Dimanche 23 mars 2008 à 8:32

Scarification, suicide




    Cinq de mes correspondantes me demandent dans un mail, ce que je pense du problème de l'euthanasie, à la suite du cas de cette institutrice atteinte d'un cancer de la face incurable et en phase terminale, qui souffrait énormément et qui avait demandé à la justice le droit de mourir.


    Habituellement sur les sujets que je traite,  je fais plutôt des réflexions qui ont souvent des allures de conseils.
    Dans un cas comme celui-ci, je ne peux qu'exprimer mon opinion, et je conçois parfaitement qu'on ne la partage pas.
    La suite n'est donc que l'opinion personnelle du “vieux ouistiti” de 76 ans que je suis.

    Deux d'entre vous s'indignent d'abord que la justice ne lui ait pas accordé ce droit.
    Personnellement je pense que la justice ne pouvait pas faire autrement, même si le juge, à titre personnel pensait qu'elle avait raison de demander cette issue à sa maladie et à sa vie.
    En effet la justice doit juger selon “la loi en vigueur en France” à l'intant donné où elle rend son verdict.
    Si elle faisait autrement vous n'auriez aucune confiance en la justice.
    Or la loi française autorise seulement l'arrêt du maintien en vie par des moyens artificiels et par contre interdit l'euthanasie

    En fait c'est au législateur qu'il appartient de changer les lois et cette dame aurait du saisir les députés et sénateurs, car c'est à eux de modifier les règles juridiques.

    Quelle est mon opinion sur cette question d'euthanasie.?

    Je pense que chacun doit être maître de sa vie et doit pouvoir en disposer, à condition de ne pas nuire à celles des autres
    Donc je ne vois pas pourquoi une loi interdirait l'euthanasie, mais par contre elle doit éviter qu'elle serve de couverture à la mort (ou l'assassinat) de personnes non consentantes.
    Je ne suis pas juriste et je me garderai donc de dire comment devrait être faite cette loi, mais j'admets parfaitement qu'il faille des conditions (telles que maladie incurable et souffrance) et qu'il soit nécessaire d'avoir le témoignage de plusieurs personnes (dont certaines étrangères aux familles et appartenant au corps médical), pour constater la volonté de celui ou celle qui a demandé de mourir et éviter des abus, voire des crimes.
    Aucune loi n'interdit le suicide et l'euthanasie c'est fianalement une aide au suicide que demande une personne qui n'a plus les moyens physiques de perpétrer son acte.

    Certaines guenons vont me dire : ma morale ou ma religion m'interdit de tels actes.
    Je respecte parfaitement cette opinion, mais elle n'est valable que pour vous même et il ne faut pas tomber dans le travers de l'imposer aux autres.
    Je n'ai jamais dicté ma conduite aux autres et je n'aimerais pas qu'on me dicte la mienne; par contre toutes les opinions m'intéressent pour comprendre celles des autres.

    D'autres me diront, “mais tu as empêché certaines d'entre nous de se suicider”.
    D'abord je n'ai fait que répondre à leur appel et je ne suis pas persuadé qu'elles seraient passées à l'acte.
    Mais elles n'avaient en aucun cas une maladie incurable et leur souffrance était certes forte, mais passagère. C'est d'ailleurs ce que j'essayais de leur montrer, par exemple que le petit ami qu'elles aimaient n'était pas unique, qu'elles étaient toutes jeunes et avaient la vie devant elles, et qu'elles retrouveraient bientôt un autre amour, et que cela ne valait pas la peine de commettre un acte irrémédiable et sans retour possible en arrière.
    Et puis que leur acte allait plonger leur famille et leurs amis dans la douleur.
    J'ai connu des cas plus difficiles de jeunes qui avaient été violées, mais là aussi avec le temps, une rémission intervient et le bonheur reviendra.

    Mais c'est vrai qu'il est très difficile de se mettre à la place d'autrui, tant de sa personnalité que de son environnement et des circonstances qu'il traverse, et c'est pour cela qu'il ne faut pas juger les autres et qu'il faut respecter leurs opinions, tant qu'elles ne nuisent pas à leur entourage et qu'ils ne veulent pas les imposer aux autres.
    Par contre certaines opinions ne respectent pas les autres hommes et c'est pour cela que je ne suis pas d'accord avec les racistes, les homophobes ou les intégristes, de quelque religion qu'ils soient..

