Jeudi 21 août 2008 à 9:53

Amour et peines de coeur



    Mes correspondant(e)s rentrent peu à peu de vacances.

    Certaines ont fait la connaissance d'un garçon qui leur plaît beaucoup et me demandent comment savoir si leurs personnalités permettront de construire un amour qui ait quelques chances de durer.
    On me demande aussi si on s'entend mieux avec quelqu'un qui vous ressemble.
    C'est d'ailleurs pour moi l'occasion d'apprendre du vocabulaire moderne . L'une d'elle me parle d'un garçon BCBG, et moi, "cromagnon", je croyais que cela voulait dire “beau, chic, bon genre”; eh bien pas du tout, cela veut dire maintenant “beau cul, belle gueule”. Je vais finir par parler SMS !
    Cela dit le critère en question me paraît assez peu fiable pour choisir un garçon.
    Je n'ai pas de recette miracle pour vous dire si un garçon vous aimera ou non et si ce sera durable..
    Par contre j'ai déjà fait des articles sur les facteurs qui favorisent la cohabitation de deux personnes qui vivent ensemble.
    C'est vrai en partie pour un petit ami, mais beaucoup moins car on ne le supporte pas tout le temps et réciproquement.

    Rien n'est jamais impossible. On peut parfaitement s'entendre avec quelqu'un qui a des goûts et une personnalité complètement opposés, mais c'est seulement plus difficile et cela a moins de chances de réussir.

    Pour vous lycéennes ou jeunes en fac, les amours sont souvent des “essais” passagers, sans souhait de long terme et de vie comune, et donc votre souci c'est de sortir avec quelqu'un de recevoir de la tendresse, d'être considérée et chouchoutée et donc de passer des après-midi agréables en faisant des choses intéressantes.

    Je crois donc que les caractérisqtiques qui peuvent faciliter votre entente sont d'abord vos goûts, et ensuite vos “attitudes” de vie, qui correspondent à des préférences cérébrales.
    Je parlerai de ces préférences dans de prochains articles.

    Les goûts sont à la base de nos désirs et donc de l'agrément de nos activités.
    Il est certain que si votre copain ne jure que par le foot et ne rate aucun match et ne parle que de cela, dont vous, vous avez horreur, vous être mal barrée !!
    Alors avant de décider qu'il sera votre petit ami parce qu'il est BCBG, comparez un peu ses goûts aux vôtres.
    Comme vous sortirez avec lui, ses goûts (et les vôtres) au plan sportif, ciné, musique et concerts, artistique et musées, et promenades diverses. Mais vous pouvez avoir d'autres hobbies : cuisine, bricolage, jardinage... les supportera t'il?

    Et je suppose que vous aimeriez discuter avec lui. Alors avez vous des goûts pour la lecture analogues, des idées politiques ou philosophiques à partager, des conceptions de la vie pas trop éloignées?
    Enfin un dernier point très important; on ne vit pas seuls à deux. Il y a les copins et copines. Quels sont les genres des siens et ceux des vôtres. Seront ils compatibles ou sont ils si différents qu'on ira au clash.

    Il ne suffit pas hélas que votre petit ami soit mignon et “BCBG” pour que votre idylle soit sereine.

    Outre ces différences de goûts, je vous parlerai dans mes prochains articles des préférences cérébrales puis dans un article ultérieur, je me demanderai : formerons nous un véritable “couple”.?



Mercredi 20 août 2008 à 12:06

Divers

    Je n'ai pas eu le temps d'écrire un article sérieux, car d'une part il fait un temps maussade - alternance d'éclaircies et d'averses orageuses - et cela complique les vacances, et d'autre part j'avais beaucoup de mails à écrire car mes correspondant(e)s rentrent de vacances.

    Il y a dans la région des concours de danses bretonnes et j'ai pensé que cette photo (que j'ai trouvée sur une pub de ces concours) était assez spectaculaire et vous amuserait peut être.



    On me demande à nouveau mon avis sur les chances de durée des amours.
Je vais essayer d'écrire des articles sur ce sujet dès demain.

