Dimanche 25 janvier 2009 à 9:46

Notre cerveau : émotions


    J’aide une de mes correspondante qui fait un TPE sur le cerveau et sur les émotions. J’exhume donc quelques articles sur ce sujet pour lui fournir un peu de documentation.
    Je sais que les émotions, les sentiments, le stress, l’anxiété et les angoisses, cela perturbe et intéresse beaucoup de ceux ou celles qui m’écrivent.
    Alors j’ai pensé que résumer certains des articles ou certaines des connaissances que j’ai sur ce sujet, pourrait vous intéresser.
    Pour que ce ne soit pas monotone, j’essaierai de varier un peu les sujets.
   

    Que sont les émotions ?

    Pas tellement facile n’est ce pas, alors qu’on en ressent chaque minute.
    Ma “muse philosophe” va sûrement me parler de son cours de philo ! IOI

    Un neuropsychologue américain Plutchik, s’est penché sur ce problème dans les années 1990 et il a dessiné des modèles permettant de mieux se représenter les “catégories d’émotions”, modèles “plat"s en 2 dimensions : la “roue des émotions”, ou modèles plus compliqués en 3D, la “pyramide des émotions".
    N’ayant qu’un écran plat, je me contenterai de la première représentation simple, que vous voyez ci-dessous.


http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau1/roueemotions.jpg



    Plutchik considère qu’il y a 8 sortes d’émotions “primaires” opposées deux à deux, pour lesquelles il distingue 3 niveaux successifs et 8 émotions “secondaires” qui résultent de la combinaison des précédentes deux à deux
  
    Je les cite et je ne pense pas que j’aie besoin de les définir, car nous les connaissons toutes. Bien sûr, on pourrait trouver des mots légèrement différents, d’autant plus que l’article original est en anglais. Par exemple, je mettrais volontiers “espoir” à la place d’anticipation.




http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau1/plutchik.jpg    Les émotions primaires s’opposent deux à deux : joie à tristesse, anticipation à surprise, Colère à peur, aversion à consentement.
    Les niveaux sont l’un au dessous (moindre) et l’autre au dessus (plus intense) que celui de l’émotion citée.

    Il n’y a aucune confirmation biologique de cette théorie : pas de centre qui s’occuperait exclusivement de certaines de ces émotions. Certains centres sont plus particulièrement concernés, mais en fait tout le cerveau participe à nos émotions.

    Dans mes prochains articles je vous parlerai de l’émotion pure; des “besoins” : faim, soif; sexe;  de la peur et la colère et des états corrélatifs : tristesse, anxiété, angoisse; désir et plaisir, nous en avons déjà beaucoup parlé; attachement; motivation : c’est beaucoup plus complexe et mal connu.

Nota : je me suis aperçu depuis, qu'Invidia (http://invidia.cowblog.fr/) a publié le même jour, un article présentant un cours de mastère en fac et un schéma 3D de la pyramide des émotions de Plutchik. Nous ne nous étions cependant pas concertés !

Samedi 24 janvier 2009 à 15:21

Chats

http://lancien.cowblog.fr/images/Chats1/chatlouche.jpg     Je suis surchargé de travail aujourd'hui et j'ai du retard dans mes mails. Alors pas le temps de faire un article sérieux. J'essaierai demain de faire quelque chose sur les hallucinations car on me l'a demandé.

   Comme je le fais souvent, je publie alors une photo d'animal et souvent de chat, soit de la famille, soit que j'ai trouvée sur internet et qui m'a amusé.

J'espère que celle ci vous amusera aussi !

Vendredi 23 janvier 2009 à 9:23

Chats

http://lancien.cowblog.fr/images/Chats1/chatetchien.jpg

    Je viens de publier un article et j'en refais un autre : pas sérieux.

    Mais depuis que j'ai lu hier le blog de Maud, je suis triste et là, par une fausse manip sur mon mac, (cela m'arrive aussi !), je viens de retrouver une photo comique que j'avais trouvée sur internet, il y a quelques mois. 
    Alors pour me remonter le moral (surtout que je vais à une réunion à Paris !!) je la mets en ligne.

