Vendredi 30 novembre 2007 à 8:59

Insectes


Mes chats se reposent et moi je travaille !


Alors pour changer, je vais demander à un insecte de venir butiner sur ce blog, et vous tenir compagnie jusqu'à mon prochain article.




Jeudi 29 novembre 2007 à 16:59

Eveil, sommeil, rêves

    J'ai reçu d'une de mes correspondante la demande suivante :
"...Je fais un exposé sur les rêves et je me demandais si un stimulus sensoriel pouvait provoquer les rêves , ou même si l on rêve vraiment quand on dort ou plutôt lors des micro -éveils ...?"
    J'ai pensé que ma réponse pouvait intéresser d'autres correspondant(e)s et je la publie donc :




    Les psychologues ou psychiatres, qui sont restés trop enfermés dans les théories freudiennes, attachent aux rêves une importance et des interprétations qui ne sont pas vérifiées par la neurobiologie moderne, laquelle dispose maintenant de moyens importants de mesure de l'activité neurologique des diverses zones cérébrales et a acquis des connaissances certaines sur les facteurs chimiques qui la régissent, et notamment sur les zones du cerveau qui interviennent dans les phases d'éveil et de sommeil et sur les neurotransmetteurs qui sont à l'origine de ces phases.

    Ces connaissances donnent une interprétation nouvelle des phénomènes liés aux rêves.

    Mais en fait le terme de rêve est ambigu parce qu'il ne signifie pas la même chose pour le neurologue et pour l'opinion publique, ou plus exactement qu'on peut lui donner plusieurs significations qui risquent de créer des malentendus.
    Il faut donc d'abord préciser notre vocabulaire.

    Pour le commun des mortels et pour les psychologues, le rêve c'est uniquement les scènes que nous nous rappelons à notre réveil, et que nous avons cru vivre pendant que nous étions endormis. Nous en avons des souvenirs plus ou moins précis, d'autant plus que la plupart de ces scènes ont un certain illogisme.
    Mais nous ne savons pas si des phénomènes analogues ou autres se sont produits pendant notre sommeil, parce que nous n'avons aucun souvenir de ces phénomènes.
    Le neurologue , au contraire, examine tous les phénomènes qui interviennent pendant les diverses phases du sommeil, que nous en ayons conscience ou non, et il a trouvé que des phénomènes identiques aux rêves se produisent lorsque nous sommes endormis, mais que nous ne nous en souvenons pas.
   
    Les neurologues sont venus à la conclusion suivante :
    Le cerveau produit des images mentales tout au long du sommeil qu'il soit profond ou paradoxal.
    Toutefois alors que, dans le sommeil profond, il s'agit surtout d'une élimination de souvenirs superflus de la mémoire, sans que le cerveau ait une activité importante (les fréquences des neurones du thalamus, qui coordonne nos sensations, restent de l'ordre de quelques hertz), au contraire dans les phases de sommeil paradoxal l'activité du cerveau se rapproche de celle lors de l'éveil, (la fréquence des neurones du thalamus se situe au dessus de 30 hertz, alors qu'elle est de 40 quand nous sommes éveillés) et le cerveau donne certains ordres au système nerveux, puisqu'on constate des mouvements de l'oeil, des mouvements restreints des membres, que le sujet endormi peut se retourner parfois parler, et il présente des signes d'émotions : accélération du poul, de la tension artérielle, de la respiration, transpiration ..., phénomènes dont il n'a pas conscience et il n'a aucun souvenir de ce qu'il a ressenti, ni des images mentales qui étaient à l'origine de ces manifestations.
    Cependant le cortex frontal ne “réfléchit” pas pendant le sommeil.   
    Si pour le neurologue ces phases de fabrications d'images mentales sont analogues à des rêves, la personne qui dort ne peut le qualifier ainsi, car elle n'en a aucun souvenir.

