Vendredi 29 février 2008 à 15:30

Sexualité, Homosexualité


        J'ai fait plusieurs articles sur l'homosexualité (ou la bisexualité), montrant notamment que l'orientation sexuelle d'un(e) jeune n'est pas bien stabilisée avant la fin de l'adolescence voire même le début de la vie adulte.


        Je viens de lire une étude d'un chercheur neurobiologiste de l'université d'Harward, Catherine Dulac, qui est fort intéressante car elle montre les différences qu'il y a entre l'homme et l'animal.

        Ce chercheur a étudié la détection des phéromones par des souris.
        Au sein d'une même espèce, les individus communiquent par différents signaux qui contribuent à la survie et à la cohésion du groupe.
        Parmi ces signaux, les phéromones sont des substances volatiles inodores de diverses natures, tels des dérivés d'hormones sexuelles stéroïdiennes ou des protéines du système immunitaire. Elles sont présentes dans des glandes de la peau, dans la sphère anogénitale, la sueur, la salive ou l'urine. Les phéromones sont les signaux de la reproduction par excellence. Elles renseignent sur l'identité de l'émetteur, son sexe, son statut social (sa position de dominance et son territoire), sa compétence sexuelle (est-il en période de fertilité ?), son appartenance familiale (la proximité génétique) ou sa bonne santé, et livrent des informations sur son régime alimentaire et son aptitude à la survie.
        Les phéromones permettent, en somme, de ne pas se tromper de partenaire - ou de concurrent - quand il s'agit de transmettre ses gènes, et de bien reconnaître sa propre progéniture. Tout un programme inné et inconscient est inscrit dans le cerveau constitué de dispositifs de réception, de décryptage, d'analyse contextuelle ainsi que d'adaptations physiologiques et comportementales.
        Les phéromones de la reproduction sont produites à partir de la puberté, et régulent les rapports sexuels et la reproduction, ainsi que la définition du territoire des mâles
        Substances volatiles, les phéromones sont détectées par un tissu sensoriel spécifique qui a la forme d'un petit sac situé juste derrière les narines - l'organe voméronasal - et qui contient des centaines de neurones reconnaissant chacun une ou plusieurs phéromones. L'influx nerveux engendré par la fixation d'une phéromone sur son récepteur neuronal est ensuite transmis de l'organe voméronasal au cerveau  vers des régions cérébrales  profondes telles que l'amygdale, carrefour des émotions et l'hypothalamus qui contrôle le métabolisme, la reproduction et les comportements instinctifs.
        Les chercheurs ont modifié génétiquement des souris de telle sorte que cet organe de détection des phéromones ne puisse plus émmettre d'influx nerveux vers le cerveau.
Les comportements sexuels ont été profondément modifiés les souris n'étant plus capables de distinguer males et femelles.
        Il sembleraient donc que les souris naissent bisexuelles et que leur orientation sexuelle soit due à la capacité de détecter les phéromones.

        Chez l'homme, les recherches récentes suggèrent que les phéromones jouent aussi un rôle lors des rapports avec les personnes du sexe opposé. Toutefois, l'importance biologique de ce type de communication n'aurait qu'une fonction secondaire et ne viendrait qu'à l'appui d'autres informations sensorielles, notamment la vision, qui est bien plus développée chez l'homme que chez les rongeurs.
       Notre cerveau n'est plus aussi évolué que celui des animaux dans ce domaine.

        Dans notre espèce, les bases neurobiologiques de la préférence sexuelle ne sont pas encore bien identifiées. A l'origine nous avons un cerveau potentiellement bisexuel montrant une large palette d'orientations sexuelles, allant de l'hétérosexualité pure à l'homosexualité pure et il se se développe ensuite sur une très longue période, jusqu'après la puberté et parfois le début de l'âge adulte et sous l'influence de l'environnement, c'est-à-dire la société et la culture, l'éducation.

