Samedi 15 mars 2008 à 9:46

Sexualité, Homosexualité



    Encore un article sur l'homosexualité. Ce n'est pas que cela m'intéresse plus que d'autres sujets, mais cela intéresse mes lectrices et donc je réponds aux questions.

    Une jeune “petite guenon” de 14 ans s'intéresse toujours à mes articles “SVT” (elle est en seconde au lycée), et me demande :
“... tu as réfuté un peu toutes les essais de théories scientifiques sur l'homosexualité innée ou acquise, alors toi que penses tu finalement..?.”
    Pris au piège le vieux singe !. J'avais trop ménagé la chèvre et le chou !
    Alors comme tu es une gentille et mignonne guenon, je vais quand même te répondre ! IooI

    Attention, il ne s'agit pas d'une approche scientifique : ce n'est que la “théorie du vieux ousititi”. Je n'ai aucun moyen de la démontrer scientifiquement. !

    Je pense que les médias et nos hormones nous poussent à toujours penser au sexe, et que, dans les études que j'ai décrites on veut trouver des bases physiologiques ou psychiques innées à une homosexualité qui consiste à “coucher avec une personne du même sexe ”, et je crois qu'on fait une erreur de définition de l'homosexualité.
   
    Certes je connais des garçons notamment qui ne pensent qu'à multiplier leur conquêtes, une par jour si possible, et pour satisfaire leur quota, ils tirent sur tout ce qui bouge. Pour être tranquille avec eux, faut pas bouger !!
    Moi j'appelle cela des obsédés pas des “bi” et là c'est sans doute leurs hormones et donc une grande part d'inné.
    J'ai connu un jeune de ce type qui ne choisissait que les garçons, mais lui aussi était vraiment obsédé (sa testostérone sans doute), et il avait une peur bleue des femmes (là il aurait fallu chercher psycho!).

    Alors ce n'est pas le chemin que je vais suivre.

    Pour moi nous avons deux attitudes successives :

1) -    Vous , moi, nous avons besoin d'aimer et d'être aimés, je parle d'altruisme, de sentiment platonique.
    Mais nous n'aimons pas n'importe qui; nous choisissons inconsciemment.

    a) Toutes les études faites pour montrer qu'un tendance biologique nous guidait (hormones, phéromones...) dans ce choix ont échoué. On n'a jamais trouvé non plus de gênes qui président à nos choix sentimentaux. Les critères sont multiples et différents par nature et selon les personnes.

    b) - Il y a des défauts et des qualités qui nous déplaisent et qui agissent comme un repoussoir et nous éliminons certaines personnes ainsi.

    c) - Il y a au contraire des qualités (et des défauts aussi !) qui nous attirent : attitudes ou aptitudes morales, sentimentales, intellectuelles, physique ( oui, la belle gueule est aussi une raison !).

    d) - Il peut y avoir dans ces critères des raisons qui sont étrangères à nos sentiments : archétypes de notre civilisation, education et goûts parentaux, raisons morales et religieuses.

    e) - Et puis il y a les circonstances des “rencontres”. Nous avons vécu un temps où il y avait (par exemple au collège ou au lycée) beaucoup de personnes qui correspondaient à ces critères et, hasard, elles étaient de notre sexe.
    Alors on s'est attaché à ces personnes, mais nous avons vu que nos centres d'apprentissage et du plaisir formaient nos goûts. Là ils renforcent nos critères de choix qui deviennent plus déterminants.
    Donc nous avons de plus en plus d'amis du même sexe et nous nous y attachons sentimentalement davantage.

2).     Nos hormones et la pression médiatique nous obligent quand même à penser au sexe. Mais nous ne sommes pas des obsédés, alors nous “intellectualisons”, nous “sublimons”  en partie cette notion d'amour physique.
    L'amour physique au début c'est d'abord ce donner à la personne que l'on aime plus que les autres (un don qu'on voudrait réciproque); c'est un symbole d'amour sentimental. C'est réservé à quelqu'un, une “exclusive” : la base de la fidélité.
    Puis nos centres du plaisir interviennent, mais là encore on aimerait aussi donner du plaisir à l'autre : “Le plaisir le plus délicat est celui qu'on fait à autrui, surtout ceux qu'on chérit” disait La Bruyère.
    Alors évidemment si sentimentalement on aime surtout les gens du même sexe, notre libido s'orientera vers eux, mais on est loin des “causes hormonales”.

    Voilà ma théorie : l'homosexualité est un choix sentimental de partenaires qui correspondent à nos goûts, tendance orientée non pas par le sexe de la personne, mais par ses qualités et défauts, et qui a été petit à petit renforcée par l'environnement que nous rencontrons, notamment à l'adolescence et la puberté , période à laquelle nous avons soif de tendresse et d'amour sentimental.

.    Je ne sais pas le démontrer. J'ai juste un exemple. Ne cherchez pas ce n'est pas quelqu'un qui vient sur cow !
    C'était une jeune guenon qui avait au collège essentiellement des amies filles qu'elle aimait beaucoup - tout à fait platoniquement.
    Mais pour des raisons de principes moraux qu'on lui avait donnés elle s'inquiétait et souffrait de pouvoir être lesbienne un jour (même si je ne partage pas la conviction d'une guenon, je la respecte, c'est la moindre des choses !).
    Nous avons donc cherché ensemble les critères de choix conscients et inconscients qui lui faisaient choisir ses amis et on les a trouvés et listés (ce n'est pas un travail de psy, mais de bon sens et d'observation ; aucune théorie au père Freud là dessous !!).
    Après je lui ai demandé d'essayer de participer à des groupes où il y avait beaucoup de garçons et elle a trouvé diverses activité au collège correspondant à cela. Je lui ai demandé d'observer ces garçons et de se demander si certains correspondaient à la liste de critères que nous avions dressée.(cela a pris quelques mois).
    Elle a eu ainsi six copains garçons qui sont aussi devenu ses amis.
    Elle a 18 ans aujourd'hui, a toujours beaucoup d'ami(e)s filles et garçons, un “petit ami” garçon, l'aime beaucoup et est “en paix avec sa conscience".
    Mais je ne sais pas encore s'ils se marieront et auront beaucoup d'enfants !

