Dimanche 11 mai 2008 à 12:20

Insectes

    Je vais continuer à vous faire peur avec mes insectes, mais seulement aujourd'hui :
 



    Il se trouve que je crois avoir vu sur une des vitres de ma salle de séjour un "aedes aegypti", ce moustique “tigré” qui propageait à la Réunion le “chicungunya” .
   
    Je n'ai malheureusement pas eu le temps de le photographier, mais il ressemblait à celui de cette photo que j'ai trouvée sur internet.

    Toutefois la probablilité pour qu'il ait piqué il y a quelques jours une personne atteinte du chikungunya est nulle et il n'est donc pas dangereux.

    Cruel, je l'ai écrasé quand même !!!




    Vous rappelez vous ce qu'était cette maladie ?

            Extrait de Wilkipédia :

    "...Le chikungunya est une maladie infectieuse tropicale, due à un arbovirus ( transmise par des moustiques du genre Aedes. Le nom est d'origine bantoue1 et signifie : « qui se recourbe, qui se recroqueville », à l'image des feuilles tombées des arbres qui se recourbent en séchant ; on a aussi traduit chikungunya en français « maladie qui brise les os » ou « maladie de l'homme courbé » car elle occasionne de très fortes douleurs articulaires associées à une raideur, ce qui donne aux patients infectés une attitude courbée très caractéristique.
    La transmission du virus d'un humain malade à un moustique se fait par le sang aspiré lors de la piqûre. La contamination d'un homme sain est réalisée par la salive de moustiques qui ont été infectés quelques jours ou quelques semaines auparavant. Seules les moustiques femelles piquent...."

et une info récente du 6/05/08, que j'ai trouvée sur un journal de recherche biologique :

    "Les récentes épidémies de chikungunya, qui ont infecté plus de 266.000 personnes à La Réunion et 1.4 millions en Inde, ont provoqué de graves maladies musculaires et articulaires invalidantes,et les chercheurs de l'Université de Canberra ont identifié les cellules et protéines à l'origine d'arthrite inflammatoire causée par les maladies virales transmises par les moustiques et ont trouvéqu'il existe un médicament, la sulfasalazine, qui est actuellement disponible dans le commerce et qui peut être utilisé pour lutter contre les douleurs causées par la maladie,"

  
  


     Mais je vous ai déjà montré un autre aspect du chikungunya, : c'est la souris que m'a offerte une de mes petites filles pour Noël, et qui est toujours sur mon bureau, en train de jouer avec celle de mon mac !






























    D'ailleurs elle adore lire mes articles; elle corrige mes fautes et me donne des conseils sur la présentation.

Que pensez vou de ma petite souris en peluche "Chicungunya" ?






    Pardon May'Be, je vais arrêter avec mes insectes de te faire peur !

    Demain je continuerai mes articles sur notre mémoire.



Samedi 10 mai 2008 à 8:54

Insectes

    Je suis d'humeur taquine, alors j'aime faire peur à mes "guenons"
    Les photos de phasmes que j'avais prises en Bretagne et que j'avais publiées sur ce blog, vous avaient fait quelques impressions IoI.  
    Alors aujourd'hui, comme je n'ai pas le temps de rédiger la suite des articles sur la mémoire, ce sera pour demain et je publie une très intéressante photo que m'a envoyée un journaliste qui lit mon blog de temps en temps.

  Cette photo représente un phasme particulier, le Phyllium Gigantus


 
    C'est "maman phyllium" sur une feuille, vous la voyez à peine (elle est presque de la taille de la photo) et son petit bébé, beaucoup moins doué encore pour le camouflage (il apprendra rassurez vous ) et qui apparaît alors en rouge en haut à gauche.

Voilà ce que j'ai trouvé comme renseignement sur Wilkipédia, sur cet insecte.

"...Les Phyllium ou phyllies forment un genre de phasme dont les espèces ont l'aspect de feuilles d'arbres. Ces espèces se rencontrent de l'Australie jusqu'en Inde et aux Philippines.
    Les Phyllium peuvent faire jusqu'à une dizaine de centimètres. Il ont l'aspect de feuilles, ce qui leur procure un excellent camouflage dans les arbres et arbustes où ils vivent. Les œufs ressemblent à de petites graines, et les petits ont généralement une coloration différente qui rappelle celle des petites feuilles. Les feuilles constituent d'ailleurs le quotidien de leur alimentation.
Les mâles sont en général plus petits, ont des antennes nettement plus longues et peuvent voler, ce qui n'est pas le cas des femelles....."




