Jeudi 7 février 2008 à 18:06

Souris écureuils marmotte

        Je publie cette photo en pensant à une de mes correspondantes, mon "petit écureuil". Elle se reconnaîtra !


Les écureuils sont des animaux intelligents.

Quand ils sont dans un de mes pins en Bretagne et que je fais un barbe-cue en dessous, ils me bombardent de pommes de pins jusqu'à ce que j'aille un peu plus loin !
La chienne aussi qui montait la garde au pied d'un arbre a reçu une grosse pomme de pin sur le dos !! Elle a changé de place et l'écureuil a pu descendre enfin de son arbre pour aller dans le jardin d'à coté  lool

J'ai aussi un écureuil équilibriste, qui préfère franchir la route sur les fils électriques d'EDF !

Mercredi 6 février 2008 à 16:54

Notre personnalité



 

   Une correspondante qui a lu mon précédent article sur l'influence sur nos décisions de divers facteurs psychologiques, me demandait la chose suivante :

“....J'avais lu il y a quelques années une étude intéressante menée dans une université américaine. Les cobayes devaient envoyer des électrochocs (de puissance de plus en plus élevée) à des acteurs chaque fois qu'ils donnaient une réponse erronée à la question posée. Les électrochocs allaient jusqu'au supplication et silence complet des acteurs (mort supposée), le résultat affligeant étant que la plupart des cobayes continuaient l'expérience. Je ne me souviens pas des statistiques des résultats.. D'où ma question : avez-vous entendu parler de cette étude ?...”

    Je me souviens en effet de cette étude et d'une partie de ses résultats qui m'avaient frappés à l'époque : voici ce que je me rappelle.
Il me semble également qu'une scène tirée de cette étude avait été tournée dans un film où le rôle principal était tenu par Yves Montand  “ I comme ICARE”, film qui dénonçait la torture.


    L'expérience pratiquée par des chercheurs américains sur des sujets d'origine diverses, était destinée à tester  ce qu'on appelle la capacité d' “assertivité”, c'est a dire “l”affirmation de soi dans le respect des autres” face à l'autorité supérieure notamment, et à l'inverse, la soumission à des ordres donnés par la hiérarchie, quelles qu'en soient les conséquences.
    Elle était la suivante.
    Les personnes à tester étaient appelées deux par deux et on tirait au sort leurs rôles respectifs de “maître” et d' ”élève”.
En fait le tirage au sort était truqué et l'élève n'était pas un des cobaye, mais un comparse comédien parmi les expérimentateurs, mais évidemment, l'autre personne à tester, désignée comme "maître", ne le savait pas.

    Le maître (la;personne que l'on teste) est assis à une sorte de pupitre avec un appareillage de stimulation électrique. Les commandes permettent d'envoyer des décharges de courant électrique, de façon graduée, jusqu'à 450 volts.
    En réalité rien n'est envoyé, mais la personne ne le sait pas.
    L'élève est sanglé à une sorte de chaise électrique.
    Le maître doit lire une liste de noms associés chacun à un adjectif.
    L'élève doit mémoriser les associations et ensuite, doit dire l'adjectif correspondant à chaque nom que le maître énonce.
    A chaque fois que l'élève se trompe, le maître a ordre de lui envoyer une décharge, en augmentant la puissance à chaque nouvelle erreur. Il commence par 25 volts, puis 50 à la deuxième erreur, et ainsi de suite.
    Si au début tout se passe bien, au fur et à mesure que la tension électrique monte, le comédien fait semblant d'avoir de plus en plus mal, de se tordre de douleur et de supplier d'arrêter la torture correspondante.
   
