Samedi 31 janvier 2009 à 9:40

Chats

     Je vous avais dit que pendant quelques jours, je publierai un deuxième article avec des photos humoristiques.
Je vais tenir parole. 

     Mais auparavant je voudrais appeler votre attention sur un site canadien que Maud m'a recommandé hier et je la remercie vivement.
          http://radicarl.net/nouvelles-observations-sur-des-araignees-du-quebec
     Il est intéressant sur le plan de la zoologie, mais aussi plein d'humour
    J'ai aussi apprécié ses superbes photos, mais si certaines de mes "guenons" sont effrayées par les araignées, qu'elles ferment les yeux, et si elles veulent se faire peur, qu'elles y courent vite.
Pourtant certaines sont petites et la plupart sont inoffensives.
Il y a aussi une théorie sur les rapports anthropophagiques d'une mère araignée et de sa progéniture qui est délicieuse.

Merci Maud.


http://lancien.cowblog.fr/images/Chats1/chatMAL.jpg

   Voilà donc la photo du jour :
Ce pauvre chat que son maître paresseux devait laver.

  J'espère qu'ensuite il ne l'a pas mis à sécher au four à micro-ondes !


Samedi 31 janvier 2009 à 9:37

Divers

Aujourd'hui repos, pas d'article type SVT !!
Mais une correspondante m'a adressé cer article que je trouve extraordinaire de prémonition.
Qu'en pensez vous?


http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/image001.jpg

Vendredi 30 janvier 2009 à 9:24

Chiens

http://lancien.cowblog.fr/images/Chiens/chienarraignee.jpg



    Dans mon dernier article sur les routes de la peur, j'ai parlé de ceux ou celles qui ont peur des araignées.
    Alors à leur intention, je publie cette photo, trouvée sur internet, qui m'a parue vraiment originale, bien que je plaigne le pauvre labrador que l'on a ainsi affublé.



Vendredi 30 janvier 2009 à 8:43

Notre cerveau : émotions

    Les émotions des types peur, colère, tristesse, stress, anxiété, angoisse sont assez bien connues et les responsables principaux dans le cerveau, des manifestations correspondantes sont les centres amygdaliens.
    Les amygdales semblent en fait moduler toutes nos réactions à des événements qui ont une grande importance pour notre survie. Ceux qui nous avertissent d'un danger imminent sont donc des stimuli très importants pour les amygdales, mais également ceux qui signalent la présence de nourriture, de partenaires sexuels, de rivaux, d'enfants malheureux, etc.
    Ces centres nous permettent de réagir presque instantanément à la présence d'un danger. Tellement rapidement que c'est seulement après avoir sursauté que l'on comprend souvent ce qui nous a effrayé.
    Tout doit bien sûr commencer par une stimulation sensorielle quelconque comme la vue d'une forme étrange ou un son menaçant.

    L'information en provenance d'un stimulus externe atteint l'amygdale de deux façons différentes : par une route courte, rapide mais imprécise, directement du thalamus, et par une route longue, lente mais précise, celle qui passe par le cortex.

http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau1/routesdelapeur.jpg

    C'est la route courte, plus directe, qui nous permet de commencer à nous préparer à un danger potentiel avant même de savoir exactement ce dont il s'agit. Ces précieuses fractions de secondes peuvent, dans certaines situations, faire la différence pour notre survie.

    Le thalamus est le coordonnateur de nos perceptions : 40 fois par seconde, il interroge nos cinq sens et recueille leurs stimulus. Après une analyse ultra succincte en liaison avec les centres d’interprétation de nos perceptions et notamment ceux d’analyse de la vision situés à l’arrière du cerveau, il envoie quelques millisecondes après une alerte aux amygdales.
    Cette action fait naître des réactions émotionnelles avant même que la perception complète n'ait eu lieu et que le système puisse se représenter complètement le stimulus.

