Jeudi 12 mars 2009 à 9:13

Chats

http://lancien.cowblog.fr/images/Chats1/Chatbaille.jpg
    Hier je vous parlais de la solitude.
    Elle ne touche pas que les hommes !
   
    Voyez ce chaton, il s'ennuie tout seul et il baille à se décrocher la mâchoire.


    Seulement le cerveau émotionnel des animaux est moins compliqué que le nôtre et il n'a pas accès au langage pour penser et se raconter des histoires tristes. Il ne va pas stresser pour autant.

  


http://lancien.cowblog.fr/images/Chats1/chatpeluche.jpg


    Et voyez son petit frère, il se sent seul. 
    Alors il
va chercher son petit chaton poupée, et, tout serré contre lui,  il s'endort béatement; 
   Cela fait passer le temps et cela déstresse.!


Mercredi 11 mars 2009 à 8:22

Solitude, Ennui, Absence

http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux2/1000997.jpg

    Les désespoirs les plus forts que j’ai vus depuis cinq ans, résultent souvent d’un choc ou d’un traumatisme grave.
    Une autre forme de souffrance très courante et très forte aussi, est la conséquence de l’isolement, du sentiment d’abandon.
     Mais je suis toujours étonné du nombre de mails que je reçois dans lesquels vous vous plaigniez d’être seul(e)s, ou vous vous sentez abandonné(e)s de tous, alors que vous me dites par ailleurs que vous avez plein de copains, copines et amis, voire un(e) petit(e) ami(e), des parents finalement “supportables”, et des frères ou soeurs "modérement casse-pieds”.
    Pour certains c’est le sentiment d’être abandonnées par vos parents; vous croyez qu’ils ne vous aiment plus, qu’ils se désinteressent de vous notamment lorsqu’’ils vous ont confiées à un psy.

    Je sais que l’adolescence est une période difficile où l’on est mi-enfant, mi adulte, où l'on doit peu à peu, couper le cordon ombilical qui vous lie à la famille, mais que cela est difficile et que, à la  fois, on voudrait rester enfant et on craint de le rester et de ne pas avoir sa liberté.
    J'ai constaté que c’est surtout vrai entre 13 et 17 ans puis que ce phénomène s’atténue : vous vous y habituez.
    Mais dans cette tranche d’âge, et donc à peu près la période du lycée, vous avez en général une vie de plus en plus sociale avec les ami(e)s et camarades notamment de classe, et cependant vous vous sentez seules.
    Je crois donc que c’est une solitude morale, le sentiment de ne pas être compris(e), de ne pas être assez écouté()e et de manquer de tendresse, de se trouver dans un environnement hostile, un peu perdu(e).
    Je constate d’ailleurs que souvent de petits incidents prennent de grandes proportions, un peu démesurées, probablement en fonction de ce sentiment d’isolement face aux problèmes.

    Je crois peut être connaître une raison psychologique de cet état qui vous stresse : dans le monde extérieur, avec les autres, la partie de vous qui est présente est ce que l’on appelle “la Personna”, c’est une partie seulement de vous même, mais avec, en plus, le rôle que vous jouez dans la vie, l’impression que vous voudriez donner de vous même, conforme à vos aspirations, à ce que vous voudriez être, et ce "cinéma",  ce n'est pas votre moi réel.
    Mais il y a une autre partie, plus ou moins consciente de votre “moi” que vous ne montrez pas, c’est votre moi secret, votre moi intérieur et caché.

     L’enfant n’a pas conscience de cette dualité. L’adulte s’y est habitué.
    Le jeune la découvre peu à peu. Il prend d’abord conscience qu’il n’est pas entièrement sincère dans sa vie extérieure et que, dans une certaine mesure, il joue une certaine comédie. Puis il explore peu à peu son “moi caché”, et il se rend compte qu’il ne le partage avec personne, et que d’autres qu’il aime, ont aussi un “moi caché”, qu’ils ne partagent pas avec lui.
     Je crois que c’est cette découverte de l’adolescent de la dualité du moi et de la diffiulté de parler d’une partie de celui-ci,, qui vous fait tout à coup ressentir une grande solitude.

    Certain(e)s d’entre vous me disent cette solitude, et me parlent de leurs conversations avec un psy, qui les aide à découvrir leur moi caché, mais c’est à sens unique, c’est plus un monologue qu’un dialogue.
    D’autres me parlent de leurs échanges avec leur petit(e) ami(e) et la aussi, par timidité, parce que c’est nouveau de se découvrir ainsi, parce qu’on a peur de décevoir celui qu’on aime, ce dialogue sur vos “moi intérieurs” ne se fait pas. Et cela renforce encore votre solitude, qu’en fait vous créez vous même en partie.
    Poutant , pour beaucoup d’entre vous, dans vos mails vous arrivez à me parler de ce “moi caché”, à condition qiue moi aussi je fasse un effort sur moi même, et que je vous livre un peu du mien. Il faut un dialogue, un échange mutuel, pour arriver à se comprendre.
    Et j’ai l’impression qu’ensuite (c’est du moins ce que vous me dites), vous vous sentez beaucoup moins seul(e), alors qu’on a simplement discuté ensemble, sincèrement, sans juger l’autre, en essayant seulement de se comprendre.

