Jeudi 30 avril 2009 à 17:15

Biologie, santé.

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   Mimine me demande de dire quelque chose sur la grippe méxicaine et comme je pars samedi en Bretagne pour huit jours, je fais un deuxième article aujourd’hui.
    Demain je finis mes articles sur le climat et la semaine prochaine je publierai des articles préprogrammés.



    Dans le domaine médical, la grippe s’appelle aussi influenza
    D’abord vous vous demandez ce qu’est un virus de grippe :  c’est une particule formée essentiellement non pas d’ADn comme beaucoup de virus, mais d’ARN et qui a certaines caractéristique particulières :

    On distingue d’abord trois grand groupes ayant des caractéristiques antigéniques particulières, A, B, C
    B est spécifique des hommes et des phoques et assez rare
    C  affecte hommes et animaux, n’est pas très pathogène et assez peu courant.
    Les grippes courantes de tous les hivers sont de type A, qui se divise en plusieurs sous-types.

    A la surface du virus, une protéine (l’hémagglutinine HA) est responsable de la fixation du virus sur les cellules qu’il va infecter et notamment les globules rouges. On en connait 16 sortes de H1 à H16.
    Les souches H1, H2 et H3 correspondent aux grippes humaines, les autres à celles sur des animaux, La H5 est très souvent rencontrée sur les oiseaux.
    Une deuxième protéine (la neuramidase NA) avec neuf types de N1 à N9, facilite l’entrée du virus en faisant un “trou chimique) dans les parois cellulaires.
    Un virus de grippe est donc caractérisé par ses deux lettres correspondant aux deux types de protéines comme le H1N1, mais en fait  il peut y avoir de nombreux virus différents correspondant à des ARN différents, issus de mutations génétiques.
    On ne peut pas associer une dangerosité à ces sous types, les grandes pandémies correspondant à des virus A, H1N1, H2N2 et H3N2.

    Le virus grippal infecte d'autres animaux que l'homme, terrestres et marins, et c'est chez l'oiseau qu'elle est la plus fréquente : « peste aviaire », « grippe aviaire » ou « grippe du poulet »
    Elle est également fréquente chez le porc.
    La plupart des grippes hivernales de l’homme sont de type A H1N1 mais pas uniquement, et la grippe aviaire de ces dernières années transmissible de l’oiseau à l’homme et très pathogène, était de type H5N1.

    La grippe, quelle qu’elle soit, se traduit chez l'être humain par un ensemble de symptômes généraux : fièvre, maux de tête, toux, mal à la gorge, douleurs musculaire, fatigue et anorexie. Ces symptômes, apparaissent brutalement après quelques jours d’incubation et disparaissent habituelle après quelques jours d'évolution.
    Dans les cas les plus sérieux, la grippe peut être suivie de complications (pneumonies bactériennes et déshydratation notamment) qui peuvent entraîner la mort.
    Les effets du virus dépendent non seulement de sa virulence mais surtout de la situation immunitaire du sujet infecté qui peut avoir crée des anticorps s’il a déjà rencontré ce virus ou un virus très voisin. (c'est le principe de la vaccination).
    La transmission interhumaine de la maladie est essentiellement respiratoire, via des gouttelettes riches en virus provenant de la toux et des éternuements des sujets infectés. Le virus ne vit pas à l’air libre en dehors de ces supports, mais peut persister quelques heures sur les mains ou sur des objets souillés tels que mouchoirs ou poignées de prtes souillées par par la transpiration.
    La caractéristique principale du virus de grippe est qu’il se transmet très facilement et la contagion est grande.


    Le diagnostic de la grippe en période d'épidémie est simple, et une grippe non compliquée relève habituellement d'un traitement banal : aspirine, paracétamol et des antiviraux qui sont essentiellement des inhibiteurs de la neuraminidase.
    Mais on ne se préoccupe pas du type particulier, car l’analyse est alors plus compliquée, analogue à une analyse d’ADN et demande plusieurs jours. Les prélèvements sont alors faits par de petits coton-tiges imbibés de liquide et mis ensuite sous plusieurs enveloppes scellées pour envoi à un laboratoire spécialisé d'analyse ADN dans des conditions satisfaisantes de sécurité (travail sous enceintes étanches).
    Rappelons que les antibiotiques sont sans effet sur les virus. Par contre certaines complications pulmonaires peuvent être dues à d’autres bactéries et donc justiciables d’antibiotiques.
   
    La prévention de la grippe repose sur une vaccination annuelle, proposée dans la plupart des pays industrialisés aux personnes à risque et administrée aux volailles d'élevage en cas d’épidémie. Ces vaccins sont fabriqués chaques étés et automne, en cultivant dans des oeufs de poulet des souches atténuées  : un cocktail des principaux types apparus l’hiver précédent dans le monde.
    Mais en cas d’épidémie, la meilleure prévention est :
        - d’éviter le contact avec les particules polluantes. Voir de près et parler au minimum de personnes (les transports en commun sont évidemment des endroits où peuvent circuler dans l’air des gouttelettes contaminées),
        - porter un masque en tissu qui empêche les aérosols d’entrer (mais n’est efficace que six à huit heures),
        - se servir de mouchoirs en papeir pour contenir les éternuements ou se moucher et si on a la grippe, les brûler.
        - se laver les mains plusieurs fois par jour au savon.


    Venons en à la grippe mexicaine.
    Les médias, toujours à l’affût de sensationnel auraient tendance à nous affoler. Ce n’est pas parce que l’OMS décrète le niveau 5 qu’il y aura pandémie, c’est au contraire pour l’éviter.
    Les morts que l’on constate sont très tristes et regrettable, mais ni le nombre de mortni le nombre de malades n’est actuellement important.
    Il faut se rappeler et on en parle pas, que tous les hivers, il y a des millions de personnes grippées, environ 3000 morts en France de la grippe, 30 000 aux USA et plus de 300 000 dans le monde.
    Le Mexique est un pays pauvre où l’hygiène en campagne et en banlieu des villes est assez défectueuse et donc la propagation est plus facile que dans d’autres pays. Par ailleurs il semble que les premiers cas datent de février et que les pouvoirs publics aient tardé à s’apercevoir de la maladie.
    Actuellement ce n’est donc qu’une petite grippe encore peu répandue et qui n’a pas l’air très virulente. Mais elle est très contagieuse comme tout microbe de grippe.

    Alors pourquoi fait elle tant de bruit.
    D’abord ce n’est pas une grippe d’hiver, mais un virus mutant issu d’un “croisement” de virus aviaire, de porc et humain, et donc transmissible entre hommes par voie pulmonaire. (par contre elle n’est nullement transmissible par la viande de porc et de plus les virus ne résistent pas à la cuisson).
    De ce fait la plupart des personnes n’ont jamais rencontré de virus analogue et sont donc peu immunisées.
    Comme c’est un virus nouveau, il n’y a pas de vaccin, et quand on aura isolé la souche, il faut 3 à 4 mois pour que les premiers vaccins soient disponibles et si on fabrique beaucoup de vaccins pour ce virus, on ne pourra pas en fabriquer pour les autres virus de l’hiver prochain.