   

Mardi 19 août 2008 à 15:08

Notre cerveau : intelligence; langage

    Un de mes correspondants, qui bégayait étant jeune, a suivi une rééducation chez un orthophoniste et parle maintenant normalement, me demande si je sais pourquoi “son cerveau bégayait ainsi”.
    J'ai lu quelques articles sur ce sujet et j'ai pensé que ma réponse pouvait aussi intéresser d'autres correspondants qui lisent mes articles sur le fonctionnement du cerveau.

    Les neuro biologistes ont en effet étudié la question.
    Mais auparavant je vous résume quelques notions sur les mécanismes de la parole, que j'avais développés dans des articles en août et novembre 2007 (notre cerveau).
    Voir le schéma ci dessous :


 
    Lorsque nous écoutons quelqu'un, l'oreille transmet les sons à l'aire auditive qui les analyse et, lorsqu'il s'agit de mots (ou de sons apparentés), les signaux sont transmis à l'aire de Wernicke qui va reconnaître s'il s'agit de langage et le décrypter en partie. Elle se met en relation avec l'aire de Geschwind qui est en quelque sorte la “mémoire des mots”, pour en comprendre la signification.

        Lorsque nous lisons, ce n'est plus l'aire auditive qui intervient mais les aires visuelles,  situées à l'arrière du cerveau. Le mécanisme est ensuite analogue.
        Enfin lorsque nous voulons parler, c'est encore le centre de Wernicke qui élabore le message. Mais il ne sait ni ordonner les mots d'une phrase, ni le transmettre à nos lèvres.
De même quand nous voulons écrire, il recherche les mots correspondant aux idées mais il ne sait pas commander nos doigts.        
        Pour parler, pour écrire, l'aire de Wernicke a besoin de l'aire de Broca.
        Celle ci va utiliser grammaire et syntaxe et mettre les mots en phrases, puis elle va commander les muscles de la parole ou de l'écriture, par l'intermédiaire du cortex moteur primaire et notamment de sa partie inférieure, tout à coté d'elle, que l'on appelle le cortex moteur primaire des mouvements complexes.
        Une personne dont l'aire de Broca est lésée comprend le langage écrit et parlé, mais ne peut plus s'exprimer ou émet une suite de mots sans liens entre eux..
       Donc, l'aire de Broca “organise le langage et commande son expression orale ou écrite” par les cordes vocales ou la main, par l'intermédiaire de centres moteurs situés dans le cortex sur le dessus du crâne.
    Tous ces centres sont situés dans l'hémisphère gauche du cerveau.

     Pour suivre une conversation, comprendre un texte ou une plaisanterie, on doit non seulement être capable de comprendre la syntaxe des phrases et le sens des mots mais également de mettre en relation plusieurs éléments et de les interpréter par rapport à un contexte donné.
    En particulier l'expression des visages des individus et l'intonation de leur voix apportent des éléments émotionnels.
    Les aires de l'hémisphère droit symétriques de celles de l'hémisphère gauche interviennent pour saisir l'intonation et l'accentuation des mots, les indices permettant d'établir un contexte communicationnel, les nuances apportées par certains mots, les intentions de l'interlocuteur, les gestes et expressions du visage ou les conventions sociales,la compréhension du langage non-littéral (ironie, métaphores, sous-entendus...)
    Enfin si l'hémisphère gauche comporte la “mémoire des mots”, il semble que ce soit l'hémisphère droit qui comportera celle des nuances, des émotions et des images liées au langage.
    L'hémisphère droit est également “consulté” lorsque l'on se trouve face à des fautes grammaticales ou des phrases incomplètes, afin de rétablir le texte exact.

    Lorsque l'on examine l'activité des centres de la parole d'un bègue, on constate que les centres de l'hémisphère gauche et notamment le centre de Broca, sont moins actifs et ceux de l'hémisphère droit au contraire plus actifs, que chez un individu à la parole normale.
    Les centres de l'hémisphère droit sont fortement reliés au cerveau émotionnel et notamment aux centres amygdaliens qui contrôlent la peur, la colère, le stress... et à des centres cingulaires antérieurs qui contrôlent nos rapports sociaux.
    On constate souvent que la personne bégaie peu lorsqu'elle est seule, mais que la présence d'autrui, le stress, les émotions, ou certaines situations psychologiques de blocage, augmentent considérablement le begaiement.
    Une analyse plus détaillée des centres de l'hémisphère gauche montre une certaine déficience du “controle auditif” chez les bègues. Lorsque nous parlons, notre oreille perçoit nos paroles et le centre auditif les transmet au centre de Wernicke qui informe le centre de Broca de la justesse de ses ordres et sinon corrige nos dires. C'est cette “rétroactivité” qui semble mal fonctionner chez les bègues.

