Mardi 31 mars 2009 à 16:15

Animaux

    Dans un commentaire que j’avais écrit sur un blog, j’avais parlé de “dahu” et une visiteuse du blog l’a lu et m’a envoyé un mail pour me demander d’expliquer ce qu’était cette bête !

    J’avoue être étonné. Le niveau du bac a nettement baissé : on ne vous explique plus ce qu’est un “dahu”.?  Quand j’étais jeune, à Pau dans les Pyrénées nous avions en 3ème des cours de zoologie et on nous apprenait cela.

    Le “dahu” cela ressemble à un chamois ou à un isard et on en trouve, un peu dans les Pyrénées, et surtout dans les Alpes.
    C’est un animal qui vit exclusivement sur les pentes des montagnes et  que l’évolution darwinienne et la sélection naturelle des espèces, a adapté à cette vie.

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  Il a deux pattes plus courtes du coté de l’amont ce qui lui permet d’être beaucoup plus stable sur une pente abrupte qu’il peut parcourir aisément.
    Mais cela l’oblige à tourner toujours dans le même sens dans sa montagne préférée. Si ce sont les pattes gauches qui sont les plus courtes, il s’agit d’un “dahu lévogyre” .



    Il se déplace dans le sens trigonométrque au flanc de la montagne.
    Je vous montre ci-dessus et ci-contre deux planches anatomiques tirées d'un de mes anciens bouquins de zoologie.






 
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Si au contraire ce sont les pattes droites, c’est alors un “dahu dextrogyre” qui tourne dans le sens des aiguilles d’une montre, comme vous le voyez sur cette photo.
    Ces deux espèces se sont conservées jusqu’à nos jours et ne se mélangent pas
    En effet un dahu dextrogyre et un dahu lévogyre, s’ils se rencontrent, peuvent facilement se faire des bisous, mais ne peuvent pas s’accoupler ou bien c’est si dangereux qu’en général, ils finissent tous deux au fond du précipice.

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Les vieux montagnards qui conservent les traditions orales, prétendent cependant que deux espèces issues de croisement ont existé :
    Le dahu descentus frontalis : ses pattes arrières plus courtes que ses pattes avant lui valurent de disparaître dès le milieu du 18ème siècle. En effet, tournés vers l'aval, les dahus descentus frontalis se retrouvèrent vite dans la vallée, et incapables de rester à l'horizontale, ils moururent ou furent tués par des chasseurs.




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Le dahu ascentus frontalis, qui avait les deux pattes avant plus courtes que les pattes arrières. Faute de place au sommet des montagnes, cette particularité a causé la disparition de cette espèce au milieu du 20ème siècle.






    Le dahu est un animal “bio” car il se nourrit  exclusivement d'herbes, de plantes, de baies et de feuilles, et il boit exclusivement de l'eau des sources pures, de préférence non gazeuse, mais équilibrée en minéraux et riche en calcium ainsi qu'en oligo-éléments.

    Il paraît que la chasse au dahu est très excitante. Les chasseurs signalent entre eux la position des dahus, par exemple : "dahu à 15 minutes" (pour un dahu dextrogyre, qui tourne dans le sens des aiguilles d'une montre) et "dahu à Pi/2" (pour un dahu lévogyre qui tourne dans le sens trigonométrique). Pour le capturer, il faut lui faire rebrousser chemin et, déséquilibré par ses pattes plus courtes alors vers l'aval, il tombe, cul par dessus tête, en bas de la pente où on le capture.

    Quand j’étais petit, j’ai vu des dahus dans les Pyrénées, mais de très loin, car c’est un animal sauvage, et je n’avais pas de jumelles.


    Si vous ne me croyez pas; il y a un article sur les dahus dans Wikipédia.! (http://fr.wikipedia.org/wiki/Dahu)


Lundi 30 mars 2009 à 8:10

Chevaux, âne, (gi) vache

     Repos aujourd’hui, pas d'article "SVT".
    J’ai reçu plusieurs mails suite à mon article sur les topiaires et ces constructions de plantes ont eu l’air de vous plaire, alors je vous en montrerai d’autres de temps en temps.

