarques ou des règles qu'ils vous imposent, et que même certains d'entre vous se comportent comme des “enfants gâtés”, des “enfants rois” ou ce que nous appelions autrefois “d'affreux Jojo”.

     - Dernier constat, vous aimez en général beaucoup vos parents et ils vous aiment beaucoup (même quand vous me dites le contraire !!!).
 Mais ni les uns ni les autres ne le montrent assez le plus souvent, et il en résulte un “manque”, un sentiment de solitude et d'incompréhension.
     Vous trouvez que vos parents ne vous aiment pas assez et ne font pas assez attention à vous et eux pensent que vous êtes des ingrats qui ne leur apportez pas l'affection qu'ils étaient en droit d'attendre.
     Cela dépend effectivement beaucoup du caractère et de la personnalité des uns et des autres, mais je trouve que l'on a un peu perdu l'habitude ou même qu'on a honte aujourd'hui de se dire “je t'aime” entre parents et enfants.

     Je n'ai pas parlé des problèmes de couples des parents ni des familles pluriparentales, parce que j'y consacrerai un article, ainsi qu'à la mésentente et au divorce..
    Je pense également aborder plus en détail les problèmes de libertés et de "fritages " avec les parents (je n'ose les appeler conflits).
.


     Alors j'attends de vous ce que vous avez fait pour mes précédents articles : vous pouvez me donner vos avis en mettant un commentaire, en m'écrivant par “lui écrire" ou par un mail à mon adresse électronique. Si vous ne l'avez pas, vous pouvez me la demander par “lui écrire”, je n'en fais pas un mystère et je vous l'enverrai.

Jeudi 18 janvier 2007 à 9:56

Chats


         Aujourd'hui je vous parlerai de ma plus jeune correspondante. Elle a 11 ans, mais elle écrit fort bien le français et elle est en 5ème.


         Elle n'a pas de blog, mais elle corrige les fautes d'orthographe du blog de sa grande soeur !!!   LooL.

         Elle m'a dit qu'elle avait un chat qui s'appelait "YOGA", et j'ai cherché longtemps sa photographie.
Mais je l'ai enfin trouvée et vous la voyez sur cet article.


       Je pense que tu te reconnaîtras ma "bambina".
Par contre, je l'avoue, la photo de YOGA est un peu différente de celle que tu m'avais envoyée.
       Ne lui montre pas surtout ! Il miaulerait de fureur !

Mercredi 17 janvier 2007 à 9:34

Drogue, alcool, addictions

   
   
    Que fait le cannabis sur votre cerveau.?    

     C'est son principe actif, le “tétrahydrocarbinol” (ou THC), qui agit sur la transmission de l'influx nerveux de certains neurones (les cellules nerveuses), particuliers : ceux qui sont sensibles à des produits voisins du THC, et que les neurones du cerveau synthétisent naturellement : “les endocannabinoïdes” qui sont des “neuromédiateurs” particuliers.
     J'expliquerai dans l'article suivant ce qu'est un neuromédiateur et quelle est l'action du THC au niveau d'un neurone. Dans le présent article, je me contenterai d'examiner son action au niveau de l'ensemble du cerveau.

     Sur la figure ci dessous
les régions particulières du cerveau sur lesquelles le THC agit, sont indiquées et nous allons les passer en revue.
     Le THC agit particulièrement sur ces centres nerveux car ils contiennent beaucoup de neurones utilisant “les endocannabinoïdes” comme “neuromédiateurs” .

     Le cervelet est “l'annexe” du cerveau qui contrôle tous nos automatismes appris : l'équilibre, la marche, faire de la bicyclette, de la planche à voile, ou conduire une automobile, jouer du piano ou taper sur le clavier de l'ordinateur... C'est donc un organe qui coordonne nos mouvements qui, après apprentissage, sont passés au stade de l'automatisme.
     Le cannabis ralentit le fonctionnement du cervelet et diminue donc toutes nos facultés d'automatisme et notamment celles de conduite d'engins (voiture, moto, cycle) ou de machines (notamment des machines industrielles qui peuvent être dangereuses).

     Les noyaux centraux (on les appele aussi “ganglions de base” dans les documents anglo-saxons), sont un ensemble de centres nerveux qui notamment contrôlent la coordination de nos mouvements et le déclenchement et l'arrêt des actions, sous l'impulsion de notre cortex qui réfléchit, organise et commande.
     Le cannabis perturbe donc la cordination de nos mouvements et actions et comme il en perturbe l'initiation et l'arrêt, il conduit à une certaine apathie, un manque d'initiative et de motivation.

