Mardi 15 avril 2008 à 8:08

Zoo


        Le zoo de Branféré a ses "stars" : ses "lamas" ou plus exactement une sorte particulière : ses "alpagas".
        Il y a d'ailleurs en Bretagne un élevage d'alpaga très connu : "les Alpagas d'Armorique".
        Voici les deux plus connus de Branféré, monsieur Alpaga et sa douce fiancée.






       Contrairement à ce qu'on voit dans "Tintin", ils ne vous crachent pas à la figure, mais sont très gentils et aiment qu'on les caresse ou qu'on gratte leur fourrure de laine très épaisse, plus rèche que celle d'un mouton.
    Monsieur Alpaga est un peu snob, et il a une belle frange. Mais je vous assure qu'il y a bien des yeux en dessous !







        Quand à madame Alpaga, comme Eve, elle est gourmande et ne déteste pas les friandises.
         Je ne sais pas si elle aime les pommes, mais adore le maïs grillé !
       Et elle n'hésite pas à venir demander avec insistance et à attendre un peu qu'on lui en donne. Si on tarde un peu trop, elle se sert toute seule !!!

Dimanche 13 avril 2008 à 9:16

Singe

Pour vous reposer, quelques photos, toujours à Branféré en Bretagne


    Je vous parle souvent de mes "guenons" et de mes "babouins".
    Je sais que cela ne vous choque pas : ce sont des mots d'amitié du vieux singe que je suis.

    Sur mon blog, vous n'aurez de moi que la photo du vieux ouistiti à lunettes.

    Mais je vais vous montrer la photo d'une guenon timide









et celle d'un babouin

    Ce sont des "singes écureuils" assez timides.























    Et puis pour le âmes sensibles, je veux vous montrer cette photo d'une maman singe et de son bébé

Dimanche 13 avril 2008 à 9:09

Notre cerveau : mémoire; inconscient; Freud



      Ma jeune correspondante “qui atteint le ciel” a eu du courage de lire l'article sur les “neurones miroirs” et pose la question suivante, qui en fait est multiple :   


“....J'ai lu l'article et j'ai à peu près compris; je pense que l'exemple des accords de guitare est bien choisi mais je me dis que c'est sûrement possible d'améliorer ces neurones. Etant donné que certains joueurs arrivent à mémoriser un très long enchainement d'accords en une fois alors que moi je galère après l'avoir vu une dizaine de fois. En tant que musicienne je pose une question, Comment  fait on pour développer ses neurones miroirs?  “

    J'ai bien compris ce que tu voulais dire en parlant d'améliorer ces neurones, mais je crois cependant qu'il faut préciser comment  ces cellules fonctionnent.

    Un neurone ne s'améliore pas : il vit ou il meurt
    C'est une cellule qui recueille des informations sur ses dendrites et ,si la somme des courants reçus est positive et supérieur à un seuil, le neurone transmet une impulsion d'influx nerveux sur son axone, vers la dendrite d'un autre neurone, la liaison entre axone et dendrites suivantes se faisant pas voie chimique au travers d'un intervalle appelé synapse (voir un des premiers articles sur le cerevau sur mon blog.)
    Le cerveau est fait de centres qui groupent des milliers, voire des millions de neurones ayant une fonction donnée (par exemple interpréter une caractéristisue de la vue) et centre après centre l'information est traitée en série, ou bien en parallèle par plusieurs centres à la fois.
    Ces traitements c'est un peu comme des postes d'aiguillages de chemin de fer; il s'agit de mettre en communication certains neurones entre eux et pas d'autres. Par exemple si un neurone du cortex demande à l'hippocampe et au thalamus par quel moyen de transport Paul est venu déjeuner à la maison, le thalamus, en liaison avec l'hippocampe, va aller voir dans les mémoires correspondantes et il mettra les neurones du cortex en communication avec ceux qui représentent une voiture ayant la forme de celle de Paul, avec ceux qui représentent la couleur rouge, et avec les mots auto, la marque X, ret éventuellement d'autres renseignements sur cette voiture.

    Comment font ils ces neurones pour se reconnaitre entre eux?
    Quand le thalamus par exemple, reçoit des perceptions relatives à un même sujet à un moment donné, il envoie des impulsions électriques qui renforcent les connexions entre ces neurones. Donc ces neurones vont être reliés entre eux et si on accède à l'un d'eux, il vous aiguillera sur les autres (éventuellement à nouveau par l'intermédiaire du thalamus). Une autre partie du cerveau qui joue le même rôle notamment pour tout ce qui est souvenirs successifs “datés dans le temps” c'est l'hippocampe (la maladie d'Alzeimer est à l'origine, une dégénérescence de cette partie du cerveau).
    Si le souvenir n'a pas d'importance, le cerveau, ou quelques minutes après l'avoir enregistré, ou pendant le sommeil, supprime (par des impulsions négatives) les connexions correspondantes et le souvenir est effacé.
    Si au contraire il est important sur le plan sentimental ou émotionnel, cela renforce les connexions.
    Mais si vous ne vous servez plus de ce souvenir, alors les connexions s'affaiblissent peu à peu. On a du mal à se rappeler : c'est l'oubli.
    S'il s'agit de connaissances , par exemple acquises à l'école, chaque fois qu'on répète le souvenir (orthographe, exercice de math...) la connexion se renforce un peu plus. A force elle devient presque indélébile.
    Voila le mécanisme de la mémoire et donc d'amélioration du fonctionnement d'un groupe de neurones.

