Samedi 17 novembre 2007 à 15:14

Absence et retour



    Juste un mot.


    Le froid et les gelées arrivent et il faut que j'aille fermer notre maison de vacances en Bretagne.

    Je pars donc demain dimanche et je ne reviendrai que le vendredi 23 novembre.

    Alors pas d'article avant samedi, car je n'ai pas de ligne téléphonique et internet en Bretagne, en dehors des deux mois d'été.

    Je vais essayer d'écrire un ou deux articles là bas sur mon vieux mac et de les poster à mon retour samedi matin

Bisous à tous mes correspondant(e)s

Papynet, l'ancien.


Samedi 17 novembre 2007 à 10:45

Sexualité, Homosexualité




     Il faut croire que certains n'ont pas aimé mon dernier article ou l'ont mal interprété. Il y a peu de commentaires mais certains ont préféré m'envoyer un mail et cinq de mes correspondants auxquels je donnerai des prénom fictifs - mais explicites pour eux - m'ont envoyé des mails de protestations et critiques.

   
J'aime bien les critiques car cela m”apporte des idées et me fait évoluer dans mes convictions, mais je les aime quand elles sont constructives et polies.
    Alors Toto, tu me parles de pédé et de gouines et je trouve cela anormal. C'est la même position que le raciste qui traite un noir de sale nègre; c'est méprisant, cela ne sert à rien qu'à éventuellement faire de la peine aux autres et à montrer que tu es intolérant et que tu ne respectes pas la liberté des autres.
    Tu me dis que ces jeunes feraient mieux d'aller écouter des concerts, mais apprécierais tu que l'on te dise que ta passion pour Tokio Hôtel est débile et celle d'un dégénéré qui suit la mode comme un mouton ? Je pense que tu te sentirais vexé, que tu haîrais celui qui te dirais cela et que tu ne lui adresserais plus la parole.
    L'intolérance mêne ainsi à l'isolement et à la colère de ceux qu'on agresse.
    Tu me demandes aussi si j'ai des tendances homosexuelles pour écrire cet article.  Je pourrais te dire que cela ne te regarde pas mais je préfère te rassurer : non je n'ai jamais été attiré par un homme et j'ai une femme, quatre enfants et huit petits-enfants. lol


    Falbala,
tu me dis que c'est horrible et un péché d'être lesbienne.
Je respecte tout à fait ta religion, mais, quand j'étais jeune j'ai lu les évangiles, la bible et le coran (évidement dans des traductions en français) et j'ai eu des ami(e)s catholiques, israélites, musulmanes et agnostiques.

    Il ne me semble pas qu'il y ait à l'origine de ces religions des condamnations des homosexuels et je pense que ce sont les hommes qui ont ensuite jeté l'anathème,
parce que c'est commode de trouver des bouc-émissaires parmi ceux qui sont peu nombreux pour détourner l'attention des autres, des questions qu'on ne veut pas évoquer.
    Mais cela me paraît faire preuve de bien peu de charité chrétienne que de rejeter ainsi les homosexuels dans un ghetto et c'est oublier que le Christ avait tendu la main à Marie-Madeleine en la traitant comme une femme à part entière.


    Mozart,
tu aimes la musique classique comme le jazz et le rock et même le métal, alors tu as des goûts pluralistes. Et tu me dis que jamais tu ne pourrais te lier d'amitié avec une lesbienne, et encore moins l'avoir pour petite amie.
    Là d'abord tu es un peu prétentieux, c'est elle qui sans doute ne voudrait pas de toi !! Mais en admettant qu'elle t'accepte, tu aurais sans doute une petite amie très tendre et aimante, aimant les calins et tout aussi fidèle.
    Mais je pense sincèrement que tu as tort. Les lesbiennes sont très peu différentes en tant qu'amies des autres femmes. J'ai eu dans mon métier, des collaboratrices très proches qui étaient homo ou bi-sexuelles, et c'étaient des ingénieurs remarquables que j'étais très heureux d'avoir pour collègues, à la fois sur le plan professionnel et humain.
    Tu n'aurais rien remarqué de leur tendance, qui ne regardaient qu'elles. Je ne le savais que parce qu'elles me l'avaient dit; on en parlait souvent et leur amour pour leur compagne était la même que celle qu'elles auraient eu pour un compagnon. Elle ne cherchaient pas à s'afficher, ni à porter leur orientation comme un étendard, mais simplement à vivre avec celle qu'elles aimaient.

