Samedi 31 mars 2007 à 19:28

Amour et peines de coeur



Une jeune correspondante m'a demandé comment on savait si on était amoureuse et comment je voyais l'amour. Nous avons échangé nos points de vue et j'ai  constaté que “l'amour romantique et altruiste” existe encore chez certaines jeunes qui m'écrivent et c
ela m'a fait du bien. Je me suis senti moins démodé.
Je voulais écrire un article sur “l'amour il y a 60 ans", mais, en lisant un blog, j'ai trouvé un article écrit par une ado de 14 ans, tellement sensible et qui exprimait  beaucoup mieux que moi, ce que je voulais vous dire.
 
Alors je voudrais vous le faire lire à tous et à toutes, mais particulièrement à quelqu'un qui se trouve de l'autre coté du miroir.

 Le voici :

                AMOUR

 Aimer c'est vouloir le bonheur          
 De celui qu'on aime avant le sien;               
 Aujourd'hui je t'offre ce coeur                      
 Qui t'aime encore en vain.

 Aimer c'est souffrir en silence   
 Du vide et de l'absence,                           
 Que tu laisses derrière toi                    
 Chaque fois que tu t'en vas.                  
                                
 Aimer c'est laisser les larmes couler           
 Quand tu n'es pas là pour les voir,             
 Pour ne pas ternir tes moments passés         
 Près d'une autre certains soirs.                       
                                
 Aimer c'est tolérer tes différences      
 Qui nous éloignent peu à peu,      
 Ne plus avoir d'exigences . 
 Pour que se rallume le feu.  
                                
 Aimer c'est donner sans rien demander,   
 C'est prendre l'autre tel qu'il est       
 Sans attendre en retour de recevoir 
 Et pas tel qu'on aimerait le voir.  
                          
 Aujourd'hui je sais ce que veut dire aimer
 Et je n'ai jamais aimé quelqu'un si fort.
 Même s'ilest trop tard, même si j'ai tort,
 Je ne regrette pas d'encore aimer.


Mardi 27 mars 2007 à 11:30

Chevaux, âne, (gi) vache

     
     Aujourd'hui je n'ai pas beaucoup de temps; alors une image au lieu d'un article.


    Que pensez vous de cette "givache".

    Je l'aime bien. Elle s'appelle ZOE et a 16 ans.

    Mais dans son zoo, elle est très occupée et elle n'a pas le temps de m'écrire des mails LooL
    Alors je m'ennuie d'elle !!!

Vendredi 23 mars 2007 à 19:04

Tristesse, désespoir



     Faire le ménage dans son environnement est, à mon avis la première chose à faire pour se sortir d'un état de tristesse permanente.
 Mais cela ne suffit évidemment pas.
     Que donner comme conseils à quelqu'un qui cherche à retrouver sa joie et sa quiétude d'avant?

     Je crois d'abord qu'il faut distinguer trois cas :

     - celui des personnes qui une raison grave d'être affectées : maladie, mort d'un être que l'on aimait beaucoup, agression ou mauvais traitement, mésentente des parents...
     Dans ces cas on ne peut pas donner de conseil général; chaque cas est un cas particulier et la tristesse ne diminuera que dans la mesure où l'on arrive à diminuer le traumatisme correspondant, et il est difficile de remonter la pente seul (e).
     Il faut avoir le courage de s'en sortir, mais aussi celui d'appeler à l'aide et de préférence un adulte, car vos camarades n'ont en général pas assez d'expérience pour vous aider efficacement et sans risque pour eux-mêmes.

