Samedi 7 février 2009 à 8:37

Chiens


http://lancien.cowblog.fr/images/Chiens/chienarlequin.jpg     Je vous montrais dans mes derniers articles des déguisements de nos compagnons domestiques.
    L’image d’aujourd’hui n’est pas un déguisement mais (paraît-il), une pub pour un petit manteau pour chien pour les jours de gelées, tels que ceux que nous avons actuellement en région parisienne.
    Ce pauvre chien n’a pas l’air heureux pour autant. J’espère qu’au moins il a chaud.



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    Alors faut il faire la même chose par temps froid, pour un escargot qui hiberne sur ma terrasse?

    C’est mon escarlequingot !


Samedi 7 février 2009 à 8:21

Notre cerveau : émotions

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        Dans mes derniers articles, j’ai parlé de la peur, de la tristesse, de l’anxiété de l’angoisse et de la panique, qui impliquent surtout les centres amygdaliens.Ce sont en effet les émotions les mieux connues, sur lesquelles il y a eu beaucoup d’études. ainsi que sur les centres amygdaliens.
   
http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau1/emotionnelamygdales.jpg

La stimulation de certaines régions des amygdales comme le noyau central provoque des réponses physiologiques typiquement associées à la peur.
    Mais ce n’est pas la seule fonction des amygdales : la stimulation d'autres noyaux qui produisent dans certains cas une sensation de "chaleur humaine" ou d'apaisement, et dans d'autres cas de l’aversion ou     une crise de rage et de colère.
    Bref les centres amygdaliens sont impliqués dans toutes les émotions “élémentaires” de Plutchik, mais ils ne sont pas les seuls à intervenir


    Ces centres ont en outre,  une autre fonction importante : aider le cortex frontal à prendre des décisions.
    Lorsqu’on sollicite une réflexion en vue d’une décision à prendre le cortex préfrontal examine les possibilités futures et les conséquences possibles de nos actes, sous forme de scénarii succincts, en dialoguant bien sûr avec l’hippocampe qui le met en relation avec nos souvenirs, notre expérience de situations analogues. Lui, cortex, raisonne sur le plan de la logique.
    Mais il “envoie” ses scénarii à l’amygdale et plus généralement vers le cerveau émotionnel et il recueille les émotions provoquées par cet envoi. En particulier les amygdales lui donnent une idée des réactions négatives et le circuit de la récompense l’impression de satisfaction.
    Il tient compte ainsi de notre expérience non plus logique, mais émotionnelle.
   