    L'orthophoniste va leur faire travailler l'élocution, prendre une façon de parler plus douce, allonger les syllabes, faire des transitions entre les mots, et respirer autrement...
    A l'issue de cette “thérapeutique” qui peut durer un à deux ans, le bégaiement est en général très fortement diminué, voire supprimé,  et on constate alors une augmentation sensible de l'activité des aires de la parole de l'hémisphère gauche. Toutefois ce ne sont pas les neurones de la partie qui était “en panne” qui fonctionnent à nouveau, mais des neurones voisins qui ont pris le relais.
    L'hémisphère droit reste malgré tout plus actif que la normale, même après la “guérison”;

    Voilà résumé succintement, le contenu des articles que j'ai pu lire sur ce sujet.

Dimanche 17 août 2008 à 15:54

Histoires drôles





    Le marché de Carnac, le dimanche matin, est assez folklorique : marchand de victuailles bien sûr, mais aussi de vêtements et d'objets pour la maison, puis de toutes sortes de souvenirs et colifichets pour touristes.

    il y a aussi quelques attractions, : le marchand de chiens, quelques camelots, des joueursde biniou, de bombarde ou de cithare, des dessinateurs qui font votre portrait, un groupe de “rock breton”....et "Popeye" un vieux marin tout décati, barbu, casquette sur la tête et pipe au bec, (il ne manque que les épinards!) qui vend des objets divers, tressés avec des cordages pour bateaux.

    Les touristes viennent autant regarder qu'acheter et on voit souvent sur leur dos, des tee-shirts aux inscriptions originales.
    J'en ai retenu certaines :


“Dieu a inventé la pluie pour que la Bretagne ne fasse pas concurrence au Paradis”

“Je ne pense jamais au futur. Il vient bien assez tôt.”
  
“Je ne suis pas têtu, mais j'ai toujours raison."

“Il vaut mieux être saoul que con, cela dure moins longtemps”.

“Je suis très modeste, mais je suis quand même le meilleur.”

"Si vous voulez que votre femme écoute ce que vous dites, dites-le à une autre."

 "Je ne mangerai des huîtres que si on les tue avant “

 "La vérité n'est jamais amusante. Sans cela tout le monde la dirait."

 "C'est facile d'arrêter de fumer, j'arrête 20 fois par jour !"

“Travailler dur n'a jamais tué personne, alors pourquoi prendre ce risque ”

“Le travail est l'opium du peuple et je ne veux pas mourir drogué. ”

“ Je ne suis pas bavard, c'est seulement que j'ai plein de choses à dire.”

“Il ne faut jamais remettre au lendemain ce qu'on peut faire le jour même par un autre.      “

“Je suis si fatigué que je baille en dormant.”

Sur le dos d'une femme enceinte

“Bébé à bord” !

“Vous m'avez attendu 9 mois, alors maintenant, vous allez m'entendre”

et sur le camion-magasin d'un charcutier :

 "Chez moi, quand on tue le cochon, tout le monde est gai ! Sauf le cochon. "

mais certaines sont très réalistes et philosophiques :

“Le succès c'est avoir ce qu'on veut; le bonheur c'est vouloir ce qu'on a.”

“L'argent est préférable à la pauvreté, ne serait-ce que pour des raisons financières.”

“ On ne s'ennuie pas quand on a des ennuis. C'est consolant !”

    Vous en avez sûrement vu bien d'autres.

Samedi 16 août 2008 à 12:44

Chats

 
      Aujourd'hui il pleut en Bretagne et quand j'ai ouvert les volets ce matin, dans la chambre du rez de chaussée et le séjour, Sirga, la chatte de ma fille est descendue de l'étage, selon son habitude, pour aller faire un petit tour dehors.

    Quand elle a vu les gouttes qui tombaient, elle a fait une moue dégoûtée et n'est pas sortie.
    Elle a tout de suite repris l'escalier vers l'étage et je pensais qu'elle allait se recoucher..
    Mais en fait, elle a été voir ma fille et l'a amenée vers la fenêtre.
    Elle se l'est fait ouvrir et a regardé attentivement pour bien vérifier qu'il pleuvait également à l'étage !!!!