    Les neurologues ont montré que nous ne nous souvenons que des phénomènes qui se produisent au moment où nous nous réveillons.
    Cela peut être au réveil le matin, au réveil lorsque nous avons des insomnies dans la nuit, même si celle ci est de courte durée. Mais également dans le cas de “micro-réveils” qui durent quelques dizaines de secondes et dont nous n'avons pas ou très peu conscience (et en général nous ne nous rappelons pas nous être réveillés).
    Mais lors de ces réveils, le cortex frontal commence à fonctionner et à raisonner, mais il ne reçoit pas encore des interprétations fiables des perception de nos sens et notre “conscience” (pas morale, la conscience d'exister, de “fonctionner”  qui est un phénomène complexe de coordination entre le cerveau émotionnel et le cortex frontal, et la pleine activité potentielle de tout notre cerveau).
    Il reçoit, à la place des informations réelles de nios sens, les perceptions mentales crées pendant les dernières secondes de sommeil et il essaie de les interpréter. Comme ces sensations mentales sont anarchiques, il les interprête comme il peut et souvent de façon farfelue : nous avons l'impression de vivre une scène, mais sa logique est altérée car l'enchaînement des sensation n'est pas logique puisque la scène n'est pas réelle et provient d'images mentales ayant peu de rapports entre elles. C'est notre cortex qui s'éveille qui essaie de faire comme il peut, un lien entre ces sensations désordonnées.
    D'où le caractère absurde ou extraordinaire de la plupart des rêves.

    Donc la production de “perceptions mentales” issues de notre mémoire se produit pendant tout le sommeil, mais si nous ne qualifions de rêve que celles dont nous nous souvenons, ces rêves se limitent aux perceptions mentales produites dans les quelques secondes (voire dixièmes de secondes) avant des réveils dont certains ont une durée très courte de quelques secondes.

    Je répète ce que j'ai déjà dit sur l'interprétation des rêves.
    Toute symbolique et explication générale dans ce domaine est aberrante.
    La seule information qu'ils donnent vient de ce que les perceptions qui les composent, proviennent de notre mémoire, et que celle ci elimine en général les données, soit superflues - qui ne servent plus à rien -, soit aberrantes et sans utilité - par exemple des souhaits impossibles à réaliser - , soit des souvenirs qui pourraient nous perturber, et donc être nocifs,
    Tous ces souvenirs éliminés ont pu être acquis et mémorisés de façon consciente ou inconsciente.
    Il peut donc y avoir, parmi ces souvenirs éliminées, certains qui correspondent soit à des préoccupations de la veille au soir au moment de s'endormir, soit des jours précédents, soit des souvenirs ou préoccupations pénibles que l'on ne souhaite pas se rappeler parce que cela nous perturbe, et que notre cerveau cherche à éliminer peu à peu ou à laisser dans l'ombre, pour nous protéger. C'est en partie, ce que Freud appelait des refoulements, mais auxquels il accordait une importance sexuelle beaucoup trop grande.

    Enfin pour répondre à la question “est ce qu'un stimulus sensoriel peut provoquer un rêve”, il faut bien distinguer les sensations passées mises en mémoire que l'on élimine et qui sont le matériau des rêves (dont on a ou non conscence) et les stimuli pendant le sommeil.
    Pour les stimuli extérieurs qui se produisent pendant le sommeil, la réponse est oui dans la mesure où ce stimuli nous réveille pendant au moins un court instant. Ce peut être aussi un stimuli dû au fonctionnement de notre corps.
    Je vais prendre trois exemples un peu extrèmes pour me faire comprendre :

    - je dors et on fait tomber un gros objet par terre dans la chambre voisine qui me sort quelques secondes de mon sommeil au moment où j'éliminais des images dérangeantes vues la veille au ojurnal télévisé, sur la guerre au moyen-orient. Mon cortex qui se réveille essaie de raccorder un grand bruit au images et il me “raconte” ue je susiau mileu des combattants et qu'un obus est tombé pas loin.

    - je dors et il y a de grans coups de vent qui mugissent dans lma fenêtre entre-ouverte, alors que j'élimine des images d'une sortie en mer la veille, images inutiles parce que non extraordinaires. Ce bruit me réveille quelques secondes et mon cortex me suggère qu'un coup de vent arrive sur mon bateau et qu'il faut se dépêcher de déborder les voiles et de em mettre au rappel.