     Il existe un adage qui reflète bien cette situation :
“Si on veut vraiment connaître un être, il faut aller au fond de son âme et on ne peut vraiment le faire qu’avec son coeur”.
    Mais cela n’empêche pas, lorsqu’on discute des problèmes de le faire aussi avec sa raison, de façon objective et logique.

Mardi 10 mars 2009 à 8:53

Eveil, sommeil, rêves

http://lancien.cowblog.fr/images/ZFleurs2/P5280287.jpg

J’ai reçu il y a quelques jours cette question de Croque-framboise qui étant étudiante en médecine, s’intéresse évidemment aux aspects biologiques de nos manifestations extérieures :

“ ...Peut-être as-tu déjà répondu à cette question dans un autre de tes articles sur le rêves  : les enfants font très fréquemment des rêves de monstres et de situations menaçantes. Je me souviens petite, que chaque soir, je redoutais l'heure du coucher où invariablement pendant une période, je faisais cauchemar sur cauchemar, parfois en me réveillant, j'avais l'impression d'encore sentir le souffle chaud du monstre qui venait de m'avaler. Je pensais que toutes les nuits seraient comme ça.  Et puis, comme tout le monde, ça m'est passé en grandissant,bien que je me rappelle encore fréquemment de mes rêves, qui sont plus "loufoques" et moins "méchants".
Alors, pourquoi les enfants font-ils des rêves comme ça ? Est-ce que les adultes en font toujours mais ne s'en souviennent plus ? Est-ce que c'est dû au cerveau en "formation" des enfants ?...”


    C’est une question difficile, mais j’aime cela et je vais donc essayer de répondre. Mais je te préviens Croque Framboise, en bon chercheur, j’ai commencé par regarder ma doc et je n’ai presque rien trouvé, si ce n’est des recommandations de médecins. Alors une partie de ce qui suit correspondra à des hypothèses personnelles non avalisées scientifiquement.

    Que sait on dans ce domaine.?
    Je vous ai dit à plusieurs reprises que, en simplifiant, le tronc cérébral et le thalamus rythmaient notre sommeil et que se succédaient des périodes de sommeil de plus en plus profond où la fréquence d’interrogation de nos sens par le thalamus de 80hz et de décharge des neurones sensitifs de 40 Hz baissaient progressivement jusqu’à quelques Hz (en changeant d’ailleurs de forme d’onde)
Pendant cette période le cerveau élimine en vrac des tas de données emmagasinées et     en cela on a une “activité onirique”, mais on ne fait un “rêve” dont on se souvient, que si on est réveillé brutalement par un événement extérieur.
Après chaque période de sommeil profond existe, de plus en plus long au fur et à mesure que la nuit avance, une phase de sommeil paradoxal pendant laquelle la fréquence du thalamus est légèrement inférieure à celle pendant l’éveil, et où nos sens fonctionnent, mais sans perception extérieure et sans conscience du cortex frontal; par ailleurs l’ensemble des muscles à partir du cou sont entièrement relâchés. C’est une période onirique par excellence et le dormeur a plusieurs fois des “microréveils” pendant lesquels l’état de demi-conscience lui permettra de se souvenir qu’il a rêvé, mais une partie de ce souvenir est une “construction” du cortex qui cherche à expliquer logiquement une successions de sensations “évacuées de façon aléatoire”.

    Que constatent les médecins chez les jeunes enfants :

        Les terreurs nocturnes :

    Durant les premières heures de sommeil il arrive que l'enfant semble se réveiller, complètement affolé, le coeur battant, les larmes aux yeux appelant sa mère. Il tient des discours incohérents de quelques mots  et si on lui pose une question, il ne répond pas.
    Ces terreurs nocturnes se déroulent en fait en phase de sommeil profond. L'enfant dort toujours malgré le fait qu'il se redresse dans son lit et parle. Le lendemain il n'a plus aucun souvenir de l'événement de la nuit.   
    Ces terreurs nocturnes sont en fait des troubles de l'éveill brusque durant le sommeil profond. On peut comparer ce phénomène a une grande peur chez l'adulte : celui-ci se réveillera pour tenter de se calmer. Cependant, chez l'enfant, il n'est pas rare que la terreur nocturne ne le réveille pas pour autant : l'enfant dort toujours, et contrairement à la croyance populaire, il est bon de ne pas essayer de le réveiller car il se calmera au bout de quelques minutes et oubliera l'événement.
Un réveil forcé risquerait de mettre l'enfant mal à l'aise plus longtemps.
    Il est donc inutile de s'alarmer, c'est une chose parfaitement normale. La fréquence des terreurs nocturnes est maximale de trois à quatre ans jusqu'à six ans environ.