Dimanche 23 mars 2008 à 8:17



    Je voulais remercier mes correspondantes qui m'ont envoyé des mails hier et ce matin, pour me souhaiter un bon anniversaire.
    C'est vrai j'ai eu 76 ans hier, le 22 mars, un très vieux ouistiti.
    J'ai soufflé mes bougies (7 grosses et 6 petites !)





    Beaucoup de mes correspondantes sont des anciennes de mon Tchatcheblog qui ont émigré sur cow, (c'est pour cela qu'elles connaissent ma date de naissance), et leur fidélité me fait chaud au coeur

    Et le vieux singe tient à dire à ses guenons, qu'elles comptent beaucoup pour lui. ! J'ai un peu l'impression qu'elles préservent mon cerveau de trop vieillir. IooI
Merci!


Vendredi 21 mars 2008 à 19:35

Singe



    Je vous avais dit que je vous parlerai des expériences de chercheurs américains qui ont essayé de “faire parler” des singes


    Pour que nous puissions parler, nous hommes, il faut six conditions

    - un sens de l'ouïe capable de transformer les vibrations dans l'air de la parole, en signaux nerveux susceptible d'être interprétés dans le cerveau. (l'oreille et le nerf auditif)
    - un langage codé qui corresponde aux objets, évènements, idées et qui soit différençiable sur le plan auditif (les mots, la grammaire, la syntaxe).
    - des centres dans le cortex du cerveau, qui interprètent ces signaux, qui identifient les “mots” leur donne un sens et les mémorisent . Nous avons vu dans un précédent article que c'étaient les centres de Wernicke et de Geschwind, situés principalement dans l'hémisphère gauche, les centres de l'hémisphère droit se chargeant d'analyser l'émotivité associée.
    - des centres capables de construire la parole à partir des mots. Puis de commander l'exécution de ces phrases sous forme de sons. Nous avons vu que c'était le centre de Broca et les centres de commande des mouvements précis des muscles de la bouche et du larynx qui se chargeaient de ces tâches.
    - des organes de production des sons, principalement chez l'homme les “cordes vocales” (mais tout le larynx, le palais et la langue y participent.
    - enfin un coordinateur, un chef d'orchestre qui analyse, pense, réfléchit, prévoit, ordonne : c'est le cortex frontal.

    Chez le singe supérieur et notamment le chimpanzé, certes le cortex est beaucoup moins développé que chez l'homme, notamment le cortex frontal, mais il semble bien que les centres dont nous venons de parler existent sous une forme simplifiée.
    Par contre l'appareil vocal du singe ne peut émettre des sons aussi variés que ceux des hommes. Le singe peut comprendre des mots, mais ne peut pas parler, pour des raisons “mécaniques” et acoustiques.

     Des chercheurs ont donc pensé qu'on pouvait dans une certaine mesure apprendre à des chimpanzés à comprendre des mots et à s'exprimer à condition de se servir d'un autre support que la parole.

    Les premiers essais ont été faits sur des micro-ordinateurs, reliés à un grand tableau “sensitif” sur lequel on plaçait des idéogrammes.
Certains étaient concrets (un dessin de banane ou de pomme par exemple), d'autres abstraits parce qu'ils représentaient des “actions” ou des “demandes”.`
    Les chercheurs ont appris aux singes à reconnaître ces idéogrammes, par un système de récompense qui met en jeu leurs centres d'apprentissage et du plaisir. Ils arrivaient ainsi à leur faire taper par exemple, sur les quatre touches suivantes :

“... TOI    DONNER  MOI   BANANE  “
ou bien 
“... MOI   VOULOIR  MANGER  BANANE “

ce qui implique non seulement la reconnaissance des mots, mais celle des actions (manger, donner) et plus compliqué celle de la représentation des personnes (l'existence du toi qu'on voit, mais du moi qu'on ne voit pas !) et puis plus compliqué celle d'un sentiment abstrait : vouloir. (le souhait, le désir).
    Les chercheurs ont ainsi appris aux chimpanzés en expérimentation plusieurs centaines de mots et arrivent à leur faire “taper” des phrases avec sujet, verbe (voire deux verbes) et deux ou trois compléments. Des adjectifs également dans la mesure où ils avaient une représentation visuelle ( par exemple les formes et les couleurs).
    En fait la limitation venait de la méthode : de la grandeur du tableau à utiliser.

