Jeudi 31 juillet 2008 à 9:53

Libertés et règles

  

     Mes deux derniers articles m'ont valu une bonne quinzaine de mails malgré les vacances, ce qui m'a étonné. J'ai touché un point délicat chez les jeunes et les opinions et questions sont assez contrastées.

    Certains sont assez d'accord avec mes propos, mais dès lors je n'ai guère besoin de les citer.
    Par contre d'autres se plaignent de l'autorité des parents et  souhaiteraient plus de liberté. C'est un sujet que j'ai abordé plusieurs fois, mais qu'il faudra que je retraite.

    Leur souhait serait que la liberté soit “je fais ce qu'il me plaît”.
    Certes on souhaite tous cela, mais il faut être réaliste, c'est une illusion totale, car si elle est vraie pour l'un elle doit l'être aussi pour les autres.
    A la limite si votre téléphone portable plaît à quelqu'un, il peut vous l'emprunter, si votre tête ne lui plaît pas et qu'il ait envie de se défouler, il peut vous rosser ou même vous donner un coup de couteau, si cela lui plaît de faire du feu, il peut brûler votre voiture, ...
    De façon plus bénigne, chacun de nous doit un jour ou l'autre travailler pour gagner sa vie et faire alors partie d'une équipe. Si chacun n'y fait que ce qu'il lui plaît, l'équipe sera anarchique et ne fera pas grand chose de bon.
    J'ai longtemps dirigé des recherches et même dans ce domaine où l'on a besoin de beaucoup de liberté et de créativité, on ne trouve que si l'équipe est très organisée, si tous les efforts se complètent et si tous “tirent dans la même direction en même temps”.
    Si votre voisin met sa chaîne hifi ou sa télé à hurler toute la nuit, vous ne pourrez dormir et si votre voisin de classe vous ennuie tout le temps vous ne pourrez travailler.

    Je citerai en particulier ce commentaire que vous trouverez sur le blog
“... "la liberté de chacun se limite là où commence celle de l'autre"
Il n'y a pas plus triste comme conception de la liberté que celle ci. La liberté est indivisible. En retirer une partie c'est la détruire toute entière....”
   
    Je pense que tout dépend de la liberté dont on parle et des actions correspondantes.
    La liberté totale qu'invoque ce jeune, c'est à dire “faire tout ce dont on a envie”, peut concerner deux sortes d'actes.
    Ceux qui ne touchent que soi-même. Là on en est effectivement responsable et après tout on subit les conséquences de ses actes.
    Alors si vous voulez vous'amuser au lieu de faire ses études, se souler et fumer du cannabis tous les jours, ne pas vous soigner quand vous êtes malade, prendre des risques insensés et finir paralysé sur une chaise roulante, cela ne regarde que vous.
    Encore que vous avez sans doute une famille que vos actes rendront malheureuse. Et que les soins que vous recevrez, la société qui devra vous prendre en charge ou vos parents qui devront vous aider, tout cela a un coût que vous feriez supporter par les autres.

    Mais la plupart du temps vos actions ont des conséquences sur autrui, car vous n'êtes pas sur une ile déserte. Dès lors je pense que "la liberté de chacun se limite là où commence celle de l'autre", c'est synonime de “ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu'on te fasse à toi-même”.
    Si vous n'avez pas ce réflexe vous nuirez à vos voisins, et comme vous trouverez toujours un jour plus fort que vous, vous subirez aussi la loi d'autrui.
    En fait la liberté totale érigée en système, la liberté dont on ne retire rien comme le prone ce jeune est une illusion totale. Au départ c'est l'anarchie, puis c'est la loi du plus fort (individu ou groupe) qui est libre de faire ce qui lui plaît au détriment des autres et peu à peu on arrive au totalitarisme et à la dictature, car ceux qui ont ainsi acquis la liberté totale n'ont pas envie de la perdre et donc mettent les autres sous le joug d'une façon ou d'une autre.
    Regardez l'histoire et vous verrez maints exemple de cette évolution.