    - je dors et je me susi trop tourné la tête presque dans mon oriller, alors que je suis légèrement enrhumé. Jai beaucoup de mal à respirer et cela me réveille un peu. Je révais que j'étais au bord de la plage en train de regarder la mer. Mon cortex réagit et d'une part veut expliquer mon étouffement et d'autre part le cerveau veut que je respire. alors il va chercher en mémoire des images d'une grande vague qui arrive et me suggère que je susi en train de me noyer. Je me débats !ou je pense que je me débats), je me retourne et du coup je me réveille en sursaut en respirant une grande bouffée d'air.

    Un phènomène plus complexe est celui des somnanbules dont le cerveau arrive à transmettre au cortex frontal les informations dont il tient compte pour guider les gestes de la personne alors que sa conscience n'est pas active, car elle est endormie, et que le cortex frontal ne réfléchit que par automatisme, en liaison avec le cervelet mais ne réfléchit pas volontairement et consciemment.


Mercredi 28 novembre 2007 à 18:58

Chats





 
    J'ai attrapé une petite souris et personne ne me l'enlèvera !!!

Mercredi 28 novembre 2007 à 18:50

Chats



        Avant de faire quelque chose, il faut toujours réfléchir à sa sécurité.

      
Voyez ce qui arrive, quand on a soif et qu'on ne regarde pas plus loin que le bout de son nez !
   
       Au secours, je ne m'en sortirai pas tout seul  !!!!



Dimanche 25 novembre 2007 à 17:49

Chats

J'aimais bien jouer avec mes petits enfants sur l'ordinateur et nous faisions parfois des réussites.

Mais je ne savais pas que le chat aimait cela aussi.

Dois je lui proposer de jouer avec lui ?

Qu'en pensez vous ?

De plus avez vous remarqué, il tape sur le clavier avec sa queue !

Dimanche 25 novembre 2007 à 16:54

Notre cerveau : intelligence; langage



    J'avais reçu un SMS assez difficile à déchiffrer, un message d'amour qui ne m'était pas destiné et je vous avais raconté cette aventure dans un article du 30 septembre. Voici ce SMS

“ mon cwou - ge t'm ge t'aime tu sé - pa bien quand toa pala - gveu tvoir - fo qtu vienn ce soir ou 2min - moa gpeu + mpac de toa  biz partou  ta lise”

et le dictionnaire SMS qui m'a aidé dans ma traduction, a étonné certaines de mes correspondantes.
    Alors j'ai voulu leur expliquer comment fonctionne notre “dictionnaire SMS” : le cerveau.
    Mais lisez l'article précédent auparavant pour connaître les centres du cerveau concernés.

    Quand je lis ce SMS, mes aires visuelles envoient au centre de Wernicke les images des lettres et des mots reçus. Wernicke consulte le centre de Geschwind qui mémorise le vocabulaire et essaie d'identifier les mots. D'habitude, il fait cela à toute vitesse, mais là il peste : “qu'est ce que c'est que ce charabia  ?”
    Tout de même il y a des mots compréhensibles : “mon, aime, tu, bien, quand, voir” et des mots qui le seraient à une ou deux lettres près “ vienn, partou..”.
    Donc ce pourrait être du français : je communique l'information au chef, le cortex frontal, pour qu'il réfléchisse. Comment déchiffrer ce qui est incompréhensible.

    Le cortex frontal est un érudit. il a entendu parler et déjà vu des SMS et leur langage. Alors il suggère à Wernicke : essaie de voir ce que cela donne en lisant au son, en phonétique !

    OK patron !. Wernicke sépare les mots et les syllabes et envoie le paquet au centre de Broca : “débrouille toi pour me prononcer ce fatras.”
    Broca proteste, quelle idée saugrenue ! , mais il s'exécute et envoie son travail à l'aire auditive, (sans l'envoyer au cortex moteur qui prononcerait la phrase à haute voix) et celle-ci renvoie l'information à Wernicke, qui consulte aussitôt Geshwind : “est ce que ces sons te rappellent des mots ?”
   
    Là miracle, Geshwind sort  une phrase presque complète avec quelques “trous”
    “Mon grand cou, Je t'aime, je t'aime, tu sais. Pas bien quand toi pas là.
Je veux te voir. Faut que tu viennes ce soir ou ??? Moi je peux  ??? de toi. Bises partout. Ta valise."
    Wernicke râle et recontacte Broca : “un petit effort mon vieux; prononce le chiffre 2 et prononce moi "m-p-a-c" séparément.
    Geschwind renvoie l'information pour combler les trous :
“ce soir ou demain”  et “Moi je peux plus me passer de toi”.

