Mardi 17 juin 2008 à 8:30

Histoires drôles


    C'est la semaine du bac.
    La plupart de mes correspondantes sont en train de traspirer à grosses gouttes sur leur copie et je doute que, fatiguées elles aient envie d'aller sur mon blog ou en tout cas de lire des articles sérieux.
    J'ai d'ailleurs un petit fils qui le passe aussi.

    Alors, aujourd'hui et ces prochains jours je resterai dans le domaine des histoires drôles.

    En parcourant des blogs de mes correspondant(e)s j'ai trouvé l'adresse d'un site dans lequel les lecteurs racontent des aventures qui leurs sont arrivées.
    Certaines m'ont fait sourire et je vais vous les répéter, en choisissant quelques thèmes pour les regrouper.

    Après le bac, j'essaierai de traiter les sujets que me proposent Mimine et Fleur de curiosité et je répondrai à certains mails.

    Voici donc quelques histoires sur :




                Les petites amies et les petits copains :

    J'ai envoyé un sms à une copine que j'aime bien :
        "Ça te dirait de prendre un café ?"
    Elle répond aussitôt :
        "Excellente idée, je vais m'en faire un."

    Je suis allé faire les magasins avec ma petite amie amie. Elle ressort de la cabine pour me montrer ce qu'elle vient d'essayer.
    Je lui réponds : "Ha non ! Le t-shirt, il est vraiment horrible !"
    Manque de bol, c'était le pantalon qu'elle essayait. Le t-shirt, c'était le sien

    J'ai secoué la cannette de soda de ma copine pour lui faire une blague. Je n'avais pas vu qu'elle était déjà ouverte.

    J'étais au restaurant avec mon petit copain. Je le regarde fixement dans les yeux et lui dis : "Dis moi la première chose à laquelle tu penses en me regardant."
    Lui : "Je peux finir ton steak ?"

    Mon copain m'a dit que je ne l'intéressais plus et que je pouvais oublier nos projets de vie commune pour l'an prochain.
    Au bout d'une heure de larmes, il a souri : "T'es parti sans me dire je t'aime sur MSN hier soir... Disons qu'on est quittes."
    Je sors avec un psychopathe.!

    Une personne de Greenpeace nous aborde dans la rue.
    Je lui réponds en anglais en prenant l'accent : "Sorry, we are not French."
    Au même moment, ma copine rajoute : "Désolé, on est pressés."

    Depuis 18 mois que je sors avec mon petit ami, j'ai enfin découvert qu'il était normal. Il arrive à dire "Je t'aime" à quelqu'un.            
    J'espère qu'après le chien, la suivante ce sera moi..

    J'ai reçu 2 SMS de ma copine. Le premier pour me dire que tout était fini entre nous, le second pour me rassurer car elle s'était trompée de destinataire.

    J'ai passé 10 bonnes minutes à renifler la rose que mon copain m'a offerte dans un élan de romantisme, avant de remarquer que c'était une fleur en tissu.


Lundi 16 juin 2008 à 8:10

Contraception, condition féminine

  


    Cet arbre est un énorme platane qui se trouve dans le parc du château de Branféré en Bretagne et qui a plus de 500 ans.














     J'ai reçu plusieurs mails qui me demandent mon avis sur le fait divers récents très commenté par les médias de l'annulation du mariage pour “non virginité”.

    C'est un sujet un peu délicat à traiter sur un blog, mais je ne vois pas pourquoi je ne vous donnerai pas mon avis.
    Donc cet article est “interdit aux lecteurs de moins de 2 ans” et aux personnes sensibles, qui si elles sont choquées, peuvent lire les 472 autres articles de mon blog.

    Je rappelle les faits : la justice a annulé le mariage d'un homme et d'une femme de religion musulmane, parce que la jeune fille avait dit à son futur mari qu'elle était vierge et qu'en fait ce n'était pas vrai. Le tribunal avait estimé qu'il y avait comme vous le dites, “tromperie sur la marchandise”.
    Ce n'est sûrement pas le terme approprié sur le plan juridiue, mais je partage assez  votre vision des choses.

