Mercredi 31 décembre 2008 à 10:06

Drogue, alcool, addictions


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     Quelles sont les motivations des jeunes qui se font faire percings et tatouages permanents.
     Ces motivations sont souvent les mêmes pour celles qui se font des tatouages en décalcomanies. Elles sont seulement plus sages, ayant conscience que leurs motivations peuvent changer, ou bien n’ont pas eu l’autorisation des parents, ou ne veulent pas dépenser de l’argent sur une telle acquisition.

    Pour beaucoup d’abord, céder à la mode et faire comme les autres jeunes qui sont autour d’eux.
    C‘est finalement une conséquence supplémentaiores de la société de consommation .
    Les médias poussent à faire telle ou telle chose par la pub notamment ou les films, chansons, bandes dessinées, certains le font, puis cela gagne les autres. Ma copine possède telle chose, je dois en avoir autant, si possible, plus moderne, plus intéressante, plus performante ou plus jolie (ou parfois plus chère!).
    Certes c’est un esprit moutonnier mais il en est souvent ainsi et percing et tatouages n’échappent pas à l’air du temps.

    Pour certains assez rares, il s’agit seulement de mettre une parure, quelque chose de beau sur leur corps “pour faire joli”.
    C’est surtout vrai pour des boucles d‘oreilles, mais c’est aussi valable pour d’autres percing car les “goûts et les couleurs” sont propres à chacun, comme dit le proverbe. Personnellement je ne trouve pas jolis les piercings dans les lèvres, mais j’admets qu’on ne soit pas de mon avis.
    Par contre les percings dans la langue sont dangereux pour l’élocution.
    J’ai connu un jeune qui faisait des études de dessin et de peinture et qui avait sur sa peau, de véritables tableaux !

    Une des motivations les plus courante est la volonté identitaire : c’est donner à son corps un aspect original qui vous est propre. Le percing ou le tatouage devient alors un emblème, un drapeau, un signe de reconnaissance.
    La première manifestation que je trouve souvent chez mes correspondantes est le tatouage de son animal préféré ou d’un personnage de BD ou de manga
    Pour certains ce sont des initiales comme les tags sur les murs.
    Pour les adeptes de certaines mouvances, c’est un signe d’appartenance : cela a été le cas à l’origine des percing pour les Puks, et c’est vrai plus récemment pour  certains gothiques. Pour le groupe, le tatouage, c’est un tag sur la peau.
   
    Pour certains il semble que ces pratiques dénotent un certain problème psychologique.
    Je n’ai personnellement pas remarqué beaucoup ce phénomène, mais la “crise identitaire” dénote effectivement un certain manque de confiance en soi et l’incertitude de l’adolescent, encore à la fois enfant et adulte.
    Je sais que certains psys freudiens faisaient de l’interprétation des tatouages, comme ils le feraient de tags ou de tableaux d’un peintre. Cela m’a toujours paru assez farfelu et les conclusions que je connais dans certains cas réels me paraissent des plus hasardeuses.
    Mais je veux bien croire qu’un tatouage ou un percing apporte un certain plaisir - comme un cadeau - et donc est bénéfique dans certains cas.
    Par contre je pense que quelqu’un qui a une image de son corps qui ne lui plaît pas peut essayer de la changer par des pratiques de modifications corporelles. Mais ce phénomène me paraît beaucoup moins important que dans le cas des déviances alimentaires.
    Un tatouage fait rarement -malheureusement - paraître plus maigre.

    Addiction ou pas pour ceux qui ont énormement de percings ou tatouages.?
    Pour moi ce n’est pas une addiction, car celle ci doit être très répétitive, l’objet étant tellement nécessaire qu’il devient désiré en permanence.
    Or on ne se fait pas un percing tous les jours. Alors je parlerai plus d’une “manie de collectionneur” que d’une addiction.
    Par ailleurs je ne crois guère à la souffrance du fait de la “gêne “ du percing., raison que j’ai lue pour expliquer l’envie de certain. C’est vrai pour les scarifications, mais je crois qu’il s’agit d’un tout autre problème dont j’ai d’ailleurs parlé longuement dans mes articles.
    Certes les scarifications sont associées rituellement à des percing et tatiuages dans certaines tribus, mais cela n’a aucun rapport avec nos jeunes.

    Cela dit, dans cet article, je vous ai surtout donné mon opinion personnelle. En fait je n’ai pas trouvé de compte rendu de recherches sérieux sur l’interprétation psychologique des percings et tatouages. Peut être ai-je mal cherché.
    J’ai trouvé sur internet, bien sûr beaucoup de pub, des articles sur les dangers des percings, et une étude cependant intéressante sur http://www.swiss-paediatrics.org/paediatrica/vol14/n4/pdf/33-37.pdf.
    Vous trouverez quelques articles en mettant les mots clés : percing ou tatouage, psychologie, motivation.

