Mardi 13 février 2007 à 19:34

Tristesse, désespoir


     

        Beaucoup de celles qui m'écrivent sont souvent en train de m'expliquer qu'elles ont des regrets de n'avoir pas fait telle action et d'être restées inertes devant les événements, ou bien remords d'avoir fait quelque chose qui n'était sans doute pas la meilleure solution (ou qui était quelquefois une belle bêtise LooL)

   

           Je sais que quelques un(e)s d'entre vous ont l'esprit curieux et s'intéressent à des explications scientifiques si elles ne sont pas trop complexes et longues.

         Que dire sur les remords et les regrets ?

         Les neurologues ont pu déterminer que ces sentiments prenaient naissance dans une région particulière de notre cortex frontal. Cela est curieux car le cortex frontal est en principe le siège des raisonnements et non des sentiments.
         Les personnes dont cette région est lésée, ont moins de regrets ou de remords, mais on constate qu'elles se trompent beaucoup plus souvent et prennent rarement les bonnes décisions.
         En fait ce centre “anticipe en permanence les problèmess que risquent de nous causer nos décisions” et est donc chargé de minimiser les risques de regrets ou de remords et de guider ainsi nos choix. c'est bien un centre de “réflexion”.

         D'un point de vue neurobiologique, le remord ou le regret pourrait être défini comme “l'émotion associée à la capacité de se représenter des situations hypothétiques”,
"Si j'avais fait cela ainsi au lieu de..... SI je n'étais pas resté à ne rien faire .... Si...SI...."
        Remord et regret étant des sentiments désagréables associés à une notion de responsabilité, nous tirons les enseignements de nos expériences afin de minimiser les risques qu'ils ne réapparaissent lorsqu'une nouvelle décision devra être prise.
         Chacun se projette inconsciemment dans l'avenir lorsqu'il est confronté à des choix, et sélectionne la solution qui lui laissera le moins de regrets ou de remords (une des possibilités étant de ne rien faire !),
         En des temps préhistoriques, le cerveau humain aurait développé cette capacité qui lui aurait conféré un avantage pour prendre des décisions.

         Remords et regrets sont donc des réactions émotionnelles qui se manifestent lorsqu'on anticipe une décision, et qui nous préviennent des conséquences probables du choix qu'on s'apprête à faire. Le cerveau compare ensuite les résultats aux prévisions et ajuste à postériori le contenu de nos réactions et évidément ce qui nous touche le plus ce sont les actions qui ne se sont pas déroulées à notre avantage ou comme nous l'avions prévu et ce sont ces remords et ces regrets qui ensuite nous préoccupent et nous stressent.

         Ce processus est contrôlé en premier lieu par le "cortex orbito-frontal". Cette zone cérébrale est devenue très importante pour gérer toutes les situations de choix, notamment par la production de « remords et regrets anticipés ».
        
        Ainsi remords et regrets seraient un « effet secondaire » de notre capacité de prendre des décisions.

         Inversement, les personnes incapables de regretter prennent des décisions qui les mettent souvent en difficulté.   
         Il est donc nécessaire d'avoir des remords ou des regrets, mais il faut savoir les maîtriser afin qu'ils ne se transforment pas en une peine insoutenable.

       Mais une particularité importante concerne les adolescents : leur cortex orbifrontal n'est pas arrivé à maturité.
      
Il résulte de cela qu'ils anticipent beaucoup moins bien les conséquences de leurs décisions et de leurs actes et qu'ils risquent davantage, soit de prendre des risques inconsidérés, soit de se tromper plus souvent dans leurs actions.
       L'ado ne va donc pas savoir construire des "remords et regrets anticipés", mais se trompant plus facilement, il va être davantage que l'adulte sujet à des remords et regrets "à postériori" concernant les situations qui ne lui donnent pas satisfaction.

        Ce n'est donc pas étonnant que vous me parliez beaucoup de vos remords et de vos regrets, et ce que vous me demandez souvent c'est comment faire pour en avoir moins.
       Ce sera le sujet de mon prtochain article.
   


