Samedi 22 novembre 2008 à 8:43

Stress, dépression, médicaments

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     Plusieurs correspondantes me parlent de leur mal être sans aucune raison dès que l’on aborde les mauvais jours à l’approche de l’hiver, et elles se trouvent “idiotes” d’être ainsi.
    Eh bien non, c’est plus naturel et plus fréquent que vous ne pensez.


    Lorsqu’on lit des articles de psys ou médicaux sur les dépressions, on parle souvent de “dépressions saisonnières” et de stress dû à l’arrivée de la mauvaise saison, qui paraît il, affecte des millions de français.
    Les jours raccourcissent, le froid se glisse sous les portes, et une vague de morosité vous envahit.  Tristesse, ralentissement des activités, manque de motivation, baisse de l'humeur liée à une diminution de l'ensoleillement.

     À l'Université de Toronto et à celle de Vienne, des neurobiologistes ont montré que les "transporteurs de la sérotonine” sont plus nombreux dans le cerveau en hiver qu'en été. La fonction de ces grosses molécules est de détruire un neurotransmetteur, la “sérotonine” pour que son action ne se prolonge pas indéfiniment au niveau des synapses.
    La sérotonine intervient dans la transmission nerveuse de nombreux neurones et a donc des actions multiples : cycle veille-sommeil, thermorégulation, rythme cardiaque et tension artérielle, système digestif et comportement alimentaire, douleur, contrôle moteur, comportement sexuel... Un déséquilibre de l’action de la sérotonine est sans doute à l’origine de la “mort subite du nourrisson”.
    La sérotonine intervient aussi dans la lutte contre le stress, car elle favorise les idées joyeuses (le circuit positif dont j’ai parlé dans un article sur le pessimisme et l’optimisme), et les journalistes l’appellent le “neurotransmetteur de la bonne humeur” !!
    Alors, plus il y a de "transporteurs de la sérotonine" qui l’éliminent, moins il y a de sérotonine, et moins on se sent gai.

    Pourquoi le cerveau agit il ainsi?
    Les chercheurs pensent qu'il s'agit d'une adaptation de l'organisme à la « morte saison », nos ancêtres lointains vivaient en plein air, parcourant de longues distances à la recherche de gibier. Lorsque l'hiver arrivait, il fallait réduire les déplacements, se confiner dans un espace clos en bougeant le moins possible pendant de longs mois, tout en diminuant ses dépenses énergétiques. La baisse de sérotonine produit en partie ces effets, qui ne sont plus adaptés dans les socié- tés urbaines d’aujourd’hui où l'activité économique doit se poursuivre à un rythme constant.

    On ne connait pas le mécanisme par lequel une diminution de sérotonine peut mener à la dépression. Il est certain qu’elle n’est pas le seul neurotransmetteur dont l’action est importante dans ce domaine ; la noradrénaline et la dopamine le sont aussi, mais il existe probablement des actions d’interaction entre ces molécules.
    Certains antidépresseurs utilisés dans la lutte contre la dépression agissent en inhibant les transporteurs de sérotonine et donc en permettant d’augmenter le taux de celle-ci.
    Mais si vous vous sentez triste et stressée à cause du mauvais temps et de l’hiver, n’allez pas pour autant prendre des médicaments. Vous n’avez pas vraiment une dépression et ces médicament ne sont pas sans inconvénients pour la santé.
    Certains médecins recommandent une cure de lumière et de bien-être : augmenter la luminosité dans le lieu où l’on travaille, être bien au chaud, se sentir bien avec les gens qu’on aime, bref se croire en été et profiter au mieux d’un environnement sentimental.
    La pratique régulière d'un sport augmente la sécrétion naturelle de sérotonine et en plus cela change les idées, donne confiance en soi.ALors cela peut aider.
    Et faire fonctionner le “bon circuit positif”. Essayer d’être optimiste, de regarder le verre à moitié plein, le bon coté de ce que l’on a, essayer de sourire d’être plus joyeux, de s’amuser et de plaisanter avec ses amis.

    Et puis penser aux vacances, au prochain été, au beau temps qui viendra.
Sans tomber dans l’excès cependant comme ce commandant d’un bateau de la “Royale” (la Marine Nationale, pas Ségolène), qui était joyeux chaque fois qu’il faisait mauvais et qu’il y avait une tempête, “parce que cela ne pouvait qu’aller mieux ensuite”, et triste chaque fois qu’il faisait beau, “parce que le temps allait se dégrader forcément”.
!! LOL
   

Vendredi 21 novembre 2008 à 9:50

Animaux


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    Les animaux sont ils racistes.?

    Si j’en crois cette photos des deux chats amoureux, il semble bien que la couleur de fourrure n’ait pas d’importance

    Par contre j’ai été témoin de la scène suivante :

    Une oasis avec une grande mare d’eau douce, chose rare dans le désert du Sahara.





   

http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux1/20234.jpg Des chameaux noirs ou bruns boivent de l’eau tranquillement et tout à coup, ils s’arrêtent de boire, reculent tous de quelques pas (en réalité ce sont des dromadaires, ils n’ont qu’une bosse, mais en Afrique on les appelle des chameaux).
    Apparaît un chameau tout blanc, immaculé, qui marche tranquillement vers l’eau avec un port altier de roi !   
    Ce chameau approche de l’eau, boit et pendant qu’il se désaltère, tous les autres chameaux sont immobiles et attendent. Puis il d’éloigne, ses libations achevées et alors, tranquillement, les autres chameaux se remettent à boire.


