Samedi 17 mars 2007 à 16:50

Amour et peines de coeur



        Je ne crois pas que les ados filles entre 13 et 17 ans aient les mêmes attentes que les garçons en matière d'amour.


         Parmi celles qui m'ont écrit je n'ai eu que très peu de “mantes religieuses”. (celles qui dévorent à chaque fois leur amant pour pouvoir en changer !!!)

         Le rêve de la majorité d'entre elles, c'était d'avoir un ami qui les aime, qui partage leurs désirs, leurs idées, leurs activités. Avoir un confident, un ami qui les console quand elles dont dans la peine, qui les aide quand elles sont dans la difficulté, qui les préfère elles seules,  et ne regarde pas les copines. Qui soit tendre, calin et ne vive que pour elles, avec lequel on partage tout, on forme un “couple”.
         Bref le compagnon idéal.
        Ce qui me parait certain, c'est que les ados garçons pensent plus aux amourettes et aux conquêtes, alors que les filles ont déjà une visoin de femme presque adulte, de l'amour.
         Et lorsqu'elles ont décidé d'aller jusqu'au bout, c'est une preuve d'amour, un don de soi, un engagement pour la vie à deux, rarement une partie de plaisir.
         Loin de moi l'idée de critiquer cette attitude, je pense la même chose qu'elles.

         Mais je relève cependant une contradiction :
         Très peu d'entre elles m'ont dit qu'elles attendaient d'avoir trouvé ce compagnon , qu'elles voulaient le connaître, être sûr de lui, de ses qualités, avoir la certitude qu'il les aimait et ne cherchait pas une simple aventure, et qu'elles attendraient le temps qu'il faudrait, mais ne ‘sengageraient pas à la légère.
         Cela j'aurais aimé l'entendre plus souvent.

         Mais la plupart d'entre elles me semblent ultra-pressées d'avoir un petit ami et désespérées si elles ne le trouvent pas rapidement. Elles pensent souvent être amoureuses, et avoir des chagrins d'amour, mais n'aiment pas véritablement leur petit ami; elles ont surtout besoin d'affection.  
         Très peu d'entre elles connaîtront vraiment le grand amour à cet âge là

        Je me demande même si certaines sont véritablement inteessées par les garçons. C'est pour faire comme les autres. A leur âge, j'ai fumé pour faire comme les autres, et puis, j'ai compris que je me conduisais comme un mouton et j'ai arrêté. Je pense que sortir avec un garçon aujourd'hui c'est comme fumer à "mon époque" .
        Et certaines, un peu évaporées, chassent le petit ami comme une belle robe dans une galerie marchande, pour sortir avec lui le week-end !

         Dès lors je ne m'étonne plus du nombre de chagrins d'amour que je rencontre : les garçons cherchent une aventure, les filles le grand amour, mais ils sont aussi pressés les uns que les autres et finalement les filles sont les victimes de leur hâte.
         Le pire c'est que dès qu'elles sortent d'un grand chagrin d'amour, c'est pour recommencer le plus vite possible la même erreur.

         Pour prévenir le chagrin d'amour, il y a une recette : bien réfléchir et “tester son partenaire” avant de s'engager. Peu d'entre vous me paraîssent assez sages et assez volontaires pour l'appliquer. L'amour est aveugle dit on !!!!


Jeudi 15 mars 2007 à 18:55

Chats



J'ai souvent dit que les ados avaient besoin de l'amour de leur mère.

Mais cet ado-chat semble préférer le biberon.


Lundi 12 mars 2007 à 16:48

Amour et peines de coeur


    J'ai reçu, à la suite de mes articles sur l'amour et l'amitié entre adolescents, quelques mails véhéments dans lesquels filles et garçons me reprochent mes propos.
Les garçons me disent que, s'ils sont souvent des coureurs de jupons, les filles elles, sont des "coureuses de pantalons" et des "mantes religieuses".
Les filles me sisent qu'elles sont toujours romantiques et ont plein de peines de coeur sincères à cause de garçons pas sérieux et égoïstes

     Il est certain que mon article n'avait pas une portée générale. Je suis conscient que tous les garçons et toutes les filles ne sont pas tel(le)s que je les décris.
 Par ailleurs je ne cherche pas de bouc-émissaire; je ne juge ni n'accuse personne.    
     Mais mon blog est fait pour ceux qui me lisent : mes correspondant(e)s, et j'essaie de savoir d'où viennent leurs peines, que je constate dans leurs mails.