Mercredi 30 juillet 2008 à 9:42

Souris écureuils marmotte

J'ai une personne de plus dans la maison cette année, du sexe féminin.
    C'est l'hamster d'une de mes petites-filles.


    Ce n'est pas un gros hamster habituel. C'est une petite hamster russe grise. Elle n'est pas encore tout à fait adulte (une grande ado), et mesure 6 cm de long seulement.
Voyez sa taille comparée à la main qui la tient;

Elle s'appelle
"smout-smout"
(j'ai tpujours l'impression d'éternuer !).









    Sa fourrure grise est très fournie et très douce comme de la soie. Du coup elle paraît très ronde, mais si on enlève les poils il ne reste pas grand chose. Il faudra que je la pèse à Paris sur mon pèse lettres mais je suis sûr qu'elle ne dépasse pas 20 grammes.
    Elle mange des graines, des fruits, des légumes, du pain.
    Elle est extrèmement propre et ne sent pas mauvais comme habituellement les rongeurs
   





   
    Elle se laisse caresser, mais vous mordille les doigts.

    Dans sa cage une petite roue qu'elle fait tourner.
    Je n'ai pu la photographier car elle ne le fait pas sur commande. 
    Dommage car sinon j'aurais branché la roue sur une petite dynamo, pour éclairer la salle de séjour quand il y a une panne de courant EDF

Mardi 29 juillet 2008 à 9:57

Libertés et règles

   

    Dans son article, mon correspondant, placé devant le dilemme gênant de choisir virtuellement entre deux situations qui lui déplaisaient, disait : “j'ai finalement décidé de faire ma vie avec les fascistes parce que comme Cartman, je ne supporte pas les hippies!..”

    Cette position est caractéristique de la jeunesse, époque où le caractère est moins souple, où l'on est facilement manichéen, et où souvent on tient trop à ses idées pour admettre celles des autres.
    Je suis passé par là, moi aussi, autrefois.

    Je pense que par la suite, adulte, on devient plus compréhensif.
    J'ai eu des collaborateurs de droite et d'extrème droite, de gauche et d'extrème gauche, du centre aussi. J'ai eu des camarades et des amis catholiques, israélites, musulmans, agnostiques et athées. J'ai travaillé avec des ingénieurs de nationalités diverses, parfois à la peau noire ou jaune.
    Dans la mesure où ils respectaient mes propres convictions et ne cherchaient pas à m'imposer les leurs, j'ai toujours vécu avec eux dans une bonne entente, voire amicalement.
    J'essayais de les comprendre, de les écouter, qu'ils m'expposent leurs idées, leur philosophie, leurs habitudes de société et il m'arrivait de leur parler des miennes.
    J'estime avoir appris beaucoup ainsi de leur part et je leur ai parfois aussi appris que certaines de leurs croyances n'étaient pas compatibles avec les connaissances scientifiques actuelles.
    J'appréciais qu'en France ils essaient de respecter nos coutumes et je m'efforçais de respecter les leurs, si j'allais dans leur pays.

