Dimanche 10 août 2008 à 11:30

Relations avec nos parents, famille



    La liberté totale rend t'elle heureux un ado ?

    Je n'en suis pas si sûr que cela.
    Je vais vous citer des exemples

    Falbala avait 16 ans. C'est une fille polie, travailleuse, qui était il y a quelques années, en 1ère S et avait de bons résultats.
    Ses parents étaient content d'elle et la gâtait beaucoup, lui achetant tout ce qu'une jeune peut désirer.
    Ayant tous deux des postes importants ils étaient très occupés et partaient tôt le matin et rentraient tard le soir.
    Ayant confiance en leur fille, ils la laissaient entièrement libre d'aller où elle voulait, même en soirée, car fatigués eux restaient devant la télé.
    Paradoxalement Falbala n'était guère heureuse de cette totale liberté.
    Elle aurait préféré davantage de contraintes, mais qu'on fasse attention à elle, que ses parents s'occupent d'elle. Elle avait parfois l'impression de ne pas être aimée, qu'elle ne comptait pas pour eux.
    Elle a changé d'avis au cours de nos discussions, elle sait maintenant que ses parents l'aiment, mais sont trop occupés pour le montrer, mais elle est restée très raisonnable; cette grande liberté est pour elle très superflue; elle n'en profite pas.
    Elle est maintenant en fac et peu à peu devient indépendante et adulte.

    Les parents d'Ikéa habitaient la campagne et pour poursuivre ses études, elle avait un studio à la ville voisine.
    Là tout à coup, liberté presque totale.
    Mais il faut à la fois travailler ses cours, et tout de même faire un peu de cuisine (ce n'est pas sain de ne manger que des sandwichs), et nettoyer un peu appartement et vêtements, même si la machine à laver de maman peut faire le travail le week-end.
    Et puis il faut tout décider soi même, gérer ses finances, faire les démarches administratives; éventuellement voir le médecin et envoyer ses feuilles de sécu.
    Bref il faut vivre en adulte, et c'était bien reposant de vivre son enfance ou son adolescence.
    Et puis on s'ennuie un peu de sa famille, des repas tous ensemble, des conversations le soir avec les frères et soeurs.
    La liberté n'est pas toujours ce que l'on imagine.

    Asphalte est une jolie jeune fille qui fait une licence à la fac et a un petit ami Goémon, lui aussi en fac.
    Jusqu'à l'an dernier les parents les surveillaient beaucoup, mais là , habitant à 50 km de la ville ils ont admis que les deux jeunes louent en commun un studio et donc depuis la rentrée les deux tourtereaux vivaient ensemble.
    Liberté totale : le paradis !
    Mais Asphalte est introvertie et de préférence “décision”, c'est à dire qu'elle veut prévoir et maîtriser les événements. Elle aime le sport, tennis, volley, badmington, ainsi que la musique classique et elle joue assez bien de la flute traversière.
    Goémon est lui extraverti et il ne peut se passer de ses copains, avec lesquels il fait beaucoup de vélo et joue au poker. Et il est de préférence cérébrale “prise d'information”, c'est à dire qu'il n'aime pas prendre de décision, fait tout au dernier moment et remet tout au lendemain s'il le peut. Aucune prévision.
    Alors le samedi, Asphalte va au marché et au supermarché seule, pendant que Goémon fait du vélo avec ses copains. Il ne l'aide guère dans les tâches ménagères. Et pas moyen de le décider à aller faire du sport avec elle.
    Elle aimerait l'emmener au concert, maiis lui préfère la musique “métal” et en écoute sur la chaîne tandis qu'elle essaie de jouer de la flute.Mélange difficile.
    Elle fait son travail de fac en avance, tandis que lui joue au poker avec les copains,
Au dernier moment le soir, alors qu'elle voudrait regarder la télé ou est fatiguée et va se coucher, lui doit faire son travail pour le lendemain.

    Et souvent elle sort avec lui qui ne tient pas en place, alors qu'elle préfèrerait rester à lire un livre ou faire de l'ordinateur.
    Pas moyen de prévoir une sortie le week-end, ou quand on rentre chez les parents, car Goémon décide au dernier moment et encore cela change parfois encore. Alors elle a fini par prévoir ce qu'elle allait faire et s'y tenir.
    C'est vrai cependant que Goémon est aussi tendre et qu'il finit par se faire pardonner.
    Mais c'est difficile de vivre ainsi ensemble !
    Liberté, liberté chérie, c'est en fait la galère !!
    Leur couple a tenu jusqu'aux partiels de juin. Là cela a craqué car leurs méthodes de travail étaient trop différentes et il fallait réussir, ce qu'ils ont fait.
Mais l'an prochain il y aura deux colocations, Asphalte avec une amie musicienne et Goémon avec un copain qui fait du vélo et joue au poker.   

    C'est ce que n'ont pas découvert beaucoup de jeunes : la liberté a aussi ses contraintes : celle d'être adulte et de pouvoir vivre avec les autres notamment.

