Lundi 31 mars 2008 à 19:15

Souris écureuils marmotte


   Les "cloches de Pâques" ont apporté à une de mes petites filles un petit hamster, qui répond au doux nom de "Smout-smout"  (si vous ne savez pas prononcer, vous éternuez deux fois !)

    Le voilà en photo : curieuse idée, il se réfugie dans sa mangeoire (j'avoue que cela ne me tente pas de dormir sur ma table de salle à manger).

    Je vous raconterai une histoire arrivée à des amis qui habitaient en face de chez nous avec leurs deux enfants dans un quatre pièces et donc les chambres étaient bien remplies.


Mais la salle de séjour étant grande il y avait dans la bibliothèque un grand panneau qui se
rabattait en sortant des pieds et un lit de 1m40 avec un matelas de laine accroché sur le sommier à lattes.
    Ce lit servait quand les grands parents venaient de province voir la famille.

    Un des garçons avait reçu, à Pâques, comme ma petite fille, un couple de hamsters.
    Au mois d'août la veille du départ en vacances plus de hamsters et le lendemain la cage qui permettait de les emmener est restée vide. Grande peine, mais les vacances ont été cependant agréables, malgré ce grand deuil.
    En rentrant malheureusement les plantes d'appartement dont mortes de soif. Pas assez d'eau pour un mois.

    Au début septembre, les grands parents viennent à Paris. On rabat le lit et on met un drap sur le matelas et là, stupeur, le matelas se dégonfle comme une baudruche vide.!
    On voit un trou dans la toile, on fouille : plus de laine mais le couple de hamsters et deux bébés. Ils se sont nourris de la laine tout l'été.
    Il parait qu'ils avaient aussi bu toute l'eau destinées aux plantes dans les bacs.

    Dites, vous ne trouvez pas que sur la seconde photo, Smout-smout ressemble plus à une souris d'ordinateur qu'à un hamster ! IooI
    Si ma petite fille lit cela, je vais me faire arracher les yeux !!!


Lundi 31 mars 2008 à 8:11

Amour et peines de coeur



    J'ai publié les réflexions sur l'amour d'une jeune ado de 12 ans, que je trouvais très intéressantes. Pourquoi.?


    Parce qu'à son âge on n'a encore aucune expérience de l'amour, qu'on se sent à peine concerné et que donc on voit les choses de l'extérieur, en “spectateur”, avec une certaine objectivité car on n'est pas aveuglé par ses sentiments.
    C'est un peu la même chose pour le vieux singe que je suis, suffisamment vieux pour être comme disent mes petits enfants, “cromagnon”. J'ai donc la même attitude de spectateur, mais à l'inverse j'ai l'expérience de ma vie derrière moi, ce que me racontaient mes collègues de leurs problèmes et les confidences de chagrins d'amour de presque 150 guenons depuis 3 ans.
    Alors à nous deux nous nous complétons et je voudrais chercher ce qu'on peut répondre à ces interrogations sur l'amour des jeunes de nos jours?

    Ma jeune correspondante dit vrai lorsqu'elle pense que nous succomberons tous au sentiment d'amour tôt ou tard, et que cela risque de nous accaparer de nous transformer, parfois au delà du raisonnable et souvent de nous plonger dans la tristesse.
    “Le coeur a ses raisons que la raison ne connait pas” dit le proverbe.

    Je pense que ce que ma jeune muse n'a pas encore découvert, c'est que l'amour, cela s'apprend, et je ne parle pas des rapports physiques, mais bien du sentiment d'amour.
    Je ne parle pas de l'apprendre comme on le fait en classe, mais de l'apprentissage analogue à celui d'un enfant, cet apprentissage qui met en jeu
nos “circuits de la récompense “ (c'est ainsi que les neuro-biologistes appellent nos centres d'apprentissage et du plaisir). Cet apprentissage qui a pour objectif de nous donner peu à peu une “expérience” des situations, de leur environnement, des réactions humaines et des conséquences de nos actes, notre expérience de la vie.

     Alors à la lumière de cette constatation peut on trouver des réponses aux questions que pose ma muse et que je me pose aussi.?
    Je pense que c'est possible si l'on se demande s'il y a plusieurs façons d'acquérir cette expérience, plusieurs voies pour l'apprentissage du sentiment d'amour.
    Ma jeune collègue est à l'aube de le découvrir et pour moi, c'était il y a soixante ans. ALors on peut comparer nos points de vue.
   