Mardi 30 décembre 2008 à 8:48

Notre cerveau; nos sens; système nerveux

    Je disais dans mon précédent article que lors d’un piercing ou d’un tatouage inséré dans la peau et donc indélébile, le corps est marqué par le bijou ou le “tableau” et, aux yeux du “porteur”, son corps décidera s'il accepte ou s'il rejette cet objet qui transperce la peau. S'il n'est pas rejeté, le bijou ou le tatouage s'intègre produisant des modifications physiologiques et psychologiques chez le sujet qui le porte.
    L’objet corporel devient le symbole, l’emblème de celui qui le porte, dont il modifie en quelque sorte l’identité.Certains psycho-sociologues estiment que “ces pratiques sont loin d'être des manières délirantes de décorer son corps, mais elles ont « une fonction de construction de soi, une dimension identitaire ». Elles auraient aussi une fonction de mise en scène ludique de soi et d'érotisation de son corps. La souffrance vécue par l'incision de la peau indique aux autres une difficulté de vivre: celui qui se tatoue ou porte un piercing n'accepte pas son corps tel qu'il est. En modifiant son corps, il tente de se construire une nouvelle identité corporelle. “

    Nous en  venons donc à l’image que nous avons de nous même, de nortre corps.
    Que disent d’abord les neurobiologistes.?
    Ils distinguent  le “schéma corporel” et “l’image du corps”.
    Je vais essayer de vous expliquer la différence


         L’image mentale de notre corps.

    L’image “psychique” de notre corps nous apparaît d'une façon particulière.    
    Cela ne veut pas dire que nous ne puissions pas nous le représenter comme un objet parmi les autres, mais il s'agit d'un objet qui a pour nous une importance centrale. C’est une partie de notre “moi”.`
    Lorsque nous le voyons dans un miroir, sur une photo, ou sur une vidéo, notre corps nous apparaît sur le plan de l’optique, exactement de la même façon que celui d'une autre personne pourrait nous apparaître. Pourtant, parfois, nous ne le reconnaissons pas comme le nôtre ou du moins nous le voyons d’une façon différente d’une simple image.
    Nous nous faisons une image de notre corps, qui évolue au cours du temps, au fil de ses transformations et en fonction de l'environnement.
    Cette image est une représentation relativement complexe, qui comprend des états de différentes origines : perceptions (dans la glace, sur des photos...), souvenirs, émotions, idées et jugements que nous nous faisons sur nous-mêmes ...
    Cette représentation est essentiellement consciente, partiellement conceptuelle, et elle se modifie lentement au cours du temps. Elle peut être contradictoire : certaines de mes correspondantes ne “s’aiment pas” et se voient plus grosses et moins jolies qu’elles ne sont réellement.
    De plus nous voyons dans notre image optique du miroir des données psychologiques qui n’y figurent pas et sont un produit de notre cerveau émotionnel.
    L’image mentale est donc une image perçue par nos yeux et notre cerveau, mais transformée ensuite par celui ci, qui y ajoute des éléments psychologiques et des jugements qui deviennent prépondérants dans notre image que nous nous faisons de notre “ moi”.
    A ce titre l’image mentale peut être contradictoire : on peut ne pas aimer l’image de soi dans le miroir alors qu’on a un jugement ou une “croyance” positive de soi et de sa personnalité ou de ses qualités..

         Le “schéma corporel” :

    Ce sont des perceptions de notre corps, presque totalement inconscientes, et qui permettent à notre cerveau , d’une part de percevoir l’environnement par notre toucher, et d’autre part de coordonner mos muscles et l’action de nos membres (en liaison avec la vue de l’environnement et le toucher).
    A ce titre le schéma corporel est stable et automatisé, non contradictoire, mais en perpétuel changement chaque fois que notre corps bouge dans l’espace.
   
    Nous avons trois types de perceptions ou d’informations dans ce domaine, dont les centres sont situés dans le cerveau, sur le dessus du crâne (voir le premier schéma ci-dessous).

http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau1/schemasensations.jpg    - Au centre les perceptions envoyées par les terminaisons nerveuses de notre peau : les sensations du “toucher” (en vert clair)
    - A coté, vers l’avant du cerveau, les centres de commande des mouvements des différents muscles de notre corps. Il y a trois sortes de centres :
        • le cortex prémoteur qui prépare nos mouvement en rassemblant les renseignements nécessaires sur les positions spatiales notamment. (en bleu foncé).
        • le cortex moteur qui transmet les ordres aux muscles (en rouge).
        • le cortex moteur supplémentaire qui régit des mouvements complexes ou très précis. (en violet)
    - A coté, vers l’arrière du cerveau, les centres de “kinesthésie”  (en bleu clair), qui transmettent en permanence au cerveau les données sur l’équilibre de notre corps et ses postures, les positions de nos membres, les états de contraction de nos muscles, les efforts qu’ils supportent et leur fatigue. Ces renseignement inconscients permettent au cerveau de commander nos muscles pour rester debout, marcher, soulever un poids, faire un mouvement pour attraper un objet, écrire, taper sur le clavier....
   
http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau1/toucher.jpg    Si nous examinons de façon plus détaillée le cortex sensoriel , les divers centres qui le composent correspondent aux diverses parties du corps. (voir le deuxième schéma)
    Mais toutes ne sont pas représentées de la même façon: la place consacrée à la représentation du visage, par exemple, est plus importante que celle des jambes, ce qui donne l'image d'un homme déformé, (la grosseur de ses partie ayant été représentée proportionnellement à l’importance des centres nerveux correspondants.). Les neurologues le nomment "homonculus" (3ème schéma).
    On peut représenter de façon analogue le cortex moteur qui commande nos muscles.

