Lundi 30 avril 2007 à 16:32


Lundi 30 avril 2007 à 15:18

Scarification, suicide

    Dans mes précédents articles, j'évoquais diverses raisons qui pouvaient pousser à s'automutiler.. Mais je n'ai pas évoqué la liaison - quand il y en a une -, entre l'automutilaiton et les pensées ou intentions morbides.
     C'est le sujet que je voudrais aborder aujourd'hui.

     Pour certain(e)s d'entre vous, qui n'ont pas de grandes peines, se scarifier est un moyen de se faire peur, ou de faire peur aux autres, du cinéma quoi; oui comme aller voir un film d'horreur; on a peur, on tremble, on ressent une certaine exhaltation, une émotion.
  Et puis on se donne l'impression d'être courageux
     Une jeune ado m'a dit qu'elle faisait cela parce que ses parents avaient refusé qu'elle “saute à l'élastique” .
     J'ai moi aussi joué la comédie, quand j'étais ado, mais dans un théatre; c'était plus amusant et moins dangereux.

          Certaines personnes vont plus loin, et pensent à la mort. Pour elles, qui en ont peur, se scarifier, c'est comme prendre des médicaments, mais pas assez pour mourir, ni même se rendre malade. C'est un essai, pour voir si on est courageux, pour s'habituer, pour voir si on a peur ou non, et si un jour, on ira jusqu'à la veine..
      L'ennui c'est que dans les deux cas, une erreur peut être fatale et vous amener au coma et à la paralysie.

      Certains ou certaines d'entre vous m'ont expliqué divers procédés qu'ils utilisaient pour “voir s'ils avaient peur de la mort”.
      - S'approcher très près d'un veine, lorsqu'ils se coupaient.
      - Se mettre à l'étage sur le bord de la fenêtre, jambes pendantes dehors.
      - Prendre des médicaments, une dose pas trop forte.
      - Se mettre longtemps sous l'eau dans sa baignoire.
      - Se serrer le cou assez longtemps ou se mettre la tête dans un sac.

      Ces pratiques sont en fait très dangereuses et vous n'en mesurez pas le danger.
  Il suffirait d'un rien pour que cela se passe mal : toucher réellement la veine, faire un faux mouvement et tomber, être allergique au médicament et tomber dans le coma, s'évanouir dans l'eau, ou priver le cerveau d'oxygénation.
  Non seulement vous risquez la mort, mais pire, la paralysie à vie.
    
      Je crois que tout cela n'est en fait qu'un leurre.
      Notre inconscient nous dit très rarement la vérité. Il a au contraire l'habitude de nous fournir des fausses pistes, pour nous cacher les vraies raisons, que nous ne voulons pas voir, que nous avons “refoulées”.

      Je suis persuadé que cette recherche d'un courage vis à vis de la mort n'est qu'une excuse que vous fournit votre inconscient pour vous donner une raison qui vous satisfasse, mais qu'en réalité de tels actes sont la conséquence d'un malaise certain, d'une peine profonde, que vous ne voulez pas vous avouer, encore moins la montrer aux autres.
  Et cependant votre inconscient se croit obligé de vous forcer à vous exprimer, à attirer l'attention des autres, parce qu'il craint que cette peine ne se transforme un jour en désespoir, et que vos tentatives volontairement avortées, se transforment en un véritable acte de mort.

      Vous qui avez ainsi testé votre courage, soyez conscient qu'il y autre chose à faire : trouver la vraie raison de votre peine et lutter contre elle;
  Dans beaucoup de cas vous aurez besoin d'aide.
      Je sais que la plupart d'entre vous n'ont pas confiance en leurs parents. Ils ont peur d'être envoyés chez le psy.
      Vos amis peuvent vous aider, mais ils sont le plus souvent jeunes et sans expérience.
      L'infirmière du collège ou lycée, un médecin généraliste sont de bon conseillers et ils sont tenus par le secret médical. Trouver une aide auprès d'eux est une bonne solution.
      Si vraiment vous n'avez personne, je n'ai jamais refusé mon aide à ceux qui m'écrivaient.

      Mais ne persistez pas dans ces pratiques dangereuses.

Dimanche 29 avril 2007 à 13:12

Chats


        Ne trouvez vous pas que Sirga, la chatte de l'une de mes filles et de l'une de mes petite-filles est touchante quand elle dort.
        Le mignon petit museau et le dessous des petites pattes tout roses !
