     L'hippocampe est un organe essentiel pour la mémoire. L'hippocampe est en quelque sorte le professeur de la mémoire, car c'est lui qui trie les informations, les fait mémoriser de façon immédiate et provisoire, avant qu'on autre processus pérennise certaines de ces information par un phénomène de consolidation de la connexion des neurones qui ont enregistré les éléments de cette information.
 La maladie d'Azeimer des personnes âgées est due essentiellement à une dégénérescence des neurones de l'hippocampe.
     Le cannabis perturbe le fonctionnement de l'hippocampe et donc celui de l'alimentation de la mémoire immédiate.
     Ce phénomène est accentué par la perturbation “des mémoires tampons” du précortex frontal.
     Ces centres nerveux stockent des informations, qui transitent venant des centres de perceptions ou les centres d'analyse de celles-ci, certaines provenant aussi du cerveau émotionnel, avant de les acheminer vers les centres du cortex qui pensent ,réfléchissent, coordonnent et ordonnent les actions.
 Certaines de ces mémoires de stockage sont plus spécialisées dans les informations ayant les idées et le langage comme support, et d'autres traitent les images, les schémas, les scènes globales.
     Elles ne peuvent stocker en général qu'elles mémorisent aussi les “adresses” des connexions à mettre en oeuvre pour retrouver une partie des informations stockées à moyen terme dans divers endroits du cerveau, le temps nécessaire pour l'exploitation en vue d'une action donnée (par exemple se rappeler où j'ai garé ma voiture dans le parking du supermarché, jusqu'à ce que j'ai fini mes courses !).
     Le cannabis diminue donc notre capacité de traiter des problèmes, car il perturbe la remontée et la méorisation des informations nécessaires.

     Certains neurones du cortex sont également sensibles au THC et nos facultés de prévision de l'avenir, de prévoyance des conséquences de nos actes, et donc des risques et du danger, sont perturbées.

     Le complexe amygdalien est également perturbé. Je vous ai souvent parlé de ces centres qui contrôlent nos peurs, nos colères, nos émotions violentes, et les actions de défense contre les dangers.
     D'une part le cannabis réduit sur le moment notre anxiété et nos peurs, mais il nous rend aussi en partie inconscient du danger.
     A terme, lorsque son action diminue, nous avons au contraire l'impression, lorsque ce complexe amigdalien retrouve son fonctionnement normal, que notre anxiété augmente de façon importante.

     Enfin le cannabis agit aussi sur l'hypothalamus et sur le tronc cérébral, qui régulent tous mos mécanismes automatiques de vie : respiration, rythme cardiaque et tension artérielle, température, système hormonal par l'intermédiaire d'une glande voisine de l'hypothalamus et sous son contrôle : l'hypophyse....
     Ils contrôlent la faim, la soif, des réflexes tels que les vomissements, notre comportement sexuel, et les mécanismes de perception de la douleur....
     Dans certains cas le cannabis peut donc intervenir sur ces actions fondamentales de régulation de l'organisme (on les appelle l'homéostasie).

     Le cerveau est un organe extrèmement complexe qui est protégé contre les produits chimique par “la barrière hémato-encéphalique”, formée de cellules qui empêchent le passage de certaines substances du sang vers les neurones et autres tissus cérébraux. Mais les substances qui peuvent être dissoutes par les graisses, peuvent passer cette barrière et c'est le cas du THC.
     C'est la raison pour laquelle le cannabis agit sur tous les centres du cerveau qui utilisent partiellement des neurones sensibles aux endocannabinoïdes, neurotransmetteurs produits par le cerveau, qui régulent le  fonctionnement de ces neurones
 . Le THC, se substituant à ces neurotransmetteurs, perturbe donc le fonctionnement normal du cerveau.

Mercredi 17 janvier 2007 à 9:23

Drogue, alcool, addictions



     Examinons maintenant les dangers d'une absorption régulière de THC par quelqu'un qui fume souvent des joints.

