Vendredi 31 octobre 2008 à 9:04

Préférences cérébrales

     Une discussion par mail avec deux d’entre vous sur les violences m’a fait leur expliquer certains phénomènes d’entrainement que, je crois, il est intéressant de connaître et j’en fais donc un article. et je poursuivrai sans doute demain en parlant d’autres applications de cette théorie.

    Il s’agit de celle d’un neuro-psychologue américain Plutchik, qui a fait de nombreuses études sur les émotions.


    Premier point  : les temps de réaction de notre cerveau :

     Le cerveau a des temps de réaction très variables. On remarquera sur le graphique ci dessous qu’un signal émotionnel inconscient est transmis par nos sens via une plaque tournante que l’on appelle le “Thalamus”, à des centres nerveux particuliers du cerveau (les centres amygdaliens) qui sont responsables des réactions de peur, de colère et de déclenchement d’émotions, et des réactions physiologiques correspondantes notamment de sauvegarde de l’individu.   
Au contraire une réaction logique et sensée de la pensée n’est possible qu’au bout de quelques secondes.

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Il est donc normal qu’en matière de perception notre cerveau ait d’abord une perception immédiate instantanée d’ordre affectif, et que ce ne soit qu’ensuite, qu’il puisse analyser  et interpréter logiquement les sensations.
Toutefois cette sensibilité de perception instantanée émotive est variable en durée et en intensité selon les individus.
Certaines personnes auront une grande sensibilité de longue durée, (une dizaine de seconde) et d’autres une faible sensibilité émotive et de courte durée, (quelques secondes) qui cèdera rapidement le pas à la perception orientée normale par notre cerveau frontal, qui réfléchit et pense.


Deuxième point : Cycle "perception, décision, action" de Plutchik

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La première réaction que nous avons face à une perception (image, son, toucher, discours, lecture), est émotionnelle et affective (et très souvent inconsciente).
Ce n’est que dans un deuxième temps que l’on commence à réfléchir, à avoir un comportement rationnel et à prendre une décision, qui entraîne l'action.

     Le déroulement courant du cycle est celui représenté par les grandes flèches (C). Mais on peut obliger un individu ou un groupe à passer directement de la perception affective à l’action. On obtient alors des comportements violents ou émeutiers (V). Un individu peut, dans certaines circonstances, inverser lui même le sens du cycle.



    Des meneurs reçoivent une formation spéciale pour leur enseigner à inverser le sens du cycle et donc du comportement d'un groupe, en le "gavant" d'affectif" et en l'empêchant de réfléchir.

     Un meneur qu’on l’ait entraîné à le faire, ou qu’il ait appris cela par expérience sur le terrain peut ainsi avoir action sur un groupe ou une foule et les mener jusqu’à la violence ou à l’émeute.
     Il faut pour cela un discours purement affectif, ne faisant appel qu’à la sensibilité immédiate, en se servant des mécontentements et des désirs, en faisant peu à peu monter la pression affective, et surtout en empéchant les cerveaux de réfléchir rationnellement, et inciter à passer à l’action sans justement prendre le temps de percevoir et réfléchir pour décider.
     A l’inverse pour calmer de manifestants ou un groupe qui n’est pas encore engagé dans la violence, il faut s’efforcer de le sortir de son circuit émotionnel pour le faire réfléchir rationnellement aux véritables causes et conséquences de ses mécontentements et souhaits en essayant de les ramener à des faits, à des évaluations précises, en excluant le plus possible sentiments et émotions.

     J’ai eu l’occasion à plusieurs reprises de tester ces méthodes dans les deux sens et je peux vous assurer qu’elles sont efficaces, pas totalement parce qu’elles sont difficiles à appliquer, mais agissent sur la plupart des individus.
Il m’est arrivé notamment de discuter avec un groupe de jeuen et de leur montrer ainsi comment ils se faisaient  entraîner par leurs meneurs qui les manipulaient, et le pouvoir de ceux ci sur le groupe a fortement diminué après cette initiation.
    “Démoutonniser” un groupe, c’est lui apprendre à se servir de son cortex plus que de son cerveau émotionnel et à réfléchir avant d’agir !!