    D’autres éléments du cerveau émotionnels participent aux émotions, voire jouent un rôle primordial, mais souvent en liason avec l’hypothalamus qui contrôle via l’hypophyse, nous réactions hormonales.
    On a mis en évidence une zône du cortex cingulaire, à proximité et sous le centre de Broca et les centres de commande motrice de la parole, qui intervient dans nos rapports sociaux et notamment contrôle le langage de communication avec autrui. Une destruction de cette zone (lors d’une rupture d’anévrisme par exemple), a pour conséquence un contrôle très amoindri de l’impact psychologique des mots employés à bon ou mauvais escient  et des comportements parfois aberrants au plan social.
    Des zones du cortex cingulaire sont fortement impliquées également dans le domaine de l’altruisme et de l’attachement et notamment de l’amour maternel.
En ce qui concerne l’amour maternel, deux hormones, l'ocytocine et la prolactine sont impliquées dans ces comportements : l'oxytocine est l'hormone de l'altruisme et la prolactine celle du maternage.   
    L'oxytocine, est impliquée dans les comportements d'amour. Cette hormone est impliquée dans toutes les facettes de l'amour, depuis l'acte sexuel jusqu'au partage d'un repas entre amis. Une sécrétion soudaine d'oxytocine induit une impulsion d'altruisme qui sera dirigée de façon différente suivant le contexte hormonal. Par exemple, en présence d'un taux élevé de prolactine, cette impulsion sera dirigée vers le bébé.
    Après la naissance le taux d’endorphines (qui induisent la production de dopamine par les centres de récompense) est très élevé chez la mère et le bébé, afin de créer un état de « dépendance » et favoriser deux des composantes principales nécessaires à l'attachement mère-enfant : la proximité et le toucher.
    Certains auteurs estiment que les battements du coeur de la mère, perçus par l'enfant, ont un impact sur le coeur de l'enfant et sur son cerveau, ainsi que sur le cerveau de la mère, par le biais d'une hormone, l'ANF, produite par le coeur. Au contraire, une très forte carence en contacts physique induit la sécrétion d'hormones de stress, qui pourront
endommager définitivement certaines structures cérébrales, et induire dépression, violence, toxicomanie, anomalies du système immunitaire.
Il faut se rappeler (voir précédent article) que pendant les mois qui suivent la naissance, les neurones du cerveau du bébé forment un nombre considérable de connections ; le nombre de synapses culmine aux alentours de 2 ans.
    Par ailleurs des études récentes (Hélène Fisher  notamment) semblent montrer que l'amour romantique n'est pas qu'une idéalisation dérivée du désir sexuel. On peut aimer une personne sans forcément ne penser qu'indirectement au sexe, tout comme on peut désirer sexuellement une personne sans l'aimer.
 montent. Le cerveau émotionnel (cingulaire et ATV du circuit de récompense) serait impliqué dans l’amour sentiment, alors que l’hypothamus et le septum seraient à l’origine des pulsions sexuelles. Ces zônes du sentiment amoureux agiraient en outre sur les centres amygdaliens pour diminuer l’anxiété et augmenter les chances de durée de la relation, alors que les pulsions et la passion ont tendance à solliciter l’amygdale dans le domaine de la jalousie et de l’irritabilité.
    
    Enfin un dernier point : le cerveau émotionnel n’est pas l’unique interlocuteur en matière d’émotions : la lésion du cortex orbito-frontal, situé juste au-dessus des orbites et qui appartient au cortex préfrontal, entraîne une série de modifications comportementales parmi lesquelles on relève l’apparition de traits caractéristiques de la personnalité antisociale : impulsivité, irresponsabilité, absence de conscience sociale, manque d’empathie, investissement excessif dans la recherche des plaisirs, expressions émotionnelles déconnectées du contexte social, des émotions perturbées telles que euphorie, irritabilité, exubérance, sensibilité excessive. Si les lésions s’installent à l’enfance, elles peuvent produire de redoutables psychopathes susceptibles de transgresser toutes les règles, sans culpabilité et sans empathie pour leurs victimes.

    On constate donc que les émotions ne sont pas produites dans le cerveau à des endroits uniques que l'on pourrait appeler le "centre de cette émotion" mais dépendent plutôt de plusieurs régions cérébrales interconnectées que l'on appelle des “systèmes”. Chaque fonction possède son système propre, chaque émotion correspond a une unité cérébrale fonctionnelle distincte, résultat d’une longue sélection au cours de l’évolution.
    Ces diverses unités cérébrales, selon la place qu’elles occupent dans un système donné, fournissent différentes contributions au fonctionnement de ce dernier, et ne sont donc pas interchangeables.    
    Deux émotions simples – la peur et le plaisir – ont fait l‘objet de nombreuses études car elles sont partagées à la fois par l’homme et de nombreuses espèces animales. Plusieurs circuits ont pu être reconnus et je vous les ai décrits brièvement.
    Certaines structures telles que les centres amygdaliens, le circuit de récompense (ATV et noyau accumbens), et le cortex cingulaire  semblent essentiels sous le contrôle du cortex préfrontal et en liaison notamment avec l’hippocampe qui gère en partie la mémoire et l’hypothalamus qui reçoit les informations concernant les constantes corporelles et agit sur le système sympathique et  sur nos hormones.


    C’est donc le dernier article de cette série sur le cerveau émotionnel et les émotions. Ce que je cherchais c’est à vous expliquer surtout certaines de vos réactions, notamment tristesse, anxiété et angoisse, et vous montrer que le salut ne pouvait venir que de votre cortex, c’est à dire du raisonnement, pour essayer de voir la situation avec objectivité, au lieu de se laisser emporter par des idées noires qui tournent en rond dans notre cerveau émotionnel.

