Mardi 27 février 2007 à 17:24

Chats


        Je connais sept ami(e)s sincères; ils sont d'un même lycée et forment un groupe de jazz. Ils ne sont pas encore très connus mais cela viendra.
        Ils s'appellent les "Chartreux".
        Comme je sais que vous aimez les groupes, j'ai voulu publier leur photo et leur nom m'a donné une idée : voici .....



Ce sont des chats "chartreux" (leur race !).
Alors mes lectrices seront contentes je ne suis pas "infidèle" envers les chats comme elles le croyaient après mes derniers articles qui montraient des photos de chiens !!!.

Mardi 27 février 2007 à 14:50

Amis et camarades



        Parmi les questions qu'on me pose : quelle différence entre “amour” et “amitié”.


         Dans l'amour d'un couple d'adultes,  il y a l'amour physique, don de chacun à l'autre, jardin secret, qui rend encore plus fort le sentiment d'amour.

         Entre ados d'une même classe, il y a souvent une grande amitié, mais qui est plus proche de la camaraderie, basée sur des activités communes et des chahuts communs ou plus “intellectuellement “ des “délires communs”.

         Mais entre les deux ? On parle volontiers de “l'amour d'une mère pour son enfant”, mais entre deux jeunes ados, on préfèrera parler d'amitié, surtout si ce sont des enfants de même sexe.
         Je me demande si cet usage ne vient pas du fait que les adultes voient leur amour à eux et ne veulent pas utiliser le mot “amour” en dehors des relations ou conjugales ou familiales et comprennent mal l'amour entre ados.
         Essayons de réfléchir au delà de la coutume. Y a t'il vraiment une différence entre un “amour platonique” et une “très grande amitié”.

         L'expérience me montre que chez les ados comme chez les adultes, je ne sais pas faire la différence, même pour des ados de même sexe (il ne s'agit pas d'homosexualité : j'ai bien parlé d'un amour platonique et pur, tel qu'il peut exister entre ados).
 Je peux à la rigueur dire que le mot amour va être réservé à une très très très grande amitié, mais où vais-je fixer la frontière ?

         Quelles sont les manifestations de cet “amour” particulier : si nous le classions dans les six catégories, c'est un mélange d'amour romantique et d'amour altruiste :

     - aimer c'est d'abord avoir besoin de l'autre, l'attendre, être heureux de le voir, souffrir en silence du vide de son absence, attendre impatiemment ses coups de fil, ses lettres, et trouver agréable de lui répondre.

     - aimer c'est partager ses goûts, ses convictions, mais c'est aussi les respecter si elles sont différentes des siennes, c'est surtout ne pas partager uniquement ses joies mais aussi ses peines.
 “c'est dans l'adversité qu'on reconnait les vrais amis” dit le proverbe.

     - aimer c'est estimer, admirer l'autre. C'est aussi le vouloir encore plus parfait et donc vouloir le faire devenir encore meilleur. Mais c'est aussi souvent ne pas voir ses défauts “l'amour est aveugle” dit le proverbe

        - aimer c'est vouloir le bonheur de celui qu'on aime avant le sien; la plus grande preuve d'amour que j'ai constatée, c'est une jeune ado qui a sacrifié son amour, parce que son amie la plus chère était amoureuse de celui qui avait touché son coeur.
 Vous me direz que si les deux filles avaient été aussi altruistes l'une que l'autre, le pauvre garçon se retrouvait alors tout seul !!!

     - aimer c'est donner sans rien demander, sans attendre en retour de recevoir, mais à l'inverse c'est reconnaître ce que l'autre vous apporte et le lui dire.

 Amour, amitié, peu importe le vocabulaire, l'important c'est le “contenu”. 
 Qu'en pensez vous ?



Mardi 27 février 2007 à 14:41

Amis et camarades


    Une de mes fidèles correspondantes qui se reconnaîtra sûrement car je viens de lui écrire en images, m'a fait une grande "éloge de l'amitié".
    Alors je voudrais en faire le thème de mes prochains articles (peut être avec quelques images en plus de nos "amies les bêtes" ).