Samedi 10 février 2007 à 23:09

Chats


BERGSON a dit "le rire est le propre de l'homme".

    Je suis certain qu'il y a des exceptions.

    Bergson n'avais sûrement jamais rencontré ce chat, sinon il aurait modifié sa maxime.


Samedi 10 février 2007 à 19:00

Relations avec nos parents, famille


     Que pensent les autres personnes de moi ? C'est une question que se pose souvent notre “Personna”.

     Car si nous jouons un “rôle” , c'est  davantage pour les autres que devant nous mêmes.
 Alors l'effet produit sur les autres (ou que l'on aimerait produire) , nous intéresse beaucoup évidemment.
     Cela est encore plus sensible pour les jeunes que pour les adultes, et notament pour les ados-filles dont l'apparence évolue énormément en quelques années et qui donc sont obligées de “changer de rôle”.

     J'ai entendu souvent certaines d'entre vous me dire qu'elles ne voulaient pas qu'on les voit pleurer (moi j'étais sur internet, je lisais les mails et ne pouvait que m'imaginer la scène !), qu'elles ne voulaient plus avoir l'air d'une “enfant”.
     Comme si cela n'arrivait pas aux adultes d'être tristes et de peurer parfois !!
     Et votre "personna" fait croire à vos parents que vous n'avez plus besoin d'être consolées et d'être soutenues, parce que vous voulez être “grandes et responsables”, mais quand dans vos mails, c'est votre “moi caché” qui s'exprime, là c'est différent et, comme vous savez que je ne vous juge pas, votre vraie personnalité apparaît. Et c'est d'ailleurs cela qui crée notre amitié.
     Et là vous ne craignez plus de montrer que parfois vous êtes tristes et que vous avez besoin de sentir qu'on vous aime et qu'on est là pour vous soutenir, pour vous aider à trouver les solutions à vos problèmes.

     Vos parents vous aiment et vous les aimez. Mais pourtant devant eux vous jouez votre rôle, votre moi s'efface devant votre personna.
     Eux aussi sont habitués à jouer le “cinéma de leur vie”, et vis à vis de vous le “rôle de tuteurs”, de l'autorité parentale. Alors eux aussi vous paraissent jouer la comédie.
     Ils ne vous comprennent plus et vous ne les comprenez plus. Les dés sont pipés. Vous vous éloignez les uns des autres et la confiance n'est plus là.
     C'est paradoxal que vous m'acceptiez mieux, que vous m'écoutiez mieux que vos parents, peut être parce que je vous écoute aussi.
     Mais surtout parce que nous jouons tous les deux, la carte de la sincérité, de la confiance, que nous arrivons à abandonner nos rôles. Parce qu'au fond, je ne suis que virtuel, je ne serai jamais dans votre entourage réel, je ne connaîtrai pas votre famille, vos amis,  Comme en plus je ne vous juge pas et j'ai de la considération pour vous, que c'est surtout votre vrai moi que vous me montrez, alors ce que je pense de votre personna n'a plus guère d'importance.

     Celles ou ceux avec lesquels j'ai vraiment discuté de leurs problèmes et d'une partie de leur "moi", ceux là ont laissé leur "personna" au vestiaire; ils ne jouent plus un rôle et n'ont pas peur parfois de me dire qu'ils ont encore des désirs d'enfants, et de mon coté j'essaie de les comprendre, de discuter avec eux, de leur dire ce que je pense sans fard, mais sans aucun jugement malveillant, et quand un de mes conseils les prend un peu à “rebrousse poil”, on en discute et finalement on arrive à trouver ensemble des solutions acceptables aux problèmes.
     
     La Personna des parents et des enfants, c'est l'engrenage, le cercle vicieux  : les jeunes veulent être indépendants, se plaignent des contraintes parentales, font un vrai cinéma avec les parents et cherchent à tourner ces contraintes et à manipuler les parents, qui ne font plus confiance et deviennent méfiants et tatillons. La compréhension, la confiance diminue, les caractères se braquent, on cache de plus en plus ses vrais sentiments et ses intentions véritables et la vie ne devient plus qu'on horrible jeu de rôles.