    J'ai trouvé aussi sur internet un agrandissement de la tête d'un phyllium de quoi vous faire avoir des cauchemars !!!



    Je vous avais montré que nous avions plusieurs types de mémoire et je vous avais dit que j'allais vous en parler davantage puisque ce sujet semblait intéresser certaines d'entre vous.
    Nous allons aujourd'hui parler de la “mémoire épisodique”. C'est celle qui est la plus intéressante  à étudier.
    La mémoire épisodique nous l'avons dit est celle qui enregistre les événements de notre vie, dans l'ordre chronologique de leur arrivée.

    Il faut savoir qu'il y a d'abord une énorme activité inconsciente de notre cerveau, qui enregistre en permanence toutes les perceptions de nos cinq sens et notamment toutes les images que nos yeux voient.
    Tous les 1/40èmes de seconde le thalamus interroge nos organes de sens et aiguille les informations reçues vers les centres d'interprétation du cortex.
    Les informations traitées sont enregistrées pour une durée faible et certaines vont être envoyées au cortex frontal qui va s'en servir à des fins diverses.
    Cette activité est totalement inconsciente et permanente pendant l'éveil.

    Supposez que vous soyez arrêté à un feu rouge dans votre voiture. Des voitures passent au carrefour sur la voie perpendiculaire, mais elles ne vous intéressent pas. Vous avez la sensation de les avoir vues, mais vous n'y accordez pas d'importance.
    Mais la personne assise à coté de vous vous dit soudain “tiens une dodoche”. (une 2CV) !
Vous ne l'aviez pas remarquée, mais vous faites un effort de mémoire et son image vous revient, pas très précise certes, mais vous vous rappelez la couleur, la rue d'où elle venait.

    On vous aurait dit cela une minute plus tard, vous auriez été incapable de cette extraction de la mémoire. L'image ayant été jugée sans intérêt a été effacée. C'est à dire que des connexions entre neurones, activées pour quelques dizaines de secondes, n'ont pas été maintenues et nous oublions l'évènement correspondant.
    Heureusement d'ailleurs, car supposez que nous enregistrions les 40 images que nous voyons toutes les secondes sans les effacer, notre cerveau serait saturé au bout de quelques semaines..

    Deuxième cas. Supposons maintenant que vous gariez votre voiture au parking du supermarché. Votre cerveau va enregistrer les images correspondantes, mais là le cortex frontal va lui dire : “il faut se rappeler cet endroit”. Alors il va faire chercher des images complémentaires, ou même des éléments syntaxiques comme le numéro de la rangée et de la place.
    Les connexions correspondantes vont être renforcées sur ordre des neurones du cortex frontal et vous allez conserver en mémoire l'information jusqu'à ce que vous vous en serviez pour retrouver votre voiture. En suite elle s'atténuera un peu, mais jusqu'au soir vous vous rappelerez les grandes lignes de votre stationnement.
    Puis, pendant votre sommeil, le cerveau va faire disparaître ces connexions inutiles et le lendemain vous n'aurez sans doute plus grand chose en mémoire et plus le temps passera moins vous en aurez de souvenir.
    Par contre si vous vous réveillez au moment où votre cerveau “évacue” ce souvenir, vous allez rêver du parking et de votre voiture, mais de façon assez incohérente.!
    Les souvenirs épisodiques utiles sont conservés au moins jusqu'à la nuit suivante. Mais leur précision dépend de la motivation que nous avons eue au moment de leur acquisition. Ainsi nous nous souviendrons très mal en tant que témoin, d'une personne dont les actes ne nous ont pas concernés.
    Le centre qui organise la mémorisation sur ordre du cortex frontal est l'hippocampe (c'est ce centre qui est l'un des premiers lésés dans la maladie d'Alzeimer). Il est aidé par le thalamus qui coordonne les sensations.(voir la figure ci-dessous)



    Trosième cas, nous allons tous les jours à notre travail en passant par les mêmes rues, les mêmes endroits. Le premier jour nous faisons un effort de mémorisation, mais nous n'avons enregistré que quelques éléments de notre route. Mais à force de répétition du même trajet notre mémoire enregistre plus de détails et la répétition consolide notre mémoire.
    On constate que plus nous mémorisons le même événement ou plus nous rappelons fréquemment son souvenir et plus ce souvenir est ancré dans notre mémoire.
    A l'inverse un souvenir dont nous ne nous servons jamais, se détériore peu à peu et à la longue disparaît.

