Samedi 19 juillet 2008 à 8:25

Contraception, condition féminine





    Les articles sur la contraception, que j'ai publiés à la suite d'un interview dans le mensuel “Pour la Science” du Professeur Frédérique Kuttenn, m'ont valu un courrier assez abondant de mails.
    Je répondrai directement à certaines questions trop personnelles, mais je pense que plusieurs questions générales valent la peine de faire un autre article qui cette fois ne fait plus référence à l'interview précité.

    Quand vaut il mieux prendre la pilule ?

    Difficile de répondre à cela. Je n'ai pas l'expérience correspondante. J'ai lu toutefois sur mes bouquins de médecinequ'il valait mieux prendre tous les jours à peu près à la même heure de façon à avoir une concentration hormonale constante.. Milieu de journée, ce n'est pas commode, alors finalement on a le choix entre le soir et le matin.
    La plupart de celles qui m'en ont parlé me disent que le soir on est fatiguée et qu'on a des horaires davantages variables et elles préfèrent prendre la pilule le matin à leur toilette en se lavant les dents.
    C'est tout ce que je peux vous dire sur cette question.

    L'usage de la pilule est il néfaste pour la fécondité future ?

    Aucune étude n'a montré une telle action. Les statistiques montrent qu'il n'y a pas d'action significative.
    Madame Kuttenn recommande simplement à ses patientes d'attendre quelques mois après l'arrêt de la pilule pour avoir un enfant, par précaution, les premier ovules pouvant être de moins bonne qualité (encore que cela n'ait pas été prouvé.).   
                        
    Y a t'il des circonstances où le cycle peut être perturbé.

    Il faut d'abord se méfier de la prise d'autres médicaments : attention aux interactions médicamenteuses !
    Ne prenez pas la pilule sans consulter un médecin et il faut ensuite le signaler au médecin qui vous prescrit des médicaments.
Pilule et médicaments ne font pas toujours bon ménage.
En effet, certains traitements diminuent son efficacité, tandis que d'autres voient leurs effets décuplés. C'est pourquoi il est important de signaler la prise d'une contraception orale lors de toute prescription.
    Un simple traitement antibiotique et votre pilule peut se révéler moins efficace. En effet, certains médicaments dits "inducteurs enzymatiques" accélèrent le métabolisme hépatique, c'est-à-dire la destruction par le foie des hormones contenues dans la pilule, tandis que d'autres diminuent leur absorption dans le tube digestif
    J'ai lu également des articles de chercheurs qui indiquent que de très longs voyages en avion, notamment avec des décalages horaires importants peuvent perturber le cycle de façon importante pendant quelques semaines.
    Enfin un grand stress ou un grand traumatisme peuvent perturber les cycles voire même arrêter complètement la production hormonale. Dan ce cas il faut consulter un gynécologue qui fera un bilan hormonal avant de prescrire un traitement.

    Qu'arrive t'il si l'on oublie de prendre la pilule oestro-progetative un jour. ?

    C'est très variable suivant les personnes, car les hormones sont éliminées plus ou moins vite. La conséquence dépend énormément de la durée de l'oubli et surtout de la période du cycle où l'oubli a lieu. Tout dépend aussi du moment où le rapport a eu lieu. (les spermatozoïdes ne vivent que 5 ou 6 jours au maximum) et de l'acidité ou la basicité de la muqueuse vaginale, (les spermatozoïde vient moins longtemps en milieu acide).   
    Il est donc bien difficile de donner un avis sur ce sujet.

    Si on s'aperçoit en cours de journée qu'on l'a oubliée le matin, , les articles que j'ai lus recommandent de la prendre alors, de façon à conserver le plus possible le taux d'hormones à son niveau.
    En général un oubli d'un jour n'est pas catastrophique, mais cela dépend de facteurs personnels qu'on connait mal.
    Si on oublie de prendre la pilule plusieurs jours, la situation est différente selon la date à laquelle on l'a oubliée.
    Si l'oubli correspond aux 12 premiers jour du cycle, il n'a rien pu se passer pendant cette période puisque l'ovulation n'a pas eu lieu mais l'ovulation n'est plus bloquée, même si l'on reprend la pilule ensuite et elle peut avoir lieu à une date inconnue (délai d'action des hormones). Donc tout rapport ultérieur peut donner lieu à une grossesse.
    En général on recommande de prendre les dernières pilules de la première partie de la plaquette et de jeter celles de la seconde partie du cycle puis de continuer sans interruption sur une autre plaquette, mais il faut utiliser des préservatifs pendant au moins 7 jours après l'oubli.
    Si  ce sont plusieurs des sept derniers comprimés de la  plaquette qui ont été oubliés, il  faudra, à la fin de la plaquette,  enchaîner avec la plaquette suivante, sans semaine d'interruption
    Ce sont les oublis les plus proches de la semaine d'interruption  (début  ou fin de plaquette), qui entraînent les risques les plus élevés  d'ovulation.
    Cela dit, je ne suis pas médecin et il vaut mieux dans ces cas consulter son pharmacien ou son médecin.
    Vous trouverez néanmoins des renseignements sur
http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/contraception/contraception-urgence.htm

    Accident de préservatif :

    Cela ne devrait pas arriver si l'on prend soin de réserver une petite poche au bout pour éviter une pression trop forte du liquide séminal qui peut entraîner une rupture.
    Le préservatif qu'on ne “retrouve pas” me paraît relever de la fiction. S'il est reté sur place je pense que la jeune femme s'en apercevrait !!
    Je crois donc qu'on a simplement oublié de le mettre en place.
    Quelque soit la cause, si l'on se trouve à moins d'une semaine de l'ovula(tion possible, le mieux est de prendre la pilule du lendemain, que tout pharmacien est tenu de délivrer gratuitement à une jeune fille mineure qui lui en fait la demande.
    Il faut la prendre dans les 48 heures qui suivent le rapport non protégé.
    Mais c'est sans action sur une éventuelle contamination par le virus du sida.