    Quels sont les avantages et les inconvénients des diverses façons de faire l'apprentissage du sentiment d'amour ? (et je comparerai notamment nos démarches il y a 60 ans et aujourd'hui)

    Que ce soit à cette époque ou maintenant, le cerveau des ados n'a pas changé et c'est donc l'environnement et l'apprentissage de nos cerveaux qui ne sont plus les mêmes. C'est cela que je voudrais mettre en lumière.

    Je consacrerai plusieurs article à cette question qui je l'espère vous intéressera et suscitera commentaires et mails.

    Pour ne pas vous fatiguer trop, je les entrecouperai d'excursions au zoo de  Branféré  
                                        
   

Dimanche 30 mars 2008 à 8:17

Amour et peines de coeur




    J'ai souvent fait des articles sur l'amour au lycée de nos jours
et ce que j'appelle méchamment la “chasse au petit ami” afin de faire râler un peu mes guenons !

    Alors je ne voudrais pas trop me répéter
    Hier je vous avais donné un extrait des réflexions de ma petite muse de 12 ans que j'avais trouvées particulièrement “fraiches”, naïves, enfin en apparence car très pertinentes.
    Je lui ai demandé la permission de vous communiquer la suite :

“... Si je vous disais que l'amour c'est complexe ! On ne peut pas s'empêcher d'aimer. Moi j'ai toujours dit que la nature des humains c'était de s'auto-détruire.
    Mais qui n'a jamais aimé? Pas moi!!!
    L'amour c'est tellement vaste que cela donne mal à la tête. Pourquoi on aime? Cela nous obsède, on ne réfléchit plus; on ne pense qu'à ça!!
    Mais en même temps on a quelqu'un sur qui compter, en qui placer ses espoirs.
    Moi je ne sais plus quoi penser de l'amour : bon ou pas bon ? C'est beau, mais quand ça se termine, on souffre. Une expérience de plus ou un moment inutile.?
    Je me dis que l'amour est un sentiment bien ridicule : on dit “je t'aime” mais est ce qu'on le pense vraiment?
    Bah, moi, oui!! ...”

    Alors ce qui m'étonne, c'est que cette petite “guenon” n'a que 12 ans, aucune expérience de la vie encore. Moi, le vieux ouistiti, j'en ai 76 et la vie est derrière moi.
    Et pourtant quand je regarde autour de moi les gens s'aimer et que je réfléchis, eh bien je suis le même raisonnement, la même succession d'idées. Bien sûr je l'exprimerais autrement parce que je suis vieux, mais ce seraient les mêmes interrogations.
    Ce texte, c'est le film des problèmes que le vieux singe rencontre chez ses guenons qui ont des chagrins d'amour ! (mais qui ensuite rechassent le petit ami de plus belle !!)

    Alors évidemment tout cela on peut chercher à le comprendre et  à l'expliquer, mais comme le dit ma jeune philosophe, c'est tellement compliqué !!!
    C'est ce que nous ferons dans les prochains articles, après une petite "pause zoo"

Samedi 29 mars 2008 à 8:15

Amour et peines de coeur



    J'aime bien parler parfois de la vie et de ses problèmes et donc “philosopher” sur ces questions avec mes correspondantes.
    L'une d'entre elle fait une licence de philo, elle est beaucoup plus forte que moi dans ce domaine, une autre est en terminale L et ses cours de philo me rappellent ma jeunesse (en terminale j'étais en S, mais j'avais eu l'autorisation de suivre les cours de psycho de L et de passer aussi le bac correspondant en septembre, car cela me donnait des points supplémentaires pour les concours des grandes écoles d'ingénieur; du vice hein !)
    Et puis la "petite dernière" n'a que 12 ans mais elle est en 4ème et ses réflexions sur la vie m'enchantent. Alors elle aussi, est parfois ma petite muse. Jugez en plutôt :

    J'ai souvent un peu reproché, à certaines d'entre vous, la “chasse au petit ami, avec un filet à papillon” IooI
    Ma petite muse a écrit ce texte que je trouve délicieux et elle m'a autorisé à la publier. Il a encore la fraîcheur de l'enfance tout en traitant des problèmes d'adultes.

    “...Une question existentielle vient de me traverser la tête. Pourquoi on aime ?

