Mercredi 22 avril 2009 à 7:55

Amour et peines de coeur

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  Je vais encore retarder d’un jour mes articles sur le changement climatique. Mon article d’avant hier m’a valu des commentaires intéressants qui valent qu’on s’y arrête.

    Voici ces trois commentaires qui sont dans l’ordre de “Dame.Nina”, “d’Incipides.Décadences” et de “MarquisedeSade” :

    “...Je me reconnais particulièrement dans le premier aspect que tu abordes. Non pas que je n'ai pas d'ami, j'en ai très très peu. Et encore, disons, bonnes copines, le terme ami me semble parfois trop fort.
J'aime la solitude. Ca, très souvent les gens ne le comprennent pas. On passe pour quelqu'un d'égoïste comme tu l'as dit, ou hautain. Du style, "si tu es seule c'est parce que tu te suffis à toi même". Peut être, mais ce n'est pas pour autant que je méprise les autres. Même si j'avoue que bien souvent, les autres ne m'intéressent pas. Pour la simple et bonne raison qu'il m'est difficile de trouver une personne avec les mêmes centres d'intérêt que moi. C'est pas pour autant que je ne cherche pas à découvrir les univers des autres. Mais généralement, ça va deux minutes.
Je suis le genre de personnes qui rêve d'avoir une maison perdue au milieu de nulle part, entourée de verdure et d'animaux. Le genre de personne qui en regardant autour d'elle se demande si elle ne s'est pas trompé de planète.. Le contact humain ne m'intéressant que très peu !! Plus je vieillis, pire c'est !! Mais je ne suis pas malheureuse pour autant !!!^^...”

    “Je pense qu'au fond de nous, chaque personne a eut au moins une fois dans sa vie un ami. Enfant, adolescent, adulte. Cependant, tout le monde n'a pas forcément de VRAIS amis. Il est facile de s'entourer de personne, de connaissance, mais il est plus difficile de trouver une personne qui sera une vraie et forte amitié. Ce sentiment d'amour/amitié n'est pas connu de tous, tandis de celui d'amitié est facilement acquis.
Je pense qu'au niveau de l'amour c'est plus complexe. J'ai souvent cru aimer une personne pour me rendre compte que ce n'était rien d'autre que de l'attachement. On éprouve bien sur un amour maternel, paternel, fraternel, mais on a plus de mal à éprouver l'amour en d'autres circonstances. Du moins, je parle en mon nom....”

    “...Je pense qu'au fond de nous, chaque personne a eut au moins une fois dans sa vie un ami. Enfant, adolescent, adulte. Cependant, tout le monde n'a pas forcément de VRAIS amis. Il est facile de s'entourer de personne, de connaissance, mais il est plus difficile de trouver une personne qui sera une vraie et forte amitié. Ce sentiment d'amour/amitié n'est pas connu de tous, tandis de celui d'amitié est facilement acquis.
Je pense qu'au niveau de l'amour c'est plus complexe. J'ai souvent cru aimer une personne pour me rendre compte que ce n'était rien d'autre que de l'attachement. On éprouve bien sûr un amour maternel, paternel, fraternel, mais on a plus de mal à éprouver l'amour en d'autres circonstances. Du moins, je parle en mon nom....”

    “...le titre ne me fait pas penser à quelqu'un d'isolé.Mais plutôt à quelqu'un de perdu dans les catégories encore...
L'interprétation est vraiment individuelle selon ce que l'on vit, n'est-ce pas?...”


    Je suis entièrement d’accord avec vous. D’abord chaque cas est particulier, dépend de la personnalité de la personne, de son vécu et de son environnement.
    Et puis il y a toutes les nuances.


    La question posée dans mon article était  “y a t’il des personnes qui n’ont connu aucun des deux sentiments : amitié et amour”.
    C’est effectivement très rare et j’ai essayé de rappeler des souvenirs, mais de personnes âgées aujourd’hui, donc dans un environnement différent.
    Je crois que ce serait en core plus difficile pour des jeunes aujourd’hui de se trouver dans un tel cas.
    Par ailleurs ce que j’ai dit sur le caractère de ces personnes ne s’applique pas à tous et ce n’était qu’une constatation sur quelques cas.
    Lorsqu'on veut comprendre quelque chose, il faut analyser et donc essayer de différencier ce que l'on étudie en diverses parties. Mais ensuite il faut être pragmatique. Les catégories, les caractéristiques associées, sont approximatives et leurs contours sont rarement très nets. Une personnalité peut correspondre à plusieurs d'entre elles et on a une multitude de solutions comme lorsque sur une imprimante on reconstitue les couleurs à partir de 4 fondamentales.
    Ensuite on résume et effectivement cela ressemble parfois à une généralisation malencontreuse.
    Enfin, comme c’était le cas de mon propos, le nombre de cas était très faible et il ne faut y voir aucune constatation statistique.

    Je crois qu’effectivement la différence que vous faites en “vrais amis” et camarades, entre véritable amour et attachement  ou attirance est très important. C’est  l’une des clés de la question : tous le monde a connu une amitié, un amour, mais ce n’était peut être pas ni une grande amitié, ni le véritable amour.
    D’autant plus que nous sommes influencés par les médias, par la vie d’aujord’hui et que ce qu’on nous donne comme exemple est rarement une amitié ou un amour profonds.
    En général ces sentiments très profonds demandent d’une part d’être réciproques aux mêmes niveaux, et d’autre part d’avoir entre les deux êtres suffisament de points communs. Cela ne se présente pas tous les jours !!
    L’amour maternel est plus simple, plus instinctif car c’est “son” enfant et “sa” mère; ce communion existe par le sang, même si parfois elle diverge ensuite au fil des ans.

    Et en ce qui concerne Dame.Nina, ce n’est pas parce qu’on est introvertie et qu’on aime la solitude qu’on est égoïste. Et ne pas avoir beaucoup de relations avec les autres ne veut pas dire qu'on est asociale et incapable d’aimer.
    Etre introverti, même fortement n’est pas une tare. C’est une autre façon de réfléchir, de se comporter; c’est être plus dans la réflexion que dans la relation, c’est aimer être dans ses pensées, dans ses sujets de prédilection
    Mais si un jour Dame.Nina trouve quelqu’un qui a les mêmes goûts qu’elle, qui aime aussi la forêt, les plantes et les animaux, qui a les même sujets d’intérêt et de conversation, alors ce sera un ou une grande amie !
   