     Une telle personne perd peu à peu le sens des réalités, n'a plus de bon sens et devient apathique. Elle perd sa capacité de se projeter dans l'avenir, son élan vital, et se désintéresse de tout.
 Ses capacités intellectuelles et de communication diminuent. La pensée reste cohérente et l'individu se rend compte de son manque de motivation.
     Cet état de passivité est en général réversible à l'arrêt de la prise de drogue.
     Les difficultés se manifestent en général dans le monde du travail ou à l'école, le risque à terme étant une désinsertion sociale progressive.
     
     Ces effets sont d'autant plus sensibles que les personnes qui fument beaucoup de cannabis sont souvent déjà dans un état psychologique fragile.

     En cas d'usage important de drogue pendant une longue période, les neurobiologistes constatent une perte de la mémoire à court terme, probablement par une action nocive sur l'hippocampe (qui est le “professeur” de la mémoire), et sur les mémoires tampons qui se trouvent dans le cortex intermédiaire et nous permettent de stocker et de traiter provisoirement des informations. On ne sait pas si ces dégats sont réversibles;
     Les effets sont beaucoup plus importants chez de jeunes adolescents, dont le cerveau n'est pas encore arrivé à matûrité.
     On constate également des anomalies respiratoires, immunologiques et hormonales. L'administration régulière de THC à des rats provoque une diminution du taux de testostérone et une atrophie des testicules.

     Comme pour la nicotine les effets cancérigènes pulmonaires sont indéniables et plus importants que dans le cas du tabac (davantage de produits tels que les benzopyrènes et les benzanthracènes). Une revue affirmait que fumer 3 joints par jour présentait un risque cancérigène supérieur à celui d'un paquet de tabac par jour. Cette conclusion résulte toutefois d'extrapolations statistiques dont certaines hypothèses ne sont pas sûres.
     Il a été constaté que chez les personnes prédisposées à la schyzophrénie, l'abus de cannabis favorisait l'apparition de la maladie.
     Enfin fumer du cannabis lors d'une grossesse est dangereux pour le foetus dont le cerveau est en pleine formation et des anomalies peuvent être constatées; le THC franchit en effet la barrière placentaire, de la même façon qu'il franchit la barrière hémato-encéphalique qui protège le cerveau.
     J'essaierai d'expliquer son action dans les prochains articles.

     Enfin il existe une dépendance physiologique (phénomène de récompense à l'apprentissage dans le cerveau central) et psychologique (attrait d'une chose agréable, qui semble diminuer les soucis) qui incitent les gens qui fument régulièrement non seulement à continuer, mais même à augmenter les doses.
     Toutefois cette dépendance est moins importante que pour les drogues dures.

     En définitive, si l'usage régulier de cannabis n'entraîne pas de maladie spectaculaire et mortelle, il est néanmoins nocif pour le cerveau, et cela d'autant plus que l'individu est jeune, il entraîne des anomalies de la mémoire, un manque de capacités de réflexion, de motivation et d'efficacité.
     Il favorise l'échec scolaire et la désinsertion sociale.
     C'est donc pour protéger les individus et notamment les jeunes que la consommation du cannabis est interdite en France, au même titre que celle des autres drogues.
     Mais le meilleur moyen d'éviter une telle consommation est d'informer sur les dangers qu'elle présente.

Lundi 15 janvier 2007 à 9:15

Drogue, alcool, addictions



 
   J'essaierai de décrire d'abord ce qui se passe, lorsque quelqu'un fume du cannabis de façon occasionnelle, c'est à dire très peu souvent.
    Toutefois ces symptômes varient selon les individus et surtout la quantité de THC absorbée et donc la nature du cannabis fumé et la façon dont on le fume.
    Ceux qui ont déjà fumé trouveront sans doute que je décris mal les phénomènes : c'est vrai, je n'en ai pas l'expérience, je ne les ai pas ressentis moi-même. Je tiens trop à l'intégrité de mon cerveau et de ma pensée pour fumer une drogue quelle qu'elle soit.
Je décrirai donc des observations de chercheurs neurologues.

    En général l'absorption de THC se traduit d'abord par ce qu'on appelle un “effet planant”, pendant lequel on se trouve “bien”, un peu “hors de la réalité” suivi d'une phase de torpeur et de somnolence.