    Sérieusement, je ne comprends toujours pas, pourquoi c'est un sentiment indispensable, pourquoi tout le monde veut absolument aimer quelqu'un, un jour.
    L'amour ça fait souffrir, on aime mais on ne sait jamais si l'autre nous aime aussi.
    Si on ne s'aimait pas il y aurait peut être moins de haine, car combien de conflits ont été provoqués par l'amour d'une femme ou par jalousie ?
    Bref, moi, je n'aime pas ce sujet, je n'y comprend rien; en plus l'amour est rarement profond, c'est souvent au début une simple attirance physique.....”


    Certes je pense qu'on n'échappe pas à l'amour, au besoin d'aimer et d'être aimé. Mais pour une jeune qui est encore à l'abri du cocon familial et qui regarde la vie autour d'elle, je trouve ses réflexions bien pertinentes et je partage tout à fait son point de vue, qui d'ailleurs, a un certain humour.
    Les conséquences de nos “belles” amours ne sont pas souvent celles qu'on pourrait en attendre et qui auraient dû nous enchanter.
    Demain je publierai la suite de ses réflexions.

Mercredi 26 mars 2008 à 14:41

Zoo

    Après les ânes voici les kangourous de Branféré :

C'est quand même bon, un morceau de pomme.




        Et ne trouvez vous pas que j'ai l'air intelligent ?

   
    En postant cet article, je pense à une de mes correspondantes, grande adepte des concerts de rock, qui emmène un petit trampoline et saute en cadence, comme un kangourou; encore plus haut que les rockers.
       Las, je n'ai pas dit beaucoup de mal de toi ! ne te fais pas seppuku (hara-kiri) !



Mercredi 26 mars 2008 à 14:36

Chevaux, âne, (gi) vache

    Je continue ma visite dans le zoo de Branféré.

    Ne sont ils pas mignons ces ânes ?
    La petit ado surtout.



Mercredi 26 mars 2008 à 12:49

Notre cerveau : plaisir et apprentissage



    J'ai reçu plusieurs mails me posant des questions sur l'éducation des enfants, après mes articles soit sur l'utilité d'une “sanction”, soit  sur la formation du cerveau de l'enfant.


    Je vais donc vous donner quelques compléments pour répondre à vos attentes.
    Je pense qu'il faudra, dans un article futur que je vous explique le fonctionnement des centres d'apprentissages et du plaisir.
   
    Les centres d'apprentissage jouent pleinement leur rôle entre la naissance et 3 ans (plus exactement la pratique courante du langage) et ensuite entre 3 et 7 ans
(plus exactement la pratique de la lecture et de l'écriture).   
    C'est la raison pour laquelle autrefois, on estimait que l'enfant était éduqué par ses parents jusqu'à 6 ans et ensuite allait à l'école.
    Actuellement d'autres acteurs interviennent aux cotés des parents : puéricultrices dans les crèches et institutrices de maternelles, mais le rôle des parents n'en reste pas moins primordial.

    Les circuits nerveux de notre cerveau sont à la fois déterminés par des instructions génétiques et à la fois par les expériences issues de notre environnement. L'influence de l'environnement sur notre cerveau varie cependant en importance selon notre âge. Notre environnement a par exemple beaucoup plus d'impact sur le système nerveux d'un nouveau né, que sur celui d'un adulte.
    Dans certaines périodes précoces de la vie, les voies neuronales sont en effet très sensibles aux influences de l'environnement. On parle de périodes critiques pour désigner l'intervalle de temps durant lequel un véritable remodelage des voies cérébrales est possible.


    Entre la naissance et 3 ans, l'enfant apprend à se servir de son corps, de ses membres et notamment à marcher.
    Il apprend à reconnaître son environnement et notamment sa famille.
    Il apprend à se connaître lui même et à pendre conscience de son existence, de son “moi”.;
    Il y a plusieurs stades dans ce développement :
    Celui des réflexes innés durant le premier mois : sucer, pleurer, tousser, gigoter, uriner, déféquer…
    Celui des réactions primaires, jusqu'à environ 4 mois, où l'enfant aime à répéter inlassablement les mêmes actions qui lui procure du plaisir, comme sucer son pouce.
    Puis c'est la période où l'enfant découvre qu'il est distinct du monde extérieur. Il répète alors des gestes accomplis au départ par hasard et qui lui ont apporté une certaine satisfaction. Il réussit à commender ses gestes.
    Autour d'un an, l'enfant prend conscience de relations de cause à effet et de la permanence des objets qu'il cherche dès qu'ils ont quitté son champ de vision.        
    Entre 1 et 2 ans, l'enfant recherche maintenant activement la nouveauté par l'expérimentation. Il va par exemple frapper avec sa cuillère sur différentes choses pour en tirer différents sons.