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    La kinesthésie est une propriété curieuse du cerveau qui semble innée et mise en place avant la naissance. Nous disposons en permanence d’une information concernant notre corps, sur l’état interne des muscles et sur sa position par rapport à l’environnement, sans que nous ayons à rechercher cela comme si c’était un objet parmi les autres.
    Supposez par exemple que vous ayez l'intention de saisir votre crayon sur votre bureau : il faut déplacer votre main dans l'espace, à partir de sa position initiale et dans la direction de la cible du geste de préhension.
Il n'est cependant pas nécessaire, pour effectuer un tel mouvement corporel, de commencer par chercher où se trouve votre main dans l'espace, et d'observer sa position relativement à votre corps et à la cible. Vous détenez déjà ces informations, et c'est ce qui rend possible un mouvement rapide et efficace.

    Le schéma corporel  a donc pour fonction de rendre possible la réussite des actions les plus simples qui nous permettent d'agir dans notre environnement quotidien. Il joue un rôle essentiel, puisqu'il sert à naviguer dans l'espace, à marcher ou à courir sans trébucher ni se cogner contre les objets environnants, à localiser des cibles mouvantes dans l'espace et à les suivre à la trace, à percevoir la profondeur, la distance, ou encore à lancer ou attraper une balle.    
    Il est inconscient et préorganisé, c’est à dire qu’il a des logiques préexistantes du fait de la constitution de notre corps et l’image que nous nous faisons de nous-même repose sur un ensemble dereprésentations qui peuvent entrer en conflit, et il en découle parfois des illusions amusantes.
    Les positions relatives des doigts sont ainsi préalablement fixées pour que le schéma corporel puisse fonctionner. C'est la raison pour laquelle vous aurez l'impression qu'un objet touché par deux doigts croisés se dédouble.
    Vous pouvez le vérifier en posant le majeur et l'index de votre main droite sur votre nez, après les avoir croisés. Dans le schéma corpo-
e majeur est supposé se trouver à gauche de l'index (si vous regardez la paume de la main droite). Mais l'information tactile causée par le contact du nez et des doigts croisés contredit ce schéma : si l'on suppose qu'un seul objet est la source de ces informations reçues par les doigts croisés, cet objet doit se trouver à droite de l'index, et à gauche du majeur - ce qui est évidemment impossible si le majeur est toujours à gauche de l'index. Pour résoudre cette incohérence, notre cerveau suppose à tort que deux objets (deux nez) sont présents, ce qui explique l'illusion.

    Nous n’avons guère parlé tatouage et piercing aujourd’hui, mais je voulais profiter de l’occasion pour vous expliquer les diverses façons dont notre cerveau appréhendait notre corps.
    Et je n’ai pas parlé des informations qui nous sont également données sur les sensations que nous avons et l’état de notre corps, le sentiment gréable quand vous mangez de la nutella ou regardez un beau coucher de soleil avec votre petit ami, ou au contraire la désagréable protestation de votre estomac qui a du mal à digérer un repas de fête trop copieux.
    L’image que nous avons de notre corps est donc très complexe et luctuante, au fil de nos sensations et de nos humeurs.

  
  Mais je ne perds pas de vue vos questions.
    Les modifications corporelles telles que piercing ou tatouages peuvent elles être une addiction ? Ce sera l’objet de mon prochain article.


Nota : j'ai oublié de préciser sur les schémas, que je n'ai représenté que l'hémisphère gauche du cerveau, qui est lié au coté droit du corps; l'hémisphère droit est en tous points symétrique et s'occupe du coté gauche du corps. Ils sont liés entre eux, par un faisceau nerveux qui s'appelle le "corps calleux".



Lundi 29 décembre 2008 à 10:14

Drogue, alcool, addictions

http://lancien.cowblog.fr/images/ZFleurs2/P4140141.jpg


    A la suite de mes articles sur les addictions, plusieurs correspondantes me demandent de parler des tatouages et piercings et des problèmes psychologiques correspondants.
    “Tokiodécadence” en particulier m’écrit :
“..Une petite question pour toi, que penses-tu des personnes qui se tatouent/percent? Je ne parle pas des occasionnels (un petit bijou au nez), je parle des fans de bods mods, ceux qui commencent à les collectionner... Pour toi, est-ce une déviance? une addiction? une forme d'exprimer sa souffrance? une manière de s'approprier son corps? ou une simple forme d'art?...”.