    C'est intéressant  sur le plan du cerveau.
    Quand elle arrive ici elle reconnait tout de suite les environs, ce qui montre que comme l'homme, l'hémisphère droit de son cerveau a enregistré les cartes correspondantes et y accède facilement.
    Mais en outre notre cerveau gauche et notre cortex frontal ont enregistré que  l'ensemble de ces cartes sont liées entre elles  dans un même monde et que les “conditions météorologiques” sont communes dans un périmètre local.
    C'est cela qui manque au cerveau d'un animal, son cerveau gauche et son frontal étant plus limités.

    Cela me rappelle deux anecdotes :
    J'avais un chien Yorkshire, Truffe", très intelligent et qui avait été élevé avec mes enfants (il a vécu 18 ans). Il connaissait la signification d'environ 300 mots et  différentiait par exemple “la toilette à Papa” (il allait dans la salle de bain) de “la toilette à Truffe” (il ramenait alors sa brosse pour qu'on nettoie ses poils).
    Je lui ai longtemps joue un tout pendable ; quand il était dans le séjour, je l'appelais sur l'interphone de l'appareil téléphonique; il était étonné, ne me voyait pas et venait voir dans le bureau où il me trouvait; alors il repartait dans le séjour pour comprendre et je l'y rappelai;. il revenait dans le bureau et ainsi de suite quatre ou cinq fois. Il s'asseyait alors en face de moi dans le bureau pour voir  comment je faisais pour me rendre dans le séjour sans qu'il s'en aperçoive.
    J'ai mis alors les deux téléphones dans mon bureau et je les ai fait fonctionner. Il a été très étonné est venu entendre près de l'appareil. Mais ensuite je ne pouvais plus le piéger : il avait compris. Il savait que je pouvais appeler d'une pièce à l'autre avec ce "bidulle".
    Leur cortex n'est pas si “bête” que cela.


     Et puis nous aussi nous sommes parfois sceptiques, nous aussi.
    Au Sahara, j'étais logé dans des immeubles préfabriqués métalliques à deux étages, avec des escaliers et des galeries d'accès extérieures (comme des balcons). Je logeais au deuxième étage et en sortant de ma chambre, (oh surprise !,) il tombait quelques gouttes d'eau ( ce qui est fort rare).
    Je descends,Plus de pluie au rez de chaussée. Je remonte : des gouttes.
    Dans l'atmosphère chaude et sèche, les gouttes d'eau s'évaporaient entre le sol et six mètres plus haut, et rien n'arrivait au sol.

Vendredi 15 août 2008 à 11:36

Libertés et règles



    Kâa a posé, dans un commentaire d'un de mes articles sur la liberté, une question bien difficile, mais intéressante :

“... doit-on protéger les individus en écartant de la société d'autres individus susceptibles de nuire ???...”

    C‘est une question que j'ai été amené à me poser à deux reprises au cours de ma vie d'adulte, lorsque j'ai reçu de la mairie une lettre me disant que j'étais sur la liste annuelle des personnes susceptibles d'être tirées au sort comme juré, en cas de procès d'assises à la cour dont dépendait mon domicile.
    Finalement je n'ai pas été désigné comme juré, mais je me suis demandé ce que j'aurais fait face au jugement que j'aurais dû décider, lors d'un procès en assise, où l'on ne juge que des crimes !!.

    Au passage, vous ne savez sûrement pas que la notion de crime ne'est pas définie par la nature de la faute commise, mais par la durée de la peine encourue.
    Dans la mesure où la faute que vous avez commise peut entraîner une peine de prison de dix ans au moins (ce qui ne veut pas dire que l'on vous condamnera pas à une peine plus courte si vous avez des circonstances atténuantes), vous passerez en cour d'assise avec donc un jury qui comportera outre les trois magistrats et le représentant du ministère public, neuf jurés.
    Evidemment, compte tenu de la gravité des peinesencourues, pour être jugé en Assises, il faut avoir commis une faute très grave : assassinat, meurtre, viol, vol à main armée ou violences ayant entrainé des blessures graves, sévices sur des enfants...
    Pour être juré, il faut être âgé d'au moins 23 ans, savoir lire et écrire le français, jouir de tous ses droits civils, civiques et ne pas être atteint d'une incapacité telle que tutelle, curatelle, sauvegarde de justice….Le défaut de moralité est aussi un obstacle pour être juré (condamnation à des peines infamante ou supérieure à un mois de prison...)
    À la suite du tirage au sort dans la liste annuelle, certains parmi les 18 jurés désignés peuvent être récusés par l'accusé ou son avocat (5 au maximum) ou par le représentant du Ministère Public (4 au maximum) sans invoquer de motifs.
    Presque tout citoyen peut donc être désigné comme juré au cours de sa vie.
   