    Je voudrais dire d'abord que je respecte toutes les croyances, les  religions et aussi l'athéisme ou l'agnosticisme, car ce sont des croyances tout aussi respectables.
    Mais dans le cas présent il ne s'agit pas à mon avis qu'un problème religieux. La religion définit des “pêchés” , mais c'est une affaire entre le croyant et Dieu et le mari n'est en aucun cas le représentant de dieu sur terre.
    Pour moi le fait qu'une femme doive être vierge au mariage est une coutume et une tradition de certaines populations.
    Je suis né dans la région de Pau et le curé de la petite église de Jurançon, pays d'un excellent vin blanc comparable au Sauterne (moi je le préfère même), suivait aussi une tradition, qui n'avait rien de catholique. A la fin de la cérémonie, qui s'était déroulée conformément aux rites, les parents présentaient au curé une bouteille débouchée de vin de Jurançon, le curé y plongeait son doigt et mettait une goutte sur les lèvres du bébé, qui du fait que c'était très sucré, ne faisait qu'une petite grimace et têtait allègrement.

    Sur le plan juridique je suis incompétent, donc je me garderai de me prononcer.
    Mais le mariage vis à vis de la loi est un simple contrat entre deux personnes et je n'ai jamais vu dans le code civil que la femme doive être vierge.
Et je ne pense pas que les deux époux aient signé un contart chez le notaire spécifiant cette clause.
    D'ailleurs les lois sont pour la non discrimination des sexes et donc si c'était vrai pour la femme, je ne vois pas pourquoi ce ne serait pas appliqué aussi à l'homme.
De plus il faut juridiquement prouver le non respect du contrat et pour un homme je ne sais pas comment faire sauf imposer la mise en place à la naissance d'une puce électronique bien placée sur le sexe de l'homme !

    Cette réflexion idiote et osée m'a amené à me demander quelles preuves on pouvait demander de la virginité d'une femme et j'ai demandé à un gynéco.
    Il m'a répondu que l'hymen pouvait être très différent d'une femme à l'autre et que sa rupture n'entraînait pas forcément de saignement, et que même une rupture spontanée et inaperçue pouvait se produire chez quelqu'un pratiquant beaucoup de sports ou la danse.

    Donc cela me renforce dans l'idée que ces coutumes de vérification au mariage de le virginité des épouses ne sont qu'une tradition de machos qui porte atteinte à la liberté et la dignité des femmes, et qui est à procrire de notre société française
    Je suis donc d'accord avec ceux qui demandent la révision du jugement.

    De plus il faut bien se rendre compte que de telles coutumes sont en France, en complet décalage avec les moeurs actuelles et paraissent donc tout à fait anachroniques.

    Suite à un commentaire, je rajoute ces quelques lignes au texte, car je me suis mal fait comprendre dans mon article.
    Loin de moi l'idée de critiquer celles qui estiment qu'elle doivent être vierges le jour de leur mariage. Je respecte tout à fait leur opinion, et je dirai que c'est une valeur comme une autre et même qu'elles font preuve d'une certaine sagesse.
    Par contre je m'insurge contre l'idée de cette "vérification" qui de plus ne parait pas fiable à 100% . Pourquoi le mari n'exigerait il pas pas un examen médical préliminaire et un certificat de virginité en bonne et due forme qui sera versé au contrat de mariage chez le maire ou le notaire.!
    Cela me paraît une atteinte à la liberté de la femme et une injustice sexiste, puisque la femme ne peut exiger la même chose pour l'homme.
    Sur le plan juridique je me suis déclaré incompétent, mais cela m'a beaucoup intéressé de lire le jugement et je remercie ma correspondante de m'avoir fourni cette référence.
    Mais cela ne m'a pas convaincu car on ne cite que les dires du mari, on ne sait pas ce qu'a dit la jeune femme (j'aimerais bien savoir si tout cela est fait de son plein gré) et surtout la preuve de cette non-virginité n'est pas donnée par le mari et seul un "aveu au mari" de la jeune femme est mentionné.
    N'y avait il pas d'autres façons de faire annuler ce mariage légalement ?.
    De plus je trouve la déclaration du mari choquante : "après que cette dernière lui ait été présentée comme célibataire et chaste, il a découvert qu'il n'en était rien la nuit de noce".
    Finalement il avait choisi son épouse comme on acquiert une marchandise ou une poulinière. C'est cela qui me parait anachronique, en France du moins.

    Deuxième ajout : lisez les commentaires. Ils sont intéressants car ils donnent le point de vue juridique spécifique, pour lequel je ne suis pas compétent et je n'avais donc pas d'avis.

    Dans vos mails vous me demandez ce que je pense de la liberté sexuelle actuelle et des expériences amoureuses que l'on peut faire avant de s'engager.
    J'essaierai de traiter cela dans un prochain article, mais la semaine prochaine étant celle du bac, je crois que je vous raconterai avant quelques histoires drôles pour vous reposer.
    J'essaierai aussi de répondre au tag de Mimine.

