Samedi 19 janvier 2008 à 19:43

Amour et peines de coeur



    L'histoire de Falbala que je vous ai racontée dans mon dernier article m'a fait penser à une petite aventure qui m'est arrivée et j'ai demandé à ma correspondante l'autorisation de publier cet article qui la raconte.


    Un jour je reçois d'une de mes correspondantes que je connaissais depuis des mois et qui avait eu quelques problèmes avec ses parents que l'on avait essayé de résoudre ensemble, un mail assez méchant, que je ne peux recopier car il donnait des détails personnels, mais je vais le réécrire en le résumant et en n'en prenant que quelques phrases caractéristiques :

    “Tu es vraiment un salaud, et ta conduite n'a aucune excuse. Tu regardes les autres filles plus que moi, et tu me traites comme si j'étais ta robote ou ta poupée.
J'en ai marre de céder à tes caprices. Ce n'est pas parce que tu as une belle gueule qu'il faut croire que tu peux faire n'importe quoi. Il ne faut pas croire que je vais grimper aux arbres pour courir après un sale macaque comme toi.
    Tu n'es qu'un sale petit con et je pense que je vais pouvoir me passer de toi sans tomber dans le désespoir ”

    J'avoue qu'en commençant à lire j'étais surpris mais je me suis vite rendu compte que ce mail ne m'était probablement pas destiné.
J'ai donc pris ma plus belle plume pour demander à ma correspondante ce que je lui avais fait réellement pour mériter de tels reproches, pour l'assurer que, vu mon âge, je ne grimpaus plus aux arbres depuis longtemps et que je ne courrais pas après les petites guenons !
    Ma guenon m'a aussi envoyé un mail d'excuse. Son ex-chéri avait le même prénom que moi et elle stockait ses adresses e-mail en abrégé. D'où une confusion regrettable lors d'un envoi un peu pressé avant le départ à la fac, avec un peu de retard.

    Je publie cette histoire, pas seulement pour le plaisir de la raconter, mais parce que je ne crois pas que ce soit une bonne solution d'attendre pour réagir d'en vouloir à ce point à son petit ami. Je pense que la communication est une chose importante car, même si on se sépare, il vaut mieux tout de même le faire à l'amiable et ne pas en arriver à de tels “mots doux”.
    S'il y a trop de heurts l'amour devient de la haine, et c'est tout de même dommage. Il vaut mieux tourner la page et ne garder que les bons souvenirs des amours passées. Enfin c'est mon avis
    Cela dit, c'est tout de même une bonne chose de ne pas se laisser faire et d'avoir un peu de caractère et de volonté. Mais rester calme au mileiu de la tempête est une chose importante pour mieux s'en sortir.


Merci à ma correspondante qui a de l'humour et m'a autorisé à faire paraître ce récit de ses amours malheureuses. Je l'embrasse au passage.

Vendredi 18 janvier 2008 à 20:35

Amour et peines de coeur



     J'aurais besoin de votre aide ce week-end. Je vous explique pourquoi.


    A la suite de mes derniers articles sur le couple, j'ai reçu trois mails de correspondantes qui me racontent des histoires analogues et me demandent le même conseil  :  que faire ?

    Je vais résumer leurs problèmes en un seul, afin de rester discret.

    Falbala est une sportive, elle fait du volley et du badmington.
Cet été après des vacances en juillet, elle est rentrée dans sa ville et est souvent allée au stade. Elle y a connu Champiolympix, et ils se sont revus en ville.  Ils se sont plu et finalement se sont trouvé un penchant mutuel.
    La course au petit ami est aussi un sport de nos jours !
    Leurs lycées et leurs maisons sont à quelques kilomètres et en semaine, quand le travail leur en laisse le temps, ils se voient donc sur MSN ou communiquent par portable ou SMS.
Le week-end, par contre ils sortent ensemble, et ils ont trouvé géniales les vacances de la Toussaint.


    Et puis catastrophe, en décembre Champiolympix va faire du sport sans Falbala, il est souvent pris le dimanche avec ses potes, il est sur MSN, mais en statut “absent”, et ses mails ou ses coups de fil sont moins enflammés.
    Il se conduit souvent en grand égoïste quand il y a des choix à faire et  impose ses quatre volontés à la pauvre Falbala, qui par amour s'y soumet.
    Au réveillon c'est le comble, ils sont tous deux chez leurs amis communs et c'est tout juste s'ils avaient l'air d'un couple. Il a discuté avec ses copains, a dansé avec d'autres filles et l'a à peine embrassée à minuit.