    Les amygdales vont en effet aussitôt réagir, comme on l’a vu dans l’article précédent, en intervenant par le canal du tronc cérébral (des centres au dessus de la colonne vertébrale qui règlent nos processus vitaux comme les battements de coeur, la respiration...) et  de l’hypothalamus, qui à eux deux agissent sur les systèmes sympathiques. (orthosympathique qui accélère les processus et parasympathique qui les ralentit).
    Elles vont agir sur le striatum qui contrôle nos mouvements.
    Elles vont aussi polariser tous nos sens et notre attention sur le phénomène détecté.
    Puis si le danger n’est pas vital, elles nous figent, en attente d’une analyse de la situation par le cortex, ce qui est la route “longue” qui va prendre quelques secondes.

    En effet, après un traitement des différentes modalités de l'objet par le cortex sensoriel primaire, le cortex associatif (deux centres que l’on appelle “quoi” et “ou”) fournit à l'amygdale une représentation de l'objet.
    Cette représentation élaborée de l'objet peut alors être comparée au contenu de la mémoire explicite grâce à l'hippocampe qui entretient lui aussi des liens étroits avec l'amygdale.
    C'est l'hippocampe qui permet en premier lieu l'apprentissage du caractère dangereux d'un objet ou d'une situation grâce à la mémoire explicite. L'hippocampe est aussi particulièrement sensible à l'encodage du contexte associé à une expérience aversive. C'est lui qui fait en sorte que non seulement un stimulus peut devenir une source de peur conditionnée, mais également les objets autour, la situation ou le lieu où il se trouve.
    A un niveau d'analyse encore supérieur les cortex préfrontaux et frontaux conceptualisent la situation, ses conséquences ainsi que celles de réactions futures; il élabore donc une stratégie et en informe également l'amygdale.

    Par cette voie lente, le traitement de l'information  arrive à l'amygdale et précise si c'est un véritable stimulus menaçant ou s'il n'y a pas lieu de s'inquiéter.
    La présence imminente d'un danger poursuit alors le travail d'activation de l'amygdale, qui au contraire va ramener tout à la normale si le danger s’avère être une fausse information.

    Pour mieux vous faire comprendre je vais vous donner un exemple.
Vous venez de vous réveiller et de vous lever et vous allez vers la fenêtre de votre chambre voir le temps qu’il fait.
    Et là horreur !,... une énorme araignée noire toute velue est sur le rideau de tulle !
    Vous êtes bloquée sur place, une bouffé de chaleur monte à vos joues, vos mains deviennent moites, votre coeur tape dans votre poitrine, votre respiration s’accélère, vos muscles ventraux se contractent et vous semblez prête à fuir.
    Mais là; vous êtes paralysée quelques secondes et vos yeux ne quittent pas l’araignée, votre attention est bien plus forte que pendant vos cours au lycée !!

    Quelques secondes passent ainsi pendant lesquelles se produit un dialogue dont vous êtes à peine consciente.
    Le cortex sensoriel a envoyé l’image au cortex frontal, qui prend la situation en main, à grand renfort de transmissions multiples .
    Il demande à un centre du cortex associatif le “Où”, qui est chargé de faire la cartographie de l’environnement, de repérer de façon précise la position de l’araignée et de voir ses variations dans le temps, : autrement dit, bouge t’elle, est ce un objet vivant ?
    Il demande à l’hippocampe combien une araignée a de pattes et comment est fait son corps, puis aux centres visuels aidés par le centre “mathématique” de Broca (celui qui gère la production de mots), de compter les pattes : tiens il n’y en a que six !!! Et elle n’a pas de tête cette araignée.
    Cortex frontal consulte le préfrontal : dans ces conditions d’informations, qu’est ce que je risque si j’approche pour mieux voir ? Cortex préfrontal réfléchit, évalue et donne son feu vert.
    Vous faites un pas et l’analyse se poursuit plus précise.
    Finalement le cortex se rend compte que l’araignée est en laine, un “épouvantail” d’araignée, sans danger (danger à l’origine tout à fait minime, mais vous avez peur des araignées !).
    Les amygdales sont averties et lèvent l’alerte rouge en envoyant du GABA qui va ramener les paramètres de votre organisme à la normale.