     Rares sont les jeunes qui m'écrivent, qui n'aient pas des problèmes de ce type, et ceux qui en ont peu, sont en général ceux qui ont essayé d'être eux mêmes et qui ont eu des parents qui ont bien voulu aussi “jouer le jeu de la sincérité”, mais dès lors aussi celui de la considération, de l'amour et de la compréhension.

     Nous ne pouvons nous empêcher d'avoir une personna, puisque nous vivons en société et c'est vrai que toute vérité n'est pas bonne à dire, et que si l'on disait à tout instant tout ce que l'on pense sans réfléchir, la vie serait vite odieuse pour tous.
     Il y a dans notre cerveau un centre, pas très loin de ceux du langage, qui gère nos “rapports sociaux” sur le plan notamment de nos paroles et malhuereusement les personnes dont ce centre est lésé, ne sont pas d'un commerce très facile.

     Mais il ne faut pas que notre personna prenne trop de place et il faut qu'une part d'elle importante soit constituée de notre vrai moi, et non uniquement de ce que nous voulons paraître;
     Avec notre famille, avec nos amis, jouer un rôle imaginaire et uniquement destiné à satisfaire ses désirs et à façonner l'opinion des autres selon sa propre volonté, faire ainsi un cinéma manimulateur, aboutit en général à l'incompréhension et à l'éloignement et malheureusement rend peu à peu impossible la vie en commun.

     Il faut s'accepter et accepter les autres tels qu'ils sont et savoir limiter son rôle et être le plus possible soi même si on veut  avoir une vie paisible et heureuse au milieu des autres.

     .

Mercredi 7 février 2007 à 11:48

Relations avec nos parents, famille




    J'avais écrit des articles sur les différents entre parents et enfants, puis, pour attendre vos coms et vos mails, j'ai cité quelques exemples de ruptures entre "petit(e)s ami(e)s".
    Certains d'entre vous m'ont écrit pour me demander ce que je pensais des parents qui maltraitaient leurs enfants.
    Je vais donc dans les lignes qui suivent vous faire part de ce que j'ai pu constater.

    Beaucoup de parents aujourd'hui ont un comportement laxiste, mais il en existe encore de très sévères et certains battent encore leur enfant.
    Je ne parle pas des cas où, étant enfant, vous avez fait une très grosse bêtise et votre mère, énervée, vous à donné une “fessée”, ou si vous avez traité votre père de “vieux c..” et qu'il vous a appris la politesse avec une claque, sous le coup de l'indignation.
    Ce sont là des cas exceptionnels qui
n'ont sûrement pas altéré votre personnalité, même si la fesse ou la joue ont été un peu rouges.!

    C'est déjà différent si cette “méthode d'éducation” des parents est systématique. Certes cela n'entrainera pas de traumatisme physique, mais c'est à mon avis une mauvaise méthode pour trois raisons :
    - d'abord cela vous apprend certes qu'il y a des choses interdites ou à ne pas faire, mais cela ne vous explique pas pourquoi, cela n'a aucune vertu pédagogique. C'est la sanction “bête”, la solution de facilité, l'absence de véritable éducation.
    - ensuite parce que cela vous habitue au contraire à la violence, au recours à elle de façon systématique et sans explication préalable, l'autorité brutale sans dialogue, l'imposition de ses idées par la force.
    - enfin parce que finalement l'enfant s'y habitue, que cela finit par ne plus avoir l'effet dissuasif escompté, voire même l'effet inverse par esprit de révolte, de revanche. Encore une mauvaise tendance que l'on apprend  ainsi à l'enfant.

    Mais j'ai connu des cas bien plus graves de jeunes maltraité(e)s par leurs parents : le père malade mental ou qui rentre ivre le soir et qui bat sa femme et ses enfants, les parents qui cinglent leur fille à coup de ceinture quand elle n'est pas la première de sa classe, d'autres qui sanctionnent leurs enfants qui ont effectivement fait une bêtise, mais avec une telle violence que d'une part c'est totalement disproportionné, mais de plus il y a là un danger pour la santé de l'enfant.
    Et j'ai souvent constaté que ce genre de traitement s'accompagnait d'un certain sadisme de la part des parents, qui me faisait douter de leur état mental.