        J'ai déjà dit dans d'autre articles que chez les hommes homosexuels dont le cerveau d'adulte avait été examiné (après leur mort bien sûr), on avait trouvé que certaines régions de l'hypothalamus intervenant dans le contrôle des relations sexuelles était différentes de celle de cerveaux d'hommes hétérosexuels et plus proches des mêmes zones de cerveaux de femmes. Toutefois cette différence n'est pas toujours présente.
        Aucune différence sensible n'est trouvées dns le cas des femmees hétérosexuelles, mais on pense avoir trouvé certaines différences hormonales (taux de testostérone notamment)Mais on ne sait pas ce qui évolue progressivement chez l'adolescent et quels facteurs sont responsables de cette évolution.

        Ce qui est certain c'est que tout(e) adolescent(e) se pose à un moment le problème de son orientation sexuelle et va “faire des expériences”, qui peuvent aller de la simple pensée, à l'image ou à l'acte plus ou moins poussé (pour la plupart ne dépassant pas le baiser).
        Peu à peu cette orientation se précise, notamment sous l'influnce de l'environnement ( famille, camarades, médias) et de l'éducation.
        Les garçons trouvent en général plus vite leur orientation, (probablement sous l'effet des copains et des médias), mais les filles (dont l'orientation ne semble pas due à une modification importante de l'hypothalamus) sont plus longtemps hésitantes et font en général davantage d'expériences dans ce domaine.

        J'ai souvent discuté avec des jeunes filles qui souffraient et culpabilisaient beaucoup, parce que cette période d'indécision les avait amenées à de très fortes amitiés vers des camarades du même sexe, et à une incompréhension - voire une persécution - de la part de leurs camarades, des parents et des responsables d'éducation, dans le contexte médiatique actuel ou les jeunes (surtout filles) prennent pour de l'amour une simple attirance amicale ou physique.
        Puisque mes lecteurs ont pour la plupart moins de 20 ans, je les conjure de ne pas juger et surtout critiquer, voire malmener moralement certains ou surtout certaines de leurs camarades qui ont une attitude provisoire que vous qualifiez à tort d'homosexuelle, et qui n'est en fait qu'une simple recherche de leur orientation, attitude qui cessera (ou deviendra alors définitive dans quelques cas), quand cette orientation sera trouvée, mais pour certaines ce sera peut être au delà de 20 ans.
        Il ne vous viendrait pas à l'esprit de critiquer une de vos camarades pour avoir flirté avec un garçon, et vous pratiquez presque toutes la “course au petit ami”, et pourtant il s'agit de la même recherche, de la même quête d'expérience.   


          Les êtres humains ne sont pas des souris de laboratoire.


Jeudi 28 février 2008 à 10:23

Animaux

Je n'ai pas le temps aujourd'hui d'écrire un article.

Alors comme j'en ai l'habitude, je vous soumets une image


J'ai trouvé cette photo dans la pub d'un restaurant et elle m'a amusé.

Peut être vous fera t'elle sourire.


Mardi 26 février 2008 à 18:57

Animaux

    La Bretagne est un pays de légendes et elles sont peuplées de personnages imaginaires mystérieux et qui souvent sont censés faire peur.

    Alors on est parfois saisi d'horreur lorsque l'on voit une apparition mystérieuse.




    Avez vous trouvé ce qu'est cette apparition venue de l'enfer ?

    D'ici quelques jours je vous donnerai  la réponse
dans un nouvel article.


Mardi 26 février 2008 à 9:17

Le bonheur

   

    J'avais écrit le 12 février, un article sur le bonheur qui m'avait valu quelques commentaires et quelques mails.

    J'y disais notamment
    “ ... Savoir prendre le bonheur comme il vient, et non le rechercher d'après des désirs ou des idées préconçues, voilà la clé de la félicité.
L'imprévu et la surprise sont des conditions indispensables au bonheur, ce qui exige de ne pas se focaliser sur des idéaux ou des objectifs dont on suppose qu'ils nous rendront heureux, et qui déçoivent presque toujours : rien n'est pire que l'échec, sinon la  réussite lorsqu'elle ne nous comble pas ! ...“

    Samedi soir, négligeant le match de rugby du “Quinze de France”, (tu me pardonneras Saii !), j'ai vu sur Canal+ un film “Odette Toulemonde”.
C'est une comédie assez amusante, un peu farfelue, irréelle et comédie musicale par moment, mais très bien jouée et avec un excellent dialogue.
    Cela dit, si on la prend au second degré, c'est une méchante satire de la société actuelle, et une réflexion sur le bonheur qui rejoint ce que je disais dans mon article.