    Choix et conservation des préservatifs :

    Toutes les variantes de forme et d'épaisseur n'ont aucune influence sur les risques de ruptures qui sont la conséquence de mauvaises manipulations. Les normes obligatoires concernant la résistance des préservatifs ne varient pas selon les modèles. Quelle que soit la taille ou l'épaisseur, ils doivent passer avec succès les mêmes tests pour être homologués. Il ne sert donc à rien de mettre deux préservatifs l'un par dessus l'autre pour plus de sécurité !
    Le latex n'aime pas la chaleur qui peut modifier sa structure. Laisser une boîte de préservatifs en plein soleil est donc fortement déconseillé. De même, le vieillissement est préjudiciable à la qualité du préservatif. Des dates limites d'utilisation figurent sur les emballages.        
    Les conditions de stockage peuvent également altérer son efficacité. Un préservatif qui traîne depuis des semaines au fond d'une poche ou d'un sac doit être jeté. Des pliages multiples, le contact répété avec des pièces de monnaie, des clés ou tout autre objet peut percer l'emballage et provoquer des micros déchirures du latex invisibles à l'oeil nu.
    Ne jamais utiliser plusieurs fois un même préservatif; les rinçages à l'eau ne sont pas 100% efficaces.
   


Vendredi 18 juillet 2008 à 8:31

Sexualité, Homosexualité

    Quand j'ai récupéré internet et j'ai trouvé sur ma messagerie de très nombreux mails concernant mes anciens articles.
    Deux mails me demandent ce que je pense de l'éducation des enfants de couples homosexuels.
    Je suis un peu embarrassé pour répondre car je n'ai aucune expérience de la question, n'ayant pas connu de couple homosexuel ayant élevé des enfants.
    La réponse que je vais vous donner est donc totalement subjective.

    Pour les parents je pense qu'élever des enfants qu'on soit couple hétéro ou homo, ne change pas grand chose. Il faut se répartir les rôles, les écouter, les aider et les aimer. Je ne pense pas que cela soit un problème de sexe, mais de capacités personnelles, qu'on soit homme ou femme.

    Pour les enfants c'est différent.
    Si les parents remplissent bien leur rôle, je ne pense pas qu'à l'origine l'enfant se sente moins bien dans un couple homoparental.
    Par contre il y a la comparaison avec les copains et les parents des copains.
    L'enfant va évidemment se sentir “pas comme les autres”. Ce n'est pas forcément bien grave.
    Plus gênant sont les remareques, les réflexions, voire les sarcasmes des copains et même de leurs parents.
    L'enfant peut alors devenir à la limite, un bouc émissaire.

    C'est la situation actuelle. Comment va t'elle évoluer.
    Vu mon âge j'ai connu une époque où les familles recomposées étaiuent considérées comme une exception, une curiosité, voire une anomalie par certains.
    Les enfants de parents divorcés et encore plus ceux de parents divorcés et remariés, qui avaient donc en commun des enfants de lits différents, étaient considérés comme des exceptions, comme des “bêtes curieuses”, un peu comme les enfants de couples homoparentaux d'aujourd'hui.
    De nos jours une famille recomposée ou monoparentale est devenue aussi “normale” qu'une famille de parents non-divorcés et les copains n'y apportent plus aucune attention.
    Je pense donc que dans 10 ou 15 ans, il en sera de même pour les enfants de couples homoparentaux.

    Par contre je pense que la séparation des parents, (ou le divorce) qu'ils soient ou non du même sexe, sera tout autant un élément perturbateur danbs le vie d'un enfant ou d'un adolescent.

Jeudi 17 juillet 2008 à 10:04

Divers

    Je n'ai malheureusement ici en Bretagne, qu'une liaison internet “bas débit” (et encore j'i eu bien du mal à l'obtenir !). C'est à dire que les transferts se font à 3,3 ko/seconde, contre 16 Mo/s avec mon adsl à Paris. (plus de 1000 fois moins).
    Je ne peux donc transmettre aucune image, car il me faudrait 20 minutes pour la charger pour une image de 1Mo. Mon blog est donc constitué d'articles sans images.
    C'est la même chose si je veux consulter un blog; si je veux voir le blog, je suis obligé d'interdire à mon logiciel de navigation de charger les images et la musique, pour pouvoir lire vos articles.
    Cela enlève la plupart du temps bien du plaisir à la lecture de vos blogs, particulièrement celui de Kaa, dont je ne peux plus afficher ses serpents.
    Autre ennui, pour une raison que j'ignore si je veux mettre un commentaire, cow met quelques minutes à me transmettre la fenêtre correspondante et met également du temps à le mettre sur le blog.
    Je pense qu'il s'agit des protocoles d'identification, car si la fenêtre comporte une vérification anti-spam, c'est encore plus long.

    Je prie donc mes correspondant(e)s de bien vouloir m'excuser. Je consulterai régulièrement leur blog, mais ils auront très peu de commentaires de ma part.
    Ce n'est pas par manque d'intérêt, mais un problème technique.

    Je suis en train de discuter avec Orange pour expérimenter une version d'adsl, destinée spécialement aux personnes en vacances dont la ligne n'est activée que temporairement. Sa vitesse serait un peu moindre qu'à Paris, mais tout de même de 1Mo/s ce qui serait suffisant pour transmettre images et  procédures de reconnaissance.
    J'espère que cela aboutira au début août.