    Finalement il ne faut pas s’affoler. Pour le moment il y a fort peu de malades. Dès qu’une personne est susceptible de l’être, elle est mise en observation en isolement et des analyses sont faites.
    Si elle a vraiment la grippe, elle est traitée avec des médicaments antivirus qui sont efficaces.
    Par contre il faut éviter la contagion possible et il est absurde d’aller actuellement en voyage au Mexique et les personnes en provenance de ce pays sont tout particulièrement surveillées.
    Dernier point il est aussi absurde, voire dangereux, de prendre par avance du Tamiflu ou médicament analogue.
    C’est un produit destiné à lutter contre l’infection virale. Son action est d’assez courte durée (ce n’est pas un vaccin) et préventivement il n’a donc aucune action.
    Par contre il est important de le prendre dès le début des symptômes de grippe, car il empêche le virus de se propager dans le corps humain. DIl faut donc consulter un médecin dès les premiers symptômes inquiétants.

    Par ailleurs les stocks de masques et d'antiviraux sont très suffisants en France face à une telle menace. (à condition de ne pas les gaspiller inutilement).

Jeudi 30 avril 2009 à 9:35

Ecologie, Changement climatique

    Et voici mon dernier article sur le changement climatique : vous devez en avoir marre, mais ce n’est pas un sujet facile et je voulais essayer de vous faire comprendre cela simplement. Et on raconte tellement de bêtises sur ce sujet que je voulais vous donner une idée de ce que les chercheurs savaient aujourd’hui sur ce problème.
    De plus celles qui ont choisi ce sujet pour leur TPE de l’an prochain trouveront ici les renseignements, chiffres récents et officiels ainsi que des schémas qu’elles pourront utiliser pour leur travail.

    Au point où nous en sommes, nous savons que le gaz carbonique CO2 émis par l’homme lorsqu’il brûle des matières fossiles (charbon, gaz, pétrole, bois....) va influer sur le climat pendant de longues années (des siècles), et le réchauffement entraîné par l’effet de serre supplémentaire risque de perturber grandement le climat si nous continuons à agir ainsi.
    La communauté internationale en prend peu à peu conscience et on peut penser que des mesures permettront de restreindre peu à peu ces émissions dans des proportions que l’on qualifie “d’hypothèse moyenne”.
    Bien sûr, il vaudrait mieux aller plus loin vers une “hypothèse vertueuse”, mais les contraintes seraient évidemment plus lourdes et il n’est pas sûr qu’elles soient acceptées par le monde entier
    Ce que je vais exposer correspond donc à cette “hypothèse moyenne”


    Elévation générale des températures et évolution des précipitations.

    Le schéma ci dessous montre l’écart
dans le monde des températures (les deux mappemondes de gauche) et des précipitations (les pluies : mappemondes de droite), prévus par les modélisation d’un scénario  moyen entre les années 2000 et les années 2100.

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    L’augmentation de température et la baisse dés précipitation risque d’entraîner une désertification plus importante des zônes subtropicales et  en Afrique et en Amérique centrale.
    Mais des conséquences sur la végétation et notamment la résistance de certaines espèces de plantes sont possibles même sous nos climats, par exemple dans le midi de la France.
    Mais il est très difficile de prévoir le niveau local précis et les capacités d’adaptation de la végétation, car ce sont des domaines où nous n’avons pas encore les connaissances nécessaires.
    Malheureusement ce sont les pays relativement les plus pauvres des régions tropicales et subtropicales qui souffriront le plus, ainsi que les zones polaires, toutefois peu habitées.


    L’élévation du niveau des mers.

    Nous avons vu la fonte des glaciers et surtout que l’augmentation de température était beaucoup plus forte aux pôles. Nous avons vu la diminutions des dimensions minimales d’été de la banquise.
    L’augmentation de la température par dilatation thermique et la fonte des glaces agissent sur le niveau des mers et c’est sûrement l’une des conséquences les plus graves du changement climatique.
    Le niveau moyen de la mer a crû a une vitesse de 1.8 mm par an (± 0.5) de 1961 à 2003 et cette vitesse a été plus rapide lors des 10 dernières années avec 3.1 mm par an (± 0.7). Il reste aux chercheurs à clarifier si cette plus grande vitesse pour 1993-2003 correspond à une variation décennale ou à un accroissement de la tendance à long terme, car il existe d’autres causes possibles notamment de modification de la croute terrestre.
    L’élévation moyenne totale au 20e siècle est comprise entre 12 et 22 cm.
    Selon les scénarii, le réchauffement global moyen de l’air en surface est estimé entre 1.8°C (dans une fourchette de vraisemblance de 1.1 à 2.9 °C) et 4°C (entre 2.4 et 6.4°C) à l’horizon 2100.

    En 2100, l’élévation du niveau de la mer est estimée entre 20 et 40 cm dans le meilleur des cas, entre 25 et 60 cm pour un scénario moins favorable.

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    En fait cette élévation n’est pas uniforme car l’élévation locale de température, les courants marins, la pression atmosphérique, le poids des glaces sur le continent influent sur ces valeurs d’un endroit à l’autre.
    Dans l’hypothèse moyenne, on estime que la montée des eaux en France serait de l’ordre de 30 cm à l’horizon 2100.
   
    Au niveau de la France, cette élévation n’entraînerait pas de modification importante du paysage côtier, bien que les conséquences de tempêtes d’équinoxe associées aux marées très hautes seraient plus importantes et la plupart des plages submergées à marée haute.
    Déjà en Hollande et en Allemagne des inondations seraient possibles dans des régions cotières.
    Mais dans certains pays comme l’Inde ou le Vietnam, des régions importantes sont  à quelques mêtres seulement au dessus du niveau de la mer et des régions importantes seraient submergées entraînant l’exode de millions de personnes et des pertes de terres agricoles importantes. En effet l’envahissement par l’eau de mer rend la terre impropre à la plupart des cultures. (lisez “Barrage contre le Pacifique” de Marguerite Duras).

Nota : vous trouverez un article très complet sur les variations du niveau des mers des temps préhistoriques à nos jours sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Élévation_du_niveau_de_la_mer
Un article facile à lire sur les problèmes futurs est consultable sur http://www.agrobiosciences.org/IMG/pdf/UDL_ocean_cazenave.pdf

    Des étés plus chauds :

    Le schéma ci après (en rouge les données réelles mesurées et en noir les simulations), montre les résultats d’une simulation sur les températures d’été en France, par le passé et extrapolées dans le futur, dans l’hypothèse moyenne.

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    Il y a des variations importantes naturelles au niveau “météorologue” : des étés très chaud et secs, des étés froids ou pluvieux.
    Mais on contate une élévation moyenne et  à l’horizon 2100 la plupart des étés seraient comparable à l’été exceptionnel caniculaire que nous avons connu en 2003.