    Mais il n'y a pas que les maltraitances physiques, j'ai aussi rencontré des “tortures morales”.et c'est plus courant que l'on ne croit
    Répéter tout le temps à sa fille (et souvent de façon grossière), qu'elle est une imbécile, une bonne à rien (alors qu'elle travaille bien en classe), la traiter de prostituée (alors qu'elle sort simplement avec un petit ami), surveiller ses camarades, son courrier, ses communications téléphoniques, ses moindres aller et venues, et mettre en doute et vérifier systématiquement tout ce qu'elle vous dit, tout cela me parait relever de la cruauté mentale, voire dun certain dérèglement du cerveau.
    Il m'est arrivé de rechercher avec mes correspondantes des explications de ces comportements et en général on s'aperçoit (et ce n'est pas une excuse, juste une explication) que ces parents ont, soit été ainsi maltraités quand ils étaient jeunes et paradoxalement refont la même erreur sur leur propres enfants, soit sont aigris par la vie, par des déconvenues sentimentales et se vengent alors sur leur entourage.

    Je suis toujours démuni devant ces problèmes, car étant “virtuel”, je ne peux pas intervenir sur place, je ne peux pas changer vos parents.
    J'essaie seulement de vous consoler un peu, d'apaiser votre rancoeur, (qui finalement vous fait du mal aussi et de plus vous culpabilise car ce sont vos parents que vous détestez), j'essaie de vous conseiller pour que vous suscitiez moins leur colère.
    Et si cela devient trop grave, je ne peux malheureusement alors vous donner qu'un conseil : tout raconter à l'infirmière de votre lycée, ou s'il n'y en a pas à une assistante sociale.

    Il y a enfin une autre sorte de torture pour un ado, c'est l'indifférence totale des parents.
    J'ai connu une jeune ado qui avait toute liberté pour faire ce qu'elle voulait, qui avait tout ce qu'elle souhaitait sur le plan matériel, bref allez vous me dire, le rêve. Oui mais ses parents ne s'occupaient jamais d'elle, encore moins d'elle que de leur chien. Ce qui lui manquait : l'amour de ses parents.
    Car un ado a non seulement besoin de ne pas être battu, il a besoin d'être aimé, comme tout enfant.

Vendredi 2 février 2007 à 10:30

Chats

Un chat est venu voir mon blog et il m'a paru bien mignon, dans la fenêtre de mon ordinateur :



Vendredi 2 février 2007 à 10:14

Amour et peines de coeur



L'histoire d'un jeune garçon (c'est rare parmi mes correspondants) m'a intéressé, car elle complète mes articles, et je lui ai demandé l'autorisation d'en faire état, bien sûr en le résumant et en le transformant assez pour préserver son identité.

    Théréso vient de rentrer à la fac, mais il est assez jeune. Depuis un peu plus d'un an il avait une petite amie, Falbala, qui a un an de moins que lui et est actuellement en première.
C'est une fille très jolie, très joyeuse, qui aime “délirer avec les copains et copines”. Leur relation était heureuse, il se croyait amoureux, mais il reconnait maintenant que ils ne formaient pas un véritable couple au plan sentimental. Ils n'avaient ni projets, ni discussion sur leurs aspirations profondes. Ils étaient "heureux de sortir, de chahuter ensemble, de voir les copains, de se voir au lycée ou au sport", et comme tous garçon, cela lui paisait de “protéger et veiller sur sa petite amie”.

    Théréso a fait sept ans d'espagnol et parle presque courament la langue.
Cet été, pour le récompenser d'avoir réussi son bac, ses parents lui ont offert un voyage en Argentine, où il est resté six semaines, chez un oncle.
Ses cousins lui ont montré le pays, y compris les quartiers très pauvres, et il a découvert une misère poignante, et notamment une famille où la fille ainée élève ses six frères et soeurs, dans une cabane en bois, tandis que sa mère se prostitue pour gagner l'argent de la vie de ses enfants et que le père boit plus qu'il ne travaille.