    Revenons en aux “neurones miroir”.
    Pour le moment les chercheurs n'ont constaté que le fonctionnement de ceux des neurones miroirs qui nous permettaient d'imiter, de comprendre et d'anticiper les gestes d'autrui.
    Donc ils nous permetrrons de saisir comment il faut tenir le violon ou l'archet, gratter les cordes de la guitare, mais pas de retenir une mélodie.
    Certains d'entre nous sont plus doués que d'autre pour cette imitation souvent ceux de préférence “Sensitifs” (voir l'article sur la préférence cérébrale de perception Sensitif / Global).
    Pour exercer ces neurones miroirs, il faut exercer notre “don d'observation” c'est à dire notre faculté de regarder dans le détail l'enchaînement des gestes d'une personne, de les comprendre, de les expliquer et de les retenir.
    Ce peut être une ménagère qui fait la cuiine, un maçon qui fait un mur, une personne qui conduit un véhicule, un joueyr de tennis ....
    Il n'y a pas de miracle : l'amélioration vient de la répétition, donc du travail de multiples efforts d'observation et d'imitation.
    Peu à peu nous apprenons à observer, comprendre les gestes et imiter.
    Les neurones miroirs ont pris l'habitude de travailler et de renforcer la connection d'autres neurones entre eux, notamment ceux du cervelet qui vont ensuite prendre en charge tous nos automatismes.

    Revenons à la mélodie :

    Là c'est beaucoup plus compliqué car il s'agit de retenir la mélodie, d'une mémoire complexe et il me faudra plusieurs articles pour la décrire.
   
    Il y a d'abord l'interprétation des sons élémentaires et l'écoute de leur succession ( une mélodie) par l'oreille, puis le décryptage par le cerveau. C'est déjà très compliqué et il me faudra deux articles pour vous le faire comprendre : un sur loreille et un sur le cerveau.

    Puis il y a la mémorisation de cette mélodie, mécanisme complexe. On pourra voir ce qui différencie l'auditeur courant, du joueur d'instrument et à fortiori du chef d'orchestre.

    Enfin il y a un mécanisme de codage par des notes, qui se rapproche de la lecture des caractères liés au langage, aux mots et à leur prononciation. C'est le solfège et sa traduction en sons par l'instrumentiste.

    J'essaierai d'en parler dans de prochains articles, mais peu à peu, pour ne pas vous rebuter, en alternance avec d'autre sujets.

Samedi 12 avril 2008 à 9:09

Amour et peines de coeur




    Dans les articles précédents j'ai donné mon sentiment sur l'environnement des adolescents aujourd'hui vis à vis de leurs relations amoureuses éventuelles :
    L'adolescent et encore plus l'adolescente, se sentent en “déficit de tendresse”, et seuls face à un environnement hostile et ils cherchent donc le soutien de quelqu'un qui leur apporte un certain amour.
    Ayant l'habitude de voir tous ses désirs comblés rapidement, le jeune n'a pas la patience d'attendre de bien connaître un(e) ami(e) et il se lance très vite dans un amour dont les médias et l'exemple des parents lui donnent une image de fragilité, d'insouciance et de satisfaction temporaire de ses propres désirs, sans tellement tenir compte du bonheur de l'autre (ou des autres).
    Sacrifiant à la mode inculquée par les médias, ses critères de choix sont basés sur des apparences et non sur la connaissance de l'autre résultant d'une amitié profonde, et cela d'autant plus que le désintérêt pour le travail scolaire et l'engouement pour les moyens modernes de communication, fait délaisser le contact direct au profit du contact virtuel et donc ne favorise pas la connaissance des autres.
        De plus les médias et la mode donnent une image de l'amour beaucoup plus sexuelle que sentimentale, et cela encore plus pour les garçons que pour les filles, alors que les moyens de contraception permettent de moins craindre une grossesse non désirée.

    Voilà donc l'environnement, alors dans ce contexte, sur lequel vous pouvez ne pa être d'accord, comment gérer “l'apprentissage du sentiment d'amour” ?

