Jeudi 11 décembre 2008 à 10:28

Photos, photos comiques

                 Deux photos en pensant à mes correspondant(e)s :

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     Kaa m'a demandé si j'avais parmi les sculptures en bronze,  les "bronzés au ski"

     Hélas non, mais j'ai quelque chose qui s'en approche :
 "les bronzés font du surf"

     Est ce que cela te satisfait ?





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     Une correspondante qui se reconnaîtra est joyeuse à l'entrée de l'hiver (elle est bien la seule !!!) car elle peut enfin manger des pommes, son fruit de prédilection.

     Alors je lui dédie cette sculpture polychrome, qui je l'espère la fera sourire

     Surtout n'essaie pas de croquer la pomme, tu te casserais les dents !

Mercredi 10 décembre 2008 à 8:36

Tristesse, désespoir



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    Mon dernier article sur la tristesse a amené quelques commentaires contradictoires et j’ai reçu plusieurs mails qui parlaient davantage des commentaires que de l’article lui-même.
    Mes correspondant(e)s se posent finalement la question sur “l’échelle des tristesses et des souffrances psychiques”, en reliant celles ci aux événements qui les ont provoquées et d’autres me demandent si une tristesse permanente est une maladie.
    Ce sont ces questions, qui ont fait un peu polémique, que je voudrais discuter aujourd’hui, car je ne suis pas certain que ce soit le vrai problème et je pense qu’il faudrait voir ceci autrement.
   
    Je crois d’abord que la tristesse chronique n’est pas une maladie, mais qu’une maladie qu’elle soit physique ou psychique (dépression notamment), peut engendrer une tristesse presque permanente.
    A cela près cependant que si on est au bord du désespoir et qu’on ne réagit pas pour remonter la pente, on peut alors aller vers la dépression qui est une maladie temporaire.

    Il faut ensuite être conscient que, face à un même événement, les réactions des personnes peuvent être très différentes et donc le niveau de leur souffrance également.
    Il ne faut jamais évaluer la souffrance des autres d’après ce que serait sa propre réaction personnelle dans des circonstances analogues.
   
Je ne parlerai pas de ceux ou celles qui simulent la douleur, ou l’exagèrent volontairement pour appeler l’attention sur eux (ou elles), mais des personnes qui souffrent véritablement. Certes leurs paroles ou leurs écrits peuvent être inconsciemment éxagérés par rapport à cette souffrance, mais c’est alors une façon de se soulager en l’évacuant et en essayant de la définir.
    Raconter à quelqu’un ou à un cahier, un blog, ses problèmes et leurs conséquence est une façon efficace de diminuer leur emprise sur notre cerveau émotionnel, à condition de ne pas faire que cela car, dans ce cas, cela tourne à l’obsession.

    Donc, contrairement à ce que pensent certains de mes correspondantes, je ne crois pas qu’on puisse évaluer le niveau de souffrance à partir de l’importance du traumatisme subi.

    Certes il existe des événements graves qui entraînent toujours des traumatismes importants : agressions, viols, attentats, accidents, parte d’un être très cher, maladies...

    Mais selon les circonstances de l’événement et surtout en fonction de la personnalité de la personne qui l’a vécu, ainsi que de l’environnement humain autour d’elle (familial, amoureux et amical notamment), les conséquences psychologiques peuvent être relativement différentes en nature, en intensité et surtout en durée.
    L’oubli est rare, mais la pénibilité des souvenirs s’atténue plus vite par exemple, chez un optimiste que chez un pessimiste, et si la personne est entourée d’affection et d’attentions de gens qu’elle aime et qui l’écoutent et l’aident.
    Je sais donc quand une correspondante me parle d’un tel traumatisme, que la première chose à faire est de l’écouter pour évaluer l’ampleur des dommages, ainsi que sa volonté de remonter la pente et ce qui va l’y aider ou la freiner, mais je sais aussi qu’elle ne pourra pas sortir du gouffre et remonter la pente en quelques semaines. Mais ce pourra être plus ou moins difficile et long.

