Dimanche 12 avril 2009 à 8:51

Vivre sa vie

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    Celle que j’appelle parfois ma muse philosophe, parce ses idées me suggèrent souvent des sujets d’articles, a fait sur son blog des remarques très pertinentes sur le conformisme que nous éprouvons vis à vis des “idées reçues“ et “l’avis du plus grand nombre”.
    J’ai essayé dans un précédent article d’expliquer cet esprit moutonnier au plan du fonctionnement de notre cerveau ( le “circuit des erreurs”) et je voudrais aujourd’hui réfléchir davantage sur ce sujet, quitte à susciter la contradiction (mais j’aime assez cela !).
    Je pense faire trois articles :
        - aujourd’hui je voudrais poser la question : d’où viennent ces “idées reçues”?
        - puis je voudrais me demander si lorsque j’étais ado, est ce que je vivais “avec mon temps” ?
        - enfin maintenant que je suis vieux et malgré mes 77 ans, est ce que je vis vraiment au 21ème sciècle?


    D’où nous viennnent nos “idées reçues” ? Qu’est ce que pour nous le “politiquement correct”, “l’avis de la majorité”, voire le “concensus populaire” ?
    En fait je crois que cela recouvre des notions bien diverses selon la façon dont nous abordons ce problème.
    Je rappelle que l’une des interrogations était : faut il, pour être un homme (ou une femme bien entendu), se fondre dans la masse des autres hommes et adhérer aux idées du plus grand nombre, comme le veut la démocratie.?
    Il y a dans notre vie des stades très importants : l’enfance et l’éducation par nos parents, notre apprentissage d’élève ou d’étudiant, notre confrontation aux autres, dans notre famille, dans nos études ou notre vie professionnelle, l’amitié et l’amour, et par ailleurs l’influence de l’opinion publique relayée par les médias.
    Mais il y a aussi à l’origine notre héritage inné, qu’il soit culturel, héréditaire ou génétique et dû en partie au hasard (voir mes articles “inné ou acquit”).
    L’évolution darwinienne a plus d’effets sur nous que nous ne soupçonnons, car ils sont relativement cachés, mais ce n’est peut être pas le plus important pour notre problème, alors commençons par là.

    Importance de l’héritage inné :

    Nous héritons selon C.G. Jung d’un “inconcient collectif” d’un certain nombre de prédispositions générales ( par exemple, l'anima, élément féminin en chaque homme et l’animus, élément masculin en chaque femme), de tabous (telles les interdictions naturelles instinctives d’avoir des relations sexuelles à l’intérieur d’une famille, parents et enfants, frères et soeurs).
    Par contre certains tabous sont d’origine culturelles comme la bigamie.
    Nous avons aussi des prédispositions innées qu’elles soient héréditaires, dues à l’expression de nos gênes ou le fait du hasard des connexions ultimes de nos neurones dans le foetus.
    Il y a certaines constantes dans le cerveau humain qui rendent certains raisonnements proches, des prédispositions individuelles qui nous rendront plus sociables (extraversion) ou plus réfléchis (introversion), plus logiques ou plus altruistes, plus imaginatifs ou plus réalistes, qui nous inciteront à dominer les événements ou au contraire à nous laisser emporter par eux en s’y adaptant, qui font que nous sommes plus ou moins sensibles, optimistes ou pessimistes, crédules ou sceptiques....(voir mes articles sur les "préférences cérébrales).
    Certes ce n’est pas “l’opinion de la majorité”, mais notre sensibilité et nos réaction à cette opinion du plus grand nombre nous influencera dans des proportions très différentes selon notre personnalité.
    Il faudra donc nuancer nos propos car ce que nous risquons de dire pour certains ne sera pas forcément valable pour d’autres.

    L’éducation des parents :

    C’est (ou cela devrait être), à mon avis, une des causes principales de l’ensemble des règles que nous appliquons, de nos tabous, préjugés, habitudes.
    L’enfant est très malléable, son système d’apprentissage très performant
    Les acquits de cette période nous poursuivent toute notre vie : des règles morales (éventuellement religieuses, mais ce sont les mêmes avec une motivation en plus), des codes de bienséance qui nous facilitent la vie de tous les jours en société et l’acquisition d’un ceratin nombre d’habitudes, qui devraient par la suite nous permettre de mieux réussir et de moins déraper.
    Cet ensemble de règles est évidemment inspiré des traditions de notre société et constituent donc un ensemble “politiquement correct”, issu du consensus de la majorité (ou d’une certaine majorité) au cours du temps, et qui d'ailleurs évolue d'une génération à l'autre.
    Certes nous nous les approprions plus ou moins en grandissant et celles que nous avons intégrées à notre personnalité sont appelées par les psys le “surmoi”.
    Est ce être moutonnier que de les suivre.? Il faut reconnaître que d’une part elles font partie de nous mêmes et que les négliger trop nous rendrait inapte à la vie sociale.

    L’instruction :

    Elle est censée nous former l’intelligence et l’esprit, nous donner des connaissances et une culture générale et nous préparer à un métier futur et nous former à certains mécanismes qui nous permettront de poursuivre notre formation tout au long de notre vie.           
    Certes il s’agit de connaissances personnelles littéraires, artistiques ou scientifiques, qui ont souvent un caractère historique.
Mais les professeurs qui nous forment ainsi ont incontestablement une influence sur nous, et la façon dont ils nous enseignent nous marque sûrement.
    Certes cet enseignement est imprégné des idées des philosophes, artistes et savants du passé, mais, bien que représentant un héritage,  il me semble qu’il n’apporte pas autant de pensées préconçues et de tabous, que la mode et l’air du temps.

