Dimanche 16 septembre 2007 à 10:04

Stress, dépression, médicaments



    Mon dernier aricle sur la dépression m'a valu très rapidement plusieurs mails dont certains posent des questions intéressantes auxquelles je vais essayer de répondre.
    Deux questions principales :
    Les femmes sont elles plus dépressives que les hommes ?
    Les femmes n'ont elle pas une température différente de celle des hommes ?

    Les statistiques sur les dépressions sont assez compliquées et pas très précises car elles résultent d'interrogations des individus et non de diagnostics médicaux et il n'est pas sûr que la notion de dépression soit la même pour toutes les personnes interrogées
    Il semblerait qu'en France, il y ait un peu plus de 10% de la population qui ait connu un épisode dépressif.. Très peu d'enfants, 3% environ des adolescents, 12 à 13 % ensuite.
    Jusqu'à qu'à 14 ans il y a autant de garçons que de filles, mais ensuite il y a plus du double de femmes que d'hommes.
    Globalement, il y a deux fois plus de femmes dépressives que d'hommes.

    Cela mériterait évidemment une explication.
    On pourrait penser que la vie d'une femme est plus stressante que celle d'un homme. mais, alors que la proportion de femmes ayant un métier a augmenté, que le nombre de femmes seules croît, la proportion de femmes atteintes de dépression n'a pas augmenté significativement dans cette tranche d'âge.
    Des chercheurs réfléchissent donc à des causes biologiques    ;

    Il est impossible de démontrer (dans l'état actuel de nos moyens d'investigation) s'il y a une différence entre l'homme et la femme, au niveau du fonctionnement des neurotransmetteurs.

    Je vous ai montré, dans mon précédent article, que la température du corps variait sensiblement au cours des 24 heures de chaque journée, la température moyenne pendant le sommeil étant d'environ 1,4 degré inférieure à celle pendant l'éveil.
Toutefois cette différence est variable selon les individus.

    Le docteur Patrick Lemoine fait une hypothèse intéressante :
    On sait que la courbe de température d'une femme est différente de celle d'un homme;
    En effet, la température chez la femme est légèrement supérieure le matin dans la deuxième partie de son cycle menstruel, sous l'effet de la progestérone. Donc sa courbe de température s'aplatit et il semble bien que ce soit àce moment-là qu'un grand nombre de femmes débutent une dépression.
    D'ailleurs, le syndrome prémenstruel ressemble bien à une dépression en miniature. Fatigue, difficulté à se lever le mst probable d'après cette hypothèse (mais cela ne semble pas avoir encore été vérifié), que les femmes qui ont un syndrome prémenstruel fortement marqué, sont plus sujettes aux dépressions que les autres. Le rythme thermique changerait eatin, insomnie, tristesse, angoisses, crises de larmes, nervosité.
Il en premier, et il entraînerait des modifications de la sécrétion hormonale et des modifications dans le fonctionnement des neurotransmetteurs. Ce phénomène physiologique pourrait provoquer chez des femmes très sensibles (qui ont déjà une courbe de température avec des différences faibles entre éveil et sommeil) une minidépression dans la période prémenstruelle.
    Généralement, c'est au réveil, à l'heure où sa température ne remonte pas comme elle devrait, qu'un dépressif se sent particulièrement triste et fatigué. "Dans mon service, à la visite du matin, tout le monde pleure. Le soir, c'est plus gai", raconte Patrick Lemoine. "La nuit, ils dorment mal, parce que leur température ne chute pas suffisamment et que leur qualité de sommeil a été médiocre.”
    Le docteur Lemoine cite aussi des syndromes de mini-dépression, suite à une perturbation des rythmes biologiques journaliers chez des personnes voyageant beaucoup avec des décalages horaires importants.

