Mercredi 7 janvier 2009 à 14:19

Notre cerveau : mémoire; inconscient; Freud

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    Bien des événements se passent en une journée et vous avez vu, entendu, touché, senti, goûté bien des choses (images, sons, paroles, sensations diverses.
    Vos organes perçoivent des centaines de sensations par seconde, et vous n’en êtes pas conscient, bien que votre cerveau les aient enregistrées.   
    Notre attention n’est attirée que sur certaines d’entre elles, dont nous avons “conscience” . Nous savons qu’elles ont existé et elles sont également mémorisées. Les autres nous n’en avons “pas conscience” et  les neurobiologistes disent donc qu’elles sont “inconscientes”.
    Ces informations sont stockées comme toutes les autres dans diverses parties de notre cerveau. Seulement le cortex ne sait pas des trouver, comme un ordinateur qui n’aurait pas l’adresse de certaines informations de son disque dur.
    L’inconscient n’est donc pas un centre du cerveau, il est partout où il a des informations stockées, à coté de celles conscientes.
    La nuit, pendant votre sommeil, votre cerveau va repasser en revue tous ces souvenirs, il va les trier, n’en garder que quelques uns, et effacer tout le reste, comme on efface un disque dur.
    Ceci expliquera d’ailleurs certains de vos rêves, vestiges incohérents de ce travail d’effacement.   
     Par la suite, les souvenirs conservés, dont vous avez conscience, mais que vous n’utilisez pas, s’effacent aussi peu à peu. Par contre des événements très heureux ou au contraire qui vous ont traumatisés, restent à jamais gravés dans votre mémoire

     Lorsque j’avais 12 ans, un matin sur le chemin du collège, une fusillade a eu lieu entre allemands et maquisards et trois hommes sont morts à cinq mètres de moi. Encore aujourd’hui je revois la scène comme si elle s’était passée hier, alors que je n’ai que peu de souvenirs de ces années de ma vie.
    Pendant plusieurs mois, pour aller en classe, je ne suis plus passé par cette rue là. Je faisais un détour, sous des prétextes futiles : rue à l’ombre, trottoir sale, trop de bruit... C’est mon “inconscient” qui m’empêchait d’y passer, et pour “tromper” mon esprit logique, il inventait des prétextes fallacieux pour me convaincre de faire un détour..

    Je vous l’ai déjà dit, dans le cerveau, la couche externe, (le cortex), interprète toutes nos perceptions, réfléchit, élabore raisonnements et actions, et donne des ordres à nos membres. Une couche intermédiaire (le cerveau émotionnel)  traite de nos sentiments et le centre du cerveau contrôle les processus fondamentaux de la vie.
    Mais les ordres volontaristes du cortex, avant d’être acheminés à nos membres, repassent transitoirement par le cerveau émotionnel.
    Au plan biologique, l’inconscient durable, c’est un ensemble de souvenirs, d’expériences qui s’accumulent et restent ancrés dans notre mémoire, en général à notre insu.
    Lorsque notre cerveau raisonnable donne un ordre qui réveille ces souvenirs, alors notre cerveau interne peut bloquer cet ordre, le transformer et pour éviter que notre cortex ne s’en aperçoive et le corrige, il lui envoie de fausses informations, pour le leurrer.

    Certains de mes “petits oiseaux tombés du nid” (c’est une variété particulière de “guenons”), ont subi de grands chocs : morts de personnes qu’ils aimaient, violences, accident,
    Ce sont des souvenirs qu’ils ont enfouis en eux , sans en parler à personne, et qui bloquent certaines de leurs actions en leur faisant croire à de fausses raisons.
    Lorsqu’ils arrivent à me dire leurs tourments, car c’est plus facile de le faire “en virtuel” à une personne que l’on connait peu et qui ne vous rencontre pas, qu’à une personne “réelle” de leur entourage, nous arrivons ensemble à identifier les vraies raisons de leurs peines et à permettre à leur cerveau de raisonner à nouveau correctement et donc à minimiser peu à peu leur souffrance.

          Dans mon prochain article, je parlerai du subconscient.

Mercredi 7 janvier 2009 à 12:15

Divers

    Les questions envoyées par mes correspondant(e)s avaient diminué avec les vacances de fin d’année. Mais dimanche vous êtes rentré(e)s chez vous et les questions affluent à nouveau, notamment sur "conscient et inconscient", sur les "centres d’apprentissage et du plaisir", pour lesquels je parle souvent de leur action, et sur "l’expression d’un gène", qui vous parait totalement incompréhensible.