    La compréhension des habitudes et des”rites” de jeunes qui appartiennent à des groupes “originaux” est plus diffcile pour moi.
    J'ai connu autrefois les punks et les hippies, j'ai eu beaucoup de correspondantes plus ou moins gothiques ou métalleuses (moins maintenant,c'est relativement passé de mode).
    J'ai essayé de comprendre leur position. Quand il s'gissait de philosophie ou de manière de vivre, on discute facilement et je finissais par les comprendre, même si je ne partageaix guère leurs idées..
    Mais leurs habitudes sont le plus souvent régies par la mode, la volonté de se distinguer des autres et d'attirer l'attention sur soi et là, par goût, je préfère passer inaperçu et la mode m'indiffère, alors nous avons des points de vue assez différents.
    J'avoue que les cheveux rouges verts, jaunes vifs ou bleus ne m'attirent pas, (mais j'ai trouvé très drôles les coupes de cheveux jaunes en balle de tennis), pas plus que les habits noirs, le maquillage noir outrancier ou les colliers et bracelets pour chien pleins de clous et de pointes.(je me demande comment fait leur petit ami pour les embrasser?).
    Certes cela attire l'attention, mais je ne sais pas si l'avis des gens est très positif et la plupart de ceux que je connais ne trouvent cela guère beau et ni attrayant.
    L'expérience des problèmes psychologiques de mes “guenons” m'a montré que la lecture systématique de romans noirs et tristes, ou l'écoute de chansons qui prônent le désespoir et le malheur, les images de sang et de tortures morales ou physiques, la rédaction de poèmes et d'écrits qui sont des plaintes sur sa condition et le souhait de s'en sortir par la mort, cette accumulation finit par conditionner le mental et mène à la dépression, voire au suicide.
    Certes les personnes assez fortes sortent au bout de quelques temps de cet environnement dangereux, une fois que leur personnalité s'est affirmée, mais les gens faibles, très influençables ou très sensibles, peuvent aller à la catastrophe et mettre des années à s'en remettre.
       
    Par contre je reste intolérant vis à vis des groupes qui mettent en danger la vie d'autrui, notamment d'enfants, de jeunes ou d'adultes naïifs en profitant de leur incrédulité, ou qui veulent imposer leurs idées par la violence.
    Je n'ai jamais pu admettre l'influence de sectes et les agissements de minorités intégristes violentes ou aggressives, quelques soit leurs tendances et opinions.

   


Lundi 28 juillet 2008 à 12:11

Libertés et règles



    J'avais fait deux articles concernant un décret dont le contenu peu précis pouvait permettre des atteintes à nos libertés s'il était mal utilisé.
    Parmi les commentaires je relève le suivant

      Par silver le Jeudi 24 Juillet 2008 à 15:59
Ça me fait penser à un sondage que j'ai reçu récemment sur notre opinion. Je vous laisse découvrir l'article que j'y ai consacré (qui ne traite pas du même sujet mais qui en est un bon prolongement je pense)!  http://silver.cowblog.fr/votre-avis-2633440.html

    La question du sondage était la suivante, laquelle a laissé perplexe mon correspondant (moi aussi d'ailleurs !).

    Pour vous, est il plus important que la société soit...
        - libre et ouverte pour que les individus puissent s'exprimer
        - bien ordonnée et régulée pour protéger l'individu ?

    Le commentaire de mon correspondant était le suivant :

    “....Je suis bien resté bloqué pendant 5 minutes en essayant de comprendre ce que cela impliquait vraiment. En gros si je préférais passer le reste de ma vie avec des hippies ou avec des fascistes. Je sais que ce ne sont pas du tout les propos qu'il fallait comprendre dans leur question.. mais quand même. Donc j'ai finalement décidé de faire ma vie avec les fascistes parce que comme Cartman, je supporte pas les hippies!...

    Cela m'a paru intéressant de reprendre cette discussion pour avoir d'autres avis de mes correspondants.
    Je le ferai en deux articles : aujourd'hui je reprendrai la question du sondage et demain je voudrais aborder le problème de la cohabitation avec des personnes dont on ne partage pas les idées.
    Quant à Silver, je pense qu'il est de nature pessimiste car il a interprété ce sondage comme un choix entre deux solution désagréables pour lui, où il fallait choisir la moins affreuse. Un optimiste aurait recherché un choix entre deux solutions pour lesquelles il lui fallait choisir la meilleure.

    Comme dans tous ces sondages la question est en général peu précise et souvent mal posée. Très souvent on vous fait choisir entre deux réponses qui en fait ne s'excluent pas.