    Des tempêtes plus violentes.

    Il est très difficile dans l’état actuel de nos connaissances de prévoir les conséquences sur les vents extrèmes. Nous savons modéliser une tempête de façon élémentaire au plan météorologique, mais on nec onnait pas encore suffisamment les mécanismes de formation pour pouvoir en prévoir la fréquence et la force à échéance lointaine, et donc au plan climatologie.
    Les experts estiment qu’il n’est pas possible de dire si le nombre de cyclones augmentera.
    Par contre il est possible que les perturbations importantes du type tempêtes européennes que nous connaissons régulièrement, soient plus nombreuses et que leur force augmente, mais ce n’est pas démontré.


    Pour résumer la dizaine d’articles que je viens de faire sur l’évolution du climat du 21ème siècle, nous savons que nos émanations de gaz à effet de serre et notamment le dioxyde de carbone, risquent de perturber fortement le climat dans les décennies et les siècles futurs par l’augmentation de température qu’ils entraînent par élévation de l’effet de serre.
    Les modèles physico-mathématiques actuels ne permettent toutefois pas de faire des évaluations assez précises et suffisamment locales et surtout  il est très difficile de prévoir les diminutions de rejets de gaz carbonique (CO2) et de méthane (CH4) qu’accepteront de s’imposer les divers pays mondiaux, notamment ceux en voie de développement rapide et à population très nombreuse telle que la Chine et l’Inde.
    On connaît mal également les possibilités d’adaptation des plantes et des hommes.
    Mais il est certain que continuer au rythme de production actuel conduirait à des catastrophes dans certaines zônes de niveau peu élévé par rapport à la mer et à des modifications dommageable pour l’agriculture, les animaux et l’homme en raison des variations de températures et de précipitations.
    Il serait donc impensable de ne rien faire pour diminuer ces rejets.

    Dans quelques semaines je ferai sans doute quelques articles sur les possibilités d’action dans ce domaine.

   
Si vous voulez lire un article sérieux, qui expose autrement (mais avec les mêmes conclusions) ce que je vous ai décrit, vous pouvez consuter : http://www.agrobiosciences.org/IMG/pdf/climat_demain.pdf

   

Jeudi 30 avril 2009 à 8:11

Ecologie, Changement climatique


      Comment prévoir le climat des prochaines décennies ?

    Il faut d’abord confier cette tâche à des spécialistes, ayant une formation pointue en mathématiques d’une part, d’autre part dans diverses branches de la physique et enfin en informatique.
    Il faut aussi disposer de très gros ordinateur.
    Le schéma ci dessous vous donne une idée de tous les catégories de phénomènes à étudier.


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    Il faut alors créer ce que l’on appelle des “modèles mathématiques sur ordinateur” , qui sont issus d’équations mathématiques représentant les phénomènes physiques et leurs interactions et leur déroulement dans le temps.
  
Sur ces gros ordinateurs on rentre des données qui sont les hypothèses que l'on suppose et l'ordinateur calcule des résultats conséquence des modèles imaginés et des hypothèses rentrées. Cela s'appelle des "simulations" qui sont faites en découpant la terre en petits secteurs de taille d’autant plus petite que l’on veut plus de précision.
    Les très grosses machines actuelle permettent des mailles d’environ 100 X 100 km2.
    Mais évidemment ces modèles sont des constructions de la physique-mathématiques et les lois et leurs interaction ne sont pas parfaitement connues. Les données que l'on rentre sont celles que l'on a mesurée ou celle que l'on trouve probables.
On fait en général des approximations et des simplifications quand on ne connait pas parfaitement les lois et les données et certaines simplifications sont nécessaires pour permettre les calculs.
    Ces modèles et ces calculs, quand on commence l'étude ne sont pas certains et il faut donc les valider pour être sûr que les résultats soient valables.

    Pour cela, une seule solution : “prédire le passé”, c’est à dire effectuer des calculs sur les climats passés et présents car on en connaît les solutions. Si lorsqu'on rentre les mesures du passé, les résultats du calcul correspondent à ce qui s'est réellement passé, le modèle mathématique est valable.
    Certains modèles peuvent ainsi être validés au moins pour certaines régions du globe.
    On affine et on corrige ces modélisation jusqu’à ce qu’on obtienne une bonne simulation du présent et du passé.
    On peut alors essayer, sur ces modèles validés de prévoir le climat futur.


    Voici quelques résultats généraux de ces calculc.
    Nous avons vu que la production humaine de gaz à effet de serre avait un impact certain sur le climat. Il faut donc partir d’hypothèses sur la production future de ces gaz, qui dépendent évidemment des mesures qui seront rises dans le monde pour limiter ces émissions.
        Comme le montre ce schéma quatre hypothèses très différentes ont été prises :
        - on continue sans se soucier de ce qui va se passer (en rouge).
        - on diminue notre production de gaz à effet de serre de façon moyenne, hypothèse qui semble vraisemblable (en vert).
        - on diminue notre production de gaz à effet de serre de façon très importante , hypothèse qui demaderait un très gros effort mondial (en bleu).
        - à titre de comparaison, on suppose une atmosphère figée, aux valeurs de 2000 (en orange)
    Le schéma montre le réchauffement climatique moyen prévu par le modèle au sens où nous l’avons défini dans l’article sur l’effet de serre.

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    Mais ce réchauffement n’est pas homogène sur toute la terre et  la carte ci dessous montre, pour deux des scénarii, l'écart de température moyenne prévisible entre maintenant, l'an 2000 et 2050 pour les schémas de la première colonne, 2100 pour la seconde.
    On voit que le réchauffement est beaucoup plus fort aux pôles nord notamment et que si on continue sans réagir à produire des gaz à effet de serre, on court à la catastrophe.(mappemonde en bas à droite).

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    Enfin il faut être conscients que même si nous arrivons à maîtriser nos émissions de gaz à effet de serre, nous subirons pendant longtemps l’évolution du climat, car les phénomènes climatiques sont lents et donc agissent avec retard :
     Voici une idée de ce qui se passerait, même dans un schéma dans lequel nous maîtriserions les émissions de façon assez efficace :

        an 2080   
Maximum des émissionsde CO2 dans l’atmosphère

        an 2200   
Maximum de concentrationde CO2dans l’atmosphère. Maximum de réchauffement

        an 2500   
Acidité maximale des océansBaisse lente de la température

        an 3000   
Montée maximale du niveaudes mers (dilatation+ fonte des glaces polaires)

        an 100 000 seulement    
Retour aux concentrations naturellesde CO2 ( surplus digéré par l’érosiondes continents)
Retour au rythme naturel du climat

  
  Je ferai demain un dernier article sur les conséquences possibles pratiques sur le climat : températures, précipitations, élévation du niveau des mers, tempêtes, ceci dans l’hypothèse d'un scénario moyen qui parait pouvoir être atteint si toutes les nations font un effort commun dans ce sens.

