Samedi 20 octobre 2007 à 8:06

Amour et peines de coeur






J'avais dit dans mon dernier article que j'essaierai d'expliquer le grand nombre de ruptures que je constate parmi mes correspondantes qui ont beaucoup de peine de perdre ainsi leur petit ami.
    Je vais d'abord revenir sur la mentalité des garçons et dans un prochain article, je m'intéresserai aussi à celle des filles.

    Je parlerai très peu des “coureurs de jupons”  car dans ce cas l'explication est simple : il y a forcément une rupture rapide puisqu'il n'y a pas d'amour, du moins de leur part..

    Il y a d'abord ceux qui, comme le décrit une de mes correspondantes, sont assez bestiaux, pas très intelligents et le terme de  “brutes assoiffées de sexe” peut souvent s'appliquer. En général les filles se méfient de ces garçons, si elles cherchent autre chose qu'une banale aventure.

    Il y a ensuite les beaux garçons, en général intelligents, très beaux parleurs, très extravertis et charmeurs, voire tendres au début, suffisamment comédiens pour simuler le grand amour et prendre la fille dans ses filets, quitte à la quitter ensuite, dès qu'ils ont obtenu ce qu'ils voulaient.
    Leur motivation : l'envie de séduire, le besoin de conquête, également d'avoir des filles à leur palmarès dont on puisse se vanter auprès des copains. Et puis cela devient un jeu, une occupation comme une autre !
Ce sont eux les plus dangereux car ils plaisent en général, et gare à celles qui croient au coup de foudre! C'est la peine de coeur assurée.
        Ce que je reproche à ces garçons, ce n'est pas d'être coureurs, c'est de ne pas être sincères, de ne pas annoncer la couleur avant de jouer.
        Si la fille savait à quoi s'en tenir, elle n'irait souvent pas plus loin, et si elle persistait, elle n'aurait alors qu'à s'en prendre à elle même, ensuite lors de la rupture.
        Mais évidemment la plupart de ces garçons ne tiennent pas à ainsi saboter leurs tentatives de conquêtes.

    Il y a une autre espèce de garçons, assez difficile à comprendre.
Ils se comportent un peu comme des coureurs de jupons, mais à un rythme moindre, et créent aussi souvent des peines de coeur.
    Mais la différence est qu'ils sont sincères et se croient à chaque fois, vraiment amoureux. Je pense que c'est une forme d'instabilité, mais aussi de besoin de conquête, pas forcément d'en parler aux copains, mais de se prouver à eux même qu'ils peuvent plaire.
    Je pense qu'ils ont souvent aussi un “déficit” de tendresse.

    Et puis il y a enfin des garçons sérieux et gentils, mais malgré cela, comme je l'ai dit dans mes précédents articles, leurs amours sont souvent éphémères.

    Ce sont ces deux dernières catégories de garçons dont je voudrais parler dans mon prochain article, pour essayer de comprendre pourquoi les amours actuelles sont beaucoup plus instables et fragiles qu'autrefois.



Vendredi 19 octobre 2007 à 16:04

Absence et retour



    Après un gros rhume, une panne d'internet pendant quelques jours et un changement d'ordinateur (toujours un mac, mais avec un grand écran!) je reviens à mon blog et je vais reprendre mes articles.
J'espère en publier ce week-end

   De plus, j'ai du retard quant aux réponses aux nombreux mails que j'ai reçus. Excusez moi, cela va venir aussi.


Samedi 13 octobre 2007 à 16:15

Adolescence



 Comme je vous l'ai dit, je suis toujours un peu étonné du nombre de ruptures dont on me parle et qui induisent de gros chagrins chez mes correspondantes.

Là ce sont les garçons qui rompent et je ne sais pas si c'est aussi courant  en sens inverse, si beaucoup de filles laissent tomber leur petit ami et si cela fait beaucoup de peine aux garçons. Ils ne m'en parlent pas.
    Alors je ne peux parler que de ce que je connais !!!

    Analyser les rapports filles-garçons aujourd'hui n'est pas une chose facile. Alors je vais y consacrer plusieurs articles.
    Comme la plupart de vos amourettes concernent des camarades de classe, j'aimerais d'abord parler de l'évolution de la mentalité en général, garçons comme filles, et plus particulièrement en ambiance scolaire.

    C'est vrai que je me reconnais mal dans les collègiens ou lycéens d'aujourd'hui.