     Mes correspondantes, dont le nombre est limité, sont souvent des jeunes filles qui ont eu des peines de coeur et certaines en ont été très malheureuses.
     Il est donc plus probable qu'elles ne soient pas des “mantes religieuses” et que ce soient des jeunes filles ayant une conception altruiste et romantique de l'amour, de même qu'il est plus probable qu'elle n'aient pas eu affaire à la “perle” des garçons sérieux, si difficile à trouver.
     C'est tout. Je ne cherche pas à généraliser, ni dans un sens, ni dans l'autre.

     Quant à la phrase tirée d'un de mes précédents articles que critique un de mes correspondant, je ne la renie pas et au contraire, je l'assume :
 "Pour moi, aimer quelqu'un, c'est d'abord avoir une amitié de plus en plus profonde, qui peu à peu se transforme en amour, de telle sorte que ceux qui s'aiment, aient des réactions affectives et émotionnelles communes et représentent vis à vis des autres, un “couple uni”, qui privilégie chacun des deux êtres par rapport aux autres."

     Je ne voulais pas parler d'amis d'enfance, d'amis de très longue date.
     Mais je ne crois pas au “coup de foudre”. Du moins je pense qu'il n'est qu'une simple attirance et qu'il faut le temps pour transformer une attirance ou une amitié, en véritable amour.Mais cela peut arriver aussi, mais avec le temps.
     Je ne crois pas non plus qu'un véritable amour existe s'il n'y a pas création et prise de conscience du “couple” par rapport à l'environnement (“les amoureux sont seuls au monde”). Les psychologues appellent cela le “fusionnement”.
     Même en amitié, un phénomène analogue existe; ce peut être un pseudo-couple si les deux amis ont des personnalités et des goûts voisins, C'est souvent un phénomène à l'échelle d'un “groupe d'amis”  (“Les copains d'abord” de G. Brassens)
     Ce besoin d'amitié au sein d'un groupe est beaucoup plus important qu il y a 50 ans, C'est comme une appartenance tribale, familiale, nécessaire, surtout pour les ados, peut être due à l'éloignement des parents, plus occupés par leurs professions.
     Je suis persuadé que en amour, si cette notion de couple, de dépendance l'un à l'autre, d'entité unique s'opposant à l'extérieur, n'existe pas, si elle est considérée comme “possessive” par l'un des deux partenaires, cet amour ne durera pas et s'arrêtera un jour, plus ou moins rapidement, avec plus ou moins de peines et de traumatismes.
     Plus le décalage est grand entre les deux êtres, plus cette séparation sera rapide, mais souvent difficile.

     Cela par contre, je pense que ce n'est pas limité aux correspondants du blog, mais valable de façon beaucoup plus générale.

Lundi 12 mars 2007 à 16:24

Amour et peines de coeur


   
     
   
    Certains d'entre vous me reprochent dans leurs mails, d'être défaitiste et de ne pas croire à la possibilité d'un véritable amour avant d'avoir au moins une vingtaine d'années.

     Je n'ai jamais dit cela. Et d'ailleurs lisez donc mon article "Elle et Lui" du 17 octobre 2006 dans lequel j'ai décrit un amour entre deux jeunes de 15/16 ans

    Ce que j'ai dit c'est que :