    Dans la première phase, la perçeption du monde est modifiée, la personne n'existe plus que dans l'immédiat et peut perdre une partie de ses facultés de raisonner et de se référer au passé ou à l'avenir. On observe différents effets, tels que satisfaction, sensation de bien-être, euphorie, discours et rire faciles.
    Cette modification de l'humeur et du comportement s'accompagne d'une certaine stimulation intellectuelle (apparente car on raisonne moins bien), d'une impression de calme et de relaxation, mais aussi une certaine insouciance et une incapacité accrue à ne pas imaginer les conséquences de ses actes.(et c'est cela qui est dangereux).
    On peut aussi éprouver une certaine distorsion de l'image de soi, une augmentation de la confiance en soi (qui rassure et c'est une des raisons de l'attrait de cette drogue), Mais aussi une perception temporelle altérée, avec une sensation d'allongement du temps présent.
    Il y a souvent une altération de la mémoire à court terme (les mémoires de travail notamment, entre le cerveau profond, le cerveau émotionnel d'une part et le cerveau frontal d'autre part, qui pense et réfléchit), et donc des difficultés à fixer son attention, à raisonner, à travailler.
    Si la prise de drogue est importante les sujets peuvent avoir des difficultés à se souvenir des mots, des images, des histoires et des sons auxquelq ils ont été confrontés pendant qu'ils étaient sous l'emprise du produit.

    Mais quelle que soit la dose prise, il y a une altération des perceptions sensorielles, une diminution des réflexes, un allongement des temps de réaction, une réduction de l'habileté à accomplir des tâches complexes, telles de la conduite de véhicules ou de machines.

    Parmi les manifestations physiologiques on note une augmentation du rythme cardiaque de 20 à 50 %, qui peut durer plusieurs heures en s'atténuant.
    On ne note pas de manifestation clinique chez les personnes en bonne santé.
    Exceptionnellement cette modification cardiaque peut entraîner tachycardie, crises d'engoisse ou de panique. On observe aussi des effets broncho-pulmonaires avec dilatation des bronches, souvent une sécheresse buccale et une irritation des yeux, souvent un relachement du tonus musculaire et une stimulation de l'appétit et parfois des maux de tête, troubles digestifs : nausées douleurs abdominales, troubles du transit intestinal.

    On peut donc dire qu'une prise occasionnelle de cannabis pour quelqu'un en bonne santé, qui n'est pas particulièrement sensible ou allergique à ce produit, est relativement sans danger important, à condition de s'abstenir absolument de conduire un véhicule ou de se servir d'une machine dangereuse.
    Toutefois si lors d'un usage occasionnel, on absorbe une quantité trop importante, on peut devenir aussi irresponsable de ses actes que lors d'une prise très importante d'alcool, voire être victime d'une overdose.

    L'usage occasionnel de cannabis est devenu fréquent chez les jeunes et malheureusement beaucoup croient que fumer du cannabis n'est pas plus nocif que de fumer du tabac.
    Cela n'est vrai que dans la mesure où on ne conduit pas ensuite une voiture ou un véhicule à deux roues.
    Il faut savoir que la conduite d'un véhicule après absorption de THC est encore plus dangereuse qu'après une forte absorption d'alcool, car on se rend beaucoup moins compte de la diminution de ses capacités, que dans le cas de l'ivresse alcoolique.
    Actuellement on constate que le nombre d'accidents de la route à la suite d'usage de cannabis, est devenu aussi important que celui dû à l'absorption d'alcool.


    Donc une règle absolue : ne jamais conduire un véhicule après avoir fumé un joint !

Dimanche 14 janvier 2007 à 10:46

Drogue, alcool, addictions

  Le cannabis déclenche actuellement bien des discussions. Est ce une drogue douce? Est ce le premier pas vers l'usage des autres drogues. ? Est ce plus dangereux que le tabac?

    Le cannabis est une plante dotée d'une très belle feuille, que vous voyez sur cette photo.
    “L'herbe” ou “marijuana” est préparée à partir des fleurs, des feuilles supérieures et des graines, séchées et hachées, et elle est fumée dans des cigarettes que l'on roule comme on le faisait autrefois pour le tabac : ce sont les “joints”, mais aussi en pipe ou en narghilé.
    Le “haschisch” est de la “résine” recueillie sur les fleurs et mélangée à divers produits tels que la paraffine, de la colle, du henné, du cirage ou même des excréments d'animaux ! Elle se présente sous forme de barettes de couleur en général brune, (parfois vertes ou jaunes), que l'on réduit en poudre pour la fumer sous forme de joints.
    L'huile est obtenue par distillation de feuilles ou de résine et est ensuite déposée sur du tabac pour être fumée.