    Ce n'est qu'un cas particulier, cela ne démontre rien, mais personnellement je crois à ma thèse, mais si on me démontre qu'elle est fausse, j'en changerai !



Vendredi 14 mars 2008 à 8:45

Chiens





   J'ai vu à la télé une émission qui m'a beaucoup intéressé, sur le dressage de chiens pour qu'ils viennent en aide à des malades ou des handicapés.

   
    J'y ai vu un chien qui mettait dans la machine à laver le linge sale et en fermait la porte, la rouvrait après la lessive et sortait le linge propre pour le mettre dans un panier !

    J'ai vu aussi un chien qui était sensible à l'attitude d'une petite fille, on ne sait pas à quoi :(physionomie, gestuelle, odeurs?), mais qui prévoyait dix minutes avant leur déclenchement ses crises d'épilepsie, et restait alors “en arrêt” de telle sorte que l'enfant qui ne sentait encore rien, était prévenue, alertait ses parents et s'allongeait sur son lit.
    Il reste à apprendre au chien à appuyer sur les touches du téléphone pour appeler le médecin. Cela doit être possible avec des touches préprogrammées.

    Je suis toujours en admiraton devant l'intelligence des animaux. J'ai suivi avec passion le dressage de chimpanzés auxquels on apprenait  avec succès le langage des signes des sourds muets et les progrès de mon petit york qui avait été élevé avec mes enfants et a vécu dix-huit ans et connaissait environ 300 mots et un peu de syntaxe
    Pour donner une idée, quand on parlait de la "toilette à Truffe", il allait chercher sa brosse, et de la "toilette à papa", il allait dans la salle de bain !
    Bien qu'étant un animal, il avait une certaine conscience de son “moi” qu'il identifiait plus comme celui d'un humain que d'un chien !

Jeudi 13 mars 2008 à 10:08

Qui suis-je

 

  Sur mon tagboard, vous pouvez lire une question de Darkangel à laquelle il me semble que je dois répondre car j'ai souvent de nouveaux correspondants qui n'ont pas le temps de lire tout mon blog, qui devient c'est vrai, très volumineux !

    Alors je vais répondre d'abord à ses deux questions puis j'expliquerai ma motivation et le but de ce blog.

“....Une question m'interroge : j'ai un peu parcouru votre blog et j'ai l'impression que beaucoup d'articles parlent de l'homosexualité, pourquoi plus ce sujet qu'un autre ? Pourquoi pas le racisme ou la guerre ou la capacité de l'être humain à vouloir tuer son prochain "pour un auto-radio"? (référence à Renaud)...”

    Je ne parle pas très souvent d'homosexualité. Il se trouve que j'ai fait quelques articles ces derniers temps sur ce sujet, mais d'ailleurs la moitié étaient en fait consacrés à la formation du cerveau des bébés, des enfants et des ados.
    En fait je ne m'intéresse pas à l'homosexualité en tant que phénomène de société, ni même aux homosexuels, mais seulement aux jeunes qui, soit qu'ils aient cette inclination réelle, soit que, pour la plupart d'entre eux, ils fassent simplement les expériences propres à l'adolescence  (comme moi j'ai fumé ma première cigarette, mais cela dit je n'avais, aucune attirance sentimentale pour elle IooI), sont victimes de réflexions et de brimades analogues à celles d'origine raciste.
    Mes derniers articles ont été provoqués par les confidences d'une de mes correspondantes qui a fait l'objet dans son lycée privé d'une attitude que j'ai trouvée inqualifiable de la part de ses camarades et des professeurs, alors que sa conduite “publique” n'était en rien répréhensible.
    Mais il est certains qu'actuellement les médias ont tendance à s'occuper de la vie privée des gens qui ne les regarde en aucune façon, alors les gens ont pris l'habitude de cela (voir les centres d'apprentissage et du plaisir de notre cerveau !) et dans certains cas, ne se rendent plus compte du mal qu'ils font.
    C'est donc la défense de ceux ou celles qui sont victimes de tels sévices, que j'ai voulu prendre.

    Je ne pense pas que ce soit l'objet de mon blog de parler de la guerre ou de la violence, ni de faire de la politique, sauf exceptionnellement si cela touche certains jeunes qui m'écrivent.
    Je ne suis guère qualifié pour cela et puis tout le monde en parle, alors je ne serai pas d'une grande utilité sur ce sujet
    En plus des commentaires, je reçois en moyenne une dizaine de mails par jour et c'est pour répondre à certains d'entre eux que je fais mes articles, (je réponds directement à ceux qui traitent de questions personnelles.
    Certains de mes correspondant(e)s m'ayant posé des questions lors des violences dans les banlieues vous trouverez un article sur ces questions.
    Mais mes articles sur l'homoseualité des jeunes et la formation du cerveau m'ont valu une soixantaine de mails et donc j'ai été amené à traiter davantage ce sujet.

    Pour comprendre mon blog il faut en connaître d'une part l'origine et d'autre part savoir quelle est ma formation. (articles “qui suis je?).

    Il y a trois ans un jeune de ma famille a fait une dépression et une tentative de suicide. Cela m'a beaucoup marqué. J'ai essayé de comprendre et j'ai parcouru son blog, ceux de ses camarades et de ses contacts et de proche en proche, j'ai découvert un monde de jeunes que je ne connaissais pas, certains qui exposaient leur tristesse et leur goût pour le sang par pur snobisme, mais d'autres qui souffraient très réellement.
    J'ai essayé d'aider un peu ces derniers, j'ai créé un blog (http://sortir.tchatcheblog.com) et peu à peu j'ai reçu de nombreux mails me demandant de prêter quelques temps une épaule où l'on puisse se confier et pleurer sans être jugé et critiqué, et aussi sur laquelle s'appuyer pour se relever.
    Ces jeunes étaient pour la plupart âgés de 14 à 17 ans
    Il y a dix huit mois pour des raisons que j'ai expliquées j'ai “émigré” vers cow, qui était plus convivial et mon site a reçu depuis près de 13 000 visites.
    Mes correspondantes ont “vieilli” car maintenant la majorité ont entre 15 et 22 ans. Mais j'ai toujours eu aussi quelques adultes qui lisent mon blog.