    En approchant deux ans, l'enfant développe clairement des représentations mentales qui lui permettent par exemple d'imiter un geste déjà vu, de faire des combinaisons mentales simples, de « faire comme si » tel objet était telle chose, etc.

    il est important que l'éducation lui donne déjà de bonnes habitudes, mais il s'agit essentiellement de celles concernant son corps, les règles d'hygiène, savoir se nourrir, éviter certains dangers.
    Pendant la première année, l'enfant saisit la “musique “ du langage, mais pas les mots eux mêmes. Il saura distinguer “oui” de “non” plus par l'intonation associée que par le mot lui même.
    Le mémoire de l'enfant est alors surtout faite de perceptions, notamment images et donc ce qu'on lui apprend doit être très “démonstratif”. Il faut démontrer par le geste, l'action, éventuellement aider des essais. Les explications orales sont sans effet.
    L'enfant essaie de comprendre sa pensée, ses désirs, mais c'est du niveau intuition et instinct; les raisonnements sont encore très succincts.
    Tout cet apprentissage se fait par essais, réussite ou échec et nouveaux essais, en mettant en jeu les circuits de récompence (que nous avons appelés centres d'apprentissages et du plaisir)

    Vers 18 mois ou 2 ans l'enfant commence à utiliser le langage et sa mémoire va se remanier complètement, devenant sémantique. C'est le moment où il est très important de beaucoup lui parler
    L'intelligence ne se développera pas ou peu sans le langage. Il importe donc de développer au maximum celui-ci et d'apprendre peu à peu à communiquer.
    A capacités égales, l'éveil d'un enfant à qui les parents parlent beaucoup et l'entraînent à répondre est sans commune mesure et beaucoup plus rapide, que chez l'enfant que l'on laisse dans son coin.
    C'est le moment où l'enfant va essayer de commencer à comprendre et à deviner ce que pensent les autres et cet apprentissage est essentiel pour sa vie en société.
    Mais c'est aussi le moment où il faut commencer à imposer des règles strictes, faire comprendre qu'il y a des limites qu'il ne faut pas dépasser.
    Car l'enfant commence à savoir ce qu'est mentir, à évaluer comment il pourrait satisfaire ses désirs, même si l'environnement s'y oppose.
    C'est entre 2 et 3 ans que l'on apprend à un enfant qu'il faut obéir à certaines règles, même si leur nombre est encore faible.
    Si on ne le fait pas à cet âge là, le “mauvais pli” est ensuite difficile à effacer.
    Il faudra aussi vériifier que tous les organes de ses sens fonctionnent correctement et que le cerveau apprend bien à faire les interprétations de ces perceptions.
    C'est la période où une déficience bien soignée est encore réversible parce que les connexions cérébrales entre neurones sont en pleine évolution, mais passé 3 ans certaines corrections de sont plus possibles ou très difficiles.
    Il a été constaté dans quelques cas que l'enfant qui n'a pas appris à parler, apprendra très difficilement après la puberté. Il semble qu'il y ait une période où les cantres du langage dont nous avons parlé peuvent se développer mais qu'ensuite, les connexions correspondantes sont figées.
   

    A 3 ans, l'enfant maîtrise en général ses gestes et ses perceptions et le cerveau lui fournit les informations qu'il associe à des mots.
    Entre 3 et 6/7 ans, les acquisitions “corporelles “ seront donc moindres, mais par contre le développement intellectuel va être très important.
    D'une part l'enfant va acquérir peu à peu du vocabulaire et donc la mémoire des mots et des objets et idées associées et d'autre part va apprendre à se servir de son cortex, c'est à dire, organiser, penser, réflécjhir, organiser, agir, contrôler et un peu, prévoir. La pratique du langage non seulement réforme sa mémoire, mais lui apprend à penser en termes symboliques  et c'est là où il se différencie tout à coup de l'animal (voir mon article sur les chimpanzés et le langage des signes).
    Il va acquérir les notions de quantité, d'espace, de qualité des choses (couleur par exemple)ainsi que la distinction entre passé et futur. Mais il demeure beaucoup orienté vers le présent et les situations physiques concrètes, ayant de la difficulté à manipuler des concepts abstraits.    
    Cette période va aboutir vers 6/7 ans, à l'apprentissage de la lecture et de l'écriture qui seront un nouveau tremplin de développement de l'intelligence.