    L’impact des autres : famille, amitié, amour.

    Je n’en dirai pas de même des gens que nous cotoyons pendant notre formation ou notre vie professionnelle.
    Tous les jours je rencontre un enfant ou un ado mécontent parce que ses parents n’ont pas voulu lui acheter un jouet ou un gaget qu’avaient certains de ses camarades. Envier le voisin est devenu une habitude, aussi bien pour les jeunes que pour les adultes.
    De plus chez les jeunes notamment, deux “commandements” guident beaucoup d’actes :
        - le “t’es pas cap” qui invite à montrer que l’on est capable de faire n’importe quelle bêtise, et
        - le “je ne suis pas plus con que toi” qui pousse à montrer que l’on est aussi con que le voisin en faisant la pire des âneries.
    Notre comportement est toujours très fortement influencé par le qu’en dira t’on et par l’image que nous voulons donner de nous aux autres, la “persona” des psys.
    Il est sûr que l’amour de nos parents pour nous, celui de notre petit(e) ami(e), l’amitié de nos camarades sont des choses très importantes, indispensables à un être humain, adolecent comme adulte, jeune comme vieux.
    Les décevoir, risquer de perdre leur estime et leur amour ou leur amitié est impensable et donc nous adoptons automatiquement et inconsciemment le idées et les attitudes des clans de peur d’être rejetés.

    Les médias :


    Autre influence sûrement très importante dans le domaine des préjugés, des idées reçues, des tabous et interdits, sur nos désirs et nos actions : les médias principalement la publicité, le cinéma, la télévision, les DVD, internet, les groupes souvent mercantiles et les modes qu’ils engendrent, et la société de consommation qui pousse à satisfaire nos envies sans réfléchir. A un moindre titre (malheureusement ? ) nos lectures.
    A force de voir ou d’entendre toujours les mêmes clichés, ceux-ci deviennent pour nous des évidences incontournables, des voies qu’il nous paraît difficile de ne pas suivre, sous peine de plonger à contre-courant dans l’inconnu en se mettant au ban de nos proches ou amis.

    Je ne pense pas avoir été exhaustif dans cette réflexion, mais pour aborder mes deux autres articles sur “comment vivre en son temps” , il  y a 60 ans et aujourd’hui, j’avais besoin de recenser succinctement les causes de nos idées reçues et des prairies moutonnières qui risquent de nous attirer.




   

Samedi 11 avril 2009 à 8:44

Paysages

    Repos avant d’aborder notre tendance à jouer au mouton de la société.

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    Un petit tour du coté des topiaires, aujourd’hui des “topiaires d’eau”

    D’abord ces deux embarcations, l’une en solitaire et l’autre en quatre barré qui vont faire la course !







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    Et elles ont fait peur à ces canards qui prennent leur envol !


Vendredi 10 avril 2009 à 14:16

Amour et peines de coeur

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    Dans mes conversations avec mes correspondantes qui souffrent de chagrins d’amour, je constate souvent deux approches très différentes de l’amour, deux sortes de liens dont elles n’ont pas totalement conscience, mais que souvent elles opposent, et que j’appellerai “l’amour tendresse” et “l’amour passion”, d'un côté, des liens que nous tissons dans des attachements rassurants et sans histoire ; et de l'autre, ceux qu’imposent les pulsions de la passion et du désir.

    Je suis étonné de ne trouver le plus souvent que ces deux approches dans les couples ou dans la recherche du (ou de la) petit(e) ami(e).
Alors je finis par penser à l’article de Monochrome dream sur notre tendance à suivre l’opinion majoritaire et à en faire un dogme (je vais faire des articles sur ce sujet dans les prochains jours).
    Alors réfléchissons à cette dualité et cet antagonisme, cette alternative de l’amour tendresse et de l’amour passion.

    Pas étonnant que tout le monde y pense : c’est pratiquement le sujet de toutes les intrigues amoureuses des films américains.
    Tout jeune premier américain se trouve dans une intrigue amoureuse de film ou dans son couple de scène, devant deux éventualités entre lesquelles il croit balancer, se réduisant en fait à une seule : soit épouser quelqu'un qu'il n'aime pas, et dont il ne se sentira donc jamais prisonnier, soit partir avec une femme qui ne l'aime pas, (ou a une passion violente mais de courte durée), et dont il peut imaginer qu'elle ne le retiendra donc jamais s'il veut partir ! Deux femmes très différentes, mais un seul choix : un amour quasi-unilatéral !
   