     Les lesbiennes sont des femmes à part entière, fort peu différentes des femmes hétérosexuelles.
   
Quant à la jeune femme bi-sexuelle, elle n'avait rien comme tu le crois d'une “assoiffée du sexe”, mais au contraire voyait dans la personne qu'elle aimait, beaucoup plus le coté humain et sentimental et appréçiait en elle la douceur de l'amour tant sentimental que physique et elle détestait les hommes machos ou vulgaires.

    Troyenne, t
u es très jeune et tu as déjà un petit ami, et tu dis être heureuse, mais tu ne sais pas pour combien de temps, et tu me dis que jamais tu n'aurais osé faire avec une autre fille, ce que tu fais avec ton copain et que cela n'aurait pu être des amours complètes et durables. Je suis content que tu sois heureuse, mais tu as de la chance; profites en.
    Je n'ai jamais dit que toutes les adolescentes avaient, à un moment donné, une petite amie. Je pense que cela reste exceptionnel et qu'on peut d'ailleurs trouver à cela des explications. (voir mon article suivant).
    Mais je pense que ce n'est pas une raison, parce que ces adolescentes sont peu nombreuses pour que la majorité les traite d'anormales et considère leur tendance comme une déviation, presque comme une maladie honteuse.
   
Tu dis toi même qu'à votre âge et de nos jours, l'amour avec un garçon risque d'être éphémère. Je pense que contrairement à ce que tu affirmes, celui entre deux filles est en général plus durable.
    En effet l'aspect émotif, sentimental est beaucoup plus pofond. Les jeunes actuels - surtout les garçons - sont souvent conditionnés par les médias et voient avant tout dans l'amour, l'acte sexuel.
    La plupart des jeunes filles qui m'écrivent et qui ont une “petite amie” ont en fait une relation platonique, très sentimentale, dans laquelle elles découvrent la tendresse de l'amour et l'émotion de la découverte de l'autre.
    Et quand bien même elles iraient plus loin, je comprends que tu n'aies pas envie d'un contact physique avec une autre fille, mais je ne vois pas bien ce que tu trouves de désagréable et de honteux dans l'acte entre deux filles par rapport à celui entre un homme et une femme.

    Mon article est déjà bien long. et je voulais vous donner “maman inquiète” , des explications sur le comportement de votre fille et vous rassurer un peu.
    Je le ferai donc dans l'article suivant.


Samedi 17 novembre 2007 à 10:37

Sexualité, Homosexualité



"Maman inquiète, vous me dites que vous vous faites beaucoup de soucis depuis que vous avez découvert que votre fille adolescente avait une "petite amie" qui était une fille et non un garçon.
    J'allais vous écrire, mais j'ai pensé que la réponse que j'allais faire pouvait intéresser d'autres jeunes et d'autres parents et que, à condition d'être discrète, cette réponse pouvait figurer sur ce blog.