    Je vais traiter la première question aujourd’hui.
    Pour les autres, il me faudra plusieurs articles et il faut que j’y réfléchisse et que je fasse des “brouillons”, car ce sont des questions très complexes, notamment sous l’aspect de chimie biologique, et il faut que j’arrive à simplifier suffisamment et à rendre claires mes explications si je veux que vous puissiez me lire sans “caler”.

    Je publierai ce soir l’article sur “conscient et inconscient”.


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    J’aurai le temps de l’écrire car la neige a fait son apparition en région parisienne, comme le montrent ces deux photos de ma terrasse


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    Ce matin, il y avait -9 d°C et il ne faisait pas chaud dans les rues.

    Il y a maintenant du soleil, mais il gèle encore et la neige ne fond pas.

    Les sableuses sont à l'oeuvre !!


Mardi 6 janvier 2009 à 10:54

Animaux

     Aujourd’hui, je dois aller à Paris, malgré la neige ( et heureusement en métro !!), mais je n’ai pas le temps d’écrire un article.
     Et puis vous avez repris le chemin du collège, du lycée ou de la fac et vous devez avoir le cerveau fatigué.

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    Alors juste trois photos pour vous faire peur :

     Ce chat a l'air bien courroucé n'est ce pas ?

     


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     Quant à celui là, il a l'air très méchant !
     Je tremble de peur !!




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    Et je me demande à quoi pensait le dentiste de cette chèvre.

Lundi 5 janvier 2009 à 11:08

Stress, dépression, médicaments

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    J’ai lu récemment un article de 2006 de Kelly Lambert, neurobiologiste à l’université d’Ashland aux USA sur le bien être apporté par l’effort et le lien avec les dépressions.
    Ce chercheur s’intéresse depuis dix ans à l’impact de nos activités et de notre style de vie sur notre santé mentale.
    Elle s’était basée sur deux études faites dans les années 70 par Martin Séligman, sur plusieurs groupes de personnes d’âges différents, qui avaient montré que le risque de dépression chez des personnes adultes, (qui avaient pourtant connu la guerre et les privations et avaient les soucis normaux de la vie et des responsabilités), était dix fois moindres que chez des jeunes et adolescents dont la vie était plus facile et moins traumatisante.
    Mais la même étude montrait que l’activité physique de ces jeunes était nettement moindre que celle des adultes et c’était encore plus vrai pour des adultes plus âgés.
    Il s’agissait non seulement d’activités sportives, mais surtout des activités physiques dans la vie quotidienne, qui est largement facilitée par des machines, en appuyant seulement sur des boutons.

    Madame Lambert s’est donc demandé s’ il y avait un bien-être psychologique, une “récompense”  liés à l’effort .
    Elle pensait en effet que nos ancêtres depuis la préhistoire, pour subsister, devaient cultiver, chasser, se défendre, construire et ne pas paresser dans les grottes (qui avaient moins d’attrait sans télévision IOI) et que l’évolution avait peu à peu conservé les humains dont le cerveau était  “cablé” pour favoriser ces activités physiques.
    Elle a fait l’hypothèse que ces efforts permettaient non seulement de survivre, ainsi que sa famille ou sa tribu, mais aussi de mieux contrôler les événements et l’environnement et donc apportaient des émotions “positives”  et activaient notre système de récompense.

    Elle a essayé avec son équipe de chercher ce qui pouvait se passer dans le cerveau et notamment s’il y avait des liens entre l’amoindrissement des capacités motrices et la difficulté de concentration et la perte de plaisir et d’estime de soi et le sentiment de dévalorisation, qui sont fréquents dans les dépression.
    En faisant des études notamment sur des populations de rats, elle a montré qu’il y avait des liens étroits entre le circuit de la récompense (ou du plaisir, et notamment le noyau accumbens dont j’ai déjà parlé dans certains articles), les centres qui contrôlent nos mouvements (notamment un centre du cerveau émotionnel qui s’appelle le striatum) d’autres centres du cerveau émotionnel (et notamment les centres amygdaliens dont je parle souvent, qui contrôlent peur, stress, colère...) et enfin le cortex préfrontal qui contrôle nos processus de pensée et notamment prévoit et anticipe les conséquences de nos actes et qui est à la base de notre concentration sur nos activités.
    Elle a montré que les activités physiques favorisaient la production et la diffusion de neuromédiateurs tels que la dopamine et la sérotonine qui sont essentielles pour développer des “émotions positives”, et que le circuit de la récompense était maintenu actif par les stimulations nerveuses provoquées par l’effort.
    Les expériences sur les rats ont montré que des groupes de rats que l’on entraînait à l’effort quotidien, avaient des capacité de résistance et d’adaptation à des situations stressantes, beaucoup plus grandes que d’autres groupes qui ne suivaient pas le même entraînement physique.