    Chaque personne a ses réactions propres, chacun a sa façon de se comporter, de voir les autres, sa façon d’aimer.
    Le seul problème, c’est qu’on ne se comprend pas toujours, peut être parce qu’on ne regarde pas et on n’écoute pas assez l’autre.

Mardi 21 avril 2009 à 9:43

Animaux

Aujourd'hui repos, avant d'aborder demain, à la demande de quelques lectrices, les problèmes du changement climatique.

Je vais parfois dur le site Humour.com et j'avais relevé, il y a quelques semaines quelques photos d'animaux
Je vous montre les deux ci-dessous, très différentes

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D'abord ces trois petits bébés hérissons qui ressemblent à des châtaignes.

Ne sont ils pas mignons, n'est ce pas ?









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Et ce serveur dans un restaurant pour chats, a une maîtrise certaine de l'équilibre

Lundi 20 avril 2009 à 16:06

Amour et peines de coeur

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    Après mon dernier article sur l’amour et l’amitié, “MayBe” a posé une question qui me parait difficile mais très intéressante :

“... Personnellement, ce que j'aimerai bien savoir.... même si c'est pas forcément lié à cet article... C'est est-ce qu'on peut vivre sans aucun de ces deux sentiments ? Et aussi, est-ce qu'on peut vivre sans ces deux ressentis après les avoir vécus une fois [même de façon  très courte] ?...

    Je n’ai pas trouvé d’étude de chercheur sur ce sujet et donc je devrai recourir à mes souvenirs personnels, soit lorsque j’étais jeune, d’adultes de l’environnement de mes parents, soit par la suite, de personnes que j’ai connues à titre professionnel.
    Je voudrais aborder trois aspects de la question :
        • Certaines personnes n’ont elles eu vraiment aucun ami.?
        • Certaines personnes n’ont elles pas connu le sentiment d’amour?
        • Qu’en est il pour d’autres formes d’amour comme l’amour maternel par exemple?

    J’ai connu une vingtaine de personnes qui semblaient n’avoir aucun ami.
    Elles avaient pour la plupart des caractéristiques particulières :
        • Elles étaient d’abord très introverties, ce qui semble logique car un extraverti ne supporterait pas une telle situation.
        • Elles avaient souvent un certain égoïsme et un manque certain d’empathie, d’altruisme. Peu de besoin de communiquer, de s’intéresser aux autres.
        • Elles étaient souvent très intolérantes et critiquaient facilement toutes les idées d’autrui.
    Ces personnes n’étaient pas totalement isolées; elles avaient une famille, étant souvent mariées avec des enfants et entretenaient de relations dans cet environnement personnel.
    Mais leurs enfants leur reprochaient souvent de manquer de tendresse.
    Elles n’aimaient pas recevoir ni aller chez les autres. Elles se considéraient souvent comme supérieures et n’éprouvaient pas d’intérêt pour des relations qui ne leur apportaient rien, à leur avis.
    Peut être aussi que certaines d’entre elles avaient peur de l’opinion des autres
    Il est aussi possible que certaines d’netre elles soient issues d’une famille austère et peu affectueuse ou aient eu une déception d’amitié ou d’amour dans leur jeunesse.

    Il est difficile de savoir si quelu’un n’a jamais aimé, car on ne peut s’en tenir qu’à ses dires; et contrairement aux personnes qui n’ont pas d’amis, je ne crois pas que ce soit alors volontaire.
    Je n’ai pas connu d’homme qui reconnaissait cette situation, ce qui ne veut pas dire qu’il n’y en ait pas, mais seulement qu’ils redoutent d’en parler.
    Toutefois j’ai connu des coureurs de jupons qui certes avaient beaucoup de conquêtes, mais les avaient ils vraiment aimées ?
    J’ai connu par contre plusieurs femmes qui disaient n’avoir jamais aimé d’homme.
    Quelques unes avaient été victimes dans leur jeunesse, d’une agression qui les avaient définitivement éloignées des hommes, par peur ou par blocage.
    D’autres avaient eu une enfance difficile dans une famille où elles avaient remplacé leur mère auprès de leurs frères et soeurs ou bien avient longtemps soigné des parents malades. Bref elles n’avaient pas eu le temps de fréquenter d’autres personnes puis pour des raisons soit géographique, soit d’emploi, avaient poursuivi ensuite dans cet isolement.
    Mais je pense que ce qui était possible dans la société il y a une cinquantaine d’années, le serait moins aujourd’hui.
    L’instinct pousse l’être humain à l’amour et je pense que ces personnes regrettaient de ne pas avoir touvé l’âme soeur et avaient dû en rêver. Elles avaient en général une mentalité de “vieille fille célibataire” et compensaient le manque d’amour par ce nombreuses activités avec des amies.
    J’ai connu aussi des femmes d’affaires qui avaient sacrifié une éventuelle vie de famille à leur carrière et qui avaient certes eu des aventures, mais qui n’avaient pas voulu céder à l’amour de peur qu’il n’entre en compétition avec leur ambition professionnelle.

    Dernier point l’amour des parents pour leurs enfants et notamment  l’amour maternel.
    Je pense qu’il s’agit là d’un instinct très fort et je n’ai jamais rencontré de femme qui ne soit pas attirée par un jeune enfant, même quand elle n’en n’avait pas eu volontairement elle même, plus en général par peur des responsabilités et des contraintes que cela entraîne.
    Certes, certaines femmes sont peu tendres avec leurs enfants, les élèvent mal ou durement, mais s’ils sont en danger, leur amour s’exprime alors et elles les défendent âprement.
    Et la plupart des femmes âgées sans enfant que j’ai connues, regrettaient de ne pas en avoir eu.