    Plusieurs idées simples me paraissent nécessaires, qui s'adressent à mes correspondantes, puisque le vieux singe a  beaucoup plus de guenons que de baboins

    Cultiver l'amitié et privilégier le plus longtemps possible les “amis” aux “petits amis” : l'amitié est aussi un remède au déficit de tendresse des ados.
    Posez vous la question : “que va m'apporter un petit ami par rapport à un ami. ?”
    Beaucoup d'entre vous me répondent : "je veux avoir quelqu'un de fidèle à qui je puisse me confier et qui s'occupe de moi, sur qui je puisse compter.".
    Mais il y a des amis sur lesquels on peut compter au moins autant que sur un petit ami et l'homme est souvent plus fidèle en amitié qu'en amour.
    Et l'avantage c'est qu'on peut avoir plusieurs amis.
    Peut être que le désir et l'amour viendront ensuite avec l'un d'eux, mais au moins ils seront basés sur une bonne connaissance et entente réciproque.
    Grande amitié et amour ont les mêmes symptômes : j'ai déjà fait plusieurs articles sur “qu'est ce qu'aimer” et j'ai cité plusieurs de mes correspondantes; je pourrai les compléter.
    Mais souvent on m'a dit : l'amour c'est une grande amitié avec le désir en plus. Je crois que pour un adulte qui a déjà vécu l'amour c'est en partie vrai. je ne suis pas sûr qu'il en soit de même pour un adolescent.   

    Sortir ou discuter beaucoup sur MSN avec un garçon ne fait pas de lui votre petit ami. Pourquoi vouloir sortir avec un seul garçon et à l'inverse pourquoi s'il sort avec vous, devrait il être votre “petit ami”.
    Evidément c'est intéressant de pouvoir raconter cela aux copines, mais la vantardise et le sentiment d'amour sont deux choses différentes.

    Aimer par jalousie des autres ne conduit pas en général au véritable amour. Choisir trop vite aboutit le plus souvent à un mauvais choix.
    Faucher le petit ami de sa copine entraîne en général à des scènes qui tuent très vite un couple.
    Quant à jalouser les copines déjà casées et se rendre malade parce qu'on ne l'est pas encore, et se jeter à cause de cela, sur le premier venu, est source de stress. Demandez vous plutôt d'une part pourquoi vous n'avez pas encore trouvé l'âme soeur et si finalement vous n'êtes pas plus heureuse que vos copines qui ont souffert de beaucoup de chagrins d'amour.

    La hâte est une très mauvaise conseillère. On n'est ni déshonorée ni anormale parce qu'on a 18 ans et pas de petit ami. Autrefois il était rare que l'on aime avant 18 ans et on n'était pas malheureux pour autant.La société a changé c'est tout, mais ce n'est pas parce que la mode est à la “course au petit ami” qu'il faut se transformer en mouton brandissant un filet à papillon !
    A l'inverse ne visez pas trop haut, ne soyez pas trop exigeante et idéaliste. Car si vous ne voulez que d'un être idéal, si vous vous montrez trop difficile et critique vis à vis de ceux qui vous approchent, vous risquez de ne pas trouver chaussure à votre pied. Le prince charmant, c'est bien dans les romans, mais dans la réalité, il a des défauts comme chacun d'entre nous.

    Dialoguez et essayez de bien connaître les autres. Un couple doit être en harmonie et s'entendre sur le plupart des choses. Ce sera déjà assez difficle de se mettre d'accord sur le reste.
    Alors connaissez vous d'abord vous même, essayez de savoir quels sont vos qualités et vos défauts, vos goûts et vos désirs, vos choix d'avenir, et essayez de connaitre le mieux possible celui pour lequel vous avez un penchant, une attirance, pour voir si vous avez suffisamment de points communs et surtout si vous êtes en harmonie sur les point importants et à plus long terme : valeurs goûts, façon de vivre....
    Les préférences cérébrales sont de bons critères de connaissance de soi et de test des risques du futur couple. D'ailleurs elles sont très utilisées par les conseillers conjugaux aux Etats Unis.
    J'ai fait quelques articles sur l'entente avec un petit ami, selon vos préférences respectives.

    Essayez d'utiliser en amour, qui est un sentiment subjectif, des critères de choix objectifs : être mignon, baratineur, aimer s'amuser et les mêmes musiques ne sont pas des critères suffisants.. Cela permet de rendre les copines jalouse et de coexister un temps de façon agréable, mais où est l'amour là dedans ?

    Regardez aussi le comportement du garçon avec ses camarades et ex s'il en a eu une; cela vous renseignera sur sa façon de traiter les autres, sur ses objectifs.
    Mais attention, chacun de nous fait son “cinéma” (c'est ce qu'on appelle la “personna”, j'ai fait des articles à ce sujet). Il faut essayer de différencier cette personna de son moi profond et c'est très difficile.
    Mais méfiez vous de quelqu'un dont la personna s'éloigne trop de sa personnalité. Plus il veut paraître, plus il est mythomane, plus vous risquez de vous tromper sur lui et même lui sur vous.

