Mardi 30 septembre 2008 à 8:05

Sciences et techniques



    Je lis très souvent les articles d'un jeune homme “mamour44444”, qui racontent de façon très humoristique ses tribulations, celles de sa chatte tsykette, de son polochon et des ses plantes.

    Il ma donné des idées d'un article grâce à ses questions :
“....Pourquoi le bleu est bleu ? Pourquoi le ciel est bleu quand les nuages ont décidé de s'en aller ? Pourquoi la mer est bleue?...”
    Questions pour le moins existentielles !!! Et je peux me permettre de répondre car vu mon âge, je ne suis plus un “bleu”.

    Je vais d'abord vous étonner, mais les couleurs, cela n'existe pas !!!
   
    Ce qui correspond à la sensation de bleu, c'est l'arrivée sur notre rétine d'une particule sans masse, le photon, qui possède une certaine énergie caractéristique.
On le caractérise en physique par une certaine fréquence (650 X 10 puissance 12 hertz et la longueur d'onde associée qui correspond à une statistique de la répartition des particules photons est de 500 nanomètres).
    L'énergie transportée par un photon est ultra faible, pour le photon bleu 4, 3 X 10 puissance moins dix neuf joules. Heureusement la lumière que nous recevons contient beaucoup de photons.

    Donc sur notre rétine arrive des photons, sur des cellules nerveuses en forme de bâtonnets et de cônes. Ces cellules contiennent des lamelles dans lesquelles des molécules chimiques réagissent sous l'effet de l'énergie laissée par les photons.
    Grâce à ces molécules chimiques (des pigments constitués de protéines), les photons déclenchent un influx nerveux dans les axones des cellules rétiniennes.
    Les bâtonnets sont sensibles à des luminosités très faibles et permettent une vison très précise alors que certains cônes ont une réaction électrique maximale quand ils sont éclairés avec des radiations bleues, d'autres ont une sensibilité  maximale avec des radiations vertes, et une troisième catégorie qui présente une réponse maximale pour les radiations rouges.
    Des photons correspondant au bleu n'excitent donc que les cônes “bleus”, ceux correspondant au vert les cônes “verts”  et ceux correspondant au rouge les cônes “rouges”. S'il s'agit d'une couleur intermédiaire, l'excitation est transmise aux trois sortes de cônes dans des proportions qui dépendent de l'énergie du photon incident.
    C'est un peu comme votre imprimante qui ne “tape” que des points bleus verts ou rouge, mais par leur mélange en proportions différentes reproduit des millions de couleurs différentes.

    Ces signaux de la rétine sont envoyés sur des neurones spécialisés de notre cerveau (à l'arrière du crâne au dessus de la nuque) qui vont “mesurer” la proportion de signal provenant des cônes bleus, verts et rouges et donner ainsi une caractéristique de la lumière reçue.
    Nous mémorisons cette perception et ce sont nos parents ( et frères soeurs, nounous, professeurs...) qui nous disent : cette sensation s'appelle bleu, celle ci rouge, celle là verte, cette autre orange ou marron. Bref c'est un codage du langage.
    Mais c'est un peu plus compliqué car nous ne regardons pas des photons, mais des objets.
    Pourquoi un objet est il bleu ? : parce que sa nature en surface est telle qu'il absorbe tous les photons rouges et verts et réfléchit tous les photons bleus .

    Alors finalement quand je vois un objet bleu, en réalité je reçois des photons d'énergie particulière, réfléchis par l'objet,  qui en atteignant ma rétine, provoquent un influx nerveux caractéristique et je mémorise cette sensation qui correspond à des influx  très particuliers, toujurs les mêmes.
    Et quand j'étais petit on m'a appris que cela s'appelle un "objet bleu".

    Donc une “couleur” cela n'existe pas. Ce n'est qu'une convention de langage.
    Le réel c'est le flux de photons et notre sensation nerveuse mémorisée correspondante.
    Bleu c'est le nom de code de notre langage, pour cette sensation lorsque nous recevons sur notre rétine des photons d'énergie spécifique réfléchis par un “objet bleu”.

    En fait nous ne savons pas ce que voit réellement notre “professeur” qui nous a dit que c'était un objet bleu. Peut être son influx nerveux est il un peu différent du nôtre, mais c'était le même objet bleu. Donc nous avons appelé bleu la sensation produite par cet objet quel que soit le flux nerveux individuel que nous ayons ressenti l'un et l'autre. C'est le principal : reconnaître la couleur de l'objet caractérisée par ce code “bleu”, c'est à dire sa capacité à réfléchir les photons d'énergie bleue.

    Quand les photons réfléchis par l'objet correspondent à un mélange de photons d'énergie différentes, la proportion d'influx provenant des cônes bleus, verts et rouges est caractéristique de cette propriété de réflexion de l'objet.
    Cette caractéristique de réflexion des photons est la “couleur “de l'objet.     Nous mémorisons cette sensation et on nous apprends ensuite que c'est du violet, de l'indigo, de l'orange, du bleu de Prusse...