    Une correpondante me demande pourquoi j'aborde des sujets aussi différents et comment je sais tout cela.
    Je pense que vu les études que tu fais, tu en seras au même point d'ici quelques années.
    D'abord j'ai 76 ans et la vie derrière moi et j'ai été longtemps chercheur, puis ingénieur, avec des collaborateurs de tous horizons et aux métiers très divers, qui m'ont appris énormément.  J'ai fait aussi beaucoup de “documentation et je lis encore pas mal d'articles scientifique.

    Et puis le secret c'est la curiosité intellectuelle : savoir comment cela fonctionne :
La théorie, c'est quand cela ne marche pas, mais que l'on sait pourquoi; la pratique c'est quand cela marche et que l'on ne sait pas pourquoi; quand la théorie se joint à la pratique, alors cela ne marche pas et on ne sait toujours pas pourquoi; pourtant il faut essayer de comprendre.

    Enfin, c'est ce que dit tout ingénieur un peu expérimenté !

    Et puis je cite souvent cette pensée de Blaise Pascal :

“... L'homme est à lui même le plus prodigieux objet de la nature; car il ne peut concevoir ce que c'est que corps, et encore moins ce que c'est qu'esprit, et moins qu'aucune chose, comme un corps peut être uni avec un esprit.
C'est là le comble de ses difficultés, et c'est cependant son propre être.
Ce n'est pas une raison pour renoncer à comprendre....”

Mercredi 16 juillet 2008 à 9:36

Contraception, condition féminine

    Dans le précédent article j'avais examiné à la lumière d'un article du docteur Kuttenn, la contraception à partir de piIule estro-progestative qui bloquait l'ovulation en simulant la production habituelle des hormones par les ovaires et en leurrant ainsi l'hypophyse qui arrétait alors de produire les préhormones (FSH et LH), qui entraînent habituellement le fonctionnement des ovaires.

    Madame Kuttenn évoque ensuite les méthodes qui empêchent la rencontre de l'ovule et du spermatozoïde.
    Il existe d'abord une méthode “pharmaceutîque” qui est ce que l'on appelle la “minimilule”, qui comme la pilule habituelle doit être prise tous les jours. Elle est a base de progestérone.
    Elle provoque l'épaississement des glaires à l'entrée du col de l'utérus et des trompes qui mènent à l'ovaire. Cet épaississement empêche les spermatozoïde de progresser et de rencontrer l'ovule pour la féconder.
    En principe cette méthode respecte le cycle hormonal et donc l'ovulation, mais on constae que dans 50% des cas l'ovulation est également arrêtée.
    En fait ce type de contraception n'est utilisé que pour les femmes qui présentent des contindications à l'oestradiol, notamment lorsqu'elles ont des problèmes de coagulation ou suivent certains traitementsde maladies cardiaques.

    Il existe ensuite des méthodes contraceptives dites “mécaniques”.
    Celle que vous connaissez : le préservatif masculin. Les préservatifs actuels présentent une excellente solidité, dans la mesure où on laisse à son extrémité une petite poche évitant une trop grande pression du liquide séminal.
    C'est en outre une protection efficace contre une contamination par le virus du sida.
    Il existe également des préservatif s féminins (en particulier des “diaphragmes” qui doivent être mis en place avant le rapport et en général accompagnés d'une gelée spermicide. Les contraintes de cet emploi font qu'ils ne sont guère utilisés.

    La troisième méthode consiste à empêcher l'implantation de l'oeuf fécndé dans l'utérus.
    La méthode la plus connue est le stérilet, une sorte de ressort métallique implanté par le médecin. Il empêche le col de l'utérus de se refermer et l'implantation de loeuf ne se fait pas. Il est surtout utilisé chez des femmes ayant eu déjà des enfants, car son implantation est plus difficile dans le cas contraire, le col de l'utérus étant plus fermé et moins souple.
    Le même effet est obtenu avec la “pilule du lendemain”, mais ce n'est pas une méthode de contraception. Elle ne doit être prise qu'exceptionnellement dans les trois jours qui suivent le rapport et plus elle est prise tard, moins elle est efficace. Dans ce délai son efficacité est d'environ 95 %.
    Elle contient une forte dose de progestérone. D'une part la glaire cervicale est coagulée et le transit aussi bien des spermatozoïde que des ovules est bloqué (ce qui empêche la fécondation) et si celle ci avait déjà eu lieu, la muqueuse de l'utérus, qui est imprégniée de progestérone à un moment où elle ne devrait pas l'être, devient impropre à la nidation.
    Ce sont surtout des jeunes fines qui recourent a la pilule du lendemain, 50 pour cent la prennent parce qu'elles ont oublié de prendre leur piIule ou "ont mal prise, 45 pour cent a cause d'un « accident de préservatit » et 5 pour cent parce qu'elles ne prenaient aucune contraception.
    Mais cette pilule perturbe le cycle mentruel et ce n'est donc qu'une solution “de secours” mais ce n'est pas une méthode de contraception.
    Si vous en avez besoin un jour, retenez bien qu'il faut l'utiliser dans les 48 heures après le rapport et q'ua dela de 3 jours elle risque de perdre son efficacité

    Madame Kuttenn donne également quelques renseignements sur les “implants” qui délivrent quotidiennement des petites doses d'estro-progestatif et évitet ainsi l'obligation de prendre quotidiennemnt la pilule, et donc d'oublier cette prise.
     L:implant est un batonnet que I'on place sous la peau de I'avant-bras ou du bras lors d'une courte anesthésie locale. Il libere un progestatit pendant troís a cinq ans, agissant théoriquement comme une micropiIule progestative, c'est-a-dire en coagulant la glaire. Mais souvent, il empêche aussi I'ovulation, c'est-a-dire freine le pic de I'hormone LH survenant au 14e jour. De cette façon, la femme est en anovulation pendant trois a cinq ans : elle ne sécrete plus du tout de progestérone, et les follicules qui subissent une maturation tinissent comme des kystes. Dans 15 pour cent des cas, elle a des saignements et prend du poids. Qui plus est, I'implant est tres difficiIe a retirer parce qu'il adhere aux tissus sous-cutanés.
    Madame Kutten pense que ce type de contraception devrait atre réservé a la jeune fllle tellement étourdie qu'on ne pourra jamais réussir a lui faire prendre correctement une autre contraception.