    Voilà la phrase est cohérente : on envoie la traduction au cortex frontal.
    Celui ci explose :
“ Bandes d'abrutis, elle parle à son amoureux : ce n'est ni un grand “cou”, ni un grand con ! Trouvez autre chose. Et une “valise” ne parle pas, c'est une signature; Gechwind, cherchez dans la mémoire des prénoms !”

    Rebelote. Geschwind trouve “Lise” et Wernicke dit à Broca :
“Pour cwou, c'est le w qui pose problème. Tu le remplaces successivement par toutes les lettres de l'alphabet et tu me renvoies ce qui est prononcable !”
    Travail immédiat et miracle c'est le mot “chou” qui semble cohérent avec le reste. (Il y avait “clou” aussi, mais un amoureux qui serait un vieux clou : encore un truc à se faire engueuler par le patron!. Il y avait "ciou" aussi, mais Geschwind sait que cela s'écrit sioux !)

    C'est fait on a envoyé tout le message au patron qui est content : bon travail les gars !.
    Mais le cortex frontal n'est pas satisfait. Il trouve ce message plat, à la limite du français correct et pas romantique du tout. Il se souvient avec nostalgie des versions latines de sa jeunesse. Au diable le langage SMS !
    Alors il fait rechercher des synonymes par Geschwind et finalement envoie à Broca cette missive pour qu'il la fasse écrire sur le blog :
    Evidemment les puristes me diront “ ce n'est plus le dictionnaire, mais une “traduction libre”. C'est vrai, mais je croirais entendre mon prof de latin d'autrefois !

“ Mon grand chou chéri.
Je t'aime, je t'aime à la folie, tu le sais bien.
Je suis malheureuse quand tu es loin de moi et je voudrais te voir très vite. Il faut que tu t'arranges pour venir ce soir ou demain.
Je n'arrive plus à me passer de toi.
Je t'embrasse sur le front, sur les joues, sur les lèvres...
Ta Lisette”


Nota : pour être plus conforme à la réalité, je dois vous dire que le travail entre ces centres n'est pas aussi séquentiel, mais que les échanges sont multiples et croisés; et d'autre part qu'ils ne se font pas ainsi, des réflexions oiseuses !!! lool

Renota : un soupir de mon vieux cortex "Dommage que ce SMS ne me soit pas destiné !!!"

Dimanche 25 novembre 2007 à 9:55

Notre cerveau : intelligence; langage

        Peut être vous rappelez vous, j'avais fait un article le 8 août sur les centre du cerveau qui intervenaient dans le langage.
        Je vais vous en rappeler l'essentiel à partir du schéma ci dessous :



        Lorsque nous écoutons quelqu'un, l'oreille transmet les sons à l'aire auditive qui les analyse et, lorsqu'il s'agit de mots (ou de sons apparentés), les signaux sont transmis à l'aire de Wernicke qui va reconnaître s'il s'agit de langage et le décrypter en partie. Elle se met en relation avec l'aire de Geschwind pour en comprendre la signification.
        Lorsque nous lisons, ce n'est plus l'aire auditive qui intervient mais les aires visuelles,  situées à l'arrière du cerveau. Le mécanisme est ensuite analogue.
        Enfin lorsque nous voulons parler, c'est encore le centre de Wernicke qui élabore le message. Mais il ne sait pas le transmettre à nos lèvres.
De même quand nous voulons écrire, il recherche les mots correspondant aux idées mais il ne sait pas commander nos doigts.
        En fait il ne sait même pas organiser les mots en phrases
        L'aire de Wernicke “comprend donc le langage” et rassemble les mots de messages à partir des idées transmises par le cortex frontal.

        L'aire de Geschwind est en quelque sorte la “mémoire des mots”. Elle est pour cela en relation avec de nombreux neurones du cerveau qui sont des relais de la mémoire. Elle sait appréhender les multiples propriétés d'un mot : son, aspect visuel, sa fonction, son nom, sa signification...etc.
        Elle aide ainsi le cerveau à classifier et à étiqueter les choses, une condition préalable pour former des concepts et une pensée abstraite.
   