Dimanche 15 juin 2008 à 8:29

Informatique, médias, internet





       A la suite de mes derniers articles, j'ai reçu plusieurs mails qui me disent que je suis très méchant vis à vis des journalistes et des médias et que finalement la télé ne nous informe pas si mal que cela et que cette information est utile.

    C'est vrai que je critique souvent les médias, car, sans souvent s'en rendre compte ou parfois volontairement (ou manipulées), ils peuvent avoir une très grande infliuence sur nos idées et sur l'évolution de la société.
    Mais je ne voudrais pas donner l'impression que je suis contre l'information, l'indépendance et la liberté des journalistes.

    Cependant je trouve que certains ne font pas bien leur métier, et cela pour deux raisons.

    La première est inhérente à l'économie de la vie : on a un métier pour gagner d'abord de quoi vivre (en espérant ensuite qu'il vous plaira, voire vous passionnera !). Or pour un journaliste il faut aussi “produire”, avoir du “rendement”  et donc faire beaucoup d'articles.
Cela veut dire que l'on n'a pas beaucoup de temps à consacrer à chacun d'eux.
    S'il ne faut pas beaucoup de temps pour décrire une scène que l'on voit, par contre, pour un article de fond, à thèse, et notamment s'il a des fondements scientifiques (mais c'est vrai aussi en histoire, en philosophie, en économie....), il faut d'une part bien comprendre le sujet, mais pour cela faire de la “documentation”, pas toujours facile à lire, et posséder à l'origine une certaine culture minimale dans la spécialité du sujet traité.
    Cela prend beaucoup de temps car il faut avoir lu beaucoup d'articles, de revues, de livres et leur lecture est parfois difficile.
    Pris par le temps, surtout s'il s'agit d'un sujet d'actualité qu'il faut traiter rapidement, le journaliste se contente d'une lecture rapide et résume le peu qu'il a lu. Il n'est pas forcément tombé sur le bon article et par ailleurs il n'a peut être vu qu'un des aspects partiel ou partial.
    Je suis toujours étonné, sur des sujets que je connais, de voir le nombre d'inexactitudes dites par les médias.

    La deuxième raison est toujours due aux problèmes économiques de rentabilité. Celle ci pour un journal ou la télévision est liée au nombre de lecteurs ou à l'audimat. Donc un journaliste est jugé au nombre d'auditeurs ou de lecteurs  qu'il attire.
    Les médias ont donc une règle : pour attirer le client il faut faire du sensationnel !
    Faire du sensationnel, c'est mettre en lumière ce qui choque, c'est insister sur les choses extrèmes, c'est donc déformer intentionnellement et dans le mauvais sens car on supprime ce qui est raisonnable, ce qui se rattache à ce qu'on sait déjà, on supprime le “bon sens”, car ce qui est judicieux, logique et normal ne nous étonne pas et n'est donc pas “sensationnel”

    Je suis donc très attaché moi aussi, à la liberté de la presse et à l'information, seulement j'aimerais pouvoir croire ce que je lis ou ce que j'entends, et ne pas être obligé de vérifier si ce qui est dit est vrai, parce que là, quand je m'aperçois que cela a été très déformé, je me sens trahi.

    Ce reproche que je fais aux médias, je pourrais aussi souvent le faire aux politiques, quelque soit leur bord, car ils ont les mêmes défauts..

Samedi 14 juin 2008 à 9:35

Inné et acquit




    Des recherches en psychobiologie ont donc montré que certaines anomalies dans le fonctionnement de notre cerveau pouvaient en partie expliquer certains comportements violents ou délinquants, dont la cause principale restait l'influence de notre environnement et de l'éducation et l'instruction que nous avons reçue. On constate aussi que le niveau intellectuel de beaucoup de délinquant est
souvent assez faible, bien que certains soient au contraire, fort intelligents.

    Ces rechercjhes font apparaître que l'on peut déceler chez de jeunes enfants des comportements anti-sociaux et que ces comportements peuvent résulter d'une prédisposition à la violence.

    La question qui se pose est de savoir si ces signes de prédisposition peuvent être utiles et si des actions d'éducation ou de formation peuvent ensuite empêcher un éventuel glissement vers cette violence ou cette délinquance.