    Et plus une personne s'exerce à affiner la mémorisation des diverses proportions RVB (rouge-vert-bleu) de ses sensations, plus elle affine sa perception des couleurs. C'est le cas d'un peintre ou d'un infographiste.
    Ma fille, qui a fait une école de métier d'art, puis de la décoration et de la peinture, voit des différences de nuances de couleurs que je distingue à peine !
   

    Dans mon prochain article nous examinerons pourquoi le ciel et la mer sont bleus (quand il fait beau). Je parlerai aussi des daltoniens dans l'article suivant.

    Mamour demandait aussi pourquoi sa clé USB et son cahier de brouillon étaient bleus. Là, faut pas trop m'en demander, A lui de répondre !!! LoL

Lundi 29 septembre 2008 à 9:23

Photos, photos comiques





     Pas beaucoup de temps aujourd'hui pour écrire et de plus j'ai toujours des ennuis d'internet.


     Alors une dernière photo comique de René Maltête.


     Ce jour là il devait penser à la petite sirène d'Andersen à Copenhague !









     J'en profite pour passer un message :

     Je n'ai pas trouvé de blog de Lilouann sur cowblog
     Si elle veut m'écrire, elle peut le faire par "lui écrire" et je lui renverrai mon adresse électronique.


Dimanche 28 septembre 2008 à 8:42

Amour et peines de coeur



     J'ai toujours beaucoup de correspondantes qui souffrent du mal d'amour, la plupart parce que leur chéri les a quittées, certaines qui l'ont quitté parce qu'il était impossible à vivre (il faudra que je fasse un article sur les chéris tourmenteurs), et d'autres enfin qui se torturent toutes seules.

    Alors je me pose souvent une question :
    “Existe t'il plusieurs sortes d'attachement ? “

    Des études de psychologie montrent que, en amitié comme en amour il y a trois grandes sortes d'attitudes dans ce domaine :

        - Certains ont peur de souffrir et se protègent en évitant le contact, en restant avares de sentiments et en se réfugiant derrière une carapace d'indifférence. Je les appellerai des “évitants”
        - D'autres s'attachent mais gardent la peur de souffrir, guettant anxieusement et jalousement le comportement de l'ami ou du partenaire. Ce sont des “anxieux”
        - D'autres enfin savent s'ouvrir, s'attacher, sans craindre d'être rejetées par celui auquel on s'est attaché. Je les nommerai “confiants”.
   
    J'avais lu cela il y a quelques années, puis au contact de mes correspondantes j'ai rencontré une quatrième catégorie

        - Des personnes altruiste au grand coeur, qui ne veulent pas s'attacher par peur de faire du mal à l'autre si lui s'attachait trop à elle et qu'elle ne s'attache pas assez à lui. Elles sont à la fois “évitant” et “anxieuses” mais pour des raisons différentes, et je les appellerais volontiers des “masochistes”.

    Je viens de lire une étude de l'institut des Neurosciences Cognitives de Lausanne qui reprend ces trois classifications en faisant un parallèle avec le fonctionnement du cerveau.

    Les évitants se caractérisent par une activité anormalement faible du striatum et de l'ATV (aire tegmentale ventrale)
même en présence de personnes leur faisant des réflexions aimables. Cela ne vous dit rien : ce sont les centres les plus importants du système d'apprentissage-récompense-sanction (ou du plaisir comme les appellent les journalistes),
    Ils ont des réactions réduites face à des signaux sociaux positifs.
    Ils sont indifférents aux prémices d'une amitié, ressentent peu d'émotion dans ce type de rapport et attendent peu des autres.
    Ils sont donc distants physiquement et affectivement, indépendants et peu portés sur la vie collective et bien sûr introvertis. En général ils sont aussi peu sensibles (perception émotionelle immédiate faible, voir mes articles sur nos préférences cérébrales).
    Ce sont souvent des enfants qui ont eu une enfance malheureuse, se sont sentis rejetés par leurs parents, ou ont subi un traumatisme grave, et se sont donc réfugiés dans un certain isolement en faisant taire leurs émotions.
   
    Les anxieux correspondent à une forte activité de l'amygdale cérébrale, (ces centres à l'origine de l'anxiété, de la peur, de la colère), et tout particulièrement de la partie dorsale de celle de l'hémisphère gauche qui est plus sensible aux réactions sociales (notamment à partir des signaux de l'examen du visage d'autrui).
    C'est pour cela que ces personnes guettent toute remise en question de leur rapport à l'autre. Elles acceptent l'attachement mais le redoutent par manque de confiance en elles.
    Les anxieux sont souvent altruistes et, même s'ils sont introvertis, ont peur de l'opinion d'autrui et ont des "neurones miroirs" très développés à force de scruter l'opinion des autres.