    Il est certain que la protection de l'individu par la société est souhaitable et que les lois, la règlementation et le maintien de l'ordre y contribuent.
    Mais l'excès dans ce domaine peut aussi être nuisible; une société technocratique extrèmement régulée est étouffante et stérile, car toute action doit être conforme à un schéma général qui ne tient pas compte des particularité des situations individuelles.
    En général les dictatures sont très ordonnées et très régulées.
    D'autres conditions sont également nécessaires pour protéger l'individu :
prospérité et accès au travail pour permettre aux personnes de gagner leur vie, solidarité suffisante entre les individus (qui malheureusement s'est souvent dégradée en 50 ans, les gens étant plus égoïstes), créativité scientifique et technique suffisante pour entraîner le progrès, créativité littéraire et artistique pour maintenir une culture suffisante, conscience écologique pour protéger l'environnement et notre patrimoine futur....
    Rappelons nous la devise de la France : liberté, égalité, fraternité.

    Mais la possibilité de s'exprimer est également ndispensable pour garantir la liberté des individus et donc leur protection. Une société où l'individu ne peut s'exprimer est proche d'une dictature ou d'une société totalitaire.
    Par contre le qualificatif de “libre et ouverte” est peu précis. On ne saistguère où cela commence, où cela s'arrête et ce que cela comporte.
    A la limite ce peut être l'anarchie.
    Il est certain qu'une trop grande liberté peut nuire aussi à l'individu.
Rappelons nous les déclarations des droits de l'homme et du citoyen de 1789, 1793 et 1795, qui  qui garantissent  les liberté d'opinion, de presse, de conscience et l'égalité face à la loi.
    Mais elles montent aussi que les concitions dans lesquelles commencent notre vie ne sont pas égales et qu'une trop grande liberté peut aggraver ces inégalités.
    Il faut se défaire de la définition courante de la liberté : "Le pouvoir de faire ce que l'on veut.” et avoir conscience que la liberté de chacun se limite là où commence celle de l'autre, et que cette limite devrait être la plus égalitaire possible.
    La loi et l'ordre contribuent au respect de ce principe, mais je pense que c'est aussi une question de conscience individuelle et collective.
    De même une société doit être ouverte, et notamment ni raciste, ni intolérante, ni homophobe, mais les différentes populations concernées doivent  s'intégrer dans une même société et ne pas devenir une gêne mutuelle, voire un danger comme on le constate actuellement avec des extrémistes de tous bords.

    Alors pour moi, une société qui protège l'individu ne doit être ni trop, ni trop peu ordonnée et régulée, ni trop, ni trop peu libérale et ouverte, un juste équilibre étant nécessaire pour garantir à la fois liberté et protection de l'individu, mais aussi de son environnement.


Samedi 26 juillet 2008 à 10:09

Vivre sa vie

    Dis moi comment tu bosses et je te dirai qui tu es !

    Le vieux singe que je suis est "cromagnon", disent mes irrespectueux petits-enfants.
    Il me faut pour travailler une table où je pose livres et papiers ainsi que mon clavier et cela même en vacances en Bretagne.



    D'autres  réfléchissent mieux couchés !
Il faut connaître l'art de plier les feuilles de papier d'une main pour lire, tandis qu'on écrit de l'autre et le plus souvent, le livre est en dessous. Mais on est doué en gymnastique !








Et puis les pieds croisés cela aide à réfléchir ! Enfin à condition de ne pas mettre les doigts de pied en éventail !
(mais au fait, où se trouve donc le cortex frontal, dans les orteils peut-être ?).

Après tout c'est peut être pour conjurer le sort : surtout pas de mauvaises notes !!!

Vendredi 25 juillet 2008 à 9:37

Libertés et règles



    La partie n° 2 du décret, que je vous citais hier, concernait les personnes qui “portaient atteinte à l'ordre public”.