    J’ai été étonné et j’ai interrogé les chameliers. Mais ce sont des personnes qui n’ont pas appris la zoologie et ils m’ont simplement dit qu’un chameau blanc était rare, beaucoup plus cher à la vente, et qu’on l’appelait le "prince des chameaux".
    J’avais recherché dans des livres; c’est en fait une modification génétique qui existe chez beaucoup de mammifères et peut entraîner une absence de pigmentation : ce sont des albinos.
    Et leurs semblables leur confèrent souvent une qualité de dominant.

    En Afrique certains hommes noirs sont albinos et ils étaient considérés comme sorciers (ou tués par le sorcier en place qui avait peur pour son privilège !).

   Un conseil si vous allez au zoo voir chameaux et dromadaires, ne les caressez pas et ne leur donnez pas à manger. Ils sont peu sociables et leurs morsures sont redoutables. Les chameliers auxquels il manque des doigts de la main sont très nombreux !
   
   

Jeudi 20 novembre 2008 à 11:50

Libertés et règles

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     A la suite de mes articles sur la délinquance des jeunes, “Glandeur-romantique” m’a posé une qestion difficile et qui pose bien des problèmes philosophiques.
    Elle a un inconvénient c’est que la réponse risque d’être différente pour chaque personne.
     Voici la question qui concernait mon article sur la délinquance des jeunes :

    “Et jamais vous ne remettez en cause le concept de délinquance en tant que "Mal" ? “

    Le “Bien” et le “Mal” chers à M. Bush !! Vaste problème !!

    Je vais répondre à cette question, (l’occasion évidemment de vous choquer un peu !! LOL), mais je voudrais préciser que cette opinion date de plus de 60 ans car nous avions eu alors des discussions très intéressantes et passionnées avec notre professeur de philo, et ce sont ces discussions qui m’ont fait réfléchir au problème et je n'en ai pas changé depuis, la vie m'ayant conforté dans cette voie.

    Si l’on lit bien mes articles, je n’ai jamais approuvé les exactions faites par les jeunes et j’ai même dit clairement que je les réprouvais, car elles portent atteinte à ceux qui les subissent.
    Mais je n’ai pas développé cette opinion car j’estime que mon rôle n’est pas de juger les gens mais d’essayer de comprendre leur motivation et, quand j’en ai l’occasion, d’essayer d’aider certaines personnes à résoudre leurs problèmes.
    Et donc effectivement je n’ai pas employé le mot “mal” , mais que j'ai dit que c’étaient des actions répréhensibles, au sens juridique du terme, c’est à dire qui doivent entraîner une sanction judiciaire que les juges doivent décider en fonction de la loi.

    Puisque la question posée est d’ordre philosophique, voici mon opinion à ce sujet (et certain(e)s pourront repenser à leur cours de philo LoL).
    Je différencie tout à fait l’aspect individuel et personnel, du niveau collectif et sociétal. Je vais préciser cela :

    Au niveau personnel, chacun a d’abord un certain bagage génétique, qui comprend certains préjugés ancrès au cours des temps dans la culture humaine et qui constituent un inconscient collectif. En général cela intervient peu au niveau moral, mais entraîne parfois des réactions de sauvegarde de l’individu face à certains dangers, impulsives et avec un très faible contrôle rationnel.
    Il y a ensuite toutes les règles éducatives que nous recevons enfants, d’abord de notre famille, avec des règles morales, éventuellement issues de convictions religieuses, mais aussi avec des “à priori” , (règles, tabous, idées préconçues, us et coutumes), issus de notre civilisation et de notre appartenance à une certaine communauté (nationale, ethnique, régionale, catégorielle, .....), qui ensuite sont complétées par des instances hors famille (professeurs, amis, et plus généralement toute personne ayant une influence sur nous).
    Ceci constitue un bagage moral qui nous est imposé et que nous acceptons enfants (plus ou moins “bien” élevés ! LoL).
    Par la suite notre cortex intervient et nous remettons partiellement en cause ces règles. Nous en acceptons alors certaines en connaissance de cause, nous en rejetons d’autres et nous transformons certaines d’entre elles.
    Nous constituons ainsi notre propre morale personnelle  (qui d’ailleurs pourra évoluer dans le temps à la suite d’événements ou de rencontres), ce que les psychologues appellent le “surmoi”.
    Pour moi, il n’y a pas (comme pour M. Bush), un “Bien” et un “Mal” universels, les mêmes qui devraient s’imposer à tous (et qui évidemment sont ceux de M.Bush et qui doivent être imposés aux autres; c’est d’ailleurs l’attitude de tous les intégristes, quelle que soit leur philosophie).
    Chaque personne a droit a son “surmoi”, à sa notion personnelle du bien et du mal, car c’est sa liberté de pensée, (y compris religieuse bien entendu), mais en conséquence de cet aspect individuel, il peut évidemment en parler, mais n’a pas à en faire de prosélytisme, car il doit respecter la liberté des autres.
    Mais cette morale personnelle ne doit pas porter atteinte à la collectivité et à son voisin. C’est l’autre aspect collectif, tout à fait distinct du premier. On doit pas croire que tout vous est permis si vous estimez que c'est "bien".