    Je n’aime pas parler d’une question que je connais peu. Bien sûr je sais ce que sont piercing et tatouages, mais je n'avais pas lu grand chose sur les aspects psychologiques, si ce n'est l'image" que nous avons de notre corps, qui est un sujet connu en psy ! Alors je n’ai pas traité tout de suite ce sujet pour me donner le temps de me documenter un peu et de voir ce que j’avais dans les articles et livres en ma possession ou sur internet.

    Ayant vu lors de voyages en Egypte, que les pharaons et notables pratiquaient déjà des modifications corporelles, j’ai cherché d’abord à faire un peu d’historique sur le sujet, ce qui sera l’objet de ce premier article.
 
    Le piercing, le tatouage, les scarifications et les implantations sont des pratiques ancestrales.
    On a constaté l'utilisation de tatouages dès la préhistoire néolithique en Europe. A la même période, en Afrique, des petites pierres (des labrets) étaient insérées au niveau de la lèvre inférieure ou dans les lobes des oreilles.
    En Égypte, le corps tatoué et scarifié de la momie de la prêtresse Amunet et des boucles d'oreilles en or sur des corps masculins datent de plus de 4000 ans.
    Plus tard, en Afrique, les scarifications ont supplanté les tatouages, car ils sont plus visibles sur les peaux sombres.
    Les Indiens mayas avaient des anneaux dans la langue, les Papous des osselets dans les narines, les Massaïs se perçaient les oreilles et les légionnaires romains le sein.
    On trouve des traces de piercing sur des images peintes et dans des textes des XIV, XV et XVIème siècles. Sur les visages et sur les corps, des anneaux, des pendeloques et des chaînes traversant la chair montrent que le piercing contemporain est issu d'une longue tradition.
    Puis le tatouage apparaît d'abord en marge de la société, dès le XVIIème siècle, chez les matelots, les soldats et les bagnards.

    Quant au piercing occidental moderne, il serait né avec le mouvement Punk dans les années 1970. Il était associé, il y a quelques années encore à la musique techno, mais il s'est aujourd'hui élargi à la notion de bijou, beau et original.
    Imposé autrefois comme une marque d'infamie que l’on cachait, le piercing ou le tatouage sont aujourd'hui des actes volontaires et revendicatifs. La marque est devenue démarque : une originalité pour de faire remarquer.
    Je parlerai peu des implants qui relèvent d’une opération chirurgicale et sont donc peu répandus. Peu pratiqués en France, ils se sont surtout développés aux États-Unis et en Grande-Bretagne,
    En définitive, l'image du corps est modifiable, par l'imagination, mais aussi par toutes les techniques corporelles (gymnastique, danse, méditation, piercing, mutilations) et par les vêtements (qui font aussi partie de l'image du corps).

    Quelles sont les personnes qui se font tatouer, percer, implanter?
    Le piercing attire une clientèle variée plutôt jeune de toutes conditions sociales. La peau ou certaines muqueuses sont percées à l'aide d'une aiguille, et le bijou est implanté. Les localisations les plus prisées sont le nez, les oreilles et le nombril.
    En France, on ne dispose pas d'enquête officielle fiable sur le piercing et le tatouage, mais il en existe une réalisée en 2001, au Canada.
    On y apprend que 23% des adolescents âgés de 12 à 19 ans avaient un piercing et 8% un tatouage, et que près d'un adolescent sur quatre souhaitait en avoir un tatouage.
    Les filles ont plus de piercings que les garçons (69 %) et plus de tatouages (61%). Celles qui souhaitent avoir un piercing (29 %) sont plus nombreuses que les garçons (13 %). Les filles qui désirent se faire tatouer sont aussi nombreuses que les garçons (21 %).   
    Ces pratiques commencent à 13 ans, progressent vers 15 ans et surtout vers 18 ans (majorité) pour presque cesser à l’âge adulte.
    On estime à environ 100 000 le nombre d'actes réalisés chaque année en France, et à environ deux millions le nombre total de personnes ayant un piercing.
   
    Se faire faire un piercing, voire un tatouage, (je ne parle pas de ceux par décalcomanie), présente un certain danger.
    En 1980, on comptait quatre boutiques de tatouage en France; il y en avait près de 50 en 1990, il y en a aujourd'hui plusieurs centaines (entre 800 et 1500). Aucune qualification spéciale, aucune condition n'est requise pour exercer.
    Les conditions techniques de sécurité nécessaires à un piercing « sécurisé » sont exigeantes : locaux et matériel médical adapté (pince, aiguille, cathéter, stérilisateur, gants), asepsie du site de piercing, procédures du geste analogue à celles d’un médecin.
    Face aux risques de contamination par les virus de l'hépatite, du sida ou de l'herpès notamment, une réglementation sanitaire a été mise en place en 2004: elle concerne les mesures d'hygiène à respecter en cas d'effraction cutanée et de perçage.
    Mais le contrôle des tatoueurs et perceurs est loin d’être efficient.
    Il faut donc être très prudent sur le choix de l’intervenant.

