Vendredi 10 octobre 2008 à 8:45

Histoires drôles

    Je voulais publier un article sur la façon de combattre l'impulsivité, mais je n'ai pas eu assez le temps de réfléchir et je serai très occupé aujourd'hui, alors ce sera pour demain matin .


    Mais je ne peux résister au plaisir de vous dire ce que j'ai entendu hier dans un reportage du journal télévisé, qui relatait les dangers sur les chantiers et un accident survenu à une pelleteuse :

"...hier à 15h, un tuyau de gaz a éventré une pelleteuse...." a dit la journaliste.

    Pauvre pelleteuse et méchant tuyau ! Je pense que c'est plutôt la pelleteuse qui a éventré le tuyau de gaz/.

   Décidément, le monde d'aujourd'hui tourne à l'envers et est vraiment inhumain....
....ou bien je deviens vraiment trop vieux !!




Jeudi 9 octobre 2008 à 8:12

Scarification, suicide



    Je voulais faire un sujet sur les remèdes contre l'impulsivité, mais j'ai eu un commentaire hier d'une jeune inconnue, qui n'a pas de blog et me demande :

“... Je dois faire un exposé sur l'euthanasie, les pour et les contres et des exemples publics pouvez vous non pas me faire l'exposé intégralement ^^' mais me faire quelques pistes à mettre dans mon exposé?  ...”
    Cela m'arrive assez souvent que l'on me demande de l'aide pour un devoir de maths, physique ou philo et je ne la refuse pas. Mais je préfère discuter avec la personne. Et là pas de blog, pas d'adresse électronique, (il aurait mieux valu m'en donner une sur “lui écrire”) alors je ne peux que faire cet article sur mon blog.
    Après tout pourquoi pas ?
    L'impulsivité ce sera pour demain.

    Euthanasie est un mot inventé par le philosophe anglais Francis Bacon au 16ème siècle, qui vient du grec : eu, préfixe signifiant bon et thanatos  la mort.
L'euthanasie c'est donc la mort dans de bonnes conditions.
    Si l'on se réfère à une définition plus moderne de “ma petite amie La Rousse”, c'est une pratique visant à provoquer la mort d'un individu atteint d'une maladie incurable qui lui inflige des souffrances morales et/ou physiques intolérables, particulièrement par un médecin ou sous son contrôle.
    Francis Bacon écrivait déjà en 1605 :
« L'office du médecin n'est pas seulement de rétablir la santé, mais aussi d'adoucir les douleurs et souffrances attachées aux maladies ; et cela non pas seulement en tant que cet adoucissement de la douleur, considérée comme un symptôme périlleux, contribue et conduit à la convalescence, mais encore afin de procurer au malade, lorsqu'il n'y a plus d'espérance, une mort douce et paisible ; car ce n'est pas la moindre partie du bonheur que cette euthanasie..."

    Discuter sur l'euthanasie n'est pas facile car on touche un sujet délicat aux facettes multiples :
    - le problème “technique” du médecin confronté au diagnostic et aux moyens d'adoucir la fin d'un malade.
    - sa propre déontologie vis à vie de son serment d'Hypocrate qui en fait peut lui poser des problèmes contradictoires :
“ ...Mon premier souci sera de rétablir, de préserver ou de promouvoir la santé dans tous ses éléments, physiques et mentaux, individuels et sociaux. Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions.....J'informerai les patients des décisions envisagées, de leurs raisons et de leurs conséquences....Je ferai tout pour soulager les souffrances. Je ne prolongerai pas abusivement les agonies. Je ne provoquerai jamais la mort délibérément.....”
    - les aspects juridiques car donner la mort à autrui est considéré comme un crime, et l'euthanasie pourrait dabns certains cas être considérée comme un prétexte pour donner satisfaction à des fins personnelles.
    - mais surtout on touche un sujet qui relève de la morale de chacun et plus difficile encore des convictions religieuses.
    - enfin, conséquence de cet aspect moral et religieux, le fait que nous appartenions à une civilisation, que nous ayons des us et coutumes de France et d'une région, une éducation familiale enfin, nous avons donc au départ des archétypes, des préjugés, des tabous, bref une opinion préfabriquée par notre origine.
    Je vais donc essayer de donner mon opinion sur ce sujet brûlant, mais en essayant d'être objectif et de ne pas trop me laisser entraîner par mes propres convictions. Je ne donnerai pas d'exemple; les médias s'en sont chargés abondamment et parfois avec un voyeurisme qui m'a déplu.

    Quel est d'abord le problème pour le médecin.?
    L'intime conviction du médecin sur la maladie de son patient est aujourd'hui aidée par des connaissances accrues, et par tous les moyens d'examen. Certes il y a parfois des guérisons inattendues, mais c'est rare et surtout cela intervient assez tôt dans la maladie.
    Certes on ne peut prévoir avec certitude le jour de la mort de quelqu'un atteint d'une maladie incurable, mais lorsqu'elle approche, le médecin sait avec certitude que son malade est condamné. Par ailleurs il sait interpr^éter les signes de souffrance de son patient.
    On connait maintenant le mécanisme de la souffrance physique et comment l'atténuer chez un malade, mais il est difficile de l'éliminer complètement et surtout on peut difficilement agir sur sa soffrance morale, les traitements anxiolytiques étant relativement aléatoires et d'éfficacité variable selon les individus.
    Enfin on sait comment provoquer “une mort douce”.
    Je pense donc que le médecin a actuellement les moyens techniques pour avoir des éléments de décision, mais que le problème pour lui est finalement celui de la relation avec son patient et de l'évaluation de sa souffrance psychique.
    A mon avis le problème du médecin est déontologique : il est face à une contradiction dans son serment d'hypocrate entre ne pas donner la mort volontairement et faire tout pour adoucir la souffrance de son patient. Il a de plus ses propres convictions morales et religieuses. Donc tout dépend pour lui de l'importance respective de ces facteurs.