     De même, lorsque nous sommes stressés ou en colère, si nous passons directement de l'émotion à l'action (en parole ou en acte), nous nous emportons à dire ou à fairedes choses regrettables.
     Ma grand mère me disait souvent
“Tourne sept fois ta langue dans ta bouche avant de dire une chose désagréable, elle ne se coincera jamais et tu changeras sans doute ton discours et cela t’évitera bien des ennuis”.
 Elle avait raison et pourtant elle ne connaissait pas Plutchik !

Jeudi 30 octobre 2008 à 8:00

Photos, photos comiques

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Une photo pour changer des articles sérieux !

    Mais on approche de la toussaint, alors j’ai pensé que l’au-delà pouvait être un sujet d’actualité.

    Pas la peine de le canoniser, ce saint homme a déjà son auréole de son vivant !!

    (C’est encore une photo de René Maltête).


Mercredi 29 octobre 2008 à 7:57

Libertés et règles

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    Mes deux derniers articles sur les violences urbaines, m’ont valu quelques de mails et des réflexions indignées :
“mais que fais tu de la morale, qui dit que l’on ne doit pas faire de tort aux autres”.

    Bien sûr j’ai une morale voisine de la vôtre alors j’aurais un peu tendance à penser comme vous, mais la vie m’a appris à me méfier des idées préconçues et de mes réactions impulsives !

    Les quatre exemples qui vont suivre, et que j’ai vécus au cours de mon travail, avant que je ne sois en retraite, montrent que les notions que nous avons du bien et du mal, dépendent de notre culture initiale, de notre éducation et de notre manière de vivre.

    J’ai eu l’occasion, il y a une trentaine d’années, d’approcher pendant plusieurs séjours, la population des iles du Pacifique et notamment tahitienne.
    Là bas, il arrive parfois que votre voiture ou un autre objet vous appartenant disparaisse. Et deux ou trois jours après vous le retrouvez, en bon état, presque au même endroit. On vous l’a “emprunté”.
    Un réflexe d’occidental serait de porter plainte et de faire punir cet emprunt. Ce serait idiot. La notion de propriété est presque étrangère aux autochtones - du moins à cette époque, cela a peut être un peu évolué - . Les objets sont pratiquement presque mis en commun, même si à l’origine, ils appartiennent à quelqu’un en propre. Il y a d’ailleurs une vie très communautaire.
    Punir ces personnes de cet emprunt serait un non-sens : elles ne comprendraient pas, car ce serait aller à l’encontre de centaines d’années de traditions et de culture. Bien sûr, il y a la loi française. Mais encore faut il l’appliquer avec intelligence.

    J’ai passé aussi quelques mois au coeur du Sahara, en ayant des contacts avec les nomades qui vivent sous la tente au milieu du désert.
    Dans ces populations très particulières, il y a des esclaves, et le fils d’une esclave (même si souvent son père n’est pas un esclave) est lui même esclave. Ils ne sont pas malheureux, sont bien traités car c’est pour la caravane un “capital”, mais ils font toutes les tâches fastidieuses et dures de serviteurs.
    On nous a amené un jour un petit esclave d’une dizaine d’années, mourant, car il avait été piqué par une vipère à cornes. Mon médecin l’a soigné et il est resté un mois au camp. Cet enfant était d’une grande intelligence, et, lorsque ses “propriétaires” sont revenu me voir, j’ai marchandé et “acheté” cet enfant 100 francs !
    Nous lui avons appris à lire, à écrire et à compter, à conduire des engins de terrassement. Il adorait également cultiver des plantes et il a crée des jardins autour de nos maisons d’argile, car là où on fait monter l’eau du sous-sol, le désert peut devenir vert. Moi, il m’a appris bien des mystères de la faune et la flore du désert et même à trouver des vestiges des temps où le désert était mer (pierres fossilisées, roses des sables), et des premiers hommes. (des silex taillés et des restes de poteries).
Par la suite, on l’a embauché comme ouvrier, puis il a appris à réparer les gros engins de travaux publics et, lorsque nous avons quitté quelques années après, notre camp, il a été embauché comme technicien, par une entreprise de travaux publics et nous avons longtemps correspondu tous les deux.
    Empêcher cet esclavage était impensable pour les autorités locales; c’était aller contre des traditions centenaires et le sort des esclaves aurait probablement été pire. Le seul moyen est de fixer peu à peu ces populations, mais cela demandera un siècle.
    Alors la loi interdit le trafic d’enfants ! Mais que fallait il faire ?
    Les autorités ne nous ont d’ailleurs jamais rien reproché, au contraire.