     - celui des chagrins d'amour. Je pense que c'est peut être le cas où, avec beaucoup de volonté, on peut s'en sortir seul(e), en laissant le temps et l'oubli intervenir.
     Quand la séparation intervient progressivement, en général, elle n'est pas trop pénible et les deux personnes restent amis, mais il faut ensuite du temps pour que l'amour s'éteigne et se tranforme en amitié et tendresse.
 Le plus difficile est de tourner la page et d'oublier, de ne plus aimer

     En général, il n'y a vraiment un traumatisme que lorsque la séparation s'est faite brutalement, que l'un des deux aimait beaucoup moins que l'autre, et l'a abandonné(e) - laché(e), plaqué(e) ou laissé(e) tomber dans votre langage! -.
     Essayez alors, plutôt que d'être triste, d'être déçu(e), puis même en colère contre l'autre, et surtout de ne pas vous reprocher la séparation, ne pas vous croire coupable, ne pas vous dire “si j'avais fait autrement cela aurait continué”. C'est très rarement vrai. On vous a quitté(e) parce qu'on ne vous aimait pas assez; peut être aussi parce que votre ami(e) était trop égoïste ou trop immature.
     Et il faut essayer d'oublier le plus vite possible; ne pas continuer à aimer. Vous dire qu'après tout, il ou elle, n'était pas si bien que cela, puisqu'il vous a quitté (e) et qu'il vaut mieux que ce soit maintenant que plus tard, quand vous l'auriez aimé(e) encore plus!. Et que “un(e) de perdu(e), dix de retrouvé(e)s.
     Ne pensez plus à lui ou à elle, trouvez vous plein d'occupations, travaillez (vous êtes au collège ou au lycée ou à la fac), faites du sport, ayez des activités artistiques, amusez vous, occupez vous des autres. Cela vous évitera de penser à votre chagrin, d'avoir des regrets
     Ayez des amis, qui puissent vous apporter leur affection, vous faire penser à autre chose, se divertir avec vous.
 Plusieurs amis sont souvent aussi agréables qu'un(e) petit(e) ami(e), c'est plus facile à les voir, puisqu'il y a en a plusieurs, les “prises de bec” sont moins graves, et ils sont beaucoup plus fidèles en général!
     Et si vous vous sentez bien dans votre famille, avec vos frères ou soeurs notamment, c'est aussi un environnement salutaire.
     Par contre vous allez avoir tendance à vouloir retrouver très vite un nouvel amour, car le cerveau a horreur dun équilibre détruit et il veut le rétablir.
     Faites attention c'est le piège, car vous risquez de céder à une simple attirance, de croire que c'est le grand amour et d'être à nouveau déçu(e) et triste quelques mois après.

     - celui des personnes dont la tristesse est démesurée par rapport aux causes réelles à l'origine, qui restent d'ailleurs floues, même pour l'intéressé(e).
 Ce devrait être le cas le plus facile à traiter et pourtant il n'en est rien.
 Je vais essayer d”en parler dans l'article suivant.



Vendredi 23 mars 2007 à 18:56

Tristesse, désespoir



          Lorsqu'on lit certains blogs très tristes, ou que l'on discute avec son auteur, on constate souvent que ses souffrances sont réelles, mais n'ont pas des causes bien définies.

         La personne est souvent choyée, a presque tout ce qu'elle désire (évidemment en fonction de la situation des parents et à condition de savoir se limiter, car si chaque fois qu'on vous donne quelque chose, vous désirez immédiatement trois fois plus, la situation n'est pas viable).
         Bien entendu cette personne a quelques ennuis, quelques difficultés familiales ou scolaires, quelques disputes avec des amis, mais pas plus que d'autres, qui ne sont pas tristes pour autant.
         On constate souvent l'effet d'entraînement de l'environnement lugubre et des camarades qui ont les mêmes idées de désespoir, de sang et de mort.
         Je suis frappé par exemple, par le fait que lorsque j'étais jeune (et c'était pourtant la guerre et la vie n'était pas rose), la scarification était inconnue, parce personne ne nous en avait donné l'idée, que ce n'était pas la mode, et qu'il y avait déjà bien trop de sang versé dans les combats.

         Donc, mettre de l'ordre dans son entourage et dans ses amitiés pour éliminer l'environnement triste, (voir le précédent article), demande certes un effort important de volonté, mais a déjà une certaine efficacité. Mais bien sûr cela ne suffit pas.