    Au niveau collectif, il ne s’agit pas d’une morale à imposer à tous : le problème n’est pas philosophique mais un problème de garanties du fait de la vie en société, d’organisation de la vie commune, de règles “juridiques” en quelque sorte. Il s’agit que chacun dans son comportement nuise le moins possible à autrui et qu’éventuellement il soit sanctionné de ses débordements.
    C’est la ” loi “, qui est en principe (en démocratie) déterminée par des représentants élus de la population et qui devrait être un certain compromis des diverses circonstances et modes de vie possibles, indépendamment de toute croyance philosophique, politique et religieuse et bien entendu des “surmoi” personnels des élus en cause.

    C’est la raison pour laquelle je ne jugerai jamais une personne sur son surmoi, sur ses notions personnelles du bien et du mal. Ces notions ne regardent qu’elle. Et si je me permettais de juger cette personne, mon jugement ne serait pas objectif, car il s’agit d’opinions discutables et subjectives, et je serais moi-même influencé par mes propres idées.
    Par contre je pourrais constater les faits : les actes de cette personne sont ils conformes à la loi qui elle s’impose à tous ? La loi étant définie de façon claire, cette comparaison peut être objective.
   Cela dit ce ne serait néanmoins qu’une opinion personnelle, car ce n’est pas à moi d’en juger, mais à la justice dont c’est le rôle.

    J’espère avoir répondu à la question qui m’était posée : pour moi la délinquance ne serait un “mal” que si je commettais moi même un acte non conforme à ma conscience morale, faite des règles que m’a données mon éducation et que j’ai admises, (mon “surmoi” pour les psys).
    En ce qui concerne les délinquants dont j’ai parlé, je me garderai de dire qu’ils font le “Mal”, mais je dirai qu’ils commettent des actes contraires à la loi, parce qu’ils portent préjudice à autrui.
   
    C’est une question de respect de l’autre et pour moi  un délinquant a droit au même respect de sa nature d’être humain, ce qui n’empêche pas de le considérer comme responsable de ses actes et de le sanctionner en conséquence.


    Cela dit, je conçois que vous ayez un autre avis sur ces problèmes délicats, mais je pense qu’il est difficile de parler de “Bien” et de "Mal” universel, en restant objectif et sans se référer à sa propre conception du bien et du mal, que l’on impose alors inconsciemment aux autres.
    Cela vaut la peine d’y réfléchir.
    La philosophie n’est pas une chose inutile, même pour les matheux et scientifiques, cela sert à se poser de tels problèmes et à essayer d'y répondre.

Mercredi 19 novembre 2008 à 8:37

Animaux



    Aujourd’hui j’ai plusieurs réunions et une conférence à Paris, alors pas le temps d’écrire.

http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages1/3.jpg   Pour que vous ne vous sentiez pas abandonné(e)s LooL, je publie cette photo du jardin d’une villa au Faouet dans le Morbihan, où le propriétaire taille ses buissons en topières aux formes diverses. Ici des éléphants.

     Mais il a aussi des chevaux, chiens chats, lapins...


Mardi 18 novembre 2008 à 8:21

Sexualité, Homosexualité

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    Il m’arrive de recevoir des mails qui critiquent mes positions ou les opinions que je peux émettre dans mon blog ou dans des commentaires. Cela me paraît normal, et je trouve que c’est au contraire enrichissant, car on apprend de nouvelles connaissances ou on voit les choses un peu différemment ensuite.
    Il m’arrive même de changer d’opinion si on me démontre que j’ai tort.
    Mais il faut par contre me convaincre et je ne comprends pas qu’on se vexe parce qu’on n’a pas réussi à le faire.
La liberté d’opinion, cela consiste non seulement à être libre de choisir la sienne, mais aussi à respecter celle des autres. Cela consiste également, si on critique celle des autres, à le faire poliment et sans paroles blessantes et orgueil démesuré de soi même.

    J’ai eu une discussion un peu vive avec deux correspondants dont les mails me reprochaient certains de mes propos “antireligieux” dans mes articles sur l’homosexualité et “irrespectueux envers nos députés” en raison d’un com que j’avais mis dans le blog de Maud96, que j’apprécie beaucoup et que je vais lire régulièrement.
    Mes interlocuteurs se sont vexés de ne pas m’avoir convaincu !! Je n’y peux pas grand chose, sans doute n’ont ils pas utilisé les bons arguments ! LoL

    Ils m’ont fait rire car ils trouvaient scandaleux d’avoir des ami(e)s homos quand on ne faisait pas partie soi-même de “la congrégation” pour l’un et de la “secte” pour l’autre. C’est vrai, j’ai eu des amis et des collaborateurs homos et lesbiennes, je m’entendaient bien avec eux et certains étaient des hommes et des femmes supérieurement intelligents, instruits et cultivés. Je ne vois pas pourquoi j’aurais été assez bête pour bouder ces personnes qui m’apportaient beaucoup, sous prétexte qu’on n’avait pas tout à fait le même regard sur les hommes et les femmes, ce qui était une affaire personnelle, mais qu’on ne cachait pas et même dont on plaisantait parfois ensemble sans complexes.