    Au retour, Théréso n'est plus le même. Cette liberté qu'il a connue, la sortie du lycée pour la fac, mais surtout le monde de misère et de tristesse qu'il a découvert, les gens qu'il a essayé d'écouter, de comprendre, d'aider (il fait des études d'architecture et aurait voulu leur construire une maison !!), tout cela l'a muri, l'a transformé.
    Il me dit, “il y a trois mois j'étais un enfant et je commence à peine à comprendre ce que c'est qu'être un homme !”

    Alors il a tout à coup pris conscience que Falbala était quelqu'un pour laquelle il avait beaucoup de tendresse, mais pas l'amour de sa vie, qu'il ne voulait pas “s'engager”, qu'il avait besoin de “grandir libre” de se consacrer à son travail, et non de “jouer à des jeux d'enfant, à une parodie, une illusion de l'amour et de la vie”.

    Il a cependant eu la sagesse et l'honnêteté d'expliquer peu à peu cela à Falbala, de la préparer et de rompre en douceur, tout en restant pour elle un copain, un ami.

    Mais Falbala est quand même triste, car elle aimait bien son Théréso (il m'a envoyé leur photo et il est aussi mignon qu'elle ! LooL)
Et surtout je crois qu'elle n'a pas bien compris la transformation qui s'est opérée brutalement en lui.

    J'ai pensé que cet exemple, assez différent, mais complémentaire de ceux que j'ai évoqués, pourrait vous intéresser.

Vendredi 2 février 2007 à 10:10

Amour et peines de coeur



Aujourd'hui
je vous raconterai les "malheurs de Sophie", qui est en terminale (je lui ai, bien sûr, soumis cet article) :

Sophie m'écrit :
    “J'avais, depuis un an, un petit ami que j'aimais beaucoup. Après les vacances il a rompu brusquement et il n'a pas voulu me dire pourquoi.
Je le lui ai souvent demandé et il a fini par me dire que c'était parce que je n'avais pas fait l'amour avec lui.
    C'est vrai que je ne me sentais pas prête et que j'attendais que nous soyons plus engagés et plus certains de nous mêmes, car pour moi, c'était un engagement, un don de moi même que l'on ne fait pas à la légère, que l'on ne fait qu'à quelqu'un avec lequel on veut construire un véritable amour, un avenir.
    Il me semblait que nous avions le temps et maintenant je me pose la question : ai je bien fait, dois je regretter, serait il resté?
    Qu'en penses tu?”


    J'ai effectivement un avis, mais c'est celui d'une personne âgée, qui n'a pas la mentalité d'un jeune garçon d'aujourd'hui.
    Moi, je partage ton avis et je dirai que tu réponds toi même à ta question.

    Si j'avais 17 ans et que j'aie conservé la personnalité de ma jeunesse, je serais entièrement d'accord avec toi. Et si j'avais été ton petit ami, je n'aurais pas rompu pour cela, j'aurais au contraire été fier et heureux que tu aies cette mentalité et que tu envisages un jour, de construire avec moi cet avenir, et dès lors, qu'il y ait en plus de notre sentiment commun d'amour, ce  don réciproque. Cela aurait été pour moi, une preuve de ton sérieux, de la vérité de ton amour et j'aurais eu la patience d'attendre.
    Et je trouve sage qu'on puisse estimer ne pas connaître suffisament un garçon au bout d'un an, surtout aujourd'hui , où l'amour apparaît souvent comme un “jeu de société”, sans aucun engagement d'avenir, ce qui me paraît d'ailleurs normal à votre âge.