  
  L’amour pour un autre être qu’il soit adulte ou enfant, est un beoin instinctif profond inscrit dans les gênes de l’être humain, et je pense qu’il est difficile d’y échapper, et que lorsque les circonstances nous en privent, cela crée en nous un certain traumatisme psychologique.
    Par ailleurs je crois que l’homme ou la femme qui a connu l’amour ou l’amitié et qui a perdu l’être aimé, s’aperçoit alors combien est dure cette perte.
Et même s’il s’en remet difficilement, il cherche instinctivement un autre amour ou une amitié analogue, qui lui apportera l’apaisement et le bonheur à nouveau sans pour autant oublier l’objet de son sentiment initial.
    Il est rare qu’une personne qui a connu le partage et la communion d’esprit avec un autre être, puisse se résigner à vivre seul. Mais à défaut, une grande amitié peut remplacer dans une certaine mesure, un amour et réciproquement.

Dimanche 19 avril 2009 à 10:33

Amour et peines de coeur

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    Parmi les questions qu’on me pose souvent : quelle différence entre “amour” et “amitié”.?

    Dans l’amour d’un couple d’adultes,  il y a l’amour physique, don de chacun à l’autre, jardin secret, qui rend encore plus fort le sentiment d’amour.

    Entre ados d’une même classe, il y a souvent une grande amitié, mais qui est plus proche de la camaraderie, basée sur des activités communes et des chahuts communs ou plus “intellectuellement “ des “délires communs”.

    Mais entre les deux ? On parle volontiers de “l’amour d’une mère pour son enfant”, mais entre deux jeunes ados, on préfèrera parler d’amitié, surtout si ce sont des enfants de même sexe.
    Je me demande si cet usage ne vient pas du fait que les adultes voient leur amour à eux et ne veulent pas utiliser le mot “amour” en dehors des relations ou conjugales (qu’il y ait mariage ou non), ou familiales et comprennent mal l’amour entre ados.
    Essayons de réfléchir au delà de la coutume. Y a t’il vraiment une différence entre un “amour platonique” et une “très grande amitié”.?

    L’expérience me montre que chez les ados comme chez les adultes, je ne sais pas faire la différence, même pour des ados de même sexe (il ne s’agit pas d’homosexualité : j’ai bien parlé d’un amour platonique et pur, tel qu’il peut en exister entre enfants et ados).
Je peux à la rigueur dire que le mot amour va être réservé à une très très très grande amitié, mais où vais-je fixer la frontière ?

    Je vous rappelle les six catégories d’amours selon le psychologue John Alan LEE :

        - L’amour romantique :  recherche d’une harmonie, d’une communion intellectuelle, sentimentale et physique, d’une complicité, d’un plaisir commun.

        - L’amour altruiste, dans lequel on préfère souffrir soi même plutôt que voir souffrir son partenaire, et on est prêt à faire passer ses propres désirs après les siens.

        - L’amour possessif : des hauts et des bas émaillent la relation, la hantise de l’infidélité, l’obsession du mensonge et de l’amour perdu sont omniprésentes.

        - L’amour coopératif ou l’amour amitié est le résultat d’habitudes partagées par les deux partenaires, il nait souvent d’une amitié ancienne et profonde. Les deux partenaires se disputent rarement, la relation est centrée sur une communauté de goûts, d’opinions, d’activités et sur la confiance.

       -  L’amour utile, ou l’amour de raison, pragmatique, où les sentiments ont moins d’importance. Les amoureux pragmatiques ont une idée précise de leur avenir et le couple doit servir ce dessein. Les projets d’avenir et de planificaton de la vie des deux partenaires doivent concorder ou s’accorder.

        - L’amour ludique qui voit dans chaque nouvelle conquête une confirmation de son pouvoir de séduction. C’est le jeu de l’amour, qui comporte une part importante de narcissisme ou de frime.

    Quelles sont les manifestations de cet “amour” particulier entre adolescents, si nous le classions dans ces six catégories, c’est un mélange d’amour romantique et d’amour altruiste.

         - aimer c’est d’abord avoir besoin de l’autre, l’attendre, être heureux de le voir, souffrir en silence du vide de son absence, attendre impatiemment ses coups de fil, ses lettres, et trouver agréable de lui répondre.

        - aimer c’est partager ses goûts, ses convictions, mais c’est aussi les respecter si elles sont différentes des siennes, c’est surtout ne pas partager uniquement ses joies mais aussi ses peines.
“c’est dans l’adversité qu’on reconnait les vrais amis” dit le proverbe.

        - aimer c’est estimer, admirer l’autre. C’est aussi le vouloir encore plus parfait et donc vouloir le faire devenir encore meilleur. Mais c’est aussi souvent ne pas voir ses défauts “l’amour est aveugle” dit le proverbe

        - aimer c’est vouloir le bonheur de celui qu’on aime avant le sien; la plus grande preuve d’amour que j’ai constatée, c’est une jeune ado qui a sacrifié son amour, parce que son amie la plus chère était amoureuse de celui qui avait touché son coeur. Vous me direz que si les deux filles avaient été aussi altruistes l'une que l'autre, le pauvre garçon se retrouvait alors tout seul !!!

        - aimer c’est donner sans rien demander, sans attendre en retour de recevoir, mais à l’inverse c’est reconnaître ce que l’autre vous apporte, et le lui dire.

        - et pour certains (ou certaines, mais surtout pour les garçons), aimer c'est surtout l'amour physique et on a tendance à croire qu'il remplace le sentiment. Je pense que c'est une grande erreur car sur une bonne centaine de cas de ce type que j'ai connus, aucun n'a duré beaucoup plus qu'un an, et en général beaucoup moins.

Amour, amitié, peu importe le vocabulaire, l’important c’est le “contenu”. 
Qu’en pensez vous ?



    Dans les prochains articles, je parlerai des changements climatiques.

Samedi 18 avril 2009 à 16:22

Animaux

    J’ai un peu de mal à rester longtemps devant mon micro car ma vue fatigue vite.
    Pas de long article aujourd’hui., mais quelques topiaires :

    Je vous montre à nouveau des animaux :

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    d’abord un attelage de chevaux;












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puis tout un groupe d’animaux divers qui regardent passer les voitures au bord d’une route.








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Et que pensez vous de cet écureuil, pas mal hein !





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mais ce sanglier est encore plus impres-sionnant.