Samedi 9 août 2008 à 9:52

Divers




    Mon article sur la conversation téléphonique de la dame dans le supermarché m'a valu plusieurs mails, hilares, qui me demandent si j'ai bien entendu cela et comment j'ai fait pour le retenir.
    Je vais faire un aveu : l'article est un peu arrangé. En fait les gens dans l'ambiance sonore d'un supermarché ont tendance à crier au téléphone et on entend tout ce qu'ils disent.
    Alors il m'est arrivé plusieurs fois d'entendre des conversations dont je me souviens des bribes. Je les ai assemblées en faisant un lien et en rajoutant quelques idées de mon cru (comme le fait que la mouche soit encore là).
    Pardonnez moi, mais les vrais conversations étaient encore plus ridicules et insipides !!

    Vous me reprochez d'avoir la “haine” du téléphone portable. C'est un peu vrai (bien que j'en ai un quand même mais je m'en sers peu et jamais en public).
    Je trouve en effet que les téléphones portables de beaucoup de personnes sont un véritable fléau.

    D'abord avant même que l'on ait une conversation.
    Certains ne répondent pas, parce qu'ils sont occupés ou même ne veulent pas vous parler; ils sortent le portable de leur poche, regardent le numéro et disent entre leurs dents “un casse-pied” (ou moins poli...) et font comme s'ils n'avaient a rien entendu.
    D'autres le mettent en mode vibreur et ne le sentent ou ne l'entendent pas.
    Il y a aussi ceux dont le portable sonne, que tous le voisinage a entendu, qui regardent une minute partout autour d'eux avant de se dire enfin que c'est le leur qui appelle. Encore heureux quand ils savent où ils l'ont mis. J'ai vu une dame un jour verser tout le contenu de son sac (grand modèle) sur la table devant elle, avant de trouver enfin l'engin.
    Chaque fois que je fais une conférence, je suis obligé une ou deux fois de m'arrêter pour attendre que la personne trouve son portable qui sonne. Et croyez vous qu'elle serait gênée, même pas !!

    Puis malheureusement il y a des gens qui décrochent et parlent, ou plutôt crient !! Et plus ils crient, plus leur voisin qui téléphone aussi, en fait autant.
C'est ainsi qu'un jour dans l'Eurostar pour Londres, je ne pouvais même plus entendre ce que me disait mon voisin, nous qui n'avions pas nos téléphones branchés !!!
    Cela permet que tous les voisins profitent de la conversation comme je l'ai fait au supermarché. Et dans le métro à Paris, vous êtes obligés de subir celles de vos voisins de banquette et les conversations sont quelquefois presque gênantes.
    J'ai plusieurs fois été obligé d'assister ainsi à des enguelades dans un couple, une jeune qui racontait à une amie comment elle faisait l'amour avec son copain, les problèmes de mères avec leurs enfants, les soucis financiers divers, des ados qui se lamentaient des engueulades entre parents.....

    Il y a aussi le gars que vous voyez dans la rue, faisant de grands gestes, l'air absent, parlant très fort tout seul et manquant de se faire écraser au carrefour.
C'est sûrement un cinglé,... jusqu'au moment où vous voyez un fils qui sort de sa poche et va sur le coté de sa tête jusqu'à une petite olive enfoncée dans l'oreille.
    Ce n'est qu'un gars qui raconte sa vie !!! Pas besoin d'appeler l'asile, vous ne risquez rien.!

    Un téléphone poratble cela permet d'envoyer des sms ! C'est parfois pratique j'en conviens, bien que moi, je n'arrive pas à écrire l'équivalent de cinq lignes de mail, en moins de 20 minutes (au lieu de 30 secondes au clavier).
    Mais au moins ceux qui les recoivent comprennent.
    La plupart de mes correspondantes ont pitié de moi et m'envoient des smsbien écrits compréhensibles par le vieux singe que je suis.
    Mais j'ai reçu quelques spécimens qui m'ont valu des séances de version, bien pires que les versions latines de ma jeunesse.
    Avec quelquefois des malentendus amusants ( vous pouvez vous reporter à mon article sur cowblog du 30 septembre 2007 “déclaration d'amour”.)

    Bref je trouve commode un téléphone portable, mais à condition de garder le souci de ne pas ennuyer le voisin en l'utilisant.
    Et si quelqu'un vous ennuie ainsi, prenez le avec humour !


Vendredi 8 août 2008 à 9:40

Relations avec nos parents, famille



    Dans le précédent article je vous ai cité quelques exemples de jeunes qui souffraient de ne pas assez de liberté et j'ai volontairement pris des exemples très différents les un des autres.
    Je voudrais maintenant essayer de réfléchir aux raisons pour lesquelles face à des contraintes voisines, et à des parents peu sévères, voire laxistes, certain(e)s ados estiment manquer terriblement de liberté et subir des brimades, alors que d'autres s'accomodent parfaitement de la situation.
   