    Je comprends votre inquiétude. J'aurais un enfant adulte homosexuel, je serais un peu inquiet pour lui, parce que je l'aime et que je sais qu'il sera la cible de personnes qui ne le comprennent pas, qui sont intolérantes et n'acceptent pas qu'on soit autrement qu'elles.
Je sais aussi que la vie de couple est plus difficile, car les lois n'ont pas toujours prévu ce cas, et que d'autre part, les enfants - s'il y en a - sont étonnés de cette situation qui n'est pas celle des autres foyers avec un père et une mère, sont aussi la cible des remarques de leurs copains et quelquefois souffrent de cette situation d'exception.
    C'est vrai que la vie et les amours d'une personne homosexuelle ne sont pas faciles et pourtant la France est un pays plus tolérant que d'autres dans ce domaine.
    Je pense aussi que cela s'améliorera et que peu à peu les jeunes se rendront mieux compte et seront plus tolérants que leurs ainés.
    Il suffit pour cela de lire les commentaires à propos de mon article précédent (1)
    Je vous comprends donc, mais je crois que votre cas est différent car votre fille est encore une jeune adolescente et je voudrais d'une part vous donner des explications et essayer de vous rassurer.
    Parmi les correspondantes qui m'écrivent certaines sont dans une situation voisine de celle de votre fille, et me confient certains de leur problèmes, d'autres ont des amours malheureuses avec des garçons et se confient aussi et j'ai ainsi acquis depuis trois ans une vision différente concernant les amours des jeunes.

    Si l'on lit les compte-rendus de recherches scientifiques sur le cerveau et l'homosexualité (j'ai déja fait plusieurs articles sur mon blog à ce sujet), mais qui ne concernet que des adultes), on constate que dans beaucoup de cas, une très légère différence peut expliquer cette orientation : centres de l'hypothalamus qui régissent la sexualité, plus proches des mêmes centres des femmes, chez les garçons homosexuels. et chez une partie des filles lesbiennes, on note un taux de testostérone plus élevé.
    Les psychologues ont aussi constaté que chez d'autres homosexuels, c'était une question d'éducation, une fille ayant été élevée comme un garçon manqué et un garçon comme une petite fille, parce que leurs parents souhaitaient un enfant du sexe opposé.
    Et puis il y a des cas qui ne s'expliquent pas probablement dûs à une rencontre particulière et attachante.
    Mais dans l'ensemble, pour les adultes homosexuels, on peut en partie comprendre l'origine de leur orientation, qui est alors durable.
    Un adolescent qui est dans un tel cas, a donc de fortes chances de rester homosexuel lorsqu'il sera adulte.

    Mais ce n'est pas le cas de la plupart des adolescents et surtout des adolescentes qui ont un(e) petit(e) ami(e) du même sexe.
    Le nombre de jeunes adolescentes qui ont une “petite amie de coeur” est beaucoup plus important que lorsque j'étais jeune et je pense en connaître certaines des raisons. Et cela ne préjuge pas de leur orientation future, bien que cet amour soit très profond et sincère.
    C'est cela qui est peu connu des parents et que je voudrais vous expliquer.

    Si vous lisez mes articles précédents, vous verrez que je dis que les jeunes d'aujourd'hui ressentent un grand “déficit de tendresse”, même si leurs parents, comme vous, les aimez beaucoup.
    C'est dû comme je l'ai expliqué, à leur état d'adolescent pris entre le désir de liberté et la crainte de s'éloigner peu à peu du nid familial, et également à l'emprise des médias (mais aussi à la mauvaise habitude des parents de leur demander leur avis sur tout et de combler tous leurs désirs), qui les considèrent comme des adultes alors qu'ils sont encore des enfants et les font entrer dans notre “société de consommation”
    A coté de cela les médias font l'apologie des amours tous azimuths, de la conquête et du sexe, des familles recomposées (qui constituent une réalité) et finalement d'amours assez superficielles et de courte durée, où on ne sait pas bien si la motivation est sentimentale ou sexuelle.
    Il en résulte ce que j'appelle un peu méchamment la “course au (à la) petit(e) ami(e)” et le choix très rapide d'une personne pour laquelle on a une attirance soudaine, mais qu'on ne connait pas et on ne sait pas si ces sentiments ont quelques chances d'être durables. 60% des jeunes qui m'écrivent ont un gros chagrins d'amour  (essentiellement des filles et c'est un garçon qui est en cause).
    De plus beaucoup de garçons font leur éducation sexuelle (négligée par les parents et très théorique à l'école) dans les films pornos, qui présentent de façon complètement erronée les réactions sentimentales et physiques des femmes et ils deviennent souvent des amants trop impatients et parfois des “brutes sexuelles” qui ne pensent qu'à leur plaisir. Vous seriez également étonnée de voir le nombre d'adolescentes qui me disent que leur “première fois” s'est très mal passée et qui la ressentent presque comme un viol. Et évvidemment certaines de leurs camarades le savent.