     - aux âges de l'adolescence, il y a en général un décalage important entre la matûrité sentimentale, les attentes et les désirs sentimentaux des filles et des garçons. Cela rend difficile l'éclosion d'un sentiment durable.
     - les buts poursuivis par les uns et les autres, qu'ils soient garçons ou filles, peuvent être très divers, certains souhaitent des camarades avec lesquels délirer et s'éclater, d'autres rêvent d'un véritable ami, d'un confident qui vous console et vous conseille, sans rien exiger de vous; d'autres ne souhaitent que des aventures, sentimentales, ou physiques ou les deux; certains veulent vivre une amourette parce qu'elle apporte une présence, une amitié et qu'elle répond à une mode, à un souci du regard des autres. Certains enfin rêvent du grand amour mais sans toujours se rendre compte de ce que c'est.
     - pour vivre vraiment un amour, il faut être au même niveau de souhaits sentimentaux; l'amour doit être réciproque et de “même grandeur” ou bien il meurt. Il faut donc que les deux amoureux ne soient pas “décalés”.
     - un véritable amour n'existe pas sans sa part de rêves, de projets d'avenir, de souhaits de vivre ensemble. Certains ne souhaitent pas s'engager ainsi, alors que leur vie est encore tellement remplie de points d'interrogations quant à l'avenir.
     - pour compliquer les choses le cerveau des adolescents n'est pas matûre en ce qui concerne la prévision de l'avenir et notamment des conséquences des actes que l'on projette. Cela ne facilite pas les choses.
     - l'adolescent qui s'éloigne peu à peu du nid familial est en manque d'amour maternel et paternel. Il a donc un désir de combler ce vide et il voudrait trouver cela dans l'amour d'une personne du sexe opposé, cela d'autant plus que, par ailleurs, le désir est normal et résulte de la puberté.
     Je pense que c'est une des raisons de cette soif d'amour.
     Mais je constate que, parmi mes correspondantes, ce désir est beaucoup moins grand si elles ont un ami, un grand ami sincère qui leur apporte ce qu'il leur manque, et elles hésitent souvent à transformer cette amitié qu'elles jugent stable, en une amourette sans lendemain qui pourrait la détruire.
     Celles qui ont vraiment un ou plusieurs amis se passent plus facilement d'un “petit ami”, du moins pour elles mêmes, peut être moins lorsque le regard des autres les préoccupe.
     - la mode, le martelage des médias, le “qu'en dira t'on” des copains, le désir d'être ce que l'on voudrait être sans se contenter de ce que l'on est, tout cela influe sur cet engouement de vivre un amour quel qu'il soit.
     Et l'image que nous donnent les médias ou également les adultes n'est pas celle du grand amour : celui là est sans histoire, il ne se remarque pas. Il ne fait pas sensation, donc il ne convient pas aux médias.

     Je crois donc que le grand amour peut arriver, qu'il est même possible très jeune, mais qu'il est très rare et qu'il a peu de chance de déboucher sur le long terme, et cela encore plus aujourd'hui qu'hier, car les médias et l'exemple de sadultes d'aujourd'hui ne va pas dans ce sens.
     A vrai dire je crois que la plupart d'entre vous se contentent facilement d'un petit ami et ne souhaitent le grand amour que comme un désir lointain, qu'ils espèrent pouvoir réaliser un jour, quand ils seront adultes et “installés dans la vie active”.
    Cependant je connais certaines correspondantes, qui me disent qu'elles ne veulent pas d'un simple petit ami d'opérette, mais souhaitent en avoir un qui les aime vraiment et pour une ceratine durée. Evidemment elles ne le trouvent pas tout de suite, mais à mon avis, elles sont sages et un jour un véritable amour errivera.

Samedi 10 mars 2007 à 19:48

Amour et peines de coeur


     Plusieurs mails que j'ai reçus, ont abordé un sujet qui m'est peu familier : un “petit ami virtuel” sur internet.

     Certaines d'entre vous ont fait la connaissance d'un “garçon formidable” sur internet et échangent avec lui de nombreux mails enflammés.
 Elles me demandent ce que je pense de cela, et franchement je suis perplexe.
    
    Certes j'ai eu beaucoup de correspondantes depuis deux ans (près de trois cents) et parmi elles quelques "amies sincères" auxquelles je tiens beaucoup, mais à mon âge on n'a plus de "petite amie".

Alors je n'ai aucune expérience en la matière !