    Pour vous donner mon avis sur la question posée par Kâa, je crois qu'il faut bien distinguer divers cas.
    C'est une question qui pose un problème de conscience, car écarter les gens de la société, veut dire les mettre en prison ou dans un hôpital psychiatrique.

    Si la personne n'a commis aucun délit, il me semblerait effarant de la mettre en détention sur de simples informations et présomptions. Même en cas de maladie mentale, je doute qu'un psychiatre soit capable de dire si la personne est vraiment susceptible de nuire.
    Et admettre qu'on puisse enfermer quelqu'un sur une simple présomption d'experts me semble ouvrir la porte à tous les abus et atteintes à la liberté. Tous les experts ne sont malheureusement ni infaillibles ni honnêtes.
    Sans doute, dans certains cas, peut on surveiller son état de santé mentale et évidemment certaines crises graves peuvent nécessiter des interventions, mais il faut, à mon sens, que ce soit avéré et constaté avec certitude.

    Pour les délits qui relèvent de la correctionnelle (donc moins de dix ans max de peine encourue), bien entendu la peine prononcée est une sanction pour la faute commise (et elle est définie par la loi.
    Mais il me semble que, si la personne ne risque pas de récidiver, et ne met pas en danger autrui, la prison est une bien mauvaise mesure; il faudrait trouver d'autre types de sanctions, accompagnées de mesures éducatives et préventives.
    Pour des gens susceptibles de récidiver, tout dépend du type de danger qu'ils font courir à autrui, et des raisons du délit constaté.
    Je crains que dans beaucoup de cas la prison ne soit un facteur qui mettra le délinquant en contact avec des malfaiteurs, qui risquent de le rendre plus dangereux et comme les peines encourues sont de faible durée, la personne sera forcément remise en circulation au bout de quelques années.
    Là encore je pense que des solutions éducatives et préventives seraient souvent meilleures, mais comment faire ?
    Le problème est qu'il est très difficile de juger si c'est la personnalité de l'accusé qui l'a conduit à la faute, ou si ce sont les hasards de l'environnement, et quelle est la part de volontarisme dans son acte.

    Enfin pour les délits très graves jugés en cour d'assise,, qui concernent des faits ayant terriblement porté atteinte à autrui (enfin, le plus souvent), je voudrais d'abord évoquer le mécanisme des condamnations, sur lequel je m'étais renseigné.

    La loi demande d'abord aux jurés de se prononcer sur les faits, en fonction des circonstances et des preuves apportées : l'accusé est il ou non coupable de ce qu'on lui reproche.?
    La deuxième question si on répond oui à la première est : a t'il fait cet acte volontairement, c'est à dire avec préméditation. C'est le problème des meurtres où la personne a “entraîné la mort sans intention de la donner”
    Si cette intention n'est pas avérée je crois que la peine encourue est alors comprise entre un an et 15 ans de prison.
    Dans le cas de préméditation, la loi prévoit des peines plus fortes, graduées pouvant aller jusqu'à la rétention à perpétuité.
    Ensuite les juges et jurés examinent quelle peine choisir entre la minimale et la maximale fixées par la loi.
    Pour cela (prenons un délit qui d'après la loi mérite 2 à 20 ans de prison, c'est à dire une “moyenne” de 11 ans) on liste toutes les circonstances aggravantes ou atténuantes qui amèneront à choisir plus ou moins que cette moyenne. Puis on vote.
    Je n'ai pas donc eu l'occasion de participer à une telle discussion, mais elle doit être difficile, car c'est la vie d'une personne pour une longue durée qui est entre vos mains.
   