    Quel est le problème pour la famille. ?
Il est le même que pour le médecin sauf sur deux points
    - en général, la famille n'a pas les connaissances médicales pour avoir les éléments de décision et est obligée de faire confiance au médecin.
    - en générale la famille aime le malade et donc est davantage sensible à sa souffrance. Mais évidemment elle est moins objective.
    - évidemment dans des cas rares mais possibles, la famille bénéficiaire de l'héritage, ou ayant de la haine pour le malade, peut agir de façon criminelle.

    Lorsque l'on “abrège de façon volontaire la vie d'un malade, qui souffre et est incurable, il y a des distinctions importantes à faire :

    L'euthanasie dite passive, consiste à arrêter les soins d'un malade maintenu en vie par des médicaments ou par des instruments. On sait diagnostiquer la “mort d'un cerveau” et la fin proche d'un malade incurable.
    Le serment d'hypocrate prescrit au médecin de ne pas faire d'acharnement thérapeutique.
    Le seul problème est en général l'avis de la famille qui voudrait garder encore espoir.
    On ne devrait pas appeler cela euthanasie.

    L'aide au suicide dans le cas où une personne veut mettre fin à sa vie et peut le faire lui même si on lui en donne les moyens. C'est en quelque sorte lui donner les gélules qui lui permettront d'accomplir consciemment ce geste.
    Evidemment il faut être sûr qu'il a exprimé ce souhait et que quelqu'un n'a pas fait le geste à sa place.
    Mais cela vérifié, je ne vois pas pourquoi on lui refuserait de prendre cette décision le concernant et la justice ne condamne pas les personnes qui lui ont fourni les moyens de cette mort, dans la mesure où l'on peut prouver ces conditions.

    L'euthanasie volontaire : lorsqu'un individu a la capacité mentale et physique de demander de l'aide pour mourir et qu'il le demande. C'est pratiquement un cas très voisin du précédent, saudf que le malade ne peut pas physiquement prendre ses gélules et que c'est une tierce personne qui les lui administre.
    Beaucoup de pays autorisent ce type d'euthanasie. La France ne l'admet pas officiellement mais les tribunaux ont récemment, sous l apression de l'opinion certes jugés les auteurs mais sans les condamner.
    Dans la mesure où les preuves sont fournies, je ne vois pas pourquoi ce cas diffèrerait du précédent.

    L'euthanasie non volontaire, lorsqu'un individu n'a plus la capacité mentale et physique de demander de l'aide pour mourir mais a précédemment exprimé une telle volonté.
    A mon avis le problème n'est pas différent sur le plan théorique du précédent, mais évidemment la preuve à fournir doit être sûre et convaincante, et elle est plus facile à contrefaire.
    La justice est donc très réticente dans ce cas.

    Reste les deux derniers cas où l'euthanasie me paraît plus difficilement acceptable :
        - lorsqu'un individu n'a plus la capacité mentale et physique de demander de l'aide pour mourir ou de s'y opposer et qu'on ignore quelle aurait été sa volonté.
        - lorsqu'elle est effectuée contre le gré d'un individu, celui-ci étant conscient et s'opposant formellement à cette décision.
    A mon avis personnel, le premier cas est compréhensible par compassion pour le malade, mais l'accepter juridiquement est une pote ouverte sur des abus.
    Le second cas par contre est proche, à mon sens, d'un assassinat.

    Au plan juridique, en France,  l'euthanasie est considérée comme un assassinat qui peut être puni de la réclusion à permétuité, mais en 19998 et 2005, des textes ont élargi les possibilités de cessation de l'acharnement thérapeutique et étendu les droits du malade « à une fin digne »; et dans la pratique judiciaire, la plupart des affaires ressortant de l'euthanasir volontairele plus souvent lieu, depuis le début de la décennie 2000, à des non-lieux ou à des peines symboliques.
    Il est certain que une loi autorisant l'euthanasie devrait définir de façon rigoureuse les conditions dans lesquelles elle serait légale, pour éviter d'une part des actions individuelles criminelles, les pressions sur le malade (dans un sens ou dans l'autre) pour des raisons financières ou morales, les confusions entre la souffrance du malade et celle de ses proches, et également pour permettre au malade d'être parfaitement informé et de changer éventuellement d'avis.
    Il y a un risque plus improbable, mais possible d'eugénisme, (sélection des individus par rapport à une certaine conception de la vie). Les romans d'anticipation “le meilleur des mondes” d'Huxley et “un bonheur insoutenable” d'Ira Lewin posent bien ce problème.

    Les religions catholiques et musulmane interdisent l'euthanasie, car pour elles la vie est un don de Dieu et même celui qui est mourant doit souffrir mais ne peut en disposer. La prière est son seul recours.
    Le bouddhisme est plus tolérant et admet l'euthanasie sur demande du malade, tout en déconseillant le suicide.
    Je respecte les croyances de toute eprsonne et je pense que chaque patient a ses convictions auxquelles il se conforme, mais il me semble que le médecin  et la famille ne devraient pas se substituer au malade et lui imposer leurs convictions propres.


