Lundi 9 avril 2007 à 18:36

Relations avec nos parents, famille


L'adolescence, quand j'étais jeune, commençait à 16 ans (sauf peut-être pour quelques uns, en avance dans leurs études). Aujourd'hui elle commence à 13 ans.
        Vous vous croyez des adultes, car vous aspirez à l'être, ce qui est normal.. Vous avez effectivement une autonomie beaucoup plus grande que ce que nous avions autrefois; vous avez des responsabilités électives, vous menez des revendicatons et organisez des manifs, certains s'intéressent à la politique.
        Vous découvrez l'amour très jeune (quand j'avais 16 ans, nous nous regardions dans les yeux et osions à peine nous embrasser. Je vous vois rigoler!). Vous faites là des expériences enrichissantes, mais elles sont souvent stressantes, même pour les adultes. Et vous n'avez pas la résistance psychique d'un adulte. De plus c'est la période de la puberté où les transformations psychiques et physiologiques (surtout chez les filles, (chez les garçons, cela vient plus tard), apportent un bouleversement qui accroit ce stress, et exacerbe la sensibilité.         Vous avez donc un risque beaucoup plus grand qu'un adulte (ou que moi, lorsque j'étais jeune), de vous trouver dans des situations où vous vous verrez débordés par vos problèmes.

        Cela beaucoup de parents n'en sont pas conscients, parce qu'ils imaginent que cela se passe comme dans leur enfance et que leurs enfants ont la même résistance qu'eux face aux problèmes qui ne valent pas la peine d'en faire un fromage.
        Raison de plus pour tirer la sonnette d'alarme assez tôt pour qu'ils aient le temps de s'apercevoir de votre désarroi et de vous expliquer que vous paniquez pour des faux problèmes, ou pour des ennuis mineurs.
La force d'un adulte (enfin pas toujours), c'est de savoir n'être triste que pour de vraies peines et de ne pas perdre sa santé sur des problèmes qui ne valent pas la peine qu'on s'y arrête.

        L'adolescence est une période de révolte contre l'autorité des parents. C'est normal, notamment chez les filles entre 13 et 16 ans et les garçons de 15 à 18.
C'est la nymphe qui veut sortir de sa chrysalide, le bébé qui veut couper le cordon ombilical, le bateau qui cherche à couper les amarres pour voguer à l'aventure.
        La liberté est un rêve : on croit cela magnifique de partir à l'aventure (à condition d'emmener télé, téléphone, ordinateur, chaine HiFi.... comme Robinson Crusöe !). Vous verrez que plus tard, quand vous serez vraiment libres et complètement autonomes, vous trouverez qu'après tout, ce n'était pas si mal que cela de vivre chez papa et maman.

        Face à cela, que font vos parents? Certains lâchent la bride en croyant que cela sera votre bonheur, en répétant qu'ils ont confiance en votre sagesse, et vous faites un peu n'importe quoi! Vous vous sentez certes libres, mais complètement abandonnés pour prendre certaines décisions notamment sentimentales.
        Dautres au contraire resserrent la vis, pour vous éviter de faire des bêtises, ou vous surveillent (qui fréquentez vous, qu'écoutez vous, que faites vous sur internet, qu'achetez vous, à qui téléphonez vous, qu'est ce que vous fumez, qu'est ce que vous buvez,? ...) et cela vous exaspère. Je le comprend, c'est agaçant, mais ils le font parce qu'ils ont peur pour vous et veulent vous protéger.
        Comment éviter ces écueils. Certains parents d'abord sont dans un juste milieu et cela se passe bien..
        Mais vous de votre coté : essayez d'inspirer confiance à vos parents, et une vraie confiance, pas celle qui repose sur des mensonges et des cachotteries. S!ls sont sûrs que vous ne fumerez jamais de drogue, que vous ne conduirez pas une voiture après avoir bu de l'alcool, que vous ne suivrez pas n'importe qui, que vous n'irez pas sur n'importe quel site sur internet, ils vous tracasseront beaucoup moins, mais à condiiton de ne pas les tr
omper, sinon adieu la confiance et là les tracasseries seront justifiées : un contrat est un contrat, il faut en respecter les clauses (les deux partties qui l'ont
signé, vos parents et vous)