Mercredi 29 avril 2009 à 9:03

Ecologie, Changement climatique

    Il est intéressant de voir comment le climat a évolué, avec des accidents météorologiques, mais aussi des évolutions moyennes.

    Il y a eu des accidents climatiques avec des périodes très froides comme le montrent les deux tableaux ci dessous de 1565 et 1843.
    D’ailleurs une des causes de la révolution française est la relative famine, due à des hivers très rigoureux et aux banquiers et marchands en gros, qui avaient spéculé sur la farine, rendant l'approvisionnement en pain instable et très cher pour le peuple.

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Mais actuellement, le climat devient plus chaud et  les dates des vendanges sont plus précoces.









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Les glaciers reculent : une aquarelle de 1823 dans les Alpes

















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et le même site pris en photo en 1995









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     La banquise arctique rétrécit comme le montrent ces cartes du minimum de surface annuelle d’été.















    Les mesures de températures montrent que la température moyenne augmente fortement depuis la fin du 20ème siècle.

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et voici une carte plus parlante.de l’évolution des températures dans le monde de 1995 à 2005

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et parallèlement on constate une augmentation sensible des concentrations en gaz carbonique, évidemment beaucoup plus forte et erratique en zone industrielle et urbaine de chauffage et circulation automobile.
    Nous en avons parlé il y a deux articles à propos des gaz à effet de serre.
    Certains sceptiques et peu au courant du sujet, disent que ce n'est qu'une corrélation et pas une relation de cause à effet. C'est vrai au départ si on ne se contente que des statistiques. Mais on a une explication scientifique : l'effet de serre et surtout on peut faire des calculs qui démontrent cette hypothèse.

    Alors peut on prévoir  l’évolution du climat dans le futur ?
Demain nous verrons ce que sont des “modélisations”.


Mardi 28 avril 2009 à 8:50

Ecologie, Changement climatique

     Je reproduis ci-dessous une planche intéressante d’une conférence de monsieur Jean Poitou :

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    Elle montre que dans l’antiquité on se préoccupait déjà des accidents météorologiques, que les instruments météo sont apparus au XVIIème siècle et que les premiers réseaux datent du XIXème, Arrhénius ayant en 1896 prédit que l’homme pouvait modifier le climat par les émissions de CO2 qu’il provoquait. Mais c’est à la fin du XXème siècle qu’on en a vraiment pris conscience.

   Pourquoi des variations au cours des âges ?

    Le soleil n'a pas une activité uniforme. Il a des "sursauts d'activité" de courte durée qui ont une influence sur la météorologie.
    Par contre les variations continues d'ensoleillement (il se refroidit peu à peu) sont extrèmement lents et n'ont guère d'influence sur des temps historiques.
    Par contre au niveau des temps très anciens, les chercheurs tiennet compte de ces variations.

    La terre tourne autour du soleil mais son mouvement subit de lents changements (voir le schéma ci-dessous):
         - l’ellipse de son orbite autour du soleil se déforme très lentement (plus de 100 000 ans
         - son axe de rotation n’est pas perpendiculaire au plan de son évolution autour du soleil (plan de l’écliptique), et son obliquité change un peu plus vite (40 000 ans)
         - de plus cet axe tourne sur un cône dont l’axe est perpendiculaire au plan de l’écliptique. La période de cette évolution est de l’ordre de 20 000 ans.
    Il en résulte que les variations de l’orbite terrestre entraînent des variations de l’ensoleillement et donc de l’énergie envoyée par le soleil, dont nous avons vu l’importance au plan climatique.

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    Quelques repères dans l’histoire du climat :

         - 600 millions d’années : la terre est une boule de neige
         - 360 millions d’années : ère carbonifère (chaud et humide)
         - 50 millions d’année : chaud sur toute la terre
                  • des tortues tropicales au pôle nord
                  • la mer 100 m plus haute que maintenant
         - derniers millions d’années : alternance glaciations et périodes interglaciaires
         - maintenant : relative stabilité mais le climat est sous l’action de l’homme.

    Comment reconstitue-t-on les climats du dernier million d’années ;

    On sait maintenant faire des datations et des analyses
physico-chimique et paléontologiques sur :
        - les sédiments marins,
        - les coraux,
        - les sédiments lacustres,
        - les bois des troncs d’arbres
        - les stalagmites
        - et surtout les glaces, notamment aux pôles par carottage.

http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/glagepole.jpg    Grâce à l’analyse physico-chimique de carottes de glaces (on date les tranches successives de plus en plus ancienne, et on analyse les particules et les gaz dissous ou inclus, provenant de l'atmosphère de l'époque), on a pu reconstituer pour les 800 000 dernières années les variation de gaz carbonique (CO2 courbe supérieure violette), de méthane (CH4 courbe inférieure marron) et au milieu en multicolore les variations de température.

    On voit sur le graphique l’énorme impact des activité humaines actuelles.

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    Pour vous faire un peu rêver, voilà comment on reconstitue la “carte climatique” de l’Europe, il y a 20 000 ans.
    (le loess est un limon siliceux et calcaire genre “terre à briques”; cultivable car retenant l’eau; la toundra ue végétation basse de pays froids; la steppe des prairies de pays à faible pluviosité; la taïga une zône forestière de pays froids) :

http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/Europe20000.jpg

    Pourtant la température moyenne n’était inférieure que de 5 d° par rapport à l’actuelle, et le niveau de la mer environ 125 m plus bas (pas de Manche ni de mer du Nord !).

    Mais actuellement nous sommes dans une période de stabilité et il n’y aura pas de nouvelle glaciation dans les 100 000 prochaines années comme le montre cette reconstitution du passé et une prévision du futur.!!


http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/pasglaciation.jpg


Demain nous verrons les données de la période historique.




Lundi 27 avril 2009 à 9:03

Ecologie, Changement climatique

    Nous venons de voir que l’effet de serre est bénéfique puisque sans lui, la vie ne serait pas possible sur une terre glacée.
    Mais l’homme peut perturber ce mécanisme par la pollution qu’il émet.


    Dans l’effet de serre naturel, ce sont le dioxyde de carbone CO2 et la vapeur d’eau qui sont les facteurs essentiels. Les 15% restants (gris) sont dus aux nuages (voir le précédent article)

    Les polluants émis par l’homme qui risquent de perturber ce mécanisme sont plus nombreux :
         - Le gaz carbonique (ou dioxyde de carbone) est toujours le polluant essentiel
         - mais on trouve aussi le méthane CH4
         - ainsi que des gaz triatomiques tels que l’ozone O3, ou les oxydes d’azote N2O et NO2,
         - et des chloro- ou fluoro-carbures utilisés par l’industrie.
    De plus en cas d’augmentation de la température moyenne, la vapeur d’eau augmente dans l’atmosphère et aggrave le phénomène.
   