    Les confiants présentent au contraire des évitant, une forte activité des centres de récompense en face d'une situation sociale favorable, et leur amygdales ne s'activent pas trop en cas de reproche ou de doute.
    Ces personnes n'ont pas peur de l'autre et cherchent en lui une relaion agréable, un réconfort, sans se sentir déstabilisées au moindre signe négatif.
    En fait une telle réaction serait nécessaire pour que les rapports soient sains, confaints, durables. Lorsque deux personnes s'attachent, il y a toujours des instants difficiles où l'on peut se sentir critiqué et il faut alors avoir une confiance suffisante en soi et en l'autre, pour ne pas céder à la tentation d'y voir une remise en cause de sa relation avec l'autre, voire de soi-même.

    Cette étude ne parlait pas qe ma quatrième catégorie un peu “masochiste”.
    Les personnes que j'ai connues et qui ont cette réaction sont plutôt introverties et pessimistes, très sensibles (notamment grande perception émotionnelle immédiate), et très altruistes. Elles sont anxieuses et n'ont pas confiance en elles.
    Comme les personnes anxieuses elles doivent avoir des amygdales trop actives au cours des rapports affectifs sociaux, mais comme les évitants, elles doivent avoir un fonctionnement faible de leurs centres “récompense-sanction” qui les empêche de goûter suffisamment aux plaisirs de la vie en société et finalement de se réjouir et d'être heureuses dans les situations favorables et agréables.


    Alors mesdemoiselles, vous reconnaissez vous dans ces portraits ?

Samedi 27 septembre 2008 à 9:03

Adolescence



     Une de mes correspondantes qui n'a pas de blog m'a posé une question qui d'ailleurs pourrait vous intéresser, alors j'essaie de lui répondre ici.


      Commentaire de "Une fille qui se ^pose une question"  :
Je voudrais vous posez une question : Pourquoi chez certaines personnes l'adolescence (plus ou moins 15 ans) les change complètement (de la mauvais façon!) c'est à dire qu'il sont plus agressifs, qu'ils font la "gueule" sans raison à d'autres personnes (qui ne leur ont rien fait)
Est ce à cause des hormones? ou d'autre chose ?
Svp répondez moi
Cordialement :)

    C'est difficile de savoir où commence et où finit l'adolescence et c'est variable selon chacun : je dirai entre la classe de 6ème et le bac. On change vraiment quand on passe dans l'enseignement supérieur, peut être parce que l'espace de liberté change de format.

    Revenons à notre sujet  :  pourquoi certains adolescents sont ils ainsi mal dans leur peau, alors que d'autres restent presque zen ?
    Je vais d'abord donner quelques raisons générales qui concernent tous les adolescents, mais plus ou moins selon leur biologie et leur environnement familial.

    Je disais dans un de mes précédents articles que le très jeune enfant avait un sentiment de “toute puissance”, puis qu'il découvrait que les parents et l'univers ne lui obéissait pas et qu'il devait alors s'adapter. Il reste malgré tout très protégé car ses parents, ses puéricultrices et ses instituteurs s'occupent de lui “personnellement” et la plupart des enfants ont heureusement l'impression d'être entouré d'intérêt et d'amour.
    Et puis tout à coup une évolution brusque l'entrée au collège : c'est un autre monde, les copains changent, les profs sont multiple et n'ont pas le temps de s'occuper de chacun. Le travail change de nature, devient plus anonyme, avec des matières nouvelles. Les parents qui travaillent n'ont pas assez de temps non plus pour aider à cette évolution.
    Alors l'enfant se sent un peu mal aimé, abandonné, face à des difficultés d'autonomie qu'il n'a ni prévu ni souhaitées et il se referme un peu sur lui même.

    Mais il grandit au contact des autres et peu à peu voit le monde autour de lui sous un autre jour. La société de consommation actuelle, aidée par ses médias et par ses copains, lui donnent des tas de désirs qu'il ne peut satisfaire tous.
    Il n'a ni un cerveau suffisamment formé ni assez d'expérience et donc raisonne encore mal en face de la prévision de l'avenir et des décisions qu'il doit prendre, notamment quand il faut faire des choix (qui forcément éliminent des solutions souvent désirées). C'est ce que je développais dans un précédent article.
    Ces problèmes lui pourrissent un peu la vie, plus ou moins selon son caractère et cela d'autant plus que les relations entre les centres dits du plaisir (de sanction et de récompense) et le cortexpréfrontal ne sont pas arrivés à maturité et que donc le jeune a une mauvaise maîtrise de ses pulsions et désirs.
    De plus ces centres qui ont beaucoup participé jusque là, à l'apprentissage de l'enfant, sont moins sollicités et perdent au début de l'adolescence plus de 30 % de leurs neurones et connexions.

    Vient alors la puberté avec ses changements hormonaux, mais qui se répercutent sur le fonctionnement des neurotransmetteurs du cerveau.
En particulier elle entraine souvent des modifications des taux de sérotonine, qui agissent fortement sur la régulation de notre “humeur”.