    Mais les amygdales sont “vexées” d’avoir ainsi travaillé pour rien et de “s’être fait avoir”, alors elles vont mobiliser leurs neurones à adrénaline pour susciter une petite colère et aller baffer votre petit frère, à l’origine de cette mauvaise blague. ! IOI

    J’espère que vous avez compris comment fonctionnent nos centres amygdaliens, et comment les émotions dues à la peur sont contrôlées.
    Des chercheurs ont étudié ces dernières années le fonctionnement de centres, sous-ensembles des amygdales, mais je n’ai pas voulu rentrer dans ce détail.

    Dans les prochains articles, je parlerai de nos mémoires et du circuit de Papez, puis de la mémorisation des émotions traumatisantes et des blocages correspondants.

    Mais il faudra que je vous montre aussi que nos centres amygdaliens ont d’autres fonctions importantes dans des domaines plus “positifs”.




Jeudi 29 janvier 2009 à 9:27

Chats

    J'étais heureux hier soir car non seulement j'avais vu un article de Maud 96 sur son blog, qui montrait qu'elle avait été très éprouvée, mais qu'elle était sur la voie de la guérison, avec le courage et la volonté qu'on lui connaît mais toujours la même gentillesse et presque le sourire malgré sa souffrance.
Tous tes amis, Maud, sont dans la joie de te voir de retour et te souhaitent un rétablissement rapide.
Certes tu es "privée d'avion" pour 4 mois, mais d'ici là, ta santé va revenir, et cet été tu pourras à nouveau aller en vacances en France, comme l'an dernier. En attendant nous t'embrassons tous !
    Ton commentaire sur mon blog hier m'a fait aussi bien plaisir, car il est le signe que  tu vas reprendre peu à peu une vie normale, puisque déjà, tu surfes quelques instants sur internet.


http://lancien.cowblog.fr/images/Chats1/chat3.jpg        Comme, si tu reviens ces jours ci sur mon blog, je ne veux pas t'imposer la lecture d'articles sérieux et fatiguants, je vais y mettre aussi, à ton intention, quelques articles supplémentaires, qui je l'espère, te feront sourire.
    Je ne sais pas si ce chat, que j'ai trouvé sur internet,  est canadien et si ces lunettes doivent le protéger contre le soleil ou la neige, mais je lui trouve une tête assez extraordinaire !

Jeudi 29 janvier 2009 à 9:00

Notre cerveau : émotions

http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau1/amygdales.jpgJe voudrais faire quelques articles sur des centres dont je vous ai souvent parlé : les centres amygdaliens, qui sont à l’origine de ce qui est peur et colère, des actes de lutte de fuite ou de sidération, mais aussi à moyen terme de la tristesse, de l’anxiété et de l’angoisse.
    C’est une plaque tournante qui intervient dans presque toutes nos émotions, qui les contrôlent plus ou moins, dans un sens bénéfique comme néfaste, surtout quand notre cortex frontal n’intervient pas.


    Dans cet article, je voudrais vous parler de la peur au plan psychologique :

    Les comportements qui surviennent lorsqu'un être humain est effrayé sont très semblables d'un individu à l'autre, quels que soient l’âge, la culture, l’éducation, le milieu. Et on retrouve des comportements analogues chez les mammifères.