        Mais parfois elle est, comme mes correspondantes écrasée par le poids de ses soucis !! LooL



        N'appelez pas la SPA, elle n'est pas restée longtemps ainsi et ce n'était pas si lourd que cela !! (de la mousse dans les coussins).

    Et avez vous remarqué le "petit bout de la queue du chat" qui dépasse?

Dimanche 29 avril 2007 à 13:03

Scarification, suicide


    A la suite de mes derniers articcles, j'ai reçu plusieurs mails me demandant quels étaient les cas d'automutilation, (et notamment de scarification), que je rencontrais, ce que j'en pensais, d'où venait cette habitude, quelles en étaient les causes, et comment je traitais ce problème auprès de mes correspondant(e)s.

    Je ne peux pas vous donner des exemples trop précis car je considère comme secret ce que me disent mes correspondantes de leurs problèmes.

     Aujourd'hui je vais juste traiter quatre idées qui vont vous étonner et probablement vous laisser perplexes, voire vous indisposer, mais j'assume !!.

     D'abord je ne considère pas ces pratiques comme alarmantes et je ne m'empresse pas de les traiter et de dire à celles qui se scarifient que c'est mal et qu'elles devraient arrêter le plus rapidement possible.

     Cela ne veux pas dire que j'approuve ces pratiques.
     Je considère qu'elles sont relativement nocives :
         - d'une part parce que le risque n'est pas nul : on peut se couper une veine ou une artère si on s'y prend mal. On peut aussi mal désinfecter la plaie et celle-ci peut donc s'infecter, ce qui peut avoir des conséquences graves. Par ailleurs les cicatrices sont vilaines, longues à disparaître et si on insiste trop, peuvent devenir indélébiles.
         - d'autre part parce que la scarification procure souvent, sur le moment, un soulagement à ses souffrances (probablement en substituant la douleur physique à la douleur morale et en libérant des "endorphines"), mais après une courte période de soulagement, le stress augmente et la souffrance est au contraire accrue.
          - surtout, enfin, parce qu'elles finissent par devenir une habitude, un besoin, une dépendance (on utilise aussi l'affreux anglicisme “addiction”).
     On s'habitue à l'acte et la scarification ne fait “même plus mal” et lorsque l'on en est à ce stade, on est amené à multiplier les actes pour arriver à ressentir un soulagement ou à aggraver la dangerosité de l'acte par des entailles plus profondes (histoire bêtement de voir si on est "capable" de le faire, et on finit par éprouver un “manque” comme pour une drogue.

     Mais essayer d'emblée de persuader d'arrêter ces pratiques est une illusion, car elles découlent d'un malaise psychique important et donc il est illusoire de vouloir empêcher quelqu'un de se mutiler si on n'a pas diminué au préalable son malaise psychologique, son stress, voire son désespoir
 Il faut donc au départ rechercher les causes et essayer de les éliminer ou du moins, d'en diminuer l'influence.

     Les ados s'insurgent lorsque l'on croit que se scarifier est un phénomène de mode. C'est pourtant vrai : du temps de ma jeunesse ou de celle de mes enfants, on était aussi parfois malheureux, mais personne ne se scarifiait. Ce sont les médias et les gens qui voulaient vendre bouquins, CD, films de sang et d'horreur qui ont lancé cette mode.
     C'est un phénomène de mimétisme d'une part et de conditionnement par ailleurs.
     Mimétisme car beaucoup de celles qui m'ont parlé de leurs problèmes, m'ont dit qu'elles avaient commencé parce qu'une de leurs camarade le faisait et qu'elles ont voulu voir “ce que cela faisait”  (comme on fume une première cigarette, par curiosité et / ou pour avoir l'air “comme tout le monde”).
     Beaucoup d'entre vous ont aussi voulu faire comme une amie qui disait “être soulagée”  par cette pratique et l'on donc ‘imitée”.
     Conditionnement, car à force de voir des images de sang, on n'y fait plus attention  on surmonte la répulsion naturelle qui fait partie de notre patrimoine génétique instinctif, et à force de voir des images de peau scarifiée, on finit par considérer cela comme un phénomène normal de la vie de tous les jours.
     Pire on finit par vouloir essayer l'acte, comme on essaye un produit si l'on est sensible aux publicités.
     Il suffit pour se convaincre de voir comment les “intérêts mercantiles”  (images, chanson, films, livres, BD, vêtements, bijoux, télé, internet, et médias de tourtes sortes ....) utilisent toutes les modes naissantes et dénaturent des tendances comme par exemple le téléphone portable, les blogs, le gothisme.... pour conditionner les esprits et vendre à grand renfort de publicité des objets la plupart du temps peu utilies et de mauvaise qualité.
     Si tous les médias et pubs ne nous montraient pas en permannece des images de sang, soit de scarification, soit d'atrocités dans le monde, ce ne serait pas devenu un phénomène banal et la scarification n'existerait pas, mais une autre manifestation existerait sûrement pour appeler à l'aide lorsque l'on est dans l'angoisse.