    Alors Falbala est très triste et me demande “comment faire pour ramener Champiolympix à elle ?

     Je suis embarrassé pour lui répondre car elle et Champiolympix sont  jeunes et moi je suis un vieux singe.

    J'aurais une petite amie qui me ferait ce cirque (à mon âge c'est invraisemblable, OK lol), je me dirais d'abord que nous nous sommes enflammés trop vite et que notre amour n'était peut être pas aussi grand que nous le pensions.
    Ensuite je parlerais franchement de ce problème en demandant à Champiolympix ce qui lui arrive, en explicitant son attitude s'il n'en est pas conscient, (et en évitant les reproches qui ne servent qu'à envenimer les choses) et je lui demanderais s'il m'aime comme avant et ce qu'il compte faire à l'avenir.
    Ou il promet de changer et on verra à l'usage, ou son amourette est terminée et même si cela fait de la peine, il ne faut pas s'enliser dans cette impasse et il vaut mieux arrêter tout de suite et essayer de tourner la page.Enfin c'est mon avis !

    Voilà la réaction d'un vieux singe, mais qui n'est pas une jeune guenon et qui n'a pas affaire à un jeune babouin de notre époque.

    Alors, vous, mes correspondantes qui avez le même âge que Falbala, que lui conseilleriez vous?



Vendredi 18 janvier 2008 à 8:15

Photos, photos comiques


    La personne qui a mis ses draps à aérer avait elle un différend avec le cordonnier ?

        La photo est de René Maltête

        Cela me rappelle un souvenir analogue.
J'étais en voyage dans une ville que je ne citerai pas et devant la gare, à la fin d'une journée d'hiver.
Je voyais une grande enseigne lumineuse de "l'hôtel terminus". Malheureusement trois lettres TER étaient en panne électrique; et on lisait cette enseigne, bien lumineuse dans la nuit :


HÔTEL ...MINUS

Mercredi 16 janvier 2008 à 9:00

Chiens





Encore une photo
                    de René Maltête




Vous auriez vraiment peur de ce chien ?


Mardi 15 janvier 2008 à 14:45

Amour et peines de coeur

   

    Il me semble très difficile, lorsque la rupture est consommée de trouver des remèdes pour “recoller les morceaux”. C'est une entreprise très difficile qui ne peut être menée que par les intéressés et chaque cas est particulier et dépend trop des personnalités de chacun et du vécu de leur couple.

    Ce que je voudrais discuter avec vous, ce sont les précautions, les efforts qui permettraient d'éviter si possible cette rupture.

    La première précaution, à mon sens est de bien connaître son ami(e) avant de décider de vivre ensemble.
    Cela dit, ce n'est pas une précaution suffisante et parmi mes correspondantes qui me parlent de leur rupture ou de leurs difficultés, certaines connaissent leur compagnon depuis plusieurs années, et les problèmes se posent cependant. Pour ces personnes la période de “fusionnement” dont j'ai parlé dans les précédents articles, est passée depuis longtemps, et leur vie commune a pu dépasser ce stade. Leur cas est donc d'autant plus intéressant, pour essayer de comprendre.
    Connaître son (ou sa) partenaire permet de savoir assez bien quels sont ses goûts et ses valeurs, ses qualités et ses défauts, ses habitudes et ses réactions face à la vie, et donc de savoir en partie, si cet ensemble sera compatible ou posera des problèmes avec les siens propres.
    L'analyse des préférences cérébrales des deux personnes permet en particulier de déceler certaines difficultès qui risqueront d'apparaître dans la vie courante. Cette analyse est trop importante pour être développée dans cet article. Si elle intéressait  vraiment mes correspondant(e)s, il faudrait que je lui consacre quatre ou cinq articles particuliers.
    Mais il est certain que décider de vivre avec quelqu'un qu'on connait depuis trois ou six mois comporte un risque, car ce n'est pas en une aussi courte période que l'on peut se rendre compte de ce qu'est autrui, surtout lorsqu'un amour naissant récent fausse complètement votre jugement et magnifie le (ou la ) partenaire.

    Un autre point important trop souvent ignoré : pour qu'un couple existe il faut que chacun estime et même admire l'autre sur certains points (ce qui n'empêche pas de connaître ses défauts).
    Si l'examen de son partenaire est trop négatif (que ce soit vous, vis à vis de lui ou lui vis à vis de vous), le couple ne tiendra pas au bout de quelque temps, car l'impact de ces défauts et de cette mésestime grandira avec le temps et finira par devenir prohibitif.