    J’ai effectivement dit que le député, que j’ai critiqué dans un commentaire, avait tenu un propos inintelligent, lorsqu’il avait affirmé que “l'homosexualité était inférieure à l'hétérosexualité. ...Si on la poussait à l'universel, ce serait dangereux pour l'humanité.” et “ Je critique les comportements, je dis qu'ils sont inférieurs moralement."
    Je suis d’accord sur le fait qu’un député peut dire ce quil pense et est libre de le penser, mais j’estime qu’il doit d’une part se souvenir qu’il est le représentant de tout le peuple et que d’autre part il doit le faire avec des propos mesurés.
    Je persiste à penser que ce n’est pas faire preuve d’intelligence de dire que les homosexuels sont des êtres “moralement inférieurs”. C’est faux, vexant et c’est faire preuve d’une morgue et d’un sentiment de supériorité qui personnellement m’indisposent. On se croirait revenus dans les années 40, chez les nazis !
    Il n’y a pas d’être inférieur, chacun a ses défauts et ses qualités et les emploie malheureusement plus ou moins bien. Et certaines personnes modestes - dont un de mes grand pères qui n’avait que le certificat d’études mais un grand bon sens - m’ont beaucoup appris : certaines notions qui m’ont beaucoup plus servi dans ma vie que certains cours poutant prestigieux.
Sans doute monsieur le député aurait trouvé ces personnes “inférieures”, moi pas !!
    En outre l’argument mis en avant par le député qu’une généralisation de l’homosexualité mettrait en danger l’avenir de l’espèce humaine, par absence de reproduction, est tellement invraisemblable que c’en est absurde et même indécent à une époque où la surpopulation de la planète commence à poser des problèmes sérieux de survie.
    Ce député ne mérite pas d’avoir été élu !! C’est décidément un “être inférieur pas assez intelligent” LooL

    J’ai effectivement critiqué dans mes articles les positions de certaines personnes qui ont une responsabilité élevée dans la hiérarchie religieuse, l’un qui considère que c’est un pêché que d’être homo, l’autre qui disait que c’était contraire au Coran et qu’on devrait enfermer à vie ces déviants.
    Je maintiens mes propos. J’admets tout à fait qu’on réfrène sa propre tendance homosexuelle par sentiment religieux. Cela ne regarde que l’individu en cause et sa propre liberté de penser et d’agir et ne gêne pas autrui.
    J’admets déjà beaucoup moins que l’on dicte leur conduite aux autres personnes de même croyance. Mais je n’admets pas du tout qu’on considère que tous devraient penser et agir comme vous, quelles que soient vos et leurs convictions.
    Je trouve dommage que les règles religieuses, dont l’origine remonte à plusieurs siècles, n’évoluent pas en même temps que la société.
    Je sais bien qu’il fut une époque où l’on brûlait les gauchers pour sorcellerie, que jusque dans les années 80, l'homosexualité était encore listée comme maladie mentale par l'Organisation Mondiale de la Santé, mais les personnes tant soit peu instruites, savent aujourd’hui que c’est une grossière erreur. Et les statistiques montrent que les personnes homosexuelles ne sont pas plus dépravées et délinquantes que d’autres, comme voudraient le faire croire certains.

   
Quoique vous en pensiez, je ne défends pas particulièrement les homosexuels. Mais j’estime qu’on ne doit pas reprocher à quelqu’un ses idées ou ses actes, quand il ne fait pas le prosélytisme de ses convictions et qu’il ne nuit à personne par ses actes.

Lundi 17 novembre 2008 à 8:10

Inné et acquis

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    Un de mes correspondants émet dans un mail, des doutes sur l’influence de nos aptitudes innées ou héridétaires sur nos comportements et il pense que tout vient de notre éducation. Il conteste encore plus l’héritage ancestral de la civilisation, ce que Jung appelle les “archétypes”. Il ne croit pas aux théories de l’évolution.

    Je ne veux pas entrer dans le débat de savoir si le darwinisme est incompatible avec la religion, et notamment le Coran, c’est une discussion qui me paraît stérile, car Dieu ne pourra jamais nous dire ce qu’il en pense et l’homme me paraît bien présomptueux de parler à sa place.
    Certes les théories de Darwin datent maintenant, mais on trouve dans de nombreuses disciplines scientifiques des  conséquences plausibles de ses théories, en particulier la transmission de comportement qui concourent à la survie de l’espèce (chez les animaux mis aussi chez l’homme).
    Je voudrais vous donner quelques exemples de notre comportement qui semblent être innés et qui, dans certains cas, peuvent venir d’âges lointains.
Ils résultent d’études de neuropsychologues.