    Cette période de l'enfance est très imporatnte sur le plan éducatif, non seulement au plan individuel qu'on vient de décrire, mais aussi au plan sociétal
    L'enfant va commencer aussi dans cette période, l'apprentissage de la vie en société, du contact et de la communication avec d'autres humains, ses camarades de jeux ou de classe de maternelle. Il va commencer à exercer ses “neurones miroirs (voir l'article de lundi dernier.)
Sa pensée reste toutefois très égocentrique en ce sens qu'il pense le plus souvent que les autres voient les situations de son point de vue à lui.
    À ce niveau, l'enfant n'a pas encore pris conscience des conventions sociales et n'en tient tout simplement pas compte. Il juge plutôt si une action est bonne ou mauvaise en se référant aux conséquences qu'elle va avoir sur lui. La question qui domine pendant cettepériode est: serais-je puni ? Et par la suite : serais-je récompensé ?
    La conduite de l'enfant est donc directement liée à l'autorité des parents et des éducateurs. La moralité préconventionnelle s'observe de 2-3 ans à 7-8 ans puisque avant cela l'enfant est trop jeune pour avoir un jugement moral.
    Par la suite, son développement moral se fera à travers ses interactions sociales qui amènent l'individu à découvrir des solutions équitables pour tous.
Le rôle de l'éducateur est donc surtout de donner à l'enfant un ensemble de règles et de valeurs adaptées à la société actuelle, mais aussi de commencer à lui fournir des situations de problèmes moraux à résoudre, pour qu'il prenne peu à peu l'habitude de réfléchir à l'interprétation qu'il far de ces règles.



Nota : les études les plus intéressantes et les plus faciles à lire sans connaissances spéciales sur le cerveau sont celles du psychlogue suisse Jean Piaget (1896 - 1980) qui a été un remarquable expérimentateur, trouvant une partie de ses données chez lui, en étudiant ses propres enfants !
    Il fut ainsi le premier à montrer que les enfants ne sont pas moins «intelligents» que les adultes, mais qu'ils raisonnent tout simplement de manière différente.
    Son plus grand mérite a sans doute été d'introduire l'étude empirique du développement psychologique des enfants, pratique ignorée avant 1940.
    Mais bien entendu, la neurobiologie a apporté des compléments à ses études.



Lundi 24 mars 2008 à 14:21

Zoo

    Il ne faut pas que je fasse uniquement des articles "SVT" ou ceux sur vos problèmes.
    Vous finiriez par vous lasser.
    Alors je postais parfois des photos comiques ou celles d'animaux.
    Mais j'ai presque épuisé toutes les photos de chats et de chiens provenant de la famille, et je me trouve un peu à cours.



    Mais il existe en Bretagne, à Branféré, au dessous de Vannes, dans le Morbihan, un très beau château dont le parc a été remarquablement aménagé en réserve d'animaux et tous les étés, je retourne  y faire un tour avec mes petits enfants et je ramène quelques photos.

    Pour commencer je vous présenterai Nawak, une autruche très intéressée par des grains de maïs. Mais attention le bec est dur et pointu et il pince très bien. Mettre le maïs dans la paume de la main, bien à plat. !

    Pourtant elle est mignonne, n'est ce pas.!
   

Dimanche 23 mars 2008 à 20:00

Notre cerveau : mémoire; inconscient; Freud

    L'empathie connaissez vous ce terme ?
    L'empathie (vient du grec : “ce qu'on éprouve à l'intérieur”) est une notion complexe qui désigne le mécanisme psychologique par lequel un individu peut comprendre les sentiments et les émotions d'une autre personne, sans les ressentir lui-même.
    C'est ce qui vous fait deviner en partie les pensées, les sentiments, les intentions de vos parents, de vos camarades, même s'il ne les ont pas décrits de façon complète.

    Plus généralement c'est aussi ce qui vous fait prévoir ce que va faire une personne qui ébauche seulement un geste. Associés à vos capacités de prévisions, ces mécanismes complexes vous permettent beaucoup d'actions : conduire un véhicule, circuler en tant que piéton en évitant les autres, vous défendre contre une agression, faire de la compétition sportive, et évidemment comprendre l'autre dans ses actions en anticipant sur l'expression de sa pensée.

