Samedi 5 avril 2008 à 8:41

Amour et peines de coeur





    Dans mon précédent article j'ai essayé de montrer un peu par l'absurde comme en maths, que l'influence de nos hormones amènera forcément un jour le désir physique chez les adolescent, car c'est un instinct de l'espèce, comme pour les animaux et à caractère génétique ou inné.
    Mais par contre le “sentiment d'amour” est chez l'être humain, presque entièrement acquis, c'est à dire le fruit de notre environnement, de notre éducation, de nos relations avec autrui et des effets de mode et de communication, c'est à dire issu de notre éducation et de notre société.

    Je ne pense donc pas qu'on puisse parler de “l'apprentissage du sentiment d'amour” sans évoquer l'influence de ces paramètres et pour bien différencier les influences des divers facteurs, j'examinerai l'évolution entre ce qui se passait il y a 60 ans et maintenant, en essayant de voir les avantages et les inconvénients des situations.

    La situation il y a 60 ans avait un grand inconvénient : nous n'avions rien.
    Au sortir de la guerre, en 1946, nous avions à peine de quoi manger et nous habiller. De plus, beaucoup de choses n'étaient pas encore inventées. Et les parents même autrefois aisés se retrouvaient au sortir de la guerre sans argent, mais par contre le travail ne manquait pas, car il fallait tout reconstruire et recréer.
    Pas de matières plastiques, pas de télévision juste la radio et encore, poussive et réservée au parents; les vieux disques en vynile et pas de CD ni de chaîne stéréo : de vieux tourne-disques à lampes très chers et donc appartenant aux parents aisés; très peu de cinéma et le technicolor venait d'apparaître aux USA; la photo était très chère en noir et blanc.
    Ne parlons pas d'ordinateur, ni de téléphone portable : seuls les administrations, les médecins et les gens riches avaient un téléphone fixe !
    De rares voitures et quelques vélos, vieilles ferrailles d'avant la guerre (à condition qu'ils n'aient pas été volés par les troupes allemandes !)
    Des livres, oui et des journaux comme moyens de communication.
    Nos passe-temps favoris : jouer tant que nous étions enfants, lire, discuter entre nous, faire beaucoup de sport, rarement le cinéma, encore plus rarement une après-midi de “boum” chez un copain dont les parents étaient assez riches pour financer cela et il n'y avait à boire que jus de fruits et sirops.
    Au plan musique, la radio des parents et quelques uns d'entre nous qui jouaient de la guitare, de l'accordéon ou du piano : musique classique, la chanson et le jazz venu des USA, Nouvelle Orléans ou Gospel, mais toute cette musique avait des airs que l'on pouvait chanter.
    La drogue était totalement inconnue, la pilule n'existait pas, les préservatifs n'étaient délivrés que sur ordonnance et aux personnes majeures et la majorité était à 21 ans (mais le sida n'existait pas).
    Vous n'allez pas me croire, mais nous étions très heureux et nous ne nous ennuyions pas !
    Certes nous avions envie d'avoir un certain nombre de choses, mais nous savions que les moyens étaient limités et donc nous acceptions de n'en avoir qu'un minimum et on rêvait du reste, mais sans déplaisir.
    Et quand on avait un cadeau, on était tellement heureux.
    Comme ajourd' hui nous étions de petites bandes de copains, filles et  garçons et l'amitié était souvent profonde et durable et les rapports humains relativement agréables. On avait suffisamment souffert de la guerre, vu les persécutions et les morts, pour ne pas compliquer les rapports entre nous : bien sûr on se disputait parfois mais cela allait rarement loin.
    L'austérité était finalement heureuse et source d'amitiés nombreuses et d'une joie de vivre.