    On note toutes les réactions du” maître”, ce qu'il dit, ses objections, les explications qu'il donne à la victime (souvent du genre “ce n'est pas ma faute, c'est un ordre qu'on m'a donné”..), ce qu'il fait et s'il n'y a pas abandon avant, à 400 volts le comédien “élève” fait semblant de mourir.
    Evidemment les “maitres” testés hésitent et l'expérimentateur superviseur leur rappelle à chaque fois qu'ils ont accepté un processus expérimental qu'il faut mener à son terme et qu'ils doivent respecter les ordres reçus.
    J'avoue que j'aurais pensé que presque tous les “maitres” testés allaient se révolter et abandonner leur rôle devant les souffrances (simulées) et les supplications de “ l'élève” compère.
    Il n'en est rien !
    L'expérience avait donné des résultats assez différents selon en particulier le niveau intellectuel et d'instruction des  personnes testées, car on ne donnait pas aux gens, avant l'essai l'indication que 400 volts pouvaient être mortels, mais on apprend au lycée que c'est dangereux !
    L'expérience avait montré que pour des personnes peu instruites, 63% des sujets sont obéissants, c'est à dire qu'ils acceptent totalement le principe de l'expérience et vont jusqu'à 450 volts ..."
d'où la conclusion que, pour des personnes peu instruites, “... dans un pays civilisé, démocratique et libéral, comme l'Amérique, les 2/3 de la population sont capables d'exécuter n'importe quel ordre provenant d'une autorité supérieure  sans en prévoir les conséquences, malgré les souffrances et les supplications d'autres humains ..."
     Cela dit on trouvait aussi des gens insensibles et cyniques parmi les gens instruits, qui avaient d'autant moins d'excuse qu'ils connaissaient, eux, les dangers de l'électricité.
    Je crois que les femmes s'étaient montrées plus “humaines”.

    Cette expérience date d'il y a une trentaine d'années je crois, et je ne sais pas si le protocole était à l'abri de toute critique,
    Mais ma correspondante a raison, c'est assez horrible de penser qu'on peut être ainsi, aussi insensibles à la souffrance des autres, nous les humains.
    Mais après tout est ce que les attentats de fanatiques et les guerres que nous vivons aujourd'hui, pour des questions de racisme, d'idées ou d'argent, ne relèvent pas des mêmes réactions des acteurs voire des opinions publiques?

    Cela dit, ne me faites pas dire qu'il faut être systématiquement désobéissant.
Je suis personnellement très discipliné, mais pas à n'importe quel prix.

Mardi 5 février 2008 à 19:32

Notre personnalité

    

   Je voudrais aujourd'hui commencer à parler de nos facultés de décisions.


        Blaise Pascal disait “l'homme est un animal doué de raison'.
        Il sait analyser les données de son environnement, les intégrer dans leur contexte et en déduire une information objective. Certes. Sauf que la neurobiologie et la psychologie font vaciller cette certitude. Nous sommes soumis à d'innombrables influences dont nous ne mesurons pas la portée.

        Vous vous plaigniez parfois du regard des autres, mais votre comportement et vos réactions diffèrent selon la façon dont votre interlocuteur vous regarde, ou s'il ne vous regarde pas.
        Les chercheurs américains ont montré que lorsqu'on effectuait une requête, lorsqu'on demandait un service, les demandeurs qui regardaient leurs interlocuteurs dans les yeux, avaient un taux de réussite beaucoup plus élevé.

        D'autres études ont montré que les hommes préféraient les femmes qui avaient des pupilles légèrement dilatées (sans doute parce que cela augmente le coté “enfantin “ du visage alors que le mâle a un instinct de protection de l'être aimé), et que la dilatation pupillaire chez les hommes, était perçue comme un signe de dominance, de vigueur et de santé et pouvait influencer un recruteur.
        Une expérimentatrice oubliait volontairement quelques billets près d'un distributeur de banque, et venait ensuite les réclamer à la personne qui la suivait. Elle a constaté qu'elle avait un taux faible de restitution sauf si elle regardait les gens dans les yeux, car ils avaient alors “honte de mentir et d'être malhonnêtes”
        Des études ont montré l'effet d'un sourire sur le fait que l'on trouve quelqu'un sympathique et, plus on voit les dents de la personne, plus l'empathie est grande !
        La mine renfrognée ne traduit pas seulement une humeur désagréable, mais est considérée inconsciemment comme un niveau de dominance élevé, de même que des sourcils froncés.