    J'espère que cet article sera utile à ma correspondante; elle pourra trouver sur internet des cas précis en tapant ces noms sur Google
    - l'affaire Diane Pretty au Royaume-Uni en 2002,
    - en 2003, l'affaire Vincent Humbert, en France et le cas de madame Druais
    - en 2005, le cas de Christine Malèvre, infirmière française et Terri Schjavio aux USA (qui a été “débranchée”.ce qui a suscité une polémique religieuse).
    - en 2006, en Italie le cas Piergiorgio Welby
    - en 2008, en France, le cas de Chantal Sébire.
    Il y a également un site que je consulte souvent “doctissimo” qui a publié un article sur les soins palliatifs et l'euthanasie à l'adresse suivante : http://www.doctissimo.fr/html/sante/mag_2003/sem02/mag0926/sa_7085_euthanasie_debat_relance.htm

Mercredi 8 octobre 2008 à 14:25

Adolescence


    Une de mes correspondantes “welcometomymind” a écrit à propos de mon article sur l'impulsivité :

“...Je trouve que la composante Urgence serait à nuancer. Je ne pense pas qu'elle soit incompatible avec un l'anticipation et la projection dans le futur. J'ai presque envie de dire "au contraire" si l'on considère que le mot "urgence" porte aussi en lui une idée, outre celle de la rapidité, d'importance. Et justement les professions où l'on doit prendre des décisions urgente (importante + rapide) ne le font pas avec moins d'anticipation mais, avec l'entrainement, de plus en plus rapidement. ...”

    Je suis d'accord avec elle, le mot “urgence” est sans doute mal choisi, mais je partais de l'étude de Joel Billieux qui utilise ce terme.
    Je pense qu'il ne faut pas confondre l'impulsivité, qui est un trait de personnalité et une action adaptée à des circonstances particulières.
    On a tous besoin parfois de réagir très rapidement face à un incident, une situation inattendus. Ce n'est pas être impulsif que de réagir ainsi exceptionnellement
en cas de nécessité, sous la pression des événements .
    D'ailleurs on ne le fait pas sans réfléchir et sous le coup d'une pulsion.
On réfléchit très rapidement en fonction des éléments de décision dont on dispose et de son expérience. On appelle cela “l'intuition”.

    Par ailleurs plusieurs correspondantes me demandent de préciser un peu les symptômes et les causes de l'impulsivité; je vais essayer de le faire dans cet article.
    Certaines d'entre elles et des parents me demandent aussi comment corriger une trop grande impulsivité, comment agir face à des enfants impulsifs et comment j'agis avec des correspondant(e)s qui ont une telle personnalité.
    J'essaierai de répondre à cela dans un prochain article car il me faut un petit temps de réflexion pour cela.

    Quel est  le comportement d'une personne impulsive, notamment un ado (lisez également mon article précédent); on peut avoir trois approche :

     D'abord au plan intellectuel , la personne
        - ne sait pas bien lorsqu'un problème se présente réfléchir à la situation et prévoir les conséquences de ses actes.
        - a tendance à suivre ses émotions qu'elle contrôle mal plutôt qu'un raisonnement et à répondre à partir de ses premières pulsions..
        - évalue mal le risque et a tendance à rechercher des émotions fortes.   
        - a du mal à se concentrer et à faire preuve de persévérance.

    Au niveau des actions normales la personne :
        - supporte mal que ses désirs ne soient pas vite satisfaits.
        - peut être hyperactive, avec un niveau d'activité excessif et perturbateur, par exemple un enfant rencontre de la difficulté à rester en classe dans les rangs ou devant son bureau et à attendre son tour dans les jeux.
        - se précipite souvent pour répondre aux questions sans attendre qu'on ait terminé de les poser.       
        - parle souvent trop, sans tenir compte des conventions sociales; Interrompt par exemple autrui, impose sa présence ou intervient sans raison dans les discussions ou les jeux des autre.
        - a du mal à respecter les règles, refuse souvent de répondre à une demande ou d'obéir et claque les portes.
        - elle a du mal à écouter, à se concentrer sur son travail ou sur une tâche fastidieuse, parce qu'elle est distraite par le moindre incident, ou par ses propres pensées et rêveries.
        - agit spontanément sans réfléchir aux conséquences et prend donc des risques excessifs notamment dans des “jeux” qui peuvent se révéler dangereux.
        - elle peut avoir deux types d'impulsions:  impulsion positive (acte pour sauver quelqu'un sans réfléchir du danger);
impulsion négative (violence).

    La personne peut même faire preuve de violence :
        - elle veut toujours avoir raison sans écouter l'autre
        - elle cherche la bataille facilement et peut faire des colères très violentes entraînant la destruction de beaucoup de choses, brutaliser et briser des objets.
        - elle peut même utiliser la violence physique.

    Quelles sont les causes de cette impulsivité (j'en ai déjà parlé dans l'article précédent) :

        - le manque de contrôle de ses émotions;
        - un niveau de tolérance faible.
        - une forte personnalité et vouloir l'affirmer envers et contre tous.
        - rechercher des sensations très forte.
        - un niveau de frustration élevé ou vivre dans un milieu relationnel perturbé.
        - l'influence de l'hérédité.
        - l'influence de l'éducation reçue, et notamment de l'exemple des parents eux mêmes impulsifs       
        - l'influence des médias (cinéma, télévision, jeux vidéos violents, vantant l'impulsivité comme une qualité qui permet la spontanéité, l'expression de ses émotions et la capacité de vivre celles-ci jusqu'à leur paroxysme).
        - revenir sur des situations du passé qui vous ont traumatisées par exemple une blessure d'enfance qui n'a jamais guérie.
        - éventuellement une alimentation inappropriée ou un manque de sommeil.