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    L'autre jour, c’étaient les éléphants, aujourd’hui les équidés, topiaires sur des treillis de fils de fer :

et d'abord un brave petit âne à la selle fleurie
  



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  et admirez ces deux destriers qui semblent destinés à des manèges de chevaux de bois :



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X













    Je vous ai donc dit hier que, pendant notre sommeil, le cerveau examine les souvenirs de la journée, en élimine une grande partie et pour ceux qu’il conserve, il les consolide et les classe de sorte qu'ils seront plus utiles le lendemain, plus résistants et plus durables.
    Il peut même faire un tri à l’intérieur d’un souvenir particulier, en ne conservant qu’une partie et en éliminant des détails jugés peu importants.


    Des études ont été faites sur des rats auxquels on avait implanté des électrodes dans le cerveau (correspondantes sensibles, rassurez vous, on les insensibilise lors de l’implantation et ensuite ce n’est pas douloureux). Ces rats apprenaient à se diriger dans des labyrinthes pour trouver de la nourriture et on suivait sur les électrodes, l’activité cérébrale de certaines régions de leur cerveau.
    Les chercheurs ont constaté que certains neurones de l'hippocampe - une structure cérébrale indispensable à la mémoire spatiale - créaient alors une carte du labyrinthe ; elles déchargeaient lorsque les rats parcouraient le labyrinthe.   
Ces neurones correspondent si bien au parcours que les chercheurs pouvaient suivre la progression des rats dans le labyrinthe simplement en détectant quelles étaient les cellules qui déchargeaient.
    Plus fascinant encore: quand ils ont enregistré l’activité de ces neurones alors que les rats dormaient, ils les ont vu continuer à décharger de la même façon. C'était comme si les animaux parcouraient le labyrinthe pendant leur sommeil.
    Et si l’on séparait les rats en deux groupes dont l’un après l’entrainement pouvait dormir alors qu’on empêchait l’autre de céder au sommeil, ce dernier groupe était ensuite nettement moins performant. Les rats s’étaient “entrainés” en dormant.


    En 2007, l'équipe de Philippe Peigneux et Pierre Maquet, de l'Université de Liège, a mis en évidence un mécanisme similaire de consolidation des souvenirs chez l’homme (évidemment sans électrodes dans le cerveau ^^). Les sujets devaient dire des paires de mots qu'ils avaient apprises. Six mois après, le rappel des paires de mots mémorisées activait plus fortement le cortex préfrontal si ces souvenirs avaient été encodés avant une nuit de sommeil que s'ils l'avaient été après.
    Le sommeil entraîne donc une modification de la représentation cérébrale des souvenirs qui persiste sur le long terme.

    L’équipe de Jeffrey Ellenbogen d’Harvard a montré en 2005 que le sommeil renforçait certains mécanismes de résolution logique de problèmes acquis pendant la journée.

    Elle a étudié également par imagerie par résonnance magnétique (IRM) les zones actives de cerveaux de pianistes.
    Lorsque les pianistes apprennent de nouveaux morceaux, ils répètent les passages difficiles jusqu'à ce que les enchaînements deviennent automatiques. Le processus d'intégration se poursuit durant le sommeil :  chez des personnes qui ont dormi après avoir appris des séquences difficiles de doigtés, différentes aires sont impliquées. Les régions cérébraies qui commandaient le mouvement des doigts étaient plus actives pendant les sessions d'entraînement qui suivaient une nuit de sommeil, comme si elles avaient gagné en dextérité.. Ces régions per- mettent d'accélérer le mouvement des doigts et de le rendre plus pré- cis. Au contraire, après le sommeil, les aires du cortex frontal et de l’attention consciente étaient moins actives, ce qui indique une diminution de l'effort conscient au cours de la tâche.
    Le sommeil a donc provoqué un transfert du contrôle des tâches entre différentes régions en renforçant l’apprentissage et les automatismes.