    Je pense qu'une première raison provient de l'éducation qu'ils ont reçue étant enfants.
    Dans de précédents articles sur le formation du cerveau et l'apprentissage des enfants, j'ai montré combien, à coté des aptitudes innées (mais pas forcément héréditaires), l'éducation des premières années comptaient, tant du point de vue du développement et de l'usage de notre corps, de notre cervceau et de nos facultés, mais également au plan des habitudes de vie et de nos rapports avec les autres.
    Nous avons constaté en discutant ensemble que les jeunes qui avaient ce sentiment de manque de liberté, avaient eu, étant enfant, une éducation assez libre et laxiste, qui ne les avait habitués ni à obéir, ni à respecter un certain nombre derègles de comportement et de vie en société.
    L'adolescent qui n'a pas été habitué ainsi, trouve alors, lorsqu'il est adolescent, toute contrainte insupportable
    Au contraire celui qui a l'habitude de suivre des règles même lorsque l'adolescence lui donne envie de s'émanciper, accepte néanmoins l'essentiel des contraintes de vie avec autrui, voire se fixe lui même ses propres règles. Certes il n'a peut être pas l'impression d'être très libre, mais il l'accepte et n'a pas l'impression d'être brimé.
.   
    Une seconde raison, je l'ai déjà dit plusieurs fois provient du fait que beaucoup de parents considèrent qu'ils doivent satisfaire tous les caprices de leurs enfants pour qu'ils soient heureux.
    En fait cela s'avère faux. J'ai maintes fois constaté que ces enfants trop gâtés, lorsqu'ils obtiennent satisfaction d'un souhait ou d'un désir, n'en profitent pas, puisqu'ils ont eu ce qu'ils désiraient, et passent immédiatement au désir suivant, avec un peu plus d'impatience encore. C'est chez certains un cycle infernal qui les rends malheureux dès qu'une de leurs envies n'est pas satisfaite et même parfois coléreux et odieux vis à vis de leur entourage.
    En fait attendre et peiner un peu pour satisfaire une envie est salutaire.!

    Bien entendu, dans la création de nos envie, les médias et la société de consommation ont une grande responsabilité.
    Le matraquage de la publicité, la mode des “marques”, tous les supports multimédias incitent à l'achat de choses souvent peu utiles, ou du moins dont on pourrait trouver aussi utile à moindre prix.
    Et cette soif de consommation a incité les jeunes (et moins jeunes aussi) à regarder tout le temps ce qu'avait le voisin ou les copains et a vouloir aussi bien voire meiux que lui. C'est la surenchère !
    Ils sont donc malheureux si on ne leur donne pas ou si on les empêche d'acheter la même chose, que ce soit des biens matériels ou des sorties.

    Une autre raison tient aussi à une autre habitude des parents modernes.
Ils ont tendance à considérer leurs enfants tout jeunes, comme des adultes et donc  d'une part à les faire participer aux choix concernant la famille à un âge où ils n'ont ni les éléments, ni le jugement pour le faire, et d'autre part ils leur donnent des responsabilités, leur font prendre des décisions les concernant, qui ne sont pas de leur âge et leur laissent dans ce domaine une trop grande liberté.
    Seulement le problème c'est que ces actes et ces décisions les dépassent et donc les jeunes en les prenant font des erreurs, et les parents réagissent alors soit en les guidant, soit en leur donnant, plus ou moins autoritairement des ordres et des consignes.
    Le jeune qui a eu pleine liberté jusque là, considère alors qu'il est brimé.

    Enfin je constate une autre cause plus subtile et paradoxale de cette sensation de non-liberté.
    Lorsque mes quatre enfants étaient ados, ma femme et moi essayons de trouver pour les loisirs, des occupations communes à nous six : télé, cinéma sports, visites de musées ou excursions, jeux de société, lectures et bien sur certaines ex^plications se rapportant à leurs études.
    Alors d'une part nous gardions ainsi le contact avec eux, mais ils avaient également l'habitude de faire de nombreuses choses ensembles et formaient une vrai fratrie. Ils ont aussi développé ainsi des goûts communs qui leur permettait de cohabiter et d'échanger.
    Je constate que souvent dans les familles nombreuses actuelles, les parents au contraire s'ingénient à envoyer chacun des enfants dans des groupes divers, de les emmener chacun dans des centres sportif différents en fonction de leurs souhaits, souvent faits à priori en fonction de ce que font les copains.
    De la même façon, comme on satisfait tous les désirs et que ceux ci ne sont pas orientés, les sorties et occupations de chcun sont différentes.
    Les enfants se comportent comme des “enfants uniques” et la famille n'existe presque plus.
    Chacun prend ainsi l'habitude de n'en faire qu'à sa guise. mais comme les parents ont du mal à s'occuper de plus de deux des enfants à la fois, cela complique à tour de rôle, la vie des autres et leur donne l'impression d'être brimés.
   
    Finalement je constate ce que je vous disais dans un précédent article.
    L'appréciation de sa liberté par un ado est très subjective et variable, car elle résulte d'une part de la comparaison entre le niveau de désirs qu'il ressent (et cela d'autant plus qu'il est inoccupé et s'ennuie) et les difficultés qu'il rencontre à les faire satisfaire par ses parents, et d'autre part de l'habitude plus ou moins grande qui lui a été enseignée dans son enfance, d'obéir et d'appliquer des règles de comportement et de vie en société.