Vendredi 23 janvier 2009 à 9:17

Drogue, alcool, addictions

   
      Je ne voulais pas parler des drogues très dangereuses sans faire un article sur l'ecstasie. Esuite j'abandonnerai ce sujet des drogues pendant quelques temps pour reparler d'autre choses mais je reviendrai un jour sur les problèmes de l'alcool et du tabac.

            Les amphétamines :

    Les amphétamines sont des drogues utilisées pour lutter contre la fatigue.
Ce sont des produits de synthèse, apparus à la fin du 19ème siècle et connus à l’époque sous le nom d’éphédrine (qui était extraite d’une plante) puis de  “benzédrine” (synthétique)
    A l’origine elles étaient destinées à remplacer comme médicament l’adrénaline qui ne peut être ingérée par voie orale.
Puis elles furent utilisées pendant la guerre par les combattants (pour rester éveillés)  puis par des étudiants qui appréciaient de pouvoir se passer de sommeil en période d'examens (le célèbre maxiton) ou comme produit de dopage par des sportifs (donc certains ont trouvé la mort !).
    Puis elles ont été utilisées comme substances psychotropes pour leurs effets hallucinogènes et stimulants.
    Généralement, elles sont ingérées, mais aussi injectées par voie intraveineuse, sniffées ou fumées (parfois mélangées à un autre produit, voire un stupéfiant).
    L’Ecstasy, produit très utilisé en mileiu festif, est un dérivé des amphétamines, particulièrement efficace et dangereux.

    Elles entraînent  assez rapidement (une heure) :
    • la diminution, et parfois la suppression totale de la fatigue et de l'envie de dormir ;
    • la disparition de la faim ;
    • l'euphorie, la confiance en soi exagérée qui conduit à largement surestimer ses capacités et sous-estimer les obstacles ;
    • une impression de capacités intellectuelles accrues : jugement plus sûr, mémoire meilleure, compréhension plus rapide. En fait, ces sensations sont simplement un effet de l'euphorie : on ne doute plus de sa mémoire, on s'arrête au premier degré de compréhension.

    Mais par la suite les effets inverses apparaissent dûs au manque : l'euphorie est remplacée par le découragement, la sensation que tout effort de réflexion est démesuré, et la lassitude face à toute activité, ce qui incite à une nouvelle prise.

    A terme, on voit apparaître hypertension, palpitation et fièvre, d’où migraines tremblements, crampes, troubles digestifs et insomnies, et incapacité à se concentrer, voire dépression.

http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau1/amphetamines1.jpg    L’ecstasy (appelée aussi MDMA) est  utilisée surtout lors de fêtes par les jeunes, et elle donne les mêmes sensations que les amphétamines, plus une grande impression d’empathie qui facilite les relations et la communication (“tout le monde m’aime” d’où son nom de “pilule d’amour”).
    C’est une des amphétamines les plus dangereuses qui peut entraîner la mort à partir de 150 mg, (4 décès par an environ), et conduit à l’anxiété, la dépendance, la dépression et à des troubles de la personnalité
     C’est donune drogue à part entière.
    Voyons maintenant leur mode d’action sur le cerveau :
    Comme la cocaïne, les amphétamines augmentent la concentration de dopamine dans les synapses mais par un mécanisme différent.
    Les amphétamines, (grâce à leur structure qui ressemble à celle de la dopamine), entrent dans le bouton pré-synaptique par des protéines appelées “transporteurs de dopamine”  ainsi qu’en diffusant directement à travers la membrane.
    Une fois à l’intérieur du neurone pré-synaptique, les amphétamines chassent les molécules de dopamine hors de leurs vésicules de stockage, et les expulsent dans la fente synaptique en faisant fonctionner en sens inverse les transporteurs de dopamine. Le taux de dopamine présente dans la synapse est ainsi fortement augmenté.