    Je n'ai pas trouvé d'étude importante qui prouve  statistiquement cette corrélation entre décalage de température et dépression. Je vais chercher dans la littérature publiée récemment.
    Mais en supposant cette corrélation établie et avérée, cela ne veut pas dire que la perturbation des rythmes journaliers et encore moins cette différence entre les courbes de température, soient les causes de la dépression. Cela peut n'être qu'une conséquence parallèle d'une cause plus profonde. De la même façon les perturbations du fonctionnement des neurotransmetteurs peuvent être à l'origine de la dépression ou une conséquence d'une cause autre antérieure.
    C'est l'éternel problème “ qui est à l'origine de la race des poulets : l'oeuf ou la poule ?”
    Je cite aussi cette anecdote : on peut trouver une corrélation statistique avérée entre les dépenses de chauffage et la mortalité des vieillards. Faut il en déduire pour autant que, pour que les vieillards ne meurent pas, il ne faut pas les chauffer ?
    Corrélation entre deux phénomènes ne veut pas dire forcément que l'un est la cause et l'autre la conséquence. Tous deux peuvent être la conséquence d'un troisième (dans le cas des vieillards, un temps particulièrement froid par exemple).

Samedi 15 septembre 2007 à 9:19

Stress, dépression, médicaments

    Depuis mon article sur la dépression j'ai eu plusieurs mails qui me demandent des explications plus précises sur ce qui se passe dans notre esprit, donc notre cerveau.
    Paradoxalement les scientifiques ne le savent pas très bien, car c'est très difficile de faire des expérimentations sur le cerveau humain et il n'existe pas de dépression chez les animaux.
    On peut savoir dans le cerveau quels sont les centres concernés par une action (perception, mouvement, réflexion, émotion etc...) en mesurant, grâce à des appareillages qui ressemblent aux scanners de résonance magnétique, les consommations d'oxygène par nos neurones.
    Mais par contre dans un phénomène global, aussi complexe qu'une dépression, comparer l'état du cerveau d'une personne normale et d'une personne dépressive est presque impossible, dans l'état actuel de nos moyens d'investigation.
    De plus si l'influx nerveux peut être assimilé à un signal électrique que l'on peut mesurer (électroencéphalogrammes), les transmissions au niveau des synapses se font grâce à des neuromédiateurs chimiques (qui sont au nombre d'une centaine) et malheureusement on ne sait pas encore mesurer leur concentration dans le cerveau, comme on le fait pour les hormones ou diverses substances dans le sang.
    On est donc amené à faiire des hypothèses incertaines ou des constatations de phénomènes extérieurs et à ensuite essayer de les interpréter et de les vérifier.

    Ce qui est certain c'est que lors d'une dépression, l'action des neurotransmetteurs chimiques est anormale. Mais il ne semble pas  que ce soit tous les neurotransmetteurs ni dans tous les centres du cerveau qui les utilisent.

    Des perturbations très importantes ont lieu au niveau de l'hypothalamus, dans notre cerveau central, qui commande la régulation de notre corps (rythme cardiaque, tension artérielle, température, concentrations des dive'rses substances dans le sang, faim, soif, sommeil, plaisir et dégout.  Il régule aussi par l'intermédiaire de la glande hypophyse, les diverses glandes hormonales et les hormones qu'elles produisent.
    Il contient en particulier un centre qui est notre “horloge biologique” qui rythme notre vie, en la synchronisant sur l'alternance jour-nuit ( et donc sur 24 heures); Il commande d'autres centres de l'hypothalamus qui règlent notamment sommeil, éveil et nourriture.
    Sous la direction de cette “horloge”, et grâce à plusieurs neurotransmetteurs, notre rythme cardiaque et notre température varient dans la journée avec un maximum entre 14  et 18 heures, et diminuent la nuit avec un minimum vers 4 h du matin.
    On constate (voir le graphique ci-dessous) que la température et le rythme cardiaque d'une personne en dépression sont systématiquement moindres que pour une personne normale et que les différences “jour-nuit” sont beaucoup plus faibles.



    On constate également des anomalies du sommeil chez cette personne en dépression (le plus souvent insomnies), mais aussi des anomalies de la nutrition.
    Je ferai d'ailleurs bientôt un article sur le sommeil car j'ai reçu beaucoup de mail me demandant conseil dans ce domaine.