    Dans ces essais les chercheurs se sont aperçu que le singe pouvait comprendre les mots sous forme de sons : (il faisait le lien entre “banane “ prononcé et le dessin du tableau, et obéissait à des ordres d'action (verbes compléments).

    Certains chercheurs ont donc décidé d'apprendre à leurs singes le langage  des signes (américain : l'ameslan assez différent du LSF français) des sourds muets - sous une forme simplifiée, notamment en nombre de mots, et d'autre part pour le singe qui n'a pas appris l'alphabet ni à lire, le signe est une entité en elle même, sans rapport avec l'écriture. (alors que pour l'homme, certains signes représentent les lettres de l'alphabet).
De plus dans les phrases des mots supplémentaires sont introduits par exemple pour expliciter des indications données dans le langage des signes pour l'homme, par des mouvements de la main vers soi ou vers l'interlocuteur.


    Cet apprentissage est beaucoup plus long que pour un enfant (5 à 6 ans) mais il a abouti à une compréhension mixte (langage parlé + signes) de l'homme vers le singe et signes du singe vers l'homme.
    Les résultats ont été comparables à ceux obtenus précédemment, mais avec un nombre de mots ou d'expressions plus important.

    Mais je voudrais relater une expérience plus complète dans laquelle un couple de chercheurs a élevé une guenon bébé, abandonnée par sa mère, au milieu de leurs enfants, en la traitant comme un bébé humain (elle dormait dans un lit, s'habillait, mangeait à table etc...) et à laquelle ils ont appris à comprendre notre langage et à répondre par signes.
    L'intelligence de la guenon a été très proche de celle des enfants jusqu'à 18 mois, ou plus exactement l'usage de la parole, l'apprentissage de la guenon ayant été beaucoup plus lent que celui des enfants par la suite.
    La guenon se considérait comme la fille de la famille, appelait ses “parents” papa” et “maman”, s'est habituée à la vie “humaine”, à son image dans le miroir et a acquis une certaine coquetterie (habits et colifichets) et déclare devant son miror où elle se pare : “moi est belle” ce qui est très abstrait comme notion.
    Toutefois ses rapports avec les amis de ses “frère et soeur” sont moins cordiaux et elle n'admet que difficilement le chien et le chat de la maison (jalouse?).
    Au contact des enfants la guenon développe son langage au point de former des mots nouveaux en combinant des signes qu'elle connaît.
    L'expérience n'a pu être menée à terme, car après sa puberté, les instincts d'un animal se sont éveillés et surtout la force d'un chimpanzé adulte est énorme par rapport à celle d'un enfant.
    La guenon devenant par moment dangereuse pour son entourage (disons imprévisible), elle a été séparée des enfants et remise dans un habitat spécifique, mais ses “parents” ont continué à la visiter régulièrement et à “parler” avec elle.
    Elle a eu des bébés singes avec un autre chimpanzé “savant” et chose absolument extraordinaire, la guenon a appris à ses enfants une partie des signes qu'elle connaissait et ils s'en servaient entre eux.

    Malheureusement je n'ai plus de contact avec ces chercheurs depuis plus de 25 ans et d'ailleurs ils sont à la retraite comme moi.
    Je n'ai pas vu d'étude récente dans ce domaine.
    Je crains qu'il n'y en ait plus, car elles étaient surtout financées par l'armée américaine, qui aujourd'hui ne s'intéresse plus aux singes, mais à l'informatique et aux robots.

    Si vous vous intéressez à la question , un excellent écrivain, Robert Merle, a publié à la fin des années 80, un roman passionnant, qui s'inspire de façon très fidèle de cette expérience et qui s'appelle “Le propre de l'homme”. On peut le trouver à la FNAC et sans doute dans d'autres librairies.