     Il semble que cette correspondance vous apporte de la joie et de la sérénité. C'est l'essentiel.

     Ce garçon est devenu un ami, un confident. Vous échangez presque tous les jours des tas d'idées, vous vous racontez votre vie. Vous vous donnez mutuellement des conseils, vous riez ensemble quand vous êtes joyeux, vous consolez l'autre quand il est triste. Alors vous avez fini chacun par attendre avec impatience le mail de l'autre et par être “en manque” s'il ne vient pas. Chacun est devenu très important pour l'autre. Vous vous occupez même plus l'un de l'autre que la plupart des “petits amis réels” que je connais!
     
     Personnellement je trouve cela très bien et bénéfique.
 Je me demande seulement : est-ce de l'amour ou de l'amitié.

     Il me semble que même une amourette demande une certaine présence, a du mal à se passer de toute rencontre avec l'être aimé, de l'avoir près de soi, de le prendre dans ses bras quand il est triste, de le voir, de l'entendre.
     Vous me dires d'ailleurs que vous vous téléphonez un peu ((petits forfaits et hélas, on est bavard), que vous vous envoyez des photos et que finalement cette “présence réelle” vous manque.    
     Un amour aussi intellectuel que celui que vous me décrivez, me rappelle des correspondances d'écrivains du temps jadis, amours épistolaires au temps où l'on se déplaçait difficilement,et où la correspondance était longue à parvenir.
 Madame de Sévigné, sa fille et ses amis, Balzac et sa belle russe, Georges Sand......
     Comme eux, vous êtes parfois à des centaines de kilomètres de distance l'un de l'autre. Heureusement aujourd'hui il y a internet et les mobiles ! cela va plus vite et c'est moins cher !

     Mais c'est vrai que vos “amours virtuels ont l'air d'être solides, presques plus que les amours réelles. Par écrit on fait attention à ce que l'on dit, on fait donc attention à l'autre, on s'énerve rarement ; les sujets de discordes se règlent mieux. Mais la jalousie existe cependant, très forte d'après ce que vous me dites. Enfin, dans la mesure où l'on se raconte tout !. LooL
   ces amours virtuels ont aussi un avantage, c'est que l'environnement intervient moins : les parents, les amis ne viennent pas mettre leur grain de sel dans vos amours et cela fait autant de problèmes, de troubles en moins. Les différences d'âge ou de milieu social s'estompent.

     Une chose cependant que je remarque, toutes celles qui m'ont écrit à ce sujet sont introverties et relativement “intellectuelles” (en tout cas elles semblent de bonnes élèves). Une extravertie ne supporterait pas l'absence physique de la personne, le fait de ne pas lui parler de ne pas la voir réellement.
     Et puis il faut aimer écrire, un peu comme les écrivains d'autrefois, avec peut être les abréviations et les fautes d'orthographe en plus ! IoooI !

     Mais au fond amour ou amitié, quelle importance : l'amitié peut être très voisine de l'amour, elle est simplement dépourvue d'attirance physique; elle n'en est pas moins solide, profonde et envoûtante pour autant.
     Elle est même peut être plus solide, car presque dépourvue de jalousie. (enfin, je n'en suis pas si sûr que cela du moins pour les amis que l'on côtoit réellement IooI).
     Je connais des cas d'amitiés virtuelles qui ressemblent beaucoup à ce que vous me décrivez, et ce sont des amitiés profondes, qui apportent la joie

    Alors, amour, amourette ou amitié, qu'importe, l'important, c'est que vous soyez heureuse.


Vendredi 9 mars 2007 à 14:43

Chiens

  Je vous ai présenté Bianco, un labrador beige, qui aimait les escalopes à la crème au point d'aller lécher la poèle jusque dans la machine à laver.



    Aujourdhui je vous montrerai Nachka, une labrador noire qui, comme vous mes correspondantes, rêve au "prince charmant" (un "clebsprince" bien sûr ! )
    Alors elle ne veut s'endormir qu'avec sur la tête son voile de mariée !!