    Je crois qu'en fait, tu n'étais pas sûre de l'amour de ton ami (probablement pour des raisons inconscientes, des petits riens qui nous échappent) et que tu hésitais avec raison, à t'engager.
    Je crois aussi que, si c'est la vraie raison de cette rupture, ce jeune n'était pas digne de toi, il ne correspondait pas à tes aspirations et ce que tu m'en dis par ailleurs et qui n'a pas la place dans ce blog, me le confirme.
    Il n'avait pas compris la signification de ce qu'il demandait, car il n'y attachait pas la même importance que toi, alors qu'il aurait dû en comprendre la valeur et la réciprocité.
    Certes tu as de la peine, mais il vaut mieux qu'il ait rompu. Tu auras certainement un jour, un petit ami qui sera suffisamment sage et aimant pour avoir une attitude plus correcte vis à vis de toi, et plus conforme à la tienne.
    Je pense sincèrement que celui qui vient de rompre t'aimait peu et que quoiqu'il se soit passé, il aurait rompu un jour.

    Mais c'est l'avis d'un vieux singe, et je peux me tromper, alors vous, les jeunes, qu'en pensez vous?

Vendredi 2 février 2007 à 10:01

Amour et peines de coeur



Encore deux problèmes d'amour de deux correspondantes,mais là, pour changer, c'est la fille qui a quitté son petit ami
, en le préparant  à cette séparation et en lui en donnant toutes les raisons. Ils sont restés copains d'ailleurs, depuis (c'étaient tous deux des camarades de collège ou de lycée).

Tout d'abord Logica qui fait ses études dans un lycée :

“Je ne suis pas romantique, je ne cherche pas le grand amour, je suis trop jeune. Mais j'avais envie d'un petit ami pour faire comme tous autour de moi. Pour pouvoir sortir aussi. Seule, tu es mal admise et les parents ont peur pour toi. Parce que je voulais avoir un ami à qui parler, qui s'occupe un peu de moi et, après tout j'avais envie de savoir ce qu'était un baiser.
    Mais voilà mon ami etait trop romantique. Il est très gentil, mais il voulait que l'on soit vraiment comme des fiancés, que l'on fasse des projets d'avenir, qu'on choisisse déja nos métiers et le prénom de nos enfants, que je l'aime à la folie, exclusivement, et pour toujours, que je ne regarde plus jamais aucun garçon.
    Alors j'ai mis fin à notre amourette.
    Tu dois me trouver égoïste et horrible !”


    Non Logica, chacun a le droit d'avoir sa conception de la vie. Tu penses que tu es trop jeune, tu es réaliste, tu sais ce que tu veux. Mais tu es sincère, honnête, sensible et tu as ménagé ton ami, comme on doit le faire pour tout être humain. Alors qu'aurais-je à te reprocher?
   
    Voici maintenent l'histoire de Romantica qui vient d'entrer à la fac :

“Je suis très romantique;  pour moi il faut que je trouve l'amour de ma vie, quelqu'un avec lequel je partage tout le temps que je ne consacre pas à mes études, mes pensées, mes sentiments, mon travail, mes loisirs, quelqu'un qui soit un autre moi-même, et avec lequel je puisse construire l'avenir.
    Mon ami était gentil, on s'entendait bien, on s'amusait bien ensemble et avec les copains, mais ce n'était pas le grand amour : ni confident, ni couple, ni projets d'avenir ! Alors j'ai préféré rompre, après quelques hésitations, car je l'aimais bien.”


    Là non plus Romantica, tu n'as rien à te reprocher et je pense, que au moment où tu changes de vie et d'environnement, cet amour lycéen était probablement dépassé.
Mais tu as rompu de façon claire et sensible et ton ancien ami n'est même pas malheureux, grâce aux précautions que tu as prises pour vous séparer

    Deux conceptions très différentes de l'amour, du moins pour le moment.
Elles sont toutes deux très jeunes, et cela ne m'étonnerait pas que, dans quelques années, leurs avis se rapprochent l'un de l'autre.
    Moi, je ne constate qu'une chose : ces deux jeunes ont agi conformément à leurs idées, à leur valeurs, en ménageant leur petit ami, avec honnêteté et avec tact.
    J'admire leur détermination et leur courage .
    Et je remarque aussi que leur tristesse a été de courte durée et que leur ex-petit-ami s'est également remis rapidement.