La moitié de l’effet de serre supplémentaire dû à l’homme provient du dioxyde de carbone


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    Quelles sont les activités responsables en France de cette pollution :

         • D’abord les transports (automobiles, camions, bus, avions...) : 26%.
         • Puis agriculture, industrie et chauffage presque à égalité vers 20%.
         • La production d’énergie, principalement électrique ne contribue en France que pour 12 %, car 75% de notre électricité est d’origine nucléaire, mais dans le monde il n’en n’est pas de même car la plupart des centrales sont à charbon et cela représente 46% de la pollution en CO2, et le développement des besoins de la Chine et de l’Inde va augmenter encore cette proportion.

http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/acteurseffetserre.jpg

    Disons quelques mots du “cycle du carbone” :
http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/cyclenaturelcarbone.jpg

    La végétation absorbe du dioxyde de carbone et en rejette, mais en temps normal, ce cycle est équilibré. De même pour les océans.
Donc dans le cycle naturel, la quantité de CO2 reste constante.






http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/pollutionhumaine.jpg
    Si l’homme rejette du gaz carbonique en supplément, végétation et océans vont essayer de rétablir l’équilibre et ils augmentent les quantités absorbées, mais ils ne peuvent pas le faire suffisamment et actuellement, on constate un excédent de 3,3 milliards de tonnes par an.




    On constate donc une augmentation sensible des concentrations en gaz carbonique, évidemment beaucoup plus forte et erratique en zône industrielle et urbaine de chauffage et circulation automobile (relevés à Gif sur Yvette en région parisienne), que dans une île au milieu de l’océan (île Amsterdam, mais où malgré le peu de pollution humaine, le taux s’élève cependant par échanges atmosphériques dus aux vents.).

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Dimanche 26 avril 2009 à 8:15

Ecologie, Changement climatique

    Je vais essayer de vous expliquer le plus simplement possible ce qu’on appelle l’effet de serre. (les valeurs que je donnerai sont celle du rapport 2001 du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, actualisées en 2002)
    Contrairement à ce qu’on pourrait penser en écoutant les journalistes, l’effet de serre n’est pas un phénomène nuisible, mais au contraire indispensable  à la vie sur terre
    Grâce à lui la température moyenne est d’environ 15 d°C et si ce phénomène n’existait pas la température moyenne serait de - 18 d° et la vie n’aurait sans doute pas existé du tout ou de la même façon.



    L’énergie nous vient presque entièrement du soleil.
La géothermie est de l’ordre du 1/10 000 de celle ci. Le reste est négligeable.
    En effet le soleil nous envoie de l’énergie sous forme de rayonnements, mais la terre en réémet une grande partie sous forme infrarouge et si cette énergie repartait dans l’atmosphère, la température moyenne (terre et océans) resterait autour de - 18 d°C.
    Mais heureusement la vapeur d’eau et le gaz carbonique présents dans l’atmosphère renvoient vers la terre une grande partie de cette énergie, ce qui permet d’élever la température de la basse atmosphère à un niveau rendant le vie possible.
    Je vais essayer de vous montrer le bilan énergétique correspondant
(les flux d’énergie seront exprimés en watts par mètre carré, c’est à dire en joule par seconde et par mètre carré, mais si vous ne vous rappelez plus ce que c’est, peu importe, examinez seulement les chiffres, car le problème est un problème d’échange, donc d’additions et de soustractions et l'unité correspondante n'est pas essentielle pour comprendre; voir le schéma).
    Un point important comme le système est en équilibre, il faudra que les quantité d’énergie reçues soient égales aux quantités émises.

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    • Le soleil envoie sur la terre pendant le jour sous forme de rayonnements visibles (40%), d’ultra-violet (10%), et surtout d’infra-rouge (50%), un flux S = 342 watts par m2.
    • 22% (77 w) sont réfléchis par l’atmosphère, principalement les aérosols des nuages, et 9% (30 w) par le sol, de telle sorte que R = 107 watts sont réfléchis.
    • AA = 67 watts sont absorbés par l’atmosphère (18 %, principalement par la vapeur d’eau et l’ozone) et AS = 168 watts par la surface du sol, (soit environ 50% de l’énergie).
    • Le sol réchauffe latmosphère en y consacrant CH = 24 watts et l’évaporation de l’eau et la transpiration des plantes (cycle de l’eau), correspond à EV = 78 watts

    La surface de la terre (continents et océans), va ensuite rayonner de l’énergie pendant le jour et la nuit, essentiellement sous forme d’infra-rouge,
Il faut savoir en effet que tout corps à une certaine température rayonne principalement dans l’infra-rouge.
    • Elle va émettre EMIR = 390 watts dont 40 seulement traverseront l’atmosphère alors que 350 seront  absorbés par les aérosols des nuages et les gaz à effet de serre (essentiellement vapeur d’eau et gaz carbonique).
   
    Faisons un bilan de ce que reçoit l’atmosphère de la terre :
    Nous venons de voir qu’elle a absorbé ABIR = 350 watts du rayonnement infra-rouge et nous avons vu qu’elle avait aussi absorbé AA = 67 watts directement du rayonnement solaire, CH = 24 watts qui la chauffait à partir du sol, et EV = 78 watts par évaporation, soit au total  519 watts.
    Elle va les rayonner dans toutes les directions 195 qui échapperont à l’atmosphère et 324 qui seront absorbés par le sol de la terre.
   
Ce sont ces 324 watts qui vont réchauffer la terre.

     Nous pouvons vérifier également que le sol de la terre est en équilibre thermique : Il absorbe 324 watts d’infra-rouge effet de serre et 168 watts de rayonnement solaire direct, soit au total  492 watts/m2.
Il émet EMIR = 390 watts, CH = 24 w et EV = 78 w, soit au total 492 watts.

    Voyons de plus près cet effet de serre :
    D’abord nous constatons que la terre absorbe deux fois plus d’énergie par réémission des nuages et effet de serre (324 w/m2) que par rayonnement direct (168 w/m2).
C’est grâce à l’effet de serre que la température est supportable sur terre.

    Les protagonistes de cet effet sont les nuages, la vapeur d’eau et le gaz carbonique (également le méthane et les gaz triatomiques comme NO2 et N2O, mais ces gaz sont très peu présents à l’état naturel).
    • La vapeur d’eau absorbe près de 50% des 350 watts par m2 émis par la surface de la Terre. Pourtant la quantité de vapeur représente peu de matière dans l’atmosphère (dans une colonne d’1 cm2 de base qui traverse toute l’atmosphère : 0,2% par rapport à l’air et pourtant son rôle est très grand.
    • Le dioxyde de carbone, CO2, en absorbe lui près de 25 % . Là encore, son rôle est grand alors qu’il représente une infime partie de l’atmosphère (0,05 %),
     • La vapeur d’eau et le CO2 absorbent de façon complémentaire le rayonnement infrarouge émis par la surface car ils agissent dans des domaines de flongueur d’onde différents : leur action s’ajoute. Mis ensemble dans l’atmosphère ils absorbent à eux deux plus de 75% du rayonnement émis par la surface de la Terre.
    • Les nuages, là où ils existent, (ils couvrent environ la moitié de la surface de la Terre) absorbent 100% de ce rayonnement. Agissant sur l’ensemble du domaine de fréquence, cette absorption ne s’additionne pas, mais se superpose aux deux précédentes. Mais il n'y a pas des nuages partout !
    • Mais si les nuages contribuent à environ 25 % des 324 watts de l’effet de serre qui réchauffe la terre (soit 81 w), ils empèchent par réflexion, 77 watts du rayonnement solaire direct de toucher la terre. Leur rôle est donc au total quasi nul.