    Parlez avec votre petit ami de projets d'avenir. Si l'un de vous est réticent devant ces conversations, c'est que pour lui cet amour n'est qu'un amourette agréable, mais sans lendemain.   
    Si pour vous ce n'est pas le cas, si vous rêvez de rester longtemps avec lui, alors il ne faut pas attendre d'être devant les problèmes et les décisions pour en discuter, car c'est là que vous vous apercevrez que sur des questions très importantes, vous n'êtes pas d'accord et qu'un compromis est difficile et coûte à chacun. Si vous attendez d'être plus tard devant les choix à faire, il sera trop tard et comme en attendant vous vous serez attachée davantage, le stress et la rupture n'en seront que plus durs.
    Ne vous endormez pas parce que vous vous amusez bien ensemble et que vous aimez les mêmes groupes de rock !
    Parlez valeurs morales, opinions, religions (ou agnosticisme), métiers futurs, vie commune, partage des tâches, éducation des enfants.
    J'ai connu un ménage qui a divorcé parce que deux ans après leur mariage, ils se sont aperçu que l'un voulait assez vite des enfants et l'autre voulait attendre six ou sept ans !!
Il eut mieux valu s'en apercevoir avant !

    Les amours au lycée et même à la fac ne sont pas durables.Il faut donc ne pas trop s'attacher et s'attendre à une fin un jour.
    Vous avez bien peu de chance de tomber la première fois sur le grand amour et cela d'autant plus que vous êtes jeune et inexpérimentée
    Une amourette n'est pas le grand amour
    Savoir ce que c'est qu'aimer vient peu à peu, comme je l'ai déjà dit souvent.    Il est donc nécessaire et normal de faire plusieurs essais et d'apprendre peu à peu le sentiment d'amour en faisant comme l'enfant qui apprend à se servir de ses membres :en ratant certains essais, mais en tirant les leçons et en essayant mieux la fois suivante, jusqu'à la réussite.
    Quand vous allez, enfant la première fois dans une pâtisserie, vous ne savez pas quel gâteau vous préférez. Alors vous en choisissez un et vous le mangez. Si ce gâteau vous plaît, peut être en mangerez vous pendant quelques temps, mais un jour vous voudrez essayer un autre et peu à peu vous classerez vos gâteaux parce que vous allez découvrir vos goûts en matière de pâtisserie;
    Alors vous allez savoir que vous avez trois ou quatre gâteaux préférés et peut être un que vous aimez encore mieux.
    La difficulté c'est qu'on peut sans inconvénient aimer plusieurs gâteaux, mais que l'être humain et possessif et n'aime pas partager.
    Alors ayez plusieurs amis et faites d'abord l'inventaire de vos souhaits en amitié, car vous pouvez les faire coexister sans risque, muis quand vous aurez ainsi acquis déjà une ceratine expérience, vous pourrez passer à des essais “uniques à la fois” et affiner vos choix.
    Après ces essais vous aurez plus de chance de trouver un amour durable.
    Je sais que ces essais choquent certains d'entre vous, également certains de vos parents et grands parents peut être, mais aujourd'hui, cela me parait encore plus indispensable qu'autrefois, compte tenu de notre environnement que j'ai décrit dans les articles précédents.

    Je rappellerai ce que j'ai déjà dit sur les “stades difficiles, au passage desquels les deux membres d'un couple risquent de diverger.
    Le premier c'est le passage du lycée à l'enseignement supérieur, car on sort de l'adolescence et on change assez vite de mentalité, on prend une certaine indépendance, On entre dans la “cour des grands”
    Le second stade dans un amour c'est lorsque l'on va vivre ensemble sous un même toit, car jusque là on ne se voyait que par intervalle et on était privés de se voir, et donc c'était tout beau. Là on se voir à satiété et il va falloir se supporter. Alors on a eu ce qu'on voulait et l'attrait de l'existence commune baisse tout à coup.
    Le troisième stade difficle c'est l'entrée de chacun des deux membres du couple dans la vie professionnelle, qui va l'occuper une grande partie de son temps et qui lui apporte de nouveaux contacts, de nouvelles personnes à connaître, de nouveaux amis. Si chacun construit ainsi cette nouvelle “famille” indépendamment de l'autre, on a très vite deux entités divergentes par rapport au couple.
    Le quatrième stade c'est la venue des enfants, car c'est un lien formidable, mais c'est aussi un grand fil à la patte et si un seul des deux accepte cette contrainte c'est la divergence inéluctable (et souvent la souffrance de tous, d'où l'intérêt d'en parler avant).