    Si l’on vous disait que, de loin, la silhouette d'un homme en train de marcher donne l'impression de s'approcher, alors que celle d'une femme donne l'impression de s'éloigner vous seriez sûrement étonnés. Pourtant c’est ce qu’ont montré des chercheurs de l'Université de Coffs Harbour en Australie, dirigés par A. Brooks.
    Des hommes et des femmes ont été filmés en train de marcher sur un tapis roulant, dans l'obscurité, avec de petites lampes fixées sur les articulations des coudes, des genoux, des poignets, des chevilles, des hanches et à la chevelure. Le film permet de reconnaître une silhouette en train de marcher, mais pas de savoir si elle s'approche ou si elle s'éloigne.
    Mais lorsqu'on demande à des volontaires d'indiquer si la personne s'éloigne ou s'approche, ils disent généralement que la silhouette masculine vient vers eux, alors que la silhouette féminine s'en éloigne.
    Selon les psychologues, le système d’interprétation visuel humain qui est situé à l’arrière de notre crâne, au dessus de la nuque, aurait évolué pour réagir rapidement en cas d'ambiguïté: si l'on ne sait pas si un homme s'approche ou s'éloigne, il vaut mieux supposer qu'il s'approche, car cela permet de se préparer à fuir ou à combattre. Par contre, une femme est rarement hostile, et dans le doute il vaut mieux (surtout pour un enfant si c'est sa mère) supposer qu'elle s'éloigne, afin de mieux la rattraper, car elle est synonyme de survie.
    Evidemment cette tendance nos paraît ridicule au siècle de l’automobile, de l’avion et de l’exploration de l’espace et pourtant.....

    Un autre exemple de l’influence de l’innéité indépendemment de l’éducation.
    Des chercheurs américains ont mené des études sur des enfants de provenance éducatives très différentes et ont constaté certains comportements communs.

    Par exemple un jeune enfant partage difficilement ce qui lui appartient, jouets ou friandise et se montre égoïste jusque vers l’âge de sept ans , puis il semble s’ouvrir à un partage et même se montrent parfois très égalitaires dans la répartition des choses agréables.
    Selon les chercheur cette transformation de l’égoïsme vers l’égalitarisme se ferait à un âge où le cerveau atteint un développement suffisant (cerveau émotionnel ou plus probablement connexion avec le cerveau préfrontal) et serait donc une expression de la génétique (pas forcément de l’hérédité, mais l’expression d’un gêne très répandu dans l’espèce).
    On peut interpréter cela comme la tendance à favoriser la survie du groupe sans lequel l’individu seul ne survivrait pas, mais rien ne permet de conforter cette hypothèse.

    Troisième exemple d’une étude faite par des chercheurs des Pays Bas.
    Les enfants seraient plus sensibles aux encouragements avant une dizaine d’années et plus à même de tirer parti des punitions ensuite.

    Lors d’expériences d'étude du comportement face à des actions positives ou négatives de l’environnement, les chercheurs ont constaté que les enfants de 8 ou 9 ans prenaient de meilleures décisions lorsqu'ils recevaient des messages positifs alors que les enfants de 11 ou 12 ans tiraient aussi parti des messages négatifs.
    Ces expériences, réalisées sous scanner, ont révélé que le cortex préfrontal dorso-latéral (une zone du cerveau qui adapte le comportement aux changements de l'environnement et prévoit en partie les conséquences de nos actes correspondantes), cette zone  s'activait en réaction aux messages d'encouragement
des chez des enfants de 8/9 ans, mais jamais suite à des commentaires négatifs. C'était exactement le contraire chez les enfants de 11/12 ans.
    Évidemment, un enfant même très petit, peut parfaitement comprendre un interdit et s'y conformer !    
Mais en ce qui concerne le raisonnement déductif  pratiqué lors de l’étude, le cortex serait donc presque indépendemment de l’éducation, peu sensible aux instructions formulées sur un mode négatif avant une dizaine d’années et les messages d'erreur ne sont bien pris en compte par le cortex au-delà de 10 ans.
    Dans leur conclusion les chercheurs pensent que les enfants seraient plus sensibles aux encouragements avant l'âge de dix ans, et plus à même de tirer parti des punitions ensuite et que, dans les apprentissages scolaires notamment, il est sans doute plus plus efficace d'insister sur les succès d'un enfant de moins de dix ans,que sur ses erreurs.
   
Il semble bien qu’il s’agisse d’un problème de développement du cerveau lié à l’expression à un moment donné d’un gêne, presque indépendemment de l’environnement.

Dimanche 16 novembre 2008 à 8:41

Amour et peines de coeur

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    Un coup de foudre, cela fait peur, c’est vrai.
    Quand j’étais petit, la foudre est tombée sur la maison de mes parents. Une boule de feu (un plasma ionisé) a traversé la pièceet chose curieuse, elle a cassé une assiette sur deux dans une pile dans le buffet et avait fait deux trous noircis sur son passage (cela s’explique, la pile d’assiette se comporte comme une suite conducteurs - diélectriques isolants, de condensateurs qui se percent, sous l'effet de l'énorme intensité électrique).
    Mais pendant deux ans je n’étais pas rassuré à chaque orage; puis j’ai grandi et j’ai presque oublié.
    J’ai subi aussi un coup de foudre dans un avion. Une boule de feu, tout s’éteint et pendant une seconde on croit qu’on explose, mais l’électronique de l’avion étant  protégée, tout repart. Alleluia !!!

    Mais ce qui intéresse aujourd’hui le vieux singe, ce sont les coups de foudre de mes guenons et babouins.

    Un coup de foudre en amour, cela existe t’il ?
   

    Certes oui, mais tout dépend ce que l’on appelle "amour" et ce qu’on attend de ce coup de foudre.
   