    J’ai eu l’occasion aussi de discuter avec des américains de l’utilisation des armes par des particuliers, chacun ayant là bas, plusieurs armes chez lui et sachant s’en servir dès l’enfance.
     Si un voleur pénêtre dans un appartement, le résidant se sent menacé et n’hésitera pas à tirer sur l’intrus, sans même savoir quelles sont ses intentions. Et la justice le considèrera à priori comme, “en légitime défense”, surtout si c’est un noir qui est le voleur.
    Cette conduite nous parait barbare, mais elle est issue des habitudes des pionniers du Far-west et du climat de violence qui est beaucoup plus latent aux USA que chez nous, et qui transparait dans leur cinéma et les médias, ce qui d’ailleurs entretient cette violence, comme l’ont montré certaines études psychologiques.

    Il m’est arrivé de passer des marchés de travaux ou d’études à des sociétés et , si j’avais touché de l’argent pour favoriser l’une d’elle, cela aurait été un “pot de vin”, délit passible de prison, ce qui me semble tout à fait normal et juste.
    Mais j’ai eu l’occasion de discuter avec des personnes de pays du moyen orient, qui faisaient  un travail analogue au mien. Et à ma grande surprise, j’ai constaté que cette pratique dans leur pays, est considérée comme habituelle. On les paie peu car ils ont là un complément de salaire admis sinon reconnu (ils ne le déclarent pas dans leurs impôts !!).
    Autre civilisation, autre moeurs, comme disaient autrefois les latins dans leur sagesse.

        Ces quatre exemples n’ont aucun rapport avec les violences urbaines actuelles.
       
Je voulais uniquement vous faire réfléchir sur le fait qu’il ne faut pas juger les autres uniquement par rapport à ses propres convictions morales, mais qu’il faut essayer d’écouter, de comprendre et d’expliquer et admettre qu’autrui ait une morale différente de la vôtre.
   

Mardi 28 octobre 2008 à 8:33

Libertés et règles

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     La mésaventure de DSK me parait très significative de l’esprit anglo-saxon.
Une des cowbloggeuses  dont je lis souvent le blog, (http://maud96.cowblog.fr/), écrivait la chose suivante :

    "DSK" est "blanchi" d'un crime qu'il n'a pas commis : aimer une adulte consentante comme lui... mais on lui fait remarquer que quand même, "ça ne se fait pas". L'Amérique du Nord anglophone décidément aura toujours peine à se débarrasser de ses démons moralisateurs, elle qui pourtant affiche du sexe à tous les étages, même dans les journaux les plus "généralistes" de news....."

    C’est bien mon avis aussi.
    Certes en France il y aurait toujours de bonnes âmes pour s’indigner, mais  la plupart des gens estimerait cependant que “l’affaire DSK” est un problème personnel qui ne concerne que sa famille.

    Cela me rappelle un de mes voyages en Angleterre, où j’avais travaillé la semaine, mais me promenant le dimanche, j’entrais dans Hyde Park; c’était fin juin et il faisait très chaud. J’avais aux pieds des sandales à lanière, mais je portais des chaussettes  et on ne voyait pas un millimètre de mes orteils.
    J’avais une quarantaine d’années et une vieille dame m’aborde, pointe mes doigts de piedsd’un index vengeur et me dit d’un air féroce “shocking !”.
    J’avoue avoir été décontenancé pendant dix secondes, le temps de réaliser.
    Puis j’ai emmené ma brave vieille devant un kiosque à la devanture duquel il y avait de nombreux journaux avec de jolies dames très deshabillées, et je lui ai dit “shocking”.
    Elle est partie sans rien dire, mais je l’ai revue vers 17h30 dans un salon de thé où j’étais allé manger de bons petits gâteaux secs anglais (des scones), et une tasse de thé. J’ai vu arriver ma brave vielle (70/75 ans) qui s’est fait servir les mêmes petits gâteaux et ... une demi-bouteille de sauvignon, quelle a sifflée allègrement en vingt minutes !.
    J’avais envie d’aller à nouveau la voir et de lui dire “shocking” !
    Mais heureusement chacun est libre de manger et boire ce qui lui plait, même en Angleterre si la cuisine anglaise ne vous fit pas peur !