    Je vous retranscrit ci-après la partie (1) qui m'a beaucoup étonné et même choqué :
    Il s'agit toujours du même fichier EDVIGE, qui a aussi pour but :

     1. De centraliser et d'analyser les informations relatives aux personnes physiques ou morales ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui jouent un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif, sous condition que ces informations soient nécessaires au Gouvernement ou à ses représentants pour l'exercice de leurs responsabilités ;
 
     3. De permettre aux services de police d'exécuter les enquêtes administratives qui leur sont confiées en vertu des lois et règlements, pour déterminer si le comportement des personnes physiques ou morales intéressées est compatible avec l'exercice des fonctions ou des missions envisagées.

    Le fait de traiter les deux catégories de personnes (1) et (2) dans le même fichier, me paraît bizarre. C'est également curieux qu'on n'ait pas parlé de cette catégorie et de ces deux articles. Ils me paraissent plus importants que le fichage des jeunes de 14 ans dont les journalistes se sont occupé.
    D'une part cela me choque que le gouvernement se mette à ficher les hommes politiques de tous bords, les responsables syndicaux et religieux.
    D'autre part la rédaction “qui jouent un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif “ peut toucher de très nombreuses personnes.
    Qui n'a pas joué un rôle économique et social !
    Qu'est ce que le “comportement” des personnes cité à l'article 3 ?
    Selon quels critères apprécie t'on si ce “comportement”  est compatible  avec l'exercices de leurs fonctions?
    Et la clause “- données relatives à l'environnement de la personne, notamment à celles entretenant ou ayant entretenu des relations directes et non fortuites avec elle.”  permet de ficher tout leur entourage.

    Certes il ne faut pas dramatiser, mais une fois de plus, l'utilisation raisonnable et sans risque du décret repose sur la bonne foi des personnes qui l'appliqueront.
    J'ai relativement confiance dans les fonctionnaires de la direction centrale de la sécurité publique, mais il peut y avoir des gens au dessus d'eux qui soient tentés de se servir de ce fichier à d'autres fins et j'aurais préféré que le texte soit plus clair, définisse mieux les paramètres de ces fichiers et mette donc des “garde-fou” à leur utilisation.
    Le législateur ne devrait pas perdre de vue qu'un texte peut toujours être détourné d'une utilisation prévue de bonne foi et qui avait sa raison d'être, et que ce détournement peut être néfaste pour la liberté des individus..

    Mais, encore une fois, je ne suis pas juriste !

Jeudi 24 juillet 2008 à 15:46

Libertés et règles



    Une de mes fidèles correspondante m'a demandé mon avis sur un texte paru récemment et qui a “défrayé la chronique” : le décret  632 du 28 juin 2008.

    Je tiens à préciser au préalable que je ne suis pas juriste et je ne peux donc donner qu'un avis personnel. Quelques unes de mes correspondantes qui font leur droit, pourront peut être donner un avis plus averti.

    Ce décret a pour objet d'autoriser le Ministère de l'Intérieur “ à mettre en œuvre un traitement automatisé et des fichiers de données à caractère personnel intitulés EDVIGE (Exploitation documentaire et valorisation de l'information générale) ayant pour finalités, en vue d'informer le Gouvernement et les représentants de l'Etat dans les départements et collectivités”

    Il ne peut être consulté que par des”fonctionnaires relevant de la sous-direction de l'information générale de la direction centrale de la sécurité publique, individuellement désignés et  spécialement habilités par le directeur central de la sécurité publique”, (c'est l'ex-direction des renseignements généraux, bien connue) qu'ils soient au niveau central ou dans les services régionaux. Mais bien entendu ils en rendent compte au Ministre de l'Intérieur et donc au gouvernement

    Les personnes visées sont de deux sortes bien différentes et je consacrerai donc deux articles à ce décret.