    Alors il y a de quoi, pour une jeune introvertie, timide, romantique, et qui n'a aucune expérience de l'amour, de se sentir perdue dans ce monde mystérieux et hostile. Comme les autres adolescentes, elle voudrait bien quelqu'un qui soit tendre avec elle, qui veuille bien la guider dans cette quête, mais elle a peur des garçons et de leur brutalité. Elle ne leur fait pas confiance, a peur de se faire berner, ne sait pas comment reconnaître s'ils sont sincères; ils sont tellement différents d'elle !! Peut être est elle trop exigeante, trop idéaliste.?
    Et d'un autre coté elle voit ses camarades avoir un petit ami, alors elle se sent presque anormale, pas “capable” d'en avoir et ressent un grand complexe d'infériorité et de manque de confiance en elle.
    Alors une de ses amies et peut être confidente, a les mêmes problèmes et peu à peu, il leur vient à l'idée qu'elles peuvent découvrir une partie du mystère de l'amour sans risque, sans les garçons, avec quelqu'un de très proche qui a les mêmes problèmes, qui vous comprend mieux.
    Certes cela n'enlève pas toutes leurs craintes, mais là, elles ne sont plus paralysées, elles osent et gôutent à la joie de se découvrir, les grandes discussions à deux, l'intimité et les jardins secrets, les calins et bien des caresses innocentes.
    Et quand bien même elles iraient plus loin, cela leur apportera une expérience sans risque de brutalité, remplie de douceur.
    Puis le temps, les études, la vie, les séparera; elles resteront amies. Leur idylle sera un bon souvenir, mais surtout leur aura apporté de la confiance en elles, une assurance vis à vis d'un éventuel amour (et amoureux).
    Et un jour elles rencontreront un garçon qui leur plaira.

    Ce que vous me dites de votre fille et de son amie me paraît relever de cette situation.
    A votre place, je ne leur reprocherais surtout pas leur attitude.
    J'essaierai de les éclairer sur leur sentiments, sur ce qui leur arrive , j'essaierais juste de les accompagner, avec votre amour de mère, plus expérimentée qu'elles, de les aider à leur apprendre ce qu'elles ne savent pas, de leur montrer qu'elles ont jeunes et ont tout l'avenir devant elles.

    Eventuellement, si vous le souhaitez, donnez leur mon adresse; elles peuvent venir lire mes articles ou m'écrire. Je leur répondrai, mais ce qu'elles me diront restera entre elles et moi.

Mercredi 14 novembre 2007 à 10:13

Chats

  







 Il suffit de pas grand chose pour amuser un chat, même sur un dessin.


    C'est une de mes "guenons dessinatrices" qui m'a envoyé cette image.
    Ma guenon a du talent et pourtant c'est un dessin simple et facile à faire.

    Mais il fallait y penser.


Mercredi 14 novembre 2007 à 10:05

Chats


    Je suis enfin sorti de mon seau. J'y étais bien au frais, mais je commençais à devenir bleu.
    Je n'aime pas ressembler à une fleur d'artichaut !

    Alors je me secoue un peu et on va aller faire un tour au soleil dans le jardin.

    A bientôt ! Bizous.

Mercredi 14 novembre 2007 à 9:50

Chats

   
Nous, nous avons quand il fait trop chaud, la climatisation ou le bain dans la mer.

    Les pauvres chatons sont démunis.

    Alors un seau qui a contenu de la glace, c'est bien pour avoir un peu de fraicheur.