    Enfin l'hippocampe étant en relation constante avec les autres centres du cerveau émotionnel et en particulier les centres amygdaliens, la mémorisation varie énormément selon la charge émotionnelle de l'événement enregistré.
    C'est ce dont nous parlerons dans mon prochain article.


Jeudi 8 mai 2008 à 10:21

Insectes

    J'ai l'habitude de voir dans mon jardin sur ma terrasse ou dans celui de Bretagne, nos braves coccinelles qui m'aident à lutter contre les pucerons.

     Elles ont toujours sept points noirs sur leur dos rouge, et je connaissais aussi leurs larves














    Ces derniers temps j'ai vu dans mon jardin des coccinelles qui avaient environ 18 points, de forme beaucoup moins circulaire.

    Intrigué et curieux de comprendre ce changement, j'ai été voir sur internet et j'y ai trouvé ceci :






    " Harmonia axyridis est une espèce de coccinelle asiatique qui a été importé aux états-unis à la fin des années 80 pour lutter contre les pucerons dont elle est très friande. L'Europe l'a également introduite plus récemment dans les cultures sous serres puis à destination des particuliers en mettant à disposition des larves à déposer sur les plantes dans les jardineries. L'intention était louable dans la mesure ou il s'agissait de lutter contre le développement des pucerons dans les cultures à la place des pesticides. Pourquoi donc n'a-t-on pas privilégier nos espèces locales ?
    Cette coccinelle originaire de Chine, de Corée et du Japon s'est tellement bien adaptée qu'elle envahit désormais des régions entières en progressant du nord vers le sud.
    Inoffensive pour l'homme, elle prolifère néanmoins au détriment des espèces locales comme notre coccinelle à sept points (Adalia 7-punctata).
    La larve de cette coccinelle peut s'attaquer aux larves des coccinelles locales lorsque sa nourriture vient à manquer ou que l'occasion se présente.
    Les coccinelles asiatiques se regroupent à l'automne grâce à une substance qu'elles émettent et se déplaçent en groupes pour trouver un refuge pour passer l'hiver. L'intérieur d'une maison sera souvent privilégié.

    Une nouvelle fois l'homme en essayant d'intervenir sur la nature en introduisant cette espèce à contribué à un déséquilibre irréversible. Il faudra désormais compter sur cette nouvelle espèce et à sa présence invasive dans un premier temps, avant qu'un nouvel équilibre se fasse."

(extrait de http://www.aujardin.info/fiches/coccinelle-asiatique.php)


Mais cela n'a pas complètement répondu à ma curiosité car j'ai trouvé aussi dans mon jardin, une autre espèce de coccinelle que je n'avais jamais vue et que je n'arrive pas à identifier. (taches rouges sur fond noir)
En attendant je l'ai appelée "coccinelle négative"



Y a t'il des entomologistes parmi mes lecteurs qui puissent m'aider ?

    Merci à Justine qui m'a renseigné. Comme je n'ai pas trouvé son blog, je lui donne le renseignement sur l'appareil photo dans un commentaire de cet article


    Depuis ce matin, j'ai vu une autre coccinelle mais celle là j'ai trouvé ce que c'était : une "Adalia bipuncta" : elle n'a que deux points noirs et est bien de chez nous.
    Il faut dire qu'en ce moment avec la chaleur, j'ai des dizaines de milliers de pucerons et une bonne centaine de coccinelles dans mes fleurs.






J'ai vu aussi un beau scarabée vert doré qui m'a plu, alors voilà sa photo :

Jeudi 8 mai 2008 à 8:26

Adolescence







      Je viens de trouver dans "Télérama" un extrait d'une lettre d'un lecteur sur "l'adolescence" aujourd'hui, sujet qui vous intéresse (et moi aussi !), description qui m'a fait sourire, même si je ne partage pas entièrement l'avis de l'auteur.
    Je ne résiste pas au plaisir de vous faire lire cet extrait, même si cela doit vous faire un peu grincer des dents !! J'espère que cela ne vous choquera pas !

"....Tout en mâchant son chewing-gum, il faisait ses devoirs avec un MP3 sur
les oreilles, tandis qu'un oeil restait braqué sur la télévision, l'autre surveillant
l'écran de l'ordinateur. De temps en temps, le portable buzzait et délivrait
ses SMS. Il n'avait encore rien dans le rectum, mais les fabricants de clés USB réfléchissaient à la question....."

    Je me demande si je vais encore acheter des clés USB ?