    Le but de mes articles est donc de traiter des problèmes que rencontrent des ados et des jeunes qui m'écrivent et notamment des difficultés ou des malheurs qu'ils subissent.
    Mais ce n'est en quelque sorte que la face visible de l'iceberg.
    La face immergée ce sont les correspondances que j'entretiens avec celles que j'appelle les “guenons du vieux singe” (il y a parfois aussi des “babouins”), et aussi avec d'autres correspondant(e)s, qui n'ont pas ou n'ont plus besoin de moi, mais avec lesquel(le)s j'ai tissé des liens d'amitié.
    J'ai ainsi correspondu,de façon suivie depuis 3 ans avec plus de 230 personnes, et comme je l'ai dit parfois, 60% des problèmes étaient des mésententes avec le petit ami , des ruptures et des peines de coeur, qui en général guérissent assez vite.
    Mais j'ai rencontré aussi malheureusement des problèmes graves : des parents qui se disputent, des parents indifférents et ne sachant pas communiquer, des enfants battus par des parents qui n'étaient pas dans un état normal, une expérience qui tourne mal, des agressions, des viols, ou dans un autre domaine l'échec scolaire. ou le traumatisme de la mort de quelqu'un qu'on aimait.
    Quelquefois aussi des ados qui ont peur de se donner la mort et appellent au secours ou celles qui se scarifient ou se droguent.

    Mais me direz vous pourquoi ne laissez vous pas faire les parents et les psys, c'est leur travail.
    Je n'ai jamais voulu les remplacer.
    Mais je constate qu'il n'y a pas ou peu dans la plupart de ces cas, de dialogue entre parents et enfants, qui n'osent pas se confier à leur famille et par contre, se confient plus volontiers à un “grand père virtuel” qui les écoute mais ne les juge pas et n'a pas de rapport avec leurs familles.
    Quant aux psys, ils savent soigner les maladies mentales et les dépressions graves, mais face à ces problèmes pratiques ou sentimentaux d'adolescents, ils sont très peu efficaces.
    D'une part ils ont été formés au théories de Freud, qui sont totalement périmées (par exemple l'opposition parents-enfants due à des refoulements sexuels de l'enfant, la neurobiologie ayant montré que ces préoccupations étaient inexistantes avent la puberté).
Peu d'entre eux ont eu le temps de se recycler en étudiant les acquits récents scientifiques sur le fonctionnement du cerveau.
    Ils traitent leurs patients comme des malades sans avoir d'amitié pour eux, en cherchant les anomalies de leur psychique, alors qu'il faudrait simplement chercher les causes pratiques et etrre à terre de leurs ennuis et en voir les répercutions sentimentales, et logiques.
   
    Dans le cas de mes ados, il n'y a pas de maladie mentale ou de dépression. Ils ont avant tout besoin d'une écoute, de quelqu'un qui réfléchisse avec eux de façon logique à leur problèmes et leurs solutions possibles. Ces problèmes je les aborde comme un scientifique et nous arrivons mieux, mes correspondantes et moi, à trouver ensemble un certain nombre de remèdes à leurs malheurs ou leur tristesse.
    Ma formation d'ingénieur et de chercheur, l'expérience que j'ai acquise au cours de ma vie professionnelle (mes collaborateurs se confiaient souvent à moi) et les connaissances des études récentes sur le fonctionnement du cerveau me facilitent la tâche.
    Et puis celles avec lesquelles je correspond très longtemps parce que leurs problèmes sont sérieux, deviennent mes amies et moi un peu, leur “grand père virtuel”.

    Alors ce blog n'est en fait que le reflet des questions de mes correspondant(e)s.

    J'espère Darkangel, que j'ai répondu à ta question.

Mercredi 12 mars 2008 à 15:26

Amour et peines de coeur

  
 Les vacances de février sont maintenant achevées et apportent leur lot de problèmes car l'éloignement des vacances a parfois des conséquences néfastes.


    Cette semaine une fois de plus le petit ami (depuis la rentrée), d'une jeune ado a  trouvé agréable la liberté des vacances et a rompu à son retour de vacances, laissant ma correspondante dans le désespoir, sans goût pour la vie qui ne lui apportait plus rien et qu'elle envisageait de quitter.
    Hier soir j'ai eu un mail angoissé : la peur de mourir. Je suis habitué maintenant à ce type de situation : mail puis MSN et en général le portable pour parler plus vite que sur MSN
    Je pense que c'était un grand désespoir passager et que, maintenant qu'on a discuté, cela va mieux et il ne reste qu'une grande peine qui passera aussi, mais ces réactions m'inquiètent toujours, car j'ai toujours peur d'un accident que je ne maîtriserai pas.
    Cela m'inspire plusieurs réflexions que j'ai d'ailleurs déjà faites sous d'autres formes.