    Tout se passe comme si notre horloge biologique était détraquée.

    Des voies neuronales importantes reliant notre cerveau émotionnel à notre cortex frontal qui “pense” utilisent un neuro transmetteur particulier : la dopamine.
    Il semble que les circuits dopaminergiques soient fortement perturbés lors d'une dépression.
    Il en résulte que la communication entre le cerveau émotrionnel et le cortex frontal est déficiente.
    Le sujet en dépression a du mal à réfléchir, ses pensées tristes et ses angoisses créées au niveau des centres amygdaliens “tournent en rond” dans le cerveau émotionnel, sans que le cortex les interrompe par des considérations rationnelles et logiques.

    Certains centres cortex préfrontal semblent être le siège de pensées tristes, négatives dans l'hémisphère gauche ou joyeuses dans l'hémisphère droit , et, dans sa partie antérieure, de l'approche et l'intérêt social dans l'hémisphère gauche et du retrait sur soi dans l'hémisphère droit .
    Il semble que du fait de perturbations au niveau des neurotransmetteurs, les centres qui favorisent les pensées gaies et le contact social soient inhibés et que ceux favorisant la tristesse et le repli sur soi, soient au contraire excités.
    Par ailleurs on a constaté que les personnes qui, sans être dépressives, avaient une température basse pendant la journée (qui ne remontait pas comme elle aurait dû le faire) sont souvent tristes et renfermées.

    Finalement les chercheurs hésitent entre les deux hypothèses suivantes :



    C'est un peu comme le problème de la poule et de l'oeuf : on ne sait pas quelle est la cause initiale.

    Dans mon prochain article, je me servirai de ces quelques données pour rechercher comment lutter contre une eptite dépression passagère, et dans les articles suivant je parlerai du sommeil, comme plusieurs d'entre vous m'ont demandé.



   

Jeudi 13 septembre 2007 à 19:21

Divers

    Cet été, à Saint Colomban, certains de mes petits enfants relisaient des "Astérix".
    Alors je me suis senti une âme de tailleur de menhirs.
    Et j'en ai taillé et poli un, que j'ai trouvé tellement beau que je l'ai mis sur la plage.

    Comment le trouvez vous ? IooI



Nota : ce n'est pas un oeuf de mouette !!

Jeudi 13 septembre 2007 à 19:16

Oiseaux

    Je vous avais promis une photo de cormorans.
    La voilà !

    Elle a été prise au barrage d'ARZALsur la Vilaine, près de la Roche Bernard.
    Le barrage barre la  Vilaine et crée un important lac. En amont une très grande base nautique a été construite. Le barrage supporte une route avec un pont levis pour laisser passer les bateaux dans une écluse.
    Il y a aussi un "escalier" en "marches remplies d'eau," qui permet aux saumons de franchir le barrage. Les marches ont une paroi latérale en verre et dans une petite salle, les visiteurs peuvent, avec un peu de chance, les voir sauter de marche en marche, surtout en septembre et octobre.
    En aval la marée remonte de l'océan et il y a de nombreux poissons qui viennent jusqu'au barrage et donc, mouettes, goélands et cormorans y pêchent leur nourriture
    Et ensuite, ils se font sécher au soleil sur des bouées qui empêchent les bateaux d'approcher trop près du barrage en aval.



Dimanche 9 septembre 2007 à 19:34

Absence et retour





        L'été se termine, le grand mimosa est défleuri.
        Je suis rentré de Bretagne.
   
        J'ai quitté mes écureuils qui me bombardent de pommes de pin quand je les gêne en faisant fumer mon barbe-cue;  mes lapins, qui creusent des tunnels sous le grillage, qui s'effondrent sous nos pas; le rouge-gorge qui vient se percher sur le guidon de ma tondeuse à gazon, la chienne noire Nashka d'un de mes fils et la chatte blanche, Sirga d'une de mes filles.