    Le piercing est aussi une agression du corps qui fait éprouver sinon du plaisir ou de la douleur, du moins une sensation particulière. Mais surtout, lors d’un piercing ou d’un tatouage inséré dans la peau et donc indélébile, le corps est marqué par le bijou ou le “tableau” et, aux yeux du “porteur”, son corps décidera s'il accepte ou s'il rejette cet objet qui transperce la peau. S'il n'est pas rejeté, le bijou ou le tatouage s'intègre produisant des modifications physiologiques et psychologiques chez le sujet qui le porte.

    Ce sera l’objet de mon prochain article.

Dimanche 28 décembre 2008 à 10:20

Chevaux, âne, (gi) vache

    Pas le temps aujourd'hui de faire un article sérieux. Avec les fêtes, je suis souvent en famille et je suis en retard dans mes mails.
    Alors l'article sérieux sera pour demain !


http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux1/20138.jpg

    Aujourd'hui un petit clin d'oeil trouvé sur un site d'animaux.

    J'ai trouvé le trio amusant, la mère et ses deux filles.
La dernière girafe s'appelle Agathe, comme une de mes petites filles.

    Je me suis toujours demandé si on pouvait faire du "cou farci" avec les girafes comme avec les canards ?

    SPA au secours !!

Samedi 27 décembre 2008 à 8:21

Insectes

http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux1/cricket.jpgOn se demande parfois ce que pensent les animaux.

    Voyez ce criquet, pourquoi se gratte t’il ainsi le crâne ?

    A t’il simplement une démangeaison?

    Ou est il en train de se dire quelque chose et quoi ?

“ Mon Dieu que vais je faire ? ”
“ Pourquoi n’y ai-je pas pensé plus tôt ? ”
“ Mais il est fou ce Romain !! ”
“ J’ai oublié de lui souhaiter un bon Noël !! ”
“ Où ai-je bien pu mettre ma batte ? ” (de cricket bien sûr).



    Mon petit chien Truffe (un York) aimait jouer au criquet en Bretagne dans le jardin. Il se promenait nez dans l’herbe jusqu’à ce qu’un criquet  vert saute. il bondissait à l’endroit de son atterrissage et le faisait sauter à nouveau.
    Il s’amusait ainsi une bonne dizaine de minutes jusqu’à ce que le criquet soit trop fatigué pour sauter  et se terre dans l'herbe, affolé !!


    Pauvre criquet ! J'aurais dû appeler la SPA !

Vendredi 26 décembre 2008 à 8:16

Tristesse, désespoir

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    Mes articles sur Tante Hannah continuent de me valoir des mails.

    Vous me demandez comment j’ai connu ce livre. C’est il y a bien longtemps.
    J’ai fait sept ans d’allemand en première langue de la 6ème à la terminale et à cette époque, on n’apprenait pas la langue mais la littérature.
    J’ai apprécié des grands auteurs et poètes comme Goethe, Schiller ou Heine. Mais nous traduisions aussi des écrivains moins célèbre et parfois un peu casse-pieds. C’est ainsi que j’ai traduit des pages de Tante Hannah et notre professeur nous avait fait lire une traduction en français de l’ouvrage.

    J’ai eu évidemment beaucoup de réflexions sur le terme de “gosses de riches” qu’avait employé ma correspondante et qui a choqué.
    Il n’y a dans ses propos effectivement aucune nuance et  les personnes qu’elle rencontre ne lui ont  permis d’avoir qu'une image incomplète de la société et des humains.
    Il y avait cependant une partie de vrai dans ses propos, et je pense que cela vaut la peine d’y revenir, mais je les exprimerai d’une autre façon qu’elle.

    Ne parlons pas de “riches” ou de pauvres” , car c’est trop réducteur et ambigu. Disons simplement que parmi mes correspondant(e)s, puisque nous passons par internet, la plupart ont , quelle que soit la situation financière de leur famille, en général ordinateur, télé et téléphone portable.
    Ce n’est pas vrai de tou(te)s et pour certains c’est un luxe et ils ont bien du mal financièrement à garder ce contact avec les autres. Cependant ils ne sont pas forcément malheureux, mais les difficultés qu’ils rencontrent leur causent cependant bien des soucis.

    Mais là je voudrais parler de ceux ou celles qui ont la chance d’avoir dans leur famille un certain confort.
    Comme je l’ai dit, cela n’empêche pas de trouver parmi eux des gens malheureux qui ont des tas de problème et qui ressentent tristesse et souffrance. Tante Hannah n’a pas compris que l’argent aide à pouvoir être heureux mais ne suffit pas pour apporter le bonheur.
    J’ai même eu des correspondantes dont les parents étaient très aisés mais passaient leur temps à travailler pour gagner de l’argent (et une certaine position sociale) et n’avaient pas le temps de s’occuper de leurs enfants qui se sentaient mal aimés. Certains parents les maltraitaient même !
    Le bonheur demande une certaine quiétude psychologique sans laquelle il ne se développe pas.