    D'abord je pense que vous vous emballez trop vite sur le chemin de la passion. Sans doute les médias, les copines, la mode y sont pour quelque chose.
    Dans la “course au petit ami”, il suffit qu'un garçon ait une belle gueule, qu'il soit baratineur et relativement attentionné - du moins au début - pour que vous vous croyez amoureuse et de plus qu'il vous aime et est l'homme de votre vie.
    Sans doute par inexpérience, vous confondez attirance et amour.
    Le “coup de foudre” cela n'est pas de l'amour. C'est une simple attirance. Cela peut devenir de l'amour plus tard, mais cela peut aussi retomber comme une flambée de bois, quand la nouveauté n'est plus là.
    . Il faut que le présence de l'autre devienne indispensable et apporte à elle seule la joie et vous préserve de l'ennui. Il faut qu'il y ait une certaine communion de goûts, de pensées, bref que l'on soit deux dans la vie, face à l'univers.
    Il faut aussi se supporter, ne pas diverger au hasard des événements et des rencontres.
    Le petit copain élevé au rang de petit ami est loin en général de remplir ces conditions.

    Je parle du “petit ami parce que c'est le cas le plus courant, mais la séparation avec une “petite amie” n'est pas différente et mes réflexions s'appliquent aussi à ce cas moins fréquent.

    Ensuite je suis sûr que, quelque soit votre chagrin, la perte dun homme (ou d'une femme) que l'on aime, ne vaut pas le suicide, même pas le suicide avec une saucisse de Strasbourg, comme dirait un de mes petits enfants..
    La mort n'est jamais une solution. Elle viendra bien assez tôt quand vous serez vieille. Elle est malheureusement définitive. il n'y a pas, comme dans les jeux sur ordinateur, de seconde vie, pas de retour possible. Et de plus les risques de rester handicapée ne sont pas négligeables.
    En fait vous êtes désespérée sur le moment, mais vous ne souhaitez pas vraiment mourir. Mais le désespoir tourne en rond dans votre cerveau émotionnel, A chaque tour il renforce les centres amygdaliens dans leur tâche de stress et de tristesse, et vous vous coupez petit à petit de votre cortex qui d'habitude réfléchit et reste raisonnable.
    Il y a un risque, c'est que vous “pétiez un cable” ce que j'appelle “l'overdose de tristesse” et là on ne sait plus ce que l'on fait et on peut faire, sans le vouloir vraiment un geste irréparable.
    Alors n'attendez pas ce stade, appelez à l'aide quelqu'un avant d'en arriver là.

    Une petite fille de 8 ans, dans un hôpital, atteinte d'un cancer, disait “toi tu as de la chance car tu vivras longtemps”.
    C'est vrai que vous avez de la chance, car vous avez la vie devant vous.
    Vous verrez que quand vous serez vieille, vous souhaiterez vivre le plus longtemps possible en bonne santé.
    La vie vous apportera des tas de choses, bonnes et mauvaises, des joies et des peines, du travail et des loisirs, des souffrances et des réussites.
    Vous la partagerez avec des parents, des amis, puis la famille que vous fonderez, mais vous avez le temps d'aimer, et d'être aimée.
    Le problème n'est pas que des garçons fassent attention à vous, cela il y en a plein, le problème c'est de choisir le bon avant de l'aimer, celui qui peut vraiment vous apporter ce que vous souhaitez.
   
    Alors ne gâchez pas cette chance, dites vous que votre peine est passagère, que ce n'était pas le bon choix, tirez les leçons de votre erreur et tournez la page. Ne regrettez pas le passé, pensez à l'avenir et à vos futures amours.

    Mais ne repartez pas tout de suite à la chasse au petit ami avec un filet à papillon.
    Le papillon qu'on attrape n'a qu'une idée au bout de peu de temps : repartir butiner les fleurs ailleurs.

Mardi 11 mars 2008 à 16:20

Divers

   

    Ce matin, j'avais donné dans un article, une information que j'avais reçue concernant d'éventuelles aiguilles infectées susceptibles de propager le Sida.

    Il m'avait semblé que dans l'incertitude, mieux valait adopter provisoirement le principe de précaution.

    Mais j'étais sceptique pour plusieurs raisons :
    - d'abord je conçois qu'on puisse trouver quelqu'un  atteints du sida, (cesont presque les seuls à pouvoir infecter une aiguille.) qui ait assez de rancoeur pour faire un tel geste irresponsable, mais que cela se répète me paraîssait bizarre;
    - le virus du sida ne vit pas à l'air libre et donc la contamination d'une aiguille est peu vraisemblable
    - la presse ou la télé aurait dû parler de ces incidents.
    - je ne connais pas de Centre de contrôle des maladies en France. Il est européen et s'occupe de question épidémiologiques beaucoup plus générales et pas de faits divers.

    J'ai commencé à rechercher si un tel message avait été reçu par plusieurs personnes et vraiment diffusé par la police d'Issy les Moulineaux.
   
    J'ai téléphoné au commissaire d'Issy les Moulineaux qui a démenti tout événement survenu dans cette ville et toute consigne donnée par son commissariat.

    J'ai trouvé ensuite une deuxième version (un peu différente) de ce message signé par un médecin de l'Institut Pasteur
    J'ai donc téléphoné à l'un des chercheurs de Pasteur que je connais, qui est tombé des nues. Le médecin en question ne travaille pas à Pasteur.
    Jamais l'Institut Pasteur n'a diffusé un tel message.

    J'ai finalement eu l'information suivante..
    Il y aurait eu un cas de ce genre en 2000 ou 2001 au Canada qui avait été mentionné par la presse.
    A l'époque une “chaîne” de ce type avait circulé.
   
    Il est donc probable que ce sont de petits malins irresponsables qui s'amusent à la faire circuler à nouveau en l'adaptant à la France.
    Il y a vraiment des imbéciles sur terre

    J'ai adressé une copie des messages à l'Institut Pasteur et au commissariat d'Issy à toutes fins utiles.

Donc ne vous inquiétez pas et ne retransmettez plus cette chaîne.

Mardi 11 mars 2008 à 10:36

Photos, photos comiques

    Abandonnant mes articles sur la formation de notre cerveau, je retourne vers les photos amusantes pour vous détendre un peu.

    Mais parmi les nombreux mails que j'ai reçus, certains me demandent des explications sur les "centres d'apprentissage" et les "centres du plaisir" du cerveau. Je ferai bientôt un article sur ce sujet, mais il me faut le temps de le rédiger, car ce n'est pas facile à expliquer simplement et , en ce moment, j'ai beaucoup à faire!.