     Dernière idée enfin, on dit souvent que la scarification est le prélude au suicide. Je pense que c'est faux.
     Bien entendu il peut y avoir des scarifications qui tournent mal, comme il y a des overdoses involontaires de drogue qui tuent.
     Il y a aussi des tentatives de suicide qui sont “calculées” par leur auteur pour ne pas mettre sa vie en danger et qui ne sont que des appels au secours, comme certaines scarifications.
     Mais une scarification est très différente d'une tentative réelle de suicide qui n'a lieu que dans des conditions de dépression beaucoup plus graves ou alors dans un état d'irresponsabilité dû à la drogue ou a l'alcool.
     C'est une action de tous les jours mais qui résulte plutôt d'une envie de vivre.
     Mais elle témoigne d'un mal-être important et si ce mal-être augmente, la dépression peut venir et avec elle les pensées morbides.
    J'en parlerai dans mon prochain article.
    
     La scarification n'est donc pas un signe anodin. C'est une alerte qu'il ne faut jamais négliger.
     Il ne faut surtout pas juger la personne qui le fait. Il faut l'écouter, essayer de la comprendre, de savoir ce qui la ronge psychologiquement et c'est cela qu'il faut essayer de traiter d'abord.
    

Vendredi 27 avril 2007 à 10:31

Scarification, suicide



         Dans l'article précédent j'ai évoqué les circonstances qui peuvent amener un(e) ado à se scarifier. Je voudris 'revenir sur la principale d'entre elles.

        La première motivation  de nombreux ados est de lancer une avertissement, un appel au secours à leur entourage. C'est vouloir avant tout attirer l'attention sur soi, sur sa peine que les autres ne voient pas ou ignorent volontairement.
        C'est en quelque sorte un moyen de s'exprimer lorsque personne ne vous entend.

        Plutôt que vous faire un grand discours, je préfère vous citer un témoignage
 d'une de mes correspondantes, adolescente qui m'a autorisé à publier son texte, qu'elle écrivait pour aider tous ceux qui se scarifient :.

  "....Je ne vous connais pas, et vous ne me connaissez pas.
      Aujourd'hui, j'en aurais besoin. Mais je puise les dernières parcelles de force qui survivent en moi pour m'en empêcher et j'espère vous aider à diminuer ou à arrêter en écrivant ceci, autant pour vous que pour moi.

      Qui suis-je?
      Personne en fait. Enfin, pour vous, je ne suis personne d'autre que quelqu'un comme vous, aussi mal et aussi seule, et munie d'un outil de communication de derniere ressource. J'ai envie de dire quelque chose sur ce que je vis depuis quelques années et je suis convaincue que je ne suis pas la seule à vouloir comprendre ce que je dis mais je ne trouve RIEN.

  Alors voici...

 L'automutilation n'est pas une maladie.
  L'automutilation n'est pas un acte positif.
  L'automutilation n'est pas quelque chose de constructif.
  L'automutilation n'est rien de justifié.

  Parfois j'en viens a me demander ce qui me pousse à faire cela, ce qui pourrait bien justifier le mal que je m'inflige et que j'inflige à ceux à qui je ne réussis pas à le cacher. Parfois, j'en viens a me demander pourquoi je blesse autant, sans raison apparente.

  MAIS IL Y A UNE RAISON.

  Parfois, j'en viens a me sentir tellement coupable de faire ça, sans pouvoir me justifier, que je DOIS continuer, que je DOIS me punir, que je DOIS me détruire et faire couler jusqu'à la dernière goutte de mon sang.