Dimanche 8 avril 2007 à 12:58

Relations avec nos parents, famille

        Comme ce sont les vacances, je reçois beaucoup de mails.!
        Les ados qui m'écrivent se plaignent souvent que leurs parents ne s'aperçoivent pas de leur âge et les surveillent commes s'ils étaient des enfants.
D'autres au contraire, croient que leurs parents les abandonnent.
Quelques uns, pourtant d'un âge presqu'adulte, ne veulent pas quitter le giron des parents.
        Quand sortons nous du cocon familial ?;

        Je ne crois pas que ce soit une question d'âge, mais plutôt d'état d'esprit, de moyens matériels et évidemment de l'éducation que l'on reçoit
        Je pense qu'on ne peut être vraiment indépendant que lorsqu'on est capable de mener sa vie seul, sans avoir ses parents derrière soi. Cela ne veut pas dire qu'on ne les aime plus et qu'on ne demande plus leur avis, mais qu'on est “responsable de sa destinée”.
            - Il faut d'abord l'être matériellement et donc gagner sa vie, sinon on n'est pas responsable : on a une mentalité d'assisté !!! Ceci peut donc intervenir à un âge très différent selon le cas, surtout dans notre monde de chômage.
             - Encore faut il être capable de prendre des décisions et d'en assumer les conséquences. Cela demande d'analyser et de prévoir les événements, de définir ses actes et de tenir compte de leurs répercussions futures sur ce qui nous entoure et notamment sur les autres êtres humains : parents, fiancé(e), ami(e)s, collègues

        La connaissance et l'acceptatoin des règles de la vie en société est aussi impérative.
         Il est certain que l'éducation que l'on a reçue et l'attitude des parents est une chose primordiale, pour faire cet apprentissage de la vie. Des parents qui vous couvent et qui ne veulent pas se résigner à voir “l'oiseau s'envoler du nid” et à le laisser vivre sa vie sans décider tout à sa place, ne lui facilitent pas la tâche et risquent de l'étouffer ou de l'acculer dans l'égoisme.
        Mais à l'inverse, il ne me parait pas raisonnnable de vous traiter dès le début de l'adolescence en adultes (que vous n'êtes pas) et de vous laisser la bride sur le cou, sans règles et sans surveillance et assistance. La transition doit être progressive.
        Dans l'entreprise où je travaillais, lorsqu'un jeune ingénieur arrivait, (22 à 25 ans), on désignait, outre son chef de service, un ingénieur “référent” qui était son “ange gardien”, chargé de l'aider, mais aussi de lui montrer les règles à suivre, les méthodes à utiliser, les erreurs à ne pas commettre.
        Votre référent à vous, ados, ce sont en général vos parents, aidés éventuellement des grands parents et dans certains cas, vos professeurs.

        Alors quelle peut être votre “liberté” à 14,15 ou 16 ans ?
        Je n'ai pas eu de doléances de garçons; sont ils moins moins surveillés, s'accomodent ils mieux de cette surveillane, les parents considèrent ils que le monde est moins dangereux pour eux ? Je ne puis le dire.
         Je sais bien que les filles sont mures pus tôt que les garçons, c'est peut être pour cela qu'elles veulent décider de leur vie.
        Je remarque toutefois que paradoxalement, celles qui se plaignent le plus d'être brimées, sont celles auxquelles on passe tous leurs caprices, qui ont matériellement tout ce qu'elles désirent et auxquelles on laisse même une grande liberté de sortir. Cela ne m'a pas étonné, quand tous ses désirs sont satisfaits, le plaisir s'émousse et la moindre contrariété prend l'allure d'une brimade catastrophique.
        Je comprend que sur certains points vous souhaitiez participer aux décisions vous concernant (votre orientation scolaire, le choix de vos amii(e)s, les sports et activités qui vous intéressent), et que par ailleurs, on ne vous traite plus comme un enfant, mais que l'on respecte votre “liberté d'opinion et d'expression”.
        Mais à l'inverse, vous n'avez pas encore l'expérience de la vie, et, sauf exception, vos parents sont à même de vous guider dans ces choix et de vous en montrer les avantages et les inconvénients.