    Je compte aussi faire un article sur la solitude dont se plaignent beaucoup de mes guenons.



En attendant je ne résiste pas au plaisir de vous montrer cette photo de René Maltête, qui à mes yeux, représente la hantise de la solitude !

Mardi 11 mars 2008 à 10:18

Divers



    Les chaînes m'agacent et je les mets à la poubelle. Mais celle ci m'a paru inquiétante, alors je fais une exception, je la publie :

        "Qui s'y frotte s'y pique"


A Lyon, dans une boîte de nuit, (Titan), des personnes ont eu une aiguille plantée dans le bras par un gars rigolant leur disant:  "Ça y est t'es avec nous, t'a le SIDA"


Ceci s'est passé à Paris. Il y a quelques semaines de cela, dans un cinéma, une personne s'est assise sur quelque chose de piquant sur un des sièges. Lorsqu'elle s'est relevée pour voir de quoi il s'agissait, elle a trouvé une aiguille plantée à travers le siège avec une note attachée disant : "Vous venez d'être infecté par le VIH"

Le Centre de Contrôle des Maladies rapporte plusieurs événements similaires dans plusieurs autres villes récemment. Toutes les aiguilles testées sont positives VIH.
Le Centre rapporte qu'on a trouvé des aiguilles aussi dans les retours de monnaie de distributeurs publics.
Ils demandent à tout le monde d'user d'une extrême prudence quand vous serez confronté à ce genre de situation.
Toutes les chaises publiques devraient être inspectées avec vigilance et prudence avant usage. Une inspection visuelle minutieuse devrait suffire.
De plus, ils demandent à chacun de communiquer cet avis à tous les membres de votre famille et vos amis du danger potentiel.
L'information mentionnée ci-dessus a été envoyée par la police municipale de la Ville d'Issy Les Moulineaux à tous les départements d'Ile de France qui ont diffusé la nouvelle dans toutes les villes.

    J'avoue que je ne crois qu'à moitié à la seringue infectée et à l'inconscience et la rancoeur de gens atteints du sida, qui presque seuls peuvent avoir de quoi infecter la seringue.
    Je croirais plutôt à une plaisanterie complètement idiote et de mauvais goût, par des gens qui n'ont pas le respect des autres.
    Je vais essayer de me renseigner auprès de ce centre pour savoir si c'est vrai ou s'il y a un "fabricant de chaîne" vraiment C..


    Mais on ne sait jamais, alors regardons sous nos fesses avant de nous asseoir !

Lundi 10 mars 2008 à 9:23

Sexualité, Homosexualité



    Maintenant que nous connaissons comment notre cerveau se forme chez le foetus, comment l'environnement, l'éducation et l'expérience agissent sur lui pour former de nouvelles connections à l'origine de notre acquit, que nous avons vu le déclenchement de la puberté, nous pouvons nous poser la question tant controversée l'homosexualité est elle innée ou acquise ?

    Aujourd'hui, diverses études sociologiques permettent d'affirmer que l'homosexualité existe dans toutes les sociétés. Le pourcentage de personnes à orientation homosexuelle est à peu près le même dans toutes les sociétés et à travers toutes les époques. En clair, le comportement homosexuel est universel et a toujours existé. Selon les statistiques, l'homosexualité exclusive touche environ 3 % de la population, mais il est probable que devant les critiques et les tabous qui entraînent une certaine réticence à se dire homosexuel leur nombre est sans doute plus élevé.
    Ces statistiques recensent uniquement les adultes ayant un comportement net et non les “essais” de l'adolescence.

    Diverses hypothèses ont été émises par les psychiâtres ou les neurobiologistes :

L'homosexualité, une maladie mentale d'après Freud

    Selon la théorie de Freud l'homosexualité était due à un “complexe d'Oedipe inversé” et elle a été incluse comme maladie mentale dans le guide de diagnostics psychiatrique DSM jusqu'en 1973. Depuis 1973, ce n'est plus considéré comme maladie mentale .
    Les neuro-biologistes ont montré en effet que les hypothèses de Freud sur les refoulements sexuels de l'enfant, notamment dans ses rapports aux parents, étaient tout à fait erronés l'enfant n'ayant pas (sauf s'il était agressé sexuellement) de blocage sexuel avant la puberté.

 
La théorie génétique

    Une théorie selon laquelle: l'homosexualité est héréditaire. Il existe diverses études prônant cette théorie, notamment une étude portant sur des jumeaux identiques, et une autre publiée en juillet 2006!) portant sur la probabilité d'être homosexuel si on est le plus jeune d'une série de garçons dans une famille.
    Les  statistiques portent en général sur des populations très faibles et particulières et les chiffres sont très peu convaincants et très critiqués par les experts en statistique.
De plus une étude statistique permet de trouver des corrélations mais ne renseigne pas sur les relations de causes à effets
    En fait bien que le génome soit maintenant mieux connu, aucune explication n'est venue étayer cette théorie. On n'a pas trouvé le ou les gènes de l'homosexualité
    Un des chercheurs Paul Hastings dit «Probablement qu'un ensemble de gènes contribuent à créer un potentiel qui, ensuite, est modulé par d'innombrables autres facteurs».
     On ne naît donc pas gai ou lesbienne, tout au plus doté de certains gènes qui prédisposent plus ou moins à cette orientation sexuelle. ”