  MAIS IL Y A UNE RAISON.

  Je cesse de me le répéter, et je réussis tant bien que mal à m'empêcher d'agir et à me calmer.

  J'AI BESOIN DE M'EXPRIMER !!!!!!!!!

  ...et c'est le seul moyen que j'ai trouvè.

  J'ai besoin simplement de me débarasser de l'angoisse qui vit au fond de moi. J'ai besoin de me vider. J'ai besoin pouvoir respirer sans ressentir le poids de ma vie sur mes èpaules.

 Et le seul moyen que j'ai trouvé est de me couper.

  Qu'est-ce que ça me donne réellement?
  Je me sens bien, quelques minutes, et ensuite je dois ABSOLUMENT tout cacher.
  Et après, je me sens tellement coupable...............
  Après, je me sens nulle, inutile, nuisante....
  Mieux? Vraiment?
  Non...

  Seulement, quand j'ai vraiment besoin de m'exprimer, je le fais. Je ne me gêne pas. Ou enfin, ce qui reste de lucide en moi ne se gêne pas. Généralement, quand je le fais, il ne reste a peu près rien de lucide en moi. Il reste a peu près rien du contrôle de mon cerveau.
  Mais au moins, j'ai exprime quelque chose.
  Etait-ce vraiment nécessaire d'employer ce moyen?
  Je crois que oui.
  Je crois que rendu a un certain point, il est inutile de contrôler ses pulsions ou ses réflexes. Je crois que si je m'étais retenue, ça aurait été beaucoup plus grave qu'une petite étendue de peau coupée.
  Ce qui est grave, ce n'est pas le geste en tant que tel. Ce qui est grave, c'est d'avoir à le faire, c'est de ne plus pouvoir se contrôler.
  Ce qui est grave, c'est d'y avoir pensé une première fois.
  C'est la première erreur de toute personne qui s'automutile.
  La deuxieme est sans aucun doute d'avoir apprecié le geste et de ne pas résister a l'envie de recommencer.
  Et plus le temps passe sans résistance, plus il devient difficile de cesser.

  MAIS C'EST POSSIBLE !!!!!!!!!
  MAIS C'EST POSSIBLE !!!!!!!!!
  MAIS C'EST POSSIBLE !!!!!!!!!

  Depuis presque 3 mois, je n'ai rien fait. Ni couteau, ni ceinture, ni feu, ni RIEN.
  Je suis fière de moi, je suis encouragée.
  Chaque fois que j'y pense, je me repète que je ne dois pas briser mes efforts.
  Je sais que je ne suis pas "guérie". Je sais que tant que j'en aurai envie, je ne le serai pas.
  Mais je cherche de nouveaux moyens de m'exprimer.
  Je cherche comment vivre une vie saine, et sincèrement, sans me blesser, les méthodes semblent beaucoup plus évidentes.
  J'ai tellement perdu a cause de cela. J'ai tellement détruit. J'ai brisé des amities de longue date, j'ai perdu mes convictions et mes espérances.

  L'automutilation me détruisait beaucoup plus que seulement la peau...
  Je me sens deja beaucoup mieux, juste d'avoir écrit ceci.
  Je me suis exprimée.
  J'espère vous avoir aidé aussi mais je ne m'en demande pas tant..."

        Et je peux vous rassurer, cette jeune a remonté la pente et s'en est sortie finalement.

   

















Mardi 24 avril 2007 à 15:33

Scarification, suicide


  
 Certaines de mes correspondantes se scarifient ou se sont scarifiées et cette habitude, qui les apaise sur le moment, accroit ensuite leur malaise et leur stress.
    J'ai pensé qu'il serait peut être intéressant de discuter de divers aspects de la scarification.

    Je commencerai par recenser certaines des raisons que j'ai rencontrées, de recourir à cette pratique.
    Se scarifier pourquoi?

    Quand je vous pose la question, rares sont ceux ou celles qui le savent de façon précise.
    Parce que vous êtes tristes, c'est ce que vous me dites le plus souvent.
    C'est vrai un joyeux luron n'aura pas envie de se faire souffrir.
    Mais encore?