Vendredi 9 mars 2007 à 14:28

Amis et camarades




     J'entends souvent des plaintes et des récriminations contre vos “amis”. Ce sont des élèves de votre classe, ou des voisins, des jeunes que vous avez connus au stade ou des enfants d'amis (ou de connaissances) de vos parents.

     Et il y a souvent des brouilles dans vos groupes : dispute à propos de broutilles, chapardage d'un ou d'une petit(e) ami(e), médisances ou racontars divers sur les faits et gestes de chacun, jalousie sur ce que possède l'autre et que l'on n'a pas, ou même quelquefois un  peu (voire beaucoup), de méchanceté.
     Je crois que, de même que vous appelez amour ce qui n'est qu'une amourette, vous appelez ami(e) ce qui n'est qu'un ou une camarade.
    
     Les copains c'est appréciable; c'est une compagnie, on peut s'amuser, délirer ensemble, discuter de choses et d'autres et organiser des distractions, échanger des livres, des disques, des films .....
     Au sein d'une bande de copains on ne se sent plus seul(e).

     Mais il ne faut pas trop leur demander et les brouilles proviennent du fait que vous leur attribuez les qualités que vous demandez à l'amitié.
    Egalement du fait que vous attachez beaucoup trop d'imporatnce à ce qu'ils disent et pensent de vous.

     Cela dit je trouve que même entre simples camarades, vous pourriez être plus charitables les uns envers les autres, moins jaloux et essayer d'aider celui qui est dans la peine au lieu de l'enfoncer un peu plus.

    Je suis quelquefois horrifié de la mentalité de certains copains qui se montrent - je l'espère inconsciemment, mais je n'en suis pas sûr), vraiment méchants avec certain(e)s de leurs camarades, souvent ceux qui sont faibles et qui souffrent de ces brimades.
    Je pense que ceux qui s'acharnent ainsi sur ceux qui sont timides et tristes et qui paniquent facilement font preuve de sadisme et qu'ils mériteraient qu'un jour où ils ont des ennuis eux mêmes, personne ne se préoccupe d'eux ou même que beaucoup se moquent d'eux, pour qu'ils aient conscience du mal qu'ils font en ayant cette attitude de tortionnaire.

    Et c'est encore pire quand c'est une "bande" de copains qui s'acharne ainsi sur un(e) élève de leur classe, leur victime. Cela me rappelle les SS allemands pendant la dernière guerre.
C'est si facile de se donner ainsi l'illusion du pouvoir absolu, puisque la pauvre victime ne peut que souffrir en silence, démunie de tout recours. Pour moi c'est de la lâcheté et de l'inconscience et c'est ainsi que l'on devient un tortionnaire et un être qui n'est pas digne d'être un homme.
    Si vous ne me croyez pas lisez "la mort est mon métier" de Robert Merle. (enfin si vous êtes assez agé(e) et solide pour ne pas faire de cauchemar ensuite.

    Et en raison de souvenirs personnels, je pensais que dans un pensionnat, on était plus "solidaires" les uns des autres, mais des correspondances récentes (les intéressées se reconnaîtront), m'ont montré que j'avais tort. cela m'a déçu !!!

Lundi 5 mars 2007 à 19:09

Amis et camarades


        D
ans certains de vos mails, - dans certains de vos blog aussi -, vous vous trouvez très malheureuses, parce que vous aimez un garçon, qui vous aime bien, mais seulement comme un ami.
     
     Je pense que vous ne devriez pas être aussi tristes, car à votre âge (je précise que celles qui m'ont écrit cela ont 14 à 17 ans), il n'y a pas encore une très grande différence entre l'amitié et l'amour, et il ne faut pas être trop pressée de passer de l'un à l'autre.
     
     Une véritable, une grande amitié, les symptômes peuvent être voisins de ceux de l'amour, les manifestations également.
     On a envie de se voir, de s'écrire, de se téléphoner, l'absent (e) vous manque, on partage des joies, des peines, des confidences, des émotions et des peurs, des sourires et des rires, quelquefois (le moins possible) des pleurs, des travaux et des loisirs, quelquefois aussi des disputes.
     Un ami peut vous aimer, vous défendre, vous aider, vous complimenter, vous choyer autant qu'un petit ami, s'il est aussi gentil, attentionné et délicat, et si son amitié est grande et sincère. Il peut vous caliner presqu'autant... (enfin, cela dépend jusqu'où vous vouliez aller ! ).