Mercredi 7 mai 2008 à 10:15

Animaux

    Les photos d'ours que m'avait envoyées Manu ont eu, semble t'il, pas mal de succès !
    J'ai reçu 16 mails qui me demandent quand j'ai "rencontré" des ours dans ma jeunesse, comment ils étaient, si l'on pouvait les approcher, si j'ai eu peur...
    Depuis mon retour de Bretagne j'ai à répondre à beaucoup de mails, et je ne peux le faire individuellement pour tous, faute de temps. Alors je regroupe les réponses à ce sujet dans cet article


    Quand j'avais une dizaine d'années, c'était la guerre et nous ne pouvions pas aller loin dans la montagne, car les allemands contrôlaient la frontière avec l'Espagne.
    J'habitais à Pau et nous allions souvent, à vélo, dans un petit village des Pyrénées de 1000 habitants, Laruns, dont vous voyez là une photo plus récente.
(à l'époque les photos en couleur n'existaient pas et je n'ai pas retrouvé de photo du village de cette époque)







    Il y avait beaucoup d'ours à cette époque dans la montagne et un paysan de Laruns que connaissaient mes parents, avait recueilli un ourson orphelin.
    Maman et grand-mère lui donnaient souvent le biberon et l'ours les connaissait bien.
    Sur cette photo avec Maman, il avait un an et ne tétait plus.








    Le même petit ours au même endroit avec ma grand mère.
    Il grognait après mon père qui prenait la photo !
    Mais il était relativement apprivoisé et on pouvait le caresser, je me souviens ses poils étaient à la fois doux et rugueux. (comme de la laine).

(excusez la mauvaise qualité des photos, elles datent de 1943)





                                                             
Ma grand mère n'aimait pas que les ours, elle donnait aussi le biberon aux petits agneaux qui avaient perdu leur mère, comme on le voit sur cette photo.

    Après la guerre en 1946 on avait de nouveau accès à la montagne et à trois reprises je me suis trouvé nez à nez avec un ours adulte (mais je n'avais pas d'appareil photo, hélas ! )
    La première fois c'était en forêt une ourse et son petit mais ils étaient à une vingtaine de mêtres. L'ourse a fait partir son ourson et s'est tourné vers moi en grognant fortement. Je suis resté sans bouger et elle est partie à reculons en me surveillant : l'amour maternel.
    La deuxième fois c'était au détour d'un rocher et j'étais à 5 ou 6 mètres de lui. Pour me montrer qu'il était une grosse bête il s'est mis debout et il m'a regardé manifestement curieux. Je n'étais pas très rassuré mais on m'a toujours dit que, dans ces cas, là, il ne faut pas bouger et surtout ne pas tourner le dos. On est resté ainsi deux ou trois minutes, puis il est parti.
    La troisième fois c'était un ours qui pêchait
des truites dans un torrent  : d'un coup de patte rapide, il en a envoyé une sur l'herbe de la berge et a ensuite été la manger.


    S'ils ne se sentent pas menacés, les ours sont très pacifiques; D'ailleurs ils mangent autant de baies et légumes que de viande.
 

   J'ai souvent reçu des mails me demandant de parler de notre mémoire, mais je n'avais pas voulu aborder ce sujet très complexe et donc difficile à expliquer et à lire.

Un article
sur l'oubli, dans un blog d'une de mes correspondantes que j'ai apprécié  m'a incité à traiter le problème d'une façon un peu différente, sans trop parler du mécanisme de la mémoire dans notre cerveau, qui est très compliqué.

    Je vais donc essayer de vous expliquer que nous avons plusieurs types de mémoire, comment se constituent nos souvenirs et l'influence de notre environnement et de nos émotions, puis les problèmes d'oubli, qui est aussi un mécanisme naturel, et dans tous ces processus comment intervient notre volonté.

    Bien entendu il me faudra plusieurs articles pour ne pas vous fatiguer par un article trop long. D'ailleurs il me faut le temps de les rédiger.
    Aujourd'hui je vous montrerai que nous avons plusieurs types de mémoires dans notre cerveau :

        - d'abord une ”mémoire épisodique” qui enregistre toutes nos perceptions (les sensations de nos cinq sens) et des souvenirs dans l'ordre chronologique dans lequel ils se produisent.
    Une grande partie de cette mémoire est inconsciente et la plupart des informations ne sont stockées que pendant des périodes courtes.
    Ces informations sont surtout à base de sensations et en particulier d'images et de scènes.
    Ce sont le thalamus et l'hippocampe qui sont les moteurs de cette mémoire.
    Elle est très influencée par notre environnement et nos émotions.
    Mon prochain article traitera plus en détail de ce type de mémoire.