    On peut donc dire que grâce à l’effet de serre naturel, la surface de la terre en équilibre énergétique, peut émettre 392 watts par m2, cequi correspond à une température de 15d°C que l’on appellera la température moyenne de la terre.
    Sur ces 392 watts seuls 235 watts sont rayonnés vers l’espace ce qui correspond à une température de -18 d°C
    On peut donc dire que l’effet de serre naturel contribue à réchauffer la planête d’environ 33 d°C en lui apportant environ 155 watts/m2, dont environ 100 Watts liés au rôle de la vapeur d’eau et de 50 watts à celui du CO2, la vapeur d’eau introduisant un réchauffement de 22 d° et le CO2 de 11d°C.

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    Mais il s’agit là de l’effet de serre bénéfique.
    L’activité humaine produit en effet des gaz à effet de serre; principalement du gaz carbonique résultant de la combustion des produits carbonés, mais aussi du méthane et des gaz triatomiques tels les oxydes d’azote.
    Ces gaz augmentent l’effet de serre et donc réchauffent l’atmosphère.

    Une augmentation de l’effet de serre de 5 watts par m2 conduit à une élévation de température moyenne d’environ 1d°C.
    Il n’est pas facile de faire des prévisions dans ce domaine, mais nous en parlerons dans les prochains articles.
     Cet apport supplémentaire d'énergie due aux activités humaines, réchauffe l'atmosphère de la terre et risque de détraquer le climat, si nous continuons à émettre des gaz à effet de serre sans nous en soucier.

    Au point où nous sommes parvenus, nous pouvons résumer les échanges climatiques sur le schéma suivant :

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Samedi 25 avril 2009 à 9:02

Ecologie, Changement climatique

Aujourd’hui nous allons examiner quels sont les grands acteurs responsables du climat sur notre planète.

    Rappelons nous d’abord que toute l’énergie qui fait fonctionner la machine climatique provient du soleil et principalement de la lumière et la chaleur qu’il nous envoie.

    Cette énergie est transportée de l’équateur vers les pôles d’une part par l’atmosphère : les vents et le cyle de l’eau, et d’autre part, par les océans : les courants marins.

    Le cycle de l’eau :

    Vous le connaissez bien : on a dû vous apprendre cela en CM1 ou CM2; cela correspond au schéma suivant :

 http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/ACycle.gif

    La chaleur apportée par le soleil est absorbée par les océans et la végétation et l’eau s’évapore dans l’atmosphère sous forme de vapeur et de minuscules gouttelettes en suspension dans des nuages.
    Le nuage se refroidit et à partir de micro-particules la vapeur se condense, les gouttes grossissent d’où les chutes de pluie ou de neige sous l’effet de la pesanteur quand gouttes et flocons ont un poids suffisant pour tomber.
    La neige fond, l’eau ruisselle, est captée par des nappes souterraines, et ruisseaux et rivières la ramènent aux océans.
    Une chose intéressante : l’amplitude du phénomène :
    - la microparticule de condensation : 0,1 micron = 10-4 mm.
    - la goutte d’eau dans le nuage : 10 microns = 10-2 mm.
    - la goutte de pluie : 1mm
    - le nuage du mètre au km : 103 à 106 mm
    - une formation nuageuse importante :1000 km soit 109 mm   
soit une dynamique de 1013, ce qui est énorme.
   

    Les vents dans l’atmosphère :
   
    Vous voyez sur le schéma les principaux types de vents qui soufflent de l’équateur vers les tropiques, les alizés, des zônes subtropicales vers les cercles polaires, et en provenance des pôles.
    Nous en avons pallé dans le précédent article, et je rappelle seulement que, relativement chauds en surface, ils sont compensés par des courants froids circulant en sens inverse en altitude et qui ramènent de l’air froid aux points de départs. (voir les flèches bleues et rouges sur la coupe de l’atmosphère sur le schéma).

http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/vents.jpg

    De plus à des endroits ou il y a de fots gradients de pression et à la limite de fronts chauds et de fronts frois se forment ce que l’on appelle les courants-jets.
    Un courant-jet1 (en anglais : jet stream) est un flux d'air rapide et confiné que l'on trouve dans l'atmosphère à des altitudes comprises entre 6 et 15 km, Les courants-jets ont plusieurs milliers de kilomètres de longueur, quelques centaines de large et seulement quelques kilomètres d'épaisseur.
    Dans un courant-jet, la vitesse du vent croît très vite à mesure que l'on se rapproche du centre du courant. Au sein de ce dernier, la vitesse moyenne est estimée à environ 25 m/s (ou 100 km/h), mais la vitesse maximale peut dépasser 100 m/s (ou 360 km/h).
    Les vents sont donc des sources importantes de déplacement de chaleur sur la surface de la planète et par cette action participent à la machine climatique.

    Les courants dans les océans :


    Le schéma ci-dessous résume la principale circulation d’eau dans les océans sous forme de courants marins.

http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/courants.jpg

    Les courants de surface “chauds” sont poussés par les alizés, ou au delà des tropiques par les vents d’ouest, mais cette circulation est également due aux différences de température et de salinité. (on l’appelle la circulation thermo-haline).
    En surface ce sont les vents dominants qui sont la principale origine de ces courants, qui sont également déviés par l’accélération de Coriolis.
    Les courants de surface concernent environ 10% de l'eau des océans. Ils se limitent généralement aux 300 premiers mètres en profondeur.
    Les vents n'ayant plus d'influence après quelques centaines de mêtre de profondeur, ils ne peuvent être les moteurs des circulations océaniques profondes. Les courants en profondeur, assimilbles à des rivières souterraines, sont basés sur des différences de température (l'eau froide est plus dense que l'eau chaude) et de salinité (l'eau salée est plus dense que l'eau douce), entre les différentes couches de l'océan.
    Dans les régions polaires l'eau de mer se transforme en glace. Lors de la solidification, les sels sont rejetés car la glace ne les intègre pas dans sa structure : l'eau liquide s'enrichit en sels réfractaires et voit sa densité augmenter, ce qui amorce une plongée vers les fonds marins
    Les eaux refroidies et salées plongent au niveau des hautes latitudes (Norvège, Groenland, etc.) et descendent vers le sud, à des profondeurs comprises entre 1 et 3 km.
    Alors que la vitesse des courants de surface peut atteindre quelques kilomètres/heure, et que donc ils transportent l’eu pendant envoron un an, la vitesse moyenne des eaux en profondeur est très faible, quelques millimètres par seconde de sorte que l’eau met de l’ordre de 500 ans à revenir au point de départ (par contre leur largeur est beaucoup plus grande pour transporter le même volumed’eau.)
   