Vendredi 17 avril 2009 à 16:27

Vivre sa vie

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   Une de mes correspondantes m’a demandé ce que c’était, à mon avis, qu’être “originale”.
    Pas facile de répondre à cela mais je vais essayer.


    Le problème c’est toujours le sens des mots qui n’est pas le même pour tous, et est à la source de bien des malentendus.
    Que dit ma petite amie “la rousse”?
    D’abord original c’est ce qui semble être produit pour la première fois, celui qui n’imite pas, bref de la créativité.
    Mais c’est aussi celui qui ne ressemble à aucun autre, qui est “excentrique”, bizarre et fantaisiste.
    Cela nous rappelle que toute bonne chose employée exagérément conduit à des aspects ressentis négativement.
    Au premier abord l’originalité ne devrait rien devoir aux autres. Est ce bien vrai ?

    Soyons un peu modestes : nos pensées ne seraient rien sans le langage. nous sommes donc dépendant de lui.
    Nous avons tous reçu une éducation, et une instruction, primaire, secondaire et maintenant souvent supérieure. On nous a donné de très nombreuses règles, des méthodes de pensée, des notions diverses et beaucoup de connaissances souvent reliées entre elles par des liens logiques.
    Alors nos pensées découlent de cela.
    De même que nous n’inventons guère de nouveaux mots (d’ailleurs nous ne serions pas compris des autres), nous n’avons pas des idées vraiment nouvelles donc très originales. Nous tirons presque toutes nos pensées de ce que nous connaissons déjà, consciemment ou inconsciemment.
     Une partie cependant vient de notre expérience personnelle, de notre “vécu”, mais  vu au travers du filtre de nos connaissances méthodologiques et factuelles, de nos principes et de nos sentiments et émotions propres.
    Pour nous, être original, c’est souvent avoir des raisonnements ou des sentiments qui ne sont pas ceux des personnes ou des groupes que nous connaissons.
    C’est sur un sujet donné, partir d’hypothèses différentes ou bien raisonner différemment, et donc (en excluant erreurs et artéfacts), aboutir à des conclusions différentes par rapport à notre environnement immédiat (et donc par référence à ce qu'il pense, de nous notamment).
    C’est donc être original dans notre petite sphère, mais d’autres, ailleurs, peuvent avoir les mêmes idées que nous, peu importe puisque nous ne les connaissons pas.
    L’ennui c’est que tous actuellement rêvent d’être ainsi; c’est une certaine mode, et donc paradoxalement l’envie d’être original relève au contraire d’un esprit moutonnier.!!
    En fait cela provient de ce que dans notre monde actuel, probablement en raison de l’importance des médias, nous faisons beaucoup trop de cas de l’opinion d’autrui, et finalement  nous voulons être original pour nous faire remarquer des autres. On frise là l’excentricité !!

    Certaines personnes cependant sont “créatives” et ont des idées qui ne semblaient pas avoir été déjà explorées.
    N’ayant pas connu d’auteur, je ne suis pas à l’aise pour vous parler de créativité littéraire. Par contre je connais assez bien les domaines scientifiques et artistiques.
    Contrairement à ce que l’on pourrait croire, il est très rare qu’une idée nouvelle le soit par ses constituants. Si on regarde le contenu dans le détail , la plupart des éléments existaient déjà et sont connus.
    La nouveauté tient seulement à ce qu’on n’avait jamais mis ensemble ces éléments connus.

    La créativité c’est presque toujours non pas créer ex nihilo, mais simplement rapprocher et lier entre eux des choses déjà connues, mais que personne n’avait encore eu l’idée de mettre ensemble.
    C’est vrai du peintre, du musicien, et aussi du chercheur ou du technicien et même du chef-cuisinier.


    Quelles sont les conditions pour faire des choses nouvelles, pour être original :
         - c’est d’abord je crois, avoir une certaine curiosité intellectuelle : se poser des questions.
         - c’est ensuite beaucoup travailler pour avoir dans les domaines où l’on veut ainsi innover, des connaissances importantes sur les méthodes à utiliser, sur les réalisations déjà effectuées, et sur les choses elles mêmes et sur les explications les concernant.
    Il faut en quelque sorte être un expert du domaine, (pas forcément sur le plan théorique, cela peut être expérimental), et l’intuition que nous attribuons aux experts vient en fait des rapprochements qu’ils peuvent faire consciemment ou non, entre toutes les notions qu’ils connaissent sur leur sujet de spécialité.
        - c’est enfin de pas être inhibé, ni par les idées reçues, ni par la peur des idées nouvelels et de sortir des sentiers battus, et onc il faut être prêt à se remettre en cause soi-même.
    Etre obnubilé par l’opinion des autres tue la créativité. Donc vouloir être original par mode est un non-sens.

    Nous avons vu que le Larousse lui même signalait dans ses définitions les déviances possibles de l’originalité : l’excentricité.
    J’ai connu certaines de mes correspondantes qui voulaient à tout prix être originales par rapport à leurs camarades et qui devenaient extravagantes par leurs propos, par leur habillement, ou par leurs actes, et cela de façon assez irréfléchie et impulsive.
    Elles s’étonnaient ensuite de n’avoir plus que quelques admiratrices qui d’ailleurs leur ressemblaient et de ce fait elles n’apparaissent plus tellement originales dans cet environnement, mais par contre elles s’étaient coupé de leurs camarades, et se retrouvaient dans un monde irréel, dont elles ne savaient plus sortir, de façon analogue à l’addiction à la drogue.
    Vouloir absolument se faire remarquer par une grande originalité va au contraire à l’opposé de votre aspiration : l’excentricité est une source d’isolement, de mise à l’écart par soi-même voire de mise en quarantaine par les autres.

   
Certes “vivre sa vie” ce n’est pas “en être prisonnier”, mais ce n’est pas non plus fuir les idées reçues.
    Je pense que c’est les comprendre, les passer au filtre de la logique et de la vraisemblance en admettre une bonne partie, puis se les approprier à sa façon, en fonction de sa personnalité et de son expérience, et les utiliser ensuite au mieux
    Et quelquefois, en rappr
ochant des notions autrement qu’on ne le fait habituellement, nous pourrons peut être faire alors preuve de créativité et d’originalité.