    Il est certain que notre vie s’est beaucoup “intellectualisée” et que notre activité physique a énormément diminué depuis des décennies; nous n’utilisons plus notre cerveau de la même façon, mais son organisation profonde n’évolue que lentement, beaucoup moins vite que nos activités; Il y a donc une certaine inadaptation de notre cerveau à la vie actuelle.
    Certes les activités intellectuelles qui sollicitent les cortex frontal et préfrontal apportent une certaine récompense, mais les récompenses liées à l’effort qui activent à la fois cortex préfrontal, striatum, cerveau émotionnel et circuit de la récompense sont plus complètes et nous prépare mieux à affronter les épreuves de la vie. On note une meilleure activation des circuits ayant la dopamine comme neurotransmetteur.
    On a également montré que le sport favorisait la sécrétion de sérotonine qui permet les émotions positives et d’endorphines qui luttent contre la douleur et le mal-être.

    Madame Kelly Lambert termine son article par un conseil audacieux : quand nous nous sentons mal, anxieux et angoissés, avant d’aller voir le psy et de nous bourrer de médicaments psychotropes, d’une part ayons des activités intellectuelles pour ne pas nous ennuyer et nous distraire de nos malheurs, mais surtout essayons d’avoir des activités physiques et sportives, car elles stimuleront  nos systèmes de récompense et de réactions positives et amélioreront notre résistance à la dépression.

Dimanche 4 janvier 2009 à 8:30

Animaux

Mes petites filles ont comme animaux domestiques, un lapin qu’on n’a jamais réussi à manger en civet, et un hamster minuscule, qui n’est lui, pas comestible.
    Bien que très gras le lapin se promène normalement dans le jardin et est même très agile.


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    Je me demande par contre ce qu’il en est de ce lapin blanc angora dont j’ai trouvé la photo et je serais curieux de le voir “rasé”,  pour savoir quelle est la véritable taille de son corps.

Pas vous ?



Samedi 3 janvier 2009 à 8:18

Enseignement, école, fac

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    J’ai reçu un commentaire intéressant de LostSoulsLair qui me posait une question assez originale  :

“... Est-il possible que ces gênes de l'anxiété et ces problèmes de gestion affective puissent être liés à d'autres pathologies que l'anorexie?
Je pense notamment à la phobie scolaire, qui peut résulter aussi (et je cite ici l'article) " d'une forme de détresse émotionnelle, un sentiment d'imperfection ou d'infériorité dont elle va tenter de se guérir en se rendant irréprochable" mais cette fois au niveau des résultats scolaires?
Je ne sais pas si on peut vraiment parler d'addiction et si il peut s'agir des même causes mais ça me semble assez voisin, qu'en pensez vous?....”


    Les gênes de l’anxiété peuvent faire qu’une personne peut être prédisposée à être anxieuse, c’est à dire finalement plus pessimiste, plus sensible au stress et donc aux problèmes qu’elle rencontre.
    Les conduites particulières telles l’anorexie, sont ensuite des conséquences éventuelles de cette anxiété.
    Mais une personne qui possède ce gène aura plus de chances d’être anxieuse, mais ne le sera pas forcément car le gène pourra rester latent sans se manifester, de la même façon que nous abritons des virus sans être pour autant malades.
    Il faut que le gène s’exprime pour que la caractéristique correspondante soit présente. (Il faudra que je fasse un article sur l’expression des gènes, mais il me faut réfléchir à la façon de l’expliquer car c’est de la chimie complexe qui vous casserait les pieds).

    J’avoue que la question de la “phobie de l’école”, m’a embarrassée sur le moment.
    Pour ceux qui ne sont pas familiarisés avec ce mot, je cite le dictionnaire : Une phobie, c'est  une peur immense, incontrôlable et inexplicable à première vue. C'est un trouble psychologique. On connaît tous la phobie des araignées (l'arachnophobie) ou la phobie des lieux étroits (la claustrophobie).