    Contrairement à ce qu'ont affirmé certains journalistes, les scientifiques, même médecins, n'ont jamais prôné dans cette optique, d'action médicamenteuse, car on ne peut déceler que des prédispositions et non des “maladies”. La plupart de ceux qui ont ces prédispositions ne seront sans doute jamais délinquant et ne présenteront des réactions violentes que dans des cas extrèmes. Donc il est hors de question de parler de “vaccin” comme fait croire certains journalistes.
    Quand j'avais lu leurs articles, j'avais rejoint Kâa dans ses craintes.
    Toutefois si les études qui se poursuivront peuvent déceler sur un délinquant récidiviste avéré, certaines anomalies par exemple de la MAO, peut être qu'un jour un traitement de ces personnes délinquantes pourrait leur éviter la poursuite de leur déviance et la récidive à leur sortie de prison.
    Mais on n'a pas assez de connaissances actuellement pour envisager cela.

    La meilleure lutte contre la violence et la délinquance reste l'action sociale au niveau de la société

    D'abord l'instruction et l'éducation. Elles développent nos intelligences, nous donnent des exemples à suivre, nos parents sont en charge de nous donner une éducation adéquate pour nous préparer à la vie d'adulte et même si ce n'est pas vraiment au programme de nos études, nos professeurs ont toujours contribué aussi à parfaire cette éducation.
   
    La lutte contre la pauvreté et la maltraitance.
    Il est certain que pauvreté et maltraitance sont des facteurs qui peuvent faire évoluer vers la violence et la délinquance. Toutes les études de montrent et les éducateurs ou ceux qui fréquentent les jeunes (et même les adultes) le savent bien.
    Les enfants maltraités (je ne parle pas d'une simple claque méritée), ont tendance, ados, à devenir violents, et certains à maltraiter leurs enfants lorsqu'ils sont eux mêmes devenus parents.
    J'ai rencontré des gens très pauvres, notamment au Sahara, qui étaient d'un altruisme et d'un dévouement extraordinaires, mais quand elle est poussée jusqu'à la souffrance, et que l'on peut cotoyer des riches qui ne se soucient nullement de vous, la pauvreté pousse à la révolte et donc à la violence.

    L'encadrement des jeunes dans des activités sportives et ludiques.
On sait que la violence et la délinquance naissent souvent parce que les gens s'ennuient et s'inventent des activités qui dégénèrent.
    Par ailleur un bon encadrement de jeunes permet de leur apprendre peu à peu à réfléchir aux conséquences de leurs actes, à appliquer certaines règles, à leur donner l'habitude de ne pas faire aux autres ce qu'ils n'aiment pas subir eux mêmes.
    Cela limite aussi les mauvais exemples. J'ai connu un jeune qui est aujourd'hui en prison pour des délits mineurs. Ce n'était pas un mauvais garçon. Il était seulement naïf et pas très intelligent, et se laissait entraîner, pour rendre service à des copains qui étaient plutôt des voyous.Surtout il ne se rendait pas compte lui même des conséuences de ce qu'il faisait et du risque de sanction qu'il encourrait.

    Une information et une lutte plus importante contre l'alcool et le cannabis. D'une part les revenus de la drogue alimentent la délinquance, mais l'usage régulier d'alcool et de cannabis outre les besoins d'argent qu'il engendre, détruit la volonté et l'uage normal du cerveau et notamment la prévision correcte des conséquences de nos actions.
On a montré que cette absence de mesure du risque et du danger était l'une des prédispositions à la violence.


    Bien sûr, la lutte contre la délinquance, (police et justice), mais la punition n'a jamais été efficace, seule et sans prévention. Elle arrive trop tard.

    Et j'en reparlerai ci après la formation des parents car ce sont d'abord eux qui doivent éduquer leurs enfants (jé le dis souvent ex ducare, en latin c'est conduire dehors, vers l'âge adulte et l'indépendance) et certains d'entre eux sont aujourd'hui complètement dépassés par ce problème.

    Ces diverses actions sont collectives, mais que faire au niveau individuel ? 
    Faut il déceler chez les enfants les comportements anti sociaux et que faire alors ?

    Nous savons tous que la plupart des règles élémentaires et des automatismes de la vie en société doivent être apprises à un enfant avant 8 ans pour qu'elles soient plus efficaces, car cela devient alors naturel en eux.    
    C'est dans cette optique qu'une détection précoce pourarit être utile
    Il ne s'agit pas de faire une mesure du taux de Mao sur chaque enfant, ni de faire systématiquement passer des tests au diagnostic plus ou moins hasardeux, mais de se poser des questions quand un enfant présente de façon précoce des comportement anti-sociaux et des signes de violence.
    On peut alors étudier notamment l'environnement dans lequel il se trouve, v
érifier que ces jeunes qui ont une prédisposition, reçoivent alors une éducation appropriée et sinon, essayer avec les parents d'infléchir l'éducation pour qu'elle apporte un correctif aux tendances naturelles.