     La première raison, c'est d'attirer l'attention sur votre souffrance, pour que l'on vous écoute, que l'on vous aide, c'est s'exprimer parce qu'on n'a pas trouvé d'autre moyen de le faire. Je reviendrai sur cela dans mon prochain article.
     Cela n'est pas forcément conscient. J'ai connu plusieurs d'entre-vous qui étaient trop fières, trop indépendantes, pour demander de l'aide et prétendaient la refuser au départ. Mais leur inconscient n'était pas d'accord et peu à peu elles m'ont raconté leurs ennuis et on a pu ensemble, les cerner, les expliquer, et y remédier en partie.
     D'ailleurs au fond, je ne les “aidaient” pas. On faisait une recherche commune de compréhension de leur personnalité et de ses problèmes, de ses souhaits et de ses souffrances, un peu comme lorsque l'on fait de la recherche scientifique.
    
      Mais il y en a parmi vous, qui souffrent tellement qu'elles ne peuvent plus supporter leur désespoir, leur souffrance morale. Alors si l'on s'inflige une douleur physique plus forte que la douleur morale, on oubliera celle ci.
      On se scarifie pour oublier sa peine, pour la conjurer, pour se calmer.
     Voici un témoignage de l'une d'entre vous :

 “....me scarifier. ça calme, ça apaise, on se sent "mieux" dans notre mal etre, on se venge sur notre corps, parce qu'on ne sait pas sur quoi se venger, on arrive pas a trouver des solutions, alors on fait ca. parce que la rage part, un certain moment...
     Mais, apres avoir fait cela, .c'est tres dur d'arrêter, parce que meme quand on est heureux, ou moins triste, on le fait quand meme. Quelque part, je me sens "vivre" quand je le fais, les cicatrices montrent que je vis. ...”

     Le problème est que si sur le moment, cela calme, ensuite les problèmes restent, la tristesse ou le désespoir aussi, et quand on sort de “l'apaisement”, c'est pire encore et on recommence pour diminuer à nouveau son angoisse.
     Mais il faut des “doses” de plus en plus grandes pour se calmer.
     On finira même par oublier que se scarifier fait mal, et là on est  vraiment dans la dépendance, “l'addiction” des psys.

     Il n'y a donc pas vraiment des raisons spécifiques de la scarification; il y a des raisons de son mal-être et ce sont elles finalement, les raisons de l'automutilation.
 
    Celles -ci peuvent être multiples :

     D'abord la peine de coeur, le petit ami :

 “...La scarification est un moyen simple et rapide pour essayer d'oublier quand quelqu'un qu'on aime nous fait du mal. ... Je l'ai fait à deux periodes de mon adolescence, parce que la personne que j'aimais plus que tout m'avait fait du mal et que c'etait pour moi une manière de me dire que j'etais plus forte que lui, en m'infligeant une plus grande souffrance moi-même, que celle qu'il m'avait infligée!!
     Certes, ça ne sert a rien, mais sur le moment ça soulage..”

     Dans un domaine voisin, certaines ont souffert de la mort d'un proche qu'elles aimaient et qui les aimait, ce qui tout à coup, leur laisse l'impression de solitude inexorable.   
     De même la jalousie au sein d'une famille pour un petit frère ou une petite soeur, qui nait et prend tout à coup votre place et une partie de l'intérêt des parents.

     L'indifférence ou l'impression de ne pas être aimée par les parents, voire les heurts avec eux ou entre eux, le sentiment d'être abandonnée :
    
 “... Leurs querelles incessantes finissaient par me rendre folle. je ne supportais plus qu'ils ne pensent plus qu'à s'entre-déchirer, qu'ils ne m'aiment plus, qu'ils ne fassent plus attention à moi, leur fille. J'étais abandonnée et seule avec ma peine, ignorée de tous....
     Alors me scarifier, c'était mon défouloir, pour pleurer dans mon coin, pour réussir à dormir, pour souffrir, et pour savourer la douleur...."

     Et puis cette étonnante, mais très exacte réflexion sur le manque de tendresse.

 “.... sachez aussi que les mutilations surviennent quand la seule envie qui vous reste c'est le besoin de sentir des bras autour de vous....
 C'est assez bizarre que lorsque l'on veut de la tendresse, ce genre de protection, la seule chose qu'on ait trouvée, ce soitt de se planter une lame dans la peau. Non ? J'ai pas encore résolu le problème, mais c'est pourtant bien réel, et pas que pour moi.....”