    Une deuxième idée importante est que si l'un des deux, ou les deux partenaires sont persuadés que leur personnalité leurs goûts et leur manière de vivre sont les bons choix et sont immuables et que c'est donc l'autre qui doit d'abord se plier à ses exigences, toujours céder, puis changer et se transformer pour lui ressembler, le couple court à l'échec.
    Toute négociation “gagnant-perdant” est mauvaise et les seules négociations qui aboutissent à long terme sont des négociations “gagnant-gagnant”, dans lesquelles chacun fait un effort et va vers l'autre et cela en permanence.
    Il faut prendre son partenaire tel qu'il est, savoir qu'il ne changera que s'il l'estime nécessaire et en a la volonté, et qu'il faut soi même faire le même effort, pour aller finalement chacun vers l'autre et le résultat ne sera bon que si cette démarche est à peu près équitable, c'est à dire si chacun fait à peu près la moitié du chemin.

    Le couple doit vivre ensemble. il faut donc qu'il y ait une certaine organisation, des “règles” des “habitudes” qui soient prises peu à peu et qui conviennent aux deux partenaires et ne soient pas la dictature de l'un et l'asservissement de l'autre.
    Le couple est en quelque sorte le “plus petit pays du monde” et il doit y avoir des “élections libres” pour choisir sa “constitution” et ses “lois”.
    La saine répartition du pouvoir est donc un enjeu majeur, comme dans toute institution. Pour garder la même image du “pays”, la naissance et le développement de l'amour est l'équivalent d'une “révolution”, de même que décider de vivre ensemble est un “changement complet de constitution”. Il faut en quelque sorte trouver une “nouvelle culture” à deux et la “démocratie” consiste en une “saine répartition des pouvoirs”.
    Le combat ne doit pas se faire sur les individus et leurs personnalités mais sur les objectifs choisis et les moyens et méthodes pour les atteindre, dans le respect des différences entre les deux personnes.
    Il faut essayer de chercher quelle peut être la “richesse” de cette différence pour l'exploiter, au lieu de la critiquer et d'essayer de l'éliminer. On ne change pas une personne, mais chacun peut modifier ses relations avec l'autre, dans le respect de chacun des deux.
    Il faut essayer de trouver des compromis sur nos actions, nos occupations comme les loisirs, les travaux ménagers, l'utilisation des moyens (la salle de bain et l'ordinateur par exemple !!), les horaires, les repas et leurs menus, les programmes de télé et de musique, le sport ....et aussi sur un point capital : l'utilisation des finances et des gains et dépenses communes et individuelles.
    Mais les opinions, les valeurs, les goûts intervenant à la base, il faut essayer de faire un “programme commun” dans lequel on essaie de rapprocher les points de vue et de voir quel peut être le “socle commun” sur lequel on peut s'appuyer et les divergences sur lesquelles il vaut mieux éviter de s'affronter.

    Le quatrième secteur important est celui des relations : la famille de chacun les ami(e)s propres à chacun avant qu'il n'aime l'autre et les amis communs connus depuis, et si l'on n'y prend garde le passé est parfois lourd à porter.
    Il est important que chacun des deux adopte les parents de l'autre et se fasse bien voir d'eux et que chacun insiste auprès de ses propres parents pour qu'ils considère ce compagnon ou cette compagne comme leur enfant. Il faut garder le contact avec chacune des familles, mais par contre il faut aussi faire en sorte de ne plus rester dans les jupes de sa mère ou les pantalons de son père. Le lien familial principal et prioritaire, c'est maintenant le couple, qui doit avoir sa vie propre et indépendante.

    Les amis sont aussi un problème, car chacun tient forcément à ses ami(e)s passé(e)s et avait des relations privilégiées avec eux. Il faut donc laisser à l'autre une certaine liberté pour les revoir.  L'en empêcher serait une grande maladresse car cela compromettrait la liberté acquise en quittant le nid familial et cette contrainte serait vite insupportable. Par contre il ne faut pas abuser de cette liberté et délaisser compagne ou compagnon pour ses amis.
    L'idéal serait de peu à peu participer à ce cercle d'ami(e)s et que finalement les ami(e) de chacun deviennent les amis du couple, auxquels se rajourteront de nouvelles connaissances.
    Le pire c'est la jalousie, c'est croire sans raison valable que l'autre a des relations d'amour avec ses ami(e)s, car une telle accusation montre qu'il n'y a pas de confiance en l'autre, et c'est la négation du respect, de la foi en l'amour commun. J'ai connu bien des couples où la jalousie s'exerçait ainsi sans raison valable, mais a fini par être tellement exaspérante qu'elle a poussé l'autre à chercher vraiment ailleurs une atmosphère plus sereine, alors qu'il ou elle n'y songeait absolument pas à l'origine.