    Mais avant d'en parler, j'ai été rechercher dans mes archives un texte trouvé sur internet : "la charte de l'amitié", que j'avais beaucoup aimée et dont je vous livre un extrait;

 " L'Ami accepte qui vous êtes,
 Berce vos peines,
 Croit en vous,
 Donne sans condition,
 Envisage l'intégrité en vous  (même les bouts inachevés),
 Fait une différence dans votre vie,
 Garde vos secrets,
 Habite votre coeur,
 Invite pour un café, juste pour le plaisir,
Jeune ou plus âgé quelle importance,
 Kyrielle de tendresses,
 Louanges et sourires,
 Motive, stimule et encourage,
 Ne juge jamais,
 Offre le support de son épaule,
 Plaisante avec vous,
 Questionne votre sens de l'humour,
 Respire le bien-être,
 Sécurise dans l'adversité,
 Téléphone juste pour dire bonjour,
 Utilise vos talents,
 Vous dit la vérité quand vous avez besoin de l'entendre,
 Week-ends comme en semaine, répond à votre appel,
 Y'a rien comme un ami qui...
 Zappe la T.V.  pour vous donner la place.

 Que nous soyons toujours
  "de bons amis"
 Et que notre amitié soit de celle qui ne finit jamais."


    Une autre correspondante m'avait envoyé ce poème que j'ai trouvé émouvant, qui me fait penser à une chanson sur l'amitié de Françoise Hardy, et que je vous donne aussi à lire.

 "TU M'AS DIT ...

 *si un  jour tu as envie de pleurer
 appelle moi,
 je ne te promets pas de te consoler
 mais je peux pleurer avec toi

 *si un jour tu veux partir
 appelle moi
 je ne te promets pas de te retenir
 mais je peux faire un bout du chemin avec toi

 *si un jour, personne, tu ne peux plus supporter
 appelle moi
 je te promets d'être là pour toi
 et de ne pas t'importuner

 *mais si un jour tu m'appelles
 et qu'il n'y a pas de réponse
 alors viens vite me voir
 c'est peut-être moi qui aurai besoin de toi"


    Que pensez vous de ces textes?

Samedi 24 février 2007 à 9:37

Chats

Quand on est un tout petit chien york et que votre maître n'a pas encore voulu vous acheter de niche, et qu'il ne veut pas que vous dormiez dans son lit, où aller ?

Bien sûr, on a un petit coussin lit, mais il n'y a pas toit et Idéfix, comme tout chien gaulois, a peur que le ciel ne lui tombe sur la tête.

Alors une pantoufle fera bien l'affaire pour faire une petite sieste !

Jeudi 22 février 2007 à 15:52

Amour et peines de coeur


        A chaque période de vacances je reçois des mails de jeunes ados éplorées qui ont "perdu" leur petit ami qu'elles connaissaient depuis la rentrée des classes, et elles m'expliquent ce qu'il était pour elles, un "compagnon de sorties" sur lequel elles pouvaient compter aux yeux de leur entourage, une sorte de "chevalier servant".
        Et dans plusieurs cas c'est leur meilleure amie qui leur à "fauché" ce garçon.

        Je leur répondrai bien sûr individuellement, mais je suis tout de même un peu étonné par certains comportements dont j'ai déjà parlé dans ce blog.

        J'ai vraiment l'impression d'être un vieux singe d'autrefois.

        Pour moi, aimer quelqu'un, c'est d'abord avoir une amitié de plus en plus profonde, qui peu à peu se transforme en amour, de telle sorte que ceux qui s'aiment aient des réactions affectives et émotionnelles communes et  représentent vis à vis des autres, un “couple uni”, qui privilégie chacun des deux êtres par rapport aux autres.
        Par ailleurs l'amitié, si elle est profonde, est un lien très fort qui implique un profond respect de l'ami et le souci de son bonheur.

        Je constate aujourd'hui que ce n'est plus toujours vrai pour les jeunes filles et que ceci est  presque totalement ignoré par les garçons, qu'ils soient dans l'enseignement secondaire (avant le bac), voire dans le supérieur.
        Je ne parlerai pas des garçons qui ne cherchent que des conquêtes, puis s'en détournent aussitôt qu'elle est faite et se vantent auprès de leurs camarades du nombre de leurs “exploits”.
     
        Je pense aux  garçons “réputés sérieux,”, auxquels on peut faire confiance et qui disent aimer profodément leur petite amie.
        J'ai l'impression que même ces garçons voient en fait l'amour comme des gamins et ne connaissent plus la communion de pensée d'un “couple”. Sans doute sont ils trop jeunes ?
        Leur “petite amie” est la fille avec laquelle ils sortent, qui les accompagne dans le groupe de jeunes dont ils font partie, mais c'est pour eux la vie du groupe et leur vie personnelle dans leur environnement, qui comptent avant tout.
        Le souci de l'autre, de partager ses idées, de participer à sa vie, de faire son bonheur, passe au second plan.