    A la fin du 19 ème siècle, les enfants de parents pauvres étaient exploités par les usines et les employeurs, avec des travaux harassants et des horaires épouvantables, et la plupart n'avaient même pas le temps d'apprendre à lire et à écrire, tant leur séjour à l'école était de courte durée.

    Puis Jules Ferry en 1880, a voulu mettre un terme à cette exploitation et a ouvert l'école à tous, au moins dans les classes de l'enseignement primaire et les enfants ont peu à peu suivi les cours de l'école gratuite, laïque et obligatoire jusqu'à 16 ans.
    Alors que l'enfant trimait presque comme un adulte, il a été alors mis dans un “statut” absolument différent : l'adulte travaille pour gagner sa vie et celle de sa famille, et l'enfant travaille aussi, mais pour apprendre.
    L'enfant et l'adolescent du 20 ème siècle jusque vers 1970 est marqué par ce statut. La proportion d'illettrés baisse vers 2 ou 3% et le jeune est relativement motivé pour travailler, soit qu'il suive un enseignement général, (mais l'examen d'entrée en 6ème est difficile et il n'y a que 20% environ de bacheliers), soit qu'il s'oriente vers l'enseignement technique ou l'enseignement proefessionnel. Le plein emploi est relativement assuré, les métiers manuels reconnus.
Bien sûr il y a toujours quelques cancres, mais ils sont rares, et dans l'ensemble, les jeunes lorsqu'ils ont trouvé la bonne orientation, sont intéressés par ce qu'on leur apprend et leur travail d'acquisition de connaissances et d'apprentissage de la vie. Ce sont des élèves attentifs et consciencieux.

    Alors on a tendance aujourd'hui à croire qu'il en est toujours ainsi. C'est totalement erroné !!!
    En fait depuis 1970, l'enfant a réintégré la société des adultes, comme au 19ème siècle, mais de façon très différente, non plus en tant que travailleur mais comme consommateur.
    Dès son plus jeune âge l'enfant est instrumentalisé par la société de consommation, par la télévision, puis par internet , les téléphones portables et leurs marketings publicitaires.
    On crée chez lui des besoins de consommation identiques à ceux des adultes : nourriture, habillement, jouets, jeux et sorties, multimédia, moyens de déplacement ...L'enfant a acquis ainsi un poids commercial indispensable à la société mercantile qui le place à un pied d'égalité avec les adultes
Voire même au dessus, car dans notre culture actuelle, la satisfaction sans discussion des désirs des enfants est devenu pour les parents, la preuve essentielle de leur affection. (peut être parce que, pris par leur travail, ils culpabilisent de ne pas assez s'occuper d'eux).
    Le jeune accède ainsi à la propriété, sans contrepartie, avec l'argent de ses parents ou en se débrouillant. et ils ont l'habitude de voir tous leurs désirs rapidements comblés et lorsque ceux-ci ne se réalisent pas, en font une “maladie”. Le jeune est souvent devenu un tyran domestique au sein de sa famille, et ceci n'est pas sans répercussion sur ses études.
    Presque tous les enfants aujourd'hui confondent leurs désirs superficiels et leurs besoins fondamentaux. Ils arrivent à l'école avec ces besoins qui doivent être satisfaits sans délai, : c'est l'attrait permanent de ce qui est nouveau, des “marques”, des téléphones et ordinateurs dernier cri, CD, télévison, cinéma, DVD... et de tout ce que possède son petit copain ou son voisin.
    Or l'école a pour but de satisfaire les besoins fondamentaux : lire, écrire compter, raisonner, apprendre à apprendre, se cultiver, se préparer à un métier.
Et l'enseignement n'est pas, pour la première fois sans contrepartie : c'est du savoir que l'on donne, mais l'obligation d'attention, de travail, d'effort., avec un certain renoncement aux désirs immédiats de consommation.
Les jeunes arrivent en classe “la tête bourrée de pub” (ce sont les paroles d'un enseignant) et ils ont peu de place pour de nouvelles connaissances un peu rébarbatives et sans objectif de gain immédiat.

    Pour la plupart des jeunes l'école est devenue une obligation imposée par les parents, qui les prive de liberté, et ils ne trouvent plus de l'intérêt pour le savoir et le développement de leur cerveau et de leur personnalité.
    Comble de difficulté, l'évolution de la technique, mais aussi de l'emploi (et le chômage) font que les études sont devenues plus longues, que 80 % des élèves obtiennent le bac, mais que 15% comprennent à peine ce qu'ils lisent et que les métires manuels sont dévalorisés.