        Pour parler, pour écrire, l'aire de Wernicke a besoin de l'aire de Broca.
        Celle ci va utiliser grammaire et syntaxe et mettre les mots en phrases, puis elle va commander les muscles de la parole ou de l'écriture, par l'intermédiaire du cortex moteur primaire.
        Une personne dont l'aire de Broca est lésée comprend le langage écrit et parlé, mais ne peut plus s'exprimer ou émet une suite de mots sans liens entre eux..
       Donc, l'aire de Broca “organise le langage et commande son expression orale ou écrite” par les cordes vocales ou la main, par l'intermédiaire de centres moteurs situés dans le cortex sur le dessus du crâne.

        Quand le bébé apprend à parler, il commence d'abord par “apprendre à comprendre”, principalement entre 9 et 18 mois. C'est son centre de Wernicke qui apprend à fonctionner à partir de ce que son aire auditive lui transmet, et l'aire de Geschwind qui emmagasine les connaissances sur les mots, mais aussi sur les images reçues correspondantes des objets, selon un classement provisoire qui durera quelques années.
        Puis bébé “apprend à parler” entre 18 et 36 mois.
        Son centre de Broca apprend à prononcer les mots qui lui sont fournis par le centre de Wernicke, et il envoie à celui ci en retour une “copie” des commandes de prononciation qu'il envoie aux centres du cortex moteur. Le centre de Wernicke écoute ce qui est dit, compare et vérifie avec l'aire de Geschwind si Broca ne s'est pas trompé, et les erreurs sont peu à peu corrigées. Le bébé fait de moins en moins de fautes de prononciation.
        Puis la tâche de Broca se complique : il apprend par l'expérience à appliquer des règles de grammaire et de syntaxe. Pour cela il faut qu'un adulte vienne dire ce qu'il faudrait prononcer et Wernicke compare à ce qu'à fait Broca et corrige son action et cet apprentissage dure deux ou trois ans
        Evidemment le cortex frontal organise dirige et supervise toute ces actions.

        “Apprendre à lire” relève du même processus, dans lequel les centres de la vision remplacent l'aire auditive, mais le rôle des trois aires de Wernicke, Geschwind et Broca restent les mêmes, la main remplaçant les cordes vocales.
        Mais l'aire de Geschwind fait un travail supplémentaire : d'une part elle ajoute aux données sur les mots la façon dont ils s'écrivent et certaines règles intuitives et expérimentales d'orthographe. D'autre part elle réorganise son réseau neuronal et des neurones voisins vont emmagasiner des données voisines par exemple tous les noms d'outils, ou les noms d'animaux, les noms de plantes, les noms relatifs à la nourriture, etc...
        Si l'enfant apprend en même temps deux langues, les deux dénominations dans chacune des langues sont emmagasinées à coté l'une de l'autre avec les caractéristiques des mots et de l'objet (par exemple oiseau et bird).
        Si au contraire vous apprenez d'abord le français, puis ensuite l'anglais quelques années après, tous les mots anglais seront classés à part dans une partie de l'aire de Gerschwind réservée à cette langue et différente de celle qui est réservée au français.

        Le cerveau de la personne qui a appris à parler et à écrire, sait faire autre chose :
        Le centre auditif et l'aire de Wernicke ont appris à interpréter les signaux que Broca envoie au cortex moteur pour parler et à les comparer aux sons reçus quand les paroles sont prononcées.
        De même les centres visuels et l'aire de Wernicke ont appris à interpréter les signaux que Broca envoie au cortex moteur pour écrire et à les comparer aux images de mots reçues après écriture.
        Dès lors si Wernicke transmet des mots d'une phrase et que Broca les organise, mais que le cortex frontal qui est le chef, lui interdit de transmettre au cortex moteur, mais d'envoyer cependant l'information au centre auditif, le cerveau “aura l'impression d'entendre” la phrase correspondante comme si elle avait été prononcée (alors qu'elle ne l'aura pas été).
        De même s'il s'agit d'écrire les mots, le cerveau “aura l'impression de voir” les mots comme s'ils avaient été écrits.