    Le sujet : un écrivain qui écrit des romans populaires à succès, probablement à l'eau de rose et un peu pleurnichards, a réussi au delà de tout espérance. Enfant de la DASS, il a fait de brillantes études, connaît un grand succès, est très riche, a une femme belle et représentative, beaucoup de conquêtes féminines, et un petit garçon qui adore son papa. Bref il semble comblé.
    Pourtant il s'aperçoit qu'il n'est pas heureux,
    Il ne vit que dans l'anticipation du prix Nobel de littérature ou la reconnaissance des intellectuels qui boudent son talent trop orienté vers les “midinettes”. Il néglige les personnes comme son fils qui l'aiment réellement et “anticipe” l'amour, l'affection et la reconnaissance de ceux qui ne lui donnent pas ce qu'il souhaite, notamment sa femme qui le trompe avec un “méchant critique littéraire” .
Tout cela s'accumulant, il tente de se suicider;
    C'est alors qu'intervient Odette Toulemonde, l'inattendue vendeuse de magasin, qui va lui donner une “leçon de bonheur”, une thérapeutique et il guérira peu à peu.
Vivant aux antipodes de son monde à lui, elle n'a rien à lui offrir que son amour et son bon sens, mais va le faire réfléchir et l'obliger à davantage de souplesse et d'imagination, afin qu'il “invente” son bonheur dans la vie de tous les jours.

    Trois leçons pour lesquelles ce film est un bon exemple =
        - Voir tous ses désirs comblés, posséder des biens matériels, le pouvoir, la notoriété, l'amour, n'apportent pas forcément le bonheur, si cela vous incite à toujours se donner ensuite des désirs et des objectifs, que l'on finit par ne plus atteindre.
        - Pour arriver au bonheur, il faut d'abord bien se connaître et ensuite s'accepter, tel que l'on est, et non tel qu'on rêve d'être.
        - Le bonheur se trouve dans la vie de tous les jours, mais il nécessite un effort d'imagination pour le construire et pour créer un certain “imprévu”.

    Faute de cela, nos existences risquent de s'enfermer dans des carcans insupportables, dans la réalisation d'objectifs de plus en plus difficiles et dans un mécanisme stérile qui finit par nous conduire à la désespérance due à l'échec.

    Je vois cela tous les jours avec des jeunes qui obtiennent de leurs parents presque tout ce qu'elles souhaitent, mais mènent une vie sans imagination, dans laquelle elles voudraient toujours plus et s'ennuient devant leur ordinateur, sans voir tout ce qui, autour d'elles, pourrait les rendre heureuse.
    Souvent elles sont malheureuses car elles voudraient qu'elles même et les autres soient parfaits, au lieu d'admettre que certes on peut s'améliorer , mais qu'un univers sans défaut n'existe pas et qu'il faut d'abord comprendre ce qu'on est et accepter sa propre personnalité.



Lundi 25 février 2008 à 10:34

Chats







J'ai toujours admiré la capacité d'observation des chats, qui se réveillent au moindre bruit et sont capables de rester des heures à surveiller, d'un endroit où ils se sentent à l'abri, un danger potentiel (ou une proie).

    Que pensez vous de ce petit minou noir ?

Samedi 23 février 2008 à 18:38

Relations avec nos parents, famille





    Il y a, dans ma famille, des professeurs et des instituteurs, et évidemment le procès de ce professeur qui a donné une claque à un jeune qui l'insultait, a provoqué quelques discussions.

        J'ai beau avoir une âme de grand père qui aime ses petits enfants et qui a même de l'affection pour celles de ses guenons qu'il considère comme ses “petites filles virtuelless”, j'ai parfois dans le domaine de l'education l'imprssion d'être un peu “cromagnon”.
        Alors j'aimerais l'avis de vous les jeunes.
        Une claque méritée, est ce si grave ?
    J'en ai reçu quelques unes étant gosse, que je n'avais pas volées et j'en serais plutôt reconnaissant à mes parents qui m'ont éduqué le mieux quils ont pu.