    Les amphétamines agissent aussi par plusieurs autres mécanismes. http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau1/amphetamines2.jpg
    Par exemple, elles dimnuent la recapture de la dopamine qui permet aux molécules de dopamine, de regagner les capsules de stockage après avoir fait leur effet sur les récepteurs du neurone cible.et avoir ainsi déclenché son influx nerveux.
    Les amphétamines peuvent aussi exciter les neurones dopaminergiques par l’entremise des neurones utilisant comme neurotransmetteur le glutamate. Les amphétamines lèvent  un effet inhibiteur dû aux récepteurs du glutamate et en enlevant ainsi ce frein naturel, les amphétamines rendent ainsi les neurones dopaminergiques plus facilement excitables.


http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau1/ecstasy1.jpg    L’effet à la fois stimulant et hallucinogène de l’ecstasy provient de sa structure moléculaire proche des amphétamines et du LSD.
    Comme les amphétamines ou la cocaïne, l’ecstasy bloque les protéines de recapture de certains neurotransmetteurs, augmentant ainsi leur présence dans la fente synaptique et leur effet sur les récepteurs des neurones post-synaptiques.

http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau1/ecstasy2.jpg    L’ecstasy augmente donc les effets de la dopamine ce qui donne l’impression de bien être, mais également ceux de la noradrénaline comme d’autres drogues psychostimulants
   
     Elle se distingue de ces drogues par sa forte affinité avec les transporteurs de la sérotonine, un autre neurotransmetteur chimique, entraînant une libération accrue de sérotonine par les neurones sérotoninergiques. L’individu peut alors ressentir un regain d’énergie, une euphorie et la suppression de certains blocages ou interdits dans les relations avec les autres.
    Quelques heures après, on assiste à une diminution de la sérotonine qui est amplifiée par la baisse d'activité d’un enzyme responsable de la synthèse de sérotonine, réduction qui peut être beaucoup plus prolongée que celle de l’augmentation initiale de sérotonine.
    Comme très souvent dans les effets des drogues, on constate que l’augmentation artificielle d’un neurotransmetteur exerce une rétroaction négative sur l’enzyme chargée de le fabriquer :quand cesse l’apport extérieur de la drogue, l’excès se transforme en manque.

    La toxicité de l’ecstasy est en partie due à une destruction sélective des terminaisons sérotoninergiques.

   
Ce que je voudrais que vous reteniez c’est que l’ecstasy, qui a trop souvent la réputation d’un excitant anodin est en fait presque aussi dangereuse que les drogues dures comme l’héroïne ou la cocaïne.

Jeudi 22 janvier 2009 à 19:01

Divers

http://lancien.cowblog.fr/images/Fleurs1S/Fleurs4/1000755.jpg
     Juste un petit mot, car je suis triste !
     J'allais régulièrement lire le blog de Maud 96, notre petite canadienne à tous, et j'adorais son humour. Son dernier article sur l'attentat des oies canadiennes m'avait beaucoup amusé.
     J'apprécie aussi ses commentaires toujours pertinents.
     Mardi j'avais vu qu'elle n'allait pas bien et rentrait à l'hôpital ou au mieux en maison de repos.
     Aujourd'hui son père nous donne des nouvelles pas très rassurantes, mais j'espère qu'elle va guérir vite car c'est une situation bien pénible pour elle, qui a tant de courage.

   
Meilleure santé, Maud, nous, tes fans, nous t'embrassons tous, et nous espérons te revoir vite parmi nous.

Jeudi 22 janvier 2009 à 8:54

Drogue, alcool, addictions

http://lancien.cowblog.fr/images/Fleurs1S/Fleurs4/1000758.jpg

    Cédric m’a posé la question  “La morphine, notamment sous forme de médicament, peut elle provoquer une addiction ?”.

    La morphine a des effets moins nocifs que l’héroïne qui est une morphine particulière (diacétal-morphine). Ses effets sont moindres et elle réagit par contre au niveau des synapses de la moelle épinière comme les endorphines, doù son efficacité contre la douleur, en bloquant la remontée vers le cerveau des signaux nerveux correspondants.

    Elle a cependant des effets analogues à l’héroîne et quelqu’un qui utiliserait la morphine médicamenteuse en prises importantes espacées aurait les mêmes sensations, les mêmes inconvénients et manifestations nocives, la même sensation de manque après baisse du taux dans le cerveau, et la même réaction importante du système de récompense donc une addiction progressive.
    La morphine administrée de façon sporadique sans contrôle médical est donc presque aussi dangereuse que l’héroïne et entraîne l’addiction.