    Comme le montre ce deuxième schéma, la France est concernée par la dérive nord atlantique du Gulf-stream.
    Pour vous donner une importance du transfert d’eau et d’énergie, le débit du Gulf-stream est de l’ordre de 150 millions de m3 par seconde soit l’eau de 30 000 piscines olympiques par seconde !

http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/gulfstream.jpg

    Grâce à la capacité thermique de l'eau, l'océan est un énorme réservoir de chaleur. Son inertie thermique étant beaucoup plus importante de celle de l'air, il tempère les changements thermiques saisonniers des masses d'air, qui autrement seraient beaucoup plus importants.
    L'ensoleillement solaire étant réparti de manière inégale sur la Terre, le rôle du courant marin sera donc d'essayer d'égaliser au maximum cette différence       
    Les océans jouent donc un grand rôle dans la régulation du climat mondial, en assurant un transport de chaleur des régions tropicales vers les pôles tout aussi important que l’atmosphère et en régulant et dispersant la chaleur des continents qu’ils bordent et en entretenant l'humidité de l'air (cycle de l'eau).
   
  
  Dans le prochian article nous parlerons de l’effet de serre.

Vendredi 24 avril 2009 à 8:45

Ecologie, Changement climatique

Avant de vous parler de la “machine climatique”, j’ai besoin de deux notions de physique, l’une sur le mécanisme de formation des vents à l’équateur et l’autre sur la déviation de ces vents par suite de la rotation de la Terre.
    Je vais essayer de vous expliquer cela simplement.

        Les Alizés

    Le moteur de la circulation atmosphérique dans les tropiques et l’équateur est le réchauffement solaire. À cause de l'inclinaison de 23.5 degrés de l'axe de rotation de la Terre, le Soleil n'est jamais plus qu'à quelques degré (au maximum 23,5!) de la verticale à midi tout au long de l'année dans les tropiques ce qui donne un maximum de réchauffement autour de l'équateur géographique.
    L’air chaud monte à l’équateur et les basses pression attirent l’air des tropiques. A l’équateur même on a une zone de calme et les orages qui ont lieu régulièrement réchauffent l’atmosphère (chaleur latente de condensation)
    Quand les parcelles d'air chaud et humide atteignent  12 à 15 km d'altitude, elles ne peuvent monter plus haut ni ne peuvent rester à cet endroit à cause du flux constant venant des basses couches de l'atmosphère. Par conséquent, elles sont repoussées vers le nord  ou le sud ( de l'équateur, vers les deux tropiques.
    En s’éloignant de l’équateur, l'air se refroidit par échange avec l'environnement ce qui le rend ninstable et il commence à descendre. Lors de la descente, l’air se réchauffe et son humidité diminue. Cela se produit autour de 30 à 35 degrés N et S où l'on retrouve la zone de calme subtropical aride.

http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/alizes.jpg

    L’air retourne  de ces anticyclones vers l’équateur et ces vents tropique vers équateurs s’appellent les alizés.
    En fait les endroits où l’air chaud s’élève dans l’atmosphère ne correspond pas tout à fait à l’équateur géographique mais plutôt avec le point au zénith du soleil ce qui amène une variation saisonnière vers le nord et le sud de la position de ces endroits.

    Les alizés devraient donc souffler nord - sud ou sud - nord. Mais nous allons voir que la rotation de la terre les dévie et qu’en réalité, ils soufflent nord-est dans l’hémisphère nord et sud est dans l’hémisphère sud.


        L’accélération de Coriolis :

    Supposons un glaçon bleu G qui se trouve sur un disque de centre G en rotation uniforme autour de l’axe vertical passant par ce centre (comme un cd dans votre chaîne hifi).
    Nous envoyons ce glaçon du centre du cercle, sur un diamètre, de G0 vers H, (sur l’axe O x0) et nous supposons qu’il glisse sans frottement sur le disque et n’est pas entrainé par lui. Il n’est plus soumis à aucune force et pour nous, qui sommes à l’extérieur du disque et qui ne sommes pas entraîné par sa rotation, ce glaçon G se déplace en ligne droite, d’un mouvement uniforme et va parcourir la droite GH .   
    Supposons maintenant que l’observateur ne soit plus à l’extérieur du disque mais sur le disque, et il est donc entraîné par la rotation du disque. Plaçons nous dans le repère de l'observateur GxoYo qui tourne avec le disque.
    Pour simplifier prenons simplement les points au 1/4 , 1/2, 3/4 et à la fin du parcours du glaçon (points G1, G2,3 et G4).
    Quand le glaçon arrive au quart de la distance, le disque et l’observateur ont tourné d’un certain angle et l’axe GH est devenu par rapport à l'observateur et dans son référentiel, Gx1 : G1 n’est plus sur l’axe Gxo mais au dessous sur Gx1, au quart de la distance.
   De même quand le glaçon est en G2, l’axe Gx2 a encore tourné du même angle et G2 est au milieu. Situation analogue pour G3 aux 3/4.
    Quand G arrive en G4, l’observateur a encore tourné du même angle et dans le référentiel de l’observateur qui est lié au disque qui tourne, le glaçon est arrivé en G4 et décrit une courbe (en rouge sur le schéma).
    Bien sûr on peut mettre ce phénomène en équation, mais je vous en ferai grâce, car je ne suis pas sûr que vous ayez, mêem en terminale S toutes les notions pour le suivre, et puis ce serait casse pied ^^.
    Pour expliquer le mouvement du glaçon dans le référentiel de l’observateur lié au disque, il faut introduire une “peudo- force fictive” (qui ressemble à la force centrifuge), qui est due au fait que l’observateur n’est pas sur le même repère xy que l’objet et que ce repère est animé d'un mouvement circulaire uniforme : cette force s’appelle “l’accélération de Coriolis”, du nom de celui qui la découverte en1835.http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/schemacoriolis.jpg

    L’accélération de Coriolis Cr est perpendiculaire à l’axe a du disque tournant, et à la vitesse v du mobile (le glaçon) dans le repère fixe. Elle est proportionnelle à la masse de l’objet en déplacement et à sa vitesse.

        Déviation des alizés vers l’est.