    Je pense que si les preuves de culpabilité d'une personne ayant commis un assassinat  ou plusieurs viols, étaient claires et avérés, et que sa mise en liberté pourrait lui permettre de récidiver, je n'aurais pas de scrupules à le condamner à une lourde peine.
    A l'opposé je crois que je serais incapable de condamner à une peine quelconque une personne qui aurait euthanasié un parent sur sa demande pour abréger ses souffrances. Cette personne ne représente aucun danger pour les autres hommes.
    Ce qui me poserait un vrai cas de conscience c'est une personne accusée, mais qui clame son innocence et contre laquelle on n'a que des preuves assez discutables. Etant moi même un mauvais observateur, je sais la limite que pourrait avoir mon témoignage dans la reconnaissance d'une personne soupçonnée d'un délit.!
    Je pense à cet instituteur, accusé à tort de pédophilie par des enfants qui lui en voulaient et avaient menti, lequel instituteur s'est suicidé. Il est certain que de tels cas sont horribles pour les juges, partagés entre le souci de protéger les enfants et celui de ne pas condamner à tort un innocent.!

    Je sais que certaines d'entre vous font des études de droit, alors que je n'y connais pas grand chose et j'aimerais leur avis;
    Et je conçois que sur de telles questions les avis puissent diverger.


Jeudi 14 août 2008 à 9:41

Chevaux, âne, (gi) vache



    Evidemment ma photo chèvre et goéland (voir article précédent) m'a valu quelques commentaires et une rafale de mail, me demandant comment j'avais fait pour la prendre et comment le goéland avait accepté de se poser si près sur la tête de la chèvre, sans que celle-ci ait peur ?


    D'abord je vous dois des excuses car “Croque-framboise” (dont je salue le courage de lire ainsi mon blog !) m'a signalé que je l'avais déjà publiée l'an dernier sur mon blog. Je croyais l'avoir fait sur Tchatcheblog et pas sur Cow.
    Je deviens un vieux singe et ma mémoire baisse.!

    Je dois aussi vous faire un aveu. En fait j'ai bien pris les deux photos de la chèvre et du goéland, mais par sur le même cliché.
Comme l'ont vu certains j'ai fait un montage sur mon ordi des deux photos numériques, mais ce n'est pas une surimpression du goéland.
    Voilà l'histoire de cette photo :

    Une des petites plages de Saint Colomban, peu fréquentée est à coté de champs où viennent paître des vaches, des chevaux et des chèvres, à tour de rôle.
    Ce jour là de mignonnes peites chèvres (j'aime quand même mieux la chevrette du Canada qui est plus jolie !!!), et un petit oiseau (mésange ?) est venue picorer je ne sais quoi sur la tête d'une des chèvres, laquelle s'est ébrouée et a chassé l'oiseau.
    Mon appareil photo n'était pas en batterie et je n'ai pu filmer la scène, mais j'ai photographié les chèvres.

    J'ai été m'asseoir sur la plage et je voulais prendre des photos du paysage quand un goéland vient se percher sur un rocher à deux mètres de moi.
    Avec le minimum de gestes, j'ai pris quelques photos dont une avec le téléobjectif, qui est donc un gros plan du goéland sur le fond de sable et de mer.
    Il n'a pas eu peur !
    Contrairement à ce que vous pensiez le goéland n'est pas en surimpression, c'est lui la photo d'origine. C'est l'éclairage et le téléobjectif qui donnent cette impression de trop grande netteté (la mise au point est faite sur lui et le fonds est flou, d'autant plus que le rocher sous ses pieds n'est plus là.). De plus j'ai dû dégrader la photo pour la ramener de 3Mo à moins d'un méga et Cowblog la dégrade encore pour l'amener vers 100 ko. Cela souligne les transitions dans l'image (un fondu nécessite plus de pixels).

   Me souvenant de la mésange sur la tête de la chèvre, j'ai voulu remplacer la photo que je n'avais pu faire.
    J'ai remplacé avec mon ordinateur, le rocher par la chevrette sur la photo du goéland.
    Il y avait heureusement sur la droite de la chèvre du sable de même nature que celui de la plage, donc de même couleur; alors cela ne se voit presque pas.
   