Vendredi 6 février 2009 à 9:55

Chats

http://lancien.cowblog.fr/images/Chats1/chattortue.jpg    Aujourd’hui pas d’article SVT, vous aurez droit à un chat auquel son maitre inhumain a mis une tunique assez saugrenue et la pauvre bête n’a pas l’air ni heureuse, ni contente.
    J’espère qu’avec cela sur le dos, il marche quand même plus vite qu’une tortue.




 “Le Chaland qui passe “

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    Vous ne connaissez sans doute pas; c’était une chanson connue quand j’étais jeune, un peu comme “les Feuilles mortes”, que chantait Lys Gauty, dans un film réaliste de Jean Vigo “l’Atalante”, qui racontait l’histoire d’une péniche de ce nom, et dont l’acteur principal était Michel Simon, le marinier (ce film date de 1934, mais il a été surtout connu après la guerre, ainsi que la chanson) .


Jeudi 5 février 2009 à 9:12

Animaux

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    L’image d’animaux du jour est une image de tendresse et d’amour d’une maman girafe pour son petit girafon (ou girafeau ?) qui vient de naître.

    J’aimerais avoir pris des photos comme celle-ci.

    C’est une image publiée par Doctissimo dans un article sur la maternité et je la trouve extraordinairement touchante.

    Pas vous ?

Jeudi 5 février 2009 à 8:15

Stress, dépression, médicaments

    Pour comprendre l’action des  neuro-transmetteurs et des anxiolytiques, il faut d’abord comprendre comment fonctionne une synapse.
    Les étapes de ce fonctionnement sont schématisées sur le schéma ci dessous.


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    Autour des synapses et dans l’interstice (appelé fente synaptique, on trouve des ions à des concentrations diverses, relativement constantes en moyenne, principalement calcium Ca++, sodium Na+, potassium K+ et chlore Cl-.
    L’arrivée de l’influx nerveux dans l’axone du neurone précédent provoque l’entrée massive d’ions calcium qui libèrent le neurotransmetteur contenu dans des capsules, dont les molécules vont migrer dans la fente synaptique.
    Ce neurotransmetteur est capté par des récepteurs spécifiques et cette capture va ouvrir des canaux ioniques qui permettront à des ions soit sodium positifs Na+, soit chlore négatifs Cl- , d’entrer dans la dendrite du neurone suivant et de transmettre un potentiel d’action vers le neurone lui même. Si l’ensemble de ces potentiels en provenance des diverses dendrites est supérieur à un certain seuil, ce neurone enverra un influx nerveux dans son propre axone;
    Pour décrire tout à fait de manière simple le phénomène, un mot de ces récepteurs et “canaux ioniques” . Regardez le schéma ci dessous :

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    Un canal ionique est constituée par une très longue protéine, qui traverse plusieurs fois la paroi entre la fente synaptique et la dendrite suivante.
Certaines parties qui se trouvent sur la paroi de la fente ont une structure telle que des molécules de neurotransmetteurs (ou parfois d’autres produits chimiques de structure voisine), peuvent venir s’ccrocher sur cette partie émergeante.
    Plus loin la protéine traverse une nouvelle fois la paroi en s’enroulant en spirale et constitue un canal qui toutefois est bouché à ce stade.
    Lorsque le neurotransmetteur est fixé sur son récepteur spécifique, la protéine subit un changement de structure chimique et stérique et  la partie qui bouche le canal se distend. De plus des phénomènes électriques se produisent à la surface du canal qui attirent des ions Na+ ou Cl- à travers ce canal, de telle sorte qu’ils peuvent traverser la paroi pour entrer dans la dendrite.
    Selon le neurotransmetteur et l’ion concerné on aura ainsi crée une polarisation positive ou négative dans la dendrite du neurone suivant.
    Certains canaux ioniques comportent plusisuers récepteurs pouvant créer des ouvertures à partir de naurotransmetteurs différents (ou de produits chimiques ayant une structure voisine)

    Revenons à notre problème d’anxiété.