    Vous me direz que je suis loin des amourettes. mais je pense que la mentalité des jeunes est importante et s'applique à leur comportement et donc aussi au domaine des amours.

    Les médias sont évidement pour une grande partie à l'origine de cette évolution. Ils passent leur temps à faire la publicité de tout ce qui est consommable. Ils montrent en permanence les gens qui gagnent beaucoup d'argent et ont une vie facile (peu nombreux mais on ne le dit pas, pas plus que l'on ne parle de la quantité de leur travail !), de telle sorte que le plus grand souhait de tous est évidemment de gagner beaucoup d'argent sans rien faire et les métiers manuels sont dévalorisés alors que ceratins métiers d'artisans seraient très porteurs.!
    En matière d'amour, on nous vante la séduction, on fait l'apologie des “tombeurs de coeurs" (surtout des hommes, mais peu à peu aussi des femmes) et on nous montre des liaisons passagères, qui débutent en quelques heures et finissent en quelques semaines. Ce ne sont que des attirances et non de l'amour.
    Les films, les chansons, la litttérature, à l'image de la société d'aujourd'hui, nous parlent, ce qui est normal, des vies communes qui ne durent qu'un temps et des familles recomposées, et beaucoup plus leurs divergences et leurs disputes que leurs amours et leurs peines. Et le sentiment est remplacé par le sexe.

    Je ne fais pas ce tableau pour regretter le passé. Il faut admettre l'évolution de la société telle qu'elle est., même quand on a connu des
habitudes différentes, moins égoïstes et plus solidaires et respectueuses de l'autre.
    Seulement tous les jeunes ne sont pas ainsi et ceux qui sont ainsi différents ne sont pas à l'aise dans notre société et en souffrent, et souvent personne ne les comprend..
    J'ai probablement affaire à une “catégorie particulière de population” comme diraient les statisticiens, celle de mes correspondantes, des  “guenons” du vieux singe que je suis;
    Et celles qui s'adressent à moi, qui ont des chagrins d'amour, sont parfois encore assez “romantiques” et se trouvent désemparées dans ce monde actuel.
    J'essaierai dans mon prochain article de trouver des explications à ces phénomènes et aux ruptures que je constate.

Mercredi 10 octobre 2007 à 20:06

Chats

    Mon rhume va mieux. Je ne dors plus en regardant mon écran et mes doigts se trompent moins de touches sur le clavier.
Je n'ai plus le cerveau-lent !!

    Alors une dernière image et demain je vais reprendre mes articles plus sérieux.

    Je vous ai monté une photo d'un ginkgo biloba, et son fruit putride.
Sirga, la chatte de ma fille et de ma petite fille, est intriguée par cette odeur nausaéabonde. Alors elle va voir ce que cela peut bien être.



Samedi 6 octobre 2007 à 20:55

Divers

    J'ai quelques problèmes à faire un article sérieux car j'ai un gros rhume, et comme disent mes petits enfants, j'ai le cerveau-lent..
    Alors je vais vous présenter quelque chose de rare, dans le jardin de ma fille.
    Il s'agit du fruit d'un arbre, le Ginkgo-Biloba, l'espèce d'arbre la plus ancienne sur terre puisqu'elle date de 300 millions d'années (avant les dinosaures) !
    Il peut vivre jusqu'à mille ans et est remarquablement résistant. Des arbres brulés par le flux thermique de l'explosion nucléaire d'Hiroshima, ont fini par renaître de leurs cendres.

    Ce fruit c'est cette petite boule orange de la taille d'une mirabelle.
Elle ne devient un fruit que si deux arbres, mâle et femelle sont proches et que, au printemps, le pollen de l'un fertilise l'autre.
Et l'une de ses caractéristiques, c'est qu'en mûrissant, elle sent horriblement mauvais !!!






Samedi 6 octobre 2007 à 17:13

Chats

Ne trouvez vous pas que SIRGA a une queue d'écureuil ?

Elle a l'air de voir la situation de haut lol !




Mercredi 3 octobre 2007 à 16:03

Amour et peines de coeur



    Je reprends le fil de mes articles plus sérieux car j'ai reçu plusieurs mails concernant les premiers articles sur les ruptures de l'été.