    Dans le cas de l’utilisation contre la douleur, dans un cadre médical, le problème est diféfrent.
    D’abord on va donner des doses minimales, juste assez efficaces pour traiter la douleur. Comme les sensibilités des personnes sont très différentes, on commence par “étalonner”  cette sensibilité en donnant des doses très diluées, puis plus fortes jusqu’à efficacité dans le cadre de la lutte contre la douleur.
    Par la suite l’administration se fera en surveillant en permanence un certain nombre de paramètres biologiques du malade.
    Ceci étant fait, on va répartir les doses en petites quantités pour une administration très fréquente. La morphine injectée sert alors surtout à la lutte contre la douleur, objectif recherché, et sollicite peu le circuit de la récompense.
Il y a donc peu de réaction d’augmentation importante du taux de dopamine et peu de réflexe de récompense, d’autant plus que l’on maintient un certain taux en permanence et qu’il y a donc très peu de phénomène de manque et donc pas de renforcement du besoin. (sauf si la douleur augmente).
    En définitive, il y a une certaine “habituation” de l’organisme à un taux de morphine permanent, mais pas une véritable addiction.
    Si lorsque la douleur diminue ou a disparu, on prend la précaution de continuer à administrer de la morphine en diminuant les doses progressivement, on évite la phénomène de manque et il n’y a donc pas addiction mais retour à la normale.
    La morphine administrée sous contrôle médical dans le cadre de la lutte contre la douleur n’aboutit en général pas à une addiction. Elle n’est pas sans inconvénients, mais est sans danger, si on respecte le contrôle des doses.

    On connaît quelques cas d’addiction, mais rares et le plus souvent, dans des phases terminales de maladies avec grandes souffrances, les doses ayant alors été élevées et l’addiction malheureusement sans importance, la personne étant finalement décédée de sa maladie.

Mercredi 21 janvier 2009 à 8:47

Animaux

Ne voulant pas vous droguer de façon continue, je change de sujet aujourd’hui, et je vous proposerai deux photos amusantes.

http://lancien.cowblog.fr/images/Chiens/chientelephone.jpg
    Beaucoup des jeunes que je connais ne pourraient se passer d'un téléphone portable et en font un grand usage, tant en conversation qu’en SMS.
    Est ce une addiction ?
    Alors pour vous déculpabiliser, je vais vous montrer que cela peut aussi atteindre nos compagnons domestiques , comme le montre cette photo.


http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux1/coccitortue.jpg
  Je vous ai aussi parlé cet été des coccinelles qui, sur ma terrasse ou dans mon jardin de Bretagne, m’aident à lutter contre les pucerons.
    Je ne résiste pas au plaisir de vous montrer cette coccinelle d’un modèle spécial et original.
    Je ne pense pas qu’elle vole, ni qu’elle mange des pucerons. (et pour cause je n’ai jamais vu de larve de tortue d'eau sur une feuille dans mon jardin !
IOI)



Mardi 20 janvier 2009 à 13:53

Drogue, alcool, addictions

Les opiacés (héroïne, morphine)

    L'héroïne ou diacétylmorphine est obtenue par acétylation de la morphine, le principal alcaloïde issu du latex du pavot (l’opium).
    L'héroïne pure est de couleur blanche, mais la drogue produite dans les laboratoires clandestins est de couleur plus ou moins brunâtre selon le degré de pureté. Les pays producteurs sont essentiellement l’Asie (notamment Afganistan, Pakistan et Inde) et le Mexique
    Dans l'organisme, elle est métabolisée en monoacétylmorphine puis en morphine par le foie.
    L'héroïne se présente sous forme de poudre brune, grise rarement blanche. Elle est coupée de manière variable (souvent 90 à 95%1) parfois avec d'autres produits psychoactifs (cocaïne par exemple) ou non, voire toxiques (caféine  paracétamol). La composition comme le degré de pureté sont trés variables.
    L'héroïne peut se consommer par :injection intraveineuse, l'effet apparaît en moins d'une minute et s'estompe au bout de 3 à 5 heuresou par inhalation (fumée ou prisée), entraînant un effet analgésique, puis un effet apaisant.