        Bien sûr il ne s'agit pas d'enfants battus. Cela c'est anormal et inqualifiable. J'en ai connus aussi; j'ai même aidé certains d'entre eux à lutter contre ce traitement inepte et cruel.
    Je pense que les parents les aimaient certes quand même, mais mal et que leur méthode d'éducation était mauvaise. Certains même, étaient violents au point que leur manque de maîtrise de soi était à mon avis maladive.

        Je ne pense pas que la claque ou la fessée soit un bon moyen d'éducation.
        Il me semble que cela arrive lorsque l'on est excédé, lorsque le jeune a dépassé les bornes et qu'on ne s'y attendait pas. C'est une réaction justifiée, mais qui prouve cependant que l'on n'a pas su rester calme, se maîtriser suffisamment vite, et on le regrette d'ailleurs ensuite, même si on ne le dit pas - Je le sais, cela m'est arrivé parfois avec mes enfants, mais cela ne m'arrive plus avec mes petits enfants et ce n'est pas qu'ils soient plus sages !
        Donc la claque il vaut mieux l'éviter, mais cela pose le problème de la “sanction”.

        Pour moi, bien que les parents croient avoir fait leur devoir d'éducateur, je considère qu'ils sont aujourd'hui d'un laxisme étonnant. La punition est aujourd'hui ce que les parents craignent le plus.
        Certes toute autorité n'est pas répressive : il faut prévenir plutôt que punir, il faut expliquer et convaincre avant tout, mais je pense que l'on ne parvient pas toujours à le faire et qu' il n'y a pas d'éducation sans recours aux sanctions. Il ne faut pas tomber dans l'excès inverse de croire que toute autorité est répressive et que en conséquence il vaut mieux ne pas faire preuve d'autorité. En fait on renonce ainsi à éduquer.

     Le psychiâtre Claude Halmas écrit
“ ...Un enfant ne naît pas humanisé, il faut qu'il le devienne. C'est l'éducation qui va le tirer du côté de l'humain en le sortant de son principe de plaisir - « je veux tout tout de suite » - et de son illusion de toute-puissance - « je suis le roi du monde ». C'est l'éducation qui va l'amener à tenir compte de l'autre. C'est de renoncement en renoncement qu'il va se civiliser.
Et c'est là que l'autorité intervient. Le travail des parents sera de lui mettre des barrières et de lui faire comprendre que celles-ci sont infranchissables. Infranchissables, au risque d'une punitîon...
L'autorité parentale n'a de sens que si elle inclut la sanction. Quand une chose est interdite, il faut l'expliquer à l'enfant. S'il transgresse, lui rappeler l'interdit. S'il continue, en toute connaissance de cause, le sanctionner. C'est le seul moyen pour lui de croire dans la parole des adultes, de comprendre que l'interdit posé est incontournable. Et c'est même rassurant pour lui....
La punition effraie les parents parce qu'ils n'arrivent pas à imaginer qu'elle puisse être autre chose qu'une violence faite à l'enfant. C'est au contraire en ne le punissant pas qu'on lui fait violence, car on hypothèque ses possibilités de compréhension de l'interdit. .”

        Je dis souvent que éduquer, le latin “educare” c'est conduire dehors : rendre l'enfant devenu adulte, capable de se débrouiller un jour tout seul hors de la protection du nid familial.
    Mais pour cela il faudra qu'il respecte les règles de la société, qu'il n'empiète pas sur la liberté du voisin s'il ne veut pas qu'on trouble la sienne. Comment le fera t'il, si on ne lui a pas appris.?   

        Pour moi, le père ou la mère qui n'aura pas d'autre réponse aux transgressions de son enfant que de lui donner des coups, sera un parent maltraitant, et c'est condamnable, mais celui qui, tout en respectant son enfant, a un jour cédé à l'énervement devant une attitude provocatrice et lui a donné une claque n'a pas commis un acte répréhensif.
         Ce n'est pas destructeur pour l'enfant, mais c'est même important pour sa construction,  pour son éducation. Cest le meilleur moyen de montrer qu'il y a des limites et de lui permettre d'appréhender ce qu'est un autre être humain, dont on ne fait pas tout ce qu'on veut et que l'on doit respecter.