        La façon dont une question est posée oriente la réponse fournie.
        Quand on propose des choix à des groupes “témoins” dans des études, et qu'on leur propose, lors de catastrophes supposées, des choix entre deux options aboutissant au même nombre de victimes, le choix s'oriente toujours vers la solution dans laquelle on a présenté les valeurs en terme de certitude de vies sauvées, plutôt qu'en probabilité de morts.
        Le pouvoir du “choix par défaut “ est très important. Bien que tout un groupe approuve une décision, celle ci est mise en pratique beaucoup plus si vous n'avez rien à faire (sauf la refuser si vous n'êtes pas d'accord), alors que le rendement est faible s'il faut répondre et se déranger pour passer à l'action.
        Les gens sont paresseux par nature !!
        Un chercheur américain a montré que deux façons équivalentes de décrire un choix logique ne sont pas forcément équivalentes sur le plan psychologique, notamment quand il s'agit de gains et de pertes ou de plaisir et de déplaisir.
        Lorsque l'on satisfait de plus en plus un désir, le plaisir augmente au début mais “sature” très vite, de telle sorte que les gains de situations finissent par ne plus provoquer d'augmentation de satisfaction.
        Au contraire, lorsque la situation s'aggrave, l'insatisfaction augmente pendant beaucoup plus longtemps et la saturation n'intervient que beaucoup plus tard et pour une détérioration beaucoup plus grande.
        Cela explique le malaise d'ados, comblés par leurs parents, auxquels on refuse une petite chose, ce qui engendre une catastrophe disproportionnée.
        Le verre à moitié vide, c'est bien connu, stresse beaucoup plus que le verre à moitié plein.
        L'opinion d'une personne change selon le contexte. une question construite dans un contexte étroit est susceptible de transformer une oération peu prioritaire en un projet important dans l'esprit des gens. A l'inverse, un contexte large peut inciter les individus à revoir leurs priorités.
        La façon de conduire un débat peut donc orienter l'opinion publique dans la direction souhaitée par ceux qui gèrent le contexte : les politiques et les médias savent bien cette faiblesse de notre esprit et s'en servent.   

        Nous sommes sensibles au contexte et notre cerveau émotionnel   l'emporte parfois sur notre cortex frontal ationnel et nous verrons que cela est d'autant plus vrai que nous avons certaines préférences cérébrales de décision.
        Nous cédons au contexte émotionnel et  ces émotions, qu'elles soient primaires  : la joie, la tristesse, la peur, la colère, la surprise, le dégoût; ou sociales : l'embarras, la jalousie, l'admiration ou l'orgueil, nous aident à décider et à agir, ou perturbent et faussent nos décisions et actions.
    Les nutritionnistes montrent que nos habitudes alimentaires sont soumises à  notre humeur. Lorsque la froidure hivernale se fait sentir, que le stress s'accumule, que le jour raccourcit (ce qui peut entraîner une dépression saisonnière), c'est précisément le moment où l'on déguste du chocolat et des aliments riches en graisse et en sucres, substances qui ont la capacité d'améliorer l'humeur et de réduire la libération de l'hormone anti-stress, le cortisol.

    Ainsi, les émotions commandent nombre de nos réactions et comportements.
    Pourtant, l'homme est, contrairement aux animaux, capable de prendre conscience de ses émotions et, par là même, de les analyser et de les dompter.

    Alors peut on se demander : y a til des différences entre nous en matière de décision et des préférences cérébrales qui les régissent. ? Ce sera l'objet du prochain article.



Mardi 5 février 2008 à 19:22

Oiseaux



    Cette photo d'une chouette hulotte (un chat huant) est dédiée à une de mes correspondantes pour laquelle j'ai beaucoup d'estime et qui se reconnaîtra sans doute.

    J'espère que tu vas mieux.
Ce n'est jamais drôle d'être malade, même quand ce n'est pas grave !