        J'ai quitté aussi la mer et ses crabes qui font peur à mes petits enfants, les petites soles cachées dans le sable et qui partent sous vos pieds, si brusquement que le plus souvent on se retrouve par terre; les deux dauphins que mon fils rencontre dans la baie lorsqu'il sort avec son bateau, les goélands qui viennent couver les balles de golf ou de tennis (blanches !), et les cormorans qui se font sécher et se dorent au soleil (je publierai une photo).
        J'ai abandonné aussi l'air pur et le calme, pour revenir dans la banlieue parisienne, sa pollution et son bruit.
         Mes petits-enfant sont repartis vers le lycée et le collège, comme presque tous mes correspondants de ce blog..

         Mais j'ai retrouvé mon blog et je vais pouvoir continuer mes articles, en y mettant  des photos, puisque j'ai
à nouveau l'adsl et répondre à tous ceux qui reviennent de vacances et commencent à m'envoyer des mails.

       Merci à tous ceux qui ont continué à lire mes articles cet été et m'ont adressé mails et commentaires. Malheureusement je n'ai pu aller sur leurs blogs, parce qu'en Bretagne, je n'avais que la basse vitesse, mille fois plus lente que l'adsl et seule la messagerie f
onctionnait: écrire un article sans photo, était déjà une prouesse !

Dimanche 9 septembre 2007 à 12:08

Stress, dépression, médicaments

 Dans mon dernier article j'avais donné un aperçu des divers médicaments utilisés dans le cas de dépressions; Je vais revenir sur ce sujet, pour donner quelques détails, car certains de mes correspondants m'ont posé diverses questions et les réponses peuvent en intéresser d'(autres.

        Antidépresseurs :

    Les antidépresseurs sont des psychotropes (des substances qui modifient le psychisme). Ils sont destinés à faire disparaître la tristesse (les trouble de l'humeur). Si tous ont ce point commun, certains stimulent les patients : ils agissent sur la fatigue psychique et physique. D'autres sont sédatifs (ils calment) : ils diminuent l'angoisse et améliorent le sommeil. D'autres enfin sont à la fois tranquillisants (sédatifs) et stimulants.
    Il existent une quarantaine de médicaments anti-dépresseurs.
    Le plus connu est le Prozac.
    Beaucoup d'entre eux augmentent à l'intérieur du cerveau la quantité d'un neuromédiateur chimique (la sérotonine), qui conditionne la transmission de l'influx nerveux au niveau des synapses, pour des neurones qui interviennet beaucoup dans le cerveau émotionnel notamment et conditionnent notre “humeur”.
    D'autres antidépresseurs augmentent la quantité d'un autre neuromédiateur, la noradrénaline.
    Les premiers antidépresseurs sont apparus en 1957.
    Certains chercheurs américains prétendent que ces médicaments favoriseraient la formation de nouveaux neurones dans l'hippocampe (qui est entre autre le “professeur” de la mémoire, mais qui intervient aussi dans les transmissions dans le cerveau émotionnel). Le cerveau serait plus résistant et s'adapterait mieux au stress. Il ne s'agit encore  que d'études sur de souris.


        Anxiolytiques ou tranquillisants :

    Les anxiolytiques ou tranquillisants mineurs sont, comme leur nom l'indique, des substances destinées à combattre l'anxiété et le stress. Mais en aucun cas, le tranquillisant n'agit  sur la tristesse. elle même ni sur ses causes. Il ne peut guérir la dépression. Il en diminue les inconvénients.
    Les anxiolytiques sont sédatifs mais à plus fortes doses que les somnifères. A dose normale, ils entraînent une somnolence qui les rend incompatibles avec la conduite d'un véhicule.
    A forte dose ou en traitement prolongé ils peuvent empêcher un travail efficace pendant les heures d'éveil. De plus, il a été montré que les anxiolytiques diminuent les performances de mémorisation et provoquent des pertes de mémoire !
     Par ailleurs, si elles facilitent l'endormissement, il faut savoir que laplupart de ces médicaments modifient l'architecture du sommeil et diminuent la phase de sommeil profond réparateur. Après l'arrêt, ils ont encore des effets néfastes sur le sommeil, puisqu'ils peuvent entraîner des insomnies.
    Comme les anxiolytiques réduisent de façon rapide et efficace les symptômes d'anxiété, plusieurs personnes développent une accoutumance psychologique (sinon physique) à ces médicaments. En présence de certaines affections chroniques, il peut être parfaitement raisonnable de prendre des anxiolytiques à long terme. Dans tous les autres cas, ils ne devraient être utilisés que pendant peu de temps.