    Mais qui apporte l'éducation aux jeunes enfants ? : Avant tout les parents et ensuite l'école.
    Il est donc naturel que ce soit une formation des parents qui soit en premier envisagée.

    Les scientifiques ne se désintéressent pas de ce problème : en 2006, Stéphen Scott, de l'Institut de Psychiatrie de Londres, a mi en place une formationde 3 mois pour les parents qui se sentaient dépassés. Elle leur apprenait comment sanctionner systématiquement et calmement les mauvaises conduites  mais aussi féliciter et récompenser les bonnes, notamments avec les enfants sans réaction émotionnelle dont nous avaons parlé, et qui sont peu sensibles aux punitions.
    Ces stages sont l'occasion de former les parents à un meilleur dialogue avec leurs enfants.
    Les intervenants essaient aussi, dans ces stages, de sensibiliser les parents au suivi des efforts scolaires des enfants, à celui de leurs fréquentations, et à l'avantage de trouver des occupations sportives ou ludiques plutôt que de laisser les enfants traîner dans les rues, ainsi qu'une sensibilisation aux dangers de l'alcool et de la drogue.

    Finalement me direz vous, tout cela on le savait déjà, ce sont des mesures de bon sens et cela ne relève guère de la connaissance du fonctionnement du cerveau.
    Oui, mais c'est à l'image de la vie de tous les jours : la science nous apporte ses découvertes, ses progrès, mais dans le secteur du comportement des hommes, la vie de tous les jours a surtout besoin, d'écoute, de compréhension et de bon sens.
    Et méfions nous des raccourcis à sensation dont on nous abreuve dans les médias et notamment la télévision. Il faut hélas, souvent aller à la source pour savoir ce qui a vraiment été fait et dit. !




Vendredi 13 juin 2008 à 8:30

Inné et acquit




    Que disent les chercheurs sur d'éventuelles prédispositions à la violence et à la délinquance ?
   
    En fait ils sont très prudents; ils ont constaté certaines corrélations, mais n'affirment pas une relation de cause à effet, dont ils n'ont pas la certitude.

    Des études menées dans plusieurs universités ont montré le lien qui existait entre l'agressivité de mammifères et également d'êtres humains, et les fluctuations du taux d'une enzyme, la “monoamine-oxydase” !que pour simplifier j'appellerai MAO). Cette enzyme dégrade certains neurotransmetteurs et notamment la sérotonine, qui joue un rôle important dans le contrôle des centres amygdaliens et de l'agressivité.
    Les fluctuations de cette enzyme MAO sont en partie dues à notre génotype et sont donc partiellement innées.
    Les études de Terrie Moffitt  sur les jeunes néozélandais de Dunedin (voir l'article précédent), ont montré qu'on ne pouvait pas établir une relation certaine entre le taux de cette enzime et le devenir des gens, c'est à dire que les “non délinquants” pouvaient avoir toutes sortes de taux de MAO, faibles comme forts.
    Par contre, elles ont montré que les individus qui avaient à la fois un faible taux de MAO et avaient été maltraités dans l'enfance, avaient, par rapport à ceux qui n'avaient pas subi de maltraitance, trois fois plus de probabilités de manifester des troubles comportementaux dans l'adolescence et dix fois plus d'être délinquant à l'âge adulte.
    Je répète que cette étude a été faite sur un nombre limité (environ 1000 sujets) et dans une population particulière, et que donc les généralisations doivent être prudentes.
    Mais on peut penser que la faible teneur en MAO serait une prédisposition pour que d'autres facteurs liés à l'environnement oul'éducation, transforment chez certains cette prédisposition en comportement nocif.

    Je vous ai souvent expliqué que deux centres du cerveau émotionnel, les centres amygdaliens, étaient responsables de nos réactions de crainte, de peur, d'agressivité, de stress et des réactions correspondantes. Des chercheurs de l'Institut national de la Santé mentale à Betesda dans le Maryland a montré, en 2006, que les personnes ayant de faibles taux de MAO, ont au contraire une forte activité des centres amygdaliens.
    Toutefois une constatation d'activité à partir d'images RMN du cerveau n'est pas vraiment une mesure du comportement agressif dans la réalité.
    C'est une simple présomption de prédisposition et les chercheurs n'en concluaient pas que les jeunes, objet de l'étude, seraient par la suite violents ou délinquants.