    Cependant il serait parfois possible de réduire son malheur en voyant les choses autrement.
    J’ai remarqué que la plupart des jeunes qui ne se sentent pas bien et qui ont cependant la chance d’avoir le confort dont je parlais, sont des pessimistes par nature, de façon innée. C’est une de leurs préférences cérébrales.
    Ils voient le “verre à moitié vide” et ne savent pas poser leur regard sur le “verre à moitié plein” qui est pourtant le même verre.
    Ce n’est pas seulement vrai pour les contingences matérielles, mais aussi pour l’affection qui les entoure, pour l’opinion et et la confiance qu’ils ont en eux mêmes.
    Or cette attitude est une grande source de fragilité et il faut arriver à la combattre, à essayer de minimiser ce trait de caractère.
    Je ne pense pas qu’un pessimiste puisse devenir optimiste, mais il peut modérer sont obsession de la catastrophe, du mal-vécu.
   

    Quand je discute avec une personne dans ce cas, j’essaie de l’inciter à mettre en oeuvre certaines réactions :
         - quand elle pense à des choses préoccupantes et stressantes, ne pas laisser tourner ces pensées dans son cerveau émotionnel. Mobiliser son cortex frontal pour le raisonnement. Se demader si ce que l’on trouve préoccupant l’est autant que cela. Essayer de ramener les conséquences à de justes proportions.
    Cela revient à se dire “suis-je aussi malheureux que cela? Est ce justifié?
         - le deuxième réflexe est d’essayer d’oublier un peu tout ce qui ne va pas et de penser à tout ce qui va bien. Regarder ses qualités au lieu d'examiner ses défauts; voir ceux qui vous aiment au lieu de ceux qui vous détestent; penser à tout ce à quoi vous rêvez et qui peut réellement vous arriver.
         - et puis se donner le maximum d’activités pour ne pas s’ennuyer, pour avoir le temps de penser à autre chose. Et évidemment choisir les activités que l’on aime, celles qui vous valorisent et vous apporte de la joie.
         - et s’occuper un peu des autres. C’est un dérivatif qui vous empêche de penser uniquement égoïstement à ses propres ennuis !

   
Une des grandes sources d’apaisement c’est de s’accepter enfin tel que l’on est et non tel que l’on rêverait d’être !

Mercredi 24 décembre 2008 à 19:52

Chats

Joyeux Noël
          à tous mes lectrices et lecteurs,
                            correspondantes et correspondants.


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     N'alertez pas la SPA, ce n'est pas moi qui ai habillé ces chats.

     C'est une photo trouvée sur internet !

Mercredi 24 décembre 2008 à 8:12

Tristesse, désespoir

http://lancien.cowblog.fr/images/ZFleurs2/P4190151.jpg


    Une de mes correspondantes m’a parlé de  la méthode EMDR et j’avais lu, il y a quelques mois deux  articles sur cette méthode très surprenante.
Je voudrais donc vous en parler.
    EMDR signifie “Eye mouvement Desenzitisation and Reprocessing”, c’est à dire “Mouvements oculaires de désensibilisation et de retraitement de l’information”.


    J’ai lu deux articles, l’un du neuro-psychanaliste français très connu David Servan-Schreiber (le fils de l’homme politique) écrit cette année et l’autre de ‘l’inventeur “ de la méthode madame F Shapiro, écrit en 2005
     Cette thérapie originale est utilisée aux USA depuis 3 ans et depuis peu en France sur des personne ayant eu un traumatisme important, (agression, accident, attentat, mort d’un proche..), qui a touché profondément la personne sur le plan psychologique, laquelle est souvent assaillie de stress et d’angoisses, au rappel des souvenirs précis du drame, qui souvent ne remontent que très partiellement à la conscience, comme s’ils étaient “bloqués”.
    Souvent ces souvenirs sont rappelés par des détails de la vie, personnes, environnement ou événements, qui rappellent les circonstances du drame.
    La vie de telles personnes est infernale car elles ont l’impression qu’elles ne se débarasseront jamais de ces réminiscences et la plutpart des thérapies sont malheureusement sans effet sur ce type de souffrance.   

    En quoi consiste cette thérapie?
    A demander au patient de faire remonter à sa conscience les souvenirs pénibles, pendant que le thérapeute lui demande de suivre sa main qu'il déplace de gauche à droite, et de droite à gauche devant ses yeux. (comme chez un orthoptiste). Pour une raison longtemps restée inexpliquée, cette intervention des mouvements oculaires semble diminuer l'impact traumatisant des souvenirs.