     L'amitié a quelques avantages :
     - vous pouvez avoir plusieurs amis, pas trop, mais trois ou quatre, sans problèmes et ils ne sont pas trop jaloux entre eux . Essayez donc d'avoir quatre petits-amis ! Je ne vous le recommande pas, sauf si vous êtes une menteuse à la logique sans faille, et si vos sentiments ne vous étouffent pas !!
     - vous pouvez surtout ne pas trop vous engager, attendre de mieux connaître vos amis, que votre personnalité et la leur s'affirment, que vous puissiez choisir avec moins de risque de courir à la rupture au bout de quelques temps. L'amitié épargne un chagrin d'amour.
     - l'amitié est reposante, il n'y a pas de scène de ménage, pas de jalousie, parce qu'on a regardé quelqu'un d'autre. L'amitié est en principe plus tolérante que l'amour.
     - l'amitié est en général plus fidèle et plus constante que l'amour. Une grande amitié partagée vraiment, rompt rarement sauf si l'un des deux manque vraiment de tolérance. Elle excuse plus facilement les malentendus et les mensonges.

     Bien sûr l'amitié n'est pas l'amour, elle a ses limites : vous n'aurez pas la joie de faire des projets d'avenir, de choisir la couleur des rideaux de votre futur appartement ou le prénom de vos futurs enfants; mais faites vous vraiment de tels projets à votre âge ? Vous ne me l'avez pas dit. L'amour à votre âge est il durable au point de faire de tels projets?

     Votre personnalité comme celle des garçons que vous cotoyez ,changera tellement entre 15 et 20 ans, et encore après, quand vous commencerez à travailler et à connaître un mileu d'adultes très différent de votre environnement actuel. Il faut que vous soyez consciente que vos deux personnalités ont plus de chances de diverger que de converger.
     L'amour qui, a votre âge, résistera jusqu'à l'âge adulte peut exister, (j'en ai connu), mais il est très rare, peut être encore plus rare aujourd'hui qu'il y a 50 ans).
 
    Si celui qui vous a charmé veut rester un grand ami, c'est qu'il vous aime suffisament, mais qu'il n'est pas sûr de ses sentiments, qu'il ne veut pas s'engager trop vite, et au fond, c'est lui le plus raisonnable. Mais rien ne dit que lorsqu'il vous connaîtra mieux, lorsqu'il aura “grandi”, il ne devienne pas amoureux de vous à son tour.
 Alors ne désespérez pas !
     A être trop pressée, vous risquez de rebuter celui qui vous considére comme une grande amie, mais qui veut avoir le temps de réfléchir avant d'aller plus loin.  Je ne crois pas qu'en insistant, en criant partout votre désespoir, en faisant parfois du chantage ou des gestes spectaculaires, vous arriviez à le séduire.
     L'amitié a besoin de calme et de sérénité pour s'épanouir, mais l'amour également.

     Loin de moi l'idée de vous empêcher d'être amoureuse. Mais je voudrais simplement que vous ne soyez pas désespérée parce que celui qui a touché votre coeur, veut pour le moment, rester uniquement un très grand ami, et ne se sent pas encore prêt à être votre “petit ami”.
     Et que cela ne vous empêche pas de profiter des joies de la vie que vous pouvez rencontrer.
    Quelqu'un pour qui j'ai beaucoup d'amitié, et qui a pourtant bien des soucis réels, me dit souvent, comme les latins autrefois, “carpe diem” et je l'admire beaucoup pour cette sagesse et cette sérénité, au milieu de ses peines.

     Cela dit, cet article ne s'adresse ni à celles qui ne souhaitent un petit ami que pour pouvoir en parler aux copines ou pour suivre la mode, ni aux mantes religieuses.

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lancien

sortir de la tristesse

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