    Je n’ai trouvé aucune explication neurobiologique de ces phénomènes dans ces articles. Je pense qu’en fait le cerveau de l’enfant, comme son expérience de la vie sont tout neufs et donc il découvre beaucoup de choses, certaines dont il ne comprend pas le sens ou qu’il interprète mal.
    Les enfants ont quotidiennement des tâches énormes d'apprentissages cognitifs, sensoriels et émotifs. Ils sont littéralement noyés d'information, d'affection, de nouveautés.
    Le cerveau qui, par mesure de précaution évacue le maximum de choses inutiles, non comprises ou traumatisantes, a fort à faire dans les premières années.
    Des faits parfois envahissants et ayant un impact négatifs sont évacués en vrac et provoquent des réactions pendant des microréveils trop courts pour amener un enfant à la conscience. Pour comprendre il faudrait enregistrer la fréquence du thalamus pendant ces périodes, mais je n’ai pas trouvé ce renseignement.

    Les cauchemars des enfants et ados.

    Les cauchemars se déroulent lors de microréveils ou de réveils plus longs, dans les phases de sommeil paradoxal les plus intensément oniriques, généralement au petit matin, entre 3 et 6 heures.
    Images et histoires ne sont pas cohérentes, (ce sont des “évacuations en vrac”), mais le rêve, activité onirique dont on se souvient, implique un retour en phase d’éveil et de conscience du cerveau, qui va tenter de reconstruire l’histoire et la rendre cohérente (avec en général un succès tout relatif!!). L’enfant apeuré pourra décrire précisément le cauchemar qu’il a vécu.

    Il est en effet prouvé que les enfants font plus de cauchemars que les adultes.
    Là encore je n’ai pas trouvé d’explications neurobiologique sur le fait que les enfants aient plus fréquemment, des rêves plus terribles que les adultes.
Comme le dit Croque-Framboise, ils sont en pleine évolution psychologique et en pleine croissance cérébrale. Les cauchemars, malgré leur aspect effrayant, ont une utilité pour eux. Ils leur permettent d’évacuer les tensions et les conflits de la journée ou ceux auxquels ils sont en proie à un moment donné de leur évolution.
    Ils évacuent les conflits avec les parents, ou avec les frères et soeurs, les camarades, le premier apprentissage de la maternelle ou du primaire, la nécessité d’obéir au parents et aux maîtres.
    Pourquoi des rêves de monstres ?
    Tout simplement parce qu’un enfant en voit beaucoup dans les dessins animés et les livres, alors en dormant, il élimine ces images qui ne correspondent pas à la réalité. Et le cortex frontal, qui veut des explications logiques aux rêves lui fait croire qu’il ne sont venu là pour leur emploi normal : manger les autres.

    Ce ne sont que mes explications, mais si vous me démontrez que j’ai tort, je suis prêt à en adopter d’autres, mieux fondées.

Lundi 9 mars 2009 à 8:57

Divers

http://lancien.cowblog.fr/images/Fleurs1/1001003.jpg

    J’ai eu une curiosité (malsaine me direz vous), celle de connaître la population des cowblogeurs.   
    Sur le V2 la plupart des profils étaient remplis et plus complets et il y avait une belle statistique théorique . Encore que je me rappelle avoir essayé de savoir quelle était la proportion de femmes et d’hommes, car j’avais surtout des correspondantes et je voulais savoir si c'était "normal", mais j’avais trouvé des chiffres aberrants 5 fois plus de filles que de garçons, mais 5 fois plus de non-inscrits (hermaphrodites, homo ou bi sexuels ou ventripotants ne pouvant plus voir sous leur nombril et n’ayant pas de glace dans leur salle de bain....?).
   
    Sur la V3, il y a un bel outil de tri, mais les rubriques sont chiches et comme la banque de donnée n’est pas remplie, je crois que c’est encore pire.
    Je ne sais pas combien il y a de blogs au total. Si je prends les noms des blogs classés par ordre alphabétique 416  X  30 = 12 480 blogs.
Est ce vrai; sur la V2 j’avais un souvenir d’environ 33 000 blogs ? Y a t'il eu autant de défections?

    J’ai voulu voir la répartition des âges et j’ai trouvé les chiffres suivants :

http://lancien.cowblog.fr/images/Bloginformatique/agecow.jpg

mais le total ne fait que 1500 ! Alors c’est ennuyeux, il y a 11 000 foetus parmi les cowblogeurs ou alors des esprits frappeurs de clavier de l’au-delà !
   
    Et chose horrible, j’ai voulu voir la réparttiion hommes / femmes
    En consultant les blogs par noms il n’y a que 18 filles et 7 garçons  dont un  s’appelant “la petite blonde” !! Que sont les autres ?
    En consultant les profils on trouve mieux : 1500 filles et 360 garçons soit 1860 et si l’on rapproche des 1500 profils par âges, il y a 360 cowblogueurs qui sont à la fois fille et garçon (hermaphrodites - sont ce des escargots ??).