    Madame Shapiro, clinicienne en Californie, a découvert par hasard cette méthode sur elle même et l’a ensuite expérimentée avec succès sur des patients, et notamment sur des groupes et des groupes témoins non soumis à la thérapie, avant de la proposer sur le plan international.
    En quelques années cette thérapie a fait la preuve de son efficacité dans le traitement du syndrome de stress post-traumatique, mais elle semble avoir été parfois utilisée avec succès dans le traitement de certaines douleurs, de diverses formes de dépendance, de phobies, de troubles des conduites alimentaires, d'attaques de panique, de trac, de deuil, de gestion du stress. Les seules contre-indications formelles sont les pathologies psychotiques en évolution et les patients qui présentent un risque suicidaire.

    Comment cela fonctionne ?
    C’est très surprenant comme résultat et on aimerait bien une explication, mais on n’a que des hypothèses assez vagues pour le moment.
    On sait que chaque seconde notre cerveau emmagasine (dont la plupart inconsciemment), des centaines de sensations : images (dont la lecture), sons (dont la parole), odeurs, toucher, goüt.
Elles sont stockées dans des mémoires tampons intermédiaires et la presque totalité est effacée au bout de quelques secondes.
    Certaines informations sont gardées quelques minutes ou quelques heures selon l’utilité (où ai-je garé ma voiture ?). D’autres plus importantes ne sont éliminées que pendant le sommeil. Enfin quelques rares perceptions vont rester en mémoire, plus ou moins complètes d’ailleurs et  si nous ne nous en servons pas souvent, vont peu à peu passer dans l’oubli .
Lorsque nous reconstituons un souvenir du passé, il est fait de nos sensations réélles qui sont restées en mémoire, mais aussi de ce qu’on nous en a dit, des photos que l’on a vues....
    On sait que les souvenirs qui nous touchent émotionnellement qu’ils soient heureux, malheureux ou traumatisants sont mémorisés de façon plus durable que les autres, mais pas toujours de façon consciente pour les souvenirs traumatisants.   
    Et ces souvenirs peuvent resurgir périodiquement de façon obsessionnelle et entraîner stress et angoisse.
    C’est notre cerveau émotionnel qui intervient dans le processus de mémorisation et dans ces résurgences des souvenirs émouvants.

    L'évocation du souvenir traumatique déclenche deux réactions simultanées : une activation de la région de l'amygdale cérébrale - (je vous ai souvent parlé de ces centres qui sont à l’origine de la peur, de la colère, du stress...) - et une inactivation du cortex préfrontal où se trouvent les centres tampons qui transmettent l’information à notre cortex frontal qui réfléchit et pense.Est également inactivée, l'aire de Broca, siège de la parole. (voir mes articles au sujet du langage).
    Submergé par les réactions émotionnelles, la personne  ne parvient pas à transmettre l’information au cortex frontal dans des conditions normales, d’où son angoisse. Pour qu’elle soit transmise dans de bonnes conditions, l'intensité des réactions émotionnelles doit être abaissée. C'est précisément le rôle des mouvements oculaires, qui provoquent une relaxation suffisante pour que le cortex reçoive et traite l'information traumatisante.
   
    En outre, les chercheurs ont établi un parallèle entre les mouvements oculaires préconisés en EMDR et ceux qui se produisent lors du rêve. Il existerait un rapport entre, d'une part, l'activité onirique et les mouvements oculaires qui y sont associés et, d'autre part, les capacités d'apprentissage de l'être humain.
     Les mouvements oculaires utilisés en EMDR activeraient le système de traitement de l'information, le même qui intervient lors du sommeil et des rêves. Comment?
Sans doute par l'association de plusieurs éléments. En premier lieu, la stimulation oculaire déclenche un relâchement physique du patient, ensuite, l'attention demandée au patient est multifocale, portée à la fois sur son corps et sur son esprit. Cet ensemble d'éléments semble suffisant pour déclencher le retraitement d'une information bloquée parfois depuis longtemps.

    Le processus mis en œuvre est totalement naturel (aucun médicament) : c'est un système physiologique commun à toutes les personnes, qui permet d'éli- miner des émotions négatives dues à des traumatismes et les angoisses correspondantes.
    Bien sûr les souvenirs des événements traumatisants ne sont pas éliminés, mais leurs conséquences psychiques sont considérablement diminuées.
    Je serais curieux de connaître des personnes qui ont suivi ce genre de thérapeutique et les suites bénéfiques qu’elles en ont tirées.   

  
  Finalement je dis souvent à celles qui sont tristes et dont les soucis tournent en rond dans leur cerveau émotionnel, que pour en sortir, il faut rétablir le contact avec le cortex frontal qui réfléchit et pense objecticvement.
    Ce que fait faire l’EMDR, par un biais original physique de mouvement des yeux, c’est un peu cela.

Mardi 23 décembre 2008 à 8:20

Divers

http://lancien.cowblog.fr/images/ZFleurs2/P4140139.jpg

     L’article que j’avais fait avant hier sur “Tante Hannah” m’a valu une quarantaine de mails et des commentaires. Tous m’encouragent  et certains me disent surtout n’abandonne pas.
    Ces témoignages m’ont fait très plaisir et je remercie du fond du coeur,  tous ceux qui me les ont envoyés, car cela me touche profondément.
   