         Il faut d'abord remplacer cet environnement par un autre plus gai et qui surtout vous apporte de la tendresse à la place de l'inquiétude et du désespoir.
         Dans votre cas plus que tout autre, vous avez besoin d'être aimé(e), consolé(e), encouragé(e). Chaque fois que cela est possible, le mileu familial, les parents, les grands-parents, les frères et soeurs, la famille plus éloignée, sont l'environnement qui devrait vous apporter la sécurité et l'amour qui vous manque.
         Ayez aussi des amis, qui puissent vous apporter leur affection, vous faire penser à autre chose, discuter et se divertir avec vous. Mais ils doivent être gais, et ne pas véhiculer les mêmes idées moroses, voire lugubres qui sont, ou ont été les vôtres.
         Trouvez vous plein d'occupations, travaillez (vous êtes au collège ou au lycée ou à la fac), faites du sport, ayez des activités artistiques, amusez vous, occupez vous des autres (par exemple essayez d'être le délégué(e) des élèves ou d'avoir un rôle dans une association, dans un groupe).
         Ayez confiance en vous; parmi ces activités vous allez en réussir certaines : vous n'êtes pas moins doué(e) que les autres et vous n'êtes pas inutile.

         Essayez de vous donner des buts, des objectifs pour l'avenir, pour vos activités. Avoir un but à atteindre, regarder l'avenir, ce n'est jamais triste.
         Et puis si vous écoutez les autres voyez que, au fur et à mesure que vous progressez dans le bon sens, ils vous admirent, vous estiment : “celui ou celle-là, il ou elle, a eu la volonté, le courage de s'en sortir, de ne pas rester à se morfondre, d'aller de l'avant, d'agir !”
         Et si vous êtes plus gai(e), les amis vont revenir vers vous plus nombreux et cela fera boule de neige, pour vous en sortir plus vite.

         Il y a aussi souvent un autre écueil : vous vivez dans un monde imaginaire, où vous vous sentez bien, ou vous vous sentez le maître (fallacieusement puisque'il n'y a rien à diriger, rien à gagner et rien à perdre, si ce n'est la vie et cela n'est pas rejouable!).
        C'est vrai, c'est plus difficile d'affronter la réalité, le quotidien.
        Mais il faut absolument revenir à la réalité des choses au quotidien qu'il faut affronter !

         Là, le seul moyen est d'essayer de ne pas faire confiance à vos sentiments, à vos goûts, à vos impulsions; d'essayer de raisonner d'être logique, de discuter chaque chose en spectateur en essayant d'être objectif.
         Vous verrez alors qu'affronter la réalité, cela demande un effort, mais ce n'est pas si terrible que cela, et on est ensuite tellement fier(e), tellement  content(e) d'avoir surmonté les problèmes et vaincu l'adversité.

         S'en sortir, c'est une affaire de courage et de volonté, de travail aussi , de réflexion et de logique, pour vaincre les pulsions, le laisser aller et la facilité.
         Mais bien sûr un coup de main d'une autre personne peut parfois vous aider, en particulier à comprendre vos problèmes et à trouver les solutions pour les résoudre.

Mercredi 21 mars 2007 à 18:40

Divers


    Trois petits chiens sont venus me voir.

    C'est une de mes filles qui m'a envoyé cette photo pour mon anniversaire.

    Eh oui j'ai 75 ans aujourd'hui 22 mars 2007.
Je suis un très vieux singe, n'est ce pas, "Chat de Chester" ?

    Ne les trouvez vous pas mignons ces petits Yorks, qui sortent d'un chapeau de magicien.?



Mercredi 21 mars 2007 à 18:19

Tristesse, désespoir

  

         Parlons de vos amis.