    Et puis catastrophe, je ne sais pas si je suis le plus vieux singe parmi les cows. Sur tchatcheblog j’avais trouvé deux adeptes qui avaient 90 et 99 ans. Mais j’avais pris contact, évidemment pensant trouver deux personnes un peu ridées, et j’ai parlé à deux guenons pleines de jeunesse de 14 et 13 ans ! (peut être un peu facétieuses).
    D’ailleurs la V3 m’a donné pendant longtemps dans mon profil 60 ans, jusqu’à ce que j’apprenne à son cow-ordinateur que 2008 - 1932 = 76. Il savait pas :pour lui, c’était juste > 56. Ah ces maths modernes !!!

    Mais aussi pourquoi diable avoir l’esprit aussi curieux !
    Cependant je trouve dommage que la plupart des cowblogeurs ne remplissent pas un minimum sur leur profil. Vous me direz que c’est une manie chez moi de vouloir savoir avec qui je discute. Mais je suis vieux jeu. Je ne m’adresse pas de la même façon à une matheuse, à une philosophe, à une étudiante en médecine ou à un cowboy !. Et une jeune de 14 ans ne raisonne pas de la même façon qu'une (presque) adulte de 22 !

    Je profite de cet article pour vous signaler un nouveau blog de deux jeunes
Marie et Marion. J’espère qu’elles vont continuer ainsi car elles font de belles photos et nous parlent d'animaux et notamment d'oiseaux. Et elles ont pour emblème un petit rouge-gorge, qui ressemble beaucoup à celui qui veint se percher sur le guidon de ma tondeuse en Bretagne et manger des miettes de pain sur le tapis de la salle à manger, quand les porte-fenêtres sont ouvertes l'été.
                                    http://small-natural.cowbl
og.fr/

Dimanche 8 mars 2009 à 8:25

Le bonheur

http://lancien.cowblog.fr/images/ZFleurs2/P5240246.jpg

    Le bonheur, c’est une des préoccupations que je recontre le plus souvent, la question que vous vous posez tous et toutes, et à laquelle vous répondez parfois de façon intéressante, mais aussi parfois avec un manque total de confiance en l’avenir.
    Alors, comme ma vie est derrière moi et que j’estime avoir été relativement heureux, je voudrais vous redire ce que je pense sur la recherche du bonheur. Je l'ai d'ailleurs déjà évoquée dans plusieurs articles.


    Épicure, phophilosophe de la Grèce antique, insistait sur l'importance de combler nos désirs de manière simple en évitant les excès. Contrairement à ce que signifie couramment le terme « épicurisme » de nos jours, les véritables épicuriens vivaient donc dans la plus grande simplicité, en évitant le luxe et les mondanités.C’était une sagesse assez austère qui sacrifiait certains plaisirs pour éviter des déplaisirs plus grands.
    L’épicurisme prône la nécessité de faire ce choix afin de parvenir à un état de repos et d'équilibre sans souci majeur, ce que les grecs appelaient "ataraxie " et que nous, nous appelons aujourd’hui le "bonheur".
   
    C’est vrai que pour la plupart des personnes, et plus particulièrement à l’époque de l’adolescence, période de transition où l’on sort de l’enfance protégée pour acquérir peu à peu l’indépendance mais aussi les responsabilités d’un adulte, bonheur est synonyme d’absence de soucis et de problèmes.
    C’est vrai que les gros ennuis empoisonnent notre vie, mais il ne faut pas se faire d’illusion, l’absence totale de problèmes est une illusion totale, une utopie.
    J’ai connu des personnes qui malgré des ennuis certains, notamment de santé, se disaient souvent heureuses.
    Il faut en effet apprendre à digérer nos problèmes, à ne pas penser en permanence à nos ennuis, à en rechercher calmement les solutions, au besoin en se faisant aider, et à accepter qu’une partie des événements ne se passent pas aussi bien ni conformément à ce qu’on avait prévu ou à ce qu’on espérait.
    Je sais que c’est plus difficile pour ceux et celles qui, comme moi, ont la préférence cérébrale “Jugement” et veulent donc maîtriser les événements plutôt que s’y adapter. Mais il faut alors essayer de raisonner plus, de mieux prévoir (faire travailler son cortex préfrontal !) et puis quand cela ne se déroule pas comme prévu, de s’adapter et de revoir ses prévisions sans en faire une maladie.
    Le bonheur suppose donc qu’on accepte et qu’on essaie de surmonter avec calme, courage et  détermination, un certain nombre d’épreuves, en essayant d’en limiter les conséquences pour nous et les autres.

    Il y a trois ans j’avais trouvé ces recommandations sur le blog d’une jeune ado de Tchatche que vous pouvez lire dans la photo ci dessous.

http://lancien.cowblog.fr/images/Bloginformatique/Lebonheur10cdt.jpg

    Vous remarquerez qu’il n’y a pas de conseil d’action extraordinaire, mais que ces 10 commandements pourraient se résumer en une phrase : “esssaie de profiter de tous les instants agréables, de provoquer la réalisation de petites joies, de profiter des plaisirs de la vie et de la compagnie de sa famille et de ses amis lorsque cela est possible”

    Je crois que le secret du bonheur est là, dans les joies partagées avec ceux que l’on aime et dans la volonté de voir les événements et les gens plus sereinement et avec le sourire chaque fois que c’est possible.