    Enfin madame Kuttenn fait une mauvaise utilisation de la pilule concernant les jeunes filles qui ont des cycles irréguliers qui persistent plusieurs années après la puberté.
    Le médecin prescrit parfois la pilule sans faire de bilan hormonal. et le cycle devient normal. Mais si on arrête le traitement les règles ne reviennent pas
et si on fait un bilan hormonal le taux de prolactine (hormone hypophysaire qui n'est sécrétée que pendant la grossesse) est anaormalement élevé et on découvre alors que l'hypophyse présente un tout petit adénome (non cancéreux), qui sécrète de la prolactine. Si cette prolactine est sécrétée en petite quantité, les règles sont irrégulières; si elle I'est en abondance, les regles peuvent s'arrêter.
    Chez beaucoup de jeunes filles qui ont des regles irrégulieres, la cause la plus fréquente est due a une trop forte concentration en prolactine, hormone qu'iI faudrait doser (en cas de regles irrégulieres) avant tout traitement estroprogestatif. Sinon, pendant plusieurs années, cet adénome a prolactine négligé est inondé d'estragenes qui favorisent la multiplication des cellules a prolactine et pourrait devenir cancéreux.
   
    J'espère que ce résumé de l'article de “Pour la Science” pourra apprendre éventuellement certaines notions utiles à certaines d'entre vous.
J'ai reçu plusieurs mails avec des questions sur la pilule.
J'y répondrai après demain le temps de réfléchir avant de répondre.

Mardi 15 juillet 2008 à 10:15

Contraception, condition féminine

    Certaines de mes correspondantes me demandent souvent des conseils ou des renseignements en matière de contraception que j'essaie de donner au mieux en fonction de mes connaissances.
    La question se pose souvent davantage pendant les vacances et certaines de mes correspondantes sont à nouveau préoccupées parce qu'elles vont voir leur petit ami ou partir avec lui en vacances.
    J'ai lu récemment un excellent article dans ce domaine, de Madame Frédérique KUTTERN, chef du service d'Endicrinologie à l'hôpital de la Pitié-Salpétrière à Paris.et j'ai pensé qu'il serait peut être intéressant pour mes lectrices que je le résume sur mon blog.
    Pour celles qui voudraient le lire intégralement, il se trouve, page 8 du numéro de juin 2008 du mensuel. “Pour la Science”. Si vous ne le trouviez pas en kiosque, je pourrais le scanner et vous l'envoyer par mail.
    Pour des raisons de longueur d'article, je ferai ce résumé en deux fois.

    En 1967 la loi Neuwirth inscivait dans le code civil que les femmes pouvaient contrôler leur fertilité et avoir des enfants au moment où elles le souhaitaient. En 1974 la loi Veil permettait des interruptions de grossesse dans des conditions médicales n'entraînant ni mortalité, ni mutilation.
    Les femmes de l'époque avaient trouvé qu'il s'agissait d'un très imporatnt acquit. Les jeunes femmes d'aujouird'hui, ignorant les problèmes que rencontraient les femmes des années 1960 / 90, trouvent que la contraception actuelle est très contraignante.
    Paradoxalement, malgré une initiation inscrite dans les programmes scolaires, les jeunes d'aujourd'hui sont assez mal informés des possibilités et  des limites de la contraception et on constate beaucoup trop d'IVG, interventions qui ne sont pas sans conséquences psychologiques, et qui auraient pu être évitées par une contraception correcte.
    Une meilleure information serait donc indispensable.

    Il y a trois mécanismes de contraception :
    - on bloque l'ovulation en agissant au niveau de l'ovaire.
    - on empêche l'ovocyte et le spermatozoïde de se rencontrer.
    - on empêche l'ovule fécondée de s'implanter dans l'utérus.
    Dans cet article je ne parlerai que du premier procédé.

    Rappelons d'abord des notions que j'ai déjà exposées dans un article sur les sécrétions hormonales.
    Les ovaires ont deux fonclions : fabriquer un ovocyte libéré au 14ème jour du cycle (c'est la tonction exocrine) et sécréter des hormone (c'est la tonction endocrine).   
    L'hypophyse, petite glande de la base du cerveau et commandée par l'hypothalamus, sécrete deux hormones la FSH et la LH.
    La FSH stimule la croissance des ovules et la LH provoque I'ovulation (au 14ème jour du cycle (pour un cycle “normal” de 28 jour).
    Ces deux hormones hypophysaires stimulent l' ovaire qui va elle même sécréter des hormones : I'eslradiol avant I'ovulation el la progestérone après.
    L'estradiol favorise la croissance des follicules qui donnent naissance à l'ovule, et favorise la multiplication cellulaire de la paroi de l'utérus, qui s'épaissit.
    La progestérone freine cette multiplication et permet à la muqueuse de I'utérus de devenir mature et d'accueillir un oeuf fécondé, qui s'implante environ six jours apres "ovulation.

    Quand on bloque I'ovaire, en général on bloque non seulement I'ovulation, mais aussi la synthèse d'estradiol et de progestérone nécessaires a I'organisme.
    Pour empêcher que I'ovulation ait lieu, la méthode la plus simple consiste a donner des estrogenes (imitant l'oestradiol) et des progestatifs de synthese (imitant la progestérone). En quelque sorte, on leurre I'hypophyse : I'hypophyse ne fait pas la différence entre les hormones de synthese dont elle est inondée et celle que produiraient les ovaires. elle croit donc que les ovaires sont fortement stimulées et sécrètent les hormones “artificielles” qu'apporte la pilule et elle se met au repos et cesse de stimuler les ovaires, de sorte que I'ovulation n'a pas lieu.
    La première des contraceptions a été la contraception estro-progestative, simple et efficace : la pilule.
   