        Enfin et surtout, je trouve que beaucoup d'exemples que vous me citez sont puérils.
        Quand vous me parlez d'un conflit énorme pour le choix de la couleur d'une robe ou une différence de une demi heure sur l'heure de rentrée d'une sortie (souvent à la limite des heures d'arrêt des transports en commun), je crois quand même que vous devriez réserver vos efforts d'obtention de votre liberté de choix pour des causes qui en valent la peine.
        Etre adulte, c'est aussi faire la part des choses et réserver son énergie pour les actions qui aboutissent à un résultat important, à une satisfaction notable, à un choix déterminant pour le futur, sans la gaspiller pour des broutilles. En vous opposant à vos parents pour des futilités, vous les renforcez dans l'idée que vous êtes encore une enfant irresponsable.



Samedi 7 avril 2007 à 18:22

Animaux

          
     Une de mes correspondantes me raconte que, quand elle travaille, son chat vient sur son bureau s'étaler sur ses cahiers, tapote son stylo quand elle écrit et tape sur le clavier de l'ordinateur.
    Il est impossible de faire quoi que ce soit, alors elle le "met en cage".

    Elle m'a envoyé cette photo qui témoigne d'une utilisation nouvelle des corbeilles à papiers.
   
    Je lui ai promis de la publier, mais je crois que je vais aussi me plaindre à la SPA ! LooL

Vendredi 6 avril 2007 à 19:34

Aider les autres

   
    Plusieurs correspondantes me demandent dans leur mails, des conseils pour pouvoir aider une camarade qui se trouve en difficulté morale ou sentimentale.

    Et quand elles m'expliquent le cas de leur amie, elles  critiquent souvent son attitude  qui, disent elles, explique les difficultés dans lesquelles elle se trouve.
    Je ne pense pas que l'on puisse ainsi juger un acte, du fait qu'il est très éloigné de nos propres réflexes, et qu'on ne le comprend pas.

     Tout d'abord, il faut se garder de juger quelqu'un. On n'est pas  dans la même situation que lui, on n'a pas la même personnalité, on ne ressent pas les problèmes de façon identique; il est donc très difficile de se mettre à sa place. Tout au plus pourrait on dire, “je ferais telle action, si j'étais dans la même situation que lui, si tant est que l'on connaisse cette situation !.
    Il ne s'agit pas de ne pas donner son opinion, d'être toujours d'accord,
    Il s'agit de ne pas porter de “jugement de valeur”

     Ne dites pas d'une personne qu'elle est bonne ou mauvaise, que ce qu'elle fait est bien ou mal.
     N'allez pas dire à votre camarade qui souffre “c'est idiot de faire comme tu fais, tu ferais mieux de faire ceci” ou pire “tu n'as pas honte de faire cela, tu ne fais que faire du mal à toi même” ou même “tu n'aurais pas dû faire cela, c'est très mal, rends toi compte la peine que tu as faite à tes parents, tes amis...”
     Lorsque vous portez un jugement de valeur sur quelqu'un, ou sur l'une de ses actions, vous le culpabilisez encore plus et finalement vous augmentez sa tristesse.

     Mais il n'est pas question de ne pas donner son opinion, d'abdiquer devant l'adversité ou devant quelqu'un, qui parfois n'est pas aimable avec vous.    
    On peut donner son opinion, mais sans juger.

     Attention aussi, avec des gens susceptibles, ou avec les parents qui n'aiment pas recevoir des leçons de leurs enfants, d'éviter si possible les réflexions du genre “ce n'est pas comme cela qu'il faut faire; moi à ta place.... ”  ou  “vraiment ce n'est pas malin d'avoir fait cela....”, car là aussi la personne à qui vous faites cette réflexion culpabilise et avec les parents, cela amène parfois des retours de bâton!

     Essayez plutôt de dire “je ne suis pas de cet avis...”  ou “je pense que...” et de dire pourquoi, mais sans juger, en n'essayant de n'énoncer que des faits, des actions ou des opinions personnelles, mais qui ne mettre pas en cause la “qualité” de votre interlocuteur.