    Mais encore une fois l'impulsivité est une tendance normale des adolescents dont le cerveau subit des modifications profondes et donc il ne faut pas s'en alarmer, mais examiner comment l'atténuer.
    C'est ce que je me propose d'examiner dans le prochain article.

Mardi 7 octobre 2008 à 8:52

Photos, photos comiques


    Un intermède entre deux articles :


   







             
    Comme on parle beaucoup du salon de l'automobile, je publie cette photo humoristique de René Maltète :


    L'homme s'identifie à sa voiture, c'est bien connu !

mais c'est aussi une bonne initiative, quand les clignotants sont abîmés d'indiquer ainsi que l'on tourne à droite.

Lundi 6 octobre 2008 à 9:40

Adolescence



    J'ai lu une thèse de Joel Billieux sur l'impulsivité, qu'il a passée à l'université de Genève au service de psychopathologie et de neuropsychologie.

    Cette étude est intéressante car elle décortique les aspects de l'impulsivité et j'essaierai ensuite de la rattacher à l'usage du portable.

    L'impulsivité c'est le manque de patience lorsque l'on cherche à satisfaire un désir, à obtenir satisfaction, une tendance à agir selon ses pulsions et donc un faible contrôle de soi.
    Joel Billieux distingue quatre composantes de l'impulsivité :

    “L'urgence “, c'est avoir de fortes réactions face à une situation, lorsque la personne est en proie à une émotion forte positive ou négative, au risque d'avoir des réactions regrettables.
    Les personnes ayant une forte composante d'urgence réagissent sans prendre assez de recul sous le coup de l'émotion, et peuvent se mettre en colère, avoir des mots vifs pour une personne, faire des gestes regrettables.
    C'est probablement dû entre autres, à une forte activité des centres amygdaliens du cerveau et à une insuffisance de contrôle de ses réactions par les cortex frontaux et préfrontaux qui doivent inhiber les réactions exagérées.

    “Le manque d'anticipation” désigne le fait de ne pas savoir suffisamment prévoir les conséquences de ses actions avant de s'y engager. C'est une prédisposition à se focaliser sur le présent plutôt que sur l'avenir.
    C'est peut être le cas des personnes de préférence cérébrale de perception “sensitif” “S” mais c'est aussi celui de personnes dont le cortex préfrontal ne remplit pas suffisamment ce rôle de prévision.
    On se rappelle que les adolescents n'ont pas un cortex préfrontal arrivé à maturité.

    “Le manque de persévérance” est une difficulté à rester concentré sur une tâche éventuellement longue, difficile et fastidieuse. Elle serait liée à une faible capacité de la personne à résister à l'intrusion de pensées, images et souvenirs qui peuvent distraire la personne de sa tâche et en perturber le déroulement et la réalisation.
    C'est peut être le cas des personnes de préférence cérébrale de perception “global” “G” mais c'est aussi celui de personnes dont les centres du cortex et du cerveau émotionnel chargés de maintenir l'attention ne remplissent pas suffisamment leur rôle.
    La sérotonine est un neuromédiateur qui joue un rôle important dans ce domaine. On a vu que les adolescent, outre un cortex préfrontal non totalement mature, avaient des troubles de la sécrétion de sérotonine, (en partie dus à la puberté), ce qui rendait plus difficile leur concentration sur une tâche et qu'il fallait particulièrement les habituer à cet effort.
    En effet interrompre sa réflexion pour penser à ses amis, à un jeu, une soirée, une sortie... oblige à tout reprendre depuis le début et donc à perdre énormément de temps.


    Enfin la recheche de sensations fortes et la prise de risque est le quatrième facteur de l'impulsivité; c'est la tendance à apprécier et rechercher des activités excitantes et de nouvelles expériences.
    Dans un article précédent j'avais montré que au début de l'adolescence, le cerveau, considérant que la période d'apprentissage intensif de l'enfant était terminée, réduisait d'un tiers les connexions des centres de récompense et de sanction, dont le rôle est de déclencher un certain plaisir par la libération de dopamine, un neurotransmetteur très important.
    Dès lors l'adolescent a besoin de sensations plus fortes pour déclencher ces réactions de récompense et donc, comme par ailleurs son cerveau préfrontal ne maîtrise pas bien la prévision des conséquences de ses actes, il prend des risques inconsidérés.

    Que dire du rapprochement de ces quatre facettes de l'impulsivité, avec l'usage par les adolescents du téléphone portable ?
    D'abord on vient de le voir, les adolescents du fait de leur évolution cérébrale sont tous plus ou moins impulsifs et donc agissent dans l'urgence (et cela d'autant plus qu'ils ont la préférence cérébrale “P” d'adaptation aux événements); ils manquent d'anticipation et de persévérance et recherchent les sensations fortes.
    Bien entendu l'intensité de cette impulsivité dépend de leur personnalité (préférences cérébrales notamment), et du développement plus ou moins rapide de leur cerveau, sous l'effet notamment de l'éducation, de l'instruction et du vécu.
    L'impulsivité est un trait de comportement fréquent à l'adolescence; mais certains adolescents ne supportent aucune limite, ne supportent aucune frustration, et dès qu'ils éprouvent un certain désir ou besoin, ils doivent aussitôt le satisfaire ou l'accomplir.