    Et ceratines de mes correspondantes semblent le comprendre, même si elles ont, comme nous tous des problèmes.
    Voici par exemple un commentaire  plein de sagesse, de "plop-maw", lu sur mon blog, il y a quelques jours :

    “.... Le bonheur pour moi ce serait :
        - Les bonnes notes.
        - Quand les chiennes me font la fête le soir et que les rats sautent aux barreaux de la cage quand je rentre dans ma chambre
        - La photographie: les sourires immortalisés (il n'y a rien de plus beau qu'un sourire sincère)
        - Sentir la chaleur, et les flammes me frôler quand j'enflamme mes bolas
         - Apprendre un nouveau truc (je suis sur les rumics-cubes)
        - Regarder par la fenêtre et me plonger dans le soleil quand il y en a.
         - Me réveiller trop tôt, la nuit.
         - Taper une barre de rire, seule ou accompagnée.
         - Regarder ma chienne dormir comme un bébé.....”


   
Oui, les petites joies font le bonheur de vivre !

Samedi 7 mars 2009 à 10:16

Divers


    Je ne résiste pas à l’envie de faire un second article aujourd’hui.
    J’écoutais de la musique sur la radio et entre deux morceaux, il y avait le journal parlé et j’ai entendu dire qu’une maman était poursuivie pour avoir donné la fessée à son petit garçon avec une poêle à frire.
   
http://lancien.cowblog.fr/images/Photoscomiques1/gorgeapoele.jpg

     J’avoue que d’une part je trouve que nos bulletins d’informations télévisé ou radio ne s’intéressent plus qu’aux “chiens écrasés” (7ème page spéciale des journaux régionaux quand j’étais jeune !), et d’autre part, au risque de vous paraître sans coeur, j’ai eu presque envie de rire en me représentant la scène du petit garçon, en travers, le ventre sur les genoux de sa mère, qui lui “talochait” les fesses avec une poêle à frire

    Ne faites pas trop attention à la photo de la maman que j’ai trouvée, pour illustrer mon propos, c’est une “gorge à poêle”

    Honni soit qui mal y pense
!.

Samedi 7 mars 2009 à 8:59

Biologie, santé.

http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages1/P6050003.jpg


Une de mes correspondantes, qui a consulté mes articles sur les rêves et le sommeil, a trouvé un commentaire de “croque-framboise” qui écrivait :

“...Le début de ton article sur l’éveil et le sommeil, me fait penser  à l'insomnie fatale familiale, qui heureusement est très rare, et qui comme son nom l'indique provoque des insomnies et au final la démence du sujet et sa mort en moins d'un an. Si je me souviens bien, c'était un défaut d'une protéine, le prion....”

et elle me demande ce qu’est cette maladie et  ce qu’est ce “microbe, le prion”.

    Croque-Framboise, étudiante en médecine, a en effet des connaissances que n’ont pas la plupart de mes correspondantes. Je vais donc vous expliquer brièvement de quoi il s’agit, et je vous parlerai aussi de la maladie de la vache folle, due elle aussi à un “prion”.

    Vous vous rappelez peut être, j’ai écrit que l’hypothalamus et le tronc cérébral contrôlaient deux systèmes nerveux végétatifs, (involontaires et autonomes), qui agissaient sur les organes vitaux de notre organisme (digestion, respiration, circulation artérielle et veineuse, pression artérielle, sécrétion et excrétion....), le système orthosympathique, qui accélère leur fonctionnement et le système parasympathique qui les ralentit, permettant ainsi un équilibre adapté aux circonstances et à l’environnement.

    Dans le système parasympathique il existe un sous ensemble imporatnt, le nerf “vague ou pneumogastrique”
    Il contrôle le ralentissement du fonctionnement des appareils cardio-vasculaire, trachéo-broncho-pulmonaire et digestif ainsi que la régulation des sécrétions des glandes surrénales, du pancréas, de la thyroïde, des glandes endocriniennes et du système digestif. Il transmet aussi des informations viscérosensitives (notamment la pression sanguine de l’aorte).
    Il innerve les muscles du voile du palais et certains muscles du pharynx et du larynx. Il assure aussi la transmission de la sensibilité du pharynx, du larynx, et de l'épiglotte (un cartilage qui empêche un aliment de pénétrer dans les poumons quand on déglutit), ainsi qu'une partie des informations gustatives.
    Vous avez sûrement entendu parler lors d’évanouissements, d’un “malaise vagal”,  qui est un malaise dû à une activité excessive du nerf vague, qui produit trop d’acétylcholine, un neurotransmetteur qui va induire un ralentissement trop important du coeur et provoquer un malaise cardiaque.