    J'ai ensuite essayé de “gommer” la frontière entre les deux photos pixel par pixel. J'y ai à peu près réussi sur le dos de la chèvre et sous les pattes de l'oiseau.
    Par contre on voit un peu la limite entre les deux photos de sable à droite au niveau de l'oeil de la chèvre. On voit même au dessus un tout petit bout du rocher que j'ai oublié d'enlever.
    Une correspondante très observatrice l'a bien vu ! IoI


    Voilà, j'ai tout avoué. J'espère que vous me pardonnez et que je serai acquitté, bien que le crime ait été prémédité..!!

Mercredi 13 août 2008 à 9:29

Chevaux, âne, (gi) vache



    Je ne crois pas avoir publié cette photo sur ce blog.


    Elle a été prise sur une plage en Bretagne, un jour où je me sentais facétieux, et je l'aime bien


    On voit parfois des choses curieuses au bord de la mer.

    Il suffit d'être patient !

    Et puis c'était un jour de beau temps, il y a deux ans et cette année on n'en a pas beaucoup !!!

    Qu'en pensez vous ?



Mardi 12 août 2008 à 9:29

Libertés et règles



    Sans doute la question de la liberté vous concerne t'elle, car je reçois toujours des mails et des commentaires à ce sujet.

    J'ai répondu directement à ceux qui me posaient des questions trop personnelles les concernant.
    Mais certaines remarques me paraissent intéressantes pour tous et aptes à prolonger cette discussion.

    Certains me disent que je ne parle pas de ceux qui trouvent qu'ils ont assez de liberté et du coup ont l'impression que ce n'est pas normal.
    Surtout ne croyez pas cela. Au contraire c'est le cas le plus courant. Mais de même que les peuples heureux n'ont pas d'histoire, du fait que tout va bien pour vous, je n'ai pas beaucoup de remarques à faire vous concernant.
    Sans doute êtes vous plus raisonnable quant à vos souhaits, moins pressés de satisfaire vos désirs, plus respectueux des règles.
    Probablement aussi que vos parents vous ont mieux formés lorsque vous étiez enfant et vous ont donné peu à peu plus de liberté pendant votre adolescence.
    Surtout je pense qu'ils ont confiance en vous et que vous n'essayez pas de leur raconter des histoires et que vous méritez cette confiance.

    Un autre commentaire de ma jeune philosophe m'a intéressé. Je le cite :

“ La libertée, impossible de la définir : chaque personne à son concept de la liberté et pour moi toute les opinions sont justes; même en prison on peut être libre, on est liberé du devoir d'aller voir des gens que l'on aime pas....
    Pour moi la libertée c'est l'imagination, l'imagination n'a aucune règle aucune contrainte.
    Mais la liberté en ce bas monde est assez inexistante, à cause d'un petit truc qui s'appelle la conscience. Si ce que j'imagine devient réel je ne serais donc plus libre nulle part, vous imaginez l'horreur!!??...”

    J'ai beaucoup aimé cette idée : l'imagination c'est la liberté. C'est tellement  vrai !
    Heureusement nos idées nous appartiennent, et sont libres de toute contrainte tant qu'on ne les impose par aux autres. Seulement, comme le dit ma correspondante, à celle ne notre conscience.

    Un autre commentaire, d'une corresponfdante plus mûre, qui habite encore chez ses parents, qu'elle aime, qui l'aiment et ne la briment pas, évoque une autre sorte de liberté :

“...la liberté que je recherche à ce jour, qui me manque, c 'est mon independance réelle tant financière que géographique. C'est vivre pour moi ( pouquoi pas à deux aussi : ) ), me sentir libre vraiment...”

    C'est un souhait que l'on ne fait que lorsqu'on est devenu adulte, une “autre sorte” de liberté. Celle de “vivre sa vie”,  , de couper le cordon qui vous attache aux parents, tout en conservant bien sûr tendresse et esprit de famille.
    Mais c'est un stade ultime qu'il faut pouvoir atteindre : il faut être entré dans la vie active, pouvoir travailler, gagner sa vie, ce qui est sans doute plus diffcile aujourd'hui qu'autrefois en raison du chômage.
    C'est une liberté nécessaire pour s'accomplir un jour, mais effectivemnt ce n'est pas la liberté des ados.   
   