    J’ai déjà parlé du rôle des émotions sur la mémoire (cf. article catégorie “notre cerveau”, du 2 février 2009).

     Les effets du sommeil sur la mémoire ne se limitent pas à la stabilisation des souvenirs.
     Au cours des dernières années, des études ont montré que le processus de mémorisation, qui se produit durant le sommeil, opère un tri qui nous conduit à ne retenir que les détails les plus marquants, les plus utiles ou les moins nocifs.  
      
    Dans l'une de ces études, des images représentaient soit des objets déplaisants, soit des objets neutres devant un arrière-plan quelconque. Des sujets les ont regardées l'une après l'autre, et les chercheurs ont testé leur mémoire douze heures plus tard.
    La précision de la mémoire de tous les participants a chuté de dix pour cent pour tous les objets, sauf pour les objets chargés d'émotions et à condition que les sujets aient dormi. Au lieu de se détériorer, les souvenirs des objets chargés d'émotions semblaient au contraire s'être amplifiés au cours du sommeil.

    Comment le cerveau renforce-t-il certains souvenirs ? Risquons quelques hypothèses à partir de ce que nous savons des mécanismes de la mémoire.
    Les souvenirs sont créés par la modification de la force des connexions, dans les synapses, entre des centaines, des milliers, voire des millions, de neurones. En raison de ces renforcements, certaines configurations d'activité neuronale se produisent alors avec une plus forte probabilité que d'autres.
    Si l’on répète l’activation de  neurones qui déchargent simultanément, cela renforce leurs connexions
    Les neurones qui s'activent en même temps correspondraient à un souvenir. Lorsque cette configuration est réactivée, le souvenir est rappelé et plus on le rappelle souvent, plus il se renforce.

    On peut alors faire le schéma très simplifié suivant :

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    Pendant l’éveil, le thalamus recueille toutes nos perceptions issues des centres sensoriels (voir mon article du 27 février dans la catégorie cerveau).
Il les envoie pour quelques secondes dans des interfaces de stockage soit perceptives (images, sons, senstaions de toucher...) soit sémantiques  (mots ) en même temps que des alertes éventuelles aux centres amygdaliens en cas de “danger potentiel”.
    Si le cortex frontal ou le cerveau émotionnel ne s’intéressent pas çà ces informations, elles sont détruites.
    Le cerveau émotionnel peut réagir à certains stimulus et l’émotion correspondante parcourt le circuit de Papez (dans lequel l’hippocampe est un élément moteur), et se renforce, entraînant une mémorisation à moyen terme
    Le cortex frontal statue sur l’intérât d’autres informations à caractère épisodique (les événements de la vie), ou éducatif (connaissances, expérience) et provoque également un stockage ou une mémorisation à moyen terme.
    Les souvenirs non mémorisés à moyen terme, mais stockes sont éliminés lorsqu’ils n’ont plus d’utilité (l’endroit où j’ai mis ma voiture au parking...)

    Pendant le sommeil, le thalamus et l’hippocampe dialoguent avec le cerveau émotionnel et le cortex frontal, pour faire remonter les souvenirs dans les centres d’interprétation, comme si on les percevait à nouveau et ils procèdent à un tri des informations pertinentes.
    Les informations mémorisées à moyen terme sont encore renforcées pour qu’une partie puisse être mémorisée à long terme.. L’hippocampe se sert probablement du circuit de Papez dans ce but.
    Les informations perceptives qui sont échangées avec les centres d’interprétation des perceptions donnet lieu à des images, sons... analogues à celles pendant l’éveil, mais sans aucune suite ni cohérence et elles sont totalement onconscientes. C’est une activité onirique qu’on ne pourra en aucun cas “raconter” plus tard.
    Par contre pendant le sommeil paradoxal dans lequel la fréquence du thalamus est proche de celle éveillé, on peut revenir à l’éveil c’est à dire à la conscience. Les images de cette activité onirique peuvent alors être conscientes et c’est le “rêve” dont on se souviendra ensuite. mais notre cortex frontal, tout à fait interloqué par leur incohérence essaiera d’y rajouter des explications logiques, la plupart du temps farfelues.
    L’éveil n’est pas possible spontanément pendant le sommeil profond, la fréquence du thalamus étant trop lente. (en fait ce sont des centres du cerveau central qui contrôlent cela - enon peut provoquer cet éveil en secouant fortement la personne, mais i l’éveil est alors brusque, le retour à la conscience est plus lent).