    Par ailleurs je l'ai dit dans le précédent article, les centres qui assurent la motivation ne sont pas encore formés suffisamment, alors que les centres de la récompense sont en décroissance.
    L'ado est donc très peu motivé et il lui faut des pulsions fortes pour assurer cette motivation, alors que son évaluatioon des risques n'est pas encore mature.
    Il en résulte un certain nombre d'erreurs et de bêtises, qui évidemment entraînent des sanctions, qui n'influent pas favorablement sur un climat dégradé.

    Dernier point  négatif, alors que l'ado a du mal à trouver les ressources nécessaires à  une certaine autonomie, il y a tout à coup la nature qui le pousse vers cette “sortie du cocon familial” et il éprouve un besoin de liberté grandissant et supporte mal les contraintes (familiales scolaires et autres) qui s'opposent à cette émancipation, qu'il n'est d'ailleurs pas capable d'assurer (ne serait ce que financièrement).

    En résumé l'adolescence est un tournant important de la vie où on découvre avac angoisse qu'il va falloir peu à peu s'émanciper, puis où l'on désire cette liberté, mais où on n'en a ni les moyens intellectuels (cerveau pas totalement mature), ni l'expérience de la vie, ni les moyens matériels et notamment financiers.
    Par ailleurs les difficultés qu'il rencontre sur le plan de la prise de décision, du contrôle des pulsions et de l'absence de motivation compliquent singulièrement la vie de l'adolescent.
    La puberté vient en plus apporter des changements stressants, et perturber l'humeur, rendant l'adolescent d'une sensibilité et d'une susceptibilité à fleur de peau.
    Certes ces transformations et réactions sont différentes et d'ampleur plus ou moins grande selon les adolescents, mais l'éducation préalable qu'il a reçue auparavant et les réactions des parents, de la famille et des enseignants sont donc primordiales dans cette période et  vont en partie conditionner le devenir de cet adolescent.
    Ce sera le sujet d'un prochain article

Vendredi 26 septembre 2008 à 10:07

Photos, photos comiques

     Peu de temps aujourd'hui, alors je publie une photo comique de René Maltête.
    J'ai un peu trop jardiné ces derniers jours et j'ai des courbatures qui me font mal quand je marche et puis, en tant que syndic bénévole des immeubles où j'habite, j'ai des réparations assez nombreuses en cours en ce moment.
    Alors cela m'a fait penser à une photo qui m'avait fait sourire.
    J'espère qu'elle ne vous scandalisera pas car c'est plutôt de l'humour noir.!!



    J'en profite pour passer un message à mes correspondant(e)s :
    Depuis 15 jours j'ai plein d'ennuis sur internet . France Télécom fait des travaux sur les lignes téléphoniques et du coup les communications sont coupées sans préavis pendant quelques heures et les messages ne sont pas acheminés.
    D'habitude je reçois quand j'ai envoyé un message un avis de réception sur ll'opérateur du destinataire et je sais ainsi ce que j'ai envoyé.
    Là ces messages de réception ne me reviennent plus et je ne sais que ce que j'ai écrit sur des brouillons de ma messagerie et non ce qui a été transmis.
    Je vais renvoyer  à mes correspondant(e)s les messages qu'ils n'ont peut être pas reçus.
    Vous m'excuserez si vous les avez en double : il ne vous restera plus qu'à les mettre à la poubelle !!


Jeudi 25 septembre 2008 à 8:05

Amour et peines de coeur



        J'ai parcouru récemment un blog qui vient de se créer à l'adresse

                                 http://little.diary.cowblog.fr
et j'y ai trouvé deux réflexions sur deux sujets qui me tiennent à coeur : la volonté de se remettre d'une période malheureuse, et la conception de l'amour.

    Voici ces deux extraits qui m'ont paru intéressants :


        Tomber 7 fois et se relever 8 :
    « Quelque chose de mystérieux qui s'appelle le retour de la volonté, la nécessité de corriger la faute, la prise de conscience de sa valeur, va surgir à un moment ou un autre. Rien n'est fatal, rien n'est définitif, tout est affaire d'énergie. Elle n'est jamais complètement éteinte. Et puis aussi, et enfin, il faut savoir que la chance peut intervenir. Et puis aussi, et enfin, il reste ce que l'on appelle l'espoir »

               Aimer :
    « L'Amour n'est pas seulement un miracle, né d'une rencontre. Il est jour après jour ce que l'on veut qu'il soit. Il commence lorsqu'on préfère l'autre à soi-même, Lorsqu'on l'accepte tel qu'il est et qu'on l'aime dans sa totalite".
Aimer c'est partager des mots, des regards, des espoirs et des craintes. C'est vouloir que l'autre s'épanouisse. Vivre d'abord fidèle à lui-même.
    L'amour n'est pas un acquis. Il se construit chaque jour pour permettre le bonheur de l'autre, le bonheur des autres. »

    Je partage tout à fait ces idées.