    J'ai enfin reçu un commentaire lorsque j'avais fait un article sur une loi du 28 juin 2008, qui m'incite à réfléchir, celui de Kâa que vous connaissez tous certainement, mais qui a également trait à la liberté individuelle :

“...La question la plus sensible et pour laquelle je ne parviens pas à trouver une réponse :
doit-on protéger les individus en écartant de la société d'autres individus SUSCEPTIBLES de nuire ???...”

    Question difficile certes, mais un sujet que j'aimerais traiter, et qui certainement, ne reçoit pas les mêmes réponses selon les personnes.

Lundi 11 août 2008 à 9:48

Divers




    Les portraits que j'ai publiés sur les jeunes qui manquent de liberté me valent pas mal de mails. Outre votre avis, vous me dites que vous avez reconnu tel ou tel jeune de vos amis, et vous me demandez si c'est lui que j'ai pris pour exemple.
    Vous comprendrez que je ne peux vous répondre sur ce sujet, car mes conversations avec mes correspondant(e)s sont confidentielles.
    Vous avez peut être vu le commentaire suivant :
    “.....tes 4 portraits sont tournés à l'extrême... on pourrait croire qu'ils sont inventés mais malheureusement je reconnais tout un tas de gens dans ces descriptions... “

    Je voudrais donc vous dire comment je bâtis ces exemples et comment je fais pour respecter cette confidentialité.

    Mes exemples ne sont pas inventés, mais j'enlève tout détail qui pourrait mettre sur la piste de la personne. je simplifie à l'essentiel en rapport avec le sujet de l'article. Alors évidemment, enlever tous les détails personnels, ne garder que ce qui a correspond à l'article, cela "grossit le trait", et fait caricature. C'est pour cela que ces exemples paraissent extrèmes et inventés.
    Je ne donne évidemment pas les vrais noms, mais de plus je change certains détails qui n'ont pas d'importance pour le sujet que je traite. (je parlerai par exemple d'une correspondante du Nord, alors qu'elle est du Midi).
    Il m'arrive aussi lorsque j'ai deux personnes qui ont des réactions voisines, de mélanger les deux cas.
    Vous remarquerez également que j'évite toute critique et j'essaie de mettre aussi en lumière les qualités de la personne.
    En général je prends des exemples qui datent d'une ou plusieurs années de telle sorte que ces correspondant(e)s ont changé de blog et on ne peut plus y retrouver les faits que je cite s'ils y ont été relatés.
    Je pense donc que parfois des exemples réels et  pratiques sont utiles pour mieux faire comprendre mes articles et rappeler qu'il s'agit de la vie de tous les jours, mais je veille à ce qu'on ne puisse identifier les personnes que j'ai prises pour modèles.

    Par ailleurs dès que cela touche vraiment le cas d'un(e) correspondant(e), je lui envoie le texte de mon article le ou lce qui la concerne et je lui demande l'autorisation de le publier, avec d'éventuelles modifications qu'on peut me demander et que j'inclus scrupuleusement.
    De même lorsque j'emprunte quelques lignes à un blog, je demande également  l'autorisation à son propriétaire et s'il veut ou non que je le cite.
    Par contre je ne demande pas cette autorisation si je cite un commentaire qui a été fait sur mon blog, puisque toute personne peut le lire sur mon blog.

    Cependant si l'auteur de ce commentaire est gêné par mon article, je suis prêt à le modifier.
    Ainsi cela va vous amuser, un exemple : quand on écrit un com, on le fait vite, sans souci du style et il y a souvent des fautes de frappe ou des abréviations SMS. Alors, pour que cela n'attire pas des critiques à l'auteur du commentaire, je corrige les fautes et je met en français le SMS, pour la partie que je cite.
    Eh bien, cela a véxé un de mes lecteurs qui m'a demandé de modifier mon article et de citer son com sans modification, avec ses fautes, ce que j'ai fait évidemment !!!

    On me demande souvent si les prénoms que j'utilise, existent. Evidemment non, encore que j'ai entendu à la télé que des parents avaient appellé leur fils "Périphérique" et j'ai connu un jeune qui se nommait "Terminal". (il avait, paraît il, été conçu dans un aéroport
lors d'une panne d'avion)
Et j'avoue que je n'avait pas compris et je l'ai appelé Germinal. Je lui ai expliqué que c'était à cause de Zola, et il m'a demandé si c'était une chanteuse rock !!!


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lancien

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