    J’ai souvent dit que les jeunes qui m’écrivaient avaient surtout des chagrins d’amour.
Souvent certaines avaient plutôt une attirance qu’un grand amour, d’autres se sont révoltées devant la méchanceté de leur ex-ami et leur amour s’est transformé en indifférence, voire en hostilité.
    La souffrance peut être vive sur le moment, mais elle disparaît assez vite.
    D’autres par contre ressentent une grande douleur et restent longtemps inconsolables, car leur amour était bien plus grand, bien que souvent, à mon avis, leur petit ami ne valait pas un tel attachement.
    Certaines même, sont au bord du suicide ou ont fait des TSA.
    Comme je l’ai dit plus haut, les capacités de réagir dépendent beaucoup de la personnalité de la personne en cause et de son environnement immédiat. Une famille attentive pourra apaiser sa douleur, alors qu'un manque d'attention et de tendresse la rendra plus sensible et la prolongera dans le temps.
    Les remords de ce qu’on a fait, les regrets de ce qu’on n’a pas su faire, tracassent de façon très différente un pessimiste  et un optimiste, qui saura tourner la page après avoir tiré les leçons des problèmes rencontrés et des erreurs commises.   

    L'âge aussi est un facteur important. 
Un ado supporte beaucoup plus mal la perte d'un être cher qu'un adulte; ce dernier a sans doute autant de peine, mais il sait mieux la dominer, trouver des dérivatifs, raisonner ses émotions, faire face à un destin auquel il ne peut rien.

    La peine, le stress les plus difficiles à évaluer sont ceux de ceux qui ne savent pas les raisons de leur
souffrance, ou qui n'en n'ont qu'une idée très floue. Souvent d'ailleurs ce handicap est très variable dans le temps, pouvant passer sans raison évidente, d'une certaine joie à une crise majeure de détresse.

    Pour en revenir aux questions soulevées dans les commentaires et les mails, je ne pense pas qu’il faille faire une classification de la gravité des malheurs que l’on a subis. Il n'y a pas d'échelle graduée dans ce domaine ! Chaque cas est un cas particulier, car aucun d’entre nous n’est identique à son voisin et son environnement est différent.
    Il ne faut donc jamais juger quelqu’un qui souffre. Il faut examiner si sa souffrance est simulée ou réelle, au moins en partie, et dès lors l’écouter pour savoir ce que la personne ressent face à ses problèmes, avant de les analyser avec elle et d’essayer de trouver des solutions et d’atténuer ainsi cette souffrance.

Mardi 9 décembre 2008 à 8:16

Chiens

Demain j'aurai plus de temps et  j'écrirai à nouveau un article sérieux.

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Aujourd'hui, donc, une photo .

Pour changer des sculptures en bronze, voici une simple découpe
au laser d'une tôle de cuivre, vernie ensuite.

Certes ce n'est pas une "œuvre d'art", mais je la trouve originale et assez réussie.

Qu'en pensez vous ?

Lundi 8 décembre 2008 à 12:32

Photos, photos comiques

    Aujourd’hui, je suis très pris par des réunions à Paris : pas le temps d’écrire un article. Alors une petite photo de sculptures en bronze.

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    Cette dame est très extravertie. Elle ne peut se passer de compagnie et de discuter, alors elle est venue “papoter” sur ce banc, avec ses copains un peu "bronzés"!



Dimanche 7 décembre 2008 à 8:25

Tristesse, désespoir

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  Commentaires et mails sont venus nombreux à la suite de mes derniers articles. Beaucoup d’entre eux font preuve de l’envie de s’en sortir, mais pas tous. Dans un commentaires de l’article d’hier j’ai essayé de répondre à une lectrice qui me disait : “Pour s'en "sortir" il faudrait déjà savoir pourquoi le faire ...”.