    Il arrive qu’une personne voit et parle avec une personne de sexe opposé et se sente tout de suite attiré par elle. Je ne parle pas du simple désir de faire l’amour d’un coureur de jupon invétéré, mais d’une attirance plus complète et non seulement physique mais intellectuelle, parce qu’on y trouve une communauté de goûts et d’idées, mais assez succincte, puisqu’on ne connaît pas la personne.
    Et bien sûr pour qu’il y ait un “coup de foudre”, il faut que cette attirance subite soit réciproque.

    Quand j’étais jeune, une telle attirance faisait qu’on essayait de se revoir, de mieux se connaître et d’être amis. On ne s’imaginait pas tout de suite amoureux et ce n’est qu’après un minimum de discussions et une meilleure connaissance, facilitées par la réciprocité de l’attirance, que l’on pouvait se dire amoureux l’un de l’autre. On pouvait sortir ensemble d’ailleurs sans être pour autant le ou la petit(e) ami(e) de l’autre. Cette “fonction” n’existait pas !
    La plupart du temps l’un ou l’autre s’apercevait que la première impression n’était pas la bonne et cela s’arrêtait là. Dans d’autres cas il y avait un début d’amour, mais là encore il ne progressait pas ou bien au contraire il brûlait comme un feu de paille et s’éteignait ensuite, et l’aventure cessait.
    Mais quelquesfois cependant le coup de foudre pouvait se transformer en amour durable.

    De nos jours, sous la pression de la société et des médias, dès qu’on se sent attiré par l’autre on croit que c’est l’amour.
Le garçon pense qu’il est amoureux et la fille que c’est le grand amour de sa vie. Avoir un ou une petit(e) ami(e) est obligatoire sous peine de paraître délaissé(e) et inapte à la vie en société. Alors on se lance sans connaître l’autre dans cette espèce de vie de couple qui n’en est pas vraiment une.
    Et dans la majorité des cas on va vers une rupture au bout de quelques mois, qui évidemment engendre son cortège de peines.
    Je suis donc encore plus sceptique quant à la réussite des coups de foudre de nos jours.

    J’avais déjà parlé du coup de foudre dans un de mes articles et un de mes commentateurs écrivait que son professeur de philo avait parlé de la “cristallisation du désir” mais sans développer ce thème et il ne savait pas ce que c'est.
    C’est effectivement un sujet “bateau” en philo et je me rappelle une des dissertations que j’ai faite, il y a plus de 60 ans (j'étais en TS, mais le prof unique m'avait autorisé à suivre aussi les cours de psycho de TL):
    “La lucidité implique t’elle obligatoirement la froideur des sentiments ? ”
. Beau sujet n'est ce pas !! LooL

    La philosophie étudie les passions (pas uniquement l’amour) et on constate que le passionné s’enivre de sa passion au point de ne plus raisonner objectivement et magnifie tout ce qui la touche. C’est vrai aussi pour l’être aimant et aimé.
    C’est ce que l’on appelle la “cristallisation du désir” (ou de l’amour), car "l’objet du désir", même s’il est terne, se recouvre de cristaux comme lors du givre, et brille à la lumière sous l’effet de ces milliers de cristaux réfléchissants et étincelants qui cachent sa vraie nature. La “cristallisation” provoquée par le désir donne à son objet des qualités qu’il n’a pas.
      C'est l'amour, qui, portant en lui les aspirations secrètes de la personne passionnée, reporte sur l’objet de son désir toutes ses envies et ses attentes et imagine ainsi le (ou la) partenaire idéal(e) capable de les combler.
    La sagesse populaire traduit cette haute philosophie de façon beaucoup plus simple : “Méfie toi, l’amour est aveugle !” me disait ma grand -mère. LoL

    C’est effectivement l’une des raisons pour laquelle le coup de foudre aboutit rarement à un amour durable.
     Il y a notamment un stade critique, je le dis souvent, il est difficile de passer sans casse de l’amour “chacun chez ses parents” à la vie en commun de couple.
    On ne connait pas vraiment son ou sa partenaire, on a magnifié ses qualités, on a bâti une personne idéale correspondant à ses propres aspirations, souvent à l’image de soi-même, on rêve d’une communion d’idées, d’un fusionnement et tant que cette illusion dure, c’est l’euphorie.
    Puis tout à coup, le brouillard se déchire et on s’aperçoit que celui qu’on aimait est tout autre et c’est la désillusion

    Alors le conseil que je vous donne toujours, soyez amis et apprenez à vous connaître objectivement et sans fards, avant de vous aimer. Evidemment cela prend du temps, mais cela vous évitera peut être la tristesse des ruptures;