    La première catégorie de personnes est la suivante (je cite le décret)
    Le fichier en cause EDVIGE a pour but :

“2. De centraliser et d'analyser les informations relatives aux individus, groupes, organisations et personnes morales qui,  en raison de leur activité individuelle ou collective, sont susceptibles de porter atteinte à l'ordre public ;

 et concerne des personnes physiques âgées de treize ans et plus

    C'est notamment cet âge extrêmement faible qui a appelé l'attention des journalistes et provoqué des commentaires divers, notamment au journal télévisé sur FR 2.

    Toutefois les informations recueillies ne sont pas très confidentielles :

        - informations ayant trait à l'état civil et à la profession ;
        - adresses physiques, numéros de téléphone et adresses électroniques ;
        - signes physiques particuliers et objectifs, photographies et comportement ;
        - titres d'identité ;
        - immatriculation des véhicules ;
        - informations fiscales et patrimoniales ;
        - déplacements et antécédents judiciaires ;
        - motif de l'enregistrement des données ;

    sauf la suivante, très vague quant à sa définition de telle sorte qu'elle me parait permettre n'importe quoi :

        - données relatives à l'environnement de la personne, notamment à celles entretenant ou ayant entretenu des relations directes et non fortuites avec elle.

    Sinon j'admets que la police a besoin de pouvoir recouper des informations lorsqu'elle a pris sur le fait des gens qui ont commis des délits sans qu'il y ait eu intervention de la Justice et qui récidivent ou qu'elle veut surveiller.
    Je précise d'ailleurs que la commission “Informatique et liberté” qui est relativement indépendante, a donné son accord au décret.
    Je pensais simplement que de tels fichiers existaient déjà. Peut être n'est ce qu'une “régularisation d'autorisation”.

    Bref cette partie du décret ne me choque pas tellement.
    Je regrette tout de même qu'on n'ait pas précisé de façon plus claire ce qu'on entendait par “atteinte à l'ordre public” et les “données relatives à l'environnement” précitées.

    Il n'en est pas de même du paragraphe (1) de ce même décret, dont je vous parlerai demain.

Mardi 22 juillet 2008 à 9:41

Souris écureuils marmotte

    Je viens de recevoir un petit modem à l'essai de la part d'Orange, qui me permettra d'être en adsl pendant la durée de la connexion de ma ligne France Télécom, l'été en Bretagne.
    Je l'ai installé et cela a l'air de fonctionner assez bien, un peu moins vite qu'à Paris, masi suffisamment pour que je puisse transmettre des images et aller sur les blogs de mes correspondant(e)s.
    J'ai été sur le blog de Kaa dont le décor somptueux est un test pour la vitesse d'internet et j'ai tout chargé en 10 secondes.
    J'ai pu lire les anciens articles et bien m'amuser !!

    Alors maintenant, je ne résiste pas à l'envie de poster une image.


    Dans un trou au bord de ma terrasse un tout petit mulot a élu domicile. Ce doit être un bébé mulot, car il ne mesure que 3 cm de long (queue non comprise). Mais je n'ai pas vu papa et maman mulots.

    Il est assez peureux, dès qu'on approche il rentre dans son trou.








    Alors j'ai essayé avec le téléobjectif et j'ai fini par avoir deux photos de ma petite bête.
    Les photos ne sont pas de très bonne qualité, prises ainsi au maximum du téléobjectif et sans pied pour stabiliser l'appareil. De plus je les ai aggran- dies pour qu'on voit mieux mon mulot.
    Enfin on voit quand même bien les oreilles, les pattes et la queue !


Lundi 21 juillet 2008 à 8:05

Amour et peines de coeur

Je dis souvent, comme dans l'article précédent, que les ruptures ont  pour cause la différence trop grande d'amour entre les deux partenaires, l'évolution et la divergence des sentiments, des désirs et des goûts.
    Cela m'a rappelé un passage d'un roman de Bernard Werber, (Nous les Dieux), que j'ai été rechercher et je vous le cite ci-dessous :

