http://lancien.cowblog.fr/images/ZFleurs2/P3170171.jpg 

   Mon article sur les rumeurs m’ont valu commentaires et mails.
    D'abord, une remarque très juste de “mademoiselle Pi” :
“...Parfois je me demande pourquoi quand on est gosse, ou ado  on en fait toute une histoire d'une rumeur! Et donc pourquoi faut il rétablir à tout prix la vérité, pourquoi faut il faire taire les rumeurs même les pires soient-elles...Est ce parce qu'il y a une once de vérité ?
    Bien sur tout dépend du degré de la rumeur! Avec des amies on s'est souvenue de l'époque où chacun a eu le droit à sa rumeur, blessante pour certaines et devastatrice pour d'autre ...
    J'en ai connu de ces rumeurs bien pires que ce qu'on peut imaginer, qui ont détruit plus qu'elles n'ont juste embétées!
    Et là je cherche...je cherche l'intérêt de propager et surtout l'intérêt de la créer! ....”

    C’est vrai cela peut devenir de vrais tortures.!
    Mes correspondantes se plaignent des problèmes qu’elles ont rencontrés en classe avec leurs camarades qui racontent souvent des inepties sur elles, voire les prennent pour souffre-douleurs.
    Elles me demandent comment éviter cela, comment réagir contre ce qui est pour elles, un vrai calvaire.


    Evidemment on ne s’attaque qu’aux faibles. “INC” me faisait remarquer que quand on lance une rumeur, généralement, "on choisit bien la personne visée, comme pour la victimisation" et que l’on ne s’en prenait jamais à une personne qui avait la réputation de réagir violemment à toute attaque, même si ce n’était pas vraiment une personne violente.
    J’ai connu autrefois au lycée une jeune ado fort gentille et jolie, qui avait dans la doublure de sa robe une aiguille à broder bien pointue de 15 cm de long et s’en était servie une fois sur un garçon qui avait eu la main baladeuse. Par la suite les garçons gardaient leurs mains dans leurs poches et ne l’ennuyaient plus.

    Mais si vous n’avez pas ce courage, il y a une autre solution plus calme, efficace? mais qui demande de la volonté.
    Il faut essayer de penser à autre chose, surmonter sa peur, surmonter sa tristesse et l’envie de pleurer.
     Il faudrait juste réussir à prouver au monde qu'on ne se sent pas atteint par ça, c'est là tout le problème car ce n’est pas facile et la rumeur fera toujours des dégâts
    Mais ceux qui trouvaient un malin plaisir à vous torturer abandonneront s’ils ont l’impression que cela ne vous touche pas.


    Comme je l’avais dit dans mon précédent article il ne faut  jamais simplement démentir, la rumeur car cela la renforce.
    D’une part vous la faites connaître à ceux qui ne la connaissaient pas, d’autre part les gens se disent que vous la prenez au sérieux, que cela vous a touché et donc qu’il “n’y a pas de fumée sans feu !”.
    Souvent les paroles que vous utiliserz dans ce démenti seront mal interprétées, donneront lieu à quiproquo, à malentendus et amplifieront le dégat.
    Vous voudrez rétablir la vérité, mais celle ci n’est jamais absolue, sans faille et la moindre incertitude dans votre démonstration amplifiera la crédibilité des gens en cette rumeur.

    On peut lutter contre des rumeurs en lançant d’autres rumeurs, mais c’est un jeu dangereux si on n’est pas habitué à pratiquer ce genre de sport.   
    Deux solutions : ces “contre-rumeurs mettent en cause vos tortionnaires. C’est en quelque sorte une réponse par violence verbale. Ce peut être assez désagréable pour les arrêter dans leur jeu, mais cela peut aussi mener à l’escalade !
    Ou bien vous lancez des rumeurs voisines de celles qui courent sur votre compte, mais suffisamment absurdes pour qu’elles soient invraisemblables. Cela pourra atteindre la crédibilité de celles qu’on faisait courir précédemment, mais ce n’est pas certain (vous misez sur l’intelligence et l’esprit critique des autres. Ont ils tous ces qualités ?).

    Enfin une autre solution : vous cherchez de l’aide auprès des parents, des amis, de ceux que vous connaissez, éventuellement d’un professeur (plus difficile car cela a l’air d’une délation), de l'infirmière du lycée ou de l'assistante sociale.
    Cela m’est arrivé d’aider ainsi une guenon dans la peine, et une correspondance un peu agitée avec ses tortionnaires, très surpris de mon intervention un peu musclée avec quelques menaces sous-entendues, a très vite arrêté les actions désagréables.
    Dans la peine et le désarroi, il est toujours plus facile de lutter à plusieurs.