    Toutes ces formes de drogue issues de cette plante ont un principe actif commun, le tétrahydrocannabinol ou THC; c'est ce produit qui agit sur notre cerveau selon un mécanisme que je décrirai dans un autre article.
    La concentration en THC est de 2 à 8 % dans l'herbe, 5 à 20 % dans la résine et plus de 30 % dans l'huile.

    L'enquête européenne ESPAD de 2003 montre que chez les 16/17 ans, 50% des garçons et 41% des filles disent avoir “expérimenté” du cannabis, ce qui n'est pas grave (sauf s'ils conduisent un véhicule dans les heures qui suivent), mais que près de 15% des garçons de 18 ans ont consommé plus de 40 fois du cannabis, ce qui n'est pas sans danger.
    La France est malheureusement en tête des pays consommateurs en Europe.
    Il semblerait par ailleurs que, en Europe comme aux USA, environ 10% des consommateurs soient devenus “dépendants” de cette drogue.

    Les chercheurs épidémiologistes considèrent en général les stades suivants :
    - usage occasionnel : consommation  < 10 fois par an;
    - usage répété :  consommation  < 10 fois par mois;
    - usage régulier : plus de une fois par jour;
    - usage excessif : à partir de 3 joints par jour,
    - usage chronique au dessus de 5 à 6 joints par jour (1,2 grammes)

    Je rappelle par ailleurs que la consommation de cette drogue est en France, interdite par la loi, au même titre que sa vente.

    Rien n'indique que l'usage du cannabis soit le premier stade de l'usage d'autres drogues. Par contre beaucoup des fumeurs pensent que sa nocivité n'est pas plus grande que celle du tabac ce qui est une grave erreur.

    Dans les trois prochains article je décrirai :
    - les effets immédiatset les dangers lorsque l'on fume un joint.
    - les dangers d'une consimmation régulière de cannabis
    - le mécanisme d'action du THC sur le cerveau.

Samedi 13 janvier 2007 à 18:21

Drogue, alcool, addictions


 
   Certain(e)s d'entre vous ont dû avoir des réveillons pas très sages où ils ont fumé, (ou ont vu fumer), du cannabis.

    Alors ils ou elles, me demandent quel est le danger.
    Ce n'est pas si facile à expliquer.

    Dans les jours qui viennent je vais donc faire 4 ou 5 articles sur le cannabis pour essayer de tirer cela au clair.

    Rassurez vous, si vous avez peu fumé, et à titre exceptionnel, et que vous n'avez pas conduit de véhicule ensuite, ce n'est pas dangereux.
   
    Mais comme le dit mon chat, ce n'est pas recommandé non plus, et il vaut mieux ne pas fumer de "pétard".

Vendredi 12 janvier 2007 à 18:40

Notre personnalité



  
     Que pensent les autres personnes de moi ? C'est une question que se pose souvent notre “Personna”.

     Car si nous jouons un “rôle” , c'est  davantage pour les autres que devant nous mêmes.
 Alors l'effet produit sur les autres (ou que l'on aimerait produire) , nous intéresse beaucoup évidemment.
     Cela est encore plus sensible pour les jeunes que pour les adultes, et notament pour les ados-filles dont l'apparence évolue énormément en quelques années et qui donc sont obligées de “changer de rôle”.

     J'ai entendu souvent certaines d'entre vous me dire qu'elles ne voulaient pas qu'on les voit pleurer (moi j'étais sur internet, je lisais les mails et ne pouvait que m'imaginer la scène !), qu'elles ne voulaient plus avoir l'air d'une “enfant”.
     Et votre "personna" fait croire à vos parents que vous n'avez plus besoin d'être consolées et d'être soutenues, parce que vous voulez être “grandes et responsables”.
Mais quand dans les mails que vous m'envoyez, c'est votre “moi caché” qui s'exprime, là c'est différent et, comme vous savez que je ne vous juge pas, votre vraie personnalité apparaît. Et c'est d'ailleurs cela qui crée notre amitié.

     Et là vous ne craignez plus de montrer que parfois vous êtes tristes et que vous avez besoin de sentir qu'on vous aime et qu'on est là pour vous soutenir, pour vous aider à trouver les solutions à vos problèmes.