    Je voulais cependant expliquer un peu mon article. Je n’avais nullement l’intention d’abandonner mon blog et les correspondances avec mes “guenons”.
    En fait j’étais un peu mécontent, non pas qu’on me critique, cela j’en ai l’habitude et je l’admet parfaitement, de même que lorsqu’on n’est pas de mon avis. Je pense même que la contradiction est intéressante car elle devrait être un apport constructif.

    Mais j’y mets certaines conditions :
        - qu’on reste poli et de bonne foi.
        - qu’on critique ce que j’ai dit, ou le contenu d’un commentaire, mais pas mes correspondant(e)s, car critiquer les personnes ne sert à rien surtout quand on ne les connaît pas.
        - qu’on ait le courage de ses opinions et que l’on me donne un moyen de répondre.

    Dans le cas de Tante Hannah (je précise que ce n’est pas son nom et que je l’ai appelée comme cela en raison d’un personnage de roman que vous connaissez peut être), plusieurs choses m’ont déplu :
        - qu’elle porte un jugement sur mes guenons qui, dans son mail (que j’ai adouci), était presque injurieux et totalement faux.
        - qu’elle me donne des tas de conseils, genre “Témoins de Jéovah”, pour “sauver mon âme”. Je l’admettrais de la part de personnes de cette secte, auxquelles je dirais simplement que je ne suis pas intéressé, mais en liaison avec mon blog, cela me paraît d’autant plus déplacé que je fais attention, pour ne choquer personne, de toucher le moins possible aux opinions politiques et religieuses dans mes articles.
    Et puis je n’ai pas envie de mourir tout de suite IOI
    Je dois dire cependant que sa prose (bien que très sérieuse), de jeune de 20 ans adressée à un vieux de 76 m’a parfois fait sourire !!
        - que je n’avais pas d’adresse de mail, ni de blog pour lui répondre. Elle m’a simplement dit qu’elle était une fille et avait 21 ans!

    Alors cela m’a un peu agacé et j’ai décidé de lui répondre sur mon blog et de l’appeler “Tante Hannah” ( qui est un livre allemand de W Busch - rien à voir avec le président US), et encore je lui fais beaucoup d’honneur, car la tante Hannah du roman était une sainte femme des années 1900, mais un peu trop “prédicatrice” à mon goût.

    Je pense que je vous devais cette explication.
    Habituellement je réponds par un mail ou par “lui écrire” à ce genre de message, mais là je ne le pouvais pas et je ne voulais pas laisser passer les deux erreurs grossières, selon lesquelles d'une part, toutes mes “guenons “ seraient des "gosses de riches qui font semblant de souffrir", car certaines montrent beaucoup de courage dans des situations financières difficiles, et d’autre part,  on serait forcément heureux et sans souffrance si ses parents étaient aisés, ce qui est malheureusement totalement faux .
    Je pense que Tante Hannah a beaucoup à apprendre de la vie. J’espère pour elle qu’elle n’en souffrira pas trop.

    Merci encore à tous et bonnes fêtes à ceux qui partent en vacances.

Lundi 22 décembre 2008 à 9:33

Photos, photos comiques

http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages1/chateausable1.jpg
http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages1/chateausable3.jpg    Tous les ans, des artistes proposent aux enfants en vacances de consacrer quelques matinées à construire sur la plage des châteaux de sable qui résistent  quelques semaines, à condition d’entretenir régulièrement l’humidité du sable et qu’il n’y ait pas de pluie violente dont les grosses gouttes détérioreraient la surface des statues.
    Je suis toujours étonné des merveilles que ces artistes arrivent à faire construire à ces enfants, tout en leur donnant une leçon de sculpture et d’observation des dimensions et des expressions de leur environnement.
    J’adore ces réalisations, c’est sans doute un peu enfantin.
    Si je rencontrais un psy freudien, il me trouverait sûrement des raisons.
    “Quand j’étais petit enfant, j’étais sûrement amoureux de ma “mer”  et, bien que refoulant ce penchant sexuel, je faisais un complexe de ne pas pouvoir aller la voir que quelques jours par an.
    Et bien qu’obnubilé par mon complexe d’Oedipe, je refoule l’envie de tuer mon père qui m’a baffé parce que je  torturais les puces de sable en leur arrachant les pattes une par une
    Je ne m’en suis pas remis et depuis je rêve de bâtir des châteaux de sable pour y enfermer au secret, les refoulements sexuels de mon inconscient.”

  http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages1/chateausable2.jpg 
Pour redevenir sérieux, je précise que la neuropsychologie moderne ne reconnaît pas la notion de refoulement mais seulement celle de blocage et considère qu’un enfant (sauf éducation très spéciale) n’a pas de pulsion sexuelle avant la puberté. Quant au complexe d’Oedipe, il a des explications beaucoup plus simples que les explications sexuelles.

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lancien

sortir de la tristesse

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