  
  Nota : je n'ai jamais reçu de mail de "guenons non humaines" !! IooI

Vendredi 21 mars 2008 à 17:12

Divers



    Juste quelques mots d'explication.
    J'avais entrepris il y a quelques semaines de modifier certaines des catégories qui renfermaient trop d'articles, afin de vous faciliter la consultation.
    Les changements importants sont les suivants :

- J'ai divisé les articles sur le cerveau en  
       • articles sur le fonctionnement neurobiologique du cerveau (notre cerveau);
       • préférences cérébrales;
       • notre personnalité (le moi, la personna, la psychologie etc...)
       • acquit ou inné;
       • l'homosexualité qui est un cas particulier qui m'a valu beaucoup de mails.

- J'ai divisé les articles de photos amusantes que je publie en intermède, en
       • chats;
       • chiens
       • chevaux, ânes, vaches et givaches (IoI);
       • souris, écureuils, marmottes (etc...rongeurs);
       • singe (par égocentrisme !)
       • zoo (il n'y a pas encore beaucoup de photos, mais j'en publierai);
       • oiseaux;
       • insectes;
       • autres animaux.
       • photos comiques (autres qu'animaux)

- Et j'ai enfin rajouté deux catégories pour de futurs articles :
       • solitude
       • vivre sa vie

    Les autres rubriques restent inchangées; il y aura ainsi moins d'articles par rubrique et ce sera plus facile pour lire les articles sur un sujet donné.

    Dans la plupart de mes articles "sérieux" les photos sont celles de fleurs de mon jardin, sans rapport avec le sujet de l'article.


Vendredi 21 mars 2008 à 8:14

Chiens

J'ai trouvé cette photo sur internet dans une réclame pour un "vendeur de chiens".
    Elle m'a amusé et je vous la montre donc en espérant vous faire sourire.






    Je suis très occupé en fin de semaine, mais c'est promis, demain matin samedi, je publie l'article que vous m'aviez demandé sur l'apprentissage par des chimpanzés du langage des signes des sourds muets (aux USA).

Mercredi 19 mars 2008 à 20:12

Animaux




    Il y a quelques mois je vous avais montré ce beau menhir en forme d'oeuf
 et cela avait suscité quelques commentaires et mails.
    Vous vous demandiez combien il pesait, comment il tenait ainsi sur sa pointe, pourquoi était il au bord de l'eau et où pouvait on le voir.

    Puis j'ai oublié de vous donner la solution de l'énigme.

Alors la voici :

    Ce n'est pas un menhir, mais un galet trouvé sur la plage de Saint Colomban, entre Carnac et la presqu'ile de Quiberon. Il m'avait plu parce que bien ovale. Il mesurait 15 cm de haut et pesait 2,8 kg.
    Alors j'ai choisi un rocher avec un petit creux, j'ai mis quelques algues pour qu'il soit "calé" sur sa pointe.
    Puis je me suis couché par terre et je l'ai photographié, avec la mer pour fond de paysage !

    Excusez moi pour cette petite plaisanterie.
   
   

Mardi 18 mars 2008 à 18:57

Notre personnalité

http://lancien.cowblog.fr/images/Fleurs1/2225890.jpg

    Je vous ai montré dans mon dernier article, que nos préférences innées pouvaient nous prédisposer à être plus influençables, tant à notre éducation qu'à notre environnement, mais qu'en aucun cas on ne “naît” délinquant.
On le devient.
    C'est même faux de croire que l'on a plus de chance de le devenir si l'on est né dans une famille pauvre ou immigrée.
   
    Il y a beaucoup de délinquants qui sont issus de familles relativement aisées (peut être parcequ'ils ont été trop gâtés dans leur enfance), et par contre, ma femme de ménage qui travaille chez moi depuis 15 ans est d'origine marocaine, n'a pas appris à lire et à écrire, et cependant ses trois enfants font des études après leur bac et son fils aîné vient d'être reçu dans les premiers à ses éxamens terminaux de droit et sera un bon avocat.

    Alors comment devient on délinquant ?
Certes il n'y a pas de chemin imposé, sinon on arriverait à éviter cet écueil, mais on peut cependant trouver quelques explications.