    Alors je me demande si dans la vie des jeunes ados que je cotoie, voire même des couples plus âgés, ces deux choix d’amour tendresse et d’amour passion sont-ils finalement si différents ?
    Si l'amour totalement et également partagé dans le couple est si rare chez mes “guenons”, n’est-ce pas parce que nous faisons tout pour que cela ne nous arrive pas ? C'est qu'un tel amour présente un risque considérable, celui de la confusion des rôles et des sentiments.
    Quand je regarde autour de moi, j’ai souvent l’impression que les couples semblent divisés en deux camps : d'un côté, ceux qui sont seuls et rêvent tout haut d'être en couple ; et de l'autre, ceux qui sont en couple et rêvent tout bas d'être seuls. Mes guenons qui n’ont pas de petit ami se sentent ridicules et anormales, sans penser à la liberté qu’elles ont d’avoir beauoup d’amis, et celles qui ont un petit ami dont elles se sont lassées, ne veulent pas le quitter de peur d’être seules et de paraître insociables aux yeux des autres.
    Ce n'est pas un hasard. C'est qu’aussitôt seuls, nous nous angoissons d'être abandonnés, tandis qu'aussitôt en couple, nous craignons - (et surtout les garçons) - de perdre notre liberté.
    Tromper sa petite amie (souvent avec sa meilleure copine !) obéit bien souvent à une logique qui a peu de choses à voir avec l’amour physique et beaucoup avec l'esprit. En s'imaginant ailleurs à tout moment, l'infidèle échappe à l'angoisse de se trouver pris dans le filet d'une relation exclusive et sans échappatoire. Je ne cherche ni à excuser, ni à juger, je constate des faits.
    C’est l’influence du “vivre son temps inconscient” que dénonçait ma “muse philosophe”.

    Ce qui est curieux c’est que ce type d’amour “unilatéral” ou en tout cas “disproportionné et inégal dans le couple” semble une clé du succès puisqu’il est adopté par la majorité. Le couple peut peut être avoir une certaine durée parce que chacun des deux partenaires y est rassuré: celui qui aime n'est pas livré à l'angoisse d'un conjoint qui ne le lâcherait jamais, et celui qui est aimé se sent libre, dans sa tête ou en réalité, sans crainte d'être abandonné.
Les hommes et les femmes ne sont pas égaux dans la façon de résoudre ce dilemme. Les uns ont envie d'aimer et de rester insaisissable tandis que les autres ont plutôt envie d'être aimées mais de pouvoir maintenir parfois leur ami à distance.

    C’est vrai que personnellement je comprends mal ce choix obligatoire entre ces deux attitudes de l’amour sécuritaire et de l’amour passion.
    Mais comme me diraient  Monochrome dream ou Maud, qui aiment bien discuter sociologie de la vie, “toi tu es d’une autre époque, qui avait ses normes différentes, tu as vécu ton temps, qui n’était pas aujourd’hui”.
    C’est sans doute cela : pour moi, comme pour des jeunes de mon époque, on n’avait pas à choisir entre l’amour tendresse et l’amour passion, on voulait les deux à la fois, sachant qu’au début ce serait plus de passion et dans un vieux couple plus de tendresse, et finalement on l'obtenait.
    Mais à condition de s’aimer beaucoup vraiment dès le début et de façon à peu près équilibrée, et d’avoir beaucoup en commun : façon de penser, qualités et défauts qui se complètent, respect mutuel l'un de l’autre et effort vers lui, goûts et désirs voisins bref 
deux personnalités et deux conceptions de la vie qui ne soient pas trop différentes et ne risquent pas trop de diverger avec le temps.
    La recette pour cela ce n’était pas le ou la petit(e) ami(e). C’était avoir des amis du sexe opposé que l’on connaissait de mieux en mieux. Et puis il y a l’un d’eux avec lequel peu à peu, se crée une relation privilégiée, une certaine communauté d’esprit, un certain fusionnement et aussi l’impression d’être indispensable l’un pour l’autre, puis on découvre un jour qu’on s’aime, mais ce choix progressif fait de cet amour quelque chose de sérieux qui a quelques chances de durer, dans la mesure où l’on a suffisamment de choses en commun pour qu'elles soient durables et qu'on ne s'éloigne pas l'un de l'autre et qu'il n'y ait pas trop de disproportion entre les deux amours.

Jeudi 9 avril 2009 à 10:07

Amour et peines de coeur

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    Je vous ai souvent dit que beaucoup de celles que j’appelle (par tendresse), "mes guenons”, souffrent de peines de coeur, plus ou moins compliquées.
    Echaudées par une rupture, elles s’inquiètent sur la conduite à tenir dans l’avenir.
    Il peut être angoissant de s'attacher. Ne va-t-on pas souffrir si l'autre nous rejette ? Parfois, il est plus sûr de garder ses distances, de ne pas s'impliquer sentimentalement. Mais ne devient-on pas alors ainsi insensible?
   
    Effectivement on peut définir trois attitudes différentes d’attachement :

    Certains ont peur de souffrir et se protègent en évitant le contact trop rapproché, en restant avares de sentiments et en se réfugiant derrière une carapace d'indifférence. On peut les appeler, comme le font certains psychologues, des “évitants”;
    D'autres s'attachent, mais gardent la peur de souffrir, guettant dans le regard de l’autre des signes de désapprobation, qui prennent pour eux des dimensions exagérées. Ce sont des “anxieux”.
    D'autres enfin savent s'ouvrir, s'attacher, sans craindre d'être rejetés. Ils sont “confiants”.