    Pour ceux et celles qui ne se rappellent plus ce qu’est le circuit de Papez, j’en republie une image ci-dessous.

    http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau1/Papez.jpg

   
Une dernière précision pour répondre à une correspondante : si tu veux que le sommeil t’aide à apprendre, il faut avoir appris avant pendant l’éveil. Toutes les expériences pour “apprendre en dormant” par exemple avec un magnétophone, se sont révélées négatives.
Dommage n'est ce pas !!

Samedi 28 mars 2009 à 8:36

Eveil, sommeil, rêves

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    Depuis que j’ai publié des articles sur les rêves, plusieurs nouvelles lectrices m’ont posé des questions sur le rôle et l’utilité des rêvesauxquelles je n’ai pas toujours eu le tepms de répondre par mail. Alors je vais essayer de faire le point aujourd’hui et de répondre à ces demandes par plusieurs articles.

    Aujourd’hui je vais faire un peu d’historique et parler de généralités.
    Par la suite je montrerai l’effet du sommeil sur notre mémoire et la nécessité, surtout pour ceux ou celles qui font des études de dormir suffisamment pour permettre au cerveau de trier ses données.

    Jusqu'au milieu des années 1950, les scientifiques pensaient généralement que le cerveau était au repos pendant le sommeil.
    En 1953, à l'Université de Chicago, le physiologiste Nathaniel Kleitman  et son équipe découvrirent que le sommeil comportait plusieurs phases dont certaines pendant lesquelless on observait des mouvements très rapides des yeux à différents moments du sommeil. Ils qualifièrent ces phases de “sommeil à mouvements rapides des yeux”.
    Ils enregistrèrent l'encéphalogramme de 20 adultes, c'est- à-dire les signaux électromagnétiques oscillants qui résultent des décharges électriques des neurones cérébraux, et ils découvrirent que les ondes produites pendant certaines phases du sommeil ressemblent à celles produites lors de l'éveil, d'où le terme de “sommeil paradoxal”que lui donnera en France Michel Jouvet, en 1959.
    Pendant l’éveil de nombreuses populations de neurones (notamment ceux d’interprétations des perceptions), déchargent à une fréquence de 40 hz et pendant le sommeil paradoxal cette fréquence est comprise entre 35 et 39 hz.
    De plus, en réveillant les dormeurs durant les phases de sommeil, ils observèrent qu'elles étaient presque toujours associées à des rêves.
    Dans les années 1960/70, Mircea Steriade, de l'Université Laval, au Québec, et d'autres scientifiques découvrirent que  pendant des périodes connues sous le nom de sommeil à ondes lentes ou sommeil profond, de vastes populations de neurones sont actives de façon synchrone, au rythme régulier de une à quatre décharges par seconde.    
    Je vous ai expliqué ces phénomènes dans un article du 21 juillet 2007 dans la catégorie “éveil - sommeil”.
    Donc le cerveau endormi ne se « repose » pas, que ce soit pendant le sommeil paradoxal ou pendant le sommeil lent.