    Je voudrais l'imiter, mais mon réfrigérateur n'est pas assez grand (ou c'est moi qui suis trop gros !!! )


Mardi 13 novembre 2007 à 18:41

Amis et camarades



    Dans le précédent article j'avais essayé de définir l'environnement des adolescents et j'avais dit que ceux que je connaissais étaient tous, à des degrés divers, en “déficit de tendresse” et qu'ils avaient du mal à combler cette attente au sein de leur famille..
    Il en résulte une recherche systématique d'amitié et d'amour.

    Mais la hiérarchie de l'amitié me paraît être différente chez l'ado et chez l'adulte, c'est du moins l'impression que j'ai et j'aimerais avoir votre avis.
    La réaction de l'adolescent est plus sentimentale et subjective.

    Parmi les autres jeunes qu'il connaît, il y a d'abord ceux qu'il aime bien et ceux qu'il déteste. Il n'y a pas de "relation de courtoisie” comme chez l'adulte : c'est tout ou rien.
    Puis il y a tous les “copains”, ceux avec lesquel il partage des activités, avec lesquels il chahute, surtout bien sûr des camarades de classe. Mais ce ne sont que des connaissances passagères, pour quelques mois, l'année scolaire.
    Enfin il y a les amis qui partagent joies et peines et auxquels on tient davantage., que l'on voit (ou avec lesquels on correspond) souvent.

    Il me semble d'ailleurs que cette amitié n'est pas la même chez les garçons et chez les filles.
    Entre garçons cela me paraît être davantage le partage d'activités, de chahuts, d'expéditions, de discussions, résoudre aussi parfois des problèmes, comparer les qualités des copines.
    Chez les filles l'amitié est plus profonde, l'ami(e) est souvent un(e) confident(e) et on lui confie ses joies, ses peines, ses petits secrets. Certes on sort et on s'amuse ensemble, mais cette amitié a un tour beaucoup plus sentimental.
    Et mes jeunes correspondantes sont beaucoup plus “fidèles” en amour comme en amitié. Mais elles sont aussi plus possessives, voire jalouses  : l'ami(e) doit être disponible, faire passer les autres après elles, tout partager, écoutr, consoler ..;
    Si une de mes guenons trouve ainsi un ou une ami(e) “idéale” qui lui plaît vraiment et qui s'occupe d'elle, l‘attachement pour cette personne devient très profond et, très proche de l'amour - il n'y manque que le désir.
    Mais comme l'adolescence correspond aussi avec la puberté, ce désir naît aussi peu à peu et complique cette amitié; on croît aimer vraiment le garçon et souvent on croit aussi aimer l'amie fille, sans que cela signifie du tout que l'on sera plus tard lesbienne !.
    L'adolescent et encore plus l'adolescente ne savent pas bien où est la limite entre amitié et amour.

    J'ai dit que chez l'adulte il y avait une certaine réserve qui limitait l'amitié homme-femme pour qu'elle ne devienne pas de l'amour avec ses conséquence si on vit déjà en couple.
    Autrefois l'adolescent, s'il n'avait pas cette réserve, était du moins patient et demandait à bien connaitre l'autre avant de lui donner son amitié ou son amour.
Rares sont ceux qui aujourd'hui on cette patience
    L'adolescent (e) connaît peu cette réserve. Il a soif d'amitié et d'amour, il est pressé, il est habitué à ce que ses désirs soient satisfaits et donc il n'a pas le temps d'attendre de connaître l'autre.
    L'influence des médias renforce cette tendance.
    On se croit tout de suite ami ou amoureux. C'est la course au (à la), petit(e) ami(e). Il n'est pas étonnant qu'il y ait ensuite désillusion, rupture et chagrin.