    Le processus chimique dans le cerveau, à partir des actions des centres amygdaliens, est mal connu parce que très complexe.
    Les systèmes de neurotransmetteur qui peuvent avoir une influence sur l'anxiété sont nombreux. La sérotonine est souvent citée pour ses taux élevés dans certaines régions du cerveau associées à l'anxiété et pour son rôle dans les troubles obsessionnels- compulsifs et la dépression, qui sont tous deux états voisins de l'anxiété. Et le fait que les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine (qui augmentent sa concentration) aient un effet sur ces états montre que la sérotonine y joue probablement un rôle.
    La noradrénaline  en excès est souvent associée aux états de panique, une forme aiguë d'angoisse.
    Dans le processus de préparation à la contraction des muscles, l’excitation, la colère, les amygdales utilisent l’acétylcholine.

http://lancien.cowblog.fr/images/Photoscaricaturesimages1/Photoscaricaturesimages1/Photoscaricaturesimages1/Cerveau1/gaba.jpg    Par contre on connaît mieux les réactions de l’organisme destinées à faire diminuer la peur ou l’anxiété qui sont dues à l’action d’un neuro-transmetteur le GABA (acide gamma-amino-butyrique), très répandu dans le cerveau,qui a pour fonction naturelle de diminuer l'activité nerveuse des neurones sur lesquels il se fixe.
    Le récepteur GABA est probablement le récepteur le plus répandu dans le système nerveux des mammifères. !près de 40 % des synapses du cerveau humain fonctionneraient avec du GABA et impliquerait donc son récepteur).
Ce récepteur canal,  lorsque le GABA s'y fixe, change légèrement de forme et permet ainsi à des ions négatifs Cl- de traverser son canal central, ce qui a pour effet de diminuer l'excitabilité du neurone.
    D’autres produits peuvent influencer ce récepteur en se fixant à d’autres endroit sur la grosse protéine.

    Ces substances sont dites modulatrices car elles diminuent ou augmentent l'effet du GABA, mais sont sans effet en absence de GABA. Celles qui diminuent l'efficacité du GABA, donc la perméabilité au chlore, auront un effet anxiogène. Celles au contraire qui augmentent l'efficacité du GABA, et par conséquent la perméabilité au chlore, auront un effet anxiolytique. C'est le cas des de benzodiazépines, le potentialisateur le plus puissant de la perméabilité au chlore donc de la puissance inhibitrice du GABA (vous avez sûrement entendu parler du valium, du diazépam, du lexomil, du tranxène, ou du témesta qui sont les plus connus - le xanax et l’équanil ne sont pas des benzodiazépines, mais ont des effets analogues).
    Elles accroissent l’action du Gaba en augmentant l’ouverture du canal, ce qui facilite le passage des ions chlore et contribuent ainsi à diminuer l’intensité su message nerveux des amygdales.
    Mais ces médicaments ne sont pas sans danger et on contate notamment en France, une surconsommation anormale d’automédicalisation
    Les anxiolytiques, s’ils sont pris de façon régulière, produisent une certaine addiction, et surtout diminuent l’ensemble de l’activité cérébrale, provoquant des baisses de motivation, de volonté et d’attebtion, voire même à long terme certains troubles de la mémoire.


Mercredi 4 février 2009 à 8:45

Chiens

http://lancien.cowblog.fr/images/Chiens/chienplis1.jpg    En complément de mon article “sérieux”, je voudrais vous montrer un chien qui, contrairement aux autres, n’a pas été déguisé par un maître inhumain mais qui est un chien “à plis”.
    
Bizarre non ? Moi je l’avais pris pour une serviette de bain ! (sauf le museau).!




http://lancien.cowblog.fr/images/Chiens/chienplis2.jpg


       Une autre photo sur internet, d’un chien de la même race, (une race chinoise, le Shar Pei, un peu déguisé mais il a l’air tellement heureux de se reposer qu’on accepte son déguisement passager.
 




http://lancien.cowblog.fr/images/Chiens/chienplis3.jpg


   Et ce troisième non déguisé, mais manifestement épuisé (il devait revenir d’un bac blanc !).