Mercredi 24 septembre 2008 à 9:16

Divers


     Je reçois parfois des mails qui me posent des questions curieuses.
J'essaie d'y répondre dans la mesure du possible, mais mes connaissances scientifiques sont forcément limitées.

    Voici une question originale d'une de mes lectrices :

    “... j'ai vu, après m'être servi de mon micro onde, deux fourmis en sortir vivantes. Comment est ce possible ?..”

    Quel est le cri de la fourmi ? : la fourmi croonde. Tout le monde sait cela !
    Je ne suis pas un spécialiste des fourmis, mais je peux essayer de donner une réponse partielle.


    Un four à micro-ondes est une cage métallique dans laquelle on génère des ondes analogues aux ondes radio d'une fréquence de 2500 Mhz environ.
    Le champ électromagnétique créé change de sens 2,5 milliards de fois par seconde et comme les molécules d'eau sont très petites, elles sont sensibles à ce champ magnétique, et elles s'agitent en tous sens. Plus les molécules sont agitées, plus elles ont d'énergie, plus elles sont “chaudes” et, à partir d'un Mhz, elles n'arrivent plus à suivre l'agitation du champ électromagnétique, sont en retard sur celui ci et elles cèdent alors de l'énergie sous forme de chaleur.
Pour celles qui ont étudié le principe de Carnot - Clausius en terminale, c'est toujours le bon vieux principe de la dégradation de l'énergie en chaleur.
    Dans un métal au contraire les atomes sont attachés entre eux suffisament et le métal réfléchit les ondes. Il ne chauffe pas. Par contre dans un métal, il y a touours des électrons libres et dès qu'il y a une aspérité, des électrons peuvent être arrachés au métal, créer des étincelles et abîmer le four. Donc on ne met jamais de métal dans un four à micro-onde.
    Tous les aliments contiennent de l'eau, mais pas forcément de façon homogène. Certaines parties vont donc ds'échauffer plus et même parfois l'eau se transformer brusquement en vapeur de telle sorte que l'aliment explose (essayer de faire cuire un oeuf sans le percer !!).   
    Mais en réalité c'est un peu plus compliqué et le magnétron qui produit ces ondes électromagnétiques, produt en fait ce qu'on appelle un “champ stationnaire”, (vous avez dû voir cela en TS avec les interférences de la lumière), c'est à dire que vous avez une alternance de zones où le champ est très fort et de zones où il est quasiment nul..
    Mais le four a été étudié pour que ce réseau de zones à champ fort soit très serré, (quelques millimètres) de telle sorte que l'aliment est très grand par rapport à ce réseau et la chaleur se diffuse en lui par conduction. En outre le four comporte en général une “sole tournante”, qui fait régulièrement passer tous les points de l'aliments dans le champ électromagnétique.

    Prenons maintenant le cas d'animaux vivants.
    Je ne vous conseille pas de mettre votre chat dans le four à microondes pour le sécher. Vous le tuerez par élévation de température et brulûres internes, la plus horrible des morts, car sa taille est analogue à celle d'un gros roti  (ou d'un lapin à cuire en civet IOI).
    Mais la taille de nos fourmis est beaucoup plus petite, de l'ordre du millimètre, c'est à dire de l'ordre de grandeur du réseau d'interférences.
    Donc si la fourmi a un instinct suffisant pour déceler les gradients de chaleur, elle va se mettre dans la zone où l'onde électromagnétique est quasi nulle, et même si elle a mis quelques dizièmes de secondes à le faire, comme elle a un grand rapport surface corporelle / poids, elle va évacuer facilement la chaleur engendrée pendant ces quelques dizièmes de seconde.
    Toutefois, il ne faut pas qu'elle ait eu envie de faire un tour de manège et soit sur la sole tournante !
    Une fois le four arrêté elle pourra ressortir indemne

    Moralité, si vous voulez cuire un plat de foumis au micro-onde, tuez les avant et placez le plat sur la sole tournante, qu'elles rentrent bien dans le flux d'ondes électromagnétique une partie du temps. !
    Mais je n'en ai jamais mangé et ne puis vous dire si c'est savoureux !.

    J'espère, chère correspondante, avoir répondu à ta question. !



Mardi 23 septembre 2008 à 8:14

Photos, photos comiques

 

    Un petit intermède entre deux articles plus sérieux.


     J'ai retrouvé une photo de René Maltête que je n'avais pas publiée et au retour de vacances en Bretagne, je l'ai trouvée amusante, cette photo de plage !


     Qu'en pensez vous?




Lundi 22 septembre 2008 à 12:14

Notre cerveau; nos sens; système nerveux

    Dans mon précédent article je vous ai donné des idées générales sur le développement du cerveau, entre l'enfance et 25 ans.
    Le fait principal était un pic de matière grise entre 7 et 11 ans, puis un appauvrissement en connexions, seules les plus utilisées subsistant, ce qui correspondait à une “spécialisation” des neurones, mais en même temps la vitesse de trasmission de l'influx nerveus était multipliée par un facteur supérieur à 10, grâce à une isolation des fibres nerveuses par de la myéline.
    Je vais aujourd'hui examiner le développement de centres plus spécialisés du cerveau et ses conséquences pratiques.