     Ce n'est pas facile : la preuve : en écrivant cet article, je vous dis implicitement que vous commettez parfois des maladresses.
 C'est un jugement de valeur !
 Moi aussi  d'ailleurs, rassurez vous !.
 Dur dur, la communication !!!

     Les situations face auxquelles on se trouve aquand on veut aider quelqu'un, sont très différentes et de gravité très diverses : du chagrin d'amour, dont l'intensité peut être très variable, aux parents qui divorcent, à ceux dont les principes d'éducation sont sévères et traumatisants, ou qui boivent ou se droguent, et jusqu'aux agressions qui peuvent détruire un être.
     Il est extrèmement difficile de mesurer quels sont les sentiments exacts ressentis par quelqu'un : tristesse, angoisse, peur, désespoir, manque de confiance en soi et sentiment d'inutilité, isolement, abandon ?
         
     Pour apprécier vraiment la situation de quelqu'un il faut très longtemps et tout d'abord instaurer une confiance suffisante pour réfléchir ensemble sur des faits, sur l'environnement, les personnalités, les sentiments, faire des hypothèses, imaginer des solutions; les données sont souvent intimes et secrètes et il n'est pas facile de se confier à autrui. Se faire une opinion demande temps et échanges nombreux.

     Si un(e) de vos camarades, de vos ami(e)s est en situation difficile, essayez de lui montrer que vous l'aimez, écoutez, essayez de comprendre, mais ne jugez pas, ne critiquez pas.
     Essayez de voir si la personne raisonne correctement ou si elle est perdue dans un monde irréel et n'a plus le sens des réalités, ou encore si elle est engluée dans sa tristesse et son désespoir et ne peut s'en sortir.
     Dans ces derniers cas, il est peu probable que vous puissiez l'aider suffisamment et il faut faire appel à un adulte.

     Et faites attention à vous même; cotoyer quelqu'un dans une telle situation est assez traumatisant et on finit, si l'on n'est pas très résistant au stress, par succomber soi-même à cette ambiance et par se sentir envahi par la tristesse et l'angoisse.

Lundi 2 avril 2007 à 17:09

Tristesse, désespoir




        N
e pas se complaire dans sa tristesse. Cela demande beaucoup d'efforts j'en suis conscient..Alors voilà quelques recettes supplémentaires.


        D'abord supprimez l'environnement noir. Ne mettez pas de photos de sang et de mort dans votre blog ou dans votre chambre, trouvez de belles photos, des photos joyeuses, des photos de beaux paysages, d'animaux, d'enfants, de fête.
Même quand je vous dis des choses graves, je mets des fleurs sur mon blog où tout est de couleurs claires.

        Variez vos plaisir, écoutez toutes sortes de musiques, discutez avec vos amies de choses gaies, chahutez même un peu, (mais c'est comme le bon vin “modérément”). ..........

        Essayez de vous occuper d'autrui, prenez des responsabilités, militez, soyez déléguée de votre classe.

        Le travail au collège ou au lycée, ça occupe et si on le fait sérieusement, on ne pense pas à sa tristesse pendant ce temps, et cela servira plus tard d'avoir des diplômes.

        Et il y a le sport et l'art : le sport cela permet de se dépenser physiquement et cela chasse le stress. La compétition cela oblige à se surpasser. Pas le temps de penser à la tristesse. De plus c'est une”école” de camaraderie et d'amitié.

        L'art, c'est très difficile, mais cela sort du cœur, des sentiments : la musique, la poésie, le dessin, la peinture, la décoration, la danse, le théâtre ... sont autant de dérivatifs, mais où il faut beaucoup de travail pour atteindre l'excellence. De grâce, ne retombez pas dans votre tristesse en ne faisant que des dessins ou des poésies morbides, qui vont l'entretenir . Ne dansez pas que "la mort du cygne" !! (ne me dites pas que vous ne pouvez écrire que des choses tristes, voyez le poème que j'ai publié sur l'amour et qqui a été écrit par une jeune de 14 ans, qui a aussi ses soucis, mais qui les surmonte).).