    Il y a toutefois des contre-indications à l'usage de la pilule.
Par exemple, on ne doit pas administrer de piIule estroprogestative a une femme qui a eu un cancer du sein, ni a une femme qui a une maladie cardiaque ou des antécédents de phlébite ou d'embolie. En eftet, d'une part, les cellules cancéreuses déja existantes sont stimulées par les estrogenes de synthese contenus dans les piIules ; d'autre part, certains facteurs de coagulation fabriqués par le foie sont stimulés par I'éthinyl-estradiol, un estrogene de synthese
     Quand les contre-indications sont respectées, la pilule est une contraception simple, efficace et sans risque.
    Toutefois, iI faut veiller à ce que I'équilibre hormonal soit respeeté. Or au début, les premieres pilules étaient surdosées en estrogenes, entrainant une prise de poids, une augmentation du risque de phlébite et éventuellement une tension douloureuse des seins traduisant un oedème du tissu mammaire (appelé mastodynie).
    La quantité d'hormones administrée a été divisée par dix dans certaines piIules en vingt ans, ce qui a permis de faire baisser les effets secondaires.
    Toutefois si la pilule est insuffisamment dosée, elle continue de rester efficace en bloquant l'ovulation, mais I'hypophyse continue a sécréter de I'estradiol et I'hormone naturelle et l'hormone de synthese se cumulent entrainant notamment une mastodynie.
    Un traitement anticonceptionnel doit donc être individualisé et contrôlé par un médecin de préférence gynécologue.
    Lorsque le médecin a prescrit une pilule adaptée au patient, il n'y a que peu d'effets secondaires. Il peut y avoir en début de prise de légères nausées pendant quelques jours et une prise de deux ou trois kilogs, que peut contrecarrer une surveillance de l'alimentation pendant quelques semaines.

    Il faut également préciser que c'est une erreur de croire que l'usage de la pilule est cancérigène. Aucune étude menée dans ce sens n'a été positive. Il y a confusion avec le fat que la prise d'estradiol, qui est un agent qui favorise la multiplication des cellules de la muqueuse de l'utérus, pourrait accélérer le développement d'un cancer déjà existant.

    Dans le prochain article je parlerai des autres méthodes de contraception évoquées par madame Kuttenn.



Lundi 14 juillet 2008 à 8:30

Animaux

L'histoire du couple anglais tellement ivre qu'il ne se rappelait même plus qu'il était en France me rappelle le musée des fourmis et des abeilles, qui est très intéressant à visiter dans la petite ville du Faouet dans le Morbihan.
    Il y a en outre dans cette petite ville des chapelles superbes et un musée de peinture très intéressant. Si vous êtes en Bretagne, allez y cela vaut le déplacement.

    Dans le musée une fourmillère sous laquelle une galerie en verre a été creusée et on peut se promener à quatre pattes au milieu des fourmis.
    Deux grandes tables recouvertes de vitrines en verre, et réunies par un “pont” transparent en plexiglass.
 A l'une des extrémités d'une table une fourmillière de fourmis amazoniennes.
A l'autre extrémité de l'autre table, des pétales de roses blanches.
    Les fourmis découpent les pétales de rose et les transportent sur leur dos vers la fourmilière, et ces pétales font trois ou quatre fois leur longueur. On dirait des planches à voiles.
    Elles empruntent le pont en marchant toutes à droite, comme des automobilistes disciplinés. En haut du pont deux pancartes “France” d'où viennent les fourmis et “Angleterre” où est la fourmilière, vers laquelle “elles se dirigent.
    Et en haut du pont nos fourmis disciplinées qui entrent en Angleterre changent de coté et marchent toutes à gauche du pont !!!!!

    Evidemment il est peu probable qu'elles sachent lire, connaissent le code de la route, et distinguent leur droite de leur gauche !
    L'explication : les phéromones, ces substances odorantes qui guident les insectes sur leur chemin.
    Bien sûr à l'origine il y en avait partout sur le pont. Mais le conservateur facétieux du musée a éffacé à l'alcool les phéromones coté gauche en France et coté droit du pont en Angleterre.
   
    Non seulement le conservateur a des idées astucsiuses, mais lemusée est intéressat et instructif. Les enfants adorent !
    Et il y a de bons restaurants pas trop chrs dans la vile.


Dimanche 13 juillet 2008 à 12:23

Drogue, alcool, addictions

    Je regarde en général une fois par jour le journal télévisé, et quand je susi en vacances, le journal régional qui le précède.
    Le week-end dernier, les gendarmes ont fait en Bretagne de nombreuyx contrôles d'alcoolémie et de drogue à la sortie des discothèque.
    Ces contrôles avaient été déclenchés par la mort de trois jeunes, dont la voiture avait percuté un arbre, le conducteur ayant fumé du cannabis.

    J'ai fait l'an dernier des articles sur les dangers du cannabis. En fait pour un conducteur de véhicule ou de machine, le cannabis est plus dangereux que l'alcool, car il a les mêmes effets sur les réflexes et en agissant sur le cerveau préfrontal, il empêche de mesurer les conséquences de ses actes. En plus son action est plus insidieuse car on ne se rend pas compte que ses facultés sont fortement diminuées.

    Lors de ces contrôles, les gendarmes ont arrêté un couple anglais qui prenait la route en circulant sur la gauche. Ils étaient tellement ivres qu'ils ne se rappelaient même plus qu'ils étaient venus en France.
    Les gendarmes leur ont sans doute sauvé la vie ainsi qu'à ceux qu'ils auraient percutés de front sur la route !