        Certes beaucoup de ces petites amies finissent par se contenter de cela. Mais d'autres ont des aspirations de femmes, d'avoir une vie affective et des projets communs, de partager les joies et les peines, bref d'être le plus heureux possible, mais ensemble et l'un par l'autre. Les joies c'est assez facile à partager; mais pour partager les peines, il faut davantage de volonté, de sensibilité et d'amour
         Et si cela leur est refusé, ces jeunes filles à la fois altruistes et romantiques, (dont beaucoup ont cependant les pieds sur terre), se sentent abandonnées parce qu'elles aiment vraiment, alors que leur ami en est encore à l'amourette égoïste d'ado, qui ne doit surtout pas déranger son petit bonheur quotidien.
     
        Je constate une fois de plus qu'entre 14 et 18 ans, il y a une énorme différence de mentalité sentimentale entre garçons et filles et c'est cette différence qui est à l'origine de la plupart de vos chagrins d'amour.

        Ce qui m'effare encore plus c'est la conception de l'amitié d'une fille qui trouve normal et n'hésite pas à “piquer” le petit ami de sa meilleure amie. (est ce de l'amour, de l'envie, de la jalousie, je ne sais, mais sûrement pas de l'amitié ?).
        Et cela n'apas l'air d'être un fait isolé.
        Certaines d'entre vous, à qui c'est arrivé, n'osent même pas essayer de reconquérir leur ex-ami, de peur de lui faire du mal, ainsi qu'à sa nouvelle conquête, autrefois votre amie.
        J'avoue que j'admire votre abnégation. Moi je me serais fâché avec eux deux et sans ménagement, parce que l'amitié, cela implique un respect de l'autre et de soi-même.
     
        Et oui, je suis un singe “vieux jeu”. Pour moi, il ne peut y avoir amitié ou amour sans que l'autre compte énormément, presque autant que soi même.

        Alors qu'elle est votre opinion à vous ados?


Jeudi 22 février 2007 à 15:18

Amour et peines de coeur



Une de mes correspondantes m'écrivait :
      "L'Amour... L'Amour... On nous dit que c'est la plus belle chose au monde mais aussi celle qui fait le plus souffrir... Pourquoi une chose si agréable quand on l'a, doit forcément repartir et nous laisser dans un état de désespoir?”

       J'ai souvent reçu des mails me demandant : comment éviter les peines de coeur ?
 Il est bien difficile de répondre à une telle question car elle dépend beaucoup de votre personnalité et de celui ou celle que vous aimez ou aimeriez.

         Je crois d'abord qu'à votre âge, (13 à 17 ans, mais disons plutôt jusqu'au bac) il faut être raisonnable et ne pas céder à la mode et ne pas croire qu'on est anormal parce qu'on n'a pas de petit(e) ami(e) et donc qu'il ne faut pas rechercher fébrilement et sans réfléchir le compagnon de son coeur.

         Je sais que beaucoup d'entre vous se sentent seul(e)s et même sentimentalement abandonné(e)s, parce que les adultes ne sont pas de votre âge et ceux de votre âge sont de simples copains avec lesquels vous vous amusez bien, mais cela ne comble pas ce “vide sentimental”.

         Parmi ceux et cellas qui m'écrivent, il semble que les plus raisonnables (et les moins malheureux), soient ceux qui ont de “vrais amis”, cette amitié leur permettant de combler ce vide et d'extérioriser leurs sentiments, en attendant “le véritable amour”, plus tard quand ils seront plus adultes et plus sûrs d'eux-mêmes.

         Peu d'entre vous ont la lucidité de se rendre compte que déja le choix de l'être aimé est très difficile pour un adulte qui a l'expérience de la vie, mais qu'à votre âge, où de plus votre personnalité est encore inachevée, ce choix est impossible, du moins pour un amour durable.
 Il faut vous dire que si deux ados s'aiment, ce sera dans la plupart des cas, un amour éphémère.