    Mais la plupart de vos mail disent : "Ce n’est pas si facile que cela de s’en sortir, même si on en a envie...."
    Cela je le sais, et c’est pour cela que je viens parfois aider certains ou certaines d’entre vous pendant un temps.
    Mais quelques recettes générales sont utiles :


    Esayez de ne pas penser tout le temps à votre détresse, à vos problèmes,
de vous apitoyer sur votre sort. Cela ne fait que vous ramener à votre tristesse
    Pensez au contraire au verre à moitié plein, à ce qu’il y a de bien autour de vous, à ceux qui vous aiment, à ce que vous avez, à ce que vous pourriez faire d’intéressant et de joyeux, à tous les petits instants de bonheur.
    Il ne tient qu’à nous de ne pas nous faire un univers tout noir. Quand il pleut nous pouvons toujours imaginer le soleil et l’été. Ils sont déjà arrivés et ils reviendront.

    Détachez vous du passé. Chassez remords et regrets. Le passé ne se refait pas, à quoi bon tout le temps revenir dessus. Il faut en tirer les leçons pour ne pas tomber dans la même ornière et tourner la page, ou sinon ne penser qu’aux bons souvenirs du passé.

    Pensez au contraire à l’avenir. Au départ, faites des rêves, mais ne restez pas trop longtemps dans ce monde irréel. Essayez de voir quelle part des rêves peut être proche d’une réalité possible et transformez la en projets, en buts réalisables avec de la volonté, de la tenacité, du travail et un  peu de chance. Et puis tâchez de vous donner les moyens pour réaliser ces projets.
    La vie n’est belle que si on a de l’espoir et ce sont les projets qui le matérialisent.

    Essayez d’augmenter la confiance que vous avez (ou n’avez pas) en vous. Dites vous qu’il ne faut pas céder aux impulsions émotionnelles mais essayer de raisonner pour surmonter son pessimisme et avoir davantage confiance en soi.
    Faites le bilan de vos défauts et de vos qualités. Vous verrez que vos défauts peuvent être en partie corrigés et que vos qualités ne sont pas négligeables et peuvent être cultivées.
    Pour une fois pensez au passé et voyez tout ce que vous avez déjà réussi et pensez à toute la vie que vous avez devant vous pour réussir bien plus.
    Et puis vous êtes jeune donc vous manquez encore d’expérienece, mais dites vous qu’elle augmente tous les jours et que donc la confiance en vous va venir.

    Je constate souvent que vous vous ennuyez et que cet ennui vous amène à penser à vos problèmes. Alors occupez vous le plus possible et surtout variez vos activités. Lisez, écrivez, écoutez de la musique, voyez des films, la télévision, mais pas des choses tristes et horribles, mais au contraire de l’humour, de la gaité, de la poésie, du bonheur.
    Ayez des activités sportives, cela soigne à la fois le corps et l’esprit.     Essayez de mieux faire votre travail de classe. Vous finirez par être fière de vos résultats sportifs et intellectuelles
    Occupez vous des autres, de votre famille, de vos camarades, de vos amis. Penser aux autres évite de s’apitoyer sur soi.

    Et lorsque vous n’allez pas bien, surtout le soir avant de s’endormir, ne laissez pas vos pensées tristes tourner en rond dans votre cerveau émotionnel. Essayez de raisonner, de revenir au contöle du cortex frontal, de celui qui réfléchit objectivement. Et si vous n’y arrivez pas essayez de faire quelque chose de logique : pas un devoir de maths bien sûr, mais un mot croisé, un sudoku, un jeu de réflexion ou lire un livre qui fait réfléchir pour résoudre des énigmes.

    Et surtout si vous n’arrivez as à vous en tirer seul(e), n’hésitez pas à appeler à l’aide. N’essayez pas de gommer votre souffrance par pudeur, ou parce que vous êtes très introvertie et que vous n’aimez pas vous confier.
    Le vieux singe est aussi introverti et pourtant il arrive à discuter avec ses guenons et ses babouins, et cela ne le choque pas du tout qu’on lui raconte ses malheurs. C’est d’abord une source de décompression, puis on réfléchit ensuite ensemble.
    La discussion apporte toujours quelque chose à condition d’en rester aux constatations, à l’analyse des situations, des faits et des  personnalités,à la recherche des solutions mais en s’abstenant de tout jugement de valeurs vis à vis des personnes.