Jeudi 16 avril 2009 à 9:42

Vivre sa vie

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     Lundi dernier, je faisais quelques réflexions sur “vivre sa vie”  il y a 60 ans dans les années 1945/50.
    Je me demandais si vivre sa vie, c’était aussi en être prisonnier.
    Comme le faisait remarquer Maud dans un commentaire, vu le contexte particulier, les énormes différences avec l’environnement actuel, rien d’étonnant que l’on vive alors une vie différente.

    Je ne vais pas raconter comment vous vivez votre vie aujourd’hui, vous le savez mieux que moi.
    Par contre peut être puis-je vous intéresser en me demandant si moi, j’ai pu m’adapter, malgré mes 77 ans, à la vie d’aujourd’hui et si j’ai succombé également à certaines des idées reçues de notre époque actuelle !


    Il est certain que l’une des grandes caractéristiques des 20 dernières années, c’est le développement extraordinaire des moyens de communication et corrélativement des médias : radio, chaînes hifi, cinéma puis télé et corrélativement CD et DVD, et entre les personnes téléphone fixe, puis portable, et internet, messagerie, blogs et MSN notamment. Parallèlement un outil a pris une énorme place dans notre vie, le micro-ordinateur.

    J’ai autrefois manipulé de gros ordinateurs et comme tout ingénieur, j’ai dû apprendre à programmer pour suivre le travail de ceux qui y faisaient de la simulation des phénomènes et des calculs techniques.
    Les premiers ordinateurs datent de 1978 et j’en ai eu un pour mon travail en 1980. Il y a eu plus de 2000 macintoshs dans mon entreprise et j’avais fait mettre en place un réseau intérieur qui ressemblait à internet.
    J’ai toujours eu un micro, je tape plus vite que je n’écris à la main, mon mac est pour moi un outil de recherche, d’écriture, et de classement des informations que je vais régulièrement rechercher dur des sites internet.
    Là je vous ai donc précédé(e)s et je n’ai vraiment pas de problème, sinon les dépannages de ceux qui en ont sur leur ordi et presque toutes mes communications passent par la messagerie. J'arrive à me débrouiller sans trop de problème avec les blogs : c'est plutôt le temps qui me manque !
    Mais je n’aime pas MSN ou équivalents. Ou on mène 4 conversations à la fois, et là gare à l’erreur, ou s’il n’y a qu’un interlocuteur, on perd un temps fou à taper et à attendre l’autre. Vive le téléphone !
   
    Radios, chaînes hifi et CD, télé et DVD ne posent pas de grands problèmes d’emploi. La seule chose, c’est que depuis l’avènement des circuits intégrés qui ont replacé les bonnes vieilles cartes à transistors, je ne sais plus dépanner ces appareils que la société de consommation nous oblige à remplaccer trop vite, soit par obsolescence, soit par manque de fiabilité.
    Par contre j’ai des problèmes avec les téléphones portables : je m’en sers peu, car j’ai presque toujours un téléphone fixe près de moi et c'est peu onéreux; mon portable  a au moins 7 ans !! Je mets I/4 d’heure à écrire 3 lignes de SMS (riez bien !!) et je suis tellement habitué aux grands écrans de télé et d’ordinateur que je ne vois pas l’intérêt d’avoir la télé ou internet sur le téléphone portable. J’ai un micro portable, mais il ne me sert qu’en déplacement ou quand je fais des conférences pour faire des projections powerpoint, parce que je trouve l’écran trop petit.
    J’avoue que ce que j’ai aussi du mal à.comprendre, ce sont les sujets de conversation, des ados comme de certains adultes, soit sur MSN, soit au téléphone. Je trouve qu’ils perdent un temps fou pour ne dire que des banalités sans importance, ni utilité. Il m’est arrivé quelquefois de lire certains enregistrements MSN de 20 à 30 minutes et de résumer les choses importantes dites : cela tenait en cinq à dix lignes !!
    Je regrette aussi qu’on ne vous apprenne pas mieux à chercher de la doc sur internet et à faire des exposés sur powerpoint (ou autre logiciel analogue), car il y a des règles précises à respecter et une multitude d'astuce pour faire une bonne présentation.
    Par contre je cède à la mode : j’ai lu Tintin, je lis Astérix et Luky-Luke ^^.
    Et je lis plutôt un livre qu’on m’a recommandé ou un “prix littéraire”, car je fais confiance à ceux qui les ont déjà lus. Est ce être mouton ? Peut être !

    Quant aux médias, j’en ai une piètre opinion. Je constate que les journalistes n’intéressent les gens que par du sensationnel et du voyeurisme, qui se font au dépens de la vérité. Ils ne contrôlent pas leurs sources, ne se font pas aider par des personnes compétentes et disent d’énormes bêtises.
    Par ailleurs la ciné et la télé en raison de ce qu’ils diffusent et qui est loin d’être neutre, déforment dans l’esprit de tous, l’image de nombreuses de nos actions et ils sont à mon avis, en partie responsables de l’exagération de nos envies et de nos désirs et de l’explosion de la violence.

    Une deuxième caractéristique de notre époque est le développement et l’emprise de la société de consommation, certes à travers les médias et la pub, mais aussi par la comparaison incessante de ce dont dispose chacun à ce que possède son voisin.
    Je suis toujours surpris lorsqu’un jeune me dit qu’il est très stressé parce que ses parents ont refusé de lui acheter telle ou telle chose et que je lui demande les raisons profondes de cette envie : dans 80% des cas on me répond : c’est parce que mon copain C ou mes camarades ont déjà cela !
    Je n’ai jamais beaucoup regardé ce que possédait mon voisin, et les objets de mes envies avaient des buts très précis et définis, tout à fait personnels ou familiaux.   
    De même j’ai du mal à comprendre votre envie de “marques” et personnellement j’ai toujours essayé de raisonner en “qualité-prix” quelque soit la marque du produit.
    Je trouve que les médias et la société de consommation ont développé aujourd’hui un souci exagéré de l’opinion d’autrui, du qu’en dira t’on, qui s’apparente à l’esprit moutonnier en faveur de l’avis du plus grand nombre.
    J’avoue me soucier assez peu de ce que les gens pensent de moi, sauf en ce qui concerne ceux que j’aime, et je ne m’en porte pas plus mal.
    Contrairement à ce que croient beaucoup, la “mode” n’est pas une façon d’être original(e), mais au contraire de se mettre inconsidérément à la remorque de gens qui vous manipulent, le plus souvent par esprit mercantile ou par goût du pouvoir. Céder à la mode, c’est toujours un peu abdiquer sa personnalité. Il ne s’agit pas d’être original à tout prix, mais d’être conscient de ses actes et de la part de responsabilité qu’on y prend.