    Les effets psychologiques recherchés par ceux qui consomment cette drogue sont la relaxation, l’apaisement, une certaine euphorie voire une extase, effets suivis d'un état de somnolence.

    A l’inverse de la cocaïne, les éffects physiologiques des opiacées à court termesont un ralentissement deu rythme cardiaque et de la respiration, une hypothermie et une contraction de la pupille, mais aussi des problèmes gastro-intestinaux  et des démangeaisons, des nausées et des vertiges.
    A terme on constate des insomnies, des perturbations hormonales, des carences alimentaires dues à une perte d’appétit, des infections dues à un affaiblissement général, des problèmes cutanés, et sur le plan psychique, une apathie générale, des troubles de l’humeur et des angoisses.
 

http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau1/opiacees.jpg   Notre organisme utilise naturellement des substances similaires aux opiacés comme neurotransmetteurs. Il s’agit des endorphines, des enképhalines et de la dynorpine, que l’on désigne souvent sous l’appellation d’opioïdes endogènes. Ces molécules modulent les réactions aux stimuli douloureux, régulent les fonctions vitales comme la faim ou la soif, interviennent dans le contrôle de l’humeur, de la réponse immunitaire, etc.

Les effets très puissants des opiacés comme l’héroïne ou la morphine s’expliquent par le fait que ces substances exogènes vont se fixer , dans les synapses nerveuxes, sur les mêmes récepteurs que nos opioïdes endogènes.

    Les opiacées prennent la place des dynorphines sur les récepteurs et empêchent donc le blocage ou le ralentissement du noyau accumbens par l’hypothalamus.
    Nous avons vu aussi que la diffusion à partir d’inter-neurones spécialisés d’un neuromédiateur, le GABA qui ouvre des canaux ioniques dans la synapse réceptrice permettant à des ions négatifs Chlore de pénétrer dans la dendrite et de bloquer ou diminuer l’action du neurone.
    En se fixant sur leurs récepteurs, les opioïdes exogènes provoquent une diminution de la quantité de GABA relâché, leuel était chargé de diminuer normalement la quantité de dopamine relâchée dans l’ATV et le noyau accumbens qui sont donc sont moins ralentis dans leur action ce qui produit un renforcement du processus de satisfaction.

    En inhibant un inhibiteur, les opiacés augmentent donc en bout de ligne la production de dopamine et la sensation de plaisir ressenti.
    L’addiction est rapide (quelques semaines) au bout desquelles les sensations agréables diminuent et obligent à augmenter les doses. De plus s’installent rapidement l’anorexie et l’insomnie, entraînant une fatigue générale croissante.

    Le niveau d'expérimentation (usage au moins une fois dans la vie) de l'héroïne en population générale en France est faible. Il ne dépasse pas les 1 % . En 2005, parmi les jeunes âgés de 17 ans, l’expérimentation de l’héroïne s'élève à 0,6 % chez les filles et à 0,8 % chez les garçons.
Ces chiffres apparaissent stables. (Observatoire français des drogues et des toxicomanies),
    Il s’agit soit de jeunes dans un cadre festif, soit de personnes en situation précaire ou en situation familiale difficile.

    Comme nous le savons tous, la morphine est utilisée comme médicament, sous contrôle médical pour lutter contre la douleur. Elle a une action analogue à celle des endorphines, que nous avons décrite dans un article précédent.


    Les traitements des drogués aux opiacés consistent à leur donner un "substitut", moins nocif et moins addictifs (comme la méthadone), qui a une action analogue à celle de la morphine, mais moindre, qui évite les sensations trop importantes de manque, et à diminuer peu à peu les doses jusqu'à désensibilisation. Bien entendu, cela n'est possible que sous surveillance médicale.