    Finalement le secret de la réussite en matière de couple, c'est évidemment l'amour commun et le respect de l'autre tel qu'il est, mais c'est aussi dans la pratique la communication et l'imagination.
    La communication car pour déjouer tous ces pièges et pour élaborer des accords, il faut se parler, franchement, sans crainte et sans détour, et se comprendre.
    L'imagination car pour élaborer la “constitution” , les règles, les projets de la vie commune, il faut réfléchir et faire preuve de créativité, mais il en faut également pour apporter dans les actions communes de tous les jours, la nouveauté, le piment, l'humour qui évitent la routine et l'ennui.


C'est finalement difficile de vivre en couple, mais souvent plus agréable que de vivre seul(e).

Dimanche 13 janvier 2008 à 9:06

Chats





N'est il pas mignon, ce bébé chat qui dort.

J'aurais envie de lui frotter son ventre soyeux.

Samedi 12 janvier 2008 à 8:19

Amour et peines de coeur



    Dans mon précédent article, je vous ai donné le point de vue de chercheurs sur les difficultés d'entente d'un couple qui commence sa vie en commun.

    Aujourd'hui je vous donnerai mon propre avis sur les raisons que m'ont citées mes correspondantes, pour lesquelles leur couple avait des difficultés ou s'était disloqué..

    La première raison est, me semble t'il, la méconnaissance de l'autre.
    Certes au début de la relation amoureuse et de la cohabitation, c'est une grande joie de découvrir l'autre. Mais on le voit avec les yeux de l'amour, qui dit on est aveugle. On voit les qualités de l'autre que l'on exagère et on minimise ses défauts, si tant est qu'on les ait vus !
    Alors une fois la période d'euphorie passée, on découvre ces défauts et on ne les accepte pas. On voudrait que l'autre soit autrement, qu'il change, qu'il devienne ce qu'on avait rêvé. Or ce n'est plus un petit enfant qu'on éduque, et on ne peut pas beaucoup changer la personnalité d'un “presqu'adulte”. Et pour qu'une personne essaie de changer, il faut qu'elle en éprouve le besoin qu'elle en ait la volonté, la motivation.
    Si chacun veut que ce soit l'autre qui change, et reste sur ses positions, dans son égoïsme, la couple aboutira à l'impasse

    Une seconde raison très voisine, est la différence d'opinions, de mentalité, de culture, de “valeurs” sur des sujets assez divers, pratiques comme philosophiques.
    On pensait au début s'accomoder de ces différences - si on les avait vues -, mais elles font obstacle au fusionnement, et sont une source de discussion empoisonnée, chacun voulant aussi que ce soit l'autre qui adopte ses opinions à soi. Dans notre monde moderne, on sous-estime l'importance des valeurs et pourtant une grande différence de valeurs peut envenimer une situation, surtout si les deux antagonistes ne sont pas très logiques et aiment avoir raison, ou pire encore, ne sont pas très tolérants aiment la polémique.

    Un trosième sujet de heurts est la tendance possessive de l'un ou de l'autre et donc la jalousie, sujet qui interfère avec la sexualité.
    Lorsque chacun vivait de son coté, il y avait des instants où il était seul et pouvait se permettre, sans que cela soit d'ailleurs répréhensible, de regarder d'autres garçons ou d'autre filles. Mais là tout à coup, cela prend l'allure de la trahison. Alors on ment, ce qui envenime encore le climat.
    Quand on ne se voyait que de temps à autre, il y avait le plaisir des retrouvailles. Maintenant il faut supporter l'autre tous les jours et les “calendriers” du désir ne sont pas toujours concordants.

    Une quatrième source de conflit, analogue à la précédente, provient des anciens ami(e)s. On sortait avec eux sans forcément son ami ou sa petite amie, entre garçons, ou entre filles, surtout si l'autre n'appréciait pas ces relations.
On considère que maintenant toutes les relations doivent être communes et qu'on doit sortir ensemble, ce qui est normal. Et les vieilles amitiés sont mal tolérées, voire prises pour de l'amour même s'il n'en est rien.
    Alors on finit par se dire que l'on a échappé à la tutelle des parents pour tomber dans celle de son ami(e) et c'est pire !