        Beaucoup d'entre vous passent beaucoup de temps sur internet. Attention là encore. J'ai été faire un tour sur MSN (eh oui, une de mes muses m'a appris! même un vieux singe peut y naviguer). J'ai été surpris par la tristesse de vos pseudonymes et des phrases que vous choisissez tous les jours et je crains que les conversations mutuelles de celles qui se sentent mal soient encore et toujours leur tristesse et celle des autres.

        Enfin, ne regardez pas tout le temps, tous les malheurs de la terre. Je sais bien que les médias ont tendance à ne traiter que les faits divers, les guerres et les catastrophes, parce que cela impressionne, que c'est “sensationnel”. Certes il faut s'apitoyer sur la misère du monde, essayer de la dénoncer, faire ce que l'on peut, comme cela a été le cas pour les victimes du raz de marée. Mais s'y complaire quant on ne peut agir ne sert à rien qu'à vous démoraliser. Demandez vous plutôt où y a t'il des gens heureux, quels sont mes petits bonheurs et ceux de mes proches, de mes amis

        Il y a surtout l'amitié et l'amour, mais cela on en reparlera. ......

        Et surtout ne fumez pas de cannabis, ne prenez pas d'alcool pour oublier. Cela semble efficace sur le moment, à terme c'est catastrophique. Cela aussi il faudra en reparler.

Lundi 2 avril 2007 à 16:56

Tristesse, désespoir

 
       Mes articles précédents sur la tristesse, celle de vos blogs, la vôtre et les moyens pour s'en sortir, m'ont valu beaucoup de mails, avec deux sortes de réflexions :

    - sur quoi te bases tu pour nous dire tout cela; explique nous davantage.!
    - tu essaies de nous dire comment sortir de notre tristesse, (du moins si celle ci n'a pas atteint la dépression, car il faut dans ce cas consulter un médecin). Mais c'est plus facile à dire qu'à faire. As tu d'autres recettes.?
    Je vais essayer de répondre à ces demandes :

     Cherchons des explications d'abord.

      Votre chambre vient d'être repeinte et il y règne une forte odeur de peinture. Votre petit ami vous a offert un bouquet de roses qui sent adorablement bon. Allez vous le mettre dans un vase dans votre chambre? Certainement pas, vous ne pourrez jamais profiter de son parfum !!! L'odeur de la peinture trop lancinate et forte, masque celle des fleurs qui vous ferait plaisir.

     De la même façon, pour que vous puissiez vous remettre de votre peine, il ne faut pas que vous soyez dans un environnement en permanence triste.

     Notre cerveau comporte trois couches successives : (j'en ai déjà parlé dans ce blog) :
     - la couche supérieure, le cortex , interprète toutes nos sensations, règle notre motricité et surtout est le siège de la logique et de la pensée et permet la communication par le langage
     - le centre du cerveau règle tous les mécanismes fondamentaux de notre vie.
     -la couche médiane gère nos sentiments et une zone particulière, appelée “centres amygdaliens” est à l'origine de nos peurs, de nos colères, de notre violence, de la résistance ou de la fuite devant le danger. Ce centre reçoit en priorité tous les signaux venus de nos cinq sens et engendre aussitôt une réaction émotionnelle. Devant un événement angoissant, il peut nous faire voir la vie “en noir”.

     Habituellement, notre cerveau se “remonte le moral” tout seul ! La vue d'une scène pénible entraîne des “mini dépressions”, mélancolies passagères que l'on parvient généralement à chasser en “pensant à autre chose”. Pour que ce mécanisme de consolation fonctionne, les “pensées positives” actionnent un centre du cortex qui par l'intermédiaire d'un produit chimique neuromédiateur (la sérotonine), va “calmer” le centre amygdalien et transformer la “vie en noir” en “vie en rose”

     Mais quand vous vous mettez en permanence dans une ambiance triste, ce centre du cortex est débordé. Il n'arrive plus à envoyer suffisamment de sérotonine aux amygdales (rien à voir avec celles du même nom que vous avez au fond de la gorge!), et celles-ci ne vous abreuvent plus qu'avec des idées noires, et au moindre tracas qui amplifie le phénomène, vous allez vers la souffrance, la peur, le désespoir et si tout s'enraye, c'est la dépression.

  J'ai beaucoup simplifié, mais j'ai voulu vous expliquer le mécanisme de la génération de votre angoisse.