    Un haut niveau “d'urgence” se traduit par un usage éventuellement regrettable du téléphone portable, des difficultés financières d'utilisation et un certain niveau de dépendance.
    Lorsque ces personnes sont  sous le coup d'une émotion, elles ne peuvent s'empêcher de se servir de leur portable pour parler immédiatement de cette situation, à chaud et sans recul suffisant, et le dialogue peut tourner mal (ce que je racontais dans mon article d'avant hier).
    Cela peut aussi arriver simplement pour répéter à son chéri “jtm”.
    Dès lors ne pouvoir se servir du portable représente une forte contrainte qui se traduit par un sentiment de dépendance et peut conduire à des utilisations dangereuses (au volant par exemple).
    L'envie irrésistible de téléphoner qui entraîne une utilisation intensive du téléphone portable, coûte cher financièrement !

    Le manque d'anticipation sur les conséquences des actes entraîne (associé au haut niveau d'urgence), l'utilisation du téléphone en des lieux et devant des personnes, qui apporte une gêne et peut entraîner dans certains cas des remontrances ou des sanctions. (utilisation en classe, dans une conférence, au cinéma, au volant, dans le métro)
    Je me souviens d'un voyage dans l'Eurostar où je n'entendais pas ce que me disait mon voisin de fauteuil en raison du niveau sonore de toutes les personnes qui téléphonaient.

    Les personnes qui ont de faibles niveaux de concentration font un usage immodéré du portable, tant en nombre de communications qu'en durée.
    La multiplication des pensées intrusives ramène à l'esprit une multitude de sujets de conversation, incitant à téléphoner et entraine à aborder de nouveaux thèmes de conversation, qui augmentent sa durée.

    La recherche de sensation peut être liée à l'utilisation dangereuse du téléphone (au volant ou en filmant des images... ). Mais elle peut aussi aggraver le sentiment de solitude et donc pousser à contacter d'autres personnes.

    Finalement on peut dire que certaines caractéristiques de la personnalité liées à l'impulsivité et à un manque de contrôle de soi, peuvent entraîner un usage du téléphone portable ayant des conséquences néfastes, sur soi même et sur les autres, notamment chez les adolescents dont le cerveau n'a pas atteint encore sa maturité.
    Mais je me pose aussi la question inverse : l'utilisation
du téléphone portable intensive et alors qu'on est trop jeune, ne perturbe t'elle pas le développement de la personnalité, habituant les jeunes à l'impulsivité et les empêchant d'acquérir un contrôle suffisant de soi, face aux émotions et aux pulsions.?
    De plus, en privilégiant la communication instantannée, le portable n'est il pas un handicap à la projection sur le futur et la planification des décisions et de l'action ?

Dimanche 5 octobre 2008 à 8:22

Adolescence



    L'article qui va suivre résume une étude d'un chercheur américain R. Ling, sur les usages en communication des ados, notamment téléphone et SMS.

    Un adolescent sans portable est aujourd'hui aussi difficile à trouver qu'une aiguille dans une meule de foin,
    Aucune tranche d'âge n'a intégré les téléphones portables aussi rapidement et complètement dans sa vie quotidienne que les « 12-19 ans ».
En 1998, huit pour cent seulement des adolescents possédaient un téléphone portable, alors qu'on estime le pourcentage actuel vers 98%.
    Toutes les classes sociales sont concernées. La possession d'un téléphone portable serait     même plus importante pour les garçons issus des classes modestes, qui y voient un certain prestige.
    À la différence des ordinateurs. les filles sont aussi attirées, voire davantage que les garçons. Aucun lien non plus avec le niveau d'éducation: il n'y a pas de différences entre les filières technologique et littéraires.

    Les fournisseurs de téléphones portables ne cessent de proposer de nouvelles fonctions et les jeunes recherchent l'innovation, mais le plus important reste de téléphoner et d'envoyer des SMS.
 La plupart des adolescents téléphonent chaque jour avec leur portable et envoient en moyenne neuf SMS entrants et sortants par jour. Bien souvent, les adultes s'étonnent de la dextérité avec laquelle les jeunes composent leurs messages : moi, vieux singe, il me faut 10 minutes pour écrire un SMS que je tape au clavier de l'ordinateur en 20 secondes.

    Quelles sont les conséquences de l'utilisation intense des téléphones portables dans la vie quotidienne, sur les relations et la personnalité des jeunes ?

    Le téléphone est un instrument d'organisation de son emploi du temps :
On peut arranger des rendez-vous avec ses amis de façon très flexible, sans avoir à fixer des rencontres longtemps à l'avance, le point de rencontre n'étant fixé qu'en cours de route et le téléphone permet de se retrouver si on a fait une erreur de lieu. Par ailleurs on peut tenir les parents au courant de ces changements d'emploi du temps inopinés (ce qu'ils n'apprécient pas toujours !!).
    Est ce un élément de liberté.? Les parents vous diront que oui, car ils pensent laisser plus libres les enfants puisqu'ils peuvent les toucher en permanence, mais mes correspondant(e)s me paraissent plutôt agacé(e)s par ces nombreux coups de fil de leurs parents pour savoir où ils (elles) se trouvent et considèrent que c'est “un fil virtuel à la patte”.
    En fait le téléphone portable abolit la frontière qui existait jusque là entre ce qui se passe à la maison et ce qui se passe au dehors, l'ado pouvant joindre de la maison ses copains à tout moment sans contrôle (et y passer beaucoup de temps au lieu de travailler !), et les parents pouvant essayer de contrôler où se trouve leur enfant, lorsqu'il est au dehors.