    Une ado qui “aime” une autre fille ne doit pas culpabiliser. Cela arrive souvent aujourd'hui. J'ai fait plusieurs articles à ce sujet et je ne dirai seulement que, dans l'adolescence, c'est un choix d'essai plus facile qu'avec un garçon et un choix sentimental. Cela ne préjuge pas du tout de l'orientation sexuelle future, et de toutes façons, il n'y a pas matière à culpabiliser.

    Ne pas se précipiter sur le sexe, comme c'est la mode actuellement surtout chez les garçons. Certes l'amour physique est dans un véritable amour un complément indispensable du sentiment d'amour. Mais c'est surtout vrai pour des adultes ayant déjà une certaine expérience.
    A vos âge, certains d'entre vous confondent le sexe et le sentiment d'amour et vous trouvez alors un plaisir comme quand vous fumez une cigarette, mais l'amour sentimental, le don réciproque, la connaissance intime prolongement de l'affection, cela vous est étranger, et il suffit d'un désir plus fort pour un ou une autre pour changer de partenaire.
    Ce n'est pas cela le sentiment d'amour.
    Faire attendre un epu le partenaire est une bonne chose pour savoir s'il est sérieux ou pas.

    Cet article est bien long, mais liil y avait beaucoup à dire, et encore j'ai beaucoup simplifié et résumé.
    J‘attends maintenant vos commentaires et vos mails pour poursuivre.

Jeudi 10 avril 2008 à 9:51

Zoo



    Il y a aussi quelques animaux sauvages qui ne circulent pas au milieu des visiteurs de Branféré, car ils seraient dangereux.
    Voici deux chameaux, qui bossent autant que mes guenons préparant leur bac.
    Ce n'est pas très méchant, mais ça mord et bien des chameliers ont un ou deux doigts en moins à l'une de leurs mains.!




    Et ce Yack avec ses cornes immenses. Je l'ai toujours vu très calme, en train de regarder les visiteurs venus le voir. mais je n'aimerais pas faire la corrida face à de pareilles cornes.







NB  :
 En relisant mon texte je m'aperçois qu'il n'est pas clair.
Ce qui n'est pas méchant et qui mord, ce ne sont pas mes guenons bien sûr, ce sont les chameaux !
Cela dit, en argot de Polytechnique, un "chamô", c'est une femme, à cause bien sûr des deux bosses qui la différencient d'un homme.
Ta petite amie, c'était donc ton "chamô" ! Certains disent que c'est une vision prémonitoire, mais je ne suis pas d'accord !

Jeudi 10 avril 2008 à 9:39

Zoo

    J'ai beaucoup de travail cette semaine, alors je n'ai pas le temps de rédiger un article sérieux avant samedi matin.
    Je poursuis donc mon voyage au zoo de Branféré.

    Cette photo elle est pour mes jeunes guenons au coeur sensible et amoureux.

    C'est une espèce particulière de petit koala roux qui ne mange que des feuilles de bambou.

    Ne voudriez pas un mignon petit nounours comme cela pour vous endormir le soir, tout contre lui, au chaud, le nez dans sa fourrure.

    Oui enfin, je n'ai pas pu approcher tout près et je ne sais pas très bien ce qu'elle sent, cette fourrure.




Mardi 8 avril 2008 à 14:38

Amour et peines de coeur

    Je vous avais promis de continuer aujourdhui mes articles sur l'apprentissage du "sentiment d'amour".
    J'ai essayé, dans les articles précédents, de voir l'influence de l'éducation parentale, celle des médias et l'impatience et le désinterêt qui résultait d'une satisfaction trop grande de nos désirs. Aujourd'hui je voudrais évoquer l'influence du milieu scolaire.
    Je voudrais insister à nouveau sur le fait que je cherche à définir le problème des ados de nos jours et non celui de leurs parents et que je ne porte aucun jugement de valeur. Je cherche à préciser des constatations faites à partir de situations dans mon entourage ou chez mes "guenons", à définir le milieu dans lequel ils vivent aujourd'hui.



    Le comportement des enfants ou adolescents à l'école est très différent aujourd'hui par rapport celui des années 50 et cela a une grande incidence sur leurs relations entre camarades, et en conséquence sur leurs choix amoureux, donc l'apprentissage du sentiment d'amour.