Lundi 27 octobre 2008 à 8:06

Violence

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     Hier je vous expliquais pourquoi vous n’auriez pas commis des violences dans les rues, et vous me posiez la question, pourquoi d’autres le font ils ?
    Je voudrais parler des jeunes, le plus souvent mineurs, et même parfois très jeunes, qui certes, ont commis des actes très regrettables et répréhensibles comme incendier des voitures ou agresser police et pompiers, mais il me semble nécessaire, au dela de leur conduite, de s’interroger sur leurs motivations.

Ces jeunes (et moins jeunes), il faut que nous l’acceptions, n’ont ni les mêmes règles morales, ni le même esprit critique que nous.
    Ils vont donc obéir à des pulsions très différentes.
    
    Les plus jeunes vont voir dans l’affrontement avec la police, dans ce jeu de cache cache, et même dans l’incendie de voitures, une espèce de jeu, de défi, de façon de manifester leur indépendance, et aussi de faire parler d’eux.
    Leurs héros sont souvent ceux des films de violence américains, de séries télévisées ou de jeux sur ordinateur. Cet affrontement est comme un jeu de combat où il faut se montrer le plus fort, où l’on passe à la télé et  l’on montre aux copains (ou à la bande rivale d’un autre quartier), qu’on est plus fort qu’eux.; et c’est l’engrenage de faire “mieux” que le voisin (notamment de brûler davantage de voitures !).
    Dans certains cas, cette violence ludique est canalisée et exploitée par d’autres, peu recommandables et volontairement malfaisants (les voitures qui alimentaient systématiquement les jeunes en cocktails molotov, n’étaient pas conduites par des jeunes!).

    Pour certains de ces jeunes, un peu plus âgés, le climat social est une cause de révolte.
    J’essaie d’apporter dans mes activités bénévoles, une aide à des chômeurs pour qu’ils trouvent du travail. Je me rends compte chaque semaine de la difficulté qu’ont certains d’entre eux à pouvoir s’en sortir, parce que leur niveau d’instruction est faible, mais aussi parce qu’ils ont un nom à consonnance étrangère, ou sont noirs de peau, ou ont une adresse ou des coordonnées scolaires, qui les font considérer comme peu recommandables.
    Au bout d’un certain temps, si malgré tous vos efforts rien n’aboutit, non seulement vous vous découragez, mais vous finissez par avoir une aversion, une haine pour la société qui vous entoure et pour ses représentants.
    Les gens que j’ai aidés n’auraient pas eu recours à la violence, mais ces paroles amères, je les entends souvent.
    
    Un autre phénomène est l’entraînement du groupe. Seul on ne ferait sans doute pas de telles bêtises. Masi en groupe, il y en a toujours un qui, pour faire le malin, propose une ânerie et on ne veut pas avoir l’air de se dégonfler devant les autres et on fait tous ensemble, cette ânerie.
    Et puis en groupe on se sent plus fort, on s’encourage, on délire, on s’éclate ensemble et on oublie que le sujet du délire est une énorme bêtise et un délit.
    L’alcool et la drogue font aussi parfois oublier la raison.

    Enfin des provocateurs ont appris des techniques de manipulation de groupes, pour les empêcher de réfléchir et pour focaliser leur attention sur des incidents affectifs et des rumeurs subjectives et en général inexactes.

    Il y a sûrement bien d’autres raisons à ces incidents, mais il faudrait aller sur place, discuter avec les jeunes en cause, pour se faire une opinion plus exacte de leurs préoccupations et de leur mentalité lors de ces incidents.

Certes, ceci n’est pas une raison pour ne pas appliquer la loi, mais il faut expliquer à ces jeunes pourquoi et ne pas s’étonner qu’ils ne comprennent pas la sanction qui va être prise contre eux. Et un simple séjour en prison n’apportera sans doute rien de bon.et risque de les faire basculer encore plus dans la révolte et la délinquance.
    Il faudrait les prendre en main et refaire entièrement leur éducation : tâche longue et ardue, car il faut arriver à les convaincre de collaborer à cette opération et ce n’est pas la moindre des difficultés.