       
 La théorie hormonale

    Des chercheurs ont supposé qu'il existe une perturbation hormonale pour expliquer l'homosexualité. Manque de testostérone chez des hommes et excès chez les femmes.
    Des études ont fait état de taux de testostérone élevés chez des lesbiennes, mais d'autres lesbiennes ne présentaient pas cette caractéristique.
    Par ailleurs on ne sait pas si le fait d'être homosexuel a une influence sur les taux d'hormones (ce pourrait être une conséquence et non une cause).
    Par contre on sait depuis longtemps que la vaste majorité des femmes atteintes d'hyperplasie congénitale des glandes surrénales, trouble qui entraîne une sécrétion trop importante de testostérone dès le stade embryonnaire, sont hétérosexuelles.
    Injecter de la testostérone à un bébé guenon n'induit pas de comportement sexuel mâle et un singe castré (qui n'en produit plus) peut rester très actif sexuellement surtout s'il est entouré de femelles et même s'intéresser aux mâles.
    Raisonner en opposant l'action de la testostérone à celle des œstrogènes est une vue simpliste qui ne correspond pas à la réalité biologique», dit le chercheur Catherine Vidal, rappelant qu'hommes et femmes produisent chacun ces deux hormones, mais en proportions différentes. Tout est donc une subtile question de dosage... et d'interprétation par le cerveau.
    «Avec l'évolution, des espèces les plus anciennes aux plus récentes, le cerveau échappe graduellement à la loi des hormones pour dicter les relations sexuelles», explique la neurobiologiste.
    Le taux d'hormone, s'il a une influence sur notre activité sexuelle, ne fait pas l'attirance.

     Une autre théorie, très récente, dans le même ordre, touche la perception des odeurs et des phéromones. Mais les résultats des études (voir un de mes précédents articles ) a montré que les humains étaient très peu sensibles aux phéronomes sexuelles.


 La théorie du cerveau : un hypothalamus différent.

     En 1991, Simon LeVay, un chercheur indépendant, fait une étude sur les régions de l'hypothalamus qui régissent la production d'hormone et les rapports sexuels.
    En analysant le cerveau de 41 cadavres (6 femmes hétérosexuelles, 19 hommes homosexuels et 16 hétéros). Il constate que chez les hommes homosexuels,un des centres
de l 'hypothalamus qui régissent notre activité sexuelle et la production de GnRH, est d'une taille identique à celui des femmes. Il conclut qu'il existerait un substrat biologique de l'orientation sexuelle.
    Mais ses résultats sont loin de faire l'unanimité. Les homosexuels étaient atteints du sida, contrairement aux autres hommes et aux femmes de l'étude et le sida peut modifier le fonctionnement et la structure de l'hypothalamus.
    Des études ont constaté des anomalies analogues chez des rats, mais l'homosexualité des rats n'est pas celle des hommes et est beaucoup plus soumise aux sécrétions hormonales et aux phéronomes et le choix du partenaire ne doit rien aux sentiments.
   Que cette particularité de l'hypothalamus soit à l'origine de l'homosexualité est donc peu probable.

L'influence de l'environnement et de l'éducation ou de l'expérience.

     Des études ont montré que certaines personnes homosexuelles  avaient reçu une éducation contraire aux éducations habituelles de leur sexe. Des parents qui souhaitaient un garçon avaient élevé leur fille comme un “garçon manqué” et d'autres qui souhaitaient une fille, leur garçon dans les poupées et les fanfreluches.
    Mais ce sont des cas relativement particuliers et aucune généralisation n'est possible.

    Par contre les psychologues savent que l'adolescent ne se découvre pas tout à coup homosexuel.  Il peut pour des raisons diverses, ne pas avoir de succès auprès des ados du sexe opposé et être attiré plus par les personnes du même sexe, qui l'admettent davantage dans leur compagnie.

    Les centres d'apprentissage et les centres du plaisir s'habituent à cette situation et la préférence pour ce choix peut alors s'installer, mais en fait on ne peut se savoir homosexuel(le) sans avoir jamais couché avec une personne de son sexe et avec une personne du sexe opposé, afin de comparer ses inclinations.
    Cependant les enfants ayant vécu dans une famille homosexuelle ne semblent pas avoir cette orientation plus que les autres.
    A l'inverse les tabous, les idées homophobes de la famille et de l'entourage, les valeurs morales ou religieuses ou le désir de fonder une famille dans des conditions plus faciles, peuvent inciter à réfréner toute tendance homosexuelle et à revenir à l'hétérosexualité
    L'influence de l'environnement et de l'éducation est certaines, mais elle est très complexe, vue la multitude des facteurs et aucune influence prépondérante n'a été dégagée

Que dire alors ? Quel constat faire?

    Les études scientifiques sur l'origine de l'homosexualité ne sont pas explicites, et leurs auteurs ne sont pas exempts de préjugés. Tout résultat est immédiatement extrapolé par divers groupes , qu'ils soient pro-homos ou homophobes.
    Il est possible que notre conformation physiologique ait une influence prédisposante, mais on ne sait pas quelle en est la nature et l'influence de “l'acquit” est énorme.

    Mais je me demande si la question posée n'est pas un faux problème.

    D'abord, la sexualité ne se résume pas à des catégories. Chaque individu la vit différemment et aucune règle n'existe en la matière.
    Toutes ces recherches supposent l'hypothèse  qu'un individu ne peut présenter que deux orientations sexuelles. «La bisexualité, par exemple, reste taboue, même si elle n'a rien de pathologique», dit Paul Hastings.
    Entre homosexualité exclusive et hétérosexualité exclusive, toute une gamme existe et c'est à chacun de faire son chemin pour savoir où il se positionne.Découvrir son corps et chercher à connaître celui des autres, sont des étapes nécessaires pour trouver son équilibre. Et il est important de prendre son temps.