        - puis une “mémoire explicite sémantique” qui est celle de nos connaissances, de ce que nous savons, avec comme support essentiel le langage.
    C'est l'hippocampe, supervisé par le crtex frontal, qui est le “professeur” de cette mémoire.
    C'est une mémoire à long terme, mais dégradée peu à peu par l'oubli.
    Elle est organisée de façon très logique et hiérarchique, en catégorie et en arborescences, mais avec des modes de recherche et des chaînage par sujet, mais aussi transversaux ou chronologiques.
    Son organisation vise une absence de duplication et une rapidité d'accession aux données bien supérieures à celle de nos ordinateurs.

        - ensuite une “mémoire implicite procédurale”, qui est la mémoire des automatismes que nous avons appris : saisir, marcher, nager, conduire, jouer du piano, taper à la machine, .......
    C'est le cervelet qui est le siège principal de cette mémoire.

        - enfin des “mémoires de travail” qu'utilise le cortex frontal quand il réfléchit, pour remonter les informations du type “images” et “cartes” ou du type langage (un peu comme dans un ordinateur).
    Le nombre d'informations pouvant être stockées est limité.

        - Pour être complet, certains auteurs parlent aussi d'une “mémoire de l'espèce” , qui est celle de toutes les capacités innées de notre cerveau et de notre corps.

    Je parlerai de ces mémoires dans les articles suivants, puis des souvenirs et de l'oubli.

     Il faut savoir que le mécanisme de ces mémoire est basé sur des connexions plus ou moins automatisées entre des neurones et que ceux ci sont répartis dans tout le cerveau.
    Il faut aussi être conscient que le cortex frontal, qui pense, recueille les informations,, réfléchit, décide et ordonne, fait le lien entre toutes ces mémoires et constitue un ensemble qui représente “notre expérience”, c'est à dire nos connaissances et notre vie.
   Enfin les processus de rappel des informations sont complexes et encore mal connus; certains sont inconscients, d'autres automatiques, la plupart volontaires sur ordre du cortex frontaL.

    L'ensemble ne fonctionne normalement qu'en état d'éveil et avec un minimum d'attention

Lundi 5 mai 2008 à 8:22

Animaux

    Vous savez que j'aime les photos d'animaux
   
    Le plus souvent  je les ai prises ou c'est l'une de mes filles, mais il arrive aussi que je demande à une de mes correspondantes l'autorisation de publier une photo qu'elle m'a envoyée.
   

    Une de mes fidèles correspondantes depuis plus de trois ans, Manu, a fait une randonnée en raft sur une rivière de l'Ariège, ce beau pays montagneux.




  



 Et elle a eu la chance de photographier les ébats d'un ours.

Pas un nounours qu'on serre dans ses bras le soir dans son lit, non, un vrai, en chair et en os !

 D'abord dans l'herbe.





  



 Puis lui aussi dans la rivière


  








    Il n'a pas l'air farouche, mais intéressé par ces gens sur un bateau








   




    Mais bientôt l'amusement reprend ses droits, on batifole dans l'eau







    Vous voyez, il ne faut pas avoir peur des ours. Bien sûr il ne faut pas leur gratter sous les pieds sous prétexte qu'ils sont plantigrades.
    Et il ne faut jamais essayer de caresser un ourson : lui se laissera faire, mais sa mère aura peur et le défendra, car elle ne vous connait pas.
    Mais si vous ne les effrayez pas, ils ne vous feront rien.
    J'en ai déjà rencontré en montagne, dans les Pyrénées quand j'étais jeune, et cela s'est toujours bien passé.



Dimanche 4 mai 2008 à 10:04

Adolescence



    Toujours dans le cadre de ce qui existait autrefois, certaines lectrices me posent sous des formes diverses la question suivante : “ mais si, tout en ayant votre mentalité d'autrefois, vous ayez eu, après la guerre de 39/45, un microordinateur et internet, qu'en auriez  vous fait et qu'auriez vous écrit sur vos blogs, quand vous aviez 16 ou 18 ans ?. “


    Je veux bien essayer de m'amuser à répondre, mais je voudrais faire deux remarques préalables :
   