Dimanche 26 octobre 2008 à 8:38

Violence

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     J’ai eu pendant l’arrêt de cowblog,  une discussion avec un de mes correspondants à propos de violences qui s’étaient produites dans la rue, non loin de son quartier.
    Il ne comprenait pas la motivatiuon des jeunes qui en étaient à l’origine.
    J’ai pensé que cela pouvait être un sujet intéressant à discuter sur ce blog.


    Votre première réflexion c’est pourquoi font ils cela puisque moi je ne le ferais jamais !
    Je vais essayer de répondre aujourd’hui à cette question
    Ensuite il faut se demander quelle est leur mentalité, quelles sont leurs raisons et que faire ?
    J’essaierai d’y répondre demain.


    Pourquoi donc n’auriez
vous jamlais commis de tels actes ?

    Parce que vous avez conscience qu’il s’agit de choses graves, contre la loi, mais aussi contre vos principes moraux de conduite.
    A l’origine, nous avons dans nos gênes un certains nombre de règles de conduite qui proviennent de l’histoire de nos ancêtres et de la sélection naturelle (peut être avez vous entendu parler de Darwin). Il y a aussi dans ce que nous apprenons dans notre enfance un certain nombre de principes et de préjugés, qui proviennent de notre culture ethnique; j’en parlais dans mes derniers articles.
    Les psys appellent cela des “archétypes”. C’est Jung qui en a parlé le premier au début du 20ème siècle.

   Mais la plupart de nos règles de conduite résultent de ce que nous ont appris nos parents, et quelques professeurs : enseignement religieux pour les uns, règles morales pour les autres, cours de civisme et de philosophie en classe.
   Il y a aussi ce qui résulte de nos lectures, de nos réflexions et de nos conversations et cela d’autant plus que notre expérience grandit avec l’âge (en principe !!!).
    L’ensemble de ces règles est appelé par les psys le “sur-moi”.
    Alors oui, vous ne feriez pas cela, mais grâce à l’éducation de vos parents, à l’instruction que vous avez reçue par ailleurs et à la culture que vous avez pu acquérir. Chacun de nous a ainsi une conscience de ce qu’il doit ou ne doit pas faire, conscience à laquelle il n’obéit pas toujours, d’ailleurs.
    Par ailleurs, quelles que soient les dispositions innées de votre cerveau,  l’instruction que vous recevez, développe votre intelligence et votre capacité de raisonnement.

    Alors supposez maintenant que vous soyez dans une famille où le père est parti, où la mère doit travailler (si elle n’est pas au chômage !), et n’a guère le temps de s’occuper de ses enfants, souvent nombreux; une mère qui n’a qu’un instruction modeste et n’a pas l’habitude de l’autorité, ni de la diplomatie.
    La famille vit dans un logement très étroit, les enfants, lorsqu’ils sont ados et donc naturellement en opposition aux parents, passent leur temps dans la rue, ont des fréquentations souvent peu recommandables, n’ont ni l’envie ni des conditions favorables pour travailler, et sèchent de plus en plus l’école, ce qui aggrave encore leur échec scolaire et empêche leur intelligence de se développer.

    Alors croyez vous que ces jeunes ont pu comme vous apprendre des règles de conduite et se forger ainsi une conscience.?
    Les filles, dans la mesure où elles sont davantage à la maison, ont plus de courage pour travailler et ont compris que les études sont le seul moyen de s’en sortir, réussissent  à ne pas tomber, pour la plupart, dans cette extrémité.
    Mais les garçons n’ont pas su développer leur intelligence et leur esprit critique; ils sont donc très influençables, prêts à croire n’importe quoi et à suivre n’importe qui, et tirent leurs règles morales de la rue, et malheureusement des rencontres qu’ils y font.
    En outre dans un environnement de chômage et de misère, ils vivent dans un climat de débrouillardise, voire de délinquance, pour pouvoir survivre.

    J’ai l’occasion de rencontrer chaque année des jeunes de la DAJ’ai eu l’occasion de rencontrer des jeunes de la DASS, qui avaient connu de telles conditions familiales et qui pourtant étaient de braves jeunes, qui auraient pu, dans un contexte différent, être comme vous et moi.         Mais le handicap à remonter est très important, et je ne peux pas discuter avec eux, de la même manière que je discuterais avec vous. Il faut que je me place dans un autre univers !