Jeudi 7 août 2008 à 9:36

Relations avec nos parents, famille

   
 
   La plupart des parents de jeunes ados que je connais sont plutôt assez laxistes et  pourtant leurs enfants disent souvent qu'ils manquent de liberté et se plaignent  parfois amèrement de leur sort.


    Dans cet article, je vous donnerai quelques exemples puis je me demanderai les raisons de ce sentiment de brimade.dans l'article suivant. :
   
    Périphéric est un gentil garçon, intelligent, studieux (au moins pour ce qui l'intéresse), relativement poli quand on lui parle. Mais on ne lui a appris, ni à obéir, ni à respecter autrui.
    De plus, de préférence cérébrale P (c'est à dire préférent la prise d'information à la prise de décision), il est naturellement porté à ne jamais être à l'heure et à remettre au lendemain ou au dernier moment ce qu'il devrait faire.
    Alors quand ses parents ou ses frères et soeurs lui demandent de faire quelque chose, on peut attendre longtemps l'exécution ou le service.  Il est toujours le dernier à venir manger avec 1/4 d'heure de retard, on l'attend pour partir quelque part, il arrive en retard au cours, et remet souvent ses devoir le lendemain du jour fixé. Il devait sortir avec des copains mais préfère tout à coup rester à lire un bouquin et ne prévient personne. Il lui est difficile de participer à une sortie ou un travail d'équipe, car il n'admet pas les contraintes que cela entraîne.
    Et pour lui la famille, les camarades, la société sont des handicaps qui l'empêchent de faire ce qu'il lui plaît et( il se plaint de ce manque de liberté.
    Peut être serait il heureux sur une ile déserte, mais à condition d'avoir une femme de chambre-cuisinière, ses bouquins, les journaux, la télé et internet ...

    Téléphérique est une ado agréable lorsqu'elle est de bonne humeur.
    Bien élevée, elle est très polie, se tient correctement en société et peut tenir une conversation intelligente. On la croirait même timide.
    Elle est en troisième et ses résultats sont bons.
    Depuis longtemps ses parents la considèrent comme une “grande” et la font participer à toutes les décisions de la famille. Elle se croit donc adulte.
    Comme beaucoup d'ados actuels, ses parents la gâtent et lui offrent presque tout ce qu'elle désire, notamment en matière d'audiovisuel et de communication. Elle achète beaucoup de vêtements et colifichets, de même que des CD, livres et DVD.
    Elle considère qu'elle peut surfer sur internet comme et quand elle en a envie, ou sortir avec ses copines pour aller voir un spectacle ou faire les vitrines des magasins.
    Elle trouve scandaleux que ses parents surveillent les sites et les chats sur lesquels elle surfe, qu'ils lui demandent où elle va avec ses copines, et, comble de contrainte, qu'on l'ait empêchée d'aller à un concert la veille du brevet.
    Elle tolère mal qu'on lui fasse des remarques sur les achats qu'elle a fait ou qu'on lui refuse de l'argent pour une robe ou un bijou supplémentaires.
    Des désirs et envies nouveaux, elle en a tous les jours; elle peut en satisfaire la plupart. Mais dès que ce souhait est satisfait, ce qu'elle a acheté ne l'intéresse plus et un nouveau désir naît.
     Et si ses parents le lui font remarquer en refusant de satisfaire ce nouveau
 caprice, elle se met en colère , criant qu'elle est brimée, et habite un bagne.!
   
    Belette est une ado tranquille, intelligente, et qui aurait des capacités d'études certaines.
    Mais apprendre ne l'intéresse pas, elle n'en voit pas l'utilité : “ce qu'on apprend en classe ne sert à rien” dit elle.
    Elle ne fait pas de grandes bêtises, elle sort peu.
    En fait elle lit des romans fantastiques, regarde des DVD ed films de terreur, écoute une musique plûtôt bruyante à longueur de journée, et passe des heures sur son micro-ordinateur, à jouer ou à discuter sur MSN avec ses copines.
    Les devoirs et les leçons, on verra plus tard.
    Les parents font parfois de timides remarques pour qu'elle travaille enfin, se couche plus tôt ou fasse moins de bruit, mais ne se font guère d'illusion sur les chances de succès de leurs remarques.
    Papa braille un grand coup quand le bulletin de notes arrive.
    Belette soupire; ses parents devraient savoir qu'elle sera plus tard présentatrice de télévision ou mannequin et pour cela ce n'est pas la peine de savoir grand chose !! Il suffit d'être jolie, de savoir se maquiller et de ne pas avoir sa langue dans sa poche !!