   
    Deuxième réflexion, dans toutes ces études on étudie cette orientation sexuelle à pertir des données qui peuvent régir notre activité sexuelle, mais l'activité sexuelle et le choix du partenaire ne sont pas la même chose et nos choix, (du moins s'ils concernent un véritable amour et non une aventure purement sexuelle)  sont intellectuels et sentimentaux,


Surveillons notre vocabulaire ainsi que nos représentations mentales

    J'ai été frappé par la remarque que j'ai discutée dans un de mes articles, d'un de mes correspondants, qui qualifiait les homosexuels “d'anormaux” (pour hors normes) ce qui était ambigu et prêtait à malentendu.
    Je pense que beaucoup d'entre nous ont des images tout à fait particulières (je dirais presque tendancieuses) de l'homosexualité
    Une remarque très juste que faisait Ankou dans un commentaire :

“... Mine de rien, on est encore considérés bizarrement... Si je dis que je suis en couple avec une femme à une fille hétéro, ça passe sans problème dans la quasi totalité des cas. Si je dis que je suis lesbienne, j'ai une chance sur deux pour que la nana m'évite, se considérant comme une "proie potentielle".
On a souvent l'image des homos draguant / couchant à tort et à travers. C'est dommage, c'est un peu la surface visible de l'iceberg, pourtant....”

    Je suis d'accord avec elle : la plupart des homosexuel(le)s que j'ai connu(e)s avaient une vie de couple “rangée” analogue à celle d'un couple hétéro.
   
    De même on a tendance à voir un homosexuel homme selon les clichés du cinéma, de la “cage aux folles” ou de certains grands couturiers et les femmes lesbiennes comme ayant une morphologie énergique, chevauchant une moto, pratiquant les arts martiaux et ayant un langage “viril”.
        Une correspondante m'écrivait aussi que l'un de nos archétypes est l'homme "protecteur" et la femme "tendresse", de telle sorte qu'ont admet mieux l'image de deux femmes ensemble, symbole de la douceur, que deux hommes ensemble, symbole de la force.
Bien sûr c'est une image très simpliste que nous avons ainsi, mais je crois cette. remarque très pertinente.   

    Tout cela n'est que clichés médiatiques ou issus du passé..

    Je pense enfin qu'on n'est véritablement certain de son homosexualité qu'à l'âge adulte, La recherche d'expérience et les “essais” des ados en préjugent absolument pas de leur orientation future.
    En particulier, éprouver une affection extrêmement forte pour sa meilleure amie quand on est une fille, ne signifie pas obligatoirement que l'on est lesbienne.
    L'ado est en déficit. de tendresse. Il sort du cocon familial et il a besoin d'altruisme, de contacts humains d'amis, même s'il est introverti.
    Il n'a pas l'expérience de la vie et de l'amour , il en est à sa découverte, et il a tendance à prendre une simple inclination pour de l'amour. C'est ce que je rencontre tous les jours avec mes guenons attristées par la rupture avec leur petit ami. Alors n'est il pas normal qu'une grande amitié, me^me entre deux ados du même sexe, bien plus forte qu'une simple inclination passe aux yeux des jeunes pour de l'amour ?


Dimanche 9 mars 2008 à 9:58

Inné et acquit

    Dans les deux articles précédents je vous ai montré dans un premier article, comment le cerveau du foetus se formait à partir de notre matériel génétique, avec toutefois certains degrés de liberté, mais évidemment avec une infliuence très faible de l'environnement - si ce n'est l'organisme de la mère - et que donc les résultats de cette formation étaient “innés”, mais ils ne concernent pas la vie sexuelle, si ce n'est le sexe de l'enfant.

    Mais à la naissance si le cerveau a un potentiel immense, il était relativement peu performant, comme le serait un ordinateur sans logiciels et dont le disque dur n'a rien dans sa mémoire;
    Dans le second article nous avons constaté que l'environnement avait au contraire une influence considérable sur son développement, car il allait “façonner”les connexions et les réseaux de neurones en fonction de l'apprentissage, de l'instruction et de l'éducation que nous allions recevoir et cela gâce à des “contrôleurs” qui étaient nos “centres d'apprentissage” et nos “centres de plaisir”.
    Ces centres qui guident le cortex, nous permettent d'acquérir la maîtrise de notre corps, des connaissances, des automatismes et des règles de vie, des outils tels la parole, l'écriture, puis tous les acquits scolaires, nos goûts, la gestion de nos sentiments, avec toutefois des risques de dérapages car le plaisir peut conduire à des habitudes bénéfiques comme néfastes (par exemple la drogue).
    A coté de ce qui est inné, cette influence de notre environnement et notamment de notre famille, de nos éducateurs et de nos amis , cet “acquit” est immense.
    Nous nous étions arrêtés juste avant la puberté de l'adolescent.
    Quel est le rôle du cerveau dans la puberté?

    Pourquoi la puberté se déclenche t'elle?

    Les chercheurs ont identifié en 1990 un gêne qui déclenche la production de pré-hormones par les neurones de l'hypothalamus de peptines, constituées d'acides aminés, et qu'ils ont appelées “kisspeptiines”.
    D'autres neurones possèdent des récepteurs de ces kisspeptines. En l'absence de ces récepteurs (on a réussi à créer des rats par mutation qui ne possédaient pas ce récepteur), il n' y a pas de puberté.
    Il semble que les signaux reçus par ces récepteurs activent une nouvelle catégorie de neurones de l'hypothalamus, qui produisent alors une nouvelle pré-hormone (découverte en 1977 par Roger Guillemin et Andrew V. Schally,et leur a valu  le prix Nobel) également composée d'acides aminés, la “Gonadolibérine” ou GnRH.   
    Cette Gonadolibérine est libérée par les terminaison nerveuses des neurones de l'hypothalamus et atteint une glande voisine qui se trouve au milieu du cerveau central et s'appelle l'hypophyse, glande qui régule notre système hormonal en envoyant dans la circulation sanguine des pré-hormones qui régulent le fonctionnement des autres glandes.
    La GnRH se fixe sur des récepteurs de cellules de l'hypophyse et elles stimule dans cette glande la sécrétion de deux hormones dont je ne vous détaillerai pas les noms compliqués et que nous appellerons seulement FSH et LH.. La GnRH ayanr fait son action est détruite.
    Ces deux hormones sont amenées par la circulation sanguine dans les testicules des garçons et les ovaires des filles et feront produire par les testicules de la testostérone (une autre hormone) qui permet la production des spermatozoïdes et par les ovaires des oestrogènes (folliculine et lutéine) qui sont les deux hormones qui régulent le cycle féminin et la maturation des ovules.
    Mais la testostérone et les oestrogènes qui circulent dans le sang vont atteindre aussi l'hypothalamus et elles agissent alors comme un régulateur (une rétroaction) pour freiner la production de GnRH.
    Evidemment vous allez poser la question : mais qu'est ce qui déclenche à l'origine l'expression du gène des kisspeptines? Pour le moment on ne sait pas et lorsqu'on le saura une autre question causale se posera probablement !!!

