Mardi 4 novembre 2008 à 8:00

Absence et retour


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     Je pars aujourd’hui en Bretagne pour quelques jours, sans doute jusqu’au 10 novembre : quelques bricolages à faire dans la maison et surtout la mettre ainsi que le jardin, en état pour l’hiver, pendant lequel elle devra se débrouiller toute seule dans la froidure et la tempête.

    Mais il y a une nouvelle fonctionnalité sur la V3 de cowblog que je vais essayer d’utiliser et qui permet de poster en dates programmées.
J’ai essayé sur cet article et cela a l’air de bien marcher.

    Alors j’ai préparé à l’avance plusieurs petits articles qui seront postés chaque jour d’absence;.

    Ce ne seront pas des articles de fond, je n’ai pas le temps d’y réfléchir, mais des photos amusantes ou des photos de lieux que j’aime, en Bretagne.

    Après le 10, je reprendrai avec des articles plus sérieux.


Lundi 3 novembre 2008 à 11:24

Violence

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    Je lisais un  article d’un chercheur du CNRS François Xavier Robert, sur la délinquance des jeunes et j’y ai trouvé quelques données intéressantes.

     Une affirmation étonnante qui n’est certainement pas mondialement vraie mais semble spécifique des sociétés occidentales :

“... La criminalité n’est pas une conséquence de la pauvreté. Au contraire, plus une société est riche, plus elle est criminogène, parce que les tentations et les cibles sont plus nombreuses et plus vulnérables....
... Autre constat : plus tôt on commet un petit délit, plus on a de chances d’en commettre rapidement un grave... Mais on constate que le délinquant apprend très vite à faire un calcul coût/avantages avant de commettre un délit....
....Dans une large mesure, l’occasion fait le larron. Une société, qui multiplie les tentations, mais qui est vulnérable, incapable de se défendre, explique largement l’explosion de la délinquance. Il est frappant de constater que les cambriolages chauds (en présence des habitants) sont beaucoup plus rares dans les pays où la détention d’armes est courante (USA). De plus, les cibles protégées et défendues sont moins souvent la cible des délinquants : ceux-ci adaptent leur comportement aux risques. Plus une cible est aisée, accessible et vulnérable, plus elle attire la délinquance. Et curieusement, plus il y a de cibles vulnérables, plus on assiste à de la violence et des homicides.........Pour les jeunes délinquants, celui qui est incapable de réagir est un faible et suscite le mépris. Il semble que le fait de ne pas résister au vol ne protège pas de la violence, mais au contraire la suscite !...”

     Autre information qui me parait évidente de nos jours :
“.... Le critère le plus significatif en matière de délinquance est le sexe. Les garçons sont beaucoup plus délinquants que les filles. Ce constat ne date pas d’aujourd’hui. Et en ce qui concerne les jeunes, chaque âge se caractérise par un type déterminé de criminalité. ....”

     L’auteur fait apparaître une certaine concentration des risques :
“.....5% des familles sont responsables de 50% des petits délits, 86% des délits graves et 95% des trafics. Ces 5% ne semblent pas particulièrement détectés par la police. Ils refusent d’autant plus de travailler que la délinquance leurs procure d’autres ressources, plus importantes et moins astreignantes : le travail salarié rapporte trop peu, il est contraignant, oblige à avoir un patron et est une entrave au goût du risque. Ces jeunes sont souvent motivés par le goût du risque et l’agressivité pure....”

     L’urbanisation semble un facteur prépondérant :
    “.... Le taux d’urbanisation est clairement un facteur de délinquance.
Ce qui détermine avant tout le taux de délits en Europe est la croissance des villes : Elle procure les cibles et engendre la disparition du tiers protecteur par l’anonymat. Il existe également un lien avec le taux de chômage et de ségrégation spatiale (ghettoïsation). L’urbanisme, l’inactivité et la ghettoïsation font apparaître une « culture de rue » propice à des motivations délinquantes. « La pauvreté est rurale et la délinquance est urbaine »
Le taux de scolarisation n’a eu aucune influence sur l’activité délictuelle. Par contre le fait de fréquenter des ZEP (zones d’éducation prioritaire dans les quartiers défavorisés)  joue un rôle indiscutable....
...Le fait de vivre dans une société anonyme et urbaine, le manque de contrôle social, et notamment la passivité des témoins potentiels favorise également la délinquance : le taux de réaction de la plupart des témoins d’un délit est proche de zéro...Les témoins qui ne sont ni des proches ni des victimes pensent n’avoir aucune légitimité pour agir.
Enfin, le succès encourage à agir : le fait de réussir ses délits sans problème incite à l’escalade, et à se surpasser.”