    Les parents ont comme devoir vis à vis de leurs enfants de les éduquer, c'est à dire de leur donner la formation nécessaire pour qu'ils puissebnt ensuite s'assumer hors du nid familial. Cela implique qu'on leur assure une certaine instruction à l'école et qu'on leur communiquecertaines règles morales et de conduite et des valeurs de vie sociale en société.
    Malheureusement certains parents, soit parce qu'ils sont trop occupés, soit parce que famille monoparentale, la personne seule qui les élève, doir travailler dûrement pour assurer la subsistance de la famille, soit aussi quelquefois parce qu'ils n'ont pas appris et ne savent pas élever leurs enfants, ne jouent pas leur rôle d'éducateurs et cette éducation parentale fait défaut.
    De ce fait, le jeune ignore ces règles et n'a pas acquis de système de valeurs;
    Il est alors livré à ses seuls instincts et goûts.

    Les parents qui ont de moins en moins d'autorité sur lui ne contrôlent pas sa présence à l'école, et le laissent traîner dans la rue, notamment le soir.
Peu à peu il fait partie de groupes de camarades, dont certains sont malheureusement des délinquants. Le jeune ado, de nature frondeuse comme tout ado, aura tendance à suivre ces exemples et sera ainsi initié à des pratiques qui ne lui apparaissent pas comme particulièrement répréhensibles, puisqu'il n'a pas reçu des règles qui pourrait rendre pour lui ces pratiques suspectes
    Peu à peu ses centres d'apprentissage et du plaisir vont lui faire s'approprier ces actes répréhensifs comme habituels.
    C'est d'autant plus dangereux qu'à l'âge ado, les centres du cortex frontal qui sont chargés de prévoir les conséquences de nos actes, ne sont pas encore arrivés à maturité.
    C'est ainsi qu'il commencera par fumer du cannabis, puis en vendre pour gagner de l'argent et ensuite faire partie d'un réseau et particper à des actions de violence pour défendre son territoire et celui de sa bande.

    J'ai connu quelques jeunes qui ont suivi ce chemin. Au départ c'étaient de braves garçons, pas très malins et qui étaient très influençables et insouciants, puis peu instruits peu travailleurs et ayant envie de vivre largement sans s'en donner la peine. Leurs parents ne leur avait donné ni règles ni valeurs et c'était devenu pour eux normal de mépriser la société et la loi. Ils se sentaient au dessus de cela et se croyaient “invulnérables”.
    Peu à peu ils ont ainsi glissé sur la mauvaise pente, et se sont trouvés confrontés à la police et aux tribunaux à plusieurs reprises, certes pour des délits mineurs, mais qui ont accumulé la prévention et l'attention des autorités sur eux.        
Puis un jour ils ont fait la grosse bêtise qui a entraîné leur arrestation et un jugement sévère : une condamnation à de la prison ferme.


    Dans cette évolution catastrophique, il n'y a guère de place pour l'hérédité ou l'innéité, mais une déficience des arents à l'origine, une paresse, une insouciance et un manque de volonté des jeunes intéressés, mais aussi une responsabilité de la société qui nles a pas freinés à temps su la voie de la délinquence et qui trop souvent, s'est contenté de la sanctionner.

Mardi 18 mars 2008 à 15:13

Chiens

    Aujourd'hui j'ai des rendez-vous presque toute la journée et pas le temps d'écrire.
    Demain je publierai la suite de l'article sur la délinquance.

    Je répondrai donc seulement à trois de mes correspondantes qui me demandent comment était le petit york dont j'ai parlé dans un article
Alors je publie trois photos de lui
Il s'appelait Truffe, a vécu 18 ans et avait à peu près l'intelligence d'un enfant de 18 mois, qui comprend pas mal de choses, mais ne parle pas encore.



Une autre correspondante me demande comment on apprend le langage des signes à un chimpanzé et que sait il faire ensuite ?
J'essaierai de faire un article à ce sujet, mais il faut avant que je relise de la doc d'il y a quelques années pour rafraîchir ma mémoire.



Dimanche 16 mars 2008 à 15:02

Histoires drôles



    C'était hier jour d'élection, alors pour une fois je vais faire de la politique sur mon blog.

Avec ce "cours" que j'ai trouvé sur internet et qui m'a fait sourire :


COMPRENDRE LE PRINCIPE DES REGIMES POLITIQUES AVEC DEUX VACHES

 
 FASCISME:
 Vous avez 2 vaches. Le gouvernement vous prend les deux et vous vend le lait.