    Lorsque nous « encodons » de l'information dans notre cerveau, le souvenir correspondant doit être stabilisé et consolidé pour devenir durable.
    S'il n'est pas régulièrement réactivé, il aura tendance à s'altérer jusqu'à ne conserver qu'une ressemblance lointaine avec sa forme originelle. Avec le    temps, le cerveau semble décider de ce qu’il doit garder en mémoire.
    Les effets du sommeil sur la mémoire ne se     limitent pas à la stabilisation des souvenirs. Au cours des dernières années, des études ont montré     que le processus de mémorisation se produisant durant le sommeil opère un tri qui nous conduit à ne retenir que les détails les plus marquants.
    En 2006 notamment Jeffrey Ellenbogen professeur à la faculté de médecine de Harvard et chef de la division “sommeil” à l’hôpital du Massachussett a fait des études sur des rats et sur des hommes et a montré que notre cerveau traite activement les informations de la journée précédente durant le sommeil de la nuit qui suit cette journée.
    Le cerveau, pendant notre sommeil, passe en revue les souvenirs récemment formés, en élimine une grande partie et pour ceux qu’il conserve, il les consolide et les classe de sorte qu'ils seront plus utiles le lendemain, plus résistants aux interférences dues à d'autres informations.
    Le sommeil permet aussi d'identifier quelles informations valent la peine d'être gardées et de les renforcer sélectivement. Par exemple, lorsqu'une photo contient à la fois des éléments reliés à des émotions vécues et des éléments non émotionnels, le sommeil peut sauvegarder les premiers, et laisser s'effacer l'arrière-plan moins pertinent. Il peut analyser des séries de souvenirs, découvrir les relations qui les unissent ou identifier ce qui fait leur importance, tandis que les détails superflus disparaissent. Il n'est pas impossible qu'il nous aide même à trouver un sens à ce que nous avons appris.

 
   Je donnerai davantage de détails sur cette étude dans mon article de demain.

Vendredi 27 mars 2009 à 9:57

Animaux

    Vous ne savez peut être pas ce qu'est une topiaire.
    Vous en avez pourtant sûrement déjà vues dans des jardins prestigieux.

    Cela vient du latin "topiaria", l'art du paysage.
    C'est une forme d'art, de technique qui consiste à tailler les végétaux pour leur donner une forme soit géométrique, soit figurative, et notamment d'êtres vivants : on parle donc de l'art topiaire. Mais par extension, l'adjectif, utilisé comme nom, désigne la sculpture végétale elle même : c'est une "forme topiaire" devenu "une topiaire".


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    J'ai visité les superbes jardins d'Eyrignac dans le Périgord entre Sarlat et Souillac, près de Brives. On y voit des topiaires géométriques en buis taillés, et en voici une photographie. Mais dans ce jardin on domine la vallée de la Dordogne et la vue est souvent magnifique. De plus vous pouvez déjeuner dans le château qui a été transformé partiellement en restaurant.








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    En Bretagne, sur la route du musée des abeilles et des fourmis au Faouët , il y a une maison particulière dont le propriétaire s'est amusé à "tailler" toutes sortes de bêtes dans son jardin, même les grosses comme les éléphants.
    Il utilise une technique particulière qui consiste à faire pousser les plantes au milieu d'une forme en grillage de fil de fer, ce qui la canalise et facilite la taille, tout en maintenant les branches et feuilles en place.







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    Mais certains jardiniers font pousser et taillent les plantes sans cette aide. C'est le cas de celui-ci qui sculpte aussi des éléphants.

Jeudi 26 mars 2009 à 8:03

Animaux





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    J’ai lu dans  le “Courrier International” un article intéressant  et un peu extraordinaire que je vous résume ci-après

    David Rothenberg est  un ornithologue amateur, musicien de jazz et philosophe. C'est la philosophie qu’il enseigne à l’Institut technologique de New-Jersey. Ses élèves sont des architectes et des ingénieurs.
    Selon lui, il existe un principe universel dans la musique, un rythme que nous avons en commun entre tous les êtres vivants sur terre, y compris les animaux.
    Les baleines et les oiseaux chantent de la même façon. Il suffit de ralentir le chant d’un oiseau pourqu'il sonne comme celui d’une baleine

     David Rothenberg joue de la clarinette et la baleine lui répond par un chant sur la même fréquence. Cela peut durer jusqu'à ce que ie cétacë se lasse de ce petit jeu et disparaisse dans l’océan.   
Il a enregistré le chant de plusieurs baleines dans les eaux hawaîennes, dans un dialogue avec sa clarinetteet on constate, dans ces “conversations” une parfaite succession de fréquences, de rythmes et de tons dans l'échange entre Rothenberg et une baleine à bosse.
.
    David Rothenberg a ëcrit “Why birds sings” (Pourquoi les oiseaux chantent ils ? ), qui a été traduit en plusieurs langues.
    Il va maintenant s’attaquer au chant des insectes.