Lundi 19 janvier 2009 à 8:15

Drogue, alcool, addictions

    Je vais maintenant consacrer quelques articles aux effets de certaines drogues en particulier en commençant par les plus dangereuses : cocaïne et opiacées (morphine et héroïne).
    Pour les dangers biologiques j’ai résumé les articles médicaux des sites “Doctissimo”

    La cocaïne :


    La coca est une plante d'Amérique du Sud qui joue un rôle important dans la culture locale et ancestrale, à travers ses utilisations rituelles ou médicinales.
    La cocaïne est extraite de ses feuilles. C’est un alcaloïde classé en occident comme stupéfiant.
     Environ 1 000 tonnes de cocaïne sont produites chaque année. La Colombie est le premier pays producteur
    La cocaïne se présente le plus souvent sous la forme d'une poudre blanche et floconneuse, plus rarement sous forme de cristaux. La cocaïne (ou chlorhydrate de cocaïne de son nom scientifique) qui alimente le trafic clandestin est la plupart du temps coupée - « allongée » - dans le but d'en augmenter le volume, avec des substances diverses telles que le bicarbonate de soude, le sucre, le lactose ou divers autres produits pharmaceutiques.
   
http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau1/cocaine.jpg    La dépendance à la cocaïne est intimement lié à son action sur les neurones du circuit de la récompense.
    La cocaïne agit en bloquant la recapture de certains neurotransmetteurs comme la dopamine, la noradrénaline et la sérotonine. En se fixant sur les transporteurs chargés d’éliminer l’excès de ces neurotransmetteurs de la fente synaptique, la cocaïne empêche ceux-ci d’être recaptés par le neurone émetteur et fait ainsi augmenter leur concentration dans la synapse
     Ceci va donc amplifier l’effet naturel notamment de la dopamine sur le neurone post-synaptique.

    L’ensemble des neurones ainsi modifiés produit l’euphorie (dopamine), le sentiment de confiance (sérotonine) et d’énergie (noradrénaline) typiques de la prise de cocaïne.
    Avec la prise chronique de cocaïne, le cerveau va compter sur à cette drogue exogène pour maintenir un niveau élevé de plaisir associé à l’élévation artificiel du taux de dopamine dans ses circuits de la récompense.
    La membrane post-synaptique va même aller jusqu’à s’adapter à ce haut taux de dopamine en synthétisant de nouveaux récepteurs de dopamine dans la partie synaptique des neurones récepteurs..
    Cette sensibilité accrue provoquera la dépression et le sentiment de manque quand cessera l’apport extérieur de la cocaïne et le retour à la normale du taux de dopamine.

    Au plan physiologique, la prise de cocaÎne provoque sur le moment une sécheresse de la bouche et de la gorge, une augmentation du rythme cardiaque et de la pression sanguine, de la fièvre, des spasmes, crampes, tremblements, et éventuellement des hémorragies, notamment des saignements de nez et des troubles de l’odorat, des insomnies, une perte d’appétit..
    Au plan psychologique, elle engendre une forte euphorie, un sentiment de puissance intellectuelle (illusion de tout comprendre et d'avoir une intelligence inconcevable) et physique (voire sexuelle) qui provoque une désinhibition, une indifférence à la douleur, à la fatigue et à la faim, éventuellement des difficultés à respirer..
    Ces effets vont laisser place ensuite à un état dépressif et à une anxiété que certains apaiseront par une prise d'héroïne ou d’anxiolytiques.
    La levée des inhibitions peut provoquer une perte de jugement entrainant parfois des actes inconsidérés, tels que la violence, des comportement très agressifs, accidents voire crimes ou viols.

    A long terme la consommation régulière de cocaïne, outre la dépendance, nécrose les vaisseaux sanguins, dérègle le rythme cardiaque et la tension artérielle et peut donc provoquer accidents vasculaires et cardiaques, ainsi que des insomnies et amnésies, des difficultés de concentration et des tics nerveux.
    Un usage intensif de la cocaïne par voie nasale, provoque la gerçure des narines par la suite une atrophie de la cloison nasale avec perte d'olfaction, pouvant mener à une perforation de la paroi séparant les narines.
    Au plan psychique, elle entraîne des troubles chroniques de l'humeur : irritabilité, nervosité, panique, anxiété, sentiments de persécution, actes violents crises de paranoïa et hallucinations.
    Un dosage trop élevé peut entraîner la mort par overdose, notamment quand on consomme d’autres substances (alcool, tabac, amphétamines....), qui en aggravent les effets
    S'ils sont partagés entre plusieurs usagers, les matériels utilisés pour "sniffer" peuvent transmettre les virus des hépatites A, B et C, et le matériel d'injection, le virus du sida.