     D'après les études de Patrik Vuilleumier, de l'Institut de neurosciences cognitives de Lausanne, chacun de ces profils affectifs correspond à une activité particulière du cerveau

    Les évitants ont des réactions affectives réduites en réponse à des signaux sociaux positifs. Ils sont indifférents à ce qui peut être le début d'une amitié, ne ressentent pas d'émotion dans ce type de rapport, n'attendent rien des autre, et sont distants à la fois physiquement et affectivement.
    Il s'agit de personnes très indépendantes et peu portées vers la vie collective. Souvent, elles héritent ce trait de personnalité d'une enfance difficile, où elles se sont senties rejetées par leurs parents et se sont protégées affectivement de ces traumatismes en faisant taire leurs émotions.
    Au plan neurobiologie, ces personnes ont , lorsqu’on leur fait des réflexions aimables, une faible activité de deux zones cérébrales, le striatum et l'aire tegmentale ventrale. (centres qui interviennent dans le circuit de la récompense - voir des articles précédents).

    Les anxieux sont des personnes hypersensibles aux signaux de l'entourage, notamment aux reproches accompagnés de moues du visage.
    Les réactions négatives ébranlent la confiance du sujet, en suractivant les zones du cerveau impliquées dans la genèse des émotions et plus particulièrement de la peur, donc engendrent une réactivité accrue de l'amygdale cérébrale dorsale gauche, aux situations sociales négatives,
   
Les personnes au profil d'attachement anxieux sont extrêmement attentives à tout ce qui peut constituer une remise en question de leur rapport à l'autre. À la différence des personnes évitantes, elles ne fuient pas le contact, elles le désirent, mais en le redoutant, n’ayant pas une solide confiance en elles, ce qui les rend très sensibles au moindre signe de désapprobation.
    Selon les psychologues de l'attachement, un enfant à qui ses parents donnent des signes d'amour fréquents et réguliers, tout en accompagnant ces signes de  repères stables en matière d’éducation (notamment une distinction nette des choses autorisées et interdites, et éventuellement des récompenses et des sanctions) apprend que les reproches ne constituent pas une remise en question de l'attachement parents-enfant.

    Qu'est-ce donc que le profil “confiant” ?
    Il s'agit d'un attachement qui n'est ni évitant, ni anxieux. Ces personnes à l'attachement confiant présentent une forte activation de leur striatum et de leur aire tegmentale ventrale dans des situations sociales favorables, lorsqu'on leur fait un compliment ou qu'on leur sourit.
    Toutefois, leur amygdale cérébrale ne s'active pas trop en cas de reproche. Elles n'ont pas peur de l'autre et cherchent en lui un réconfort, mais sans se sentir déstabilisées à la moindre moquerie ou à la moindre remarque acerbe.

    Finalement, ce type de réaction affective est nécessaire pour que se tissent des rapports sains, stables et durables. Lorsque deux personnes s'attachent, il vient toujours un moment où les reproches sont dits, où l'on peut se sentir critiqué.    
Il faut avoir alors suffisamment de confiance en soi pour ne pas interpréter ces attaques comme une remise en question de sa relation avec l'autre, voire de soi.
    Efforcez vous de vous approcher le plus possible du profil d’attachement des “confiants”, car il est celui qui assure le plus de stabilité.
    Certes il y a au départ une prédisposition innée due à votre cerveau, mais vous avez pu voir dans mes précédent articles qu'un cerveau, cela s'éduque aussi, et qu'avec un certain entraînement, une certaine volonté, on peut non pas changer ses tendances innées, mais les atténuer et en développer d'autres qui en compensent les effets nocifs.


   

Mercredi 8 avril 2009 à 10:55

Animaux

    Que toutes celles auxquelles je n'ai pas répondu ces jours-ci m'excusent j'ai eu beaucoup de travail. Je vais reprendre mes mails.
    En attendant, un petit article de zoologie et ci-dessous une photo de vache mutante ou de vache siamoise LOL.


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    Le saviez vous, les vaches sont très physionomistes (est ce à force de regarder passer les voyageurs dans les trains ?? ^^ ).

    L’INRA, l’université Paris 13 et l’école vétérinaire de Maison Alfort ont mené des études originales. Elles ont soumis des vaches de race bretonne (je suis fier !), noires avec des taches blanches, à des tests de reconnaissance visuelle.
    Les vaches devaient observer de grandes photographies de leurs “copines” du troupeau, et les expérimentateurs facétieux avaient rajouté sur certaines photographies (par truquage), un petit tas de farine, nourriture dont elles sont particulièrement friandes. Ultérieurement, placées face à deux photographies dont l'une avait été associée à la farine, mais qui ne comportait plus le petit tas de la photo antérieure, les vaches se dirigeaient toujours sans hésiter vers le portrait alléchant. Mieux encore, elles reconnaissaient de profil une tête qu'elles avaient vue de face ! (Faut le faire ! En suis-je capable, même sans un petit tas de chocolat ?).
    Et par la suite, au grand étonnement des chercheurs, lorsqu’elles retournaient sur le pré après leur test, elles se dirigeaient tout de suite vers les "vaches farines", pour leur demander s’il ne restaient pas encore un peu à manger, comme si elles avaient une photo d’identité dans leur cerveau.

    Les vaches ont donc des capacités de reconnaissance visuelle analogues à celles des moutons, un animal utilisé dans des expériences d'imagerie cérébrale. Les études vont se poursuivre et le jour n'est peut-être pas si loin, où l'on verra une vache dans un scanner IRM !
    Rassurez vous j’ai vérifié, ce compte rendu d’étude n’a pas été fait un premier avril.