    Les principaux anxiolytiques sont des “benzodiazépines”
    Les plus connues sont le “valium”, le” tranxène”, le “temesta”, le “lexomil” et tout une série de médicaments dont le nom se termine en général par “azepam”
Toutes, à la dose adéquate, ont les mêmes effets pharmacodynamiques :
    -     anxiolytique
    -     sédative
    -     hypnotique
    -     amnésiante
    -     anticonvulsivante     
    -     myorelaxante (décontraction des muscles)
    Elles posent des problèmes de  dépendance. Les cours de médecine recommandent de ne pas dépasser un traitement de 12 semaines.
    On ne doit jamais arrêter brutalement un traitement d'anxiolytiques, car il peut y avoir des réactions de sevrage très dommageables, variables suivant les individus et la dépendance acquise.
    Le mécanisme d'action est le suivant : les benzodiazépines augmentent la fixation d'un neuro mediateur, le GABA, dans les récepteurs des synapses. Ce neuromédiateur favorise le passage dans les neurones d'ions chlore (Cl-) qui chargés négativement inhibent les décharges d'influx nerveux.
    Les benzodiazépines entrainent donc un ralentissement des échanges entre neurones et donc de l'activité cérébrale.
    Certaines ont une action supérieures aux autres au niveau des muscles et provoquent donc une décontraction musculaire (tétrazepam par exemple) et sont utilisé dans le cas de tendinites ou de blocages musculaires.
    Quelques anxiolytiques ne sont pas des benzodiazépines (Atarax; Equanil). Ces produits ne sont utilisés que pour des traitements spéciaux.


    Les neuroleptiques :

    Les neuroleptiques ou antipsychotiques sont des psychotropes qui se caractérisent par leur activité thérapeutique dans les psychoses aiguës et chroniques et entraînent :          
    - une diminution de l'agressivité et de l'agitation.
    - une réduction des hallucinations et idées délirantes.
    - une action sur les déficits de communication, de rendement intellectuel  ou les manques de motivation, d'envies, de pulsions.

    Ces produits agissent sur un neurotransmetteur la dopamine, très important au niveau cérébral et qui intervient notamment dans tout un réseau de neurone qui établit des communications entre le cortex, le cerveau émotionnel et le cerveau central les systèmes nerveux végétatifs, et les commandes des mouvements.
    Ils se fixent provisoirement sur les récepteurs de dopamine, empêchant partiellement celle ci d'agir.
    Toutefois les neuroleptiques ont beaucoup d'effets secondaires variables selon les individus, et ne doivent être utiliss que sur avis médical dans des cas sérieux.

Dimanche 2 septembre 2007 à 14:26

Stress, dépression, médicaments

Parmi mes correspondantes beaucoup ont, à un moment ou à un autre pris des médicaments anti-stress et en général ne savent pas bien à quoi ils correspondent, même si elles en connaissent le nom.
     Certaines d'entre vous m'ont demandé de faire un article sur ce sujet.

     Je voudrais commencer par une remarque générale :

     • Ces médicaments n'ont aucune vertu curative. Ce sont en quelque sorte des aspirines de l'esprit. Mais ce n'est déjà pas si mal de soulager des angoisses ou de réduire les dépressions comme de calmer des agités ou des délirants ; mais ils ont un peu la même action qu'un plâtre sur une jambe cassée : cela aide à guérir, mais c'est la jambe, elle même, qui doit se reconstruire.