    Bien entendu les neurologuues aimeraient comprendre ces mécanismes complexes qui mettent en jeu une grande partie du cerveau.
    Je vois essayer de vous expliquer des notions découvertes tout récemment, en les simplifiant le plus possible, bien sûr.
    Je voudrais vous montrer comment ces découvertes en matière de fonctionnement du cerveau, peuvent d'une part nous aider à comprendre comment nous pensons et nous communiquons entre hommes, mais aussi permettra lorsque nous serons plus avancés, de soigner certains maladies mentales, l'autisme par exemple.


    Des cellules du cerveau nommées neurones miroirs reflètent le monde extérieur.
Elles s'activent quand on réalise une action et quand on observe quelqu'un réaliser la même action. Elles permettent à l'être humain de comprendre les intentions d'autrui ou d'apprendre une nouvelle tâche.

    Falbala regarde Obélix cueillir une fleur. Falbala sait non seulement ce que fait Obélix - il prend la fleur -, mais elle sait aussi pourquoi il le fait. Comme il lui sourit, elle devine qu'il va lui offrir la fleur. Cette scène dure quelques secondes et Falbala la comprend presque instantanément.
    Comment peut elle concevoir précisément et sans effort l'action d'Obélix et son intention? Il y a dix ans, la plupart des neurobiologistes et des psychologues auraient attribué la compréhension qu'une personne a des actions d'autrui, et notamment de ses intentions, à un processus de raisonnement rapide, siimilaire à celui utilisé pour résoudre un problème logique.

    Ce type d'opérations déductives a probablement lieu dans certaines situations, en particulier quand le comportement de quelqu'un est difficile à décrypter, mais la facilité et la vitesse avec laquelle nous comprenons les actions simples d'autrui suggèrent une explication bien plus simple, qui peut être mise en évidence dans des expérimentations sur les primates. (en général des chimpanzés).

    Certains neurones s'activentent quand le singe exécute des actes moteurs simples, par exemple attraper un fruit. Mais ces mêmes neurones déchargent aussi quand le singe observe quelqu'un (autre singe ou homme) qui réaliser la même action. Comme ces neurones semblent refléter directement, dans le cerveau de l'observateur, les actions réalisées par autrui, ils sont appelés par les neurobiologistes “neurones miroirs”.

    De la même façon que certains circuits neuronaux sont à l'origine de souvenirs spécifiques, les neurones miroirs seraient le support d'actions spécifiques : une personne réaliserait non seulement des actions simples sans y penser, mais elle comprendrait aussi ces actes, sans avoir besoin de raisonner, quand elle observe une autre personnes qui les exécute.
 Falbala comprend l'action d'Obélix, car, tandis que cette action a lieu sous ses yeux, elle se déroule aussi dans sa tête.

    Essayons de comprendre de façon plus précise le rôle de neurones miroirs qui sont localisés dans une partie du cerveau du singe qui commande des mouvements complexe (aire "A" sur la figure; une aire semblable existe chez l'homme).
Pour savoir si les neurones miroirs jouent un rôle dans la compré- hension d'une action, plutôt que dans ses caractéristiques visuelles, les neurobiologistes ont mesuré les réponses de ces neurones quand les singes comprennent une action sans la voir.

    On enregistre l'activité de ces neurones pendant qu'un singe observe des gestes accompagnés d'un son distinctif, (par exemple le son d'une feuille de papier que l'on déchire ou d'une cacahuète que l'on écrase). Puis on fait entendre le son au singe, sans lui montrer l'acte. De nombreux neurones miroirs de l'aire "A" qui s'activent quand le singe voit les actions associées à un bruit caractéristique, déchargent aussi quand le singe entend seulement les sons.
    Et si le singe regarde un homme qui attrape un morceau de nourriture et qu'ensuite, un écran est placé devant le singe de telle sorte qu'il ne voit plus la main de l'homme attrapant la nourriture,  il peut cependant deviner l'action. Plus de la moitié des neurones miroirs de l'aire "A" déchargent aussi quand le singe dispose d'indices lui permettant de s'en créer une représentation mentale. et imagine ce qui se passe derrière l'écran
     Les neurones miroirs participent donc à la compréhension des actes moteurs, quand on peut comprendre une action sans la voir, comme c'est le cas à partir des sons ou des représentations mentales.