     Vos parents vous aiment et vous les aimez. Mais pourtant devant eux vous jouez votre rôle, votre moi s'efface devant votre personna.
     Eux aussi sont habitués à jouer le “cinéma de leur vie”, et vis à vis de vous le “rôle de tuteurs”, de l'autorité parentale. Alors eux aussi vous paraissent jouer la comédie.
     Ils ne vous comprennent plus et vous ne les comprenez plus. Les dés sont pipés. Vous vous éloignez les uns des autres et la confiance n'est plus là.
     C'est paradoxal que vous m'acceptiez mieux, que vous m'écoutiez mieux que vos parents, peut être parce que je vous écoute aussi.
     Mais surtout parce que nous jouons tous les deux, la carte de la sincérité, de la confiance, que nous arrivons à abandonner nos rôles. Parce qu'au fond, je ne suis que virtuel, je ne serai jamais dans votre entourage réel, je ne connaîtrai pas votre famille, vos amis,  Comme en plus je ne vous juge pas et j'ai de la considération pour vous, que c'est surtout votre vrai moi que vous me montrez, alors ce que je pense de votre personna n'a plus guère d'importance.

     Celles ou ceux avec lesquels j'ai vraiment discuté de leurs problèmes et d'une partie de leur "moi", ceux là ont laissé leur "personna" au vestiaire; ils ne jouent plus un rôle et n'ont pas peur parfois de me dire qu'ils ont encore des désirs d'enfants, et de mon coté j'essaie de les comprendre, de discuter avec eux, de leur dire ce que je pense sans fard, mais sans aucun jugement malveillant, et quand un de mes conseils les prend un peu à “rebrousse poil”, on en discute et finalement on arrive à trouver ensemble des solutions acceptables aux problèmes.
     
     La Personna des parents et des enfants, c'est l'engrenage, le cercle vicieux  : les jeunes veulent être indépendants, se plaignent des contraintes parentales, font un vrai cinéma avec les parents et cherchent à tourner ces contraintes et à manipuler les parents, qui ne font plus confiance et deviennent méfiants et tatillons. La compréhension, la confiance diminue, les caractères se braquent, on cache de plus en plus ses vrais sentiments et ses intentions véritables et la vie ne devient plus qu'on horrible jeu de rôles.

     Rares sont les jeunes qui m'écrivent, qui n'aient pas des problèmes de ce type, et ceux qui en ont peu, sont en général ceux qui ont essayé d'être eux mêmes et qui ont eu des parents qui ont bien voulu aussi “jouer le jeu de la sincérité”, mais dès lors, aussi celui de la considération, de l'amour et de la compréhension.

     Nous ne pouvons nous empêcher d'avoir une personna, puisque nous vivons en société et c'est vrai que toute vérité n'est pas bonne à dire, et que si l'on disait à tout instant tout ce que l'on pense sans réfléchir, la vie serait vite odieuse pour tous.
     Il y a dans notre cerveau un centre, pas très loin de ceux du langage, qui gère nos “rapports sociaux” sur le plan notamment de nos paroles et malhuereusement les personnes dont ce centre est lésé, ne sont pas d'un commerce très facile.

     Mais il ne faut pas que notre personna prenne trop de place et il faut qu'une part d'elle importante soit constituée de notre vrai moi, et non uniquement de ce que nous voulons paraître;
     Avec notre famille, avec nos amis, jouer un rôle imaginaire et uniquement destiné à satisfaire ses désirs et à façonner l'opinion des autres selon sa propre volonté, faire ainsi un cinéma manipulateur, aboutit en général à l'incompréhension et à l'éloignement et malheureusement rend peu à peu impossible la vie en commun.

     Il faut s'accepter et accepter les autres tels qu'ils sont et savoir limiter son rôle et être le plus possible soi même si on veut  avoir une vie paisible et heureuse au milieu des autres.

     .

Vendredi 12 janvier 2007 à 12:43

Chats


  
     Pour vous reposer de mas articles sérieux, mais aussi pour vous mieux en faire comprendre le sens, voici encore une image de chat.

    C'est un chat qui a une très forte "Personna" et notamment qui rève beaucoup d'avoir un grand renom auprès des petites chattes de ses amies, dont il aimerait faire la conquête.

    Alors lorsqu'il se regarde dans une glace, sa "Personna" lui fait apparaître une singulière image.