    Au lendemain de la guerre, et jusque vers 1970, l'enfant ou surtout l'adolescent était tout à fait conscient qu'il lui était indispensable d'avoir des connaissances pour pratiquer un métier et avoir des revenus nécessaires pour vivre correctement et assurer le soutien de sa famille.
    Il savait que les études étaient le moyen de préparer son emploi futur et il s'y consacrait. Attentif en classe - même s'il chahutait aussi parfois, - il essayait de faire son travail dans la mesure de ses moyens mais du mieux qu'il pouvait, quitte à demander de l'aide et des explications pour ses devoirs, aux parents, aux copains ou aux profs qu'il respectait.
    Il n'y avait que 2 à 3 % d'illettrés, et le jeune était relativement motivé pour travailler, soit qu'il suive un enseignement général, (mais l'examen d'entrée en 6ème est difficile et il n'y a que 20% environ de bacheliers), soit qu'il s'oriente vers l'enseignement technique ou l'enseignement professionnel. Le plein emploi était relativement assuré, les métiers manuels reconnus.
    Bien sûr il y a toujours quelques cancres, mais ils sont rares, et dans l'ensemble, les jeunes lorsqu'ils ont trouvé la bonne orientation, sont intéressés par ce qu'on leur apprend et leur travail d'acquisition de connaissances et d'apprentissage de la vie. Ce sont des élèves attentifs et consciencieux. Ils consacrent beaucoup de temps à leur travail et le contenu de l'enseignement est un sujet permanent de conversations entre camarades du lycée (qui était aussi un collège, de la 6ème à la terminale).
    vu l'absence de distractions autres on passait notre temps à discuter entre camarades de classe, ou à faire du sport ensemble.

        Aujourd'hui divers facteurs interviennent :
             - la nécessité du métier et du travail est moins évidente et les jeunes garçons pensent surtout à gagner beaucoup d'argent. Ils rêvent d'être un artiste ou footballeur connu, un directeur ou un PDG, un traideur ou un affairiste d'import-export, sans savoir le travail que cela implique pour arriver à de tel postes.
            - la société de consommation qui a créé des besoins de “possession” et les jeunes pensent beaucoup plus à les satisfaire, au prochain achat, à la prochaine teuf, qu'au travail à fournir en classe. Ils vont en classe par obligation, mais ce qu'on y apprend les intéresse rarement.
            - le manque d'attention et de concentration en classe. La difficulté à suivre attentivement un cours pendant plus d'une demi-heure ou de faire des calculs littéraux précis et complexes en mathématiques, sans faire d'erreur, ce qui n'est pas difficile (c'est un mécanisme), mais demande une attention soutenue.
            - le mépris pour le travail manuel ou pour des tâches un peu pénibles, notamment en plein air, ou impliquant des horaires ne permettant pas de voir la télévision ou d'aller sur internet le soir. Je rencontre cela régulièrement chez de jeunes chômeurs que j'essaie d'aider.
        Même ceux qui n'aiment pas l'école ne veulent être qu'un “col blanc”, devant un bureau un ordinateur et un téléphone.
       
       Pour les jeunes actuels, l'enseignement n'est donc pas,sans contrepartie : c'est du savoir que l'on donne, (lire, écrire compter, raisonner, apprendre à apprendre, se cultiver, se préparer à un métier), mais l'obligation d'attention, de travail, d'effort., avec un certain renoncement aux désirs immédiats de consommation.
    Les jeunes arrivent en classe “la tête bourrée de pub” (ce sont les paroles d'un enseignant) et ils ont peu de place pour de nouvelles connaissances un peu rébarbatives et sans objectif de gain immédiat.
        Pour la plupart des jeunes, l'école est devenue une obligation imposée par les parents, qui les prive de liberté, et ils ne trouvent plus de l'intérêt pour le savoir et le développement de leur cerveau et de leur personnalité.
        Comble de difficulté, l'évolution de la technique, mais aussi de l'emploi (et le chômage) font que les études sont devenues plus longues, que 80 % des élèves obtiennent le bac, mais que 15% comprennent à peine ce qu'ils lisent et que les métiers manuels sont dévalorisés.
    Et si déjà certains ont du mal à arriver jusqu'au bac, beaucoup plus ont de grosses difficultés en fac ou en prépa parce qu'ils ne sont pas habitués à fournir un travail rapide, dense et constant.

    Vous me direz que je suis loin des amourettes. mais je pense que la mentalité des jeunes est importante et s'applique à leur comportement et donc aussi au domaine des amours.

    Par ailleurs le développement des moyens multimédias a changé la nature des contacts. Autrefois ceux-ci étaient réels, matériels, car il n'y avait aucune autre possibilité. Aujourd'hui, entre MSN, la messagerie, les blogs et le téléphone portable, les contacts sont le plus souvent virtuels et à distance, voire même entre des personnes que séparent des centaines de kilomètres et qui se connaissent peu.
    L'amitié “virtuelle” est un phénomène très nouveau, mais qui a pris une place certaine dans le monde des adolescents.
    Vous me direz que je ne connais mes "guenons" que par internet. C'est vrai mais pour celles que je connais bien, cela n'a été possible qu'après une correspondance fréquente de plusieurs mois, voire plusieurs années.