     En fait cette spécialisation du cerveau par élagage des connections inutiles se fait de l'arrière vers l'avant du cerveau. Elle touche très jeune, les centres de la vison à l'arrière du crâne,  puis les autres centres de la perception et ceux de la parole, et c'est à l'adolescence et jusque vers 20 à 25 ans qu'elle concerne le cerveau frontal.
    Or le cortex frontal est le siège de nos pensées de notre réflexion, de l'organisation de nos actes et notamment de la prévision de leurs conséquences en vue de la prise de décision. Certes cette évolution ne veut pas dire que le jeune est incapable de réfléchir, mais il le fera différemment de l'adulte.


http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau1/3350542.jpg
   

    On peut noter six points principaux :

   1 - Le cerveau des adolescent  a des difficultés à concevoir le “long terme” et cela pour deux raisons : d'abord parce que les centres du cortex préfrontal qui effectuent ce travail sont les derniers à prendre leur constitution définitive, et d'autre part parce que l'ado n'a encore que peu d'expérience de la vie. (ces deux raisons sont sans doute liées, la maturation de ces centres se faisant plus lentement parce que la vie d'adolescents ne leur fournit pas assez l'occasion de fonctionner).
     L'adolescent a donc des difficultés à prévoir les conséuences de ses décisions et de ses actes.

    2 - L'adolescent évalue mal les risques qu'il court. Car là aussi c'est le cortex préfrontal qui doit faire cette évaluation. Des études menées sur des ados et des adultes ont montré que, pour des risques élevés, les centres chargés de cette évaluation étaient beaucoup moins actifs chez les;ados que chez les adultes et que pour des risques faibles, ils n'étaient même pas mis en alerte chez les ados. Ceci est d'ailleurs en partie lié à la moindre capacité de l'ado de prévoir les conséquences futures des actes qu'il envisage de faire.
    L'adolescent a donc tendance à prendre des risques exagérés qui peuvent entraîner des accidents, car face à une décisions qui comporte des risques, alors que l'adulte essaie de choisir celle qui en comporte le moins, l'adolescent ne sait pas faire ce choix.
    Il est certain que les usages de la société actuelle et le laxisme des parents rendent en outre leur conduite plus dangereuse et les jeux vidéos où l'ont peut faire n'importe quelle action catastrophique car on possède “plusieurs vies” ne forment pas leur cerveau à l'évaluation des risques.
    De plus on constate que les risques pris sont en général plus élevés en groupe que seul, et cette influence du groupe sur la prise de risque décroît avec l'âge.

    3 - L'adolescent n'est pas motivé et on a des difficultés à lui donner une motivation. Cela résulte de la formation de son cerveau, mais aussi de la société actuelle qui n'entraîne plus son cerveau à l'effort volontaire.
    Dans le système de motivation trois types de centres interviennent : le circuit de la récompense (dit du plaisir par les journalistes : t et septum notamment), qui est beaucoup moins excitable chez un adolescent; certains centres du cerveau émotionnel qui ne sont pas aussi sensibles chez l'adolescent que chez l'adulte. Enfin le cortex préfrontal qui organise nos actions et gère donc leur prévison et nos décisions.
    L'adolescent a donc besoin d'excitations, de motifs plus forts pour le motiver.
    Mais autrefois le sport et l'école étaient ses principales occupations et lui donnaient un “entraînement” à la motivation et à l'effort. Les professeurs arrivaient à donner envie d'apprendre et de savoir à la plupart de leurs élèves.
Aujourd'hui l'adolescent est souvent dans un canapé devant la télévision, ou très excité par un jeu vidéo ou internet dans un fauteuil devant son ordinateur. Excitation forte sans le moindre effort, cela n'entraîne pas son cerveau à la motivation et par ailleurs la société de consommation lui donne maints sujets d'intérêt autre que ses études et les professeurs ont beaucoup de mal à lui donner une certaine curiosité intellectuelle.
    Les centres du cerveau qui devraient nous motiver sont donc insuffisamment entraînés et donc moins performants.

    4 - L'adolescent gère mal ses sentiments, ses émotions et ses pulsions. Cela résulte d'un quadruple processus.
    D'une part nous avons dit que son cortex préfrontal était inachevé et c'est lui qui contrôle en partie nos pulsions par le raisonnement et la prévision de leurs conséquences.
    D'autre part on constate chez l'adulte une diminution de l'activité des centres amygdaliens qui sont à l'oriine de la colère de la peur, du stress. L'adolescent est donc plus sensible à ces réactions.
    Cela est d'autant plus vrai que la puberté avec son cortège d'hormones entraîne des modifications de concentration des neuromédiateurs et notamment de la sérotonine qui contribue à gérer nos humeurs.
    Quatrième point, l'adolescent interprète moins bien les émotions d'autrui, car il semble que ses “neurones miroirs” (voir un article que j'ai fait sur ces neurones), soient encore insuffisamment développés, sans doute parce que l'expérience limitée de l'ado ne les a pas encore suffisament entraînés.