Samedi 6 décembre 2008 à 8:29

Tristesse, désespoir

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    Dans mon précédent article je disais que de petites causes ajoutées les unes aux autres, pouvaient engendrer la même détresse qu’un malheur important, et qu’aider ainsi mes “chiens perdus sans collier” était plus difficile, car il fallait d'abord arriver à comprendre avec eux les causes de leur désespoir. ou de leur mal-être.
    Mais je disais aussi que l’attitude que l’on pouvait avoir, face à l’adversité, était un facteur important de ce processus.
    
    Les jeunes qui ont ainsi un mal-être important présentent presque toutes, deux caractéristiques : elles n’ont pas confiance en elles et se sentent relativement isolées. Cet isolement peut d’ailleurs ne pas être évident, car souvent elles s’efforcent de paraître joyeuses avec ceux qui les entourent, arrivent à donner le change et leur solitude est en fait morale, sentimentale et “interieure”.

    Face à cette situation je rencontre souvent plusieurs types de réactions néfastes.


    Certaines vont, de la même façon qu’autrefois on écrivait son “journal intime” sur un cahier, confier leurs malheurs à un blog.
Ecrire ainsi soulage en général leur douleur. Mais ce blog, contrairement aux cahiers d’autrefois, est lu par les amis, et donc, on enjolive, on en rajoute, on joue un peu à la romancière.
    Le blog devient plus triste que la réalité, les malheurs que l’on raconte sont de plus en plus poignants, et se prenant au jeu, on finit par y croire. Bref c’est la boule de neige; on rajoute de la tristesse irréelle, mais qui augmente sa tristesse réelle et on glisse ainsi peu à peu vers le désespoir.

    Ce que peut faire l’écriture, la littérature et l’audiovisuel en sont capables : la mode est actuellement aux chansons, aux histoires et aux films tristes, qui décrivent toutes les horreurs de notre planête, prônent la souffrance, le sang, la mort.
    Il est certain que quelqu’un qui est déjà dans la tristesse, se sent dans un monde familier, et privilégie d’autant plus ces publications qu’elles sont dans le vent.
    Seulement à force de ne consommer que ce type d’information, on se retrouve plongé dans un univers où il n’y a plus que de la tristesse et du désespoir et dans une prison dont on ne touve plus la porte.

    Lorsque l’on n’a plus confiance en soi, on n’aime pas se mesurer aux autres, car on craint d’être perdant. Donc il ne faut pas ressembler aux autres pour que la comparaison ne soit pas possible. Il faut donc cultiver l’originalité.
    On va donc essayer de se créer une image propre, indépendemment de sa propre personnalité (et quelquefois même en contradiction avec elle), pourvu qu’elle nous démarque des autres et cela par nos comportements, nos propos, notre habillement, nos goûts artistiques ou littéraires, ou parfois par une attitude provocatrice ou distante.
    Le problème, c’est qu’en faisant cela, on s’éloigne des autres, on s’attire leur hostilité et l’on se fait mettre encore un peu plus à l’écart.
    C’est un cercle vicieux puisqu’on augmente ainsi sa solitude.

    Des attitudes telles que celles que je viens de décrire ont pour conséquence de vous isoler des autres, de vous plonger dans un monde irréel, dans lequel vous avez l’illusion d’être maître de votre destinée, de faire ce que vous voulez et donc d’y trouver cette confiance en vous, qui vous manque dans le monde réel.
    Le problème c’est que ce monde n’est plus la réalité où nous vivons, et que donc nous n’avons plus alors les “pieds sur terre”.

    
    Et comme le disait une de mes jeunes amies philosophe :
“ on l’aime bien notre petite dépression, qu’est-ce qu’on ferait sans ? Et puis la vie c’est plein de doutes, de peurs, de moments de tristesse, de dangers. On est si bien finalement dans notre petit cocon protecteur. “
   
    Alors on est loin de la réalité et on se sent perdu. Comme le décrivait de façon à la fois poétique, réaliste et imagée une de mes correspondantes :
“ Je suis dans une prison de verre dont j’ai perdu la clé !”