    Les amitiés et les amours entre jeunes sont donc aujourd'hui dans un contexte très différent de l'environnement que les adultes ont connu lorsqu'ils étaient jeunes. Cela aggrave les incompréhensions.
    Autrefois le travail de classe occupait beaucoup plus de temps que les loisirs et nous n'aurions guère eu le temps de jouer sur l'ordinateur ou d'aller sur internet de longs moments. Par ailleurs les élèves d'une même classe formaient “une grande famille”, certes avec ses disputes et ses chahuts, mais aussi sa solidarité, les premiers aidant en permanence ceux qui avaient du mal à suivre. Il en résultait une certaine amitié, un partage du temps de travail et de sport. On trouvait dans l'amitié le manque de tendresse qu'on pouvait avoir par ailleurs et on ne pensait guère à l'amour avant 18 ans.
    Par ailleurs on lisit beaucoup, mais avant tout pour les besoins des études.

    Aujourd'hui les amitiés “à distance” sont aussi fréquentes que celles de classe et se font autour de sujets de loisirs : musique, films concerts, lecture mais de romans, sorties et achats de tous les biens de consommation, un peu le sport. (c'est manifeste dans vos blogs)
    Le temps consacré au travail de classe est beaucoup moindre et n'est plus un lien.
    L'instruction ne développe plus la curiosité intellectuelle et l'imagination, et donc vous vous ennuyez facilement (j'étonne toujours mes petits enfants en leur disant que je n'ai jamais connu une minute d'ennui dans ma vie !).
    Les amitiés sont beaucoup plus superficielles, vous vous connaissez mal entre vous et les médias et la société vous encourageant très jeune à l'amour, le choix du partenaire se fait à l'aveuglette, sur un coup de coeur ou sur des critères superficiels externes.
   
    L'amour au lycée ou sur internet entre adolescents ne peut donc être, sauf exception qu'ne successions d'amourettes, avec évidement les chagrins des ruptures.
    C'est ce que je constate chez mes “guenons”.
    A la fac c'est un peu moins vrai car on est obligé de fournir plus de travail pour suivre, et que l'on est plus âgé(e)s mais les rapports entre camarades sont limités et le nombre d'amis bien connus resteassez faible.

    Dans mon prochain article, maintenant que j'ai défini l'environnement tel que je le vois (et vous allez me critiquer ! IooI), je vais pouvoir enfin regarder “comment un jeune peut il faire l'apprentissage du sentiment d'amour de nos jours".  





Lundi 7 avril 2008 à 20:22

Oiseaux



Que pensez vous de cette belle petite oie blanche ?

Elle se demandait vraiment qui j'étais , caché derrière mon appareil photo !










    Et cette grue, n'a t'elle pas une démarche majestueuse et élégante ?











Quant à ce canard, cela fait plaisir de le voir picorer ainsi,.... à condition de ne pas mettre les doigts sous son bec !









    Demain je vous promets, je referai un article sérieux.

Lundi 7 avril 2008 à 8:33

Oiseaux


 
  A Branféré il y a plein d'oiseaux en liberté et on peut leur donner des grains de maîs.

    Alors comme mon petit fils de 14 ans avait une  "mignonne petite gueule", les jolie petites oies le suivaient partout et auraient voulu être sa petite amie !!

Bah, était ce cela ou le maïs ??



Dimanche 6 avril 2008 à 8:26

Amour et peines de coeur



        L'une des caractéristiques de l'adolescent est qu'il est en train de sortir de l'enfance. Il n'est plus enfant, il souhaite plus de liberté et s'oppose à l'autorité de ses parents.

        Mais par ailleurs il n'a pas envie de sortir de cette enfance, dont il a souvent apprécié la douceur et il a peur de quitter la protection du nid familial et ne souhaite pas se trouver face aux problèmes de décisions et de responsabilités des adultes.
        C'est là sa contradiction.
        L'adolescent  (et cela à toutes les époques et même le jeune jusqu'à ce qu'il soit adulte), a besoin d'être aimé, d'être entouré, d'être écouté et compris, d'être encouragé, d'être aidé quand il a des problèmes.
        C'était vrai autrefois, mais cela l'est encore plus aujourd'hui, car le plus souvent les deux parents travaillent et la vie trépidante actuelle ne leur laisse guère de temps pour s'occuper de leurs enfants.
        Par ailleurs les moyens modernes de communication (télé et internet notamment) mettent les jeunes en contact avec les réalités de la vie et ses faits divers, ainsi qu'avec la pauvreté, le chômage et les grandes catastrophes mondiales, de telle sorte que son sentiment d'insécurité et de doutes sur l'avenir en est renforcé, et il n'est pas préparé à réagir à ces agressions.
        Plus que jamais l'adolescent ressent un grand déficit de tendresse et d'amour. Il a l'impression de ne pas être écouté et compris par les adultes, que ses parents ne s'occupent pas de lui, et il se sent seul face à un environnement hostile et un avenir incertain.
        L'adolescent a l'impression que les parents (comme l'école) sont un frein à ses désirs et qu'ils sont là pour satisfaire les besoins matériels, et souvent il ne se rend plus compte combien ses parents l'aiment et combien il y est lui même attaché.
        Ce besoin de tendresse, associé au désir d'émancipation fait que l'adolescent aspire à être aimé et cherche  des amitiés profondes ou des amours à l'extérieur du cercle familial parmi les jeunes de son âge.
        C'était vrai aussi il y a 60 ans, mais la plupart des mères ne travaillaient pas et s'occupaient de leurs enfants et les grands parents étaient en général plus proches géographiquement et sentimentalement de leurs petits-enfants, qui se sentaient donc moins seuls.
        Les garçons, plus indépendants, sont moins sensibles à ce phénomène parce que le “mâle” est par nature un “protecteur”, mais les jeunes filles recherchent quelqu'un “sur qui elles puissent compter, qui les aime, s'occupe d'elles et les protège” (je cite une guenon)   