     • Partout ces médicaments sont surconsommés. Les Français détiennent d'ailleurs le triste record de la consommation des psychotropes, devant tous les pays occidentaux.
 Il ne faut utiliser ces médicament que sur ordre du médecin. Ne pas en prendre soi-même en automédication. Ne pas prendre trop longtemps ces drogues et respecter les doses. Inutile non plus d'associer deux drogues de même action. Il faut aussi lire la notice pour s'informer du mode d'emploi mais aussi des précautions, des interactions et des effets secondaires.
     Et lorsqu'on arrête leur prise, il faut en général le faire progressivement.

     Les médicaments utilisés par les psychiatres sont des psychotropes comme d'ailleurs les drogues.
     Un psychotrope est une substance susceptible de modifier l'activité psychologique et mentale. Cette modification peut aller dans le sens d'une augmentation, d'une diminution ou être une perturbation anarchique de la vigilance et/ou de l'humeur.
     On distingue trois grandes catégories de médicaments “psychotropes”
 :
         - Les antidépresseurs.
         - Les tranquillisants : anxiolytiques ou sédatifs
         - Les neuroleptiques

     On pourrait en outre ajouter
         - les psychostimulants et
         - Les hypnotiques ou somnifères.

     Et puis il y a évidemment les drogues illicites, que l'on qualifie de psychodiysleptiques car elles perturbent l'activité mentale (cannabis, héroïne, cocaïne, LSD, exstasy.....) et ne sont pas utilisées comme médicaments.

     Dans cet article je vais en rester aux généralités et je détaillerai un peu plus dans l'article suivant.
         - les antidépresseurs augmentent l'activité mentale et agissent sur l'humeur en stimulant l'état affectif, en donnat “envie de faire quelque chose et donc en luttant contre l'apathie.(le plus connu est le Prosac)
         - les psychostimulants ont une action analogue, mais plutôt en matière de vigilance et d'attention (les amphétamines par exemple).
         - les anxiolytiques diminuent au contraire l'activité cérébrale surtout au niveau de l'humeur, et donnent donc une certaine insouciance qui peut passer pour de l'euphorie (c'est davantage en fait une indifférence!).
 . L'opinion publique les connait sous le nom de tranquillisants (les plus connus sont les benzodiazépines, notamment le lexomil). Ce sont des "tranquillisants mineurs".      
         - les neuroleptiques sont des tranquillisants majeurs plut^t utilisés en cas de dépression grave ou de maladie mentale. Ils créent non seulement une certaine diminution de l'activité psychique au niveau de l'humeur,  mais ils sont aussi sédatifs (diminution de l'attention, endormissement) et provoquent une inhibition psychomotrice (indifférence au monde extérieur).
     Ils ont également un certain nombre d'effets indésirables tels que somnolence, mouvements anormaux et incontrôlés, hypotensions, prise de poids, incapacité à travailler, etc...
         - les hypnotiques ou somnifères agissent en ralentissant l'activité cérébrale au niveau de l'attention (vigilance) et des centres qui règlent l'éveil. En traitement prolongé, certains d'entre eux sont susceptibles de provoquer une dépendance.
     Certains de ces médicaments sont aussi utilisés pour combattre les allergies (antihistaminiques).

     Dans les traitements courants des personnes dépressives on prescrit des antidépresseurs, mais comme le médecin craint que le malade ne soit trop stimulé et ait des idées d'actions néfastes, il prescrit en même temps des anxyolitiques qui tempèrent cette action. Ils sont destinés à combattre l'anxiété et le stress.Dans les cas plus graves de dépressions ils prescrivent aussi des neuroleptiques
     Le problème est que chaque individu a sa réponse propre à ces médicaments, que ce cocktail n'a pas toujours l'effet bénéfique espéré et que par ailleurs l'efficacité évolue avec le temps et il se produit souvent des dépendances plus ou moins importantes, physiologiques et psychologiques.
     Beaucoup de personnes ont tendance à prendre des anxiolytiques hors avis médical dès qu'elles se sentent un peu triste ou angoissées et cette habitude est à la longue néfaste.

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