    A partir de la puberté ce cycle GnRH, --> FSH  + LH --> testostérone et oestrogènes et rétroaction de freinage et régulation va fonctionner régulièrement jusqu'à un ralentissement progressif à la vieilesse chez les hommes, à la ménopause chez les femmes. (voir le schéma ci-dessous).

    Ce sont aussi cette circulation d'hormones sexuelles qui vont en partie provoquer le désir et les pulsions sexuelles. Mais si chez l'animal c'est instinctif, chez l'homme (et en partie chez les grand singes), le cerveau émotionnel et le cortex contrôlent cette action et ont un rôle inhibiteur ou orientateur de ces phénomènes.
    Il est important de savoir que les variations de taux hormonal, surtout chez la femme, peuvent entrainer des variations d'humeur, voire des phénomènes cycliques d'angoisse et de stress.   

    Il est certain donc que la génétique a une action sur le déclenchement de la puberté et sur la régulation de notre vie sexuelle, qui est largement soumise aux variations plus ou moins normales de nos sécrétions hormonales.
    Des études ont montré le caractère héréditaire ou inné de certaines caractéristiques de ces productions d'hormones.
    Une partie de notre vie sexuelle est donc de nature innée. L'évolution a d'ailleurs apporté sûrement certaines règles instinctives destinées à protéger l'espèce et et à éviter notamment les mutation,s néfastes.
    Mais ces tendances sont fortement influencées par les coutumes et l'éducation : archétypes et tabous hérités de notre civilisation, les coutumes, règles morales et religieuses, éducation familiale et instruction scolaires, sentiments et valeurs propres à chacun de nous qui finalement en résultent (ce que les psy baptisent du nom barbare de “sur-moi”) et aussi les médias et le “regard des autres”.
    Il y a donc aussi une forte influence de l'environnement et de l'acquit

    Mais il faut se garder d'une confusion : les désirs sexuels, leur induction et leur régulation sont une chose.
    Le sentiment d'amour et le choix d'un partenaire en sont une autre différente.

    Nous ne sommes pas des animaux et nous ne choisissons pas notre partenaire par la détection d'une phéromone, ni pour son aptitude à procréer.
    Nos choix, (du moins s'ils concernent un véritable amour et non une aventure purement sexuelle)  sont intellectuels et sentimentaux, ils ne sont pas guidés par nos hormones.
    Dans le prochain article nous allons revenir sur l'orientation sexuelle, maintenant que nous avons acquis certaines connaissances, en nous posant la question qui préoccupait certain(e)s d'entre vous :
             l'homosexualité est elle innée ou acquise ?



Samedi 8 mars 2008 à 16:59

Sciences et techniques




    Mon précédent article m'a valu encore quelques mails ce samedi.
Certains font état d'expériences ou de lectures qui me paraissent engendrer des conclusions inexactes. Alors je voudrais seulement ce soir en quelques lignes vous rappeler deux règles fondamentales en matière de recjherche scientifique, règles qui sont quotidiennement bafouées par les médias, voire par certains chercheurs.

    Je vous rappellerai d'abord l'incertitude de la poule et de l'oeuf.
Qui a été le premier de la poule et de l'oeuf. ?
    C'est en fait un problème insoluble, mais un faux problème le plus souvent, car souvent avant la poule et l'oeuf il y a autre chose et l'évolution a abouti à la poule et à l'oeuf d'aujourd'hui.
    Mais chaque fois qu'on troubve une explication, on a immédiatement la question de trouver des explications à la nouvelle explication que l'on a trouvée. Une question résolue engendre dix questions à résoudre et cela n'a pas de fin. Nous n'aurons jamais de certitude et de connaissance absolue.
    Soyons donc sceptiques et modestes.

    Vous connaissez sans doute l'histoire suivante :
    Les chercheurs ont trouvé une corrélation mathématique certaine (les beautés de la statistique !) entre “la mortalité des vieillards” et “les dépenses de chauffage l'hiver” (très chères avec l'augmentation du prix du fioul).
    Un journaliste a donc annoncé au journal télévisé que pour empêcher les vieillards de mourir, il ne faut pas les chauffer !
    Résultat évidemment absurde pour toute personne ayant du bon sens.     Alors où est l'erreur, les chiffres et les calculs mathématiques étant exacts.?

    Ce n'est pas parce qu'on constate un lien entre deux phénomènes que l'un est la conséquence de l'autre et l'autre la cause du premier.
    C'est parfois vrai,
    Parfois on ne sait pas lequel est la conséquence de l'autre.
    Enfin c'est souvent faux, les deux phénomènes ayant une cause commune plus ou moins lointaine.   
   
    Pour rester dans le domaine du cerveau, de l'inné et de l'acquit, ce n'est pas parce qu'on constate une corrélation entre une caractéristique du cerveau chez un adulte et une certaine caractéristique de notre personnalité que celle ci est la conséquence de cette particularité cérébrale. il est aussi possible que la particularité cérébrale soit la conséquence de l'influence de l'environnement sur notre cerveau sous l'effet de notre personnalité !
    En fait une corrélation n'est qu'un outil pour faire des hypothèses scientifiques. Il faut ensuite démontrer qu'elles sont vraies (ou s'apercevoir qu'elles sont fausses).

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