    Vous trouverez des spécimens de chant de baleine sur le site suivant
                    http://baleines.etc.free.fr/chants.htm
le site lui même étant extrèmement intéressant sur le plan de la connaissance des cétacés. Mes petits enfants s’y sont très intéressés.

Mercredi 25 mars 2009 à 8:51

Tristesse, désespoir

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    Deux de mes correspondantes qui s’intéressent à la psychologie m’ont posé une colle “... Tu parles d’états d’âme; qu’est ce par rapport aux émotions?... “
    Bien sûr je ne parlais pas philosophie et de l’âme de la théologie, mais du sens courant et populaire d’états d’âme. Cela dit, ce n’est pas si facile que cela à définir.  !!

    Nos états d’âme, c’est ce dont nous prenons conscience quand nous sortons de la routine et de l’activité quotidienne et que nous observons ce qui se passe en nous : c’est l’écho de ce que nous sommes en train de vivre.
    C'est aussi tout ce qui continue de tourner dans notre tête après que nous nous sommes dit: « C'est bon, stop, arrête, n'y pense plus. »
    Les scientifiques qui font des recherches en psychologie les appellent d’un autre nom : les « sentiments d'arrière-plan », mais je trouve que le terme d'états d'âme est plus parlant pour le commun des mortels...
    Retournons cependant chez les psychologues, qui les définissent ainsi :
“ ce sont des contenus mentaux, conscients ou inconscients, mêlant états du corps, émotions subtiles et pensées automatiques, et qui vont influencer la plupart de nos attitudes”.
Exemples d'états d'âme souvent cités : le spleen, cet abattement peu intense, mais tenace ; la sérénité, qui est plus qu'un simple calme, car elle contient aussi une dimension de confiance en l'avenir...

    Nos états d'âme sont le résultat d'un mélange compliqué d'émotions et de pensées, de corps et d'esprit, de dehors et de dedans, de présent et de passé.     
    Les états d'âme ne sont pas seulement un empilement d'idées, d'émotions ou de sensations, mais aussi une construction originale, synthèse que nous effectuons automatiquement, entre l'intérieur (état du corps)  et l'extérieur (vision du monde, réaction aux événements). Ils relient passé, présent et futur, et s'invitent dans chacune de nos activités.
    Ainsi quand vous remplissez les formulaires d’inscription en fac, par exemple, non seulement vous avez un certain agacement de perdre du temps avec ces paperasseries, mais vous êtes inquiète à l'idée de faire des erreurs, vous avez envie d'être ailleurs, peut-être même avez vous un  peu peur du changement du lycée à la fac. Ce sont vos états d’âme.
    Contrairement aux émotions franches, ils peuvent contenir à la fois des éléments affectifs agréables et d'autres désagréables (par exemple, douceur et douleur dans la nostalgie). Ils présentent aussi une rémanence, c'est-à-dire qu'ils persistent plus ou moins longtemps après la disparition de leur cause et durent au delà des situations qui les ont provoqués; ils sont tout ce qui reste en nous après que nous ayons vécu une tranche de notre vie.

    Les émotions sont toujours au centre des états d'âme, mais le plus souvent, elles sont atténuées et ne poussent pas à l’action, comme le font les émotions primaires : par exemple, lorsqu'on est en colère (émotion forte), on crie et l'on en veut à l'autre (sans forcément s'en rendre compte) et on risque de le prendre à partie, mais lorsqu'on est simplement irrité ou agacé (état d’âme), on a plutôt envie de s'écarter de qui nous irrite, parce qu’on sent que cela vaut mieux pour ne pas envenimer le conflit. La colère nous met « hors de nous », alors que nous pouvons contrôler et masquer notre agacement.            