    En effet, si quelque chose nous effraie, disons un bruit strident, notre première réaction est d'arrêter ce que nous étions en train de faire.
    Presque aussitôt, nous nous tournons généralement vers la source du bruit et tentons d'en évaluer le danger réel. Tout cela se fait très vite, de manière réflexe, et ne nécessite pas l'intervention de la conscience ou de la volonté (donc notre cortex frontal).
     Si la source du bruit semble effectivement menaçante, nous nous figeons sur place et nous tentons d'évaluer s'il y a une possibilité de fuir ou de se cacher.
    Si, enfin, on se retrouve en contact direct avec la source du bruit qui s'avère être dangereuse, on n'aura plus d'autre choix que la lutte, c'est-à-dire un comportement de défense agressif pour éloigner ou détruire la menace.
    Enfin dans certains cas, la peur est tellement forte ainsi que l’impression de danger, qu’il y a blocage, sidération. On se cache immobile en espérant ne pas attirer l’attention du prédateur.

    Non seulement les comportements, mais les changements physiologiques qui surviennent dans l'organisme en proie à la peur sont aussi très bien conservés dans le monde animal.
    Il y a bien sûr tous les changements déclenchés par le système nerveux sympathique pour nous aider à faire face à la situation : augmentation de la fréquence cardiaque, de la respiration, dilatation de la pupille, mobilisation des réserves de glycogène en vue de l’effort musculaire, concentration et attention visuelle.... qui permettent de concentrer nos énergies là où il y a priorité; mais aussi des phénomènes plus subtils comme la suppression de la douleur face au danger, un phénomène bien connu des soldats au combat. 
   
    Chez l'humain, des réponses comportementales originales tirant profit de nos capacités cognitives accrues s'ajoutent souvent à la réponse physiologique. En particulier les centres amygdaliens vont influencer les expressions de notre visage et les intonations de notre voix.
    Mais ces capacités cognitives proprement humaines que nous confère notre cortex peuvent aussi être à l'origine de peur, d'anxiété et d'angoisse, car notre imagination et notre mémoire vont intervenir dans le processus qu'ils peuvent décklencher ou arrêter à tort.
   
Finalement notre organisme a un processus naturel de défense devant la peur et le contrôle de notre cortex frontal peut s’avérer excellent comme très néfaste selon les circonstances.
Dans mon prochain article, je vous parlerai du contrôle du cortex et des  "routes de la peur".

Mercredi 28 janvier 2009 à 18:14

Notre cerveau : émotions

     La roue des émotions m'a valu plusieurs mails, certaines de mes  correspondantes voulant voir une représentation plus sérieuse que les "smiley" (rajoutés pour vous amuser un peu !) et d'autres souhaitant connaître la représentation 3D qu'Invidia a d'ailleurs présentée sur son blog.

Alors voici les deux schémas demandés qui datent de 1980 : Plutchik est un psychiatre et chercheur en psychobiologie américain né en 1928 et mort en 2006, qui a fait beaucoup d'études très connues dans le domaine des émotions.

http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau1/plutchik2D.png

     Le premier est le schéma original 2D de Plutchik, traduit en français et que l'on trouve souvent dans des articles. Comme je l'ai dit je mettrais volontiers "espoir" à la place d'anticipation.

http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau1/plutchik5.gif

http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau1/plutchik.jpg












    Le second est le schéma original 3D de Plutchik en anglais, avec une représentation autre sur un troisième schéma, plus facile à lire.





















  Voici en outre un autre schéma d'un article de Plutchik, qui donne la "gradation" des émotions. Il est un peu difficile à lire et évidemment en anglais ! (excellent exercice de dictionnaire).
http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau1/basicemotions.jpg

 



Mercredi 28 janvier 2009 à 8:29

Chats

http://lancien.cowblog.fr/images/Chats1/chatdort.jpg

    Aujourd’hui repos pour que je ne vous donne pas une overdose avec mes articles sur le cerveau !
    Alors comme je le fais souvent, je vais vous parler de chats et plus particulièrement de chatons.

http://lancien.cowblog.fr/images/Chats1/Chatons14.jpg














    Ces deux là dont j’ai vu les photos sur internet, je les trouve adorables.
J’aurais envie de leur gratouiller le poil !