Mercredi 4 février 2009 à 8:34

Notre cerveau : émotions

    Qu’est ce que la tristesse ?
    La tristesse est une émotion naturelle de la vie, "négative" comme la peur ou la colère. (C’est ce que racontent les livres !)
    La tristesse relève d'un besoin, d’un manque affectif.
Il est normal d'être triste, parfois de façon prolongée, (perte d'une personne, d'un animal, d'un objet qui ont une valeur affective, échec ou regret de n’avoir pas fait une chose importante).
    La tristesse est d'autant plus intense que la perte ou le manque est psychologiquement et subjectivement important. Les raisons de tristesse sont donc très différentes d’une personne à l’autre. Ce n’est pas un sentiment qui repose sur la logique objective et donc certaines raisons qui peuvent nous paraître futiles peuvent engendrer chez d’autres personnes une tristesse réelle.
    La tristesse est donc  le signe d’un “déficit" au plan émotif.
    La tristesse n'est pas la dépression et ne conduit pas à la dépression. Il faut savoir l'accepter, la laisser "sortir", pleurer si le besoin s'en ressent, sans se culpabiliser, ni se dévaloriser.
    Mais la tristesse peut devenir permanente et elle peut mener à l’anxiété.
Elle peut aussi avoir des “pics” et ces paroxismes provoquent des angoisses.

Ce sont donc des mécanismes qu’il va falloir que nous examinions.

    Les pensées tristes peuvent tourner en rond dans notre cerveau émotionnel, alors que normalement, le cortex frontal devrait intervenir et raisonner notre tristesse pour la faire cesser et nous inciter à des activités qui nous rendraient plus joyeux.
    On ne sait pas exactement quelle est à l’intérieur du cerveau émotionnel, l’origine des pensées tristes. On a simplement constaté que la tristesse et la joie activent les mêmes centres cérébraux dans le cerevau émotionnel et le cortex  préfrontal, la tristesse étant davantage prise ne compte par l’hémisphère gauche et la joie par l’hémisphère droit.

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    On constate aussi que le circuit de Papez qui intervient dans la mémorisation (voir l’article récent sur les mémoires), intervient aussi car les pensées tristes peuvent  activer les connections des neurones du circuit de Papez et ainsi “tourner en rond” dans le cerveau émotionnel, sans que les cortex préfrontal et frontal n’interviennent efficacement pour arrêter ce manège.
    Les centres amygdaliens sont ainsi sollicités en permanence et leurs réactions qui interviennent de façon analogue à la peur, constituent alors un malaise permanent que l’on appelle anxiété ou stress.


    L’environnement est un facteur important dans le cas de la tristesse.
J’ai connu bien des jeunes qui avaient dans leur chambre des tentures sombres, et affichaient des posters de sang et de catastrophes,qui s’habillaient tout de noir et se fardaient aussi tristement, qui n’écoutaient que des chansons tristes évoquant des horreurs et des souffrances, lisaient des livres évoquant l’angoisse,  et la peur et n’aimaient au cinéma que les films d’horreurs et de violence, ou les films psychologiques évoquant des personnages au cerveau troublé et au bord de la dépression ou de la maladie mentale. Ces jeunes étaient souvent au bord de la dépression.
    Ce type d’environnement favorise les idées tristes et finit par établir comme une addiction à cet situation morbide et rend peu à peu la tristesse chronique en empêchant le cortex d’intervenir rationnellement et objectivement pour rétablir le contrôle du cerveau émotionnel par le cortex frontal.
    Le retour à la normale passe par l’abandon de ces pratiques : des couleurs vives , des lectures et des distractions gaies, des ami(e)s joyeuses et éventuellement le détournement de l’agressivité vers une activité sportive.
    J’ai déjà fait dans mon blog des articles sur ce sujet..
    Mais, si la tristesse se prolonge pendant des semaines, est omniprésente dans la vie quotidienne, se répercute sur la perception du passé, du présent et de l'avenir, reste insensible à des événements heureux, engendre une incapacité à éprouver du plaisir et s'accompagne d'une dévalorisation et d'une vraie douleur morale, on peut alors se demander si on ne va pas vers un état anormal qui est semblable à une maladie, la dépression, qui relève non plus du contrôle des émotions par le cortex, mais du médecin.