    Alors il faut en sortir un jour et ce n’est pas facile : je redonne la parole à ma jeune philosophe :

 “ ...Sauf que tout ça c’est du pipeau. Et un jour, faut bien s’en rendre compte. Ce jour-là, il faut se prendre en main et décider une bonne fois pour toutes que la souffrance, c’est fini. Alors il faut se faire confiance, et il faut s’insérer à nouveau dans la vie, faire du sport, sortir, voir ses amis, retrouver sa confiance en soi, se pardonner nos nos erreurs et, tel le phénix, renaître de nos cendres...”

Vendredi 5 décembre 2008 à 9:19

Tristesse, désespoir

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   Mon article “qui me tendra la main” a soulevé quelques remarques inattendues, (deux commentaires et une dizaine de mails), de lecteurs qui ont été choqués par le fait que je stigmatisais l’égoïsme et l’indifférence de ceux qui sont témoins du malheur des autres.
    Certains trouvent cette attitude normale, mais regrettent qu’il en soit ainsi. D’autres considèrent que l’on a suffisamment de problèmes soi-même sans s’occuper de ceux des autres.
    Enfin certains d’entre vous minimisent ces problèmes.
    Ils admettent qu’il y ait quelques cas sérieux (agression, accident...), mais qu’en dehors de cela on ne devrait pas être stressé.
    Ils considèrent que “...si on ne voulait pas avoir de chagrin d’amour il n’y avait qu’à ne pas s’amouracher de n’importe qui...”, qu’un “chagrin d’amourette n’était pas bien grave et que cela ne valait pas la peine d’en faire tout un cirque...”.
    Et surtout ils pensent que la plupart des jeunes qui sont tristes et malheureux, soit simulent cette douleur pour se rendre intéressant et parce que c’est à la mode, soit sont masochistes et manquent de volonté, car ils n’ont aucune raison valable d’être ainsi désespérés.


    Certes j’ai souvent déploré que mes “guenons” se sentent attirées trop facilement par un garçpn sans le connaître, et en croyant au grand amour. Mais le chagrin est cependant très présent lors de la rupture.
    J’ai dit aussi que j’étais parfois face à des cas sérieux où le traumatisme était tel que la pente set difficile à remonter, ce qui ne veut pas dire qu’on n’y arrive pas avec de la volonté et du temps.
    Mais aujourd’hui je voudrais revenir sur la troisième catégorie qui “n’a aucune raison d’être triste”. et qui l’est cependant.
    Je voudrais parler de celles qui sont vraiment tristes, qui ont parfois une souffrance telle qu’elles pensent à la mort ou se scarifient, mais ne savent pas bien pourquoi elles sont ainsi, car elles n’ont pas un problème majeur grave.


    Celles qui se sont adressées à moi ne simulaient pas, elles souffraient réellement, mais au départ ne savaient pas bien pourquoi, et cela les préoccupe encore plus, car comment lutter contre quelque chose de mystérieux qu’on ne comprend pas.

    Alors je vais essayer de trouver avec elles ces raisons, mais pas à la manière d’un psy (dont je n’ai pas les connaissances), qui essaie de faire parler son patient, explique souvent peu, et se réfère à ses théories sur les complexes, l'enfance ou la libido, (plus ou moins vraies d’ailleurs), lesquelles traitent rarement de toutes ces causes qui sont petites et terre à terre, mais bien réelles.
    Je ne suis qu’un ingénieur de formation scientifique, et, à partir de ce que me disent mes “chiens perdus sans collier”, je vais essayer de comprendre leurs problèmes simplement, de façon logique avec du bon sens, de leur expliquer ce que je crois et de voir avec elles si ces hypothèses sont vraisemblables.
    On peut ainsi avancer peu à peu et souvent identifier certains des problèmes, et ensuite essayer d’y remédier.