    Quand je vois aujourd'hui mes petits enfants, leurs amis, les jeunes que je connais et presque toutes mes guenons ou quelques babouins, j'ai l'impression d'avoir affaire à des enfants gâtés.
    La plupart, même de familles modestes, ont presque tout ce qu'il souhaitent au moins en un exemplaire, mais pas toujours le plus récent ou le plus à la mode. Chaîne hi-fi, CD, téléphone portable, ordinateur, la possibilité de regarder la télé et les DVD, sorties chez les copains et copines et pour ceux qui en ont encore le courage, beaucoup de livres et du sport.
    Bref vous êtes comblés et cela n'engendre pas votre bonheur parce que, pour la plupart, vous êtes moins heureux que je ne l'étais il y a 60 ans.
    La société de consommation et les médias sont passés par là.
     L'enfant et l'adolescent sont instrumentalisés par la société de consommation, par la télévision, puis par internet , les téléphones portables, et leurs marketings publicitaires conséquence d'intérêts mercantiles :  l.
        On crée chez lui des besoins de consommation identiques à ceux des adultes : nourriture, habillement, jouets, jeux et sorties, multimédia, moyens de déplacement ...L'enfant a acquis ainsi un poids commercial indispensable à la société mercantile qui le place à un pied d'égalité avec les adultes et la satisfaction sans discussion des désirs des enfants est devenue pour les parents, la preuve essentielle de leur affection.
        L'adolescent prend ainsi l'habitude de voir tous leurs désirs rapidement comblés et lorsque ceux-ci ne se réalisent pas, en fait une “maladie”, mais il n'en n'est pas heureux pour autant car un désir trop vite comblé, enlève l'intérêt de ce qu'on a obtenu, pour faire place à une nouvelle envie, en général guidée par ce que le petit copain a de plus récent ou de plus à la mode que lui.
    L'habitude du plaisir lui enlève toute valeur et le tue.
    On aboutit à des absurdités comme l'engouement pour des marques, beaucoup plus chères mais pas forcément de meilleure qualité.

    Vous me direz que je suis loin de mon sujet :  l'apprentissage de l'amour.
    Je ne pense pas, parce que l'adolescent a acquis ainsi un réflexe conditionné vis à vis de ses désirs et de la possession.
    Pour lui, un ou une petit(e) ami(e) sera dans une certaine mesure, un désir, un objet à posséder, une mode ou un caprice à assouvir, au mieux, un plaisir d'avoir quelqu'un qui s'occupe de soi.
    Mais un désir et un plaisir dont on se lasse vite, comme pour les autres envies, et que l'on souhaite vite voir se renouveler avec une personne différente.

    En définitive l'austérité des années 40/50 aboutissait à de nombreuses amitiés relativement profondes et pour beaucoup à un besoin d'un amour durable. On était habitué à ce que la satisfaction des désirs prenne du temps et l'amour était patient et la plupart d'entre nous n'éprouvaient pas le besoin de nombreuses aventures
    La société de consommation et les médias à son service, l'habitude de voir tous ses besoins satisfaits, engendrent aujourd'hui une impatience et une envie permanente de changement, qui rend les amitiés plus fragiles et plus courtes et les amours
plus rapides mais de même superficiels et éphémères, même s'ils sont parfois violents.

    Nous apprenions l'amour dans la patience et la joie avec peu de partenaires, que l'on essayait de connaître et de choisir, alors qu'aujourd'hui l'apprentissage de l'amour se fait dans la hâte, sur des critères superficiels, dans la multiplicité des aventures et la peine engendrée par les ruptures, avec des partenaires successifs que l'on ne prend pas le temps de connaitre

    Certes c'est un peu une caricature outrée que je fais là, mais elle me semble, en moyenne, assez proche de la vérité, pour un observateur extérieur qui n'est plus dans la tourmente des sentiments d'amour de l'adolescence.
   
    Dans les prochains articles, j'essaierai d'examiner l'influence de l'éducation et de l'exemple des parents, puis de l'instruction et de la poursuite des études.





Vendredi 4 avril 2008 à 19:50

Oiseaux



    Merci à celles qui par mail ou par com m'ont plaint de m'être trouvé face à ce pélican et cet oiseau sud américain.

    Je les rassure, ce n'était pas terrible.

    Le pélican j'avais demandé au dresseur si je pouvais l'approcher et il n'était pas loin. L'oiseau aimait beaucoup mon appareil photo, mais avec un petit hareng donné par le dresseur, je l'ai apprivoisé et j'ai pu lui "gratter" le crâne.


    Quant à la sale bête d'oiseau, il était très méchant, mais pas plus grand qu'une poule, alors s'il faisait peur à un enfant, un adulte a des pieds et des chaussures qui font vite comprendre à la méchante bête qu'il faut se tenir à distance. Il fallait juste faire attention aux coups de bec.