    Une troisième caractéristique importante est l’évolution de l’éducation et de l’instruction, mais là je suis coté parents, de l’autre coté de la barrière.
    Une de mes filles est puéricultrice, j’ai dans ma famille des professeurs, je discute avec beaucoup de jeunes et je trouve que à part quelques parents trop sévères, la majorité considèrent que pour que son enfant vous aime, on ne doit rien lui refuser, et ces parents sont d’un  laxisme effarant. Beaucoup également sont pris par leur travail et s’occupent peu de leurs enfants et croient que tout est dit du moment que ceux-ci ont leur confort matériel.
    La plupart des parents croient notamment que les professeurs peuvent éduquer à leur place leurs enfants, sans se rendre compte que la plupart des habitudes (bonnes ou mauvaises) sont prises avant 6 ans et même pour les plus générales dès que l’enfant comprend la parole, puis sait parler.
    Je suis très étonné du fait que, alors que nos moyens de communiquer ont été amplifiés de façon révolutionnaire, la communication entre les jeunes, leurs parents et leurs professeurs est beaucoup plus mauvaise qu’autrefois.
    De même je constate que des frères et soeurs vivent comme s’ils étaient des enfants uniques, alors que j’ai comme expérience une cellule familiale où parents et fratrie partageaient leurs activités de loisir, les parents suivaient le travail des enfants et ils essayaient de les intéresser au métier qu’ils faisaient.

    Enfin, point qui évidemment ne me touche qu’indirectement vu mon âge, c’est l’évolution chez les jeunes des relations d’amitié et d’amour avec ce phénomène du ou de la petit(e) ami(e).
    J’ai beaucoup écrit à ce sujet et je vous renvoie à mes anciens articles.
    Certes j’estime que priver les jeunes de la pilule et du préservatif, ou les empêcher de faire un “essai” de vie en commun sans être mariés serait un grave retour en arrière.    
    De même obliger les gens qui ne s’entendent plus du tout à continuer à vivre ensemble et à se disputer en permanence serait néfaste.
    Par contre je constate tous les jours les dégâts sur des enfants et ados, des engueulades et divorces des parents, et je vois aussi combien la mode du petit ami fait des ravages parmi mes “guenons”, la plupart de leur tristesse provenant de chagrins d'amour.
    Je pense que les médias qui ont mis dans les esprits, un modèle d’amour basé sur une simple attirance, qui est passager et sans lendemain, et qui ont déresponsabilisé les couples dans le fait d’avoir des enfants (ou des animaux domestiques car c’est devenu presque pareil chez certains) et de les élever, ont une grande responsabilité dans la tristesse, voire le désespoir passager que je rencontre chez les jeunes que j’essaie d’aider.

    Si je reviens à mon adaptation à la vie dans le monde moderne, je constate que je n’ai guère de mal à m'adapter aux contraintes matérielles.
    Par contre je n’abandonne les règles de vie que l’on m’a données dans ma jeunesse et que j’ai acceptées et intégrées dans ma personnalité, que dans la mesure où les faits et l’observation d’autrui me montrent qu’un solution différente; mieux adaptée au monde moderne est bénéfique.
    Je reste persuadé au contraire que certaines modes actuelles ne sont pas bénéfiques quand elles tendent à déresponsabiliser l’individu à le rendre esclave de ses désirs sans raisonner au préalable, et à lui faire adopter un comportement moutonnier de consommateur.
    Mais j’ai eu une grande chance car, quand j’étais en activité, j’ai connu une période de plein emploi. Actuellement une des caractéristiques importante de l’évolution de notre monde est la mondialisation et le chômage. Mais ce n’est malheureusement ni un phénomène de mode, ni une tendance moutonnière.

Mercredi 15 avril 2009 à 14:29

Paysages

     Hier un chirurgien ophtalmologiste a fait une petite incision de 2 mm dans la cornée de mon oeil droit, a mis en petits morceaux mon cristallin opacifié par la cataracte avec une sonde à ultrasons et l'a aspiré; puis il a rentré un petit implant en plastique, enroulé dans un tube, il l'a expulsé du tube et l'implant s'est déroulé à la place de mon cristallin. Ce matin j'ai été faire enlever mon pansement et on m'a montré des extraits de la vidéo de l'opération, qui se fait sous microscope et sous anesthésie locale; on ne sent rien qu'un peu de gêne. Et maintenant je vois mieux sans lunettes, de mon oeil droit que du gauche et il paraît que cela va s'améliorer. La science et la technique et la dextérité des chirurgiens sont des choses formidables.!
      Le seul ennui est que mes lunettes ne sont plus adaptées et que donc, je fatigue devant l'ordi. Alors aujourd'hui ce sera encore des photos de topiaires, mais demain , je vous le promets, il y aura la suite de l'article, que je commencerai à écrire ce soir.


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Voici un couple qui se promène dans un parc








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Leur enfant et leur chien qui jouent au cerceau








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Et deux personnes qui discutent sur un banc.

Mardi 14 avril 2009 à 8:00

Paysages

    Demain je dois subir une petite opération de la cataracte, certes très bénigne, mais mes chers ophtalmos m’enferment à l’hôpital sans internet de 7h du matin à 18 h le soir, et en rentrant chez moi, je ne serai peut être pas en pleine forme devant un écran, avec un bandeau sur l’oeil, comme Barbe-Noire et pas de lunettes !
    Alors je préfère poster ce soir avec programmation, un peit article sur les topiaires.
    Je publierai la suite de “vivre sa vie” si possible mercredi.

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    Mes topiaires d’aujourd’hui sont destinées aux amateurs de cyclisme.