Samedi 15 novembre 2008 à 12:00

Divers

http://lancien.cowblog.fr/images/ZFleurs2/P8100294.jpg

    Ce n’est pas vraiment un article, mais je voulais répondre à certains commentaires et en général je commence, lorsque c’est une personne que je ne connais pas, par aller voir son blog.
   Pendant les premiers pas de la V3, cliquer sur le pseudo ne permettait plus d’aller à son adresse comme auparavant, mais il semble que le service soit de nouveau actif. Merci cowblog.
    Cependant ce service a des ratés car lorsque je clique sur les pseudos de :
            “grogrotte” ,
            “anOreksi”
            “auré”
            “javier”

dont les pseudos sont soulignés comme quand on possède un blog, je n’ai qu’une page blanche, mon navigateur me dit qu’il attend
        http://pseudo.cowblog.fr
et il ne se passe rien. On ne me dit pas si le blog existe et évidemment je ne peux accéder ni aux coms, ni aux tags, ni à "lui écrire".
    Et l’annuaire n’est pas disponible. J’espère que cela viendra. (Saint Cowblog, écoutez ma prière !)
    Les anciens profils des blogs n’ont pa été repris ce qui est dommage car j’aimais bien savoir si le correspondant était un ou une correspondant(e), quel le tranche d’âge et pour les jeunes s’ils étaient au collège au lycée ou dans le supérieur et dans un domaine scientifique, littéraire ou artistique.
    Ce n’est pas par curiosité, mais la façon de penser est différente et on ne s’adresse pas à eux de la même façon dans les différents cas.
   
    Alors si vous lisez cela pouvez vous me donner l’adresse de votre blog. Je répondrai à vos questions.


Samedi 15 novembre 2008 à 8:33

Photos, photos comiques

      Aujourd’hui repos pour tous (moi, j’ai une serre qu’il faut que je finisse de démonter et de nettoyer pour que l’étanchéiste répare une fuite dans la terrasse) !

     Alors ce sera une simple image, que j’ai retrouvée en classant mes photos de l’année de la canicule (je ne me souviens plus qui l’a prise, mais ce n’est  pas moi).


http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux1/31.jpg 
   Le propriétaire de cette vache a eu pitié d’elle et il l’a protégée comme il pouvait contre la chaleur.
   
   Mais ne trouvez vous pas qu’elle a l’air heureuse.
   Son lait ne va pas bouillir !!!


Vendredi 14 novembre 2008 à 10:04

Inné et acquis

   http://lancien.cowblog.fr/images/imgdelete.png

    Plusieurs commentaires et plusieurs mails me demandent de mieux expliquer comment dans l’optimisme ou le pessimisme, il y a une part d’inné et d’acquit et pourquoi.
    C’est un problème d’autant plus complexe quil y a encore beaucoup d’éléments dans ce domaine qu’on ne connaît pas encore.
    Je vais essayer cependant de vous l’expliquer le plus simplement possible, mais je vous renvoie aussi aux articles que j’ai déjà écrits dans la rubrique “inné ou acquit”


    Vous savez tous que nous héritons de nos parents des caractéristiques génétiques.
    Les cellules humaines comportent 22 paires de chromosomes asexués plus une paire différente selon le sexe que l’on appelle XY chez l’homme et XX chez la femme.
    Les cellules sexuelles (gamètes : ovules ou spermatozoïdes), ne possèdent que la moitié des chromosomes (23), de telle sorte que lors de la fécondation, l’oeuf issu de la réunion des deux cellules, retrouve ses 46 chromosome, la moitié venant du père et la moitié de la mère.
    Dans ces chromosomes il y a de de très nombreux gènes, qui eux mêmes sont composés de molécules d’ADN (acide désoxyribonucléique), sorte d’échelle hélicoïdale, dont les barreaux sont constitués de 4 types de bases azotées, dont l'ordre de succession dans cette échelle constitue nos facteurs héréditaires.
    En effet par un mécanisme complexe, ces bases sont à l’origine de la synthèse des acides aminés dont la combinaison fournit les protéines qui déterminent le fonctionnement du corps humain (et de sa formation).
    Mon article du 6 mars 2008 décrivait la formation du cerveau.
    A l’origine ce sont des gènes qui déclenchent le processus de formation des neurones et la croissance de leurs prolongements et il y a donc dans la formation initiale “grossière” des centres du cerveau, une part d’hérédité.
    Par grossière j’entends que le nombre des neurones des diverses régions du cerveau et la croissance initiale des axones et dendrites est commandée par les gènes et donc l’hérédité joue à ce stade.

    Mais comme je l’ai déjà dit dans plusieurs articles, le fonctionnement de notre cerveau est essentiellement déterminé par les connexions entre neurones. Or les gènes font en sorte que les axones et les dendrites soient au voisinage les uns des autres, mais ils ne déterminent pas les connexions    Celles -ci se font ensuite au hasard, et il y a donc dans la formation de notre cerveau une part d’incertitude, qui n’est pas génétique mais qui se détermine avant notre naissance et qui donc est innée (mais pas héréditaire).

    Nous héritons donc à notre naissance d’un cerveau dont les centres sont déterminés partie par l’hérédité, partie par le hasard, de telle sorte que même les cerveaux de deux jumeaux sont différents.
    Nous avons donc à la naissance des préférences cérébrales innées résultant de cette formation, qui prédisposent notre cerveau à certains types de fonctionnements de préférence à d’autres (Ce que CG. Jung appelait les "types psychologiques")

      Dans le cas de mon article d’hier, à la naissance, l’un de nos deux circuits de liaison positif (cortex préfrontal - noyau accumbens) et négatif  (cortex préfrontal - centres amygdaliens), fonctionne plus facilement que l’autre pour des raisons héréditaires ou innée.
     On ne sait pas pourquoi, sans doute comporte t’il davantage de connexions neuronales, ou utilise t’il davantage de neurotransmetteurs chimiques, ce qui est sûr c'est que les connexions se font plus facilement et donc plus fréquemment.