Lundi 4 février 2008 à 19:41

Photos, photos comiques


Il y a des villes sympas où un comité d'accueil vous attend.


Mais il vaut mieux cela qu'aller trop vite et écraser un piéton

Samedi 2 février 2008 à 18:48

Préférences cérébrales



    Dans le précédent article, nous avions vu que être complémentaires en matière de prise d'information (c'est à dire l'un " sensitif ” “S” et l'autre “global” “G”), pouvait être une force pour un couple, à condition de communiquer et d'être tolérants.

    Il s'agit là de perceptions “orientées”, le plus souvent sous le contrôle du cortex frontal qui réfléchit, organise et ordonne, perceptions qui demandent donc un certain délai d'analyse, souvent une ou quelques secondes.
    Nous allons voir qu'il existe une autre sorte de perception, une "perception immédiate, émotionnelle". (j'en ai déjà parlé dans desn articles des 21 et 27 juin 2007)

    Beaucoup de mes correspondantes m'en parlent, certaines s'en plaignent.
    Vous allez facilement comprendre de quoi il s'agit.
    Il est sûrement arrivé à beaucoup d'entre vous de voir une photo, ou des images d'un film, ou d'entendre une musique, de lire un passage d'un roman ou d'une lettre et tout à coup de vous sentir très émue, les larmes aux yeux et cela sans presque savoir pourquoi.
    C'est ce que l'on appelle une “perception émotionnelle immédiate”.
    Le plus souvent c'est une réaction altruiste, vis à vis d'autres personnes, ou de nous même (qui nous apparaît alors comme une personne extérieure).

    Les animaux n'ont pas cette capacité et les hommes préhistoriques l'avaient sans doute beaucoup moins.
    Ils ont par contre une réaction émotionnelle instinctive de peur face au danger.
    Nous pouvons avoir une réaction identique, les sensations inquiétantes  étant transmises en quelques millisecondes aux centres amygdaliens, notamment par le thalamus qui coordonne no
s perceptions (voir un précédent article).
    Les centres amygdaliens déclenchent alors les réflexes de défense de l'organisme : stress, peur, colère, violence, fuite ...
    Mais comme dans notre monde actuel les situations dangereuses sont moins fréquentes, l'évolution (cf. Darwin et vos cours SVT), nous a peu à peu transformés et ce “réflexe de mobilisation des centres amygdaliens” est aussi utilisé pour déclencher dans des temps très courts et avant toute réflexion, des émotions à caractère intellectuel (le beau, l'artistique), altruiste et social (compassion, assistance, secours..) ou sentimentales (en liaison avec nos “états d'âme”).

    Tous n'ont pas la même sensibilité : certaines personnes sont extrèmement sensibles, d'autres paraissent plus froides s'orientant vite vers la perception orientée et raisonnée.

    Cela intervient dans la vie de tous les jours : vous regardez la télé et l'on vous montre des images, vous lisez un récit dans un livre, vous écoutez une musique.
    Certain(e)s d'entre vous regardent, lisent, écoutent, cela leur plaît, mais ils s‘intéressent surtout au pourquoi de ce qu'ils voient, aux problèmes que pose le récit, à la mélodie musicale. Même s'ils ont une émotion, elle est de très courte durée et peu intense.
    D'autres au contraire vont être très ému(e)s parfois jusqu'aux larmes.et parfois sans même savoir pourquoi. Cela vous prend là, immédiatement de façon presque inconsciente.et c'est difficile d'empêcher cette réaction qui dure assez longtemps (quelques secondes)
    Les premiers sont  de préférence “O”, (comme perception “orientée”), les seconds sont de préférence  “A”.(comme perception “altruiste”)
    Lorsque quelqu'un vient vous voir et vous fait une demande par exemple ou vous pose une question, les uns voient ce problème en lui même,de façon objective, la personne étant au second plan. (les “O”)
    D”autres au contraire (les “A”), auront d'abord une réaction altruiste vis à vis de la personne (ce que l'on appelle de l'empathie) et verront dans les problèmes posés d'abord l'aspect émotionnel ou sentimental avant d'en aborder ensuite les aspects rationnels et logiques.
    Enfin la personne de préférence A est sujette à des émotions immédiates qui peuvent s'avérer violentes pendant quelques secondes. Si elle est de tempérament pessimiste ( nous verrons dans un prochain article cette préférence optimiste-pessimiste), ou pire si elle traverse une phase difficile de tristesse ou de stress, la préférence A renforcera cet aspect, et donnera des occasions d'aggraver cette tristesse ou ce stress  ainsi que leurs manifestations comme par exemple les crises de larmes.
    Au contraire une personne L, O, optimiste, sera difficilement déstabilisée.