    Et peut être verrons nous un jour dans le journal que beaucoup lisent dans le métro, une petite annonce :
        “Recherche gentil petit taureau, sexe masculin, front large et naseaux frémissants, forte encolure, tache blanche entre les cornes.! ”
    Tel est sûrement leur rêve !
    Et le vieux singe n’aura pas que ses guenons à consoler de leurs chagrins d’amour, mais aussi une gentille petite ado vache bretonne.
    J’ai oublié de demander : les vaches vont elles sur MSN ?   

.   





Mardi 7 avril 2009 à 8:00

Chats

Je viens de faire des articles sur le sommeil.
Puis il y a eu le changement d’heure, passage à l’heure d’été qui perturbe nos cycles et diminue pendant quelques jours nos durées de sommeil.

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    J’ai eu ensuite beaucoup de travail et, voulant aussi répondre à ses guenons et  écrire des articles sur son blog, le vieux singe a veillé plus tard ou s’est réveillé plus tôt.
    Alors il a fait la démonstration de son article sur le manque de sommeil, il est crevé comme ce petit chien !!!




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     Donc aujourd’hui, pas d’article ! Juste des photos.
     Et d’ailleurs cet article, je l’ai fait hier et j’ai programmé sa publication !

    Je voudrais vous montrer quelques petits chats que je trouve adorables
    Celui-ci qui dort avec son nounours











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Celui là qui a faim et lape sa tasse de lait;












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Et ces deux frères qui comptent jusqu'à cent pendant que les autres se cachent (nous avons tous fait cela enfants ! )
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    J’ai lu récemment un article de ma “muse philosophe” qui m’a beaucoup intéressé. Vous pourrez le lire in extenso sur  http://monochrome.dream.cowblog.fr/.
    Ici, vous n’en verrez que des extraits et évidemment ceux qui m’arrangent. (vilain traître me direz vous !!, mais allez donc lire la suite sur le blog originel !!)

<<    Il faut "vivre avec son temps"
Comment vit-on avec son temps ?
    J'ai longtemps cru que c'était simplement en se fondant dans la masse de ceux qui abdiquent. Qui étudient des choses non par intérêt mais par peur de ne pas s'intégrer au système ; qui se rendent à l'évidence de la folie, pardon, de la logique du monde, et essaient de s'y convertir pour ne pas souffrir leur solitude. Ces gens, ceux qui s'adaptent au mieux, sont ceux dont la pensée roupille. Inhibée, l'essentielle part de soi qui fait qu'on est humain ! Ne reste qu'une enveloppe de conformité, de soumission à des choses dont on croit qu'elles sont légitimes, et qu'on n'ose plus penser autrement. Est-ce que ça s'appelle vivre ? Est-ce qu'il n'y a pas un appel qui nous pousse à aller plus loin que les simples options intégration-confort-oubli ?
    Mais "vivre avec", ce n'est pas "se laisser emprisonner dans".....>>
(j'aime bien cette dernière phrase, qui me paraît très vraie en amour! )

    Je crois que " vivre avec son temps" est un  thème qui nous préoccupe tous. Nous n’aimons pas être un mouton, mais si nous sommes trop originaux, nous risquons de vivre dans une prison de verre dont nous aurons perdu la clé.
    Peut-on penser par soi-même ? Au pays de Descartes et  du siècle des Lumières, cela me paraît presque une évidence. Et pourtant...
    En des temps reculés, le conformisme favorisait la survie. L'être humain ne pouvait subsister qu'au sein d'un groupe et adopter les pratiques et les habitudes de penser du groupe était le plus sûr moyen de s'y faire accepter et d'affronter l’adversité et la nature hostile.
    La sélection naturelle s'est faite dans le sens du groupe.
    Mais aujourd’hui, me direz vous, cet environnement a en partie changé. Notre société moderne et la relative autonomie de l'individu, ont affranchi ce dernier de la loi clanique et chacun se voudrait libre penseur.

    Je pense que ma muse est beaucoup plus forte que moi en philosophie car c’est son domaine d’études et je ne vais pas essayer de me mesurer à elle sur ce terrain; ce serait de la folie. Donc pas de duel verbal.  LOL
    Je vais essayer de me demander quel est le dessous des cartes en allant voir ce que disent les  chercheurs en neurobiologie.
    Ils ont montré que le “noyau accumbens” (dont nous avions vu le rôle dans le domaine de l’apprentissage et du circuit de la récompense),  ainsi que des centres du girus cingulaire (dans le cerveau émotionnel) s’activent quand nous croyons avoir fait une faute intellectuelle et se mettent alors en rapport avec le cortex frontal qui réfléchit, et avec la mémoire et les circuits proches du centre de Broca qui font les calculs.
    Ils appellent cela le “circuit de détection des erreurs “. Un tel circuit s'active, par exemple, lorsqu'un élève donne en classe une réponse, qu'il croit bonne, mais que son professeur lui dit qu’elle est inexacte.