    Mais dans mon enfance j'ai gardé des troupeaux d'oies bien plus agressives car en bande  et là il me fallait un bâton.

    Il m'est arrivé aussi quand j'étais gosse, de botter les fesses à un bouc en le tenant par les cornes, de chevaucher une vache (c'est affreux ce que leur colonne vertébrale est dure !) et un cochon en le tenant par les oreilles (attention à l'atterrissage dans la boue ou dans une mare !!).
    Mais rassurez vous je n'irai pas gratter le crâne d'un lion !!!


Jeudi 3 avril 2008 à 15:41

Oiseaux

  


    Il y a à Branféré des flamands roses qui sont superbes;
    Jugez en plutôt.

     Mais très sauvages, on ne peut les approcher, ils s'en vont aussitôt plus loin se repercher sur une patte, à regarder les mouches voler, en attendant le repas suivant.




    Et puis un oiseau très bizarre venu d'Amérique mais j'ai oublié son nom.
    Il attaquait tous les autres animaux et même les enfants qui voulaient lui donner des grains de maïs.
    J'ai failli recevoir un coup de bec en protégent mon dernier petit fils.
    Une vraie sale bête !!

    Les éleveurs sont venus avec un grand filet à papillon et l'on remis en cage!

           J'ai pensé aux petits amis de mes guenons;! IooI

    J'ai oublié de vous dire qu'à Branféré toutes les bêtes sont en liberté au milieu de vous, sauf à certains moments de la journée où elles se reposent dans l'enclos ainsi que celles qui évidemment sont trop fragiles ou dangereuses.



Jeudi 3 avril 2008 à 10:46

Oiseaux


    Au zoo de Branféré des dresseurs d'oiseau font de très belles démonstrations !

    Le jeune homme que vous voyez sur la photo dresse des aigles et des faucons, des perroquets Ara, et toute une escadrille de pélicans
   
Là, il attend un second pélican qui va se poser sur sa main droite.



    Le voilà qui arrive à tire d'ailes.

    Vous avez l'impression, quand vous les voyez voler, d'un gros hydravion, comme les canavairs qui luttent contre les incendies.
    Surtout quand ils amérissent sur un lac !





    L'un d'entre eux me plaisait bien, et j'ai voulu le voir de près et le caresser, mais lui voulait manger mon appareil photo. Son éclat métallique lui rappelait la couleur argentée des écailles des poissons !!

    Il claque de son grand bec pointu !

            Au secours !!!

    Finalement c'est mignon ces bêtes là, surtout si on a un petit poisson à leur donner en récompense !
(et le dresseur à coté de vous !)

Mercredi 2 avril 2008 à 2:44

Adolescence



    Je voudrais écrire plusieurs articles sur la façon dont nous apprenons le sentiment d'amour.
    Pour débuter cette enquête, je voudrais d'abord répondre à une de mes correspondantes (c'est une citrouille en chocolat !) qui m'a posé la question suivante :


“...Mais imaginons qu'un enfant grandisse sans éducation autour des sentiments amoureux, qu'il ne sache pas ce que c'est. Qu'il n'ait jamais vu d'autres personnes s'embrasser, et qu'il n'entende pas parler de ce qu'est la vie sexuelle...Est ce que le désir sexuel apparaitrait quand même ?...”

    C'est vraiment un cas très théorique, car il est pratiquement impossible dans la réalité. Il faudrait qu'il ne regarde jamais la télé et n'aille pas au cinéma, qu'il n'écoute pas de chanson, qu'il ne regarde pas les marchands de journaux et qu'il ne lise presque pas, et qu'en plus il n'en parle ni dans sa famille ni avec les copains. Et qu'il n'ait jamais remarqué quand il était petit ou s'il voit de petits enfants à la plage, qu'une fille n'est pas tout à fait pareille qu'un garçon.
    Il faut aussi qu'il ne soit pas très curieux et n'ait jamais demandé comment naissaient les enfants.(ou qu'il arrive à croire les histoires de choux, de roses et de cigognes).

    Mais ce sont les “caricatures” un peu outrées qui permettent de mieux comprendre la réalité car elles sont extrêmes. Alors pourquoi ne pas essayer d'y réfléchir.