         En général on se lie plus facilement avec des personnes qui ont les mêmes goûts que vous, mais aussi avec des personnes que l'on a eu l'occasion de rencontrer : élèves du même lycée, camarades de sports ou d'activités extra-scolaires, ados connus sur MSN ou dans les blogs, enfants d'amis des parents, ...
         Beaucoup des jeunes en difficulté qui m'écrivent, ont pour copains ou amis des ados qui sont tristes comme eux, et qui baignent dans la même atmosphère lugubre. En fait, par vos échanges, vous vous entretenez mutuellement dans le désespoir et vous n'arrivez pas à vous en sortir, de même qu'il est très difficile, dans un couple, d'arrêter de fumer, si on ne le fait pas tous deux en même temps, car si l'un persiste, l'autre est entraîné à continuer.
         Je ne vous dis pas de changer d'amis, mais de leur dire “on change de conversations”. De ne plus échanger avec eux de mails qui montent en épingle toutes vos souffrances, des images de sang et de mort, de ne plus parler de mutilation et de sucide, de ne plus se complaire dans cet univers artificiel et surréaliste de tristesse de mort et de surnaturel.
         A ces amis il faut leur dire “on change ensemble, (comme le couple qui veut arrêter de fumer), sinon on poursuit nos routes séparement”
         Si ces camarades tiennent réellement à vous, ils accepteront l'expérience, sinon il vaut mieux pour vous qu'ils ne soient plus vos amis.
        
        Ne me dites pas que vous voulez rester dans cette atmosphère parce qu'elle vous plait, qu'elle est faite pour vous : c'est faux; ce n'est qu'une impression, un leurre; la preuve, c'est qu'elle vous rend désespérement malade !!

        Ce sera dur pour vous, car on se complait plus facilement dans l'iréel et l'imaginaire plutôt que d'affronter la réalité; il est plus facile de se rendre intéressante auprès de ses copains en racontant ses peines qu'en leur parlant des petites joies de la vie;  il est plus facile d'écrire des poèmes tristes et désespérés que de beaux poèmes gais ou qui montrent l'espoir; c'est plus facile de se faire plaindre que d'être courageux et d'essayer de s'en sortir;
        C'est à la mode de parler de violence, de sang et de mort : on se croit de façon absurde, plus courageux, plus adulte pour avoir tenu de tels discours, alors qu'en fait c'est l'inverse, c'est qu'on n'a pas une maîtrise suffisante de soi et qu'on est un mouton qui est soumis aux médias.


        Si vous réfléchissez, si vous allez au fond de vous même, vous n'avez pas confiance en vous, vous avez l'impression d'être inutile.
         Alors tout cet environnement, c'est d'abord parce que, dans ce monde irréel, loin des problèmes quotidiens, vous vous sentez plus confiant, plus à l'aise, et c'est ensuite parce qu'il est plus facile d'attirer ainsi l'attention des autres, de briller à leurs yeux, de se faire plaindre, que l'on s'occupe de vous.

     Dans mon prochain article, on essaiera de réfléchir à la façon de s'en sortir davantage, de vivre autrement.



Mercredi 21 mars 2007 à 9:41

Tristesse, désespoir



           Rester dans une atmosphère triste, ne penser qu'à cela, aux catastrophes, au sang, à la mort, cela traumatise peu à peu notre cerveau et nous mène à la dépression.

         Pour remonter la pente, il faut d'abord sortir de cett engrenage. Comment faire?

         Une première chose à faire, un peu pénible, mais pas trop difficile quand même, c'est  faire le ménage autour de soi, rendre moins triste ce qui vous entoure, éliminer tout ce qui respire la tristesse.
         Faites un nouveau blog, avec un fond blanc, des images gaies ou drôles, racontez les anecdotes amusantes de votre vie, des histoires humoristiques, montrez les endroits que vous avez visités, les amis qui vous sont chers...
 Les blogs les plus amusants que j'ai lus étaient faits par des jeunes qui étaient très malheureux, mais essayaient de s'en sortir.

         Refaites la décoration de votre chambre, enlevez les images de sang, les posters de chanteurs tristes, mettez des couleurs et des posters gais, des images de vie. Affichez des photos de votre famille, de vos amis, des instants heureux de votre vie.
   
         Changez de musiques et de lectures. Ne lisez plus de livres terrifiants, mais des livres amusants et gais, qui vous fassent rire; écoutez des musiques cools, dont les paroles ne critiquent pas en permanence l'existence (c'est trop facile), ne prônent pas la violence et la mort, mais qui soient gaies, amusantes, ou sentimentales.