        Je ne dis pas que la claque est une bonne chose, je dis simplement que c'est normal que les parents (voire les professeurs) aient un accès d'énervement et qu'ils n'ont pas à se sentir coupables de la colère qu'ils éprouvent. Je dirais même que la colère, parfois, est saine, à condition toutefois de savoir le maîtriser et de ne pas “péter les plombs”.
        La claque justifiée et exceptionnelle, pour moi ce n'est pas grave.

         Et me direz vous tu as eu des claques toi, étant enfant. Mais oui.
    Quand j'avais une dizaine d'années, Maman et la mère d'une de mes copines, Hélène, nous avaient emmenés à un enterrement et au cimetière. Nous nous embêtions, alors on regardait autour de nous et Hélène me montre une tombe sur laquelle il y avait écrit “ci git dans l'attente de la résurrection Zoé Nomdedieu”.
    On n'a pas idée d'avoir un nom pareil et à l'époque c'était un juron assez mal vu et en plus j'ai pensé à ma girafe rose en peluche qui s'appelait Zoé!  Alors bêtement j'éclate de rire au beau mileu du discours d'enterrement du curé. Clic, clac : une belle paire de gifles. Du coup c'est Hélène qui avait envie de rire, le chameau!.

Samedi 23 février 2008 à 8:47

Chiens

    Je n'ai pas eu le temps depuis trois jours. Beaucoup de travail et je n'ai répondu qu'aux mails vraiment urgents.
    Je n'ai pas eu le temps d'écrire un article.

    En plus je suis crevé comme ce pauvre petit chien qui dort comme une souche sur un divan, et je ne me suis pas réveillé ce matin !

    J'ai donc pris encore un peu plus de retard dans mes mails
    Mes correspondant(e)s pardonnez moi !

    Je promets que je vais répondre aux mails aujourd'hui et que je ferai un article demain

Mercredi 20 février 2008 à 17:48

Animaux

Cette photo de gerboise à l'intention d'un petit mulot que j'aime bien !




Vous avez peut être lu sur un de mes articles sur les insectes, le commentaire suivant de KAA. Je vous recommande d'ailleurs de jeter un coup d'oeil sur son blog qui est extraordinaire :  http://kaa.cowblog.fr

“...Continue avec tes insectes, ils effraient moins que mes serpents, et pourtant je fait tout pour que ce ne soit plus le cas...
Peut-être y arriverai-je un jour ? Tout espoir n'est pas perdu, je suis du genre patient ...”

    Eh bien c'est bizarre mais les gens et les enfants que je connais n'ont pas peur des serpents.
    Mais bien sûr s'il en voient un qui ressemble à une vipère, ils restent prudemment à distance et viennent nous chercher et c'est ce qu'il faut faire.
    J'ai vu des vipères à cornes et des serpents à lunettes au Sahara et je restais à distance et je n'allais pas les exciter bêtement. D'ailleurs j'avais toujours du sérum dans la voiture , avec une seringue auto-injectante,car une piqure de cobra ne pardonne pas; si on n'intervient pas tout de suite, on meurt en quelques heures, le venin neurotoxique vous paralysant.
    Mais ce n'est pas une raison pour en avoir une peur panique !

    Par contre je connais beaucoup de gens qui ont une peur maladive des araignées et moi même je ne prendrais certainement pas une mygale dans les mains, même si on en avait enlevé les crochets venimeux.

    Et si j'aime bien les souris et les petits mulots, je connais des gens qiui paniquent à la vue, non pas d'un gros rat, mais d'une petite souris.

    Je me souviens quand j'étais gosse d'une grosse dame qui tournait en rond dans une petite cour cimentée avec un petit mulot qui lui courait derrière et comme elle était trop volumineuse pour que je me risque à essayer de l'arrêter dans sa course, j'avais choisi de marcher à son passage sur la queue de la musaraigne, ce qui évidemment l'a bloquée net.
    Je l'ai prise ensuite, toute tremblante la pauvre, pour aller la remettre dans l'herbe du jardin tandis que la dame hystérique criait “tue la surtout !!! “

    Et plus tard au temps où j'avais un laboratoire au Sahara, un technicien qui pesait bien
120 kgs (il ressemblait à Obélix !) nous aidait.
    Un jour on était allé sur le terrain, on rentre au labo et on le voit monté sur une table, la figure décomposée. A ses pied, une petite gerboise de 50 grammes mangeait tranquillement un biscuit.  (ces gentilles bêtes sont des espèces de petites souris avec de grandes pattes et sautent comme des kangourous, mais adorent aussi le cuir des chaussures ! ).
    Il a fallu mettre la gerboise à la porte du laboratoire pour que mon technicien veuille bien descendre de sa table, et encore en regardant partout s'il n'y en avait pas une autre dans un coin !