        C'est ce qu'on appelle des sensations (vison et audition) mentales.
        AInsi quand vous lisez un livre il peut vous arriver si vous faites attention, d'entendre les mots, comme si vous le lisiez à haute voix. C'est une espèce de réaction en boucle entre Wernicke et Broca.
        De même quand vous réfléchissez, vous traduisez vos idées par des mots et parfois vous entendez ou vous voyez ces mots qui traduisent vos pensées. Ce sont des “images mentales” ou des “auditions mentales”, communications internes au cerveau, sans qu'il y ait eu parole ou écriture.


        Ce mécanisme de “sensations mentales” est très utilisé par le cortex frontal pour réfléchir ou pour déchiffrer des documents à priori illisibles. C'est ce que nous verrons dans l'article suivant sur “mon dictionnaire SMS”.

Samedi 24 novembre 2007 à 17:39

Chats


    J'avais reçu fin septembre un SMS assez difficile à déchiffrer, un message d'amour qui ne m'était pas destiné et je vous avais raconté cette aventure dans un article du 30 septembre. Si vous ne l'avez pas lu, il est toujours temps.
   
    “Tournevis” , une de mes lectrice me disait alors dans un commentaire  :

“....il est balaise le dictionnaire SMS, quand même...
J'ai dû m'y reprendre à trois fois avant de comprendre !...”

    Mon dictionnaire c'est en fait le cerveau et j'ai eu envie de vous expliquer comment il traduit un SMS en apparence illisible.

    Mais il faut d'abord que je vous fasse un petit cours de SVT sur la façon dont votre cerveau apprend à parler et à écrire et sur ce qu'il sait faire ensuite.
    Ce sera l'objet de mon prochain article.

    Mais pour vous faire patienter, un petit chat. (encore).



    Celui là est malheureux : il a désobéi à son papa et il a touché un “mécanisme inconnu” comme l'on dit en prévention et sécurité.
   
    Une grande décharge électrique dans les pattes, à vous faire tomber sur l'arrière-train. Et puis tout le monde sait que les poils de chat, cela s'électrise !! lol

    Plutôt l'air ahuri, ce pauvre petit chat, par sa mésaventure. S'il avait su, il n'y aurait pas mis sa patte. C'est l'expérience qui rentre, comme pour les ados !! lol

Samedi 24 novembre 2007 à 8:34

Chats

  

     Ce matin je n'ai pas le temps d'écrire un article, alors je vous envoie un chat pour vous tenir compagnie.

    C'est un chat très propre qui se lèche souvent le poil et passe sa langue sur ses dents.
    Il ne sait pas encore ouvrir un tube de dentifrice, mais on peut en trouver un peu sur une brosse à dent !!

    J'ai vu un jour un chat presser un tube ouvert (il ne savait quand même pas dévisser le bouchon !!) pour se régaler de mayonnaise.

    J'essaierai d'écrire ce soir, mais je dois aller au marché du samedi - (il faut bien parfois se nourrir !!). Et puis j'ai un cinquantaine de mails à lire et je dois répondre à ceux qui sont urgents.

Samedi 24 novembre 2007 à 8:30

Absence et retour


    L'hiver est arrivé un peu avant l'heure.
    Quelques flocons de neige sont tombés en Bretagne dimanche.
    Puis le temps s'est réchauffé, mais avec des pluies d'orage et du tonnerre. Les nuages sont bas, la mer a sa tête des mauvais jours, verte et noire, menaçante dans le vent. Très peu de bateaux en mer; ils hivernent dans le port.
    Presque tous les arbres du jardin ont perdu leurs feuilles sauf les pins et le palmier.
    Mon petit écureuil et sa famille ne sortent plus du creux d'un arbre, près de leur provision de glands et de noisettes. Les marmottes dorment dans leurs maison souterraine. Les lapins sont au chaud dans leur terrier, car ils n'ont pas de parapluie.
    Il n'y a plus ni abeilles, ni coccinelles ni papillons, et d'ailleurs il n'y a plus de fleurs pour butiner.
    Les mouettes et les pies se battent pour trouver à manger mais les pies n'ont toujours pas appris à pêcher du poisson !
   
    La maison s'est endormie pour l'hiver et je rentre à Paris un peu mélancolique.
    Mais je vais pouvoir à nouveau écrire sur mon blog

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lancien

sortir de la tristesse

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