    Mais en fait à la naissance nous avons un cerveau “vide”, car, en dehors des centres qui régulent la vie du nouveau né et les centres de la perception qui ont commencé à fonctionner très succinctement (surtout l’ouïe), le reste du cerveau n’a rien fait et rien mémorisé, ni souvenirs ni surtout processus de commande de notre corps et de notre esprit.
    Notre cerveau a un énorme potentiel, mais il faut l'utiliser pour transformer ce potentiel en capacités réelles. C'est l'habitude de fonctionner et la fréquence des utilisations qui créera peu à peu des connexions "solides" . Les autres inutilisées disparaîtront.
    Comme je l’ai décrit dans mes précédents articles, le cerveau va alors faire son “apprentissage”, aidé par des “centres d’apprentissage, de récompense et de sanction” qui délivreront de la dopamine (un neurotransmetteur) chaque fois qu’une action entreprise réussira et cette libération de dopamine induit une sorte de satisfaction qui incite à recommencer à réussir et faire mieux. (les journalistes appellent ces centres les “centres du plaisir”; il faudra un jour que je vous explique comment cela fonctionne mais c’est très compliqué et il faut que j’y réfléchisse pour que mon article soit compréhensible !! LooL)
    C’est ainsi que par des essais réussis et d’autres ratés, l’enfant va progresser, apprendre à se servir de ses mains en coordination avec sa vision et son toucher, puis à marcher, à se servir de ses cinq sens, puis à parler, à lire et écrire......
    Cet apprentissage se compliquera et deviendra l’éducation des parents et l’instruction à l’école.
    Evidemment ces divers apprentissages vont avoir une grande influence sur nos préférences cérébrales innées. Ils ne les changeront pas mais ils pourront renforcer l’usage de ces préférences ou au contraire nous permettre d’utiliser plus souvent l’aptitude non préférentielle.
    Un pessimiste restera donc un pessimiste, mais il pourra apprendre à être aussi optimiste dans certains cas et donc à diminuer son comportement pessimiste.


    Vous allez me demander comment se traduit cet apprentissage dans notre cerveau : il favorise certaines connexions entre neurones qui se renforcent par suite de l’usage fréquent de telle sorte que des processus (comme : se servir de ses mains, marcher, faire du vélo... réfléchir, organiser, créer....) vont se mettre au point ainsi que la mémorisation d’images, de perceptions, d’événements, de sentiments et bien entendu du vocabulaire nécessaire au langage, sans lequel les idées n’existent qu’à l’état frustre.
   
Dans le cerveau, tout est affaire de connexions. Lorsque les connexions sont renforcées, entre deux neurones, si l’un est sollicité il sollicite automatiquement l’autre et l’information se propage ainsi, comme lorsqu’un ordinateur exécute un programme dans sa mémoire, avec cette différence essentielle que l’ordinateur fait cela pas à pas, alors que dans le cerveau à tout instant, les connexions sont multiples et très nombreuses.

    Revenons à notre nouveau né “pessimiste”.
    Si on l’aide dans son apprentissage, son circuit de récompense va souvent fonctionner et il prendra l’habitude de fonctionner, mais à ce stade d’apprentissage élémentaire cela n’aura guère d’influence encore sur l’aspect optimisme/pessimisme, qui n’est pas une notion de cet âge. Mais si ce jeune enfant n’a pas l’affection et l’attention des parents, le manque d’aide qu’il ressentira pourra néanmoins renforcer le circuit négatif.
    Il n’en est pas de même du jeune enfant, dès qu’il est en possession du langage et que donc il peut vraiment émettre des idées, penser vraiment.
    Le type d’éducation qu’il recevra peut grandement influencer sa préférence.
    Si l’enfant est entouré d’amour et de tendresse, si on n’oublie pas de le complimenter quand il réussit, si on ne se contente pas de le gronder quand il fait mal, mais qu'on sollicite son cortex en lui expliquant pourquoi c’était mauvais pour lui (ou autrui) et ce qu’il aurait dû faire, si on l’écoute chaque fois qu’il a besoin d’aide, alors son circuit négatif sera beaucoup moins sollicité et il prendra l’habitude d’utiliser davantage son circuit positif, dont les connexion se renforceront. Il diminuera ainsi sa tendance pessimiste.
     Les premières années de l’éducation sont fondamentale car le cerveau est encore très malléable, les connexions non encore renforcées étant infiniment nombreuses.
    Puis vient l’école qui agit autrement car elle sollicite essentiellement notre mémoire et la faculté de notre cortex de raisonner. Elle nous donne aussi par nos lectures (et autres perceptions), une certaine idée des sentiments et émotions.
    L’instruction n’entraîne pas à priori l’orientation vers le circuit positif ou négatif, mais elle nous apprend à maîtriser nos émotions à comprendre nos sentiments et dans une certaine mesure de les soumettre à la raison du cortex au lieu de les laisser tourner en rond dans notre cerveau émotionnel.

    Ce cours de SVT est un peu long, excusez moi, mais je voulais répondre le mieux possible aux questions qui m’avaient été posées.
    J’espère qu’il n’a pas été trop ésotérique et je suis prêt bien sûr, à vous donner des explications complémentaires.

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