    Aujourd'hui je voudrais comparer ma conception de l'amour, celle que j'avais dans ma jeunesse et que j'ai toujours, à celle des garçons et des filles d'aujourd'hui.
    Mais j'ai traité déjà en partie cela dans des articles d'avril 2007 et d'octobre novembre 2006 de cette même rubrique “amour et peines de coeur”.
Alors je ne voudrais pas trop me répéter.

    Quand j'étais jeune, au lycée, rares étaient les garçons qui se préoccupaient des filles et ils restaient plutôt entre copains, à faire du sport et à discuter et chahuter un peu,de même que les filles entre elles.
    Garçons comme filles finissaient par avoir une attirance mutuelle..... Certes il y avait quelques uns qui essayaient d'avoir plusieurs filles “à leur palmarès”, mais personne ne les admirait, pas même leurs conquêtes.
Et jamais une fille n'aurait fait cela avec un garçon : elles étaient trop romantiques.
         En fait nous cherchions à nous connaître, à nous apprécier, à avoir en commun des goûts, des idées, plus qu'à avoir des amourettes et très rares étaient les “grands amours”. J'en ai cependant décrit un dans l'article “Elle et Lui”
    On se moquait beaucoup plus de ceux qui avaient une petite amie que de ceux qui n'en avaient pas ! (rigolez bien, mais on était aussi heureux que vous et il y avait beaucoup moins de chagrins d'amour chez les filles !!!).
    Après le bac on devenait plus sérieux et on commençait à penser à aimer. Mais d'abord se choisir pour avoir des opinions et des préoccupations analogues, des goûts et des activités communs; bref pour partager nos vies.
   
    J'ai conservé cette mentalité et ma conception de l'amour est certes archaïque :
     Pour moi, aimer quelqu'un, c'est d'abord avoir une amitié de plus en plus profonde, qui peu à peu se transforme en amour, de telle sorte que ceux qui s'aiment aient des réactions affectives et émotionnelles communes et  représentent vis à vis des autres, un “couple uni”, qui privilégie chacun des deux êtres par rapport aux autres.Un tel sentiment est un lien très fort qui implique un profond respect de l'autre et le souci de son bonheur, mais également une certaine admiration, en acceptant cependant de le prendre tel qu'il est et non tel qu'on voudrait qu'il soit.
   
    Je constate aujourd'hui que cette conception n'est plus la même pour les jeunes filles et qu'elle est  presque totalement ignorée par les garçons, qu'ils soient dans l'enseignement secondaire (avant le bac), ou dans le supérieur.
        Je ne parlerai pas des garçons qui ne cherchent que des conquêtes, puis s'en détournent aussitôt qu'elle est faite et se vantent auprès de leurs camarades du nombre de leurs “exploits”. Ceux là je les considère comme des “coureurs de jupon et il est évident que l'amour “durable” n'a aucune signification pour eux.
    Malheureusement nombreuses sont mes guenons qui sont tombées dans leurs filets car ce sont souvent des garçons attirants, enjouées, voire ayant une belle frimousse et qui savent être gentils et calin,s le temps de faire la conquête de leur proie.
    Mais je connais aussi des filles qui ont la même attitude et épinglent sans vergogne les garçons à leur palmarès, et les laissent ensuite tomber comme de vieilles chaussettes !: Je les appelle des “mantes religieuses”. Cela a été nouveau pour moi, car je n'en avais jamais connues étant jeune.

    Je voudrais dans mes prochains articles parler des garçons “réputés sérieux,”, auxquels on peut faire confiance et qui disent aimer profodément leur petite amie.
    Je voudrais aussi parler des filles qui, comme la plupart de mes guenons malheureuses, sont encore romantiques et voudraient trouver un amour non pas éternel, mais durable et surtout quelqu'un pour lequel elles compterait, qui prendrait vraiment soin d'elles, auquel elles pourraient se confier et qui ne les aimerait pas que pour quelques mois.
    Au fond aujourd'hui la conception de l'amour du vieux singe que je suis, ressemble plus à celle de mes guenons qu'à celle de mes babouins.  

Lundi 1er octobre 2007 à 19:24

Chats


Qu'est ce que Sirga a bien pu voir pour être ainsi horrifiée ?

Je l'ai demandé à ma fille qui a pris cette photo, mais nous cherchons toujours i



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lancien

sortir de la tristesse

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