    Une autre caractéristique du monde actuel des jeunes est l'extrème exigeance pour ses ami(e) et ses amours. Habitué à voir ses désirs satisfaits, on voudrait satisfaire tous ses rêves et donc on rêve de perfection. On n'admet pas les personnes telles qu'elles sont, mais on les exige conformes à ce qu'on voudrait qu'elles fussent. C'est évidement le meilleur moyen soit de ne jamais trouver celui ou celle que l'on recherche (comme ami(e) ou amour) , soit d'être déçu(e) par celui ou clle qu'on a trouvé(e).

    Le besoin de tendresse de l'ado se traduit par un besoin de “calins”, beaucoup plus important que chez l'adulte et sans doute aussi plus platoniques.
En général les filles aiment les recevoir et les garçons les donner, mais ce n'est pas aussi manichéen.
    C'est en fait une étape de la découverte de l'amour, amour rationnel, mais surtout amour sentimental, puis de la sensualité et enfin de la sexualité.
(attention j'emploie le mot sensualité par opposition au sexe, comme un plaisir tout platonique du contact physique des sens  - vue, ouie, toucher -, dont le désir physique est pratiquement exclu, par exemple la douceur d'une caresse de la joue ou des chevau, d'une tête sur votre épaule...)

    En définitive je pense que l'amitié chez l'adolescent est beaucoup plus importante, sentimentalement, pour son équilibre et son développement, que pour l'adulte, qui a déjà appris, dont le besoin d'expériences nouvelles est moindre et qui a souvent déjà retrouvé dans un couple ou un groupe, le remplacement du nid familial.
    Son extrème besoin de tendresse lui fait rechercher amitié et amour, malheureusement trop vite et dans n'importe quelles conditions.
    Mais il a besoin d'apprendre de forger son expérience et l'amitié est le prélude à l'apprentisaage de l'amour et les amourettes entre garçons et filles au lycée (voire entre filles) ne sont que le prélude et l'apprentissage de l'amour futur entre la fille et le garçon qui, plus tard, rencontreront vraiment ensemble l'amour.

Dimanche 11 novembre 2007 à 14:42

Chats


J'ai trouvé sur internet cette photo étonnante.


Vous pourriez croire que ce chat est un terroriste.

Eh bien pas du tout!

Si vous mettiez l'oeil devant la lunette de son fusil, voilà ce que vous verriez :



   





    Une belle petite chatte qui prend son bain de soleil.

    Quel voyeur ce chat !

Dimanche 11 novembre 2007 à 8:33

Chats

    Entre deux articles sérieux, un petit clin d'oeil pour vous distraire.

    Vous avez sûrement eu un "doudou" quand vous étiez petit(e), peut être un ours en peluche ou un lapin
Moi j'avais une girafe rose qui s'appelait Zoé !.

    Ce chat aussi a besoin de son doudou pour dormir.

    N'est ce pas qu'il est mignon !



Samedi 10 novembre 2007 à 8:47

Adolescence



    J'ai parlé de l'amitié entre adultes dans mon dernier article. Voyons aujourd'hui quelques idées sur l'amitié entre adolescents.

    L'adolescence, ce n'est guère précis; alors je dirai plutôt l'amitié à l'âge du collège et du lycée.
    Ensuite, après le bac, l'adolescent évolue vers l'état d'adulte et la notion d'amitié évolue. Je pense qu'elle devient celle d'un adulte quand le jeune entre dans la vie active en exerçant un métier.