    Nafnaf est un garçon dynamique et intelligent, qui a de bons résultats au lycée, bien qu'il en dise pis que pendre.  Il écrit en un bon français presque sans faute. Il pourrait être doué en sport s'il le voulait vraiment.
    Mais si vous le croisez, il vous regardera de travers et ne vous dira jamais bonjour. Avec ses copains, critiques et remarques acerbes fusent. Ses parents n'osent plus lui dire quelque chose, lui demander un service. Où il fait semblant de ne rien entendre, ou il est rabroue vertement.
    Nafnaf en a assez de cette société de m... qui lui impose des contraintes.
La liberté c'est “faire ce qu'il lui plaît”. Les lois, les règles, l'autorité, un patron, ce n'est pas fait pour lui. Le respect des autres non plus malheureusement. Encore qu'avec moi et bien qu'on ne soit pas d'accord sur bien des choses, on a discuté assez sereinement et il est resté très poli.
    Et paradoxalement il n'écrit pas en langage SMS, pour ne pas céder à la mode.!
    Je n'ai pas réussi pour le moment à trouver un travail qui lui plaise plus tard.

    Et ces quatre jeunes souffrent de leur manque de liberté et des contraintes insupportables de notre société moderne.
    Du moins c'est ce qu'il m'ont dit.
    C'est dommage, car tous les quatre, ils avaient aussi bien des qualités.
    Mais tous mes correspondant(e)s heureusement, ne sont pas aussi malheureux et sont moins accrocs de liberté.

   


Mardi 5 août 2008 à 9:44

Divers

En attendant la suite de mes articles sur la liberté et les ados, un petit intermède :

   
Comme nous sommes nombreux dans la maison en Bretagne (enfants et peits enfants), le mercredi et le dimanche on va au marché et les autres jours au supermarché de la petite ville, à 3 km de chez nous.

    Pour moi ce serait rapide car je sais ce que je veux et je me contente de regarder le poids, le prix, la date de péremption des produits, la fraicheur des légumes ou le murissement des fruits.
    Mais pour ma femme (préférence cérébrale P oblige !), décider n'est pas urgent, l'important est d'avoir des informations. On regarde toutes les marques, tous les paquets, les fruits un par un, et on ne choisit une salade qu'après avoir ausculté le coeur d'une vingtaine d'autres.  

 

Alors je m'occupe des boissons, des conserves et autres ingrédients empaquetés, la crèmerie et, pendant qu'elle choisit  viande, charcuterie, fruits et légumes, je me promène dans le supermarché, dont je connais par coeur les rayons, j'observe comment vendeurs te vendeuses font leur boulot et quel est leur degré d'amabilité, et (horreur ! ),  je me sens une âme d'anthropologue et j'écoute les conservations des clientes qui, dans le brouhaha, crient presque dans leur téléphone portable.



    C'est super intéressant !! IooI. Voilà ce que j'entends (c'est une grosse dame de 45 ans environ) :

    “ oui, tu sais, je suis dans le supermarché, y a plein de gens, c'est horrrrible!  .....Aux plats cuisinés y a cinq queues; moi je voulais être servie par un mignon jeune homme blond, mais je ne sais pas pourquoi il y a une file encore plus longue et uniquement de femmes; tous les hommes sont dans la file où il y a une très belle vendeuse, avec un grand décolleté : tous des cochons ces hommes !!...... Ce que j'achète, je ne sais pas encore.... Le roti de porc cuit est très beau, sans gras et tout rose comme un petit cochon. Avec dees chips ce sera très bon et pas fatigant à préparer...... Je vais prendre 3 paquets de chips, et puis non cela fait grossir, deux paquets seulement... Ah tu dis que tu as lu l'horoscope numérologique et que c'est le 3 qui est le chiffre du jour... Bon alors ce sera 3 paquets de chips........Et toi que leur fais tu à manger à tes mômes.....Ah oui, tu as de la chance, ils ne font même pas attention à ce qu'ils mangent; ça c'est pratique!... moi c'est la galère; pour les légumes et les fruits, Falbala n'aime que les pommes de terre, les bananes et les oranges, Ikéa ne mange que de la salades, les fraises les cerises, quant à Gonzague, il ne tolère que la viande et les compotes de fruits.... Tu me plains oui, mais c'est pas tout : le garçon n'aime que la viande rouge, Ikéa la viande blanche sauf le lapin ( c'est si mimi un lapin ! ) et Falbala ne voudrait que du poisson, mais ceux qui sont chers lotte, sole, espadon,
et Ikéa ne veut que des poissons sans arête (même pas le saumon et pourtant elles se voient) quant à Gonzague, il n'aime que le poisson pané et ils n'en pêchent pas ici en Bretagne. C'est un poisson de la Méditerranée ! Toi tu peux en manger et ce n'est pas difficile à cuisiner, et tu as l'huile d'olive et les citrons sur place.... et le beau temps par dessus le marché; ici c'est horrible : des nuages et du vent : ce sont ces salauds de britishs qui nous envoient cela, pour se venger de bouffer si mal chez eux !......
    En plus mon mari, quand il vient le week-end ne veut manger que du poisson, des coquillages et des crustacés, à cause du phosphore.... Ouyi il paraît que cela rend intelligent et que c'est aphrodisiaque. Et puis il dit qu'au moins ici il est frais...... Penses tu ! Il est deux fois plus cher qu'à Paris, alors tu penses, ils ne vendent pas. Il y a deux jours à la poissonnerie, j'avais vu une mouche posée sur un merlan,... eh bien tu ne me croiras pas, mais ce matin, elle y était encore ! Oui le même merlan et la même mouche !......”





