Mardi 8 mai 2007 à 14:58

Chats



Hier et aujourd'hui j'avais beaucoup de travail et je n'ai pas eu le temps de mettre un article sur mon blog.

Alors j'ai enregistré cet article sur un magnétophone et j'ai engagé une secrétaire pour le taper sur mon clavier.

Voyez sur la photo, la voilà à l'oeuvre !!

Il y aura, je pense, un article d'ici une heure ou deux !

Samedi 5 mai 2007 à 19:35

Chats


Samedi 5 mai 2007 à 18:42

Scarification, suicide



        Pour terminer ces articles sur la scarification, je voudrais aborder le problème des réactions de vos proches : parents, amis, petit ami.
        Beaucoup d'entre vous qui se scarifient ont peur du regard des autres. Il faut dire que ce regard est souvent, soit un jugement sévère, soit une compassion humiliante.

    
        Voici le témoignage d'une jeune sur ce problème :

“ ....Lorsque je me mutilais, je crois que mes amis me prenaient pour une folle. C'etait alors un cercle vicieux. Mon petit ami de l'époque faisait comme si mes marques étaient invisibles. Peur de sa part, d'affronter le problème ou tout simplement pas envie de le faire? je me suis toujours posé la question.
     Comment réagissent les amis ? Ils désapprouvent, mais ils ont appris à se taire, je connais leur point de vue, je préfère qu'ils ferment les yeux.
     Aujourd'hui l'envie est toujours là, mais j'essaie de ne plus y répondre, de ne pas suivre cette envie. Les marques laissées ne sont pas graves en soi, c'est l'état d'esprit qui peut être inquiétant que l'on se mutile ou pas. Elles font tout simplement peur et posent des problèmes dans le quotidien; elles donnent l'impression que vous n'êtes pas fréquentable alors qu'au fond, vous êtes simplement plus sensible que les autres et vous avez des problèmes .... “

         Les parents ne comprennent pas, ils sont à la fois scandalisés et affolés : “comment peux tu faire cela, toi !”. Ils vous prennet souvent pour une enfant difficile en train de couver une folie ou une dépression et parlent tout de suite d'hôpital.
         En fait ce qu'il faudrait c'est qu'ils essaient de comprendre quel est le problème sous-jacent.

         Le petit ami, soit ignore le problème comme le dit ma correspondante, soit ne cesse de dire à son amie qu'elle doit cesser cela immédiatement sinon il ne l'aimera plus, chantage bien inutile, qui montre bien l'incompréhension.
         Là encore son amour devrait lui dicter d'essayer de comprendre, de provoquer des confidences. Mais sans doute est il trop jeune !
        Ce qui est sûr, la scarification n'est pas le bon moyen d'attirer l'attention d'un garçon : cela le fait au contraire fuir.

         Quant aux copines, certaines essaient de comprendre, d'aider, mais ce n'est pas facile. On essaie de persuader, on jette cutters et compas, on essaie de faire peur ou honte. Là encore, ce n'est pas efficace ou cela culpabilise encore plus. Ou alors on ignore et on se tait ce qui n'est pas mieux.

         Et celui qui se scarifie, comment voit il cela ?  Voici encore un témoignage :

 “...Comment vivez vous le regard des autres ? Je n'en ai rien à foutre. Enfin presque!!...
 Les gens n'ont pas intérêt à poser la question, la réponse ne leur plaira pas, qu'elle soit sincère ou pas.
 Quand les gens demandent, je me vante plus qu'autre chose,.
 Si je suis d'une humeur de dogue, j'enverrai la personne au diable, en disant : ce n'est rien, et si je suis triste, j'aurai tendance à cacher. Récemment, j'ai vu quelqu'un se pencher vers ma table de cours, je ne sais pas pourquoi, puis en baissant les yeux, j'ai vu mon bras exposé à la lumière. Et je l'ai caché, avec un sentiment, de «  j'aurai préféré que tu n'aies pas vu cela »....”

         Quels que soient les problèmes, même si la scarification est un appel au secours, ceux qui la pratiquent n'aiment pas que les autres voient les cicatrices, comme s'ils avaient honte, ou par peur de faire de la peine aux proches et de choquer ceux que l'on ne connaît pas.
         Se vanter, c'est pour se faire croire à soi-même que l'on est courageuse, c'est pour ne pas perdre la face. mais au fond de soi c'est l'inquiétude, la peur, même si sur le moment cela soulage.

         Alors finalement,  se scarifier, est ce grave?

       Ce qui est grave, ce n'est pas le geste en tant que tel. Ce qui est grave, c'est d'avoir à le faire, c'est de ne plus pouvoir se contrôler.
         Ce qui est grave, c'est d'y avoir pensé une première fois.
         C'est la première erreur de toute personne qui s'automutile.
         La deuxieme est sans aucun doute d'avoir apprecié le geste et de ne pas résister a l'envie de recommencer.
         Et plus le temps passe sans résistance, plus il devient difficile de cesser.

  Voici encore un  témoignage :

“.... Le fait est que l'auto mutilation n'est pas un choix que l'on fait délibérement.
  Je crois qu'elle représente plusieurs choses. dans mon esprit le fait de me mutiler me déculpabilisais, je me punissais. Je me sentais en securité ... ces marques, javais l'impression d'exister; ma souffrance s'en allait l'espace d'un instant.
     Parfois, quand je ne me sens pas bien, regettée de tous, énnervée, ou triste, je me scarifie, avec nimporte quoi (du moment que c'est pointu et que ça coupe...).
     Je sais ce n'est pas bien, car je cors de gros risques en faisant cela...
 Mais j'ai besoin de le faire. Quand ça ne vas pas, quelquefois, j'essaye de me retenir, mais Le  C'est pour moi un manque!....”