    La baisse du prix de la cocaîne (environ 30 € le gramme) a banalisé son utilisation et on cite (Observatoire français des drogues et des toxicomanies), un chiffre annuel d’usagers en France de l’ordre de 200 000et le nombre d’”expériences “ (2 à 3 %) des jeunes est en forte augmentation
    L’usage de stupéfiants étant une cause de plus en plus grande d’accidents, un contrôle pour détecter d'éventuelles traces de drogues, est tout à fait légal sur la route.


Dimanche 18 janvier 2009 à 8:29

Drogue, alcool, addictions

http://lancien.cowblog.fr/images/Chats1/chatcreve.jpg     Alors voilà, aujourd’hui je suis fatigué comme ce petit chat et je vais me distraire un peu, mais ne vous y méprenez pas, ce que je raconterai est exact au plan chimique.
    Je vais vous parler de la “drogue chocolat”  !


    Près de 15 % des hommes et de 30 % des femmes avouent avoir des envies compulsives de chocolat. La proportion est double chez les ados et je crois que pour mes “guenons” c’est encore pire !

    On connaît plus de 300 substances qui composent le chocolat. Parmi celles-ci, on en a effectivement identifié certaines qui pourraient provoquer des effets de dépendance comme la caféine et la théobromine, un autre stimulant un peu moins puissant. Mais ces substances se retrouveraient en trop faible quantité dans le chocolat pour avoir vraiment un effet.

    Même chose pour la présence de phényléthylamine, une substance reliée à une famille de stimulants : les amphétamines. A titre d'exemple, le chocolat contient moins de phényléthylamine que le fromage de chèvre.! (attention à ceux qui vont sur “face bouc”).

    Enfin, récemment, un neurotransmetteur naturellement produit par le cerveau, l'anandamide, a été isolé dans le chocolat. Les récepteurs neuronaux à l’anandamide sont aussi ceux auxquels se fixe le THC, le principe actif du cannabis. L’anandamide du chocolat pourrait donc peut-être contribuer au sentiment de bien-être rapporté par les personnes accrocs au chocolat (bien que plus de 30 kilos de chocolat devraient être ingurgités pour avoir des effets comparables à une dose de cannabis ! Je suis certain que cela est au delà des capacités de mes guenons et donc cela ne m’alarme pas IOI).

    Quoiqu'il en soit, plusieurs scientifiques s'accordent pour dire que la dépendance au chocolat pourrait être simplement due à son bon goût qui entraîne une sensation de plaisir intense qu'on veut renouveler.

    Vous voyez, encore la faute du circuit de la récompense ! On le trouve partout, celui là , avec sa dopamine de petite amie !
    Tiens si j’étais en âge d’avoir encore une fille, je l’appellerais “Dopamine”, c’est mignon ! IOI  Après tout, j’ai connu des filles qui s’appelaient Annie-Line.

    Mais soyez rassurées, le chocolat noir, qui contient peu de sucre et seulement du beurre de cacao (et pas les graisses que nous retrouvons dans maints aliments) ne fait pas grossir. C’est une légende inventée par les grand-mères pour éviter une indigestion à leurs petits enfants.
    Bien plus il contient divers éléments bénéfiques, et notamment du magnésium et il est excellent pour notre équilibre neurologique.
    Alors quand vous êtes un peu anxieuses, remplacez les anxiolytiques par du chocolat, vous vous porterez mieux à terme.

 http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/clavierchocolat.jpg 

    Moi pour me remonter le moral et me défatiguer, le clavier de mon macintosh est en chocolat ! Miam ! ^ ^ ^
    Faut que j’en rachète un par semaine, mais mon moral est bon grâce à cela !!! IOI

<< Page précédente | 1 | 2 | 3 | 4 | Page suivante >>

lancien

sortir de la tristesse

Créer un podcast