    Ma femme est venue me demander pourquoi je restais si longtemps à ce rayon où je n'avais rien à acheter.
    Hélas je n'ai pu entendre la suite !!   
   

Lundi 4 août 2008 à 9:44

Relations avec nos parents, famille

 
 
    Je vais maintenant parler de ce que j'ai constaté dans les rapports entre mes correspondantes qui se plaignent de manquer de liberté et leurs parents.

   
    Si étonnant que ce soit il y a encore des parents extrèmement sévères et même certains qui maltraitent leurs enfants.
    Une dizaine de mes “guenons” étaient battues par leurs parents, et certaines avaient des marques importantes au point que je les ai envoyées voir une infirmière de leur lycée ou une assistante sociale.
    Dans certains cas c'était le père qui buvait.
    Dans d'autres cas les parents étaient en apparence normaux, mais si on cherchaient avec leur enfant les raisons de leur cruauté, on s'apercevaient qu'ils avaient eu une enfance peu heureuse et avaient souvent eux mêmes été battus.
    Certains aussi semblaient parfois “pêter un cable”.
    Je considère que ce sont des conduites déraisonnables qu'il faut essayer de combattre car elle ne peuvent qu'être nuisible à ceux ou celles qui les subissent.
   
    D'autres parents donnent parfois des corrections à leurs enfants, mais uniquement lorsqu'ils le méritaient et sans que cela risque de leur faire vraiment mal. Je n'approuve pas ces procédés car je ne crois pas à leur efficacité.
    Je ne suis pas contre quelques claques ou fessées si les enfants exagèrent, mais cela doit rester exceptionnel et correspondre à de grosses fautes.
    J'ai moi même reçu quelques belles claques quand j'étais gosse et je les avais bien méritées, parce que j'avais vraiment mis en colère ma mère ou ma grand mère par mes bétises.

    Il existe ensuite des parents dont la sévérité est exagérée, car ils ont tendance à interdire et réprimer et à ne pas aider, conseiller, soutenir et même féliciter ou récompenser leurs enfants.
    Les interdictions sont nombreuses et surtout il n'y a aucun climat de confiance, mais une surveillance de tous les instants qui frise le harcèlement.;
    Une de mes correspondantes ne pouvait sortir avec une amie, à un endroit connu des parents, sans être appelée par eux au téléphone une ou deux fois, pour vérifier où elle était.
    Je ne crois pas à l'efficacité de ces méthodes car cela crée un climat pénible et incite le jeune à disimuler et à mentir.
    Quand on analyse les préférences cérébrales des parents, on constate souvent que ces personnes sont introverties, peu sensibles, concrètes et tatillonnes, et peu altruistes.

    Enfin certains parents sont normalement sévères, c'est à dire qu'ils essaient d'éduquer au mieux leurs enfants, comme les parents essayaient de le faire quand j'étais enfants ou quand mes enfants étaient petits.
    Contrairement à ce que vous pourriez croire leurs enfants ne se plaignent pas tellement de manquer de liberté.
    Ils ont été habitués dès l'enfance à obéir et à respecter certaines règles et n'en souffrent donc pas. Si lorsqu'ils deviennent ados, les parents leur donne progressivement davantage de latitude et leur font confiance, En général ils essaient de mériter cette confiance, et leur émancipation progressive se déroule bien.
    Bien sûr ces parents, dans le contexte actuel, paraissent un peu archaïques et leurs enfants envient parfois la situation de certains camarades plus "gâtés" qu'eux.
    Mais peut être que ces mêmes enfants, devenus adultes, remercieront leurs parents de ne pas avoir été trop laxistes et de leur avoir donné une éducation qui leur aura permis de réussir dans leur vie.



Dimanche 3 août 2008 à 9:19

Divers

    Je prie mes correspondants et correspondantes de m'excuser, je suis en retard pour répondre à leurs mails.
    J'ai eu beaucoup de travail ces derniers temps.

    L'élagueur est venu faire le ménage dans les pins du jardins, ce qui n'avait pas été fait depuis 5 ans et ils avaient beaucoup de branches mortes, trop élevées pour que je puisse les couper moi même et des branches vertes qui avaient trop grandi, se gênaient entre elles ou gênaient les arbres voisins.





    Je me suis retrouvé avec pleins de branches partout, et plus moyen de mettre un pied l'un devant l'autre. Il y en a 5 ou 6 mètres cubes !
    Alors il faut prendre les branches une par une, mettre les aiguilles vertes au broyeur puis en sacs pour les amener à la déchetterie, et couper les branches qui restent et tout ce qui sec en petits bouts de 20 cm pour le mettre sur le tas de bois ou de petit bois pour la cheminée ou le barbe-cue.



    C'est enfin terminé et j'ai un énorme tas de bois, de quoi alimenter les feux pour quelques années.