      C'est le même phénomène qu'avec par exemple le cannabis : il existe dans le cerveau un mécanisme que l'on appelle “le mécanisme de récompense”, qui se déclenche quand une action nous satisfait et qui entraîne à la répéter de plus en plus.
      Des rats soumis à une tentation, actionnent sans arrêt la pédale qui dans leur cage, leur prodigue cette action agréable.
      Alors voulez vous être ces rats?



Vendredi 4 mai 2007 à 9:09

Scarification, suicide

         Peut on arrêter de se scarifier?

          C'est certainement très difficile et il faut beaucoup de volonté, comme pour arrêter de fumer.

          D'abord il faut une motivation :  tenir une promesse envers des amis, celui qu'on aime, des parents ....Etre vainqueur de soi même et de ses mauvaises habitudes... Ne pas prendre le “train pour le suicide”... Quelquefois aussi par honte des traces que cela laisse.
        Le mieux ce serait par esprit logique et raisonnable parce que finalement cela vous nuit plus que cela ne vous rapporte, mais cette motivation est rarement acceptée.


          Si vous cherchez à oublier votre douleur morale en vous imposant une douleur physique, cela sera difficile d'arrêter si votre peine morale n'a pas diminué. Vous risquez fortement de replonger.
          C'est aux causes de votre désespoir qu'il faut s'attaquer ! Si celui ci s'atténue fortement, vous n'aurez plus aucune raison de faire couler votre sang.
          Mais si vous trouvez des méthodes qui fassent baisser la pression de votre peine, écrire des poèmes, vous confier à un ami, ce sera peut être un moyen efficace, à la fois pour diminuer votre douleur et abandonner cette pratique.

          Si en fait, comme c'est le cas le plus souvent, votre geste a pour but de vous exprimer, d'attirer l'attention, si c'est un appel au secours, il faut rechercher un autre moyen d'expression efficace.
  Avez vous quelqu'un qui vous aime à qui vous confier?
  Faites votre blog et faites le lire à ceux qui peuvent vous comprendre et vous aider.

          Il est difficile de vous donner beaucoup de conseils, car tout dépend de la nature et des causes de votre tristesse.
  Mais tous les témoignages que j'ai recueillis me montrent que ceux ou celles qui se scarifient ne le font pas par gaité de coeur, qu'à terme cela est nuisible pour eux, et que la plupart souhaiteraient vivement s'arrêter, mais ont du mal, parce que c'est devenu une “drogue” et qu'ils n'ont pu agir sur l'intensité de leur peine.
          Si vous n'y arrivez pas seul(e), il faut vous faire aider.

          Pour ceux qui ont parmi leurs ami(e)s quelqu'un qui se scarifie, surtout ne lui faites pas honte de son geste, n'essayez pas de le (ou la) forcer à s'arrêter, ne cherchez pas si de nouvelles cicatrices sont apparues.
  Il faut avant tout l'aimer et c'e sont sa peine et ses causes qu'il faut soigner. Cette peine est plus importante encore que la scarification qui n'en est que la conséquence, la partie visible de l'ice-berg.

          J'ai malheureusement constaté aussi l'incompréhension des parents, qui voient dans cet acte, soit une simulation, soit une provocation, soit un acte de quasi-démence et  parlent immédiatement de l'intervention d'un psy ou d'un séjour en hôpital psychiatrique.
          J'avoue ne pas comprendre. Il me semble que l'attitude normale de personnes qui aiment leur enfant, serait d'abord de savoir quelle est la cause de ce geste, de chercher à le comprendre et à évaluer sa peine, et à l'aider à la surmonter, au lieu de se débarrasser de ce fardeau sur un spécialiste extérieur, qui est peut être nécessaire, mais pas à priori.
         Mais à ce sujet j'ai trouvé sur un blog ce passage de conseils qui m'a paru bien pertinent et pourtant il a été écrit par une jeune qui a moins de 20 ans. :

     “S'il y a des parents qui lisent ce message ( parce qu'on en voit des proches affolés !) je leur dirai juste ceci :
 N'accusez pas ni votre enfant ni vous. Même si indirectement cela pourrait être de votre faute. Soyez patient. Montrer sans vous facher à votre enfant que vous avez vu qu'il se mutile, et attendez qu'il fasse le premier pas, s'il a envie de vous parler. Ne le brusquez pas ne le traitez pas de fou, ne chercher pas à le soigner. Ca marche pas comme cela.
 A votre place, si j'étais parent, j'irais en pharmacie, chercher de la pommade cicatrisante, et des conseils de médecins, peut être des articles sur internet. Et je les donnerai à mon enfant en lui disant « quand tu seras près » et je lui dirai qu'en attendant même si je ne comprends pas, j'accepte et je vais l'aider à ne pas trop s'abimer pour le futur qu'il ne voit pas encore."

      Enfin je ne peux que constater qu'il y a vingt ans, on n'aurait pas songé à cette pratique.
      Je crains que la mode, l'abondance dans les blogs d'images de sang, n'aient malheureusement amenés les âmes en peine à pratiquer ce geste


       Et si certain(e)s d'entre vous ne savent pas à qui s'adresser, ils ou elles peuvent m'écrire, je leur répondrai.

Mercredi 2 mai 2007 à 20:46

Chats


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lancien

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