    Dans mes articles sur le sommeil je vous avais dit que le thalamus, sous l’influence d’autres structures et notamment du tronc cérébral,  régulait le sommeil, en diminuant la fréquence de consultation des neurones d’interprétation sensitive de 40 Hz pendant l’éveil à environ 36 Hz pendant le sommeil paradoxal et quelques Hz pendant le sommeil profond

     L'insomnie fatale familiale, est une insomnie rebelle très rare, associée à des troubles de fonctionnement du nerf vague.
    Une quarantaine de familles dans le monde est concernée par cette maladie. L'âge de début est situé entre 30 et 60 ans avec une moyenne d'environ 50 ans.On ne sait pas soigner cette maladie qui évolue le plus souvent vers une issue fatale en 6 mois à 3 ans.
    Elle se traduit par des difficultés d’endormissement, puis par une insomnie chronique, une activité onirique faite d’hallucinations, des troubles de la conscience avec hypersomnolence, puis des états confusionnels, des troubles intermittents pour effectuer des mouvementsesquiévoluent vers des contractions brusques et répétées des muscles, (comparables à des secousses provoquées par un choc électrique) et en fin de vie, perte des facultés intellectuelles et démence.
    Au niveau du cerveau, on contate une dégénérescence des neurones du Thalamus et des tissus de support des neurones, la “glie”
    Elle est due à une prédisposition génétique puis à l’expression   épigénétique d’un gène qui code la fabrication d’une protéine particulière que l’on appelle le “prion”, lequel détruit peu à peu le thalamus.

    Alors voyons maintenant : qu’est ce qu’un “prion” ?
Ce n’est ni un virus, ni une bactérie, ni un agent vivant, mais une grosse protéine, donc une molécule chimique, présente normalement dans le cerveau.
    Vous me croirez difficilement, mais on ne sait pas à quoi elle sert !!! Elle comporte 253 acides aminés chez l’homme et est donc volumineuse..
    Cette protéine est créée de façon classique à partir d’ADN au sein des neurones selon le schéma
ADN  --->  ARN messagers --->  Acides aminés (20) ---->  Protéines
. Elle est codée par un gène unique sur le chromosome 20. 

    Les prions normaux sont détruits par des enzymes en 3 à 6 heures de telle sorte qu’un équilibre existe en permanence quant à la concentration de ces molécules dans le cerveau. Si on détruit cet équilibre pour créer une concentration anormale, on constate que ces protéines deviennent toxiques pour le cerveau, créant une “encéphalopathie spongiforme”, c’est à dire détruisant des neurones au point de créer des “trous” comme dans une éponge..

http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau1/images-copie-2.jpg    Les prions normaux ont une forme linéaire en hélice (dite alpha).
    L’expression épigénétique d’un gène qui correspondait probablement à une anomalie génétique innée (on ne sait trop laquelle ni sous quelle influence se produit cette expression), entraine une modification de cette protéine qu’est le prion normal non pas au plan formule chimique, mais au plan structural.
    La protéine prion se replie sur elle même pour donner une structure en “feuillets plissés” (dite béta), extrèmement solide et résistante.
    Les enzymes qui détruisent le prion normal, détruisent ceux existant , mais sont sans effet sur le prion anormal dont la concentration augmente donc et devient pathogène, agissant comme un “poison” sur les neurones et les astrocytes. Les neurones et astrocytes meurent par endroit et, dans le cas de l’l'insomnie fatale familiale, principalement dans le thalamus. 

    Le prion anormal est un agent d’une résistance extraordinaire; pour ceux et celles qui ont fait un peu de chimie, voici quelques données :
- il est insoluble dans l’eau, et dans divers solvants.
- il résiste aux rayons UV (qui détruisent les ADN ou ARN).
  - il est très résistant à la chaleur : 160d°C pendant 24 heures et 360 d°C pendant une heure. Il résiste ) l’autoclave classique ( 120d°C, 2 bars, 1 heure) et semble détruit à 133 d°C, 3 bars, mais les matériels médicaux ne résistent pas non plus.
- il supporte d’énormes doses de rayonnements ionisants(25 000 grays alors que quelques grays suffisent pour tuer un homme).
- il n’est pas détruit par les acides minéraux ou des aldéhydes comme le formol, ni par l’alcool, les ammoniums quaternaires, le permanganate, l’oxyde d’éthylène, l’eau oxygénée, l’ozone (tous les désinfectant usuels). Seule la soude en solution normale et le peroxyde d’hydrogène semblent détruire le prion anormal.
    On ne peut évidemment pas traiter ainsi le cerveau !!!

    Il existe diverses sortes de prions anormaux qui agissent de la même façon en détruisant les neurones, mais avec des cibles plus ou moins spécifiques dans le cerveau : ce sont des “encéphalites spongiformes”. (elles font des trous comme ceux des éponges)
    Vous  avez peut être entendu parler chez l’homme de la maladie de Creutzfeldt -Jacob et autrefois de la maladie de Kuru chez les Papous de Nouvelle Zélande, anthropophages, qui mangeaient rituellement les cervelles de leurs guerrier morts.
    Mais vous avez sans doute entendu parler de la “tremblante du mouton”, de celle de ruminants comme les cerfs, daims et élans aux USA, ou de celle des hamsters.
    Et vous avez sûrement été au courant de l’ESB (encéphalite spongiforme bovine) plus connue sous le nom de “maladie de la vache folle” qui a conduit à l’abattage de plusieurs centaines de milliers de bovins entre 1986 et 1996, qui est également due à un prion et a contaminé quelques personnes.