    Quand vous conduisez une voiture, une moto, un vélo, ne buvez pas d'alcool et ne fumez pas de cannabis !!.



Samedi 12 juillet 2008 à 8:40

Enseignement, école, fac

Lorsque j'ai retrouvé internet en Bretagne, de nombreux mails m'attendaneint dans ma boite aux lettres.
    Certains concernaient mes derniers articles sue la bac et l'enseignement.
    Je répondrai personnellement aux questions trop précises, mais je vais essayer de traiter les points généraux sur ce blog.

    On me demande en particulier de préciser ma pensée en ce qui concerne l'enseigneent professionnel, ce que j'entends par là et comment je souhaiterais qu'il soit apprécié.

    La question est vaste car on pourrait appeler “enseignement professionnel”  tout enseignement qui prépare à un métier. Dès lors cela engloberait aussi bien les écoles d'ingénieurs que les facs, les écoles de commerce, de sciences politiques ou littéraires ....de même que les IUT ou écoles préparant des BTS.
    Ce n'est pas ce que j'avais voulu dire dans mes précédents articles.
    Je pensais essentiellement aux formations de l'enseignement technique ou des formations professionnelles particulières, du niveau de l'enseignement secondaire, par opposition à l'enseignement général L, ES et S.
    Mais c'est exact que beaucoup d'entre elles aboutissent à un bac technique ou professionnel, (ou équivalent) et permettent aux bons élèves de ces classes de poursuivre dans une école ou un IUT préparant un BTS ou un DUT.

    Il y a beaucoup de formations de ces types dans l'Education Nationale, et je ne les connais pas toutes. La seule expérience que j'ai vraiment (parce que je connais des jeunes les ayant suivies), concerne la mécanique, l'électronique et la couture - stylisme -modèlisme.
    Les formations des lycées professionnels en mécanique ne sont pas très bonne car ils manquent de moyens au niveau des machines (manque de crédits). Par ailleurs le niveau des élèves est bas car ces métiers n'attirent pas les jeunes, qui les considèrent comme “déshonorants” et ne veulent pas “mettre les mains dans l'huile”. Du fait de ce mauvais niveau on ne peut leur enseigner suffisamment les techniques informatiques des machines à commande numérique.
    Surtout l'enseignement reste assez théorique, malgré,des “travaux d'atelier”. Il faudrait un enseignement “en alternance” avec des séances en entreprise, dans un véritable atelier de fabrication ou de montage.
    En électronique le niveau est un peu meilleur mais les mêmes critiques peuvent être faites.
    Dans les établissements que j'ai dirigés il y a une vingtaine d'années, il y avait une école qui recevait des jeunes à la sortie de la troisième et les formait à des métiers d'ouvriers mécaniciens ou électroniciens. Mais il y avait un concours à l'entrée, de bons outils, des professeurs sévères mais expérimentés et deux après midi par semaine en entreprise, sur le tas.
Nous avions 100% de réussite au bac pro et la moitié des élèves poursuivaient vers un BTS. Ceux qui restaient ouvriers étaient d'excellents professionnels et gagnaient le double d'un employé en “col blanc” devant son ordinateur.

    En couture -stylisme - modélisme, je connais deux lycées professionnels qui donnet une bonne formation de base, délivrent un BT (brevet technique) et la plupart des élèves poursuivent vers un BTS ou dans une école spécialisée.
    Le problème du secteur est qu'il n'y a pas de débouché toutes les industries correspondantes ayant délocalisé dans les pays à bas salaires.
    Débouchés les plus courus, les grands couturiers (très fermé) et les écoles qui forment à la création et la réalisation des costumes de scène (théâtre, opéras, cinéma ....
    Je connais quelques jeunes qui sont dans un lycée spécialisé en “arts plastiques”, mais je n'ai pas encore discuté avec elles de leurs études.

    Pour ceux ou celles qui me demandaient de comparer avec l'enseignement général, je retiendrai quatre idées :
    - contrairement à ce qu'on pourrait croire, on continue dans ces domaines à faire des mathématiques et du français, ainsi que de la gestion. Certaines notions de maths sont indispensables pour faire la programmation de machines d'usinage, et on se sert aussi de maths pratiques quand on fait un “patron” de couture, et quand on l'adapte à une personne. L'électro,ique et l'informatique sont aujourd'hui presque confondues puisque toute électronique un peu évoluée a un microprocesseur, et ce n'est donc pas si simple que cela.
    - je regrette donc énormément que l'on considère trop souvent ces filières comme des roues de secours pour ceux qui ne réussissent pas dans les classes générales et parfois même comme des “classes poubelles”.
    On en fait alors des ghettos, on ne peut y prodiguer l'enseignement du niveau voulu.
    Je pense qu'il ne faudrait y admettre que les élèves qui ne réussissent pas par goût dans les filières générales, mais qui ont cependant un certain niveau et surtout envie de travailler.
    - avant de se lancer dans l'une de ces voies, il faut avoir été voir des gens qui pratiquent le métier en question. Pour bien faire ces études il faut aimer le travail que l'on va faire. Si vraiment cela ne vous plaît pas, il faut rapidement changer de voie.
    - il faut aussi une certaine habileté manuelle et ne pas avoir peur de se servir de ses mains. Et en général beaucoup d'attention et de concentration. Une tâche manuelle requiert autant d'attention qu'un calcul mathématique !