        Paradoxalement, alors que l'adolescent n'a pas tellement envie de quitter l'enfance qui lui assure protection et “irresponsabilité”, les parents d'aujourd'hui n'ont qu'une idée en tête : considérer leurs enfants le plus tôt possible comme des adultes et les consulter sur toutes les décisions familiales, certaines les concernant comme la nourriture, l'habillement les loisirs, mais d'autres n'étant guère que du ressort des adultes.
        Les médias font de même, surtout poussés par des intérêts mercantiles.
        L'adolescent prend donc l'habitude d'être considéré comme un adulte et il veut avoir de nos jours à 14/15 ans, un comportement que nous n'avions il y a 60 ans qu'à 18 ou 20 ans. Or il n'est pas plus mûr pour cela et son cerveau reste celui d'un ado de son âge, en particulier non encore mature quand à la prévision des conséquences de ses actes.

        Enfin pour tout adolescent les adultes que ce soit les parents ou les gens connus (chanteurs, acteurs, sportifs...) sont pour lui des modèles et il va essayer de les imiter dans son apprentissage de la vie d'adulte.
        Or les médias font l'apologie de la séduction et du désir, et nous montrent sur tous les écrans les aventures à répétition et toutes les séparations et reconquêtes de ces personnages, avec une mentalité de voyeurs, ne nous montrant le plus souvent dans l'amour que la frivolité et le sexe, mais rarement l'entente et la cohésion sentimentale d'un couple face à son environnement..
        Quant aux parents et adultes, il donnent aussi l'exemple de l'amour éphémère et des séparations.
        Je ne dis pas que c'était mieux il y a 60 ans de rester vivre avec le conjoint avec lequel on ne s'entendait plus. Je pense que pour le bonheur des intéressés eux mêmes, il vaut sans doute mieux être réaliste et refaire chacun sa vie.
        Mais je constate que les enfants en souffrent souvent beaucoup, qu'ils ont souvent des problèmes dans les familles recomposées et qu'ils se voient obligés à accepter bon gré, mal gré, cet état de choses traumatisant pour eux.

        L'exemple que nous adultes, donnons aux jeunes est celui d'un amour éphémère et passionnel, plus sexuel que sentimental, qui change au gré des acteurs de nos passions, et qui ne se soucie pas beaucoup du bonheur des autres.
        Il ne faut donc pas s'étonner que l'adolescent ait la même réaction face à l'amour   

        L'adolescent aujourd'hui et encore plus l'adolescente, est donc en déficit de tendresse, se sent seul face à un environnement hostile et cherche donc le soutien de quelqu'un qui lui apporte un certain amour.
        Mais ayant l'habitude de voir tous ses désirs comblés rapidement, le jeune n'a pas la patience d'attendre de bien connaître un(e) ami(e) et il se lance trop vite dans un amour dont les médias et l'exemple des parents lui donnent une image de fragilité, d'insouciance et de satisfaction temporaire de ses propres désirs, sans tellement tenir compte du bonheur de l'autre (ou des autres).
        Par ailleurs, sacrifiant à la mode inculquée par les médias, ses critères de choix sont basés sur des apparences (une “jolie gueule”, une “grande gueule”, du baratin et de l'aisance en société...), critères qui n'ont jamais permis seuls une relation durable, et le sentiment d'amour n'est plus basé sur une communion de pensée, une culture, des valeurs et des goûts voisins, du moins dans la plupart des cas.
        Rien d'étonnant à ce que ces amours ne soit pas durables.
   
    Dans mon prochain article j'essaierai d'analyser le rôle de l'éducation scolaire avant et après le bac.

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