   
Vous savez donc maintenant que le prion n’est ni une bactérie ni un virus, mais un agent non conventionnel infectieux, de nature chimique : une protéine, présente sous une forme normale dans notre cerveau en quantité bien définie, et si cet équilibre se modifie par suite d'une transformation épigénétique, cette molécule devient un poison qui transforme notre cerveau en éponge en tuant neurones et cellules gliales.

Vendredi 6 mars 2009 à 10:24

Chats

Aujourd’hui repos : pas d’article “SVT” !!


Trois montages type “photoshop” trouvés sur internet et concernant des chats :

http://lancien.cowblog.fr/images/Chats1/chatoi10.jpg










     Ce chat caneton assez hideux




http://lancien.cowblog.fr/images/Chats1/poussinchat-copie-2.jpg



















     et son petit frère, plus mignon quand même.









http://lancien.cowblog.fr/images/Chats1/IM261759chatange.jpg












     Enfin pour être plus gai, ce mignon petit chat-ange.

 

Jeudi 5 mars 2009 à 10:31

Inné et acquis

http://lancien.cowblog.fr/images/ZFleurs2/P6050002-copie-1.jpg

    Je vous parlais hier des études du docteur Mealey de l’influence des soins reçus dans les premières semaines de leur vie de ratons, sur leur future sensibilité au stress de rats adultes, conditionnée par l’expression de gènes spécifiques, qui dépendait de la nature des soins prodigués par leur mère rate.
    Les ratons bien soignés étaient ultérieurement moins sensibles au stress que ceux dont la mère s’étaient peu occupé.

    Des scientifiques de l’université McGill et l'Institut Douglas (un hôpital), au Canada, ont fait une étude sur des cerveaux de 36 personnes décédées, 12 de morts naturelles, 12 suicidées qui avaient eu une enfance normale et 12 suicidées qui avaient eu des traumatismes graves dans leur enfance (maltraitance, violences diverses).
    Ils ont remarqué chez ces derniers, des modifications épigénétiques des zones de l’ADN qui contrôlent la production de cortisol par le canal hypothalamus-hypophyse-glandes surrenales dont j'ai parlé dans les articles précédents.
    Cette étude corroborerait d’autres études statistiques qui montrent que la sensibilité au stress et la probabilité de suicide sont plus grandes chez les personnes maltraitées pendant leur enfance, que chez celles qui ont eu une enfance heureuse.
    Des chercheurs de l’université de Bath en Angleterre et des chercheurs australiens ont montré par exemple que le risque de suicide était dix fois plus élevé chez des hommes qui avaient subis des violences sexuelles dans leur enfance, ce risque étant moindre, semble t'il, pour les femmes ayant subi des traumatismes analogues.
   
    Les chercheurs déduisent donc de ces études que probablement, chez l’homme comme chez le rat, le traitement reçu pendant la petite enfance peut entraîner des modifications génétiques qui augmentent la sensibilité ultérieure au stress. Ces modifications n’altèrent pas l’ADN : ce ne sont pas des mutations, mais l’expression de gènes particuliers et donc des modifications épigénétiques.
    On peut donc penser à contrario, qu'une enfance heureuse, grâce à l’attention des parents et de la famille, diminuerait ultérieurement la sensibilité au stress.

    Des études vont être faites dans ce sens par divers organismes du Canada.

    Je vous relate ici ce que j'ai pu lire sur des articles qui font état d'études scientifiques et ont donc une crédibilité certaine.
    Je me garderai d'attacher la même importance à ce que j'ai pu constater depuis presque cinq ans que je côtoie des jeunes dont certains très malheureux. Mais un nombre non négligeable de mes correspondantes qui étaient tristes et stressées et avaient manifestement des problèmes divers, qu'elles ne situaient pas toujours exactement, m'ont raconté leur enfance et les difficultés qu'elles avaient ou avaient eues avec leurs parents, et j'ai souvent constaté qu'il y avait certainement une corrélation entre ces deux situations, sans qu'effectivement je puisse en donner une explication.
    Je pense que les études du docteur Meaney m'éclairent en partie sur certains points.
    Sans doute pour l'homme, dont la formation et la vie sont beaucoup plus longues que pour des rats, la durée pendant laquelle un enfant a besoin des soins de sa famille va jusqu'à l'adolescence, et si cette tendresse lui manque, peut être des séquelles épigénétiques sont elles possibles.

Mercredi 4 mars 2009 à 8:24

Inné et acquis

http://lancien.cowblog.fr/images/Fleurs1/P3170175.jpg


    Je vous avais dit hier que, maintenant que vous avez une idée sur ce qu’est “l’expression d’un gène”, je vous parlerai des études du docteur Meaney,  chercheur en neurobiologie à l’université McGill de Montréal, à propos d’un article qui m’avait été signalé par Maud et dont je vous parlerai demain..