    Je me souviens aussi que ma secrétaire n'aimait pas les hamsters qu'on élevait au labo. Et un jour de jeunes médecins se sont amusés à lui mettre la soir, dans le tiroir du haut de son bureau en bois, un jeune hamster gris.
    Le lendemain ils guettaient ses cris, mais tout restait muet.
    Ils sont venus voir et on a constaté que pendant la nuit le hamster avait mangé le fond du tiroir en bois, un grand trou dans deux paquets de papier blanc, re-fond de tiroir, deux revues et un roman, (sans les lire) et re-trou dans le fonds en bois du troisième tiroir du bas.
    Et enfin dehors, la liberté. On ne la jamais revu ce petit hamster!
    Mes médecins étaient déçus, bien fait pour eux !!

    Alors mesdemoiselles, de quoi avez vous peur ?

Mardi 19 février 2008 à 19:42

Photos, photos comiques


    Je dédie cette photo de René Maltète à un de mes fidèles lecteurs KAA, dont j'apprecie énormément le blog.

Mardi 19 février 2008 à 14:56

Adolescence



    Deux correspondantes avec lesquelles je discute de la “course au petit ami” me demandent ce qui a changé depuis ma jeunesse, dans le comportement des filles et des garçons au collège et au lycée.

        J'ai déjà fait des articles sur cette question, mais je veux bien revenir sur ce sujet, en me limitant à quelques faits caractéristiques et en fonction des jeunes que je connais et qui, évidemment sont en nombre limité, et sont à mon avis, pour la plupart, privilégiés par leur contexte familial et leur instruction ou du moins ne constituent qu'une population particulière ne permettant pas de généraliser mon opinion.

        Je trouve que le principale différence en ce qui concerne les garçons est que beaucoup d'entre eux sont moins attentifs et travailleurs qu'autrefois, sans que en compensation ils s'amusent plus ou soient plus sportifs.
        Le jeune garçon était autrefois conscient qu'il lui était indispensable d'avoir des connaissances pour pratiquer un métier et avoir des revenus nécessaires pour vivre correctement et assurer le soutien de sa famille.
Il savait que les études étaient le moyen de préparer son emploi futur et il s'y consacrait. Attentif en classe - même s'il chahutait aussi parfois, - il essayait de faire son travail dans la mesure de ses moyens mais du mieux qu'il pouvait, quitte à demander de l'aide et des explications pour ses devoirs, aux parents, aux copains ou aux profs qu'il respectait.

        Aujourd'hui divers facteurs interviennent :
             - la nécessité du métier et du travail est moins évidente et les jeunes garçons pensent surtout à gagner beaucoup d'argent. Ils rêvent d'être un artiste ou footballeur connu, un directeur ou un PDG, un traideur ou un affairiste d'import-export, sans savoir le travail que cela implique pour arriver à de tel postes.
            - la société de consommation qui a créé des besoins de “possession” et ils pensent beaucoup plus à les satisfaire, au prochain achat, à la prochaine teuf, qu'au travail à fournir en classe. Ils vont en classe par obligation, mais ce qu'on y apprend les intéresse rarement.
            - le manque d'attention et de concentration en classe. La difficulté à suivre attentivement un cours pendant plus d'une demi-heure ou de faire des calculs littéraux précis et complexes en mathématiques, sans faire d'erreur, ce qui n'est pas difficile (c'est un mécanisme), mais demande une attention soutenue.
            - le mépris pour le travail manuel ou pour des tâches un peu pénibles, notamment en plein air, ou impliquant des horaires ne permettant pas de voir la télévision ou d'aller sur internet le soir. Je rencontre cela régulièrement chez de jeunes chômeurs que j'essaie d'aider.
        Même ceux qui n'aiment pas l'école ne veulent être qu'un “col blanc”, devant un bureau un ordinateur et un téléphone.
        C'est d'autant plus ridicule que l'on manque de main d'oeuvre dans les métiers manuels, qui offrent des emplois plus facilement et souvent mieux payés que dans les bureaux.