    Une étude de l’équipe de V Kloutcharev de l’Université de Nimègue  a montré que nous avions dans notre cerveau un “senseur de l'idéologie dominante”,  et que ce sont ....les mêmes centres de détection des erreurs !!
    Ces circuits cérébraux s'activent lorsque nous formulons un jugement qui s'écarte de la majorité, et nous conduit à réviser nos opinions pour mieux nous ajuster à l'avis ou au goût dominants.
    Dans des épreuves multiples, où on demande à des personnes de porter des jugements sur des sujets divers pour lesquels existent des clichés “politiquement corrects” (théoriquement les avis du plus grand nombre !), on  leur communique par moment l'avis de la majorité, en même temps qu’un scanner RMN mesure l'activité de leur cerveau et notamment des centres “de détection des erreurs”.
    Tant que l'avis de la personne correspond à celui de la majorité, ces centres sont au repos, mais si un écart apparaît, ces zones cérébrales s'activent.
    Comme l’élève dont je parlais ci dessus les personnes croient que leur avis est correct, jusqu’à ce qu’on leur dise que la majoriité pense autrement et là leur “circuit d’erreur” leur dit qu’ils se sont trompés, les poussant à réviser leur jugement.
    Qu'il s'agisse de la mode, des archétypes féminins, de l’avis des petits copains, ou du discours médiatique,ou de la morale, bref du “politiquement correct", le cerveau humain a sa boussole qui lui indique quand il s’éloigne de la direction du nord et lui demande de revenir à l'étable aux moutons !!
    C’est ce que montrent aussi des études récentes, qui confirment ce que savent bien ceux qui ont eu à diriger une équipe : que les personnes ayant peur d'être rejetées par un groupe adoptent les comportements habituels de ce groupe.
    Nous ne sommes plus au temps de la préhistoire, mais la loi de darwin a forgé en nous un outil de “pensée unique”, le gyrus cingulaire rostral” et le noyau accumbens et kle "politiquement correct" a de beaux jours devant lui !

    Alors ma “muse philosophe”, je t’admire d’autant plus de ne pas vouloir suivre les moutons et t’écarter raisonnablement des idées reçues
    Finalement ce n’est pas naturel d’avoir, même un tout petit peu, d’originalité, alors je vais finir par m’admirer moi même ! Où va t'on ??
    Il est donc temps, je crois, d’arrêter mon article !   LOL

    Mais l’interrogation me poursuit “ qu’est ce que vivre avec son temps" ? D’où tirons nous tous ces à-priori de “politiquement correct” ?
    Ai je vécu avec mon temps quand j’étais jeune et est ce que je vis avec mon temps d’aujourd’hui où je suis vieux ?
    Il faut que je réfléchisse avant de faire d’autres articles.
    Monochrome Dream, tu vas me crever à force de me faire réfléchir !! LOL

Dimanche 5 avril 2009 à 8:24

Eveil, sommeil, rêves

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    Le sommeil n'est pas considéré à tort comme quelque chose d'important. Pourtant, c'est un besoin essentiel.
    Les gens qui se préoccupent trop de leur sommeil passent pour des paresseux, et c'est souvent la première chose qui est sacrifiée quand les gens manquent de temps dans leur journée.

    Dans notre société moderne le manque de sommeil est devenu courant : la lumière artificielle a permis de veiller et de raccourcir la durée du sommeil pour permettre de travailler ou de se divertir. De plus des millions de gens travaillent la nuit et dorment le jour.
    Dans l'ensemble la durée du sommeil a donc diminué de 1 h 30 à 2 heures durant la seconde moitié du vingtième siècle
    En 1910, les gens dormaient en moyenne 9 heures par nuit. Dans les années 60, le temps de sommeil était de 8 à 9 heures. En 2000 ce temps est descendu à 7 heures. Actuellement beaucoup de gens commencent à ne dormir que 5 à 6 heures notamment en raison de la télévison et de l’utilisation de l’ordinateur et d’internet.
    Un sondage de 2005 indique que 16% des adultes dorment moins que 6 heures et 26% ne dorment plus que 8 heures. Les travailleurs sur des horaires de nuit souffrent davantage que les autres d'un manque de sommeil, ne dormant en moyenne que cinq heures par jour.
    On estime qu'actuellement environ un quart de la population adulte manque de sommeil et que la moitié des gens se sentent épuisés, fatigués au moins un jour par semaine et 17% des réponses au sondage de 2005 sont ainsi tous les jours ou presque, le manque de sommeil expliquant une part importante de ces symptômes.
    Toutefois les besoins de sommeil ne sont pas les mêmes pour tous.
Presque 20 h pour les nourrissons, plus de 12 h pour les bébés, 9 h pour les ados, 8 h pour un adulte, 6 à 7 h pour un vieillard, mais ces durées moyennes peuvent varier d’un individu à l’autre de 1, voire même 2 heures.
    C’est à chacun de connaître ses propres besoins en durée de sommeil.
    Si vous avez besoin de 8 heures de sommeil et que vous ne dormiez que 7 heures, cela entraîne un manque de sommeil. Il n'est pas possible de tricher avec les besoins de notre organisme !

    Nous avons vu hier, les effets du manque de sommeil au niveau de l’organisme,  sur le plan de la chimie biologique, voyons maintenant les effets macroscopiques

    Voyons d’abord les effets d’un manque de sommeil passager, occasionnel non systématique :

    Durant la journée qui suit une nuit blanche, ou suite à une privation, par rapport à nos besoins personnels, d’une ou deux heures de sommeil par nuit durant plusieurs nuits d’affilée, on peut observer différentes modifications de notre comportement :
     - une irritabilité importante.
     - des troubles de l’humeur.
     - une difficulté à se concentrer plus de 5 minutes.
     - des pertes de mémoire.
     - un besoin de bouger constamment.
    - une fatigue de plus en plus grande, surtout si les phases de sommeil profond (voir mes articles sur le sommeil) sont diminuées.
    Les études de l’université de Liège ont montré que; même si un manque de sommeil occasionnel se rattrape en une nuit ou deux, la récupération n’est pas équivalente pour les deux types de sommeil (profond et paradoxal).
    En effet, nous rattrapons en priorité notre déficit en sommeil lent profond (fatigue physique), le déficit en sommeil paradoxal (fatigue nerveuse et mémoire) ne se rattrapera qu’après la récupération physique.
     Donc attention, trop veiller pour réviser les jours qui précèdent un examen, risque de vous faire rater vos épreuves par manque d'attention, troubles de mémoire et impossibilité de se concentrer pour réfléchir.