    D'autres études portent sur de jeunes enfants qui ont un comportement anti-social précoce. Il est apparu que certains d'entre eux avaient peu de réactions émotionnelles et se montraient beaucoup plus durs et insensibles, de façon analogue à des adultes qui se sonr révélés être des psychopathes.
    Ces enfants ne connaissent pas le sentiment de culpabilité, sont intrépides et prennent des risques exagérés et ont tendance à exagérer leur confiance en eux même jusqu'au narcissisme. Ils sont insensibles aux punitions, mais apprécient les louanges et les récompenses.
    Les centres amygdaliens pourraient être aussi en cause, mais dans ce cas fonctionneraient de façon insuffisante. Ces centres non seulement sont à l'origine de nos craintes, mais par ce biais ils nous permettent d'apprécier celle des autres et en partie leur souffrance.
    Les chercheurs ont également constaté chez ces enfants une sous-activité des centres du cortex préfrontal, qui évaluent les situations, leur risques et prévoient les conséquences de nos actions.
    Il est logique que, si quelqu'un ne comprend pas la souffrance des autres, prévoit mal les risques et conséquences de ses actes, s'il est facilement coléreux, s'il n'a pas conscience du danger, il puisse alors se montrer intrépide, agressif et cruel.

    En définitive les journalistes et les politiques n'ont pas suffisament étudié les résultats et les dires des chercheurs qui ont essayé de comprendre la délinquance des jeunes et leurs propos sont souvent des généralisations hâtives..
    Ces chercheurs ont mis en lumière des pistes possibles de prédispositions à la violence et éventuellement à la délinquance, facteurs qui ont une part de causes génétiques, mais sur lesquels l'environnement peut aussi avoir une action. Ces pistes concernent soit des mécanismes chimiques liés aux neuro-transmetteurs (MAO notamment), soit certains centres du cortex préfrontal ou du cerveau émotionnel (centres amygdaliens en particulier), qui auraient alors une activité soit trop forte, soit trop faible.
    Mais les personnes qui présentent des anomalies dans ces domaines, ne deviendront pas pour autant des criminels. Le terrain est simplement plus propice (comme nous pouvons être prédisposés à certaines maladies, mais nous ne les aurons peut être jamais), et il faut que l'éducation ou l'environnement ait ensuite une action défectueuse pour que la violence ou la délinquance s'exprime.

    La question qui se pose est de savoir si ces signes de prédisposition peuvent être utiles et si des actions d'éducation ou de formation peuvent empêcher un éventuel glissement vers cette violence ou cette délinquance.
    Ce sera l'objet de mon prochain article.

Jeudi 12 juin 2008 à 9:59

Inné et acquit



    Kâa (vous connaissez sûrement son blog), faisait sur mon précédent article le commentaire suivant :


    “..On va bientôt faire une étude génétique de tous les nouveaux nés afin de savoir si ce seront de futurs criminels en série, et le cas échéant on procèdera à l'euthanasie ...
J'exagère bien sur, mais toutes ces théories me font peur...”

    C'est tout à fait mon avis et c'est pourquoi, me méfiant un peu des propos journalistiques,
animés bien sûr par l'envie de frapper les esprits et de faire du “sensationnel”, j'ai voulu aller vérifier si ce qu'ils racontaient, était vraiment ce que les chercheurs en cause avaient écrit.
    Evidemment je n'ai pas consulté tous les articles sur le sujet, mais certains que j'avais entendu citer.
   
    J'ai pu constater que les conclusions de ces chercheurs était assez différentes de ce que disait la presse.
    Ces médecins ou scientifiques étaient persuadés que, si certains sujets présentaient des prédispositions à la violence et à la délinquance, par contre c'était l'éducation et l'environnement qui ensuite jouaient le rôle moteur soit pour empêcher le développement de ces tendances, soit malheureusement pour les favoriser.
    Puis ils se posaient la question d'une part de savoir comment détecter ces prédispositions, et d'autre part comment éviter la dérive vers la délinquance par une éducation appropriée.
    En fait ils n'ont jamais opposé patrimoine génétique contre environnement et éducation, comme on voudrait nous le faire croire.