    Un cinquième problème est celui de l'argent, car maintenant, même si papa et maman financent chacun, il faut gérer ce budget, partager les dépenses de logement, de nourriture, de transport... C'est difficile car on a des points de vue différents sur l'utilité des dépenses, sur la qualité des achats et leur urgence.
Si l'un des protagoniste est radin et l'autre dépensier, c'est le drame.

    Sixième obstacle, les travaux ménagers ou les bricolages. . Cela se passe bien si chacun accepte de collaborer aux travaux ou se partagent certaines tâches, mais si l'un compte sur l'autre pour faire le travail et dormir ou lire dans son coin, tout va mal.

    Septième problème qui découle en partie des précédents, les loisirs.
    Si les deux partenaires ont les mêmes goûts, les mêmes envies, tout va bien. Mais si l'un aime le sport et l'autre la lecture et la télévision, les loisirs sont difficilement conciliables.
    Ce problème est plus aigu si l'un des partenaires est extraverti et ne peut donc se passer de la présence d'autrui, alors que l'autre est introverti et voudrait donc réfléchir, avoir des occupations sédentaires à deux;

    Dernier et huitième grand sujet de discorde, les projets d'avenir et dans les couples plus âgés l'éducation des enfants.
    De projets dans un couple ne peuvent se faire qu'à deux.  Là aussi il faut donc un consensus. Mais pour y arriver encore faut il discuter. Si l'une des deux  personne privilégie la prise d'information et n'aime pas décider (préférence cérébrale “P”) alors que l'autre aime agir (préférence cérébrale “J”), cette dernière personne risque de ne jamais voir l'autre venir discuter ces projets d'avenir pour lesquels elle souhaite une décision commune et qu'elle va réclamer.
    C'est une situation éprouvante pour les deux

    Enfin il y a de petits sujets de heurts, qui même peu importants, s'ils sont nombreux empoisonnent la vie.
    Je n'en citerai qu'un comme exemple : celui où l'un des deux partenaires est de préférence “J” et a pour principe absolu d'être à l'heure (et donc en avance), alors que l'autre de préférence “P” pense qu'il a toujours le temps, peut remettre à plus tard et est donc toujours en retard. L'un s'exaspère d'attendre et l'autre n'admet pas des reproches sur l'exactitude, qui lui importe peu.

    La difficulté, finalement, c'est de vivre tous les jours ensemble !
    Vous allez toutes me dire que l'on doit faire un effort vers l'autre. C'est vrai et nous en reparlerons dans le prochain article, mais il faut que les efforts soient à peu près équitables, équilibrés. Si c'est toujours le même qui fait effort et qui cède, au bout d'un moment, le vase déborde, il “en a marre” et c'est le conflit.
    Les ruptures viennent toujours d'un déséquilibre entre les niveaux d'amour et d'effort vers l'autre des deux partenaires et des conflits qui en résultent et deviennent vite insupportables.

Vendredi 11 janvier 2008 à 10:46

Amour et peines de coeur



    Les vacances me permettent toujours beaucoup plus d'échanges par mails avec mes correspondant(e)s, car le travail du lycée ou de la fac n'est plus là pendant 15 jours et elles ont plus de temps pour m'écrire.
    La population de mes correspondantes vieillit - (au même rythme que moi lol) et peu sont encore au collège et davantage en fac ou en prépa.
    Certaines d'entre elles ont décidé depuis septembre ou depuis la rentrée d'avant, il y a un peu plus d'un an, de vivre avec leur petit ami. et elles étaient à l'époque, toutes joyeuses de m'annoncer cela.
    Et puis récemment plusieurs d'entre elles m'ont dit qu'elles allaient de nouveau vivre seules, ayant rompu avec leur ami. Evidemment elles sont tristes, un peu désabusées, et se posent plein de questions.
    Pourtant si certaines ne connaissaient leur petit ami que depuis quelques mois, d'autres l'aimaient depuis plus d'un an et donc le connaissaient assez bien pour espérer être heureuse avec lui.
    Bien sûr je discute de leur cas avec elles, mais je voudrais essayer de faire quelques réflexions générales à ce sujet.
    D'abord regarder un peu ce que l'on dit de sérieux sur ces ruptures, puis essayer dans un second article de rechercher les causes de ces problèmes, puis les remèdes possibles.