    D'abord micros et internet font partie d'un ensemble de technologies qui sont liées en partie les unes aux autres et qu'on ne peut ainsi isoler entre elles.    Le micro-ordinateur d'aujourd'hui résulte de progrès successifs (que j'ai tous connus) de l'électronique, des logiciels et des télécommunications.
    Il a fallu passer de la lampe radio, au transistor, puis aux circuits intégrés et enfin aux puces modernes de plus en plus performantes.
    Les logiciels ont fait également d'énormes progrès, notamment les “systèmes” qui sont les “moteurs de fonctionnement” des micros. En 1980 j'ai programmé sur les premiers micros en langage machine : c'était horrible et ils étaient des milliers de fois moins puissants que nos calculatrices de poche. Vers 1984 on pouvait encore programmer un Apple2 ou les premiers macintoshs en langage évolué. Mon mac actuel sous Unix est une vrai usine à gaz et je ne cherche plus à toucher à son système, sous peine de tout détraquer. Mais il est mille fois pplus puissant qu'un énorme ordinateur qu'utilisait mon laoratoire il y a 20 ans et qui coûtait alors un million d'euros.
    Internet n'est passible que grâce à d'énormes progrès en matière de réseaux et de télécommunications, et grâce à une couverture de la France et du monde, en fils téléphoniques, fibres optiques et satellites.
    Si l'on a des micros évolués an adsl sur internet, on a forcément aussi la télé, le téléphone portable, les chaînes hifi et les jeux vidéos et probablement CD et DVD et photographie numérique.
    Donc supposer qu'on a seulement micro et internet est un “cas d'école”.

    Je pense aussi qu'il n'est pas possible de conserver le même esprit quand les moyens de communication changent à un tel point.
    Je vais vous donner un exemple : il y a 20 ans j'avais la responsabilité d' de gros établissements industriels, et j'avais remplacé peu à peu les gros ordinateurs par 2 000 macintoschs en réseau, avec une messagerie interne entre macs qui ressemblait à un petit internet à basse vitesse.
    En quelques années l'esprit dans l'entreprise a complètement changé, car l'information circulait dans tous les sens sans passer forcément par la voie hiérarchiques (les chefs) ni par les secrétaires. D'une part il a fallu repenser l'organisation pour éviter l'anarchie, redéfinir de façon beaucoup plus précise le rôle de chacun, mais cette communication tous azimuts a considérablement augmenté l'efficacité des gens, les relations entre personnes, la motivation, et la compréhension par chacun des travaux et des buts poursuivis par tous.
    Des relations personnelles étaient possibles entre deux personnes aux deux extrémités de la hiérarchie, ce qui ne pouvait avoir lieu que très rarement avant et chacun a découvert que des “autres existaient” en dehors des gens qu'il fréquentait habituellement.
    En même temps les tâches répétitives et fastidieuses ont été prises en charge par les micros et des machines plus informatisées, et les personnes ont pu se consacrer aux tâches “intelligentes” qu'ils aient un travail manuel ou de bureau.
    Non seulement la nature du travail a été bouleversée, mais aussi le comportement des gens dans l'entreprise et leurs relations notamment au plan de la communication. J'ai dû personnellement repenser toutes mes habitudes de travail et de direction.
    On ne change pas profondément les moyens sans changer les habitudes et l'esprit de ceux qui les utilisent.

        Je vais maintenant répondre à votre question, mais vous vous rendez compte que ce n'est qu'une réponse très hypothétique et peu logique.
   
    Si j'avais eu un micro-ordinateur quand j'étais en terminale S (j'avais 15 ans), cela m'aurait beaucoup servi pour mon travail de lycée

    Un tableur comme Excel m'aurait permis de faire tous les calculs qu'on faisait laborieusement à la main ou avec une table de logarithmes ou une “règle à calcul” (je parie que vous ne savez pas ce que c'est.!),.
J'aurais pu taper au clavier tous mes cours que l'on prenait en abrégé en classe au crayon et qu'on recopiait sur un cahier au stylo-plume en les apprenant ensuite, illustrer mes devoirs avec des photos et des schémas copiés sur un scanner ou avec un logiciel de dessin vectoriel, alors qu'il fallait les calquer par transparence sur la vitre d'une fenêtre ou avec un papier carbone.
J'aurais pu classer mes informations dans une banque de données et chercher sur Google des tas de renseignements qu'on mettait des heures à trouver dans des bouquins à la bibliothèque du lycée ou de la ville.
    Mais l'ordinateur n'aurait pas fait mes devoir à ma place ni lu tous les livres d'auteurs classiques que l'on nous demandait de connaître et cela prenait du temps !!
   