Mercredi 10 janvier 2007 à 17:23

Notre personnalité



    Dans les précédents articles, j'avais essayé de vous expliquer les différentes composantes de notre “moi” et notamment la “Personna” , rôle que nous jouons aux yeux des autres, et le “moi caché”, notre jardin secret.
 Ces notions peuvent elles nous servir dans la vie courante ?

     Pensez à votre comportement dans un groupe de copains d'amis et éventuellement vis à vis de votre petit(e) ami(e).

     Vis à vis de ces copains, de ces amis, êtes vous parfaitement sincère, totalement vous même? Ou ne jouez vous pas un certain “rôle”, ne voulez vous pas paraître parfois ce que vous n'êtes pas?
     Cela m'étonnerait qu'il n'y ait pas un minimum de “cinéma” dans votre attitude, nous en faisons tous. Je n'appellerai pas cela “mensonges” car je ne veux pas avoir l'air de juger cette attitude qui est presque naturelle et normale.

     Alors réfléchissez : quels sont les points sur lesquels vous déformez un peu la vérité, les informations sur vous même que vous voulez absolument cacher et celles où, pour donner le change, vous fournissez à la place, d'autres informations inexactes? Quels sont vos comportements  vis à vis d'eux qui ne sont pas sincères et naturels, mais qui sont, soit une savante construction et un beau jeu de rôle, soit de petites manies pour vous faire valoir ou vous donner une certaine contenance.
     Essayez donc de faire la liste de tout cela, liste pour vous même bien sûr, que vous déchirerez ensuite.

     Et maintenant réfléchissez. En face de ces inexactitudes, en face de ces comportements, en face de ces personnages que vous composez, essayez maintenant de vous demander : pourquoi fais je cela, quelle est ma raison profonde, qu'est ce que je veux cacher, qu'est ce que je veux faire croire, quelle image de moi voudrais je donner? Et pourquoi, quelle est ma motivation dans tout cela.?
     Et si vous arrivez à faire cet examen (ce n'est pas toujours facile de voir clair en soi), vous allez voir apparaître votre Personna et les différences avec votre moi profond.

     Vous allez d'abord vous apercevoir qu'une partie de cette Personna correspond bien à ce que vous êtes réellement, et que cette partie là, c'est celle dont vous n'avez pas honte, celle que vous acceptez sans réticence, celle dont vous êtes content(e), celle que vous n'avez aucune hésitation à montrer aux autres.
     A l'inverse vous allez vous apercevoir que ce rôle que vous jouez , c'est au contraire dans les domaines où vous n'êtes pas satisfaite de vous, où vous n'acceptez pas vos défauts et vos faiblesses, ou bien qui correspondent à des échecs, des déceptions, des regrets, des remords, à ce que vous auriez voulu être, à des rêves non réalisés (Freud qui est très complexé dirait à des “refoulements”), ou à quelque chose que vous aviez et qui vous rendait heureuse et qui s'est évanouï.

     J'ai connu beaucoup de personnes, aussi bien parmi les adultes que parmi les jeunes, qui jouaient le personnage joyeux alors qu'elles étaient tristes et malheureuses au fond d'elles mêmes;, qui jouaient à l'homme ou la femme libre et entreprenant(e), alors qu'il ou elle regrettaient un amour romantique passé, des timides qui faisaient semblant d'être des “tartarins” ou des James Bond, et d'autres qui essayaient de faire le clown au milieu d'amis, pour cacher leur solitude.

     Alors à l'issue de cet examen, vous allez découvrir, non seulement votre Personna, mais un peu de votre moi profond.et peut être, un peu de cette partie cachée, même à vous même, qui est votre inconscient.

     Ensuite, peut être serait il bénéfique que vous vous posiez la question : “est il vraiment nécessaire et bénéfique pour moi que ma Personna soit si différente de moi même de ce que je suis.? “
 Est ce que mon rôle ne pourrait pas être plus proche de ce que je suis réellement dans la vie. Mes relations avec autrui, ne gagneraient elles pas à ce que je sois plus sincère?

     Et puis cette connaissance de tout le coté négatif de votre être, ne pouvez vous pas vous en servir pour transformer ces regrets en espoirs et en motivation pour devenir plus conformes à ce que vous voudriez être, en tournant la page du passé, pour ne voir que l'avenir.
     A mon âge c'est sans doute un peu tard, mais vous, vous avez la vie devant vous.

 


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lancien

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