    Il n’y a pas des raisons “importantes” à cette tristesse (peines de coeur, agression, mésentente avec les parents ...).
    Pour mes “chiens perdus sans collier”, c’est en général une multitude de raisons qui interviennent, raisons en apparence peu importantes, (et c’est pour cela qu’on les connait mal), mais qui, toutes ensemble, représentent un poids certain et peuvent engendrer une réelle souffrance, que l’on a trop tendance à négliger.


    Les confidences de mes correspondantes leur appartenant, je ne peux donner d’exemple détaillé et je m’en tiendrai à des généralités :

        D’abord les problèmes de tout jeune avec la contradiction entre l’envie d’être plus indépendant, et notamment de sortir du cocon familial, et la peur de ne plus être protégé, de ne pas s’en sortit seul, l’envie de rester encore enfant.

    Contradiction entre le besoin d’être aimé, protégé, encouragé, aidé et la non acceptation des contraintes correspondantes, notamment familiales (manque de liberté, surveillance et autorité des parents).
    Il en résulte des conflits divers avec les parents, (surtout si l’un des deux n’est pas le vrai père ou la vraie mère dans une famille recomposée) ou avec les frères et soeurs (et surtout les demi-frères et demi-soeurs).

    Ensuite il y a souvent ce que j’appelle des mini-peines de coeur. L’adolescence est un âge où l’on attache beaucoup d’importance aux copains, aux amourettes et des ruptures, dans lesquelles quelqu’un auquel on se croit attaché vous quitte ou vous ignore, sans que ce soit un véritable chagrin d’amour, peut affecter la sérénité de la vie d’un jeune au point de le déstabiliser. Pas forcément des peines d’amour, ce peut être un ou une amie qu s’éloigne de vous.
    Parmi ces camarades, il y a évidemment les copains et copines de classe.

    Une raison qui peut aussi miner un jeune, ce sont les difficultés scolaires, quand le jeune ne rencontre pas une aide suffisante pour s’en tirer et souffre des critiques de ses parents et de ses profs et de l’opinion de ses camarades de lycée ou collège.

    Un des gros problèmes très général chez beaucoup de jeunes, c’est le manque de confiance en soi, qui empêche de croire qu’on va y arriver, qui enlève la motivation.
    Dans de nombreux cas, il a suffit que après d’assez longues discussions, ma correspndante reprenne confiance en elle pour que tout soit peu à peu réglé, parec qu’ensuite, elle a le courage et la motivation pour s’en sortir.
    Pour être bien il faut croire en soi et que les autres croient aussi en vous.

       Enfin une des plaies de notre monde actuel, notamment chez les jeunes, c’est l’importance exagérée qu’on accorde à l’opinion d’autrui et notamment  pour toutes sortes de choses souvent peu importantes.
     Il en résulte une certaine “jalousie” de tout ce que possède le copain ou la copine, et que l’on n’a pas, que ce soit des vêtements, des bijoux, des moyens audiovisuels, des livres, les vacances etc......
    Ceci n’existait pas dans ma jeunesse car au lendemain de la guerre, on n’avait rien et finalement on était paradoxalement plus heureux !!

    Tout cela n’est pas exhaustif; chaque cas est un cas particulier en raison de la personnalité des gens et de la spécificité de leur environnement.
    Mais, contrairement à ce que me disaient mes lecteurs, je constate que souvent l’accumulation de ces causes assez peu importantes, peut engendrer une préoccupation considérable qui peut mener jusqu’à la dépression.
   
    En fait ces causes ne sont pas les seules responsables. Le comportement du jeune face à cette adversité est également très important et j’aborderai cela dans mon prochain article.
   

Jeudi 4 décembre 2008 à 9:10

Photos, photos comiques

     Aujourd'hui, je n'ai guère le temps. Des fuites dans l'étanchéité de ma terrasse qu'il a fallu réparer. J'ai dû démonter ma serre et les ouvriers ont cassé le béton et réparé la couche de bitume. Maintenant si je veux que mes plantes ne gèlent pas au prochain froid, il faut que je la remette en service.
     J'ai remonté la structure de la serre et maintenant je peux travailler à l'intérieur, à l'abri de la pluie qui ne cesse de tomber en région parisienne.
     Il faut dans les prochains jours que je mette le doublage interne et que je refasse le sol en carrelage. Quelques après-midi de travail.