    Voici un vélo écologique












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     et des cyclistes









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...... et si vous êtes fatigués de pédaler, mais moins écolo, une voiture de course.

Lundi 13 avril 2009 à 12:07

Vivre sa vie

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  "Il faut vivre avec son temps"
    “ Comment vit-on avec son temps ?”
    "Vivre avec", ce n'est pas "se laisser emprisonner dans !".


    Ces phrases de Monochrome dream me poursuivent et je me demande quelle a été mon atitude, quand j’étais ado il y a 60 ans, et aujourd’hui où mon âge (77) m’interdit de lire Tintin.

    Etais je un “mouton “ quand j’étais ado. ? Etais je soumis à l’opinion de la majorité; avais je le souci du “politiquement correct ? Et même si je ne l’avais pas consciemment que faisais je réellement ?

    Il faut dire que “mon temps” était particulier : 39-45, il y avait la guerre, l’occupation allemende, la pénurie de tout  et le souci était d’arriver à manger à sa faim. On manquait de tout, même en province à Pau où j’habitais.
    1945, la libération, mais tout n’est pas revenu immédiatement, mais les américains ont amené des moyens matériels mais aussi des idées, des modes.
    1947, J’avais passé mon bac et je suis venu à Paris en prépa de maths des grandes écoles, et pendant 4 ans je n’ai pas eu le temps de faire grand chose d’autre que travailler, alors je ne suis pas un bon exemple.
    Je peux quand même essayer de penser à d’autres jeunes de mon temps.

    Par rapport à maintenant, il y avait une grande différence : très peu de communication : pas de télé, chaîne hi-fi, CD, DVD, pas d’ordinateur ou d’internet, pas de portable mais même pratiquement pas de téléphone fixe (seuls les riches et les professions libérales en avaient). Peu de radio, peu de magazines, quelques quotidiens et hebdomadaires, mais par contre beaucoup de livres.
    Pas de cinéma pendant la guerre. A partir de 46 on y retournait, films extraordinaires français en noir et blanc et les premiers films en technicolor américains.
    Alors que faisions nous : le travail de classe, beaucoup plus prenant qu’aujourd’hui car il y avait moins de tentations externes. Beaucoup de lecture. Beaucoup de sports. Des jeux de société et des discussions avec les copains.
    Les “boums” (les teufs d’aujourd’hui !), il n’y en avait pas pendant la guerre et ensuite assez peu par manque de place et de moyens finaciers. En principe pas d’alcool, et les cigarettes étant rationnées on ne fumait pas. La drogue était totalement inconnue.
    Coté “société de consommation” , il n’y avait pas de “marques” et comme on avait juste de quoi manger et se vêtir, gadget et habillement à la mode n’était pas notre souci premier. Très peu de pub, et finalement seules les vitrines des magasins suscitaient notre envie.
    Le contexte était donc très différent d’aujourd’hui.

    D’où pouvaient venir les idées préconçues, le politiquement correct”, l’opinion de la majorité, l’incitation à être un mouton, et à l’inverse qu’est ce qui aurait pu exciter un peu notre originalité et notre pensée propre et autonome.?

    Des idées préconçues, consciemment nous n’en avions que peu, car sans médias, sans pub, sans gadgets et marques, sans société de consommation, les besoins ne se créaient pas facilement et nous n’avions guère de mode à laquelle céder.
    Tout de même la libération et les américains nous avaient apporté le jazz. et le goût revenu du cinéma, mais autant pour les films français qu’américains.
    Il y avait quelques 45 et 78 tours mais peu de “gramophones à manivelle” et quelques orchestres amateurs.
    Par contre des films formidables : Renoir, Carné, Guitry, Pagnol, Bunuel, Becker, Cocteau, Christian-Jacques et coté américain Hitchcock

    Alors d’où pouvaient venir nos "idées reçues", nos tabous, nos "à priori"?
   
    D’abord l’éducation par les parents était à l’époque rigoureuse.
    On apprenait d’une part à obéir et d’autre part des règles de savoir vivre et de politesse qui devenaient des habitudes
    Puis on nous inculquait des règles morales. Nous en discutions entre camarades et parmi eux des catholiques, juifs qui avaient fui la persécution nazie, athés et quelques musulmans et  ces règles étaient très voisines au plan général, basées sur trois principes : “respecter et aider les autres comme on aimerait être respecté et aidé soi-même”;  “sa propre liberté s’arrête là où commence celle du voisin”;  “ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse”.
    Mis à part quelques détails peu importants ces règles nous semblaient suffisamment naturelles pour qu’on se les approprie et donc elles devenaient ainsi partie de nous-mêmes, de notre “surmoi” quelles que soient nos croyances.
    Dans la mesure où nous les respections, nous n’avions pas à craindre le jugement d’autrui et donc l’opinion publique, comme celle de nos camarades, ne nous souciaient guère.
    Le seul gros souci était l’occupant et les contraintes qu’il imposait, car si on était pris à les enfreindre, c’était la prison, la déportation, voire la mort. Les parents qui étaient dans la résistance, le cachaient aux enfants, mais ceux-xi sont fouineurs et on avait compris que dans ce cas, la dissimulation et le mensonge (même vis à vis des amis), étaient autorisés et qu;il y avait dans le cas de légitime défense, des exceptions aux principes qu’on nous demandait de respecter.
    Dans ce climat hostile, la famille et l’amour qui y régnait avait une importance énorme.
    Nous avions donc beaucoup d’habitudes venant du consensus des générations précédentes, et elles étaient ancrées en nous de façon naturelle, comme se laver les mains avant de manger ou les dents matin et soir, mais, malgré cela, elles n’étaient pas moutonnières car raisonnées et acceptées comme une nécessité pour une vie harmonieuse en société.