     Si le manque de sommeil est poussé à l’extrême, on aboutit à un dérèglement du fonctionnement cognitif du cerveau.
.    Les militaires ont fait des études sur des officiers volontaires d’un état major, qui ont été mis dans une situation opérationnelle et devaient diriger une manoeuvre à partir d’un poste central de commandement pendant 4 jours sans dormir, pour la plupart en forçant à l’éveil par des médicaments.
    Outre la fatigue grandissante qui les empêchait de travailler et qui a fini par les faire spontanément s’endormir, on a constaté une inaptitude progressive à effectuer les tâches de direction des opérations, les fonctions cérébrales de réflexion et surtout d’anticipation et de représentation des conséquences des actes, étant très fortement diminuées (cortex préfrontal). Des troubles de mémoire ont été constatés. Les ordres donnés devenaient incohérents ou absurdes. Les expérimentations ont dû être arrêtées car des délires et des hallucinations commençaient à apparaître.
    Les médecins pensent qu’au delà d’un certain manque de sommeil, on risque de sombrer dans la folie, puis la mort surviendrait. Toutefois l’organisme réagit et nous force à dormir avant cette éventualité, sauf si on l’en empêche.
    Les récupérations sont longues. Dans le cas de l’expérience  que je viens de citer, les personnes ont dormi ensuite pendant plus de 36 heures sans réveil !

    Que savons nous sur un manque de sommeil, non plus occasionnel, mais systématique, chronique, qu’il soit dû à nos activités volontaires, ou à un trouble maladif ou physiologique (comme l’apnée du sommeil par exemple).
    Je vous renvoie à mon article d’hier : on constate des effets au niveau du métabolisme, c’est à dire des modifications au niveau de la produxction des neurotransmetteurs et des hormones.
    Nous avons vu que le manque de sommeil engendre la fatigue, favorise l’hypertension, le diabète et l’obésité, diminue les défenses immunitaires, dégrade la motivation, l’attention et la mémoire ainsi que le fonctionnement rationnel de prise de décisions, et en définitive accélère le vieillissement.
    Le manque de sommeil  augmente l’appétit par diminution des taux d’hormones de satiété qui diminuent la faim. Il perturbe la’assimilation du glucose et ces deux phénomènes contribueraient à l’augmentation de poids et à des taux de sucres anormaux.
     Les chercheurs pensent même que l’augmentation très importante aux USA du nombre d’obèses et de diabétiques serait due en partie à la diminution de la satisfaction des besoins en sommeil en fonction d’un temps accru de présence devant la télévision et internet.
    Les effets sur le vieillissements sont probables, mais n’ont pas encore été véritablement prouvés.

    Faites donc très attention tout particulièrement en période d’examens ! Grappillez le moins possible sur votre sommeil, et si vous devez le faire, ayez des moments de récupération suffisants pour rattraper non seulement le déficit en sommeil lent, (la fatigue), mais aussi le déficit en sommeil paradoxal (indispensable à la concentration, la réflexion et la mémoire).


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Samedi 4 avril 2009 à 8:38

Eveil, sommeil, rêves

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    Mes articles sur l’effet du sommeil sur la mémoire m’ont valu des questions sur les effets du manque de sommeil d’autant plus qu’alixxxounette a traité une partie du sujet dans un commentaire :
“...Le sommeil a aussi des vertus de réparation non négligeables, et pour cause, si on empêchait quelqu'un de dormir, on verrait bien sûr de l'irritation, des comportements antisociaux, agressions physiques, sexuelles, des troubles du langage conséquent, mais aussi, et ça les scientifiques s'y attendaient peut-être moins, des lésions des différents tissus, des plaies qui se réinfectent et j'en passe. Dans tous les cas, l'état s'arrange au bout de seulement 6h de sommeil, et en cas de persistance de l'insomnie forcée, la mort est inévitable.
Et pourtant, on continue de jeter le haro sur le sommeil, cet affreux phénomène qui nous fait perdre 1/3 de notre vie..”


    Je vais donc faire deux articles sur ces effets, d’abord dans le premier, au niveau de nos organes et dans le second à un niveau plus général comportemental à court et long terme.
    Les progrès des méthodes d’analyses biochmiques ont en effet permis de nombreuses études sur les conséquences d’un manque de sommeil sur notre organisme.
    Il apparaît de plus en plus que le sommeil , non seulement par sa durée, mais aussi par sa qualité, participe de façon importante aux rythmes et aux taux des sécrétions hormonales et à la régulation du système nerveux autonome , et par là contribue à l’apparition des pathologies qui modifient notre espérance de vie comme le diabète , l’hypertension artérielle , l’obésité , l’altération de la mémoire,la dépression...et toutes les régulations cérébrales qui peuvent accélérer ou ralentir le vieillissement.