 Sur l'article de demain j'essayerai de vous donner quelques autres pistes pour lutter contre ce mécanisme et essayer de "s'en sortir".

Lundi 2 avril 2007 à 8:56

Amour et peines de coeur



        Vous m'avez demandé plusieurs fois, “mais que pensais tu de l'amour quand tu étais ado, que tu avais notre âge” ?
        Je crois qu'en fait l'âge n'est peut être pas le bon critère. J'aurais plutôt tendance à parler de la classe dans laquelle on était, au collège ou au lycée.
        Par ailleurs le problème ne se pose pas de la même façon pour les filles et les garçons.
         Les filles sont adultes au plan hormonal deux à quatre ans avant les garçons et leur vision de l'amour n'est forcément pas la même dans cette période d'adolescence.

         La société n'était pas du tout la même après la guerre par rapport à maintenant;
            - On avait encore des restrictions alimentaires. Il n'y avait pas de voiture, pas de téléphone, pas de télé, pas d'internet, la radio n'était pas performante , chère et très volumineuse
(à lampes !), pas de chaîne HiFi ni de CD, juste des livres et des journaux et des vélos.
            - L'éducation des garçons différait de celle des filles, les classes n'étaient mixtes qu'à partir de la première et les moeurs étaient beaucoup plus rigoureuses que maintenant.

        Alors que faisions nous vers les années 1946 ?

        Avant la première rares étaien les garçons qui se préoccupaient des filles et ils restaient plutôt entre copains, à faire du sport et à discuter et chahuter un peu,de même que les filles entre elles. Bien sûr nous connaissions les soeurs de nos copains, nous faisions les crétins devant elles pour nous faire remarquer, mais l'idée d'une idylle ne nous aurait pas effleurée.
        Après la première, garçons comme filles finissaient par avoir une attirance mutuelle..... Certes il y avait quelques uns qui essayaient d'avoir plusieurs filles “à leur palmarès”, mais personne ne les admirait, pas même leurs conquêtes.
        En fait nous cherchions à nous connaître, à nous apprécier, à avoir en commun des goûts, des idées. Certes on faisait du sport ensemble, on allait au ciné, on dansait, (mais en ne consommant que des jus de fruit et le cannabis était inconnu).
        On se regardait les yeux dans les yeux, on osait un premier baiser, mais cela allait rarement plus loin. Le préservatif et la pilule n'existaient pas. (pour avoir un préserfvatif il fallait un certificat médical, et l'autorisation des parents jusqu'à la majorité à 21 ans !!!!).
et par ailleurs, ce n'était pas à la mode de s'engager davantage.
        On se moquait beaucoup plus de ceux qui avaient une petite amie que de ceux qui n'en avaient pas ! (rigolez bien, mais on était aussi heureux que vous et il y avait beaucoup moins de chagrins d'amour chez les filles !!!).

         Après le bac on devenait plus sérieux et on commencait à penser à aimer. Mais d'abord se choisir pour avoir des opinions et des préoccupations analogues, des goûts et des activités communes; bref pour partager nos vies.
        Sentimentalement nous rêvions de pouvoir tout se dire, de se comprendre, de partager tous nos secrets, de faire de grandes choses ensemble, mais aussi de vivre ensemble la vie de tous les jours, avec ses petits bonheurs, la tendresse et les baisers
         Certain(e)s tenaient un journal intime, mais soigneusement enfermé, et raconter sa vie sur un blog était inconcevable. Personne ne l'aurait lu.
        Les médias n'étaient pas encore passés par là. Même exprimer sa peine et sa tristesse de façon très démonstartive était un exercice réservé aux grands écrivains. Je n'aurais pas pu trouver de blog noir........

        Bon j'arrête, sinon vous allez m'enfermer dans un zoo, avec les dinosaures !!!!!


Dimanche 1er avril 2007 à 9:29

Divers

        Premier avril : jour des poissons

        Je veux donc faire moi aussi ma petite blague





        Mais je voudrais aussi remercier tous mes lecteurs qui viennent lire mon blog (2850 visites depuis octobre 2006) et tous ceux qui m'envoient des mails  et m'apportent ainsi leur amitié qui m'est très précieuse.

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