         En matière de musique, on ne peut pas travailler efficacement si on écoute des chansons avec des paroles (on fait attention, même inconsciemment, aux paroles et pas à son travail), et la concentration nécessaire n'est pas là, si la musique qui vous entoure est trop bruyante. Si vous voulez travailler en musique, écoutez des “musiques douces” dont les airs ne vous détournent pas de votre tâche (moi, j'écoute de la musique classique mais il faut aimer cela!).
    
        Changez aussi de look; c'est quelquefois agréable, mettez des vêtements plus gais, coiffez vous et fardez vous autrement, de façon jeune et dynamique, donnez vous une allure joyeuse, essayez de sourire. Vous verrez que vos amis iront plus facilement vers vous.



Lundi 19 mars 2007 à 18:25

Animaux

    J'ai trouvé ce petit lapin en herbe dans mon gazon.

    J'ai fait attention à ne pas lui faire mal avec ma tondeuse.


    Le trouvez vous mignon ?





Lundi 19 mars 2007 à 18:19

Tristesse, désespoir



     Vos souffrances, votre tristesse, proviennent, en général à l'origine, de soucis et d'ennuis que vous avez : problèmes scolaires, difficultés avec vos parents, brouille avec vos amis, chagrins d'amour.

     Le plus souvent c'est supportable et c'est le lot de tout le monde. Il est donc normal que vous en parliez entre vous.

     Si avec vos amis, avec vos correspondants, vous ne parlez que de vos difficultés, que, par jeu au début, vous discutez de sang, de tortures, de mort, ou pour se faire peur d'histoires fantastiques et surnaturelles, mais en général lugubres, peu à peu, cette atmosphère envahit votre esprit.

     Vous ne pouvez plus vous sortir de cette angoisse, de cette tristesse, ce qui était un jeu devient une habitude, vous renforcez mutuellement cette tendance dans vos conversations et vous finissez par vous complaire dans un milieu irrationnel et imaginaire, complètement détaché de la réalité. Vous finissez même par croire à des histoires complètement invraisemblables et absurdes au plan scientifique.

     Pour peu que certain(e)s d'entre vous aient eu quelques idées de mort ou de mutilation, la contamination a lieu très vite dans une telle atmosphère, exactement comme un microbe rend plus facilement malade quelqu'un d'affaibli.
     C'est d'autant plus grave que, si vous vous complaisez dans cette ambiance, vous allez rechercher des amis qui aient les mêmes goûts et vos échanges mutuels renforcent vos idées sombres et morbides, ainsi que votre souffrance.
     Les plus forts ou ceux qui ont la volonté d'en sortir,  résistent, les autres sombrent.

     Le cerveau humain est une machine très complexe, dans laquelle des transformations chimiques multiples se produisent, qui commandent le propagaton de signaux électriques entre des cellules, appelées neurones.
     Les connexions entre ces neurones évoluent énormément chez l'enfant et le jeune (jusqu'à 20 ans environ) et cette évolution conditionne la formation du cerveau.
     Ainsi, si on bande les yeux d'un petit chat pendant quelques semaines, bien que ses yeux restent sains, il ne verra plus de sa vie, car son cerveau n'a pas “appris à voir”.
     Si l'un des yeux seulement d'un jeune enfant voit mal (myopie, strabisme...), et que l'on ne s'en aperçoit pas dans les premières années de sa vie, la partie du cerveau à l'arrière du crâne, qui s'occupe de la vision, va se mettre au service du seul oeil valide et l'enfant verra de moins en moins et à jamais, de son oeil malade.
     Frédéric de Prusse, homme horrible, avait confié des nouveaux nés à des nourrices en interdisant de leur parler et de leur apprendre à parler. La plupart d'entre eux sont morts prématurément et étaient proches de la folie.

     Tout ce que nous faisons, étant jeunes, dans notre environnement contribue à former notre cerveau.
 Celui-ci, pour bien se former, a besoin de tâches multiples et variées, qui couvrent le maximum de situations possibles.
     