    L’instruction à l’école étaient également contraignante : respect des professeurs, attention en classe, beaucoup de travail à la maison dès le CM1 et qui augmentait jusqu’au bac, de telle sorte qu’il n’y avait pas de gap à l’entrée à la fac. Par contre seuls 30% des élèves allaient jusqu’au bac, les autres se dirigeant vers l’enseignement technique ou pratique d’un métier, mais au lendemain de la guerre, le plein emploi était assuré et le chômage n’existait pas.
    Au plan des programmes de l’enseignement classique menant au bac, les “littéraires” apprenaient pas mal de maths et de physique (les lois essentielles de la science), les “scientifiques” faisaient beaucoup de français et de latin et ne négligeaient pas la philo. Nous faisions tous beaucoup de “sciences naturelles” (le SVT d’aujourd’hui). En outre nous avions du sport obligatoire.
    Les professeurs et les parents non seulement nous avaient donné l’habitude du travail, mais encore ils nous avaient donné le goût de l’étude : comprendre comment fonctionnait l’univers, connaître succinctement la pensée des auteurs qui nous précédaient et l’histoire des hommes célèbres.    
    L’enseignement jusqu’au bac était très systématique mais en même temps concret et sauf exception, nos profs étaient excellents. Ils arrivaient à nous intéresser et, bien qu’ayant eu un cursus essentiellement scientifique j’ai de bons souvenirs des récits latins sur la vie des Romains ou l’éruption du Vésuve, et de toutes les discussions littéraires et philosophiques.
    De plus une des occupations favorite était la lecture et les livres d’ados que l’on trouvaient, comprenaient de nombreux ouvrages soit d’inspiration technique et scientifique, bien que romancés (les Jules Vernes par exemple), soit écrits par de grands auteurs, un peu expurgés pour qu’ils soient plus courts (on enlevait les parties les moins intéressantes et quelques passages trop violents ou stressants). On lisait tous ainsi, comme une distraction, les romans de Rabelais, Balzac,, de Voltaire et Rousseau, de Chateaubriand, Stendhal, Hugo, Georges Sand, Mérimé, Flaubert , Zola ou Maupassant, des récits de La Bruyère ou Saint Simon, (et j’en oublie sûrement.). On consacrait donc plus de temps en classe, aux auteurs de théâtre et aux poètes, ou aux auteurs plus arides.
    Mais les professeurs avaient l’art de nous intéresser et par exemple notre professeur de français nous montrait comment Montesquieu dans “l’Esprit des Lois” (livre pas drôle du tout quand on a 12 ans !) était un précurseur de la démocratie moderne avec la séparation des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire, ses idées sur la liberté et la laÏcité, et sur l’origine des lois culturelle ou géographique, et on l’écoutait, pris par le sujet.   
    Là encore on nous donnait un héritage du passé, mais en même temps on nous apprenait à l’analyser, donc à le discuter, à le relativiser.
    Certes c’était du passé, mais je pense que cet héritage ouvrait l’esprit et que c’était une aide pour par la suite, “vivre son temps” en étant mieux armé.
    Je n’ai jamais regretté mes années d’école.

    Reste l’influence des camarades et la “mentalité” de groupe qu’elle apporte. L’amitié et l’amour.
    La guerre nous vait appris une certaine solidarité que renforçait l’école et le sport. Les loisirs c’étaient aussi des balades dans la campagne, des jeux de société, et des discussions sur tous les sujets qui peuvent passer par la tête d’un ado. Il n’y avait pas de jalousie, d’envie de ce qu’avait le copain. On se prêtait nos bouquins, nos jeux.
    Bien que la vie quotidienne ne soit pas aisée, ses tracas ne nous pesaient guère. On n’avait pas d’état d’âme. Petits problèmes et soucis nous apparaissaient comme des handicaps normaux, qu’il nous appartenait de résoudre, et si un gros pépin se présentait (maladie ou la mort s-d’un proche) le soutien de la famille et des camarades était immédiat et efficace.
    Il y avait d’ailleurs dialogue entre ados, parents et grands parents, malgré des divergences de génération.
    Il n’y avait pas de psys, pas de médicaments psychotropes et les médecins ne s’occupaient que des vraies maladies mentales. Je n’ai jamais rencontré de jeune en dépression dans ma jeunesse, et la scarification était une chose inconnue et aurait été alors incomprise, comme une atteinte absurde à la santé.
   
    Je vous ai déjà parlé de l’amour il y a 60 ans.
    Beaucoup d’amis et on sortait tantôt avec les uns tantôt avec les autres. Pas de petit(e) ami(e).
    Les classes n’étaient pas mixtes et il y avait un “lycée de filles” et un “lycée de garçons” du CM1 à la terminale;
    Au lycée, on ne pensait pas à être amoureux, (les médias inexistantes ne nous y incitaient pas), et ceux à qui cela arrivait, étaient très discrets et, en l’absence de pilule et préservatifs, ne laissaient pas libre cours à leurs désirs.
    Aussi y avait il très peu de chagrins d’amour et la jalousie restait peu connue des ados.
    Même par la suite après le bac, le coup de foudre existait peu et le véritable amour était basé sur une connaissance et un respect mutuel.
    Il était rare que l’on vive ensemble avant de gagner sa vie, et le faire en dehors du mariage était mal vu, de même que le divorce.
    C’était sans doute le préjugé de société auquel on se soumettait le plus et qui n’était pas bénéfique, car il ne permettait pas de s’assurer avant de fonder une famille, que l’on avait assez de points communs pour pouvoir supporter une vie commune.
    L’autre préjugé lié d’ailleurs au dogme de stabilité du mariage, était que la femme s’occupait du foyer et n’avait pas d’activité professionnelle. Il y avait donc beaucoup moins de filles que de garçons dans l’enseignement supérieur et même dans le secondaire peu d’élèves et très peu de filles dans l’enseignement scientifique.
    A Pau, dont la commune comptait 25 000 habitants, il n’y avait plus de 1ére S et de terminale S au lycée de filles et une seule classe au lycée de garçons où nous étions 21 garçons et 8 filles seulement.. Pourtant le mythe selon lequel les filles n’ont pas la “bosse des maths” est parfaitement ridicule.
    Heureusement ces préjugés ont presque disparu. Mais les hommes sont restés presque aussi macho que de mon temps! LOL
    C’est cette différence homme - femme qui était sûrement le plus fort préjugé d’il y a 60 ans.

    Finalement, quand je revois ma jeunesse, je pense avoir pas mal de préjugés mais peu de tabous, je crois avoir étant jeune, “vécu avec mon temps”, mais sans étre “emprisonné” ni être “un mouton”.




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lancien

sortir de la tristesse

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