    Nous avons chacun une sensibilité A ou O, plus ou moins grande : on ressent plus ou moins l'émotion initiale et on passe plus ou moins vite à la perception orientée.
    La succession dans le temps est donc la suivante :
    - Nous avons d'abord une perception émotionnelle de l'environnement (image, son, conversations, lectures....) et nous ressentons d'autant plus cette émotions que nous avons une préférence “A” et cette émotion dure d'autant plus longtemps
    Au contraire elle est moins forte et plus courte chez une personne de préférence “O”.
    - Puis nous passons à une perception rationnelle orientée par notre cortex et là interviennent nos préférences de perception “S” et”G”.

        Cette sensibilité immédiate émotionnelle et ses deux aspects opposés sont malheureusement très peu connus des psychologues.

    Venons en à vous et votre petit ami :
    Si vous êtres tous les deux de même sensibilité, vous percevrez à l'unisson, ou de grandes émotions, ou de façon raisonnée.
    Mais si vous êtes de préférences différentes, vous par exemple “A” et lui “O”, certes vous ne vous disputerez pas pour cela, mais il y aura une certaine incompréhension entre vous.
    Il ne comprendra pas vos émotions, encore moins vous larmes, vous traitera de “femme trop sensible”,
    Et si vous êtes dans la tristesse et stressée, il risque de fortement sous-estimer votre état et de ne pas vous soutenir suffisament.
    J'ai été de nombreuses fois témoin de telles divergences.

Samedi 2 février 2008 à 8:33

Photos, photos comiques



 Je vous ai montré hier de durs travaux routiers, voilà une autre photo de René Maltête, prise sur le vif de la vie.

    Ce n'est pas toujours drôle d'être malade !

Samedi 2 février 2008 à 8:21

Photos, photos comiques


    C'est le week-end, alors on a bien le droit de se reposer un peu

    Mais un lit de cailloux, même pour une sieste, ce doit être dur !

La photo est de René Maltête, bien sur.

Vendredi 1er février 2008 à 18:38

Préférences cérébrales

    Nous avons examiné les deux types de préférences cérébrales qui, lorsqu'elles sont antagonistes entre les deux personnes d'un couple, entraînent le plus grand nombre de problèmes et d'incompréhensions : E/I et J/P (voir les deux articles précédents).
    Nous allons maintenant examiner d'autres préférences et d'abord celles de “perception”, qui commandent notre façon de prendre de l'information.

    Certains d'entre nous, que j'appellerai “sensitifs”, ont un mécanisme de prise d'information et de perception séquentiel utilisant pas à pas, nos cinq sens. Ce sont de bons observateurs, de bons analystes, concrets, factuels, pragmatiques effectuant des essais et utilisant le langage pour décrire ce qu'ils constatent.
        Leur mémoire est organisée en général surtout de façon séquentielle et chronologique et ils se trompent rarement sur les faits et les souvenirs de perceptions.
        Ils ont des dispositions pour les tâches de précision, préfèrent utiliser des compétences déjà acquises plutôt que d'en développer de nouvelles et travaillent mieux s'ils ont une idée des tâches à accomplir et du temps nécessaire à leur accomplissement.
        Ils supportent de passer du temps sur des détails routiniers, travaillent de façon régulière et parviennent progressivement à des conclusions.
        Ils sont à l'aise dans le passé et le présent, mais en général n'aiment pas faire des prévisions.
        Ils ont peu d'imagination, de créativité , d'inspiration,  d'intuition et ne s'y fient pas.