    Internet et la messagerie m'aurait certainement beaucoup servi à envoyer des mails et à converser sur MSN avec les copains, mais surtout lorsqu'ils me demandaient de leur expliquer une leçon ou de les aider à faire un devoir, (comme cela m'arrive maintenant parfois avec mes guenons de ce blog !!), mais sans doute aussi à se donner rendez vous et à organiser les sorties et les jeux du dimanche.
    On aurait sûrement rêvé ensemble de voyages en regardant sur internet des photos et des descriptions de lieux et de pays où on aurait voulu aller, et éprouvé beaucoup de plaisir en lisant des articles sur les bêtes, les plantes, les phénomènes naturels ou les explications scientifiques.
   
    Des blogs, oui, sûrement, mais plutôt collectifs, entre copains : “les élèves de première C (S) du lycée Louis Barthou” ou “l'équipe de volley du  lycée”.
    Si nous avions fait des blogs personnels, je crois que nous n'aurions pas décrit nos états d'âme (on n'en avait guère), mais cela aurait été des blogs joyeux et humoristiques, où nous aurions raconté nos réussites, ce que nous avions fait ou partagé d'heureux et de joyeux.
    Sans doute aurions nous aussi voulu faire partager aux autres des recherches documentaires que nous faisions sur un sujet donné, par goût ou curiosité intellectuelle.
    Peut être aurions nous essayé de faire un blog sophistiqué et artistique, mais bien documenté, comme par exemple celui de kaa sur cowblog.

    J'ai donc essayé de répondre, mais ce ne sont que des suppositions.
    Demain je reviendrai sans doute à quelques photos pour me permettre de préparer un article plus sérieux, mais en revenant à notre 21ème siècle actuel.

Samedi 3 mai 2008 à 10:24

Le bonheur






    Mes articles sur la comparaison entre la vie des jeunes aujourd'hui et il y a 60 ans, me valent toujours beaucoup de mails; je ne peux pas répondre à tous individuellement alors je vais essayer de répondre à certaines de vos questions dans cet article.

   
    Les remarques qui reviennent toujours :  “ Comment pouviez vous vivre sans antibiotiques, sans téléphone pour appeler les parents, sans hôpitaux modernes et sans tous les équipements de sécurité et les mesures de prévention ? ”, et  “comment faisiez vous pour ne pas vous ennuyer et supporter les rigueur de la vie, sans tous les agréments du monde moderne, notamment multimédia ? “.
Et également cette question : “mais comment pouviez vous être heureux à cette époque ?"

    C'est vrai que nos vies étaient plus en danger qu'aujourd'hui, mais le risque était il si grand ?
    D'abord il y a eu la guerre et elle n'épargnait pas forcément les enfants, notamment les enfants juifs.
    L'environnement était beaucoup moins sécurisé : pas d'armoire à pharmacie, pas de bouchons de sécurité à l'épreuve des enfants sur les bouteilles de produits dangereux. Rien ne nous empêchait d'enfoncer une fourchette métallique dans une prise électrique.
    Lorsque nous nous promenions à bicyclette, nous ne portions jamais de casque.  Il n'y avait pas de ceinture de sécurité dans les voitures.et il n'y avait pas d'airbags.
    Nous buvions l'eau directement au tuyau d'arrosage du jardin et non d'une bouteille capsulée et nous n'attrappions pas la typhoïde pour autant.
    Nous partagions une bouteille de soda à plusieurs en buvant directement au goulot, l'un après l'autre et personne n'en est mort.
    On caressait tous les chiens et les chats, mais nous ne nous faisions jamais mordre car ils n'étaient pas élevés pour l'attaque, mais au contraire pour être en bonne entente avec l'homme.
    Si nous écoutions la télé d'aujourd'hui et les mises en garde au moindre bobo, nous devrions être tous morts, et pourtant nous sommes encore là !
    Cela ne veut pas dire que les précautions sont inutiles, mais qu'il ne faut pas s'affoler des dangers potentiels. L'homme est finalement une machine assez résistante s'il vit sainement.
    Mais également, nos parents, nos grands-parents avaient beaucoup plus de temps pour s'occuper de nous et nous apprenaient beucoup et notamment à vivre.

    Nous mangions des gâteaux, du vrai pain, du beurre et des boissons gazeuses avec du vrai sucre, mais nous n'étions jamais obèses parce que nous passions tout notre temps à jouer dehors. et à faire du sport.
    Nous ne connaissions pas les consoles de jeux vidéo, il n'y avait pas de télé, pas de CD et,de DVD, pas de chaîne stéréo ni de baladeur MP3, pas de téléphone partable, pas d'ordinateur ou de "chat" Internet. 
Seulement un baby-foot au café du coin. Et un ballon pour jouer au foot, au volley ou au basket.
Nous inventions des jeux avec des bâtons et des balles de tennis.