    Quelques mots sur l’anxiété (que l’on appelle aussi stress).

    La peur est une réaction ponctuelle qui n’a qu’une durée limitée. L’anxiété, c’est une réaction analogue à la peur (et qui concerne donc les centres amygdaliens), face à une situation nouvelle ou menaçante qui a une certaine permanence. L'anxiété pourrait aussi naître lorsque les prédictions qui sont faites par notre cortex préfrontal, en se basant sur la mémoire de nos expériences passées, ne sont pas confirmées par l'expérience présente.
    Le stress, c’est en quelque sorte une peur permanente.
    L’évolution a mis dans notre cerveau ce mécanisme pour que nous puissions survivre à ces changements ou à ces menaces et  le stress peut donc être très utile
    Nous ne sommes plus à la préhistoire et le danger stressant est rarement un prédateur, mais beaucoup plus souvent une situation sociale, comme un examen ou une menace verbale d'une autre personne.
   Notre cortex peut se représenter des situations qui auront sur notre cerveau le même effet que la menace concrète d'un prédateur. L’environnement a changé depuis la préhistoire, mais les réactions émotives de base restent les mêmes.

    Nous avons vu les réactions physiologiques que déclenchaient les amygdales en cas de peur. Ces modifications engendrées via le système sympathique sont toutes orientées vers une dépense importante et immédiate d'énergie et elles ne peuvent être maintenues trop longtemps sans que cela cause des problèmes à l'organisme.
    L'hypertension et les ulcères d'estomac sont par exemple des symptômes attribués au stress.
    Sous l’effet de l’anxiété, les amygdales via l’hypothalamus et l’hypophyse vont faire sécréter aux glandes surrénales une hormone anti-stress, le cortisol qui est un corticoïde analogue à la cortisone.
    Ces substances anti-inflammatoires naturelles sont reconnues pour affaiblir à la longue notre système immunitaire.
Donc quand l’une d’entre vous me dit qu’elle a raté un examen ou vécu une rupture amoureuse et qu'en plus, comme si le sort s'abattait sur elle,  elle a attrapé la grippe, ce n’est pas le fait du hasard. Il arrive également souvent que des personnes âgées meurent de chagrin quelques mois seulement après la mort de leur conjoint, alors qu’elles étaient en relative bonne santé.
    Je pense qu’il faudra peut être que je refasse un ou deux articles sur les moyens de lutter contre l’anxiété.

    Deux mots enfin sur les angoisses.
    L’angoisse est, comme la peur un phénomène temporaire et provient d’une réaction trop importante des amygdales.
    L’angoisse se caractérise par l'intensité du malaise psychique ressenti qui résulte d'une extrême inquiétude, d'un danger vague mais imminent devant lequel on serait désarmé et impuissant. L'angoisse survient souvent sous forme de crises qui sont très difficiles à contrôler. L'individu a alors du mal à analyser l'origine de son angoisse, et s'affole d'autant plus qu'il sent les palpitations, les sueurs et les tremblements l'envahir. L'angoissé se concentre alors sur le présent et ne peut plus assumer qu'une tâche à la fois. Il présente des signes de tension musculaire et respire avec peine, son système digestif se contracte  et digère mal. C'est une intervention des centres amygdaliens trop forte et ui ne cesse pas suffisamment vite.
    Le trac ressenti avant d'affronter un public ou le stress qui nous envahit avant une épreuve d’un examen scolaire sont aussi des formes d'angoisse, que l'entrée en scène et l'action dissipent généralement. L'angoisse peut donc aussi avoir un aspect positif si elle permet de mobiliser nos énergies pour donner le meilleur de nous-même à des moments clés, mais elle est nocive lorsqu'elle paralyse et empêche l'action.


Demain j'aborderai le mécanisme d'effet des anxiolytiques (ou tranquillisants).