    Les sujets de leurs études étaient surtout la violence et la délinquance des jeunes, ce qui ne veut pas dire qu'ils négligeaient celle des adultes. Mais ils pensaient que sur les jeunes, il était encore temps d'enrayer le mécanisme d'évolution.
    Le pédopsychiatre Michael Rutter et le criminologue David Smith, ont en particulier montré qu'entre 1950 et 1995, la délinquance juvénile aux USA avait été multipliée par un facteur cinq; l'âge culminant aux USA et au Royaume Uni, se situait entre 17 et 18 ans pour les garçons et 14 et 15 ans pour les filles.
    Le professeur à l'Institut de psychiatrie de Londres, Terrie Moffitt indiquait que cette différence était due sans doute à une maturité plus rapide des filles et pensait qu'il fallait distinguer deux types de délinquance juvénile :

    - ceux ou celles qui à l'adolescence, commettent des infractions légères sous l'influence de l'environnement et notamment de certains camarades.
    En général ils sortent de la délinquance en devenant adulte et autour des 20 ans.

    - les délinquants qui perdurent dans cette voie et dont la délinquance s'aggrave après l'adolescence, et qui pour une part d'entre eux auraient des prédispositions que l'éducation n'aurait pas corrigées ensuite.

    Le point qui a suscité des polémiques est l'affirmation de ce chercheur qui indique que ces personnes manifestaient pour beaucoup des comportements anti-sociaux (troubles neurologiques ou comportements difficiles) dans l'enfance et qu'une détection appropriée aurait pu permettre d'éviter leur évolution malheureuse.

    La généralisation d'un tel propos est effectivement abusive.
    L'étude portaient en fait sur une population de 1037 jeunes garçons et filles d'une “colonie écossaise” en Nouvelle Zélande. C'est donc une population assez particulière.
    D'autre part le chercheur s'il indiquait que certains facteurs génétiques pouvaient être mis en cause, n'excluait pas que les conduites sociales observées (léger déficit cognitif, tempérament difficile, hyper-activité...) soient ensuite exacerbés par l'environnement et notamment par des pratiques parentales inadéquates, des liens familiaux perturbés ou la pauvreté et l'exclusion.
    Il citait également l'influence néfaste de tiers.

    Le docteur Nathalie Philippe, (française vivant en Nouvelle Zélande)a publié en 1997 un livre très intéressant sur cette étude, et en 2006 Pierrette Verlaan et Michèle Déry (chercheurs au Québec) ont également écrit “Les conduites antisociales des filles” , deux livres basés sur ces études de Terrie Moffitt à Dunnedin.

    Mais, s'il faut se méfier des généralisations journalistiques, il ne faut pas par contre se voiler la face. Depuis longtemps des études sur les jumeaux (par comparaison avec des non-jumeaux) ont montré que les facteurs génétiques et innés jouent un rôle important dans notre personnalité et dans nos comportements cognitif et émotionnel et leurs troubles.
    Ceci n'enlève rien au rôle primordial de l'environnement et de l'éducation.
   

    Patricia Brennan de l'université d'Atlanta en Géorgie (USA), qui a également fait des études dans ce domaine sur de jeunes Danois, écrit que
    “ ...La biologie n'explique pas tout. Il faut qu'elle se conjugue à un autre facteur, comme un environnement social défavorable ou une mauvaise éducation parentale...”
    Elle a étudié en particulier comment un rejet maternel, voire paternel de l'enfant, pouvait entraîner par la suite violence et délinquance de l'adolescent.

    En cette période de bac, je ne veux pas vous imposer un long article.
    J'essaierai de vous expliqurer demain ce que des chercheurs ont trouvé comme explication de ces prédispositions et je vous parlerai ensuite de certaines solutions qu'ils ont préconisées pour essayer d'empêcher les prédispositions nuisibles de se manifester



Mercredi 11 juin 2008 à 8:52

Inné et acquit




    Certaines études américaines ont défrayé la chronique surtout lorsqu'elles avaient été citées par le Ministre de l'Intérieur et les journalistes de télévision.
    Elles concernaient las rapports entre la génétique et la criminalité.

    J'avais fait un article sur cette question le 16 mars 2008 ainsi que plusieurs articles sur la formation de notre cerveau, pour essayer de montrer que, certes, une part de cette formation vient de notre hérédité, qu'une autre part est innée (c'est à dire acquise à la naissance, mais indépendante de l'hérédité des parents), mais que la plus grande partie de cette formation était due à l'apprentissage de l'enfant et à l'éducation et l'instruction que nous recevions par la suite. (rubrique “inné et acquis” sur mon blog).

    J'ai reçu depuis cette date quelques mails qui me posent des questions connexes, suggérées sans doute par les procès actuels d'assassins, dont on parle beaucoup à la télé.
    - Pourquoi devient on un assassin?
    - Y a t'il une prédisposition pour être un délinquant ?
    - Nait on violent ?
    - A quel âge peut on déceler ces prédispositions ?