         Je suis un peu effaré aussi de la jalousie qui torture la plupart des ados qui m'écrivent et la fâcheuse tendance à la course à la séduction, par vantardise auprès des copains pour les garçons, par jalousie de la copine, chez les filles.
         Qu'à votre âge vous testiez votre pouvoir de séduction, même inconsciemment, c'est normal pour un(e) ado qui sort de sa chrysalide, mais je trouve anormal que cela se fasse sans envisager les conséquences que cela peut avoir sur les autres (quand ce n'est pas aller jusqu'à se moquer de leur défaveur et de leur peine en cas de rupture et de chagrin d'amour).

         Je n'irai pas jusqu'à vous recommander l'abnégation totale qui va jusqu'à sacrifier son penchant pour un garçon, parce que sa meilleure amie l'aime. Je crois que cela - (que j'admire cependant, mais je n'en connais qu'un seul cas) - ne peut être que le fait d'une âme très altruiste, très raisonnable et exceptionnelle. Mais si l'on généralise cette attitude, et qu'elle soit réciproque entre filles, je crois qyu'alors, les garçons n'auront plus de petite amie !!!

         Mais je comprends aussi votre besoin d'amour. Dans cette atmosphère de tristesse (voire pour certains de désespoir) où certain(e)s se trouvent (et il faudrait essayer de comprendre pourquoi ?), l'amour d'une autre personne est l'élément salvateur, la chaleur d'être aimé est la bouée à laquelle vous vous raccrochez! Cela dit une grande amitié et beaucoup de tendresse peuvent aussi vous apporter le réconfort.
         Ce n'est pas vrai que pour les ados,, car, pour un adulte aussi, l'existence devient bien vide s'il n'y a plus amour ou espoir d'aimer et d'être aimé.

         En définitive :

         Le grand amour cela se vit, mais tant qu'on ne l'a pas trouvé, il vaut mieux en rêver qu'en vivre un trop éphémère.
        Et pour oublier un amour, il faut laisser le temps passer, ne pas trop regretter, se rappeler ses beaux instants et rêver d'un autre amour, jusqu'à ce qu'on le trouve.
        Finalement pour ne pas avoir trop de chagrins d'amour il faut de la patience




Mardi 20 février 2007 à 17:24

Chiens

Bianco est un chien gourmet.

Il adore les sauces et en particulier les escalopes de veau à le crème.

Quelquefois il a le droit de lécher la casserole, avant qu'on ne la lave.

Mais on l'oublie parfois, alors il faut bien se débrouiller tout seul !!! LooL

Lundi 19 février 2007 à 17:18

Amour et peines de coeur


  

     En ce moment ce sont les vacances pour beaucoup et je reçois beaucoup de mails.

    Certaines d'entre vous ont un petit ami, mais sont un peu inquiètes et se posent la question est une amourette est ce de l'amour?
    Y a t'il plusieurs sortes d'amour?

    En 1973, le psychologue John Alan LEE a défini six “profils” d'amour ou d'amoureux :


        - L'amour romantique :  recherche d'une harmonie, d'une communion intellectuelle, sentimentale et physique, d'une complicité, d'un plaisir commun.

        - L'amour altruiste, dans lequel on préfère souffrir soi même plutôt que voir souffrir son partenaire, et on est prêt à faire passer ses propres désirs après les siens.

        - L'amour possessif : des hauts et des bas émaillent la relation, la hantise de l'infidélité, l'obsession du mensonge et de l'amour perdu sont omniprésentes.

        - L'amour coopératif ou l'amour amitié est le résultat d'habitudes partagées par les deux partenaires, il nait souvent d'une amitié ancienne et profonde. Les deux partenaires se disputent rarement, la relation est centrée sur une communauté de goûts, d'opinions, d'activités et sur la confiance.

       -  L'amour utile, ou l'amour de raison, pragmatique, où les sentiments ont moins d'importance. Les amoureux pragmatiques ont une idée précise de leur avenir et le couple doit servir ce dessein. Les projets d'avenir et de planificaton de la vie des deux partenaires doivent concorder ou s'accorder.

        - L'amour ludique qui voit dans chaque nouvelle conquête une confirmation de son pouvoir de séduction. C'est le jeu de l'amour, qui comporte une part importante de narcissisme ou de frime.

        Ces styles n'existent pas de façon isolée et se mèlent dans mille combinaisons, comme des couleurs primaires se mélangent pour créer des teintes personnelles. Mais chaque personne a en général un ou deux “styles dominants”.