        D'autres parmi nous, que j'appellerai “globaux”, ont un mécanisme de prise d'information et de perception global et plus intuitif, qui utilise aussi nos sens, mais davantage sous forme d'images, de scènes, de compréhension des situations et des phénomènes. Moins bons observateurs, moins concrets, ils admettent l'abstraction et sont sensibles aux schémas, images et théories.
        Leur mémoire est organisée autour de scènes, de théories et de connaissances globales reliées entre elles, ils sont plus imaginatifs et moins fiables sur la réalité des faits, mais au plan des idées sont capables de synthèse et de modélisation.
        Ayant beaucoup de curiosité intellectuelle et de créativité, ils sont plutôt orientés vers l'avenir et vers les projets.
        Ils n'aiment pas faire les choses de façon répétitive, préfèrent acquérir des compétences nouvelles plutôt que d'utiliser celles déjà acquises, travaillent avec beaucoup d'énergie, poussés par l'enthousiasme, avec des périodes de relâchement;
        Ils n'aiment pas non plus perdre du temps à préciser des détails routiniers, tirent rapidement des conclusions et suivent leurs inspirations, bonnes ou mauvaises.

       On considère qu'en France il y a environ moitié/moitié de personnes ayant la préférence S ou G. C'est inné, mais ce n'est pas héréditaire et donc dans une même famille il peut y avoir des S et des G, parmi les parents et les enfants.
      Bien entendu nous utilisons les deux procédés, de telle sorte que chacun de nous se comporte selon les circonstances en sensitif ou en global, mais il a une préférence plus ou moins marquée pour l'un ou l'autre, préférence innée, mais que l'éducation qu'il a reçue et les habitudes qu'il a prises, peuvent avoir modifiée dans une certaine mesure.


    Alors maintenant supposons que vous soyez globale “G” et votre petit ami “S”. Devant une situation, un problème, vous examinez ce qui se passe et vous ne voyez pas la même chose.

    Vous allez vite comprendre l'ensemble des choses, faire une synthèse, mais vous ne verrez pas les détails et certains peuvent être importants. Votre petit ami les verra, mais sera plus long et aura plus de mal à avoir une vue d'ensemble. Vous êtes curieuse et lui pragmatique.
    Vous allez vous projeter dans l'avenir, imaginer des choses nouvelles, rêver aussi, être créative, alors que votre petit restera factuel dans le présent, mais aura les pieds sur terre et fera une bonne observation et une bonne analyse.
    Vous allez examiner les problèmes de façon intuitive, aléatoire, globale, quelquefois trop rapidement alors que lui va laborieusement avancer pas à pas en examinant les choses une par une, mais sans imagination et vue d'avenir.
    Quand il faudra expliquer, vous ferez une bonne synthèse, vous expliquerez le fonctionnement des choses par un modèle, par des schémas. Lui au contraire énumérera en détail tout ce qu'il a pu observer dans la situation ou le mécanisme, en décrivant longuement comment cela fonctionne.
     Les gens qui vous écouteront auront une vue d'ensemble, et ceux qui suivront ses explications auront tous les détails qu'ils souhaitent, mais cela fera un peu fouillis(un fouilli rationnel et organisé).

    Je pense que vous avez réalisé que devant une situation que vous voulez connaître et comprendre, vous êtes complémentaires : à lui l'examen minutieux et détaillé pas à pas, dans le présent et le passé, à vous la synthèse, les explications globales la créativité et la prévisions.
du futur

     Donc c'est une force..... oui, à condition de se parler, de s'écouter, d'admettre vos différences, d'être tolérants.
    Car si au contraire chacun défend sa façon de voir les choses, vous allez vous disputer !

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lancien

sortir de la tristesse

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