    Mais le téléphone portable constitue surtout plaque tournante des relations entre adolescents, à tel point que la possession d'un portable constitue le préalable indispensable pour appartenir à un groupe de copains. Les
propriétaires de portable choisissent leurs amis parmi d'autres propriétaires de portable.
    Le besoin de de communication est tel pour les adolescents, qu'Il faut être toujours joignable et répondre rapidement à tout SMS. Une enquête a montré qu'un délai de réponse de 15 à 30 minutes est considéré comme tout juste acceptable, et on téléphone à ses copains alors qu'on vient de les quitter.

    Est ce un besoin d'échanger des idées, de discuter de choses essentielles. En général non !
Je me souviens d'un jeune de ma famille qui téléphonait et disait à son copain : “ Je t'appelle parce que je n'ai rien à te dire.... ” !

    Le « papotage" aurait plutôt la fonction d'échanger émotions et amitié, quel que soit le sujet, partager le devenir et les soucis quotidiens de l'autre, ressentir et exprimer l'appartenance à un groupe.
    La mise en réseau permanente semble agir comme  un stimulant de l'humeur chez les jeunes et contribuerait à diminuer le sentiment de solitude et les doutes

    Cela dit, le téléphone portable n'est pas sans inconvénients.

    Ne pas supporter d'être solitaire, vouloir être en permanence extraverti même si ce n'est pas sa préférence cérébrale, n'est ce pas un handicap pour un développement harmonieux de sa personnalité ?

    La boulimie de communications téléphoniques et surtout de SMS amène parfois des complications avec les parents lorsque la facture de téléphone arrive.

    Je connais aussi des ados qui adorent téléphoner ou envoyer des sms le soir et l'attente de la réponse les empêche de dormir. Certains laissent leur téléphone allumé près de leur lit pour pouvoir répondre à toute heure.

    Il y a eu de nombreux abus dans l'usage de la possibilité de filmer avec un poratble pour ensuite publier le film sur internet, mais il s'agit là d'un problème différent.

    Finalement le portable est certainement un progrès s'il est bien employé, mais comme tout outil il peut entraîner des dérives et avoir des conséquences néfastes.
    Je pense que ce n'est un outil utile que si l'on évite (parents comme enfants) deux écueils : garder la maîtrise de soi et s'imposer des limites pour ne pas devenir dépendant du portable, exactement comme du jeu ou d'une drogue.

    C'est ce que je développerai dans mon prochain article sur l'impulsivité.

Samedi 4 octobre 2008 à 10:31

Informatique, médias, internet



    Le portable a pris une telle place dans la vie des jeunes - et parfois des moins jeunes même si ce n'est pas mon cas - , que je pense que cela vaut la peine d'en parler ensemble.

    Je prends souvent le RER pour aller à Paris et  j'étais parti pour un trajet d'une quarantaine de minutes, de la gare de Robinson à la gare du Nord.
C'était aux heures creuses et il n'y avait personne sur ma banquette et, en face de moi, est venue s'asseoir une jeune femme de 25 ans environ, qui a aussitôt sorti son téléphone de son sac et a appelé son petit ami.
    Evidemment, bien que je sois plongé dans une revue, vu le niveau de sa voix, je ne pouvais pas ne pas entendre ce qu'elle disait.
    Si j'ai bien compris, elle avait eu une discussion avec lui; une heure avant. Elle n'avait pas apprécié ce qu'il lui avait dit et elle lui reporchait véhémentement son attitude. Cela a duré une demi-heure !
    Le ton monte la conversation s'envenime. Je ne sais pas ce qu'il lui a dit, mais elle était toute rouge et elle l'a traité de divers noms d'oiseaux que je ne répéterai pas dans mon blog , de peur de le faire supprimer !
    Le petit ami a raccroché et je ne sais pas s'ils ont rompu ou s'ils ses sont réconciliés mais sur le moment ils avaient l'air très fâchés LoL

    D'abord j'avoue être un peu surpris qu'on étale ainsi devant tout le monde sa vie privée et que l'on insulte quelqu'un en public, même par téléphone interposé.
    Je suis sans doute “cromagnon”. Jamais je ne me donnerais ainsi en spectacle, en indisposant de plus les voisins.
    Mais si l'on réfléchit à cet incident. : que se serait il passé si cette jeune femme n'avait pas disposé d'un portable ?
    Elle aurait profité du trajet pour se calmer, pour prendre du recul, pour réfléchir à ce qu'elle pourrait dire pour résoudre les problèmes et calmer le jeu.
Ses émotions se seraient calmées et il n'y aurait sans doute pas eu de dispute.
    Mais là elle était impatiente et en colère et elle n'a pu s'empêcher d'appeler  sur le champ.

    Finalement le téléphone portable, chez certaines personnes et dans certaines circonstances, au lieu de favoriser la communication, peut au contraire permettre des réactions impulsives, aux conséquences fâcheuses.

    Cet incident m'a fait me souvenir de deux documents que j'avais lus :

    - l'un est une étude d'un chercheur américain R. Ling, sur les usages en communication des ados, notamment téléphone et SMS.
    J'en parlerai dans mon prochain article.

    - l'autre est une thèse de Joel Billieux sur l'impulsivité, qu'il a passée à l'université de Genève au service de psychopathologie et de neuropsychologie.
    Cette étude est intéressante acr elle décortique les aspects de l'impulsivité et j'essaierai de la rattacher à l'usage du portable.
    Je vous en parlerai dans l'article suivant.