        Les études menées par les psychosociologues ont montré qu'en général, les couples qui durent ont des styles d'amour voisins, sauf en ce qui concerne l'amour possessif ou la jalousie mutuelle des deux partenaires peut faire des ravages, et l'amour ludique où l'esprit d'indépendance et de liberté des deux partenaires conduit souvent à la rupture.
        Certains styles différents ne font pas bon ménage. Il est rare qu'un ” romantique” s'accorde avec un “don Juan”

        La façon d'aimer semble être davantage déterminée par le milieu et l'éducation que par l'hérédité : des études ont montré que de vrais jumeaux n'avaient pas systématiquement la même préférence en amour.

        Enfin un examen des “avantages “ et des “inconvénients” (je n'ose dire des coûts et des bénéfices comme en économie), de la façon d'aimer des deux partenaires peut leur donner un diagnostic de leur couple, c'est à dire leur faire comprendre les points forrts et faibles de leur amour.


Mercredi 14 février 2007 à 21:26

Chats




Je suis de très mauvais poil !!

Alors j'ai décidé de vous faire des grimaces

Miaouuuhhh !

Mercredi 14 février 2007 à 9:36

Tristesse, désespoir


    Dans le dernier article je vous disais qu'une partie de votre peine était due à des regrets.
Regrets et remords rongent la vie de certains.
Peut on maîtriser cette tendance ?


         Nous avons souvent des remords de ce que nous avons fait, des conséquences néfastes ou non désirées de nos actes ou des événements de notre passé.
         D'où un premier" conseil, de lucidité: face aux événements, “n'oubliez jamais d'imaginer tout ce qui aurait pu se passer, et pas seulement ce qui aurait pu être mieux!”

         Les sujets perfectionnistes, cherchant toujours à atteindre le meilleur résultat et à faire les meilleurs choix possibles, sont globalement moins satisfaits de leur existence, car ils sont plus exposés au regret que ceux qui se contentent d'un « choix acceptable ».
    Je connais des jeunes qui auraient un potentiel extraordinaire et qui se torturent parce qu'ils mettent trop haut la barre, qu'ils recherchent un idéal hors de portée.
          D'où un deuxième conseil, de sagesse : “apprenez, dans divers domaines de votre quotidien, à renoncer à l'idéal, et à apprécier des résultats même modestes, les petites joies de tous les jours, les amitiés même imparfaites.”
         Cette attitude n'est pas une acceptation de la médiocrité, mais une recherche du juste milieu et du meilleur rapport entre coûts et bénéfices dans les actes quotidiens.

         Certaines personnes ont tendance à tout reporter au lendemain, l'habitude de subir, voire pire, de renoncer à agir. C'est une préférence de notre cerveau, qui poussée à l'extrème, nous incite à rassembler toujours plus d'information, sans passer à la décision et à l'action.
        Et les psychologues ont montré que les regrets de ne pas avoir agi, sont encore plus tenaces que les remords d'avoir mal agi.
         Puisque les regrets liés à l'inaction sont les plus graves, et que l'inaction entraîne l'inaction, on pourrait conseiller “dans le doute il faut toujours agir”
         Un tel conseil doit cependant être adapté : chez les personnes qui ont l'action facile, les regrets sont moins importants en cas d'échec lié à une action que si l'échec est lié à une inaction, mais c'est l'inverse chez les personnes hésitantes et inhibées, pour lesquelles les échecs liés à l'action sont plus douloureux.
         D'où l'utilité de connaître sa propre personnalité.

         En fait il est impossible de ne rien regretter, de ne pas avoir de remord, car chaque choix se fait au détriment d'un autre.
         Plutôt que de viser la maîtrise totale des meilleurs choix (impossible) ou l'évitement total du moindre choix (inefficace), la meilleure option semble être d'apprendre à gérer intelligemment ses remords et ses regrets.
         Il faut apprendre à faire le  bilan de nos actes, et à en tirer des leçons pour l'avenir. Pour se libérer de la peur de l'échec et des regrets anticipés, le plus efficace n'est pas de renoncer à agir, mais d'augmenter sa tolérance à l'échec, et surtout d'apprendre à en tirer les enseignements, afin de transformer les occasions de regretter ses décisions en occasions d'apprendre

            « Si vous perdez, ne perdez pas la leçon.»

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lancien

sortir de la tristesse

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