     Un autre domaine est le dégoût de son corps; parce qu'on n'est pas aussi jolie qu'on le souhaiterait, que l'on est trop maigre ou trop grosse, ou simplement parce que les proches critiquent sans relâche votre physique.
     Bien plus traumatisant les viols et agressions analogues qui donnent l'impression d'avoir été salie.
     Souvent ce dégoût du corps entraîne aussi anorexie ou boulimie, qui finalement sont, sur le plan psychique, dans ces cas là, voisines de la scarification.   

     Et puis il y a celles qui sont plongées dans la tristesse jusqu'au cou, dans leur monde irréel, dans leur “prison de verre” et qui ne savent même pas pourquoi.
     En général elles ont des raisons multiples et bénignes, puis se sont plongées, car c'est à la mode, dans un univers de tristesse, de sang, de mort, qui a la longue, vous conditionne et devient obsessionnel.

     Je n'ai sûrement pas passé en revue toutes les causes de scarification, mais ce sont celles que j'ai rencontrées le plus souvent

     Je voudrais terminer par un cas particulier que j'ai rencontré deux fois sur une cinquantaine de cas.
     Il s'agit de jeunes qui ont à la fois un bon potentiel, une grande curiosité intellectuelle, un souci de comprendre et de se comprendre, mais aussi ce qui est paradoxal, (mais assez normal chez une jeune), à la fois une forte personnalité et un grand manque de confiance en elles. Elles ont tendance à douter de tout et à stresser par peur de rater ce qu'elles entreprennent.
     Alors la scarification est une façon pour elle de se montrer qu'elles sont capables de se faire cet acte difficile, de le supporter, qu'elles ont le courage, le culot de le faire, réussir un défi, une gageure.
 Leur inconscient refuse d'ailleurs d'admettre cela et elles ont du mal à reconnaître cette motivation (qui n'est pas la seule, car elles ont aussi quelques autres problèmes évidemment,), car c'est effectivement assez absurde et fallacieux que de tenter de se redonner ainsi confiance en soi, en se lançant le défi d'arriver à se faire du mal !!.
     Chez ces deux jeunes, ce n'était pas leur seul acte dans ce sens. Elles se donnaient de très nombreux défis, souvent dans des domaines où paradoxalement, elles ne brillaient pas, uniquement pour se prouver à elles mêmes qu'elles avaient la volonté et le courage d'y arriver.
     C'est dommage qu'elles n'aient pas consacré toute cette ardeur à leur travail scolaire, car elles auraient eu sûrement des résultats extraordinaires
     J'ai d'ailleurs un troisième exemple d'une jeune qui, après une période de grandes épreuves, a réussi à se concentrer ainsi sur son travail et a obtenu, en même temps qu'une certaine sérénité et une grande maturité, des résultats plus qu'excellents.
 
    Dans mon prochain article je poserai la question de savoir si la scarification est un appel au secours et dans le suivant,
l'association d'automutilations avec des idées morbides.


Samedi 21 avril 2007 à 15:25

Chevaux, âne, (gi) vache


    Dans le même pré se trouve Nesquick, qui est mon grand ami et aime aussi venir me dire bonjour.



    Sa petite amie est timide, elle s'appelle Nutella !



Samedi 21 avril 2007 à 15:00

Chevaux, âne, (gi) vache

    Je suis rentré de Bretagne sans m'être fait manger par les homards ni enlever par les mouettes.

    Dans le pré à coté de chez moi, il y avait quatre vaches Marguerite, Marylin, Myrtille et Noémie
    Voilà Marylin

   




Noemie
la Blanche était amoureuse de moi et elle voulait tout le temps venir me faire des bisous

Nota de dimanche 22-4

     Je rajoute ces lignes pour une correspondante qui m'a demandé (malicieusement ?) si la vache était vraiment comme cela et avait d'aussi belles lèvres.
     J'avoue honteusement que j'ai un peu truqué la photo !!!
    Pardonne moi LooL




Mardi 10 avril 2007 à 20:20

Absence et retour


     
  J'ai eu très peur car on m'avait annoncé une modification des lignes internet de ma ville et une panne de 4 semaines

        Après discussion orageuse avec le directeur commercial de mon opérateur, on m'a rendu ma ligne hier soir et je ne devrais pas avoir une  panne de plus de six à huit jours !
        J'espère que ce sera vrai.