    5 - Le cerveau de l'adolescent gère mal la distinction entre la fiction et la réalité.
    L'imagerie cérébrale a montré que outre les centres qui nous permettent de voir, de lire et de comprendre ce qui nous est présenté, face à une fiction ou à une histoire réelle, les centres activés du cortex frontal et du cerveau émotionnel ne sont pas les mêmes.
    Les zones activées dans le cas de phénomènes réels sont ceux qui permettent de rechercher et de rappeler dans notre mémoire des souvenirs.
Il semble donc que notre cerveau cherche à comparer à nos souvenirs l'histoire présentée. S'il trouve une correspondance il continue à comparer cette histoire à nos souvenire, sinon il la considère comme fiction et passe la main à d'autres centres du cerveau.
    Il est certain que l'adolescent ayant une expérience moindre de la vie, fait moins facilement cette différence et d'ailleurs certains adultes insuffisamment “entraînés” ont du mal à la faire également.

    6 - Sixième point important le taux de mélatonine, neuromédiateur qui régule notre horloge biologique varie avec l'âge et n'est pas le même chez l'ado que chez l'enfant ou l'adulte.
Cela explique que l'adolescent se couche tard, n'a pas dormi assez dans la période scolaire et a donc du mal à réagir dans la matinée et par contre n'arrive pas à se lever dans les périodes de vacances.
    En fait il faudrait éviter les boissons et les activités excitantes le soir (télé tardive, jeux vidéo), favoriser le réveil le matin (douche sport..) et surtout essayer de garder toute l'année des rythmes éveil-sommeil voisins pour habituer l'organisme à un cycle constant.

    Vous avez maintenant une idée des raisons pour lesquelles un jeune et un adulte ne réagissent pas de la même façon, du fait de la constitution même de leur cerveau.
De plus les différences de génération (habitudes, éducation, culture) ne favorisent pas la compréhension.
    Mais j'attire également votre attention (et surtout celle des futurs parents que vous êtes), sur l'importance de “l'apprentissage” sur la formation du cerveau.
Les centres du cerveau ne se forment que s'ils sont entraînés.
    L'entrainement du cerveau et donc l'instruction, l'éducation, l'obligation d'un certain effort et d'une certaine contrainte sont les clés de la formation de notre intelligence et de nos capacités intellectuelles et sentimentales, notamment à prendre des décisions et à éviter les catastrophes, ou à surmonter nos épreuves.
    J'ai été amené il y a quelques jours à aider une de mes guenons à faire une dissertation sur une pensée de Sartre assez ésotérique : “Autrui est le médiateur indispensable entre moi et moi-même”. Cela m'a incité à faire cet article sur le cerveau car je pense que l'influence de la famille, des professeurs, de l'environnement sur le devenir futur des jeunes est un facteur essentiel, dans le développement de leur cerveau.

Dimanche 21 septembre 2008 à 12:32

Notre cerveau; nos sens; système nerveux

 

    Le fait que j'écrive que les parents avaient tort de traiter un ado comme s'il était adulte, et de le consulter ou de lui faire prendre des décisions comme s'il avait dix ans de plus. a choqué certain(e)s d'entre vous.

   
    Vous avez été plusieurs à me demander dans vos mails pourquoi les jeunes n'avaient pas la même façon de penser que les adultes.
    Bien entendu vous admettez que l'âge apporte une certaine expérience de la vie, et que les différences d'éducations amènent à penser différemment.
    Mais vous vouliez surtout savoir si votre cerveau réagissait de façon analogue à celle d'un adulte.
    L'un de mes correspondants que je remercie, m'a signalé un article intéressant sur le “cerveau des ados” dans Sciences et Avenir de septembre.
    Ce journal citait une étude du National Institute of Mental Health américain dont le bilan a été publié en 2008 et je me suis procuré cette étude qui a porté, pendant 20 ans (1988-2008), sur le cerveau de 2000 personnes, enfants puis ados, puis adultes, à la fois sur le plan psychologique et neurologique, en pratiquant notamment des clichés de fonctionnement du cerveau gra^ce à l'imagerie par résonance magnétique.
    Je vais donc sur plusieurs articles vous parler de certaines de ses conclusions.

    Je vous ai donné dans plusieurs articles anciens, des renseignements sur les neurones dont je vais avoir besoin dans mon exposé, mais je sais que ce n'est pas facile pour vous d'aller chercher dans mon blog.
    Je vais donc reprendre certains points dans l'article d'aujourd'hui..