    L'une des caractéristiques de l'adolescent est quil est en train de sortir de l'enfance. Il n'est plus enfant, il souhaite plus de liberté et s'oppose à l'autorité de ses parents.
    Mais par ailleurs il n'a pas envie de sortir de cette enfance, dont il a souvent apprécié la douceur et il a peur de quitter la protection du nid familial et ne souhaite pas se trouver face aux problèmes de décisions et de responsabilités des adultes.
    C'est là sa contradiction.
    L'adolescent  (et cela à toutes les époques) a besoin d'être aimé, d'être entouré, d'être écouté et compris, d'être encouragé, d'être aidé quand il a des problèmes.
    C'était vrai autrefois, mais cela l'est encore plus aujourd'hui, car le plus souvent les deux parents travaillent et la vie trépidante d'aujourd'hui ne leur laisse guère le temps pour s'occuper de leurs enfants.
    Par ailleurs les moyens modernes de communication (télé et internet notamment) mettent les jeunes en contact avec les réalités de la vie et ses faits divers, ainsi qu'avec les grandes catastrophes mondiales, de telle sorte que son sentiment d'insécurité et de doutes sur l'avenir en est renforcé : guerres et conflits de toutes sortes, catastrophes naturelles, réchauffement climatique, insécurité de l'emploi ....ne sont pas fait pour le rassurer et il n'est pas préparé à réagir à ces agressions. Les médias ne font rien pour cela.
    Plus que jamais l'adolescent ressent un grand déficit de tendresse et d'amour. Il a l'impression de ne pas être écouté et compris par les adultes et il se sent seul face à un environnement hostile et un avenir incertain.

    Paradoxalement, alors que l'adolescent n'a pas tellement envie de quitter l'enfance qui lui assure protection et “irresponsabilité”, les parents d'aujourd'hui n'ont qu'une idée en tête : considérer leurs enfants le plus tôt possible comme des adultes et les consulter sur toutes les décisions familiales , certaines les concernant comme la nourriture, l'habillement les loisirs, mais d'autres nétant guère que du ressort des adultes.
    Les médias font de même, surtout poussés par des intérêts mercantiles :  l'enfant est instrumentalisé par la société de consommation, par la télévision, puis par internet , les téléphones portables et leurs marketings publicitaires.
        On crée chez lui des besoins de consommation identiques à ceux des adultes : nourriture, habillement, jouets, jeux et sorties, multimédia, moyens de déplacement ...L'enfant a acquis ainsi un poids commercial indispensable à la société mercantile qui le place à un pied d'égalité avec les adultes et la satisfaction sans discussion des désirs des enfants est devenue pour les parents, la preuve essentielle de leur affection.
    L'adolescent prend ainsi l'habitude de voir tous leurs désirs rapidement comblés et lorsque ceux-ci ne se réalisent pas, en fait une “maladie”, mais il n'en n'est pas heureux pour autant car un désir trop vite comblé, enlève l'intérêt de ce qu'on a obtenu, pour faire place à une nouvelle envie.
    L'adolescent a ainsi l'impression que les parents (comme l'école) sont un frein à ses désirs et qu'ils sont là pour satisfaire les besoins matériels, et souvent il ne se rend plus compte combien ses parents l'aiment et combien il y est lui même attaché.
   
    Ce besoin de tendresse, associé au désir d'émancipation fait que l'adolescent aspire à être aimé et cherche  des amitiés profondes ou des amours à l'extérieur du cercle familial.

    Par ailleurs le développement des moyens multimédias a changé la nature des contacts. Autrefois ceux-ci étaient réels, matériels, car il n'y avait aucune autre possibilité. Aujourd'hui, entre MSN, la messagerie, les blogs et le téléphone portable, les contacts sont le plus souvent virtuels et à distance, voire même entre des personnes que séparent des centaines de lkilomètres.
    L'amitié “virtuelle” est un phénomène très nouveau, mais qui a pris une place certaine dans le monde des adolescents.

    Les amitiés et les amours entre jeunes sont donc aujourd'hui dans un contexte très différent de l'environnement que les adultes ont connu lorsqu'ils étaient jeunes. Cela aggrave les incompréhensions;

    Ayant essayé de brosser le décors, je pourrai essayer de dire comment je vois l'amitié et l'amour chez les adolescents d'aujourd'hui.
Mais évidement mon opinion est assez fortement influencée par ce que m'ont dit mes “guenons” qui représentent une population particulière.
    Alors j'écouterai tout particulièrement ceux qui m'apporteront un témoignage et un avis différent du mien.

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lancien

sortir de la tristesse

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