    On ne sait pas pourquoi la puberté se déclenche à un certain moment, même si on connait le mécanisme de déclenchement que j'ai expliqué dans un précédent article et on sait que c'est inné.
    Chez certains elle est plus précoce, chez d'autres plus tardive. Les médecins essaient de comprendre, mais n'ont pas de cause unique probante.
    Il y a des causes génétiques, puisque c'est un ou plusieurs gènes qui s'expriment à l'origine des sécrétions pré-hormonale de l'hypothalamus et de l'hypophyse.
    Mais l'environnement joue un rôle, l'éducation et même la nourriture. Il semble qu'après la dernière guerre où nous étions mal nourris, la puberté ait été plus tardive en moyenne.
    Mais il y a un moment où les gènes finissent par s'exprimer si la physiologie de l'individu est normale et la puberté survient tôt ou tard.

    Donc si nous supposons que chez notre ado, seule l'information est déficiente, mais que son cerveau et son corps sont normaux, la puberté surviendra (peut être un peu plus tard ?) mais il sera soumis aux hormones.

    Que ressentira t'il ?

    Je crois qu'il sera un peu étonné des transformations de son corps, surtout si c'est une fille. Mais après tout, il voit ses parents et se dira seulement qu'il ou elle, devient adulte.

    Mais les hormones vont faire leur effet et certaines réactions du cerveau sont aussi ancrées dans les gènes et notamment le besoin de reproduction de l'espèce..
    Le jeune risque de ressentir effectivement le désir et donc un besoin sexuel, mais qui sera proche d'un besoin animal puisqu'il n'aura reçu aucune éducation, à ce sujet.

    Va t'il satisfaire ce besoin et comment.?
    Là notre exemple est trop caricatural et il est difficile de répondre.
    Un animal voit dans la nature ses “ainés” satisfaire ce besoin et donc il y a une “éducation” implicite qui s'effectue par les perceptions de ces scènes.
Par ailleurs l'animal est sensible à des phéromones. Un chien est attiré par une chienne en chaleur à plus d'un kilomètre de distance !!.
    Chez l'homme cette perception n'est plus guère sensible car il a reçu une éducation qui “intellectualise”  l'amour et au cours de l'évolution, nos perceptions se sont peu à peu grandement atténuées, mais elles subsistent très faiblement..
    Qu'en sera t'il chez ce jeune qui n'a reçu aucune éducation sur ce sujet.?
    Restera t'il dans son coin, ou se comportera t'il comme un violeur ? Je ne sais pas répondre.
    Car c'est vrai que ce qui nous apprends à “intellectualiser l”amour” c'est notre éducation, nos lectures, les films ou les pièces que l'on voit, les conversations avec autrui.
    Sans le langage le lecture et l'écriture, nous serions encore des animaux.

    En fait je crois que ce cas est trop théorique.
    Nous avons à peu près tous ressenti l'amour de nos parents, nous avons tous dits étant enfants à une petite fille qui nous plaisait qu'on l'épouserait plus tard et cela sans aucun désir sexuel
    Je pense donc que le jeune ado, sauf s'il a grandi dans une ile déserte ou dans une cellule de prison, finira par réinventer l'amitié, puis l'amour au moins platonique.
    Alors supposons qu'il rencontre une fille aussi peu informée que lui, et qu'ils se plaisent et s'aiment sentimentalement, n'arriveront ils pas à réinventer l'amour physique?
    D'autant plus que chez la jeune fille, en plus du simple désir il y aura le besoin maternel (une autre hormone) qui interviendra.

    J'ai essayé de te répondre, “Mamzelle Chocolat”, pas très bien, mais ta question était vraiment difficile !
    Mais c'est aussi une introduction à mes articles futurs : comment apprendre le sentiment d'amour ?



Mardi 1er avril 2008 à 8:44

Divers

    Un premier avril,

                                peut on parler d'autre chose,

                                                                               que de poissons ?




            Je demande sincèrement pardon à toutes mes guenons qui m'ont expliqué les ennuis qu'elles avaient avec leurs parents à propos de piercings !
             Et le titre c'est pour celles qui font la "course au petit ami" avec un filet à papillon !

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lancien

sortir de la tristesse

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