    Alors je vais rattraper mon retard et vous répondre rapidement.
D'autant plus qu'aujourd'hui, il pleut. J'aurais aussi le temps de rédiger un article et de le poster demain.
    Et puis dès qu'il fera beau j'aurai des volets et un portail à peindre.!

    On ne s'ennuie jamais en Bretagne !!

Samedi 2 août 2008 à 8:27

Relations avec nos parents, famille



    Mes correspondantes aiment bien que je parle du temps où j'étais ado. C'était juste après la guerre en 1945 et la situation était très différente d'aujourd'hui pour plusieurs raisons.


    D'abord nous avions été éduqués de façon relativement stricte, entre 2 et 6 ans par nos parents et grands parents. C'est en effet dans ce créneau d'âge qu'il faut donner les bonnes habitudes aux enfants : apprendre à obéir, à être poli, à savoir qu'un enfant n'est pas un adulte, à réfléchir avant de dire n'importe quoi, à se tenir bien à table, à s'ennuyer et s'inventer alors des occupations, à découvrir l'environnement et en avoir des explications, à s'habituer à vivre avec les autres sans leur apporter une gêne....

    Puis dans la préadolescence parents et professeurs nous avait appris à travailler, à aimer acquérir des connaissances, à avoir une curiosité intellectuelle pour un peu tout, et à respecter le travail et la propriété des autres.
    Il faut reconnaître que les programmes scolaires étaient mieux faits : on nous bourrait moins de savoir, mais on nous apprenait davantage de méthodes, d'explications. Nous avions beaucoup plus d'exercices à faire le soir, mais relativement pratiques de telle sorte qu'on comprenait ce à quoi pouvait servir ce que l'on apprenait.
    Par contre il fallait travailler et suivre sinon on redoublait ou l'oriententaion était faite plus tôt en fonction des goûts et des capacités.
    L'enseignement professionnel était fait en liaison avec entreprises et artisans et à cette époque, d'une part il y avait plein emploi, mais également les chefs d'entreprise avaient conscience que certes leur outil devait être rentable, mais que sont but était notamment de fournir du travail à ses employés pour qu'ils puissent vivre. On y apprenait vraiment un métier.
    Finalement nous avions tous conscience que nous préparions notre vie future à l'école et nous écoutions et respections nos professeurs et nous allions les voir si nous avions une difficulté. Bien sûr nous étions parfois turbulents, mais cela ne durait guère, les professeurs savaient rétablir la discipline et les parents les approuvaient et leur faisaient confiance.
D'ailleurs la plupart des parents faisaient tout leur possible pour suivre les études de leur enfant et les aider s'ils le pouvaient.

    Troisième facteur, nous désirions l'indispensable et non le superflu.
    D'une part nous sortions de la guerre, nous avions à peine à manger; vêtements, chaussures, jouets, vélos, autos...étaient usés jusqu'à la corde et la plupart des gens n'avaient pas beaucoup d'argent et la priorité allait aux achats indispensables.
    D'autre part la société de consommation n'existait pas : les matières plastiques débutaient, pas de multimédia sauf de rares postes radio à lampes, pas de téléphone sauf les professions médicales, les administrations et entreprises, pas d'appareil photo ni d'ordinateur (l'électronique était balbutiante)
    Très peu de familles avaient la chance de partir en vacances.
    Nos occupations en dehors des études : lire, jouer avec les copains notamment  à des jeux de société, et faire beaucoup de sport. Se promener aussi mais à pied ou à vélo si on avait pu en racheter, parfois le cinéma (pas de télé!).   
Les marques de vêtements et produits n'existaient pas, la publicité discrète (radio et ciné). Ce qu'avait le voisin nous importait peu et nous n'aurions jamais passé notre temps à le regarder et désirer la même chose. Au contraire nous essayons de nous compléter et de mettre nos moyens en commun.
    Une conséquence autre, les particuliers faisaient beaucoup de travaux par eux mêmes et il nous semblait normal d'aider les parents aux travaux ménagers et dans leurs bricolages et rangements.

    L'éducation était en moyenne beaucoup plus sévère qu'aujourd'hui.
Comme tous les enfants, nous étions turbulents et nous faisions des bêtises.
Les remarques, mais aussi les conseils, les sanctions mais aussi les encouragements, venaient très vite dès que nous ne nous conformions pas aux règles. Quelques claques ou fessées, des privations de jeu ou de sports, nous incitaient à ne pas désobéir et à faire attention à nos actions. Par contre nos activités étaient souvent proches de celles des parents qui nous encourageaient aussi à bien faire.
    Mais il est certain que la surveillance par les parents et grands parents était beaucoup plus stricte qu'aujourd'hui. Pas question par exemple de s'aloigner de la maison sans autorisation, sans savoir où on allait et quand on rentrerai, et si on voulait obtenir ces autorisations dans le futur, on n'avait pas intérêt à mentir et raconter des histoires, car les parents communiquaient entre eux et étaient rarement dupes.
    Pour nous la plupart des parents étaient des modèles, et nous reproduisions en société les comportements que nous avions au sein de la famille.