    Enfin je regrette profondément le discrédit qu'il y a dans l'esprit des jeunes (et souvent de leurs parents) sur les métiers manuels.
    Quand j'étais à l'Ecole Polytechnique, j'ai fait les deux étés deux stages d'ouvrier dans une acièrie (où on m'a appris à mener un pont roulant qui transportait de grosses pièces d'un poste de travail à l'autre) et dans une usine de tôle (où on m'a appris à conduire un train de laminage). J'ai énormémant appris tant en technique qu'en communication humaine.
    En école d'application d'ingénieur ensuite, on nous propopsait de suivre le soir des cours d'usinage sur machine et j'ai passé les CAP de fraiseur et de tourneur. C'était très intéressant. et par la suite, lorsque j'ai eu sous mes ordres des ateliers où des bureau d'études, je pouvais discuter avec les ouvriers, car je comprenais ce qu'ils m'expliquaient et ils appréciaient que je comprenne leur travail et que je m'y intéresse..
    Les ouvriers qui pratiquent ainsi des métiers manuels sont la plupart du temps d'excellents professionnels, et leur savoir faire est précieux et respectable.
    Et au plan humain, leur fréquentation est aussi intéressante que celle des ingénieurs ou des techniciens. Il faut simplement s'adapter à leur langage, mais c'est souvent là que l'on trouve le plus d'altruisme et de solidarité.

    Pour conclure cette série d'articles sur l'école, je regrette qu'on laisse passer trop facilement dans la classe supérieure et notamment du primaire au collège, des élèves qui ne travaillent pas et sont d'un niveau trop bas. Cela les dégoute de l'enseignement et nuit aux autres élèves. De même je regrette que l'on envoie dans l'enseignement technique des jeunes qui ne peuvent suivre l'enseignement général du fait de leur faible niveau.
    Il doit sûrement y avoir des solutions pour motiver ces jeunes et leur faire acquérir un niveau minimal.
    Je pense que les filières professionnelles préparent leurs élèves à faire un métier, que leur enseignement requiert un certain niveau, et sûrement autant de travail que dans la filière classique, mais travail moins théorique et plus manuel.
    Enfin je suis persuadé qu'il devrait comporter davantages de liens avec les entreprises de la profession préparée, pour être plus pratique et plus près des réalités.

Vendredi 11 juillet 2008 à 12:03

Enseignement, école, fac

    J'ai enfin internet en Bretagne et je peux reprendre mes articles.Toutefois ceux ci n'auront plus de photos, car en bas débit ( 3 ko/s au lieu de 16 Mo/s), il me faut  20 minutes pour passer une image.

    Je voudrais, après avoir parlé du bac donner quelques idées sur l'orientation professionnelle car plusieurs correspondant(e)s me l'ont demandé et là, j'ai une certaine expérience, ayant eu dans les divers postes que j'ai remplis, une centaine de collaborateurs proches qui se préoccupaient de leur avenir professionnel, et ayant aussi aidé des jeunes à faire un projet pour ensuite rechercher un emploi.

    En fait c'est aux parents de donner à leurs enfants une première orientation en surveillant leurs études et en choisissant avec eux et les professeurs leurs orientations scolaire.
    Malheureusement on constate que beaucoup de parents, trop occupés par leur travail, ne remplissent plus ce rôle, et se contentent tout au plus de regarder les carnets de notes et de sermoner leurs enfants si elles sont insuffisantes.
    J'ai eu la chance d'avoir une famille qui s'est occupée de moi dans mes études. Enfant, ma grand mère m'a appris à lire et mon grand père m'apprenait des connaissances pratiques en sciences. Mes parents, eux, regardaient beaucoup plus si j'étais attentif, concentré, suffisament concret, essayant de faire naître en moi curiosité intellectuelle et soif d'apprendre, et de développer volonté de réussir et de communiquer avec autrui.
    Je pense que ce qu'il m'ont apporté là est plus important encore que l'orientation professionnelle et que le savoir, car celui-ci, on l'acquiert tout au long de sa vie (et même en retraite !).

    En matière d'orientation professionnelle je pense que quelques idées simples sont très importantes.

    - Bien sûr me direz vous, il faut des connaissances et des aptitudes dans certaines matières.
    C'est vrai, mais c'est moins important qu'on ne croït. Ce qui compte le plus c'est le travail.
    J'ai été amené à prendre en main un jeune, aux goûts et aptitudes très littéraires, égaré en TS, et pas bon en maths; on a un peu travaillé ensemble toute l'année de terminale, et il a quand même eu 18,5 en maths au bac.
Par goût je préférais les sciences, mais je suis sûr qu'on m'aurait obligé à m'orienter vers les lettres, cela m'aurait moins plu, mais en travaillant beaucoup j'y serais arrivé quand même.
    Le niveau est important à un moment donné, mais en travaillant, on peut apprendre beaucoup quelles que soient les matières. De même les diplômes sont importants, mais on peut arriver à faire de belles choses sans diplômes (il faut en général davantage de travail au départ, c'est tout!).

    - Il y a ensuite des facilités et facultés qui sont fondamentales dans les études : celles qui me paraissent les plus importantes sont les suivantes :
        • la capacité de travail, la volonté d'arriver à un résultat;
        • l'intelligence, encore qu'on ne sache pas définir ce que c'est;
        • la capacité à se concentrer, à faire attention;
        • la mémoire (pas la peine de vouloir être comédien ou médecin si on a des difficultés dans ce domaine);
        • l'écoute et la faculté de comprendre ce qu'on vous dit (ou ce qu'on lit).
        • la logique et la capacité de raisonnement et d'abstraction;
        •le bon sens et le pragmatisme
        • la capacité de jugement, limitée chez l'enfant mais qui se développera au fur et à mesure des études et de la vie. Ce n'est pas juger autrui, mais les problèmes et les situations).
        • l'empathie et la compréhension des autres.
        • la dextérité et l'adresse manuelle.