    Depuis plus de dix ans, le docteur Meaney directeur du "Programme de recherche sur le comportement, les gènes et l’environnement", fait des recherches sur les rats, pour savoir quel sont les conséquences sur l’avenir de petis ratons, des soins plus ou moins tendres apportés par leur mère.
    Il a noté, en 2001 que, près de 40 ans plus tôt, des chercheurs ayant travaillé avec des rats avaient indique que l’environnement aurait des effets non seulement sur la progéniture, mais aussi sur la génération suivante1 mais ces résultats n’ont
guère suscité d’intérêt.
    Avec son équipe, il a monté que les facteurs environnementaux qui ont agi tôt dans la vie des rats influencent leur façon de réagir au stress tout le long de leur vie. En effet, si la réponse chimique du corps au stress aide à le supporter, à l’inverse un stress prolongé et cette réaction de l’organisme causent des dégâts, menant à une plus grande vulnérabilité de l’individu, voire à la maladie.
    En effet, en cas de stress, les centres amygdaliens agissent sur l’hypothalamus, dont les neurones vont envoyer des messages à l’hypophyse voisine. Cette glande va alors fabriquer une “pré-hormone”  que nous appellerons ACTH et celle ci va activer nos glandes surrénales et leur faire fabrique une hormone le “cortisol”, proche chimiquement de la cortisone.
    Le cortisol qui a de nombreuses actions sur nos divers orgenes, aide le corps à rassembler son énergie pour faire face au stress, mais présent en permanence pendant de longues durées, il a alors une action néfaste, en particulier sur les défenses immunitaires.
    Mesurer le niveau de cortisol chez les gens (ou son équivalent chez les rongeurs appelé corticostérone) permet aux chercheurs d’apprécier l’intensité des réactions du corps aux facteurs environnementaux de stress.

    Le dr. Meaney a montré que des rates qui dans les dernières étapes de leur grossesse ont été exposées à des niveaux modérés de stress ont mis bas une progéniture d’un poids notablement insuffisant, et avec des niveaux d’hormones de stress accrus lorsqu’on les comparait à la progéniture de mères non exposées au stress.
    Puis il a étudié l’effet du stress sur le comportement maternel et comment la qualité des soins de la mère influence ses petits. Les mères rates ont, dès la naissance de leurs bébés ratons des comportements instinctifs pour l’allaitement, le léchage et le toilettage. Le raton ressent cela comme de la “tendresse” et de l’attachement.
    Le docteur Meaney a comparé la progéniture adulte de mères qui avaient beaucoup léché et toiletté leurs petits à celle issue de mères qui léchaient et toilettaient peu leurs rejetons et il a découvert que la progéniturela plus léchée et toilettée avait des niveaux réduits d’ACTH et de corticostérone et donc un niveau de stress moindre.
    Il a montré que ce phénomène était la conséquence de l’expression d’un gène, et que cette activation avait lieu dans les premières semaines du raton, sous l’effet des soins de sa mère.
    Le dr. Meaney a continué à observer le comportement des ratons jusqu’à ce qu’ils deviennent adultes et se reproduisent et il aconstaté que les rats craintifs et peu léchés produisaient une « progéniture sensible au stress » : les rats stressés engendrent une proportion plus grande de rats stressés.
    Par ailleurs les rates très léchées dans leur prime enfance, ont un haut niveau de léchage et de toilettage avec leur propre progéniture, le
comportement maternel se transmettant via l’expression génétique de génération en génération.
    Le dr Meaney a ensuite soumis la deuxième et la troisième générations à un « allaitement croisé ». en confiant les bébés ratons au soin d’une autre mère durant les douze premières heures suivant leur naissance. Il a mis certains des petits ratons avec une mère qui léchait peu, d’autres avec une mère qui léchait et toilettait beaucoup, et vice versa et il a découvert que les expressions des gènes chez les petits ratons découlaient dans les deux cas de la nature des soins des parents adoptifs.

    Les rats du Docteur Meaney peuvent aider les chercheurs à mieux expliquer certains faits déjà connus concernant l’influence des soins maternels chez les humains.
    Des études ont mis en évidence que les mères dépressives sont moins positives envers leurs bébés et que les mères extrêmement anxieuses étaient plus susceptibles d’avoir des enfants timides et peureux.
    Une étude en 2000 a relié ces résultats aux réponses au stress de l’hypothalamus,  l’hypophyse et les surrénales.
    Les résultats du dr Meaney apportent une explication épigénétique à ces études, ces tests démontrant que le comportement de la mère envers sa progéniture peut “programmer” (au moins chez les rats) l’expression génétique dans la partie du cerveau qui règle les réactions au stress puis les réponses hormonales au stress, ainsi que la vulnérabilité ou la résistance aux maladies provoquées par le stress à l’âge adulte.

    Demain je vous parlerai d’une autre étude signalée par Maud sur l’épigénétique d’enfants suicidaires.

<< Page précédente | 1 | 2 | 3 | 4 | Page suivante >>

lancien

sortir de la tristesse

Créer un podcast