    Lorsque j'avais fait mes articles précédents, je n'avais utilisé que mes souvenirs de lecture.
    Pour mieux répondre à vos questions, j'ai essayé de faire le point dans la documentation que j'avais sur des études récentes de ce domaine, et je vous parlerai dans mes prochains articles d'études des dernières années sur la délinquance et sur sa prévention, c'est à dire sur la détaction des prédisposiions éventuelles.
    Notamment je vais essayer d'expliquer dans les prochains articles ce qu'on entend par prédisposition à la violence et à la délinquance et de montrer que les remèdes sont plus dans le domaine de l'éducation que du coté médicamenteux et psychiatrie.



Mardi 10 juin 2008 à 8:23

Animaux

    Comme beaucoup de mes correspondant(e)s sont en première et terminale, elles révisent cette semaine et la selmaine prochaine, c'est le bac;
    Je ne pense pas qu'elles auront le courage de lire des articles sérieux.    
    Je raconterai donc un peu plus souvent des anecdotes ou des histoires.



    Mes enfants avaient, il y a 35 ans, une tortue qui s'appelait Chloé, comme deux de mes correspondantes.
    Elle  venait tous les étés à Carnac, à l'arrière de la voiture, dans sa boite en carton avec de la salade, petit encas pour faire passer le temps,.

    Il y avait alors à Paris des bus avec des freins pneumatiques qui faisaient un long schuintement , et quand on était derrière un tel bus, Chloé l'imitait à chaque freinage en faisant “pschiiiiiitt “.

    A part cela elle avait une mémoire d'éléphant !
    Dès qu'on arrivait dans lle jardin à Carnac, où elle n'avait pas mis les pattes depuis un an, elle se précipitait vers un trou dans la clôture pour aller faire un tour dans le jardin du voisin.
    Elle était déçue car, en général je l'avais repéré et bouché avant de partir.
Alors dépitée elle essayait de monter après le grillage et on la retrouvait, coincée à 60 cm du sol.
    On la mettait alors sous une touffe de thym, où elle aimait dormir, à l'abri des regards

    Une tortue, c'est pudique, vous ne la voyez jamais toute nue. Même pas en maillot de bain sur la plage !.

Lundi 9 juin 2008 à 8:05

Histoires drôles

   




    Puisque je suis dans les histoires anglo- saxones autant continuer dans ce secteur.

   

On racontait dans un journal de Londres l'histoire suivante, que l'on prétendait vraie :





















    La reine Elisabeth, piégée par ses petits-enfants

    La reine d'Angleterre est une souveraine soucieuse de rester à la page. Elle vient donc de s'équiper d'un répondeur pour sa lignedirecte de t'éléphone, mais n'arrivait pas à enregistrer un message d'accueil.
    Elle a donc demandé à ses petits-fils, William et Harry, de s'en occuper.
    Farceurs, les deux jeunes princes lui ont concocté un message pas piqué des vers :

“Salut mon pote, c'est Liz ! Désolée d'avoir dû m'absenter du trône.
Pour joindre Philip, appuyez sur le 1, pour Charles appuyez sur le 2 et pour les corgis, appuyez sur le 3”

    En appuyant sur le 3, on entendait les aboiements des chiens préférés de la reine (à mon humble avis des horribles bassets paresseux !).
    Il parait que le secrétaire particulier de Sa Majesté a failli avoir une attaque cardiaque en découvrant le message, mais qu'Elisabeth a déclaré qu'elle avait trouvé la blague “très drôle” *

* : en français dans le texte.


Dimanche 8 juin 2008 à 10:56

Histoires drôles




    Aujourd'hui je n'aurai pas le temps de rédiger un article; alors j'ai préparé une anecdote rapide qui ne me prenne pas trop de temps.


    Je suis un vieux papy qui a 8 petits enfants et donc j'aime les histoires de papy. En voici une que j'ai trouvée sur un hebdomadaire anglophone, dans la rubrique faits divers, et délinquance.


    Une gamine appelle la police pour dénoncer son grand-père.

    L‘opératrice du commissariat de Burnett, dans le Wisconsin a alerté ses collègues à la suite de l'appel d'une petite fille qui ne prononçait que quelques mots et avait raccrcoché le téléphone.
    Les policiers se sont précipités à l'adress d'où provenait l'appel et ont trouvé une fillette de 7 ans qui jouait aux cartes avec son grand-père.

    “ J'ai appelé la police, leur a t'elle dit, parce que papy trichait mais je me suis dit que ce n'était pas gentil de dénoncer son grand-père et alors j'ai raccroché”

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lancien

sortir de la tristesse

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