Vendredi 3 octobre 2008 à 8:19

Photos, photos comiques

Petit repos entre mes “cours” de SVT !

    Une photo humoristique de René Maltête qui était breton.

    Il y a beaucoup de calvaires en Bretagne. J'en ai de belles photos, mais je n'ai jamais eu la chance de voir au dessous une telle brochette de bigoudins et bigoudaines.



    Par contre, à voir cette photo on pourrait croire que la Bretagne est peuplée de vieillards.
    Je peux vous assurer qu'il y a aussi des jeunes en Bretagne, même en dehors des vacances d'été et dans une proportion plus grande que 1 sur 7.!

     Demain je ferai un article plus sérieux sur l'usage des téléphones portables.



Jeudi 2 octobre 2008 à 8:10

Biologie, santé.



    Dans un précédent article nous avions vu que notre rétine contient des cellules sensibles aux photons lumineux et parmi celles ci des “cônes”
de trois types différents, dont chacun contient un pigment différent qui réagit à des ondes lumineuses de longueurs différentes :
      - l'un aux ondes longues appelé Cône L, sensible au rouge (580 nm),
      - un autre aux ondes moyennes appelé cône M, sensible au vert (545 nm),
      - et le troisième aux ondes courtes appelé Cône S, sensible au bleu (440 nm).
    Grâce à la superposition de ces trois types de détecteurs nerveux (rouge, vert, bleu) à différentes intensités, notre oeil est capable de reproduire toutes les couleurs et nous permet de distinguer une infinité de couleurs, correspondant à plus de 1500 nuances.

    Lors de la formation du foetus, nos gênes des 23 chromosomes de l'ovule et du spermatozoïde président à celle des divers organes.
    Certain(e)s d'entre vous ont étudié au lycée un peu de génétique.
Vous avez vu que chez les humains, une cellule normale contient 2n = 46 chromosomes (donc 23 paires) alors qu'un gamète contient n = 23 chromosomes, car lors de leur formation, seul un chromosome de chaque paire est donné aux gamètes (cela s'appelle la méiose)
    L'ovule  a donc 23 chromosomes venant de la mère, dont un chromosome caractéristique du sexe féminin X (la mère ayant à l'origine une paire X-X qui se coupe en deux chromosomes X), et le spermatozoÏde 23 chromosome dont un qui est soit X soit Y, car à l'origine le père a une paire X-Y et  seul un de ces chromosome va dans chaque spermatozoïde.
    Les deux gamètes mettent en commun leur patrimoine génétique et donc le foetus retrouve ses 23 paires de chromosomes, avec selon le patrimoine du spermatozoïde, soit une paire X-X (une fille), soit une paire X-Y (un garçon).

     Or il se trouve que les gênes qui codent les pigments bleus sont sur le chromosome 7 et ceux qui codent les pigments rouges et verts sur le chromosome X.
    Il arrive qu'il y ait pour des raisons diverses et inconnues, des “incidents génétiques”  : une modification d'un gêne ou même sa disparition, notamment au cours de la division cellulaire qui produit les gamètes (méiose, une cellule à 46 chromosomes donnat naissance à deux gamètes à 23).
    Supposons qu'un gêne codant un pigment R, V ou B soit absent d'un gamète, celui qui en hérite n'aura que deux pigments au lieu des trois..On l'appelle “di-chromate”
    L'autre gamète aura un gène en double, mais il ne s'exprime qu'une fois et les cônes du foetus correspondant éventuel seront normaux à trois pigments.
    S'il s'agit non pas d'une absence de gène, mais d'une modification de celui-ci, alors il y aura trois pigments, mais leurs caractéristiques ne seront pas normales et leur spectre d'absorption pourra être modifié par rapport à la normale.
On pourra avoir par exemple une certaine proportion de pigment rougedans un gène de pigment vert. On appelle cette personne un “tri-chromate hybride”.
   
    En fait il est moins fréquent que le gêne “bleu” soit absent sur les deux chromosomes 7 provenant de la mère et du père. Les anomalies de la vision bleue sont donc plus rares.
    Par contre les anomalies des gènes X provenant de la mère ou du père sont beaucoup plus fréquentes. Les anomalies de vision les plus fréquentes sont celles des visons rouge et vert.

    Ces personnes ont donc une vue des couleurs anormale : on les appelle “daltoniens”.   

    Les anomalies de la vision des couleurs sont moins fréquente chez les femmes, puisqu'elles possèdent deux chromosomes X.
    La présence d'un gène hybride (ou l'absence d'un gène) est le plus souvent compensée par un gène normal sur le second chromosome. Pour qu'une femme soit daltonienne, il faut donc que ses deux parents soient porteurs du gène anormal.
    Par contre, la femme peut donc être porteuse du gène du daltonisme (sans pour autant être atteinte de ce trouble) et le transmettre à ses enfants.
   
    Si le gène du daltonisme (hybride ou absence de gène)est présent pour un garçon (un seul chromosome X), il sera forcément daltonien, et il tient cela forcément de sa mère (qui peut être daltonienne ou seulement porteuse du gène).
    Dans le cas d'une fille, si le gène est présent sur un seul des chromosomes, alors elle ne sera pas daltonienne, mais porteuse du gène. Si le gêne est sur les deux chromosome X, elle sera daltonienne et tient cette anomalie de sa mère (qui peut être daltonienne ou seulement porteuse du gène) et de son père (qui lui est forcément daltonien).