 NAZISME:
 Vous avez 2 vaches. Le gouvernement vous prend la vache blonde et abat la brune.

 DICTATURE:
 Vous avez 2 vaches. Les miliciens les confisquent et vous fusillent.

 FEODALITE:
Vous avez 2 vaches. Le seigneur s'arroge la moitié du lait.

 DEMOCRATIE:
Vous avez 2 vaches. Un vote décide à qui appartient le lait.

 DEMOCRATIE REPRESENTATIVE :
Vous avez 2 vaches. Une élection désigne celui qui décide à qui appartient le lait.

 DEMOCRATIE DE SINGAPOUR :
 Vous avez 2 vaches. Vous écopez d'une amende pour détention de bétail en appartement.

 ANARCHIE :
Vous avez 2 vaches. Vous les laissez se traire en autogestion.

 CAPITALISME:
Vous avez 2 vaches. Vous en vendez une, et vous achetez un taureau pour faire des petits.

 CAPITALISME SAUVAGE :
Vous avez 2 vaches. Vous vendez l'une, vous forcez l'autre à produire comme quatre, et vous licenciez l'ouvrier qui s'en occupait en l'accusant d'être inutile.

 BUREAUCRATIE:
 Vous avez 2 vaches. Le gouvernement publie des règles d'hygiène qui vous invitent à en abattre une. Après quoi il vous fait déclarer la quantité de lait que vous avez pu traire de l'autre, il vous achète le lait et il le jette. Enfin, il vous fait remplir des formulaires pour déclarer la vache manquante.

 ECOLOGIE:
Vous avez 2 vaches. Vous gardez le lait et le gouvernement vous achète la bouse.

 CAPITALISME EUROPEEN :
On vous subventionne la première année pour acheter une 3ème vache. On fixe les quotas la deuxième année et vous payez une amende pour surproduction. Onvous donne une prime la troisième année pour abattre la 2ème vache.

 MONARCHIE CONSTITUTIONNELLE BRITANNIQUE :
Vous tuez une des vaches pour la donner à manger à l'autre. La vache vivante devient folle. L'Europe vous subventionne pour l'abattre. Vous la donnez à manger à vos moutons.

 CAPITALISME A LA FRANÇAISE :
Pour financer la retraite de vos vaches, le gouvernement décide de lever un nouvel impôt : la CSSANAB (cotisation sociale de solidarité avec nos amies lesbêtes).
Deux ans après, comme la France a récupéré une partie du cheptel britannique
le système est déficitaire. Pour financer le déficit on lève un nouvel impôt sur la production de lait : le RAB (remboursement de l'ardoise bovine)...
 Les vaches se mettent en grève. Il n'y a plus de lait.
 Les Français sont dans la rue : " DU LAIT ON VEUT DU LAIT ". La France
construit un lactoduc sous la manche pour s'approvisionner auprès des Anglais.
L'Europe déclare le lait anglais impropre à la consommation. On lève un nouvel impôt pour l'entretien du lactoduc devenu inutile.

SOCIALISME :
 Vous avez 2 vaches. Vos voisins vous aident à vous en occuper et vous partagez le lait.

 COMMUNISME :
Vous avez 2 vaches. Le gouvernement vous prend les deux et vous fournit en lait...

 REGIME CORSE
 Vous avez deux cochons qui courent dans la forêt. Vous déclarez 200 vaches et vous touchez les subventions européennes.


    Excuse moi "Carinecow", je ne voulais pas te choquer !
    Tes vaches sont très mignonnes et je les aime beaucoup.

Dimanche 16 mars 2008 à 12:27

Inné et acquit




    J'ai l'impression que j'ai choqué quelques uns de mes correspondants  en écrivant  “on n'est pas plus homo à la naissance qu'on n'est délinquant ou saint...”

Ma phrase a été comprise à l'inverse de ce que je voulais dire.

    Pour moi, on n'est ni délinquant ni saint de façon innée. C'est l'éducation, l'environnement et les actes personnels qui essentiellement peuvent vous amener à la délinquance ou la sainteté.
    Croire l'inverse dans ce domaine, en une espèce de prédestination ou d'hérédité, me paraît au contraire une chose très dangereuse à l'origine de monstruosités comme on en a connues sous le nazisme.