    Cependant j'ai l'impression que la communication avec les parents était en moyenne meilleure qu'aujourd'hui et le “déficit de tendress” était beaucoup moindre chez les ados. Mais il faut reconnaitre que beaucoup de mères ne travallaient pas et que la vie était moins trépidante.

    Si vous étiez brusquement transportés à cette époque, vous vous sentiriez sans doute malheureux et terriblement privés de liberté et très contraints par les parents dans vos occupations et par leur règles.

    Pourtant nous étions heureux et nous n'avions pas l'impression de manquer de liberté.
    En fait quand on est habitué à respecter des règles qui sont relativement logiques et utiles, on n'en souffre pas : cela devient naturel et finalement cela facilite la vie en famille et en société.
    Aujourd'hui trop souvent dès qu'un ado a un désir, celui-ci est satisfait et dès lors il n'en obtient guère de satisfaction, mais il pens tout de suite au désir suivant.. Vous devenez alors un éternel insatisfait qui ne jouit pas de ce qu'il a et souffre de tout ce qu'il n'obtient pas assez vite.
    N'ayant pas grand chose, ayant du mal à obtenir ce que nous souhaitions, si ce n'est par notre propre travail, nous étions habitués à attendre la satisfaction d'un besoin et donc nous apprécions ce que nous obtenions.

    Bien que dans un milieu sévère et austère, nous obtenions peu, mais nos désirs étaient très peu importants. Donc nous obtenions plus que ce que nous attendions avoir  et nous apprécions donc ce que nous apportait la vie.
    Les contraintes qui vous paraîtraient insupportables nous étaient légères et donc nous nous sentions relativement libres.
    Comme je vous le disais, le sentiment de liberté est une chose toute relative.




Vendredi 1er août 2008 à 9:48

Relations avec nos parents, famille



    Dans mes derniers articles j'ai parlé de liberté. C'était à un niveau général, presque philosophique.

    Mais dans les mails que j'ai reçus, beaucoup d'entre vous me parlaient des contraintes que vous imposaient les parents et vous vous plaigniez presque tou(te)s d'un manque de liberté.
    C'est un problème que je connais bien maintenant, car parmi les quelques 250 correspondant(e)s que j'ai aidé(e)s depuis 4 ans, un bon quart avaient des “problèmes avec leurs parents" et la moitié de celles-ci trouvaient manquer énormément de liberté et en souffrir.

    Bien qu'ayant déjà traité ce sujet, je crois que je vais reprendre cette discussion mais en plusieurs articles de façon à en voir divers aspects.

    Comme je sais que vous aimez les évocations du passé, je vous parlerai d'abord d'autrefois.
    Puis je vous dirai ce que je pense des modes d'éducation actuels, certains très rigides, d'autres normaux, mais beaucoup assez laxistes.
    Enfin je me poserai la question sur la relativité du sentiment de liberté.
    Cela m'intéresse toujours d'avoir vos témoignages, en commentaires ou mails, et notamment quels sont les points pratiques et précis sur lesquels vous pensez manquer de liberté.

    Le sentiment de liberté ou de manque de liberté est très relatif, car là il ne s'agit pas d'une notion théorique et philosophique, mais une notion très réelle.
    Il ne s'agit que très rarement de liberté de pensée, mais de liberté d'action.

    Ce sentiment de liberté ou de manque résulte en fait de la comparaison de plusieurs facteurs :
        - d'une part les désirs et envies que vous avez notamment de pouvoir faire (ou ne pas faire) certaines choses : acheter, sortir, aller voir un spectacle, modifier son corps (il faudra que je fasse un article sur percings et tatouages), faire son travail de classe, ou des travaux d'utilité familiale, orientation....
        - d'autre part les ordres, autorisations et interdictions et critiques de vos parents (ou de vos professeurs). Eventuellement des récompenses et punitions, plus ou moins méritées et plus ou moins attribuées avec justice et tact.
        - de ce que vous constatez chez autrui : les frères et soeurs, la famille, les camarades...
    Il est certain que la “mode” ou les “us et coutumes” aujourd'hui, sont de désirer tout ce que possède le voisin et l'équité serait pour vous d'avoir au moins autant si ce n'est plus, souvent quelle que soit la chose en question.
        - de l'environnement, qui vous rend conscient de plus ou moins de choses (médias, publicité, magasins...) et donc suscite plus ou moins de désirs et donc de ce que vous voyez “sur le marché” dans notre société de consommation.
        - des moyens notamment financiers dont vous disposez (ou plutôt dont disposent vos parents).
        - et bien entendu de votre personnalité et de l'éducation que vous avez  reçue.
        - et enfin des aléas de la vie.   

    Enfin un facteur influe sûrement sur votre sentiment de liberté, bien qu'il s'agisse d'un problème différent : c'est la communication (ou le manque de communication) entre parents et enfants et notamment le manque d'écoute.
    Un autre aspect joue aussi, le manque d'affection et de tendresse qu'éprouve souvent un adolescent.

    Une analyse de votre liberté ne saurait se faire sans examiner ces divers facteurs.
    C'est celle que j'aimerais faire dans les prochains articles. 
  

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