    Bien sûr je connais la notion de “peur de l’école” que la psy  Adélaïde Johnson a mis en lumière à grand renfort d’explications freudiennes.
    Si je crois volontiers qu’un jeune enfant que l’on vient d’envoyer à l’école éprouve au début des angoisses et des maux divers physiologiques parce qu’il subit la “séparation avec sa mère” (les psys disent que c'est une deuxième naissance traumatisante car il quitte le nid familial comme il a quitté l’utérus de sa mère, mais je doute qu’il se souvienne de cette première séparation !), je pense qu’après quelques pleurs, il s’habitue, mais l’école, la maitresse, les petits copains ne sont pas forcément agréables, et il a bien d’autres raisons qui peuvent faire qu’il ne s’y plaise pas.
    Je connais les diverses excuses que trouve un ado pour ne pas aller au collège, mais les psychanalistes se penchent aussitôt sur l'entourage de l’ado, les relations conflictuelles qu'il entretient avec sa famille et ses divers complexes d’Oedipe pour expliquer ses réticences.
    Les psys cherchent aussi si l’école et le prof ne seraient pas responsables de cette phobie. Evidemment , il faut bien un bouc émissaire !
    Personnellement, je chercherai plutôt coté flemme, devoir, leçon ou contrôle non préparés et peut être manque de confiance en soi et peur de la mauvaise note.
J’étais pourtant un bon élève, mais il m’est arrivé n’ayant pas préparé suffisamment un exposé, de me trouver mal à la gorge ou mal au ventre (plus difficile à vérifier !) ce jour là !!
    Je connais aussi des jeunes  qui n'ont pas envie d'aller à l'école non par crainte , mais parce qu'ils préfèrent rester dehors à faire ce que bon leur semble, traîner dans la rue et parce que dans leur famille, l'instruction n'a pas l'importance qu’elle devrait avoir et l’effort intellectuel n'est pas valorisé.
    J’ai connu aussi des cas où, à l’inverse, les parents exigeaient de l’enfant des résultats scolaires hors de sa portée, du moins dans l’immédiat, et c’est une source certaine d’angoisse et de découragement.
    Cela dit,  j’ai des enfants et des petits enfants et je sais que les difficultés qu’ils rencontrent, les changements (d’enseignement mais surtout d’environnement et notamment de camarades) lors des passages au collège, puis au lycée, enfin dans le supérieurs, sont des sources de stress et que les problèmes familiaux peuvent aussi agir sur l’assiduité scolaire, mais il ne s’agit pas d’une phobie véritable,    
    Je ne nie donc pas qu’il y ait une réelle souffrance pour certains, mais les cas vraiment graves qui relèvent du psy, sont moins nombreux qu’on ne le dit, me semble  t’il.
    Ces cas me semblent différents des addictions. Je pense qu’il s’agit vraiment d’angoisses et de troubles psychiques, capables d’engendrer ensuite des anorexies ou scarifications, mais je ne pense pas que ce soient au départ une “déviance des centres d’apprentissage”.

    Par contre je n’avais jamais entendu dire que la phobie de l’école pouvait être à l’origine d’une “boulimie de travail scolaire” pour rechercher l’excellence dans ce domaine et avoir de très bons résultats. D’habitude il me semblait qu’elle était plutôt du coté des échecs scolaires.
    J’ai connu des jeunes que leurs parents battaient quand ils n’étaient pas dans les premiers et ils s’efforçaient de réussir dans toutes les matières, mais ils n’avaient pas une phobie de l’école.

    Mais ces questions m’ont fait penser à des compte-rendus de recherches que j’avais lus sur les bienfaits psychiques du travail et de l’effort.
Ce sera le sujet d’un de mes prochains articles.

Vendredi 2 janvier 2009 à 8:47

Chats



     Je lisais un journal féminin qui pour son premier numéro de 2009, publiait maints horoscopes et autres jeux de "madame Soleil", tous plus farfelus les uns que les autres. 


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On nous y prédisait notamment un été 2009 caniculaire (il faut bien faire plaisir aux gens et les rassurer après l'été pourri de 2008, et puis le "réchauffement climatique", c'est plus plausible et on risque moins de se tromper !).

    
Evidemment ces prévisions inquiètent les chats de ma fille et j'ai donc cherché, comme pour mes guenons, une solution à leur stress actuel et futur.

     Je pense avoir trouvé dans la partie "mode pour les animaux" du même journal.

     Un toiletteur proposait diverses "coupes de poils", très funs et je vous en montre une, que j'ai particulièrement retenue en cas de grosse chaleur.

     Pour le moment toutefois en région parisienne, le pauvre chat attrapperait une congestion pulmonaire !!

Jeudi 1er janvier 2009 à 9:18

Divers

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    Bonne année 2009
                                  à vous tous


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