Mardi 3 février 2009 à 8:35

Chats

http://lancien.cowblog.fr/images/Chats1/chattordu.jpg




Les animaux ont parfois des postures étonnantes !

Que pensez vous de ce “chat tordu” roux.

Tiens une de mes correspondantes devrait lui donner l’adresse du forum des  rousses et des roux !











      Pour ceux qui n’auraient pas été sur le blog de Maud, elle va mieux car elle a des fourmis dans les jambes pour partir de l’hôpital.
Dans quelques jours nous aurons retouvé notre Maud du Canada.


Mardi 3 février 2009 à 8:31

Divers

Pour vous reposer je publie aujourd’hui un article original d’Eddy Barrows sur les fourmis qui défendent les acacias.

    “ Pourriez-vous considérer qu’un arbre soit votre meilleur ami ? Je vous repose la question après vous avoir dit que cet arbre vous fournit le gîte et le couvert pour toute votre vie.
    Pour toutes les fourmis qui habitent un acacia dans le monde, les acacias sont sans nul doute les meilleurs amis des fourmis. Les fourmis et les acacias vivent ce qu’on appelle une symbiose, c’est-à-dire qu’ils bénéficient tous deux de leur relation.
    Cependant, rien dans le monde n’est gratuit, comme vous le réaliserez un jour. Les arbres et les insectes s’échangent les services.         L’acacia donne à la “fourmi d’acacia” (Pseudomymex ferruginea) de la nourriture sous forme de nectar produit par les arbres, et
fournit à la fourmi un domicile sur dans ses branchettes creuses.
    Avec tous ces avantages, les fourmis doivent proposer leurs services en échange de tout ce que l’acaciaa à leur offrir. Les fourmis leur servent de protecteur personnel, elles agissent toutes
comme des soldats de l’acacia, prête à mourir au combat, en protégeant l’arbred’envahisseurs.
    Les envahisseurs de l’acacia que les fourmis pourraient avoir à chasser sont des insectes rivaux, des petits mammifères ou même d’autres plantes.
    Pourquoi les acacias ont-ils des gardes du corps alors que ce n’est pas le cas de la plupart des autres arbres ? Contrairement aux autres arbres, les acacias manquent d’une substance chimique toxique alcaloïde, et sans cette substance des animaux affamés peuvent manger les feuilles et branches de l’acacia sans se faire mal et sanssensation désagréable. C’est pourquoi les acacias ont embauché les fourmis.
    Quand les fourmis et les acacias travaillent ensemble, les fourmis profitent d’un abri et de nourriture contre leurs services de protection rapprochée dont l’acacia a besoin pour survivre.
    Dans la plupart des cas, les acacias et les fourmis s’entendent bien. Il y a l’exemple de l’Acacia « Bull Horn » d’Amérique centrale protégé par des hordes de fourmisvénéneuses, et l’Acacia du Kenya dont les fourmis protectrices peuvent chasser des girafes qui broutent en leur mettant de l’acide formique spiquant sur la langue.!
    La morale de cette histoire : quand on travaille ensemble, tout le
monde en profite ! “

http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/arbrecornedetaureau.jpg


     Sur cette photo vous voyez un acacia d’Amérique centrale et ses grandes épines dites “cornes de taureau” dans lesquelles logent les fourmis qui le protègent contre les parasites, tout en buvant son nectar.

     Demain je publierai un article sur la tristesse, l'anxiété et les angoisses.



Lundi 2 février 2009 à 9:36

Chiens

Puisque nous parlions hier des déguisements de chiens et de leur absurdité.
En voici un autre exemple :

http://lancien.cowblog.fr/images/Chiens/chiensupermansuperdog.jpg

     Sans doute connaissez vous Superman, l'homme araignée (j'avoue humblement que ce n'est pas ma tasse de thé !).
     Alors vous reconnaitrez sans doute "Superchien", qui, le pauvre semble un peu ahuri dans cette tenue.
J'espère qu'on ne lui a mise que pour la photo.
!

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lancien

sortir de la tristesse

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