    Sirga , la chatte de ma fille et de ma petite fille à Toulouse, dont je publie souvent des photos, a eu de grosses émotions qu’on n’a malheureusement pas pu photographier.
    Au plus fort de la tempête de samedi, elle a voulu sortir et s’est trouvée sur le seuil de sa chatière face à une grosse rafale qui l’a fait reculer de 20 cm malgré elle.
    On a alors vu un bolide qui traversait dans l’autre sens, comme si elle avait le diable des chats à ses trousses,  et elle est allée se blottir dans son coussin.

Ils sont fous ces humains, de souffler ainsi ! Ce n’est pas un temps à mettre un chat dehors !!

Mardi 27 janvier 2009 à 10:08

Notre cerveau : émotions

    Continuons dans le domaine des émotions instinctives que nous maîtrisons mal.

    Au plus profond de notre cerveau existe un gros centre, l’hypothalamus, qui préside à la plupart des actes de notre vie végétative et instinctive. C’est lui qui régule notre organisme car il agit sur l’hypophyse, glande qui incluse dans le cerveau, commande toutes nos autres glandes productrices d’hormones, et d’autre part donne des ordres aux systèmes nerveux autonomes que sont le système ortho-sympathique qui accélère le fonctionnement de nos organes vitaux et le système para-sympathique qui ralentit leur fonctionnement.
    L’hypothalamus garantit ainsi dans notre corps un équilibre permanent physico-chimique que l’on appelle “l’homéostasie”.


    Je ne vais pas vous décrire le fonctionnement de l’hypothalamus. Il agit dans tellement de domaines que c’est extrêmement compliqué.
    Ce ne sera qu’un rapide survol.
   
    L’hypothalamus reçoit des informations de tous nos organes vitaux : coeur, respiration, état circulatoire, température, nos viscères, la douleur, la douleur, nos glandes ...
    En outre, il reçoit des informations de valeurs de concentrations chimiques dans le sang, les tissus, les organes viscéraux... Etat hydrique, oxygénation, concentration de nombreux ions nécessaires à l’organisme, hormones.
    Enfin il est connecté à de nombreux centres du cerveau qui l’informent également des libérations de neurotransmetteurs.
    A l’inverse, il les informe de la situation générale du de notre corps et notamment, on l’a vu les centres du circuit de récompense.

    A partir de ces informations il intervient pour sauvegarder les conditions de bon fonctionnement de notre corps, provoquant le fonctionnement de nos organes ou régulant ce fonctionnement au travers du système sympathique, modifiant les concentrations pour conserver le bon équilibre, incitant par l’intermédiaire de l’hypophyse, les diverse glandes à fonctionner.


http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau1/hypothalamus.jpg    Ci-contre un schéma assez détaillé de l’hypothalamus, mais ne vous inquiétez pas, ce n’est pas la peine de retenir le nom de toutes ces aires, mais il fallait bien que je leur donne leur nom pour que vous puissiez les repérer

    Le noyau supra-optique contrôle l'hypophyse (et les hormones).
    Le noyau supra-chiasmatique contrôle les rythmes circadiens; c'est l'horloge interne.
    La partie latérale (violette) est à la base de l'homéostasie et contrôle l'éveil et l'attention (prolongement du tronc cérébral).
    Les deux noyaux médians (jaune et rouge) contrôlent les comportements alimentaire, reproducteur, parental, la thermorégulation et l'équilibre hydrique; le ventro-médian commande la satiété; les latéral et paraventriculaire la faim; les latéral et circum-ventriculaires, la soif.
    Les zones centrales gèrent plutôt les aversions l'agressivité et en partie, la peur, et les zones latérales les plaisirs.
    Les différences sexuelles interviennent dans le développement de certains noyaux à l'intérieur de l'aire préoptique et de l'aire antérieure qui varie à la puberté et à la vieillesse. Ces zones sont actives lors des actes sexuels.