Nous jouions à la “pelote basque” contre un mur pour nous tanner les mains;
    Mais on ne s'ennuyait jamais
                                                                                                   
    Nous avions plein d'amis  :   Il nous suffisait d'aller dehors pour les retrouver :  ils étaient toujours là !
    Nous allions chez eux sans leur téléphoner au préalable (seuls les professions libérales, les entreprises et les services publics avaient le téléphone).  Nous frappions à la porte et entrions simplement dans leur maison pour jouer avec eux. Et si leur maman nous disait que ce n'était pas possible aujourd'hui, nous rentrions sagement lire à la maison.
    Pas de planche à roulettes .Nous passions des heures à bâtir des "caisses à savon" avec des roues récupérées et des roulements à billes.  Nous descendions une grande côte pour nous apercevoir, rendus en bas, que nous avions mal imaginé les freins. Après être sortis de la route à plusieurs reprises,  nous apprenions seuls à résoudre le problème. Mais il faut reconnaître qu'il ne passait aucune voiture sur cette côte.
    Nous chevauchions les vaches et les cochons de la ferme, nous affrontions sans peur les boucs et les oies.
    Nous jouions toute la journée dehors et personne ne pouvait nous joindre mais ni nous, ni nos parents n'étions inquiets. Nous n'étions pas loin et nous savions ce qu'il fallait faire en cas d'accident. C'était d'ailleurs rare car le souvenir de la guerre nous avait donné la notion du danger et enlevé tout goût du risque inutile.
    Le plus grand risque d'accident c'était lorsque nous montions dans les arbres et nous n'étions jamais seul et nous nous aidions mutuellement. Souvent, on s'encordait et on "assurait" le copain d'un tour de corde autour d'une branche.
    Il y avait parfois des accidents (rarement et pas graves le plus souvent), mais personne n'était poursuivi pour tout cela. Personne n'était à blâmer, sauf nous-mêmes.
    Nous nous battions à coups de poing. Nous récoltions des yeux au beurre noir et nous apprenions à nous réconcilier au travers de nos disputes. Mais jamais l'un d'entre nous n'aurait fait un geste vraiment dangereux, n'aurait sorti un  couteau ou une arme (et pourtant, après la guerre, il y en vait beaucoup qui traînaient).

    La lecture était un passe-temps pour tous et ceux qui avaient des livres les prêtaient à ceux qui n'avaient pas les moyens de les acheter.
    L'école était certes un devoir, mais apprendre nous intéressait et le travail après la classe occupaient de nombreuses heures. Les meilleurs élèves aidaient les moins doués et ceux qui ne travaillaient pas assez et ne réussissaient pas leur année, devaient la recommencer.  Cela semblait normal et les résultats des examens n'étaient jamais "ajustés".
    Ceux qui ne mordaient pas aux études suivaient un apprentissage. 25 % seulement des élèves du secondaire réussissaient lles deux bacs.
Le travail manuel était respecté et le plein emploi était assuré. 
Les entreprises devaient être rentables, mais le profit n'était pas leur seul but : elles étaient faites avant tout, pour procurer du travail et des salaires à ceux qu'elle employait.

    Nos professeurs étaient respectés, des élèves comme des parents, on ne chahutait pas, et ils pouvaient se consacrer entièrement ) à notre instruction.
    Nos actions étaient les nôtres et nous en assumions toutes les conséquences. Nous avions la liberté, les succès, les échecs, la responsabilité et nous avons appris à vivre avec tout ça. sans en être malheureux pour autant, mais en cherchant à profiter de tout instant heureux
    Et il y avait une véritable solidarité entre amis, chacun aidant l'autre dans ses moments difficiles.

    Je pense que chaque époque a ses avantages et ses inconvénients.
Mais je crois surtout que c'est l'état d'esprit qui a changé, non seulement pour les jeunes, mais aussi pour nos parents, nos dirigeants, et de façon plus générale pour tous les hommes. La société de consommation et les médias ont bouleversé nos mentalités et nos façons de vivre et nous ont souvent rendus égoïstes.
    Et je crois que vous les jeunes ne savez plus être heureux, alors que vous auriez beaucoup plus d'atouts que nous pour l'être.
    Il faudrait vous réapprendre le bonheur.!

    Demain je répondrai à d'autres questions que j'ai reçues dans les mails.

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lancien

sortir de la tristesse

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