    - Beaucoup de ces diverses facultés sont liées aux “préférences cérébrales” dont j'ai souvent parlé dans mes articles.
    L'étude de ces préférences permet à une personne de mieux se connaître et de repérer certains traits de son caractère qui, liés aux aptitudes ci-dessus, lui permettront de'aborder plus facilement certains domaines que d'autres.
    Je prends quelques exemples :
    • une personne peu rigoureuse, peu logique, n'aimant pas les tâches répétitives aura plus de difficultés à faire le métier de comptable.
    • une personne ultrasensible, se maîtrisant mal, peu adroite de ses mains aura du mal à être un bon chirurgien.
    • quelqu'un de très pessimiste, introverti, écoutant peu et peu altruiste aura des difficultés à être un bon psychologue.
    En fait aucune porte n'est fermée et en travaillant, on arrive à tout, mais il y a cependant des voies plus faciles que d'autres.  

    - Les goûts sont importants car ils conditionnent la motivation.
     Il faut donc essayer de connaître ses goûts de les évaluer et les hiérarchhiser, et à l'inverse (ce qui est même plus imporatnt) de connaître ce que l'on n'aime pas.
    Il faut même regarder quelle vie future on veut avoir. Un métier moins prenant que de grandes responsabilités en entreprise, sera préférable pour une jeune fille qui veut avoir plusieurs enfants et s'en occuper correctement.
    Mais il faut tout de même se dire que dans tous métier il y a parfois des tâches pénibles et déplaisant. Mais il faut qu'elles restent peu nombreuses.

    - il est assez facile de connaitre les études que l'on se propose de faire. Par contre on connait très mal ce en quoi consiste un métier.
    Il est donc très important d'aller voir sur place, dans la réalité ce que font les gens du métier que l'on voudrait faire. Se renseigner d'abord  par de la documentation, faire des visites et encore mieux des stages.
Une difficulté est d'apprécier la diversité des fonctions que peut apporter un métier. Pour cela il faut aller interviewer les anciens de ce métier ou de ce domaine.
    A titre d'exemple beaucoup de jeunes confondent les métiers de technicien et d'ingénieur.
    Par ailleurs le travail que l'on fera sera tributaire de l'environnement professionnel dans lequel on sera, de la société où l'on travaillera. Mais il faut se dire qu'on changera souvent à l'avenir d'environnement, voire de métier.

    - Enfin je pense qu'une chose très importante est de choisir une orientation qui ne vous enferme pas trop tôt, qui vous laisse des possibilités de bifuquer si la voie choisie vous déplait, si elle s'avère trop difficile ou trop encombrée, ou même si on s'aperçoit que l'on en préfère une autre.

    - Par contre il ne faut pas croire que ce qu'on a appris à l'école ou à la fac sera suffisant. Il faudra apprendre en permanence pour évoluer.
     Personnellement j'avais fait pas mal de mécanique et d'électronique (à lampes !!) dans mes études d'ingénieur. Mais les matières plastiques n'existaient presque pas, et j'ai du me familiariser avec les transistors, puis les circuits intégrés. Ensuite sont venus les microprocesseurs et l'informatique.
    J'avais fait en école pas mal de physique et de chimie, mais j'ai dû apprendre le nucléaire, de la biologie (biochimie et neurobiologie), et des bribes de pharmacie.
    J'avais fait de l'économie et de la gestion, mais j'ai dû apprendre les relations humaines (psychologie, communication, négociation), à diriger des équipes, à organiser mon travail et celui des autres ainsi que les structures que je dirigeais.
    Alors ne croyez pas, en sortant de vos études, que vous avez fini d'apprendre. !
    Sans compter qu'il faut s'adapter à l'environnement chaque fois qu'on change de poste.
    Mais c'est ce qui fait le charme de la vie.


Jeudi 10 juillet 2008 à 12:29

Absence et retour

 
    Je retrouve enfin internet et les lecteurs et lectrices de mon blog.

    J'ai eu des problèmes avec mon fournisseur d'accès “Neuf Télécom”, dont le service commercial est assez nul, et qui a “oublié” de faire la connexion que je lui avais pourtant demandée dix jours à l'avance. Après moult coups de téléphone et le renvoi sans succès d'un service à l'autre sans savoir pourquoi je ne me connectais pas, il a fallu que je fasse mon propre diagnostic sur le mac qui m'a indiqué que c'était chez eux, leur ordinateur qui n'authentifiait pas ma connexion.
    Ils ont alors constaté leur oubli, maiscinq jours après je n'étais pas connecté malgré des coups de fils quotidiens Bravo Neuf.
    Alors j'ai piqué ma rogne et je suis allé voir Orange et quelques heures après j'avais ma connection et j'ai mis une demi-heure à récupérer 156 messages sur ma boite aux lettres !.
Va falloir répondre et vous m'excuserez, mais je vais mettre plusieurs jours.Mais ne vous inquiétez pas, je vous répondrai.   


    Dès demain je vais pouvoir republier un article et je réponds aux mails.    

    Je remercie toutes celles qui m'ont envoyé par mail ou SMS les résultats de leurs examens et je les félicite car pour le moment, je n'ai presque que des réussites.
    Pour celles qui vont entrer à la fac, c'est un grand changement. Je ferai un article sur ce sujet prochainement.
    Et je suis particulièrement heureux, car une de mes correspondantes que je connais depuis plus de trois ans et qui faisait sa première année de médecine a réussi son concours. C'est effrayant ce que cette année de P1 est devenue dificile et inhumaine et elle a travaillé énormément et méritait bien sa réussite.
    Et puis un de mes petits-fils a eu son diplôme d'ingénieur, un autre son bac, le troisième attend ses résultats de concours, et l'aînée de mes petites filles a réussi son diplôme de modéliste et entre à l'école de costumes de théâtre et de cinéma de Cannes.
    Alors je suis joyeux; bravo et bonnes vacances à tous .


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lancien

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