    Les fréquences d'anomalies sont les suivantes (en %) :

                                                        garçons                      filles   
Mono chromatisme %               très rare                     très rare
Dichromatisme %
vert + bleu; manque rouge           1,000                          0,020
rouge + bleu; manque vert           1,100                          0,010   
vert + rouge; manque bleu            0,005                         0,003
Trichromatisme hybride %
pas assezde rouge                       1,000                          0,020
pas assezde vert                          4,900                          0,380
pas assezde bleu                        très rare                     très rare
Total    %                                      8,005                         0,433

    Les daltoniens voient donc mal certaines couleurs ou les voient déformées. On décèle ces anomalies en présentant des planches ou des lettres et chiffres de couleurs diverses sont invclus dans des fonds d'autres couleurs (en général sous forme de taches). Il n'y a aucun moyen de correction.
    Selon l'anomalie, certains de ces caractères ne sont pas perçus parce qu'ils se confondent avec le fond d'écran pour l'oeil du daltonien.
    En général on pratique ce dépistage entre 4 et 6 ans.

    Etre daltonien n'est pas dramatique; cela n'affecte pas l'intelligence !!!
    Mais cela peut interdire ou rendre difficile certains métiers  par exemple,  pilote d'avion ou de chemin de fer, peintre, décorateur, éventuellement électricité et pharmacie...

    Alors mesdemoiselles, soyez heureuses, votre probabilité d'être daltonienne est quasiment nulle LoL

Mercredi 1er octobre 2008 à 8:37

Sciences et techniques

Mon précédent article traitait des couleurs en général, correspondant à des flux de photons d'énergie bien précise selon la “couleur”
    Maintenant je vais essayer de vous expliquer quelques phénomènes comme le suggérait Mamour 4444.

    Nous allons d'abord parler de la diffusion des rayonnements lumineux dans l'air.
    Nous avons dit qu'un photon transportait une quantité d'énergie proportionnelle à la fréquence de l'onde qu'on lui associe et qui représente en quelque sorte statistiquement l'état d'un nombre très grand de photons.
   Les rayonnements bleus ont une énergie et donc une fréquence beaucoup plus grandes que les rayonnements verts, et surtout jaunes et rouges.
    Lorsque la lumière solaire arrive dans notre atmosphère les photons de diverses énergies qui la constituent rencontrent des molécules et atomes d'oxygène et d'azote principalement.   
    Vous avez appris en chimie que ces atomes avaient un noyau et des électrons périphériques. Ces atomes vont absorber les photons et leur énergie est transmise aux électrons, qui étant alors dans un état instable vont se dépêcher de la restituer sous forme de nouveaux photons qui dans le cas des rayons lumineux et de l'air  auront la même énergie que le photon absorbé, mais par contre n'aura pas la même direction.
    Alors que tous les photons venaient de la direction du soleil (de jour bien sûr), l'atmosphère va changer la direction d'une partie des photons, sans changer leur énergie, donc leur couleur.
    Cela s'appelle la diffusion découverte par le physicien Rayleigh.
    On peut faire des calculs (compliqués) et montrer que le nombre de photons diffusés n'est pas le même selon leur énergie, la diffusion étant proportionnelle à la fréquence à la puissance 4. Le nombre de photons diffusés n'est pas non plus le même selon la direction par rapport au photons incidents   
    Les photons “bleus” sont beaucoup plus diffusés que les photons verts, jaunes ou rouges.


    Donc lorsque nous regardons dans la direction du soleil, nous recevons moins de photons “bleus (ils ont été diffusés dans d'autres directions, et donc l'atmosphère va paraître peu colorée avec des impressions de rouge et  de jaune (en fait dans la direction du soleil nous sommes éblouis).
    Si nous regardons le ciel au dessus de nous, il y a beaucoup plus de piotons bleus diffusés et nous en recevons beaucoup plus que des photons jaunes ou rouges : le ciel parait donc bleu.
    A midi heure à laquelle le soleil est vertical, la longueur d'atmosphère traversée est minimale et la diffusion est plus faible, mais concerne surtout le rayonnement bleu : le ciel est donc très lumineux, mais plutôt bleu très vif.  
    Par contre lorsque le soir nous regardons vers le soleil à l'horizon, les rayonnements traversent une distance plus grande de notre atmosphère, ils sont fortement diffusés et le soleil est plus pâle et et nous apparaît de la couleur la moins diffusée, le rouge, tandis que la zône autour du soleil est plutôt jaune. ( vous avez certainement vu cela au bord de la mer ou d'un lac).
   
   Enfin lorsque vous regardez ainsi le soleil le soir et que vous le voyez  rouge, l'oeil et le cerveau s'habituent à cette couleur rouge et jaune qui correspond à l'énergie des photons reçus.
    Puis le soleil disparaît et l'oeil ne reçoit plus rien, mais les cellules de la rétine travaillent encore quelques dizième de seconde et comme elles ne reçoivent plus ni rouge ni jaune, seuls les autres cônes croient encore recevoir de la lumière et vous voyez donc pendant un temps très court un “rayon vert” , qui n'a jamais existé et qui n'est qu'un leurre dû à notre cerveau. (Peut être avez vous lu le roman de Jules Vernes, “le rayont vert” où les héros parcourent toutes les mers à la recherche de ce fameux rayon !).


    Dans un  prochain article, je parlerai des daltoniens.

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lancien

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