        Pendant quelques jours, vous n'aurez quand même plus de nouvelles de moi et vous ne verrez pas de nouvel article dans mon blog.

     Je ne vous oublie pas, mais je serai en Bretagne avec mes petits enfants jusqu'à mercredi 18 avril et je n'ai là bas, ni téléphone, ni Internet et le village est trop petit pour qu'il y ait un cybercafé..

     Ma boite aux lettres est toujours branchée et dès mon retour, je répondrai à tous les messages reçus.

    Enfin à condition que je ne sois pas mangé par un gros poisson ou enlevé par une mouette ! LooL

             PAPYNET


Mardi 10 avril 2007 à 19:41

Relations avec nos parents, famille

L'opposition de vos désirs et de l‘autorité de vos parents ne rend pas facile la communication entre vous
        D'une part vos parent ne veulent pas être laxistes (je ne sais pas si vous connaissez ce mot, cela veut dire “pas assez sévère” ), et donc ils n'osent pas trop vous parler de vos ennuis, de vous traiter avec beaucoup de tendresse, de peur que vous en profitiez pour les embobiner et qu'ils aient à vous céder. Vous avez alors l'impression qu'ils sont inaccessibles, qu'ils ne s'occupent pas de vous.
        D'autre part vos parents représentent l'autorité, alors vous en avez peur, peur de vous faire gronder et vous ne leur parlez pas. Conséquence : il n'y a plus de dialogue.
        Cette peur il faut essayer de la surmonter : si vous avez très peur de votre père, commencez par expliquer vos catastrophes à votre maman; elle vous obligera peut être à parler à votre père, mais elle préparera le terrain avant.
        Allez voir vos grands parents : ils sont en général plus disponibles s'ils sont en retraite, et plus accessibles, car ils commencent à regretter de ne plus être jeunes. Ils pourront vous conseiller et faire le pont avec vos parents.
        Mais sachez que vos parents vous aiment, et vous les aimez aussi. C'est cela qui doit vous permettre de leur parler.
Ils ne feront peut être pas attention aux choses qui ne sont pas importantes, mais si vous leur montrez que vous êtes vraiment en danger, ils viendront tout de suite à votre secours.
        Mais ils ne devineront pas que vous êtes en danger si vous ne dites rien.
        Bien que je sois un vieux singe, je ne connais pas de grimace, de recette miracle qui permette aux parents d'apprendre aux enfants à venir leur parler.

        Cependant : pour parler il faut être deux : chacun doit faire un pas.

        Je crois aussi qu'il ne faut pas que les parents fassent trop sentir à leurs enfants qu'ils les jugent, mais qu'il faut plutôt les aider et les conseiller (attention certains mots que l'on emploie sans y prendre garde sont des jugements sévères qui traumatisent)
        Enfin il faut essayer de partager ensemble certaines activités.

        Deux exemples personnels (malheureusement je n'ai qu'une vie; on n'est pas dans un jeu électronique):
        Quand j'étais gosse, l'école m'intéressait et je me suis retrouvé en 4ème à 11 ans; j'étais encore très enfant et mon prof de français avait écrit : "ne fait pas de faute d'orthographe, mais fait des compositions française comme s'il était un bébé”.
J'étais mort de honte et de peur de montrer mon carnet à mon père. J'ai été étonné : il ne m'a pas grondé; il m' a dit simplement : “pendant 15 jours après tes devoirs, nous travaillerons ensemble pendant une heure” et il m' a donné des règles, des trucs pour faire un bon devoir de français. Après, je n'avais plus peur de lui (et j'ai gagné 5 points de moyenne de mes devoirs de français).
        Je m'entends assez bien avec mes petits enfants pourquoi? : parce que j'essaie de plaisanter avec eux, de jouer sur l'ordinateur, de faire de la photographie numérique, de les aider à aller sur internet, de leur apprendre l'été à faire de la planche à voile ...Ils s'aperçoivent que, bien qu'adulte et vieux, je ne suis pas tellement différent d'eux, mais ils se rendent compte aussi que je sais beaucoup plus de choses qu'eux et donc que je peux les aider.

 Maintenant les jeunes, à vous la parole. J'attends vos commentaires.

<< Page précédente | 1 | 2 | Page suivante >>

lancien

sortir de la tristesse

Créer un podcast