      Comme nous le savons tous les facteurs familiaux sont très importants, mais je ne connaissais pas certains détails :
“...Le statut social des parents ne semble guère jouer de rôle dans l’émergence de la violence....
... 70% des jeunes délinquants sont issus de familles « fraîchement installées ». La « mobilité » agit négativement sur la cohésion familiale, de voisinage et sur le parcours scolaire.
Il y a un lien clair entre la structure familiale et les comportements à risque. Les facteurs de délinquance liés à la situation familiale sont les suivants :
1.      les familles éclatées (divorces, séparation) ou monoparentales connaissent plus de délits que les familles unies ou les familles où un des parents est décédé. Le plus mauvais cas de figure est celui où les enfants sont élevés par le père sans la mère. Le décès d’un parent est beaucoup moins significatif que la séparation ou le divorce, en particulier lorsque ceux-ci interviennent avant que l’enfant atteigne l’âge de 4 ans.
2.      Le nombre d’enfants au sein de la famille influence fortement la délinquance. 58% des enfants placés par le juge sont issus de familles de 4 enfants et plus. A partir de 3 enfants, le taux de délinquance augmente de manière significative. La délinquance des jeunes est en outre influencée par celle des autres frères.
3.      Le niveau de supervision des parents et le climat au sein de la famille sont importants. Les parents sont le principal acteur de la socialisation des enfants. Le facteur le plus décisif est la manière dont les parents veillent sur leurs enfants, et particulièrement avant l’âge de 5 ans. Le modèle d’éducation autoritaire ne diminue pas le risque de délinquance, au contraire. Une supervision forte, constante et stable, dans un bon climat affectif semble donner les meilleurs résultats éducatifs.
4.      Les mauvais parents ou les parents condamnés sont un facteur de délinquance....

La famille cesse d’être un lieu d’exercice de l’autorité. Les enfants ne font plus confiance à la légitimité des règles héritées. L’esprit de liberté prend le pas sur l’obéissance et les règles de vie sociale. L’individualisme se traduit par une révolte des individus contre la hiérarchie au nom de l’égalité et par une dénonciation des traditions au nom de la liberté. ...Les notions de bien et de mal, d’acte légal et d’interdit sont sujettes à caution. Il semble qu’à peine un quart des Européens disposeraient encore de principes sûrs pour distinguer le bien du mal.
Plus on fait partie d’une génération récente, plus grande est l’aversion pour l’effort et la discipline. Plus on juge que c’est à l’individu lui-même de définir ses propres règles.
...De nombreux jeunes ne considèrent pas qu’il est mal de voler, surtout si la victime n’est pas identifiée (supermarché, collectivité…).
Beaucoup de jeunes mesurent la gravité d’un acte au risque couru à l’accomplir. Ce ne serait pas le fait de commettre un délit qui serait grave, mais le fait d’être pris !...”

     Un correspondant m’écrivait que les exactions dans les cités étaient surtout dues à des communautés mal intégrées. C’est en partie vrai, car effectivement nous n’avons pas su les intégrer comme on arrivait à le faire il y a 40 ans et nous avons créé des ghettos qui nuisent à l’intégration.
Mais si l’on prend la délinquance globale, tous âges compris, la majorité des délinquants n’est pasissue d’immigrés. Et dans le cas particulier de la drogue, il y a davantage de délinquants issus de familles aisées.

     L’auteur aborde d’ailleurs aussi le problème bien connu de la drogue et de l’alcool :

“...User de drogues et d’alcool n’aide pas à la réussite scolaire : on travaille moins, l’intérêt pour les études diminue, le nombre de punitions augmente et les résultats se détériorent. La drogue et l’alcool sont des manières d’échapper à la réalité. Ils sont clairement un facteur de criminalité, notamment par la déresponsabilisation qu’ils génèrent. Pourtant la tolérance à l’égard des psychotropes (drogues) est plus grande dans les classes aisées....”