            Voir la suite dans l'article suivant : le cas des humains !   

Dimanche 23 mars 2008 à 19:47

Notre cerveau : mémoire; inconscient; Freud



    C'est évidemment plus difficile d'observer le cerveau d'un homme que celui d'un singe, même si l'homme a un grand avantage sur le singe : il parle et dit ce qu'il ressent.

    Mais depuis quelques années on peut grâce à la RMN (résonnance magnétique nucléaire, ces grands cylindres dans lesquels on vous met en entier), ou à d'autres techniques, mesurer la consommation d'oxygène dans le cerveau, qui s'effectue lorsque des neurones sont en activité. On peut donc repérer les centres en activité lorsque l'on fait faire une certaine tâche au sujet en expérimentation.

    Les neurobiologistes ont ainsi repéré les zones dans lesquelles il y avait des “neurones miroirs”.
    Puis ils ont montré que ces neurones s'activaient quand on essayait de comprendre les actions d'autrui.
    Ils ont montré aux volontaires de leurs essais, une vidéo d'une personne saisissant  une tasse à thé pour boire son contenu, et une autre vidéo de la personne saisissant la tasse pour la mettre à la machine à laver.
    Les neurones miroir ont fonctionné modérément, car deviner l'action n'était pas évident.
    On a alors montré un table avec le goûter servi, prêt à être mangé et la tasse qu'on portait aux lèvres; puis la table avec les restes du goûter et la tasse qu'on emmenait à la machine à laver. Là encore les neurones miroirs ont fonctionné.
    Quand on repassait ensuite les vidéos initiales de la tasse seule, l'activité des neurones miroirs était très importante et les “hommes cobayes” reconnaissaient la destination du geste accompli.
    Par diverses expériences de ce type, les chercheurs ont montré que l'activité des neurones miroirs était importante chaque fois que l'on cherchait à comprendre les intentions d'autrui et cela d'autant plus que ces intentions étaient claires et nettes.

    Ils ont montré également une autre fonction des neurones miroirs : celle de l'apprentissage par imitation.

    Quel est le rôle des neurones miroirs quand nous devons apprendre par imitation des actes moteurs complexes entièrement nouveaux?
    Les chercheurs ont observé par IRM l'activité du cerveau de personnes imitant des accords de guitare après les avoir vu jouer par un guitariste ou imitant les gestes d'un joueur de tennis après l'avoir vu jouer.
    . Quand les personnes observent l'expert, les neurones miroirs de leur cortex pariéto-frontaI s'activent. Et la même région est encore plus activée quand elles reproduisent les mouvements. De surcroît, dans l'intervalle de temps qui sépare l'observation de l'imitation, quand les personnes "préparent" leur imitation des accords de guitare, une zone cérébrale supplémentaire s'active. Cette partie du cerveau, dans l'aire préfrontale, est en général associée à la planification et la commande des mouvements et c'est également une mémoire de travail, et elle jouerait de ce fait un rôle central dans l'assemblage correct des actes moteurs élémentaires de l'action que la personne s'apprête à imiter.

    Les chercheurs essaient actuellement de savoir si le système des neurones miroirs est impliqué dans une compréhension des actions, des intentions et des émotions d'autrui, et il serait une composante importante de la capacité des hommes à apprendre des tâches cognitives complexes, juste par observation.

    Quel est le rôle de ce système dans le langage, l'une des capacités cognitives humaines les plus élaborées?
En effet, le système des neurones miroirs contient l'aire de Broca, un centre fondamental pour le traitement de la parole. Et si, comme le pensent certains linguistes, la communication humaine a commencé par une gestuelle faciale et manuelle, alors les neurones miroirs auraient pu jouer un rôle important dans l'évolution du langage.
    Le mécanisme des neurones miroirs permet que le sens du message soit le même pour l'expéditeur et pour le destinataire et qu'un accord préalable entre les individus n'e soit pas indispensable pour qu'ils se comprennent. L'accord est inhérent à l'organisation neuronale des deux personnes. Les miroirs internes  permettent donc de se parler sans mots. . .
    Les chercheurs étudient actuellement le rôle des neurones miroirs dans la communication entre personnes qui utilisent le langage des sourds-muets.

    Ils pensent aussi qu'un dérèglement du fonctionnement des neurones miroirs pourrait être à l'origine de l'autisme de certains enfants.


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lancien

sortir de la tristesse

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