    “...Dans le regard des autres, nous recherchons d'abord notre propre reflet.         En premier lieu, dans le regard de nos parents. Puis dans le regard de nos amis. Puis nous nous mettons en quête d'un unique miroir de référence. Cela signifie se mettre en quête de l' amour mais, en fait, il s' agit plutot de la quête de sa propre identité.
    Un coup de foudre s' avère souvent la trouvaille d'un «bon miroir », nous renvoyant un reflet satisfaisant de nous-même. On cherche alors a s'aimer dans le regard de l' autre. Instant magique ou deux miroirs parallèles se renvoient mutuellement des images agréables. D'ailleurs, il suffit de placer deux miroirs face a face pour s'apercevoir qu'ils reflètent l'image des centaines de fois en une perspective infinie. Ainsi la trouvaille du «bon miroir» nous rend multiple et nous ouvre des horizons sans fin. Quel sentiment de puissance et d'éternité.
    Mais les deux miroirs ne sont pas fixes, ils bougent. Les deux amoureux grandissent, murissent, évoluent. Ils étaient bien en face l'un de l' au1re au début, mais même s'ils suivent un temps des cheminements paralleles; ils n'avancent pas forcément a la même vitesse et dans la même direction, ils ne recherchent pas non plus constamment le même reflet d'eux mêmes.
    Alors survient ce déchirement, l'instant ou l'autre miroir n'est plus en face. C'est non seulement la fin de I'histoire d' amour mais aussi la perte de son propre reflet. On ne se retrouve plus dans le regard de l'autre. On ne sait plus qui on est. ...”


Dimanche 20 juillet 2008 à 11:47

Amour et peines de coeur

    Deux de mes correspondantes subissent la même mésaventure et il faut que je leur remonte le moral dans mes mails, mais je voudrais évoquer leur cas de façon générale.
    Elles viennent de réussir leur bac. Leur petit ami et elles se dirigent à la rentrée vers des facs très différentes, de telle sorte qu'ils ne seront plus ensemble comme au lycée. Alors ces petits amis leur ont dit que c'était le moment de se quitter et de mettre fin à leur histoire.
    Est ce la véritable raison de la rupture?
   
    Pour moi ce n'est qu'un prétexte; l'occasion de se séparer en trouvant une raison qui empêche de culpabiliser.
    J'ai souvent dit que les amours de lycée étaient rarement des amours durables. Le problème c'est que les garçons les considèrent ainsi, alors que les filles finissent par y croire, à cet amour.
    Au début, tout beau tout nouveau, on trouve cela formidable tous les deux. On découvre une nouvelle aventure, on découvre l'autre, on sort ensemble et donc on ne s'ennuie pas.
    Parfois toutefois on s'aperçoit que l'on avait magnifié celui ou celle qu'on aimait et qu'en fait il ou elle n'est pas du tout comme on se l'était imaginé.
    Puis l'attrait du neuf, de ce qu'on a désiré s'estompe, les relations et les sorties deviennent monotones, et la lassitude intervient. On a envie d'autres horizons, de nouveauté.
    Dans les meilleurs des cas, l'amour devient amitié.
    Et lorsqu'arrive les vacances, on se dit que la séparation qui en résulte est l'occasion de mettre fin à cette aventure, et que les vacances apporteront cette nouveauté que l'on souhaite, et qu'il faut être libre pour cette occasion.

    Le problème vient de ce qu'en général cette évolution n'est pas aussi rapide pour l'un que pour l'autre. Elle peut même ne concerner qu'un des deux partenaire, l'autre croyant encore à leur amour réciproque (le plus souvent la fille), et c'est alors la grande désillusion et la peine assurée.
    Les peines de coeur viennent toujours de la trop grande différence d'intensité de l'amour de chacun des deux partenaires.
    Malheureusement les “thermomètres d'amour” n'existent pas; c'est dommage, car ils éviteraient bien des mauvaises surprises et désillusions et les peines qui en résultent, car il permettraient de s'apercevoir du déclin de la flamme..



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lancien

sortir de la tristesse

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