     Une partie de notre cerveau, le cerveau émotionnel, qui gère nos sentiments, (c'est une “couche médiane “de notre cerveau, voir mes articles sur ce blog) plus ou moins sous le contrôle de notre cortex, (la couche extérieure), siège de la pensée, a besoin, également d'être formé.
     Si vous plongez ce cerveau émotionnel en permanence dans une atmosphère de tristesse, de sang, de mort, vous allez peu à peu modifier les conditions de son fonctionnement :  vous ne pourrez plus que “penser triste” et vous allez peu à peu dérégler la mécanique chimique, altérer la liaison entre le cerveau émotionnel et le cortex qui réfléchit et raisonne.
     Dès lors vous perdez le contrôle de vos sentiments, vous n'êtes plus réalistes, vous vous enfermez dans l'irréel et  dans le désespoir : c'est la “dépression”.

     Pour en sortir il faut rétablir un fonctionnement normal. Tant que vous restez dans cette atmosphère triste, vous ne pouvez réapprendre à votre cerveau à bien fonctionner.
     Ceci est vrai pour les adultes, mais encore plus pour les enfants et les ados, dont le cerveau est encore en formation, donc très sensible.

     C'est pour cela que d'une part jil fautd'abord quitter cette ambiance triste (ce sera le sujet de mon prochain article), et que d'autre part, si vous essayez d'aider un(e) ami(e) en difficulté, il faut bien veiller à ne pas rentrer à votre tour, dans cet environnement, sous peine d'y être aspiré(e).

Samedi 17 mars 2007 à 17:09

Vivre sa vie




        J'ai trouvé un blog tout récent, qui est assez contestataire de notre époque, mais qui m'a beaucoup plu et dont je partage assez souvent les idées.
Voilà son adresse si vous voulez y faire un tour :
       http://le-voile-se-leve.cowblog.fr
        Sa lecture m'a fait penser à cette réflexion  d'un philosophe sur la vie, que j'avais lue autrefois.
        Peut être que durant ce week-end, votre travail terminé, vous aurez un moment pour la lire, malgré son caractère un peu austère :

        "Un corps t'a été donné. Tu peux l'aimer ou le détester, mais ce sera le tien pour toute la durée de cette vie.

        Tu vas apprendre des leçons. Tu es inscrit(e) dans une école informelle à plein temps appelée "Vie". Chaque jour tu auras l'occasion d'apprendre des leçons dans cette école. Tu pourras aimer les leçons, ou penser qu'elles sont idiotes ou sans pertinence.
II n'y a pas de fautes, seulement des leçons.
        La croissance est un processus d'essai et d'erreur, d'expérimentation. Les expériences "ratées" font tout autant partie du processus que celles qui réussissent.
        Une leçon sera répétée jusqu'à ce qu'elle soit apprise. Une leçon te sera présentée sous diverses formes, jusqu'à ce que tu l'apprennes. Quand tu l'auras apprise, tu pourras passer à la leçon suivante.
        Apprendre des leçons ne finit jamais. Il n'y a pas de partie de "Vie" qui ne contienne de leçon. Si tu es en vie, il y a des leçons à apprendre.

        Ailleurs n'est pas meilleur qu'"ici". Quand ton "ailleurs" est devenu "ici", tu obtiens à nouveau un autre "ailleurs" qui à son tour te semblera meilleur qu'"ici".

        Les autres sont essentiellement des miroirs de toi-même. Tu ne peux aimer ou détester quelque chose chez autrui que si ce quelque chose reflète une chose que tu aimes ou que tu détestes en toi.

        Ce que tu fais de ta "Vie" dépend de toi. Tu as tous les outils, toutes les ressources dont tu as besoin. Ce que tu en fais dépend de toi. Le choix t'appartient.
Tes réponses sont en toi. Les réponses aux questions de la "Vie" sont en toi. Tout ce qu'il te faut, c'est regarder. écouter et faire confiance.
A mesure que tu t'ouvres à cette confiance, tu te souviendras de plus en plus de tout ceci."

        Moi qui suis à la fin de ma vie, je peux vous affirmer que tout ce que dit ce philosophe est vrai. Et j'apprends encore beaucoup de choses, malgré mon âge, et même de vous mes jeunes correspondant(e)s.

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lancien

sortir de la tristesse

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