  
  Cela ne veut pas dire que j’approuve ou j’excuse ces violences, mais je cherche à comprendre ces jeunes et c’est ce que j’essaierai de faire demain..

Dimanche 26 octobre 2008 à 8:17

Divers

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    Bonjour à mes fidèles lecteurs. 
   Je  n'étais pas mort, mais, si j'en juge par les mails que j'ai reçus , vous étiez comme moi sans pouvoir accéder à votre blog et trouvant inlassablement l'inscription "en maintenance".
   Je suis donc en "manque" de publication d'article et je vais essayer de m'administrer à nouveau cette drogue. LOL.

  J'espère que je vais arriver à me servir de la nouvelle version qui paraît à priori, plus simple d'emploi, mais qui a, semble t'il quelques problèmes.
  Elle refuse obstinément de ranger mes catégorie dans l'ordre alphabétique, et je ne peux plus utiliser la touche tabulation pour écrire mon texte.
  J'espère que le déboggage va se faire peu à peu et que j'arriverai au terme du prochain article.
   Faut que je retourne en apprentissage !!!

   Ce qu'il y a de bien : il semble que l'on puisse écrire à l'avance un article hors ligne et choisir sa date de publication. Cela me rendrait bien service. Faut que je regarde cela.
   Le système de mise en place des images a l'air plus complet mais je ne sais pas le faire fonctionner !!!
   Savez vous où il y a un mode d'emploi de la nouvelle version.?  L'aide ne contient que les anciennes généralités.


   J'ai reçu beauoup de mails ces deux derniers jours (le début des vacances sans doute) et je vais y répondre soit directement, soit par l'intermédiaire de mon blog.

  
   A tout de suite donc !



Jeudi 23 octobre 2008 à 7:43

Animaux

     J'ai reçu hier d'une de mes petites filles le mail suivant, et bien que ne maîtrisant pas bien le “chti”, j'ai été voir à l'adresse indiquée.
   
    J'ai été très surpris de ce qui m'est arrivé et j'ai bien ri !

    J'espère qu'il en sera de même pour vous.

    Je vous rassure à l'avance, votre ordinateur ne risque rien !!!


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     Si cela ne fonctionne pas en cliquant (je suis sur mac et vous sur PC ?), faites un copier coller de cette adresse sur votre navigateur et return.

Mercredi 22 octobre 2008 à 8:45

Tristesse, désespoir



     Je voudrais parler aujourdh'ui d'une constatattion peu connue, sur  laquelle on ne trouve guère d'articles : les dangers psychologiques de la musique, d'une certaine musique et de sa répétition.

    J'ai souvent dit dans mes articles que de petites causes ajoutées les unes aux autres, pouvaient engendrer la même détresse qu'un malheur important, et qu'il était plus difficile de remonter la pente, car il fallait d'abord arriver à comprendre et accepter les causes de ce mal-être.
    Face à cette situation je rencontre souvent plusieurs types de réactions néfastes dont l'une concerne la musique.
    La mode est actuellement aux chansons, aux histoires et aux films tristes, qui décrivent toutes les horreurs de notre planête, prônent la souffrance, le sang, la mort. 
Il est certain que quelqu'un qui est déjà dans la tristesse, se sent dans un monde familier, et privilégie d'autant plus ces publications qu'elles sont dans le vent.

    Seulement à force de ne consommer que ce type d'information, on se retrouve plongé dans un univers où il n'y a plus que de la tristesse et du désespoir et dans une prison dont on ne touve plus la porte.
    Lorsque l'on n'a plus confiance en soi, on n'aime pas se mesurer aux autres, car on craint d'être perdant. Donc il ne faut pas ressembler aux autres pour que la comparaison ne soit pas possible. Il faut donc cultiver l'originalité.
    On va donc essayer de se créer une image propre, indépendemment de sa propre personnalité (et quelquefois même en contradiction avec elle), pourvu qu'elle nous démarque des autres et cela par nos comportements, nos propos, notre habillement, nos goûts artistiques ou littéraires, ou parfois par une attitude provocatrice ou distante.
    Le problème, c'est qu'en faisant cela, on s'éloigne des autres, on s'attire leur hostilité et l'on se fait mettre encore un peu plus à l'écart.
    C'est un cercle vicieux puisqu'on augmente ainsi sa solitude.
   