        Bien sûr il y a aussi des garçons très travailleurs. J'en connais qui font des études d'ingénieur ou de médecine, mais je ne leur trouve pas la même volonté de travailler ou d'arriver à réussir les concours qu'autrefois, et ils se découragent plus facilement.

        Certes les filles souffrent aussi de ce manque d'attention et de l'emprise de la sociéte de consommation et des médias, mais elles me paraissent en moyenne plus réalistes, plus travailleuses et plus courageuses à la peine que les garçons et aussi qu'autrefois.

        La femme il y a 50 ans sauf exception n'exerçait un métier qu'avant de se marier ou d'avoir des enfants, et fondait une famille beaucoup plus jeune qu'aujourd'hui, et sauf dans les ménages à faibles revenus, s'y consacrait entièrement.
        Les usages et les médias n'incitaient pas au divorce et les couples préféraient se supporter au moins jusqu'à ce que les enfants soient élevés, ou même pour des raisons purement matérielles.
        La nécessité d'un métier pour la femme était donc beaucoup moindre et cela n'encourageait pas les filles à faire des études supérieures. Les jeunes filles que j'ai eues pour camarades en taupe étaient des exceptions - d'ailleurs brillantes - et si les parents les admiraient, elles étaient néanmoins un peu considérées comme des inconscientes qui voulaient faire les métiers d'ingénieur ou de chercheur dévolus aux hommes.
    Je me souviens que mes parents admiraient beaucoup une de mes camarades qui avait réussi le concours d'entrée à Centrale dans un très bon rang, mais ils la considéraient un peu comme un "animal de zoo".
        Aujourd'hui, les moeurs ont évolué et près de la moitié des jeunes femmes risquent de se retrouver seules, avec même des enfants à élever. Il est donc indispensable pour les jeunes filles d'apprendre et d'avoir un métier et paradoxalement, alors que la nécessité du métier semble aujourd'hui moins évidente pour les garçons, c'est l'inverse pour les filles.
        Elles me paraissent plus volontaristes, plus travailleuses, plus enclines à faire des efforts.
        Les écoles d'ingénieurs, de commerce, les grandes écoles, les carrières de cadres et de hauts fonctionnaires leur sont largement ouvertes et elles réussissent aussi bien, voire mieux que les hommes, et cela grâce à leur travail et leur motivation.
        Les filières de lettres ou de droit sont considérées comme reposantes par beaucoup de garçons et ce sont souvent les filles qui y réussissent le mieux, parce qu'elles y travaillent sérieusement, pour avoir un métier et non par "facilité" er recherche du moindre effort.
        Et même, pour celles moins douées, les métiers manuels ne les rebutent pas.

        Je n'ai pas d'explication. Peut être sont elles plus réalistes et sont elles moins esclaves de l'argent. ?

        Tout cela vous paraît sans doute assez vague et général. Alors quelques exemples :
        Je ne connais qu'un nombre restreint de jeunes, et surtout soit dans les filières scientifiques, soit au contraire des personnes moins douées, qui étaient au chômage et que j'essaie d'aider depuis dix ans.
        Parmi ces personnes moins douées pour les études et qui donc doivent envisager des métiers plus modestes, les 3/4 des femmes arrivent à rapidement trouver du travail, contre moins de la moitié pour les hommes, parce que ceux ci ne veulent pas de certains postes, ni de formations manuelles.
        Parmi les jeunes scientifiques de bon niveau, plusieurs jeunes garçons que je connaissais, ont abandonné les prépas de maths et de médecine pour la fac, parce que c'était trop dur comme travail. Par contre deux jeunes filles que j'ai connues sur mon blog il y a trois ans et qui avaient alors pourtant quelques problèmes, après avoir brillamment réussi leur bac, font preuve d'une motivation et d'une ardeur au travail extraordinaires et je pense que l'une fera un excellent médecin tandis que l'autre entrera à Normale Sup sciences et je suis très fier de mes deux “petites filles virtuelles”.
       Mais encore une fois, la population que je connais est particulière et je ne saurais dire  si elle est représentative de la majorité des jeunes.


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