    Finalement l’hypothalamus va être à l’origine de beaucoup de nos émotions, et notamment de nos “pulsions” car c’est lui qui va au départ fournir certains éléments déclencheurs (par exemple la faim ou la soif quand nous sentons l’odreur ou nous voyons un met ou une boisson que nous aimons, ou bien le désir sexuel...)
    Sur son action nous n’avons aucun pouvoir (sauf par médicaments ou drogues, mais c'est parfois aléatoire et variable d'une personne à l'autre).
    Il faudra que nous agissions bien en aval au niveau d’autres centres comme l’indique le schéma ci dessous.


http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau1/schemaemotions.jpg
     
C’est ce que nous verrons dans de futurs articles ainsi que quelques notions nécessaires sur la mémoire et le circuit de Papez.

Lundi 26 janvier 2009 à 9:03

Notre cerveau : émotions

Aujourd’hui je voudrais vous parler d’émotions instinctives qui nous submergent sans que nous ayons au départ, conscience de ce qui se passe et qu'il nous est difficile de contrôler..

    C’est le cas en particulier de “l’émotion pure”.

http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau1/cortexinsulaire.jpg
    Si l’on Injecte dans l’artère carotide (qui irrigue le cerveau) un produit autrefois utilisé comme anesthésique par les dentistes quand ils vous arrachaient une dent, la “procaïne”, il se produit une chose étrange.
    Rassurez vous les médecins-chercheurs prennent au préalable des précautions notamment sur le plan des allergies possibles.

    On met le patient dans un scanner qui permet de filmer les images de son cerveau, obtenues par résonance magnétique..

    Vous verrez ci contre l’image que l’on obtient sur l’activité des centres correspondants et on constate que des centres des parties du cerveau émotionnel appelées  “cortex cingulaire” et “cortex insulaire”, entrent en activité.


    Pour que vous puissiez situer ces centres, je mets également dans l’article le schéma ci contre de l’ensemble du cerveau émotionnel, qui montre où se trouvent ces zones, sous le cortex externe (que l’on appelle aussi néocortex car c’est la partie ultime de l’évolution vers l’homme - et le singe supérieur.)


http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau1/cerveauemotionnel-copie-1.jpg
    Que ressent le patient auquel on injecte ce produit.  qui va agir du fait qu’il peut sensibiliser des récepteurs de neurotransmetteurs dans les synapses des neurones de ces centres.?
    La personne ressent une émotion profonde sans raison apparente : elle a envie de pleurer, sa gorge se serre, ses tripes se nouent. Cela dure quelques secondes, puis le cortex frontal reprend les commandes et elle se demande ce qui a bien pu lui arriver ainsi : simplement une injection de procaïne.

    Elle a ressenti une très grande émotion comme si quelque chose de très émouvant venait de lui arriver et pourtant il ne s’était rien passé sur le plan psychologique mais uniquement au plan matériel, l’arrivée dans son cerveau d’un produit ayant une action proche de certains neurotransmetteurs.

    Bien entendu son cortex frontal, notre seul recours logique pour contrôler la situation, a repris les commandes au bout de quelques secondes et il s’est évidemment demandé comment il avait pu ainsi “perdre les pédales”.

    Je peux vous assurer que cela fait un très bizarre effet quand cela vous arrive, de vous sentir ainsi impuissant, perdant le contrôle de votre cerveau émotionnel et aussi de vos pensées. De quoi vous inciter à ne jamais prendre de drogue de votre vie.

    Lorsque nous voyons une image émouvante, lorsque nous lisons un passage de livre qui nous touche, ou que nous entendons certaines musiques, quand nous songeons à un être que nous avons aimé et qui n’est plus là, souvent une émotion nous submerge. Elle est de même nature. C’est une réaction de nos cortex cingulaires et insulaires, puis le cortex frontal, qui “pense”, reprend le contrôle de la situation, ... enfin dans la plupart des cas, car nous verrons dans les articles suivants que cela lui posera parfois des problèmes.

<< Page précédente | 1 | 2 | 3 | 4 | Page suivante >>

lancien

sortir de la tristesse

Créer un podcast