    Ce que je constate souvent chez mes correspondantes, c'est qu'elles aiment s'isoler dans de la musique triste, des CD  de chanson qui racontent tous les malheurs de la terre et les horreurs de la vie, violences, agressions, drogue, chagrins d'amour, enfance malheureuse; horreurs de la guerre et de la pauvreté.
    Certes je comprends qu'il faille parfois dénoncer ces problèmes, mais n'écouter que cela à longueur de journée, comment voulez vous ensuite penser à des choses heureuses !

    Cela s'explique très bien sur le plan du cerveau.
    Je vous l'ai souvent dit dans ce blog, notre cerveau comporte trois couches successives :
     - la couche supérieure, le cortex , interprète toutes nos sensations, règle notre motricité et surtout est le siège de la logique et de la pensée et permet la communication par le langage
     - le centre du cerveau règle tous les mécanismes fondamentaux de notre vie.
     - la couche médiane gère nos sentiments et une zone particulière, appelée “centres amygdaliens” est à l'origine de nos peurs, de nos colères, de notre violence, de la résistance ou de la fuite devant le danger. Ce centre reçoit en priorité tous les signaux venus de nos cinq sens et engendre aussitôt une réaction émotionnelle. Devant un événement angoissant, il peut nous faire voir la vie “en noir”.

         Habituellement, notre cerveau se “remonte le moral” tout seul ! La vue d'une scène pénible entraîne des “mini dépressions”, mélancolies passagères que l'on parvient généralement à chasser en “pensant à autre chose”. Pour que ce mécanisme de consolation fonctionne, les “pensées positives” actionnent un centre du cortex qui par l'intermédiaire d'un produit chimique neuromédiateur (la sérotonine), va “calmer” le centre amygdalien et transformer la “vie en noir” en “vie en rose” (sauf si on a vraiment de très gros ennuis).

         Mais quand vous vous mettez en permanence dans une ambiance triste, ce centre du cortex est débordé. Il n'arrive plus à envoyer suffisamment de sérotonine aux amygdales (rien à voir avec celles du même nom que vous avez au fond de la gorge!), et celles-ci ne vous abreuvent plus qu'avec des idées noires, et au moindre tracas qui amplifie le phénomène, vous allez vers la souffrance, la peur, le désespoir et si tout s'enraye, c'est la dépression.

    Mais on peut aller plus loin. J'ai lu une étude américaine qui montrait que écouter en boucle toute la journée la même musique conduisait peu à peu à un état dépressif.
    Certes c'était une étude statistique, avec peu d'explications rationnelles, mais on peut penser que ce fond sonore permanent et monotone endort peu à peu les réactions du cortex  et met en sommeil les centres relais qui transmettent les informations du cerveau émotionnel, pour vérification de leur cohérence et de leurs vraisemblance.
    Alors le cerveau émotionnel est livré à lui même et les émotions y circulent “en rond” (on appelle cela le circuit de Papez), et activent à chaque passage les centres amygdaliens qui augmentent le stress.

    Il faut donc se méfier de l'écoute de la musique si elle aggrave votre isolement et votre solitude.

    Votre chambre vient d'être repeinte et il y règne une forte odeur de peinture. Votre petit ami vous a offert un bouquet de roses qui sent adorablement bon. Allez vous le mettre dans un vase dans votre chambre? Certainement pas, vous ne pourrez jamais profiter de son parfum !!! L'odeur de la peinture trop lancinate et forte, masque celle des fleurs qui vous ferait plaisir.
         De la même façon, pour que vous puissiez vous remettre de votre peine, il ne faut pas que vous soyez dans un environnement en permanence triste.

Mardi 21 octobre 2008 à 8:59

Photos, photos comiques




    Pas beaucoup de temps aujourd'hui, alors une petite image de catalogue.

    Si vous avez froid cet hiver parce que vous faites des économies de chauffage, voilà une suggestion de cadeau de Noël !!  LOL

    Je me demande si cette connexion USB est très utile (à part pour attacher le gant ! ).

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lancien

sortir de la tristesse

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