    La terre tourne sur elle même, vous le savez , environ 365,24 fois par an et sa vitesse de rotation  varie peu (lla durée de rotation varie de quelques millisecondes). L’axe de cette rotation est incliné d’environ 23 degrés sur le plan de “l’écliptique” (le plan de la révolution autout du soleil).
    La vitesse de rotation dépend évidemment de l’endroit où on se trouve; à l’équateur elle est d’environ 1670 km/h. D’ailleurs la force centrifuge fait en sorte que la terre soit très légérement “gonflée” à l’équateur et aplatie aux pôles.
    Pour un observateur sur la terre et lié à son référentiel, (nous tous), il existe don une accélération de corriolis pour les mobiles se déplaçant à sa surface sans frottement trop important.
     Si la masse et la vitesse d’un objet est faible (un bateau par exemple) l’accelération de Coriolis sera négligeable.
    Par contre sur des masses importantes d’air l’action est importante et dévie les alizés venant des tropiques vers l’est.
    Les alizés comme le montre le schéma, soufflent donc du nord est dans l’hémisphère nord et du sud-est dans l’hémisphère sud.
    Des vents soufflent également de la zône subtropicale vers les cercles pôlaires et sont déviés vers l’ouest par l’accélération de Coriolis. Mais ces vents dominants sont très affectés par les perturbations.
    Les régions polaires les plus froides sont des centres de hautes pressions, et les vents venant de ces zones sont déviés à l'est.
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    Dans le prochain article je décrirai les acteurs du climat : cycle de l’eau, vents, et océans, puis dans l’article suivant l’apport d’énerrgie du solei et l’effet de serre


Jeudi 23 avril 2009 à 7:53

Ecologie, Changement climatique


     Plusieurs lectrices m’ont demandé si je pouvais expliquer simplement le problème des gaz à effet de serre et du réchauffement climatique. L’une d’elles bien que toute jeune est en seconde, et( elle envisage l’an prochain de prendre ce sujet comme TPE.
    J’ai effectivement lu beaucoup de livres et d’articles scientifiques à ce sujet et j’ai entendu des conférences intéressantes.
    Ce que je vais vous dire n’est donc pas original, mais même si je vais le simplifier et l’arranger à ma sauce, les notions principales sont tirées :
     - d’une part des rapports (pas très faciles à lire, mais disponbles sur internet) du Groupe d'Experts Intergouvernnemental sur l'Evolution du Climat (GIEC), créé en 1988 dont le rôle du GIEC est " d'évaluer l'information scientifique, technique et socio-économique qui concerne le risque de changement climatique provoqué par l'homme."
    - d’autre part de publications de l’association “Sauvons le climat” (SLC) créée en 2004 et
    -enfin d’une conférence de monsieur Poitou, physicien chercheur et adjoint au Directeur du Laboratoire des Sciences du Climat et de l'Environnement à Saclay,  sur le sujet : « Quel climat, hier, aujourd'hui, demain » à laquelle j’ai assisté.

    Je vais donc profiter de ce que certaines d’entre vous êtes encore en vacances pour vous faire un petit cours de SVT, comme cela vous ne rouillerez pas votre cerveau !! LoL
    Mais je voulais commencer plus tôt ces articles, mais entre mes problèmes d’yeux et mes derniers articles à rallonge, j’ai un peu trop tardé.

    Ce problème d’évolution du climat est très complexe et les bêtises qui circulent dans les médias sont très nombreuses. J’essaierai de ne pas en dire en ne me référant qu’à des études scientifiques d’équipes reconnues.
    Cela va donc me prendre une dizaine d’articles, de façon à ne pas vous imposer trop de choses à la fois, des articles trop longs et aussi pouvoir les illustrer par des schémas.
    Commençons donc :

    Première chose toute simple aujourd’hui :
Ne confondons pas climatologie et météorologie.

    D’après Wikipédia, “la météorologie est l'étude des phénomènes atmosphériques tels que les nuages, les dépressions et les précipitations pour comprendre comment ils se forment et évoluent.
    Elle utilise notamment au plan scientifique,la mécanique des fluides appliquée à l'air, mais qui fait usage de différentes autres branches de la physique, de la chimie et des mathématiques assistés par l’informatique.
    À l'origine purement descriptive, la météorologie est rapidement devenue un lieu d'application de ces disciplines et la météorologie moderne permet d'établir des prévisions de l'évolution du temps en s'appuyant sur des modèles mathématiques à court et moyen terme (quelques jours, voire quelques semaines), ainsi que de la qualité de l'air.
    Elle permet de prévoir à court terme certains risques naturels, notamment pour le trafic aérien, la navigation, les dégats possibles liés aux intempéries....”

http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux1/grenouillemeteo.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/meteo.jpg


















    Dans nos esprits la météorologie a pour emblème une grenouille sur une échelle et est liée aux jolies présentatrices de la télé.
    Mais ne vous y trompez pas : ce n’est pas une science simple à la portée des grenouilles. J’ai une petite nièce qui est un chercheur réputé en météo et j’ai beau avoir fait beaucoup de maths en préparant Polytechnique et à l’école ensuite, et malgré cela, je n’arrive pas bien souvent à comprendre ses calculs !!!

    Finalement la météo, c’est quel temps fait il chaque jour ici ou là, au niveau local, et ce sont des phénomènes très fluctuants avec de grandes amplitudes d’un jour ou d’une période à l’autre.   

    Voyons à nouveau ce que dit Wikipédia de la climatologie :
    “La climatologie, branche de la géographie physique, est l'étude du climat, c'est-à-dire la succession des conditions météorologiques sur de longues périodes dans le temps.
    En règle générale, le climat ne varie pas, ou assez peu, en un endroit donné du globe, sur une durée de l'échelle du siècle. Mais sur des temps géologiques, le climat peut changer considérablement. Par exemple, la Scandinavie a connu plusieurs périodes glaciaires dans le dernier million d'années.
    La climatologie s'appuie sur des relevés météorologiques historiques, comme sur des mesures relevées par satellite, mais aussi l'épaisseur du manteau neigeux, le recul des glaciers, l'analyse chimique de l'air emprisonné dans la glace, etc.
    La connaissance de nombreux paramètres, comme la température à différentes altitudes, l'influence des gaz à effet de serre, l'humidité relative, l'évaporation océanique, est nécessaire pour produire des modèles climatiques numériques et anticiper les changements du climat que l'on peut prévoir à plus ou moins long terme (30 ans environ)....”

    Comme vous le voyez la climatologie est au moins aussi complexe que la météo. et ce n’est pas une prévision de cartomancienne !
    Elle a énormément recours aux mathématiques et à l’informatique, mais aussi à bien d’autres branches de la physique et en particulier aux échanges thermodinamiques dans l’atmosphère et dans les océans.

    Finalement le climat c’est le temps que je puis espérer avoir à long terme, qui provient de statistiques sur de longues périodes, qui dépend de l’environnement et de la situation géographique, non locale mais à l’échelle d’une contrée, et qui finalement façonne l’environnement et les paysages.


http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/climatechanges.jpg

    Si certains ou certaines d’entre vous se sentent la vocation, c’est un métier passionnant, mais attention, il faut être très fort(e) en maths et en physique !!



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