   
Nos états d’âme sont ainsi un produit de notre évolution et de notre civilisation, alors que les émotions sont plus anciennes et brutes de forme. Ce sont des émotions complexes et subtiles par rapport aux grandes émotions primaires (voir mon article sur les émotions selon Plutchik).

Mardi 24 mars 2009 à 10:00

Tristesse, désespoir


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     Sur mon article « Et si chacun faisait effort pour se comprendre !. », j’ai trouvé ce commentaire sur lequel il me paraît nécessaire de m’arrêter :
“...Il y a une chose qui me choque, c'est lorsque tu dis que certains ont la conscience de l'univers où ils vont vivre, ou bien alors, restent dans l'irréel. Je ne sais pas si c'est moi, ou si tu dis qu'on ne peut pas évoluer et changer en fonction de notre maturité. Je m'exprime mal, ce serait comme si on disait à un enfant pauvre "tu resteras pauvre". L'avenir n'est pas tracé et c'est en grandissant qu'on le trace....”
    En fait je suis à peu de chose près, d’accord, avec ce que tu dis. J’ai relu mon article et je pense que dans le paragraphe qui a inspiré cette réflexion, je n’ai pas été assez explicite.
    Je n’ai pas voulu dire que l’on ne pouvait évoluer en grandissant, au contraire, je disais qu'il fallait évoluer, et que pour vivre sa vie d’adulte qui se passe dans le monde réel, il fallait y revenir et ne pas rester dans le nid douillet d’un monde illusoire, car un jour le choc avec ce monde réel serait pire.


    Je pense aussi qu’il y a peut être un malentendu sur ce que j’entendais par “refus du monde réel” et “par monde irréel”. Il ne s’agissait pas pour moi de refuser les horreurs ou les injustices du monde actuel, cela c’est une réaction raisonnable, même si souvent on ne peut changer le monde tout seul. Mais j’entendais par monde irréel, un monde souvent morbide, dans lequel on s’isole et qui n’a plus aucun rapport avec la vie et l’environnement.