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     Alors je publie une photo de sculpture en bronze.
     Certaines de mes correspondantes ont un petit ami, d'autres une petite amie.
    La personnee sur la photo préfère la froide beauté des statues de bronze.
     Mais elles ont l'air de bien s'aimer ! LoL

Mercredi 3 décembre 2008 à 8:29

Tristesse, désespoir

    http://lancien.cowblog.fr/images/Fleurs1/P3040155.jpg

     J’ai parmi mes correspondant(e)s des jeunes qui sont tristes et parfois au bord de l’abîme, cela pour des raisons diverses : mort ou abandon d’un être aimé, gros problèmes familiaux, agression, causes diverses qui ont mené à une quasi-dépression..;;
    Je lis souvent dans vos mails i des phrases telles celles ci:
“...J’ai l'impression de ne plus servir à rien... Je ne fais rien de bien... Je ne me sens plus heureuse même avec mes amis... Je suis complètement morte de l'intérieur... Aucun espoir ne se manisfeste...  Qui viendra à mon secours et me tendra enfin la main ?...”

    On en arrive là comment et pourquoi?

    Toujours le même problème: l'égoïsme de ceux qui, ne pensant qu'à eux, oublient le malheur des autres. Voici encore une plainte d’une des “guenons” du vieux singe que je suis :
    ” Petite fille oubliée, je cherche l'amitié, mais comme je touche le fond, personne ne me répond. J'ai dit ma souffrance à mes amis, bien qu'ils me dissuadent de passer à l'acte, j'attends toujours une aide qui pourra me montrer que la mort n'est pas la solution. ...”
   

     Le monde est dangereux à vivre, non seulement à cause de ceux qui font le mal, mais aussi à cause de ceux qui regardent et laissent faire.
    Dans les mails et les blogs les plus sombres, cette sensation d’isolement, d’abandon est générale et elle peut être effectivement la conséquence de l’égoïsme des humains.
    Cependant l’égoïsme n’est pas la seule cause. Tous les ados ne sont pas égoïstes. Mais quand ils voient une camarade déprimer, ils sont pris au dépourvu, ils ne savent pas quoi faire, ils n’ont pas assez l’expérience de la vie. Ils ne savent pas que conseiller et comment.
    Parfois ils ont peur (peut être pour eux mêmes et c’est effectivement un peu être égoïste, mais pas volontairement). Si vous voyez un SDF dans la rue par ces grands froids, vous ne pouvez pas le sauver tout seul. Il faut alerter les secours. Là c’est pareil!
    Je connais une jeune fille qui passe son temps à essayer de soutenir ses amies, à les conseiller, à crier leur peine, pour essayer d’attirer l’attention sur ces souffrances. Mais elle finit par douter, par être submergée par tant de désespoir, et par se laisser contaminer elle même; elle n’a que 17 ans, la maturité et le courage d’un adulte, mais pas sa résistance et c’est pourtant une fille formidable.
    Quand la situation est grave ainsi, il faut aller chercher les adultes!
    Bien sûr il y a des adultes égoïstes, mais l’infirmière de votre collège ou de votre lycée se dévoue pour les autres, elle saura quoi faire et elle est tenue au secret médical.
    Il y a vos parents; ils vous aiment et seraient malheureux que vous soyez vous même dans cet état. Alors allez les voir, ils sauront que faire vis à vis des parents de votre camarade, qui n’ont peut être rien soupçonné de la détresse de leur enfant.