    N'allez pas en conclure, mesdemoiselles, que je vous donne là une bonne recette pour être heureuse : rompre avec votre petit ami !!! IoooI
    Et ne me demandez pas l'adresse du jeune garçon romantique. Je sais que c'est rare, mais je ne peux vous la donner.

Vendredi 2 février 2007 à 8:39

Amour et peines de coeur



Comme je vous l'avais dit dans mon article précédent, je vais mettre en ligne pendant 3 ou 4 articles des témoignages sur des "peines de coeur" pour lesquelles mes lecteurs ou lectrices de Cowblog ou de Tchatcheblog, m'ont autorisé à publier mon texte.


Paquerette me fait part de sa douleur brutale :

“....J'étais rentrée à la fac en automne dernier et j'ai fait la connaissance d'un garçon gentil, mignon et gai, avec lequel je me suis entendue tout de suite. Nous sommes sortis ensemble et peu à peu nous nous sommes de plus en plus attachés l'un à l'autre, enfin du moins je le croyais.
    Nous nous sommes dit que nous nous aimions et nous avons echangé quelques baisers juste avant Noël.
    C'était la grande joie mais aussi un petit serrement de coeur car il partait au ski et moi pas.
    La rentrée est venue et depuis le début janvier, il m'évite, se met à l'autre bout de l'amphi, il ne veut rien me dire, rien m'expliquer; il s'est mis sur répondeur et ne répond ni à mes sms ni à mes mails.
    Et j'ai appris qu'il sortait avec une de mes amies....”

    Je pense que j'arriverai à faire passer la peine de Paquerette et le temps m'aidera, mais son ex n'était pas sérieux et ne valait pas la peine qu'on l'aime.
Il a besoin de grandir, et ce n'est pas un grand courageux.!
    Et il faut se méfier des “coups de foudre” !
    Et à la place de sa nouvelle amie, j'irais voir ailleurs !

Anémone a un problème assez particulier :

“ L'an dernier j'avais connu un garçon en terminale et nous nous sommes plus, nous sommes sortis ensemble et il est donc devenu mon petit ami pendant plus de six mois. Mais j'étais perplexe parce que, pour lui, je semblais un jouet, une poupée d'amour qui devait être là lorsqu'il le souhaitait, un mannequin qu'il aimait sortir.
Nous nous sommes un peu éloignés aux vacances, mais depuis la rentrée nous sommes en fac ensemble et nous sommes touours ensemble, mais c'est pire.
    Il prétend qu'il m'aime, mais il est jaloux et me fait des scènes, (et je n'ai pourtant rien fait de mal), il est possessif et me dérange à toute heure du jour ou de la nuit. Je dois répondre à ses mails, à ses SMS, à ses coups de fil et il m'empêche de travailler autant que je voudrais.
    Quand je lui demande de me lâcher la bride, il pleurniche et me dit que je ne l'aime pas, que je ne tiens pas à lui. Et il m'importune encore plus pour être sûr que je l'aime. J'aimerais presque mieux qu'on s'engueule !!!
    Je me lasse peu à peu. Que faire ?“   

    J'ai essayé d'arranger la situation, mais je ne crois pas que cette aventure durera. Je crois que, quand les caractères sont trop différents, l'entente ne dure qu'une saison.
    Anémone est travailleuse, sérieuse, assez indépendante, presqu'adulte. Elle prends ses responsabilités mais veut qu'on respecte ses décisions et ne veut pas être sous le joug de quelqu'un, son esclave pour son bon plaisir.
    En cela je ne peux guère que l'approuver, j'ai le même caractère qu'elle LooL
    Son ami est lui aussi dominateur, mais capricieux et faible. Il veut en faire son jouet au lieu de la traiter comme son égal. Il cherche à l'apitoyer et à se faire plaindre, à la culpabiliser, alors qu'elle voudrait l'admirer et qu'elle ne se sent pas coupable.
    Je lui ai dt qu'à sa place, je romprais et je lui expliquerais pourquoi, afin qu'il en tire des leçons, s'il en est capable.


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lancien

sortir de la tristesse

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