    Contrairement à ce que vous pourriez croire, cela ne m'a pas tellement étonné. Quand je me rappelle certains camarades de mes enfants ou de mes nièces, ou de camarades de mes petits enfants âgés, je constate qu'il est assez rare qu'un “couple” de jeunes, qui s'est formé au lycée ou en début de fac, résiste à la vie en commun. Mais je l'ai constaté aussi chez certains de mes collaborateurs quand j'étais jeune et pourtant eux étaient adultes et parfois mariés.

    Quand on consulte les études de chercheurs psycho-sociologues, on constate qu'ils ont une explication assez générale du phénomène.
    Ils pensent qu'après l'amour “fusionnel” des premiers mois, tous les couples traversent des turbulences. Les défauts de l'autre deviennent flagrants et chacun cherche à défendre son territoire, à ne pas abdiquer, mais à montrer qu'il a raison et à changer l'autre. Beaucoup de couples n'y résistent pas !

    Au début de toute relation amoureuse, chacun a tendance à admirer l'autre et à lui prêter maintes qualités en les maximisant et les magnifiant. Tout nouveau, tout beau, et en plus on l'aime !! D'ailleurs sans cela l'amour n'existerait pas - (l'amour est aveugle dit le proverbe) .
    De plus on découvre l'autre -qu'on connait mal et en voyant uniquement ses qualités - et on aspire à une entente parfaite, à s'entendre au point de penser comme lui et de ne pas voir les différences d'opinion. C'est ce que les psychologues appellent le “fusionnement” - croire que le couple est formé d'un seul être.
    Les chercheurs ont montré que la dopamine, médiateur cérébral, provoque alors une focalisation de l'attention sur l'être aimé, une énergie débordante, une motivation orientée vers “l'obtention d'une récompense” et la sensation d'euphorie, principale caractérisique du sentiment amoureux.
    De plus, dans le cas de jeunes, on goûte l'autonomie, la responsabilité, bref la liberté au départ du nid familial et de ses contraintes, pour habiter “chez soi” . Double sentiment d'euphorie.
    Or la concentration de ce médiateur diminue une fois la passion retombée et peut ressembler à l'état de sevrage d'une drogue et les personnes le tolèrent mal. Elles ont tendance à soit vouloir retomber amoureuses, soit retrouver cette intensité émotionnelle d'une autre façon.

    Ces chercheurs pensent que pour éviter l'ennui et les difficultés de la réalité et la monotonie du quotidien, le couple cherche à retrouver une certaine satisfaction dans les attaques personnelles où chacun reproche tout et rien à l'autre. Ces escarmouches sont un palliatif pour éviter d'affronter la baisse de l'intensité amoureuse et donc la diminution de dopamine qui l'accompagne.
    C'est en quelque sorte une phase de “jeux de pouvoir” qui fait partie intégrante de l'évolution du couple (écrit Jean-RFrançois Vezina, chercheur au Québec).. Ces jeux peuvent être constructifs et conduire au constat qu'il faut remplacer la relation fusionnelle par une relation nouvelle, mais ils peuvent être destructifs et conduire à la rupture, car les partenaires se subissent mutuellement et entrent dans une spirale de reproches et de critiques où il s'agit de prouver que l'autre a tort et que l'on a raison.
    Dans le cerveau émotionnel, ce sont alors les centres amygdaliens qui sont en forte activité, eux qui régissent la peur, la colère, l'agressivité et qui souvent prennent le pas sur le cortex frontal qui réfléchit.. La peur de perdre le combat, la colère et l'aggressivité prennent le dessus sur le sentiment amoureux et induisent des actions qui dépassent l'intention initiale et auxquelles il est difficile ensuite de remédier et d'obtenir pardon et réconciliation.

    Dans mon prochain article je vous parlerai des différends que j'ai constatés moi-même dans les couples réels que j'ai rencontrés, afin de préciser cette analyse, puis dans un troisième article je m'interrogerai sur les remèdes possibles, non pas après la rupture, mais en prévention..



Mercredi 9 janvier 2008 à 19:31

Chats

Il y a des jours où il fait bien froid dehors, quand je regarde le chat, je me dis qu'il ferait un beau manteau de fourrure bien chaud !

Quelle horreur.!!  N'appelez pas la SPA !

Mais un chat, cela a aussi de belles pattes ! On a envi de les prendre dans ses mains. C'est tout doux... tant qu'il ne sort pas ses griffes.




Mercredi 9 janvier 2008 à 19:06

Chats

Les chats ont aussi envie de jouer au Père Noël :

             Mais c'est très fatigant !!!!


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lancien

sortir de la tristesse

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