    Les neurones sont les cellules nerveuses qui transmettent l'influx nerveux.
Dans un foeutus il se crée 250 000 neurones chaque seconde, et nous avons environs 100 milliards de neurones dans le cerveau (10 puissance 11).
    Toutes nos sensations, nos réflexions, nos décisions, notre mémoire, résultent des connexions entre les neurones.
    Chaque neurone envoie un prolongement dit “axone” vers un autre neurone (ou vers les muscles pour des “neurones moteurs) afin de lui envoyer un signal d'influx nerveux.. Chaque neurone recueille l'information venant de très nombreux neurones grâce à des prolongements appelés “dendrites”. Un neurone est ainsi relié en moyenne à 10. 000 autres neurones, (mais ces connections, selon les types de neurones peuvent aller de quelques unités à plusieurs centaines de milliers).
    La richesse de notre cerveau, ce sont donc ces 100 milliards X 10 000 = 10 puissance 15 connexions.
    La connexion entre axone du précédent neurone et dendrite du suivant se fait au niveau d'une “synapse”, où la transmission est chimique au moyen de “neurotransmetteurs (environ 120 dont une trentaine très fréquents).
    Ses dendrites amènent au neurone un siganl électrique positif ou négatif, et le neurone “fait la somme” de ces signaux et si celle-ci est suffisamment positive, déclenche alors un influx électrique dans son axone et vers les dendrites du neurone qui y est relié.
    Dans le cerveau, il y a des parties où il y a surtout les neurones eux mêmes (la cellule) et des parties où il y a surtout des faisceaux d'axones et de dendrites.
    Les parties du cerveau où sont les cellules neurones sont grises et on l'appelle donc la “matière grise”.
    Les axones et les dendrites chez le jeune enfant sont aussi d'apparence grise puis ils se recouvrent d'une substance grasse, la myéline, qui fait isolant et augmente considérablement la vitesse de transmission de l'influx nerveux qui passe d'environ 1 à 120 mètres / seconde.
    Les axones et dendrites recouverts de myéline ont un aspect blanc et les zones du cerveau où il y a peu de neurone et beaucoup de prolongement s'appellent la “matière blanche”.

    Maintenant que je vous ai rappelé ces quelques notions simples, parlons du développement du cerveau.
   
    Premier point : si le cerveau d'un enfant évolue surtout entre la naissance et les premières années, il continue cependant à se former jusqu'à environ 25 ans.
Le cerveau n'est donc adulte, selon les personnes qu'entre 20 et 25 ans;

    Deuxième constatation : certes la majorité des neurones est présente à la naissance, mais l'enfant continue à voir augmenter le nombre de neurones et surtout des prolongements encore sans myéline puisqu'on constate un pic de matière grise entre 7 et 11 ans. Les filles atteignent ce sommet un à deux ans avant les garçons.   
    A 6 ans le volume du cerveau est environ 95% de celui de l'adulte. Il va finir de grossir à l'adolescence.
    Après ce pic, la matière grise diminue et le pourcentage de matière blanche augmente considérablement : d'une part parce que le nombre de neurones et de connexions diminue, et d'autre part parce que les prolo,ngements se recouvrent de myéline.
    En fait le cerveau a un nombre de connexions excédentaire, qui ont poussées un peu dans toutes les directions, et peu à peu, les connexions qui ne sont pas utilisées vont disparaître.
    Les connexions les plus utilisées se renforceront, les autres disparaîtront, façonnat ainsi des réseaux de neurones spécifiques à chaque individu.
    C'est pour cela que l'apprentissage, l'éducation et l'instruction doit se faire dès l'enfance, car plus le cerveau gardera des connexions utiles et plus il sera performant.
    L'adolescent perd donc des connexions, et l'activité de ses synapses diminue, mais par contre la transmission de celle existantes va être plus rapide grâce aux gaînes de myéline.
    En grandissant l'adolescent spécialise donc ses neurones, perd en quantité d'information transmise mais gagne un facteur 10 en rapidité; c'est un peu comme s'il passait d'internet bas débit à l'adsl.

    Troisième constatation, une des zones de matière blanche qui se développe beaucoup et se myélinise est le “corps calleux”, gros faisceau de plus de 200 millions d'axones, qui relie les hémisphères droit et gauche du cerveau et assure leur communication (et leur collaboration).

    Quatrième constatation générale, à la puberté, sous la direction de l'hypophyse, les gonades et les ovaires vont sécréter des hormones sexuelles, qui vont engendrer des transformaions du corps de l'adolescent, surtout chez les filles.
    Mais elles vont aussi se fixer sur des récepteurs dans le cerveau, modifiant les concentrations de neuromédiateurs et donc la transmission cérébrale.
Ce phénomène est important en particulier pour la sérotonine qui a une grande influence sur l'humeur.


    Vous voyez déjà de profondes évolutions au plan général. Mais on constate de non moins importantes au niveau de certaines parties du cerveau

    Dans mon prochain article, j'examinerai quelles sont les zones particulières du cerveau qui se développent tardivement et les conséquences pour le jeune dans la vie courante.

<< Page précédente | 1 | 2 | 3 | Page suivante >>

lancien

sortir de la tristesse

Créer un podcast