    Le mieux serait que je prenne un exemple, celui d’un jeune garçon qui n’est pas sur cowblog, avec lequel j’ai longtemps entretenu une correspondance et à qui j’avais demandé l’autorisation de pouvoir citer son cas, de façon anonyme bien sûr
    A l’époque il avait 15 ans et  avait souffert du divorce de ses parents et pensait que ceux -ci , très occupés, ne l’aimaient pas et lui préféraient ses soeurs, ce qui ne m’a jamais paru vrai.
    Benjamin (je l’appellerai ainsi), s’était réfugié dans son univers assez triste et morbide.
    Il lisait uniquement des romans policiers et des livres fantastiques, mais des romans particulier où l’on décrivait les souffrances, le sang, l’agonie, la mort. les horreurs. Il avait été un moment obnubilé par les “camps de la mort”, certes en condamnant les  horreurs nazies, mais on sentait dans ses écrits, son intérêt pour la description des calvaires et de la souffrance humaine, presque un certain sadisme.
    Il écoutait des chansons qui traitaient de violence, d’agressions, de catastrophes et de souffrance et les films qu’il aimait étaient tirés des festivals d’horreur.
    Il s’était surtout passionné pour des jeux sur ordinateur, mais des jeux violents dans lesquels on tue tout ce qui bouge et on se prend pour un grand héros invincible. De toutes façons on ne risque rien à ce jeu, on a “plusieurs vies”.
    Il y passait beaucoup de temps, mais heureusement pour lui, Benjamin était bon élève; très doué, il avait suivi facilement jusqu’en seconde, était rentré en première S et écrivait un français remarquable, clair, bien construit, sans faute. Les poèmes de son blog étaient de qualité, mais sombres et décourageants.
    Il avait même une certaine curiosité intellectuelle, mais là aussi un peu morbide et sa motivation de travail, c’était de devenir médecin légiste et il travaillait pour cet objectif.
    Au demeurant, si on le connaissait peu, un garçon renfermé certes, mais sympa et avec un certain humour noir, et on n’aurait pas deviné ses souffrances profondes.   
    Et peu à peu il s’est isolé dans son monde de jeu, dans ce monde irréel où il pouvait se prendre pour un héros de bande dessinée, immortel et imbattable, au milieu de quelques copains qui avaient la même mentalité, les mêmes hobbies..
    Ses parents alarmés l’ont envoyé voir des psys, mais Benjamin leur racontait des histoires, consultant les bouquins de psychologie et y trouvant des idées. Les psys l’ont soupçonné d’être schizophrène, puis bipolaire, puis borderline ! ... pour finalement ne pas trouver de maladie, mais cependant le mettre sous médicaments pendant plus d’un an pour “être tranquilles”.
    A un moment il s’était scarifié, il commençait même à être accro, mais  c’était pour se montrer à lui même qu’il pouvait endurer la souffrance. Je lui avais montré que les personnes auxquelles il racontait cela le plaignaient de souffrir ainsi et il avait alors décrété que la pitié des autres n’était pas digne du héros de jeu vidéo qu’il était, et il avait arrêté net. (ce qui montre au passage que quand il voulait, il pouvait !).
    Et  puis il s’est mis à faire des imprudences ne mesurant pas le danger de ses actes : cela avait commencé par des essais simplement destinés à donner des poussées d’adrénaline, (saut en parapente ou à l’élastique...) mais il a essayé le cannabis, puis ses parents lui ont acheté une moto (grosse erreur ! ), et il la conduisait dangereusement.
    Cannabis + conduite trop rapide , c’est l’accident en début de grande vacances. Nombreux traumatismes, deux vertèbres fêlées, trois mois d’hôpital dans un corset de cuir, sans internet, sans ses bouquins et CD morbides et surtout sans son ordinateur et ses jeux. Il quitte totalement son monde imaginaire.
    Est ce le choc de son accident, est ce cette “cure de désintoxication” ? Il reprend son lycée fin octobre, rattrape le temps perdu et réussit son bac sans problème.
    L’année dernière il a réussi largement le concours de la première année de médecine ( je vous assure que P1, ce n'est pas facile : il y a 300 places pour 2500 candidats) et est cette année en P2.
    Maintenant il est dans le monde réel de la vie et est presque devenu adulte.



Lundi 23 mars 2009 à 8:11

Chiens


    Pour changer un peu, deux photos de chiens.

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    On dit parfois que le chien a beaucoup d'influence sur son maître ou sa maîtresse.
    Qu'en pensez vous ?







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    Et si vous avez  un petit chien
et très faim,  voilà une recette pour l'assouvir rapidement

Dimanche 22 mars 2009 à 16:20

Divers

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    Je remercie toutes mes “petites filles virtuelles” qui se sont souvenu de mon jour de naissance et m’ont souhaité un bon anniversaire.
    Cela m’a beaucoup touché et me fait chaud au coeur.
    Je vais leur répondre personnellement, mais je ne sais pas si j’aurai le temps de répondre à toutes aujourd’hui, car mes enfants et petits enfants sont venus pour m'aider à souffler mes bougies.

    C’est vrai j’ai 77 ans le 22 mars et cela m’ennuie un peu, non pas d’être vieux, mais que ce soit la dernière année pendant laquelle j’ai encore le droit de lire les albums de Tintin.
    Pourquoi cette limite 7 à 77 ans ?
    Mais c’est vrai que maintenant je préfère Astérix et Obélix, voire Lucky-Luke !!  Et là, pour le moment, on n’a pas encore institué une limite d’âge !

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lancien

sortir de la tristesse

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