    Et vous qui souffrez ne croyez pas que cela se voit forcément. Vos parents, vos grands parents vos frères et soeurs vous aiment, ils n’ont rien vu, sinon, ils seraient déjà à vos cotés. Alors allez les voir, allez vous confier.
    Ne soyez pas honteuse, quelqu’un qui aime beaucoup ne juge pas. Le seul moyen d’en sortir, c’est qu’on vous aime, que l’on vous écoute, que l’on cherche à comprendre vos angoisses, et à vous aider à en éliminer les raisons.    
    L’adolescence, c’est le moment ou on est en rebellion contre ses parents, contre le monde entier. Je l’ai été aussi; mais c’est une situation passagère et on s’aperçoit plus tard, quand on est devenu adulte, que cette révolte n’a finalement pas servi à grand chose : c’est la nymphe qui veut faire éclater le cocon.
    Mais dans le malheur, il faut oublier ces querelles, il faut se serrer les coudes : l’union fait la force et redonne confiance.
    Et si cela va trop mal, les médecins sont aussi là pour vous soigner, mais aussi pour vous comprendre.

   
Si votre mal est sérieux, ne restez pas dans votre coin. Il ne suffit pas de  crier au secours, on ne sait pas si on sera entendu. Il faut aller chercher de l’aide.

Mardi 2 décembre 2008 à 8:12

Amour et peines de coeur

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    Dans un de ses mails, une correspondante me fait cette réflexion qui me parait très pertinente, mais qui pourtant me donne à réfléchir :

“...Amour quand tu nous tiens! Quelle haine! Pourquoi l’amour cela rend il tellement heureux? Pourquoi l’amour cela fait tant souffrir? et pourtant tout le monde le recherche ! ...”

    Je voudrais comprendre “la haine”. Quand on veut discuter, il faut parler le même langage, sinon bonjour les malentendus!
    Si je demande l’aide de mon “petit ami Robert”, ou de ma "petite amie La Rousse”,  ils me disent que la haine, c’est “le sentiment qui pousse à vouloir du mal à quelqu’un ou à se réjouir du mal qui lui arrive”. Avouez que cela ne va pas bien avec la phrase ci-dessus, ni d’ailleurs avec ce que j’ai vu dans d’autres mails ou blogs.
     . Je ne vous crois pas haineux vous les jeunes, encore moins les jeunes bloggeuses. Vous en voulez peut être au petit copain qui vous fait une crasse ou au petit ami qui vous laisse tomber, mais pas au point de vouloir sa mort!
    Qu’est-ce alors que “la haine” pour vous?
    Je crois que c’est la violence d’un sentiment, la colère devant un événement néfaste ou injuste, la rage dans l’action pour obtenir quelque chose.
    Si mon raisonnement est exact, lorsqu’il m’arrive de dire : “Oh rage, Oh désespoir, Oh vieillesse ennevie!”, (Le Cid, Corneille, mais pas le chanteur), vous vous diriez “Oh haine, Oh désespoir, Oh jeunesse ennemie” Est ce exact?

         Cependant un dicton dit  “qu’on passe facilement de l’amour à la haine ! “
    Je sais bien que l’amour déçu ou l’amour jaloux peuvent se transformer en haine, mais c’est rarement au point de vouloir vraiment du mal à l’autre, sauf peut être en paroles quand on est énervé(e).
    On voit quelquefois des situations bizarre et difficiles : un garçon qui a rompu et qui harcèle et dit bien des méchancetés à son ex petite amie, voire essaie de dresser ses amis contre elle, parce qu’elle a réussi à réagir courageusement à cette rupture et ne se plaint pas, ne pleure pas et ne le regrette pas (du moins en apparence ) et l’ignore.
    Pourtant c’était la meilleure solution pour ne pas trop souffrir.!
    Certes ces paroles désagréables et calomnieuses de son ex l’ont touchée, mais cela lui a montré que ce n’était pas un garçon aussi parfait que l’amour - aveugle - lui avait fait croire, et la colère et le ressentiment ont détruit l’amour qui lui restait encore et sa tristesse s’est dissipée plus rapidement.
    C’est d’ailleurs une bonne recette pour faire passer plius vite le chagrin d’une rupture : en vouloir à son ex et le regarder sous son mauvais jour au lieu de ne voir que ses qualités.
    Peut être est ce cela pour vous “la haine” !

    J’espère que vos commentaires m’aideront à comprendre votre langage et donc à faciliter notre dialogue.


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lancien

sortir de la tristesse

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