     Mais son étude dit aussi dans sa conclusion :
“ ... Beaucoup de jeunes considèrent que ce serait une bonne chose de respecter davantage l’autorité. ...”

Dimanche 2 novembre 2008 à 9:25

Photos, photos comiques

     Très peu de temps aujourd’hui, La famille fête les 18 ans d’un de mes petis fils. Donc un article court et pas très sérieux !! LoL


http://lancien.cowblog.fr/images/Photoscomiques1/valisechien.jpg    Pour ceux ou celles qui ont envie d’un animal de compagnie, en voici un qui n’est pas exigeant, ni sur le plan de la nourriture, ni sur le plan des promenades hygiéniques; (il ne sait pas lever la patte contre un arbre ou un mur - ou à défaut contre un meuble).




   
Kaa, tu pourrais peut être inventer quelque chose de ce genre avec tes serpents, et Mamour avec Tsykette (une valise Tsykette en peau de chat : horreur !!!).

Samedi 1er novembre 2008 à 8:30

Préférences cérébrales

     Comme je vous le disais dans l’article précédent, la première réaction que nous avons face à une perception (image, son, toucher, discours, lecture), est émotionnelle et affective (et très souvent inconsciente).
     Ce n’est que dans un deuxième temps que l’on commence à réfléchir, à avoir un comportement rationnel et à prendre une décision, qui entraîne l'action.
     On appellera « A »  (A comme altruiste ou affectif), la tendance à une grande sensibilité de longue durée, (une dizaine de seconde) et « O » (O comme orientée) la tendance à une faible sensibilité émotive et de courte durée, (quelques secondes) qui cèdera rapidement le pas à la perception orientée normale qui se fait sous le contrôle de notre cerveau frontal, qui réfléchit et pense.
     Nous avons chacun une sensibilité A ou O, plus ou moins grande : on ressent plus ou moins l’émotion initiale et on passe plus ou moins vite à la perception orientée.


     Le premier stade est celui de la perception émotionnelle immédiate, qui est intense et long si l’individu est snesible, et faible et court si l’individu est peu sensible. Intervient ensuite la perception “orientée” par notre cortex, qui réfléchit pour optimiser notre information.
     .La perception orientée par notre cortex  (faits, causes) dépend non seulement de notre sensibilité, mais aussi de notre préférence “sensitive pas à pas S” ou “globale G” quant à la “méthode” de perception.
     La durée du stade ‘perception orientée” par rapport à celui de “décision” dépend de notre préférence J (maîtrise des événements) ou P (adaptation aux événements).
     Les critères de décision dépendent de notre préférence L (logique) ou V (valeurs)
     Si vous avez oublié ce que sont ces préférences cérébrales vous pouvez trouver leur description sur mon blog dans les articles relevant de ectte catégorie.

http://lancien.cowblog.fr/images/Prefcerebrales/schemaAOcopie.jpg     L’important c’est de savoir que cette préférence A / O intervient fortement dans notre humeur et dans notre réaction au stress.
     La personne de préférence A aura des émotions plus fortes et il lui arrivera fréquement d’avoir les larmes aux yeux, voire de pleurer.
De même face à une autre personne,  elle s’intéressera davantage aux sentiments et aux réactions de cette personne, alors que la personne de préférence O recherchera davantage des informations concernant sa situation qu’elle analysera.
     La personne de préférence A peut être très émue par des images, des textes ou des sensations ayant une forte connotation émotionnelle, alors que la personne de préférence O recherchera davantage des informations ou s’intéressera davantage à son contenu rationnel et factuel.
     En général la personne de préférence A comprendra donc mieux les sentiments et réactions des autres, alors que la personne de préférence O sera beaucoup moins sensible et empathique
     Une personne très sensible aura des réactions plus brutales devant le stress ou une grande émotion : larmes, tristesse. Elle exagèrera l’importance de paroles désagréables ou de réflexions péjoratives et soit répliquera de façon soudaine, soit partira souffrir dans son coin.
     Au contraire une personne peu sensible sera jugée à tort comme indifférente, égoüiste et ne comprenant pas autrui et les sentiments des autres.

     La sensibilité A /O est donc un facteur imporatnt à connaître pour comprendre les réactions de vos enfants, vos parents ou vos amis.


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lancien

sortir de la tristesse

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