    Il est cependant certain, me direz vous, qu'il y a une part d'inné dans notre personnalité.
    Je suis tout à fait d'accord et c'est ce que je vous montrais dans les articles sur les “préférences cérébrales” qui ont une part imporatnte d'innéité, mais que nous pouvons ensuite modifier par l'éducation et l'apprentissage de nos tendances “non préférées”. (voir mes précédenyts articles sur les préférences cérébrales)

    On constate que la plupart des ingénieurs ont une préférence de décision “lLogique”. Ils font leurs choix après un examen logique des situations et de leurs conséquences et ne prennent pas, le plus souvent, leurs décisions selon leurs goûts et valeurs de façon intuitive et subjective, comme le font les personnes de préférences “Valeurs”.
    On trouve également que la plupart d'entre eux donnent priorité à la décision et veulent maitriser les événements, (préférence J) plutôt qu'attendre pour décider et s'adapter ensuite (préférence P).
    Pourquoi?
    D'abord parce que ces préférences sontt plus favorables pour comprendre et résoudre les problèmes qu'on vous pose dans des études scientifiques.
    Ensuite parce que ces études scientifiques développent énormément ce processus de décision et d'emprise sur les phénomènes.
    Ceux qui étaient “L J” de façon innée ont renforcé leurs préférences et ceux qui étaient “V”  ou “P” ont appris à se servir de leur mode non préféré qui est devenu presque habituel (une seconde nature).
    A l'inverse j'ai constaté que certains jeunes qui avaient passé un bac S et avaient commencé une prépa scientifique, ont renoncé parce que leur préférence était “Valeurs” et qu'ils avaient du mal à s”adapter.

    A l'inverse si l'on prend les métiers de la santé ou de l'aide sociale, on y trouve beaucoup d'extravertis qui ont au contraire une préférence de décision “valeur” car ces deux préférences entraînent une affectivité et un altruisme plus grands, nécessaires dans leur métier.
    Là encore cela facilite leurs études qui leur plaisent mieux et l'exercice de leur métier renforce ces préférences.

    Il m'arrive de discuter avec des jeunes en difficulté (pas des délinquants, mais des situations difficiles) et j'ai constaté (et cela sur plus de 200 cas) que leurs préférences cérébrales n'étaient  pas conformes aux statistiques générales sur la population. Beaucoup d'entre eux étaient E S V P . Cela signifie quoi ?

    Extravertis, (“E”), ils se plaisent en compagnie des autres et n'aiment pas leur monde intérieur, celui des idées. Ils ont donc plus tendance à prler qu'à réfléchir.
    Sensitifs, (“S”), ils vivent dans le présent et aiment les sensations et donc tout ce qui touche au plaisir rapide immédiat. Ils prévoient mal les conséquences de leurs actes, et cela d'autant plus que les centres du cortex destinés à cette prévision ne sont pas encore entièrement développés chez les ados.
    Valeurs (“V”),  ils ne décident  pas  en fonction de raisonnements logiques, mais font « ce qui leur plait, en fonction de leurs valeurs ». Mais ces jeunes ont eu une (absence d') éducation dans laquelle on ne leur a pas donné de valeurs (ni de règles). Ils font donc ce qui leur plait en fonction de leurs goûts, leurs instincts, et de leurs envies.
    Perception (“P”), ils ne cherchent pas prise sur les événements mais se laissent dominer par ce qui arrive, en s'y adaptant au mieux.
   
    Ces jeunes font donc un peu n'importe quoi au gré de leurs envies et sont le plus souvent très influençables. C'est à mon avis ce qui les a mené à des situations difficiles, qui peu à peu ont renforcé ces préférences innées.
    Et j'ai constaté que parmi eux, ceux qui avaient des préférences autres arrivaient beaucoup mieux, dans des situations analogues, à remonter la pente.

    Si leur situation est souvent difficile, avec des échecs scolaires ou sociaux, les préférences cérébrales ne sont pas la seule explication. La situation familiale, l'incapacité des parents à les éduquer, la faible instruction scolaire, sont grandement responsables.
    Mais ce ne sont pas des délinquants

    Alors comment devient on délinquant ? J'essaierai de réfléchir à cette question dans un de mes prochains articles.

   


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sortir de la tristesse

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