    On note des effets sur les neuromédiateurs du cerveau :
- le taux de dopamine diminue, donc les capacités d’apprentissage et le circuit de récompense est moins actif ce qui diminue la motivation et dégrade l’humeur.
- l’acétylcholine, qui augmente la conduction nerveuse, est essentielle pour la commande de tous nos muscles, et qui participe à la lutte contre le viellissement, voit son activité fortement diminuée.
- le GABA, qui est le neuromédiateur modérateur, participant à l’action régénératrice dans le cerveau et luttant contre le viellissement, a son activité restreinte et son action calmante est perturbée.
- la production de sérotonine est également perturbée et donc notre humeur.

    Les effets sur les hormones sont importants, car l’hypophyse que commande l’hypothalamus voit ses modes d’actions très influencés par le sommeil. Or l’hypothalamus par son intermédiaire commande d’une part le système nerveux autonome (orthosympathique et parasympathique) et d’autre part toutes les glandes hormonales du corps.
    Habituellement pendant le sommeil, le système sympathique activateur  est mis au ralenti, tandis que le parasympathioque qui a un rôle de freinage est activé. Des sécrétions d’hormones sont liées à cet équilibre qui est perturbé si la quantité de sommeil diminue.
    Les hormones sympathiques (adrénaline, noradrénaline, oestradiol, hormones thyroïdiennes ..) se trouvent en excès par rapport aux hormones parasympathiques (mélatonine progestérone, testostérone, hormone de croissance...) et cela va perturber le métabolisme, l’immunité, et la qualité de vie d’une manière générale.
    La mélatonine a un rôle anti-oxydant et protecteur dans lecerveau et le manque de sommeil qui réduit sa sécrétion, va diminuer mémoire, attention et tout le rôle prévisionnel du cortex préfrontal.
    Le taux de cortisol augmente surtout le matin, ce qui diminue à la longue, les défenses immunitaireset accélère le vieillissement et favorise l’obésité et le diabète.
    Les sécrétions nocturnes d’hormones thyroïdiennes diminuent avec le manque de sommeil d’où en général une fatigue grandissante.
    Le pic nocturne d’hormone de croissance est réduit en deux petits pic, ce qui modifie la tolérance au glucose. et prédispose au diabète car  l’aptitude de l’organisme à métaboliser le glucose est diminuée; elle peut chûter de 40% chez les gens dormant moins de 6 heures par nuit, ce qui conduit à des symptômes correspondant aux premiers stades du diabète..
   
    Les effets sur l’appétit sont importants.
    Alimentation et sommeil sont intriqués ; chez l’animal , la faim fait dormir moins. Inversement s’il est totalement privé de sommeil , la quantité de nourriture augmente. Des études récentes chez l’homme ont montré que la régulation de l’appétit est influencée par la durée du sommeil. La leptine , hormone de la satiété , relachée par les cellules graisseuses indiquant la satiété au cerveau , a son taux profondément diminué par le manque de sommeil , surtout le taux nocturne.
    Le manque de sommeil favorise l’obésité et tout régime amaigrissant demande une quantité de sommeil suffisante ( ce qui est contraire à l’opinion populaire !)

    On constate également une diminution de la dépense énergétique qui semble due en grande partie à la diminution de dopamine et d’acétylcholine.
Les personnes privées de sommeil sont moins susceptibles d’être physiquement actives, ce qui se traduit par une moins grande dépense énergétique.
Considérées dans leur ensemble, l’augmentation de la faim et de l’appétence et la diminution de l’activité soulignent le rôle du sommeil dans la régulation du poids. Le manque de sommeil engendre l’augmentation de poids.

    Nous voyons donc en définitive que le manque de sommeil engendre la fatigue, favorise l’hypertension, le diabète et l’obésité, diminue les défenses immunitaires, dégrade la motivation, l’attention et la mémoire ainsi que le fonctionnement rationnel de prise de décisions, et en définitive accélère le vieillissement.
   
Demain nous examinerons ces effets au niveau macroscopique sur notre comportement.

Vendredi 3 avril 2009 à 8:34

Adolescence

http://lancien.cowblog.fr/images/Fleurs1/P1010159.jpg


    Beaucoup d’ados (surtout ceux de 15/16 ans) qui m’écrivent, se plaignent que leurs parents ne s’aperçoivent pas de leur âge et les surveillent comme s’ils étaient des enfants. D’autres au contraire, croient que leurs parents les abandonnent. Quelques uns, pourtant d’un âge adulte, ne veulent pas quitter le giron des parents.
    Quand sortons nous du cocon familial ?

     Je ne crois pas que ce soit une question d’âge, mais plutôt d’état d’esprit, de moyens matériels et évidemment de l’éducation que l’on reçoit et enfin également, d'environnement.
    Je pense qu’on ne peut être vraiment indépendant que lorsqu’on est capable de mener sa vie seul, sans avoir ses parents derrière soi. Cela ne veut pas dire qu’on ne les aime plus et qu’on ne demande plus leur avis, mais qu’on est “responsable de sa destinée”.
     Il faut d’abord l’être matériellement et donc gagner sa vie, sinon on n’est pas responsable : on a une mentalité d’assisté !!!
    Ceci peut donc intervenir à un âge très différent selon les cas et notamment les études que l’on fait..

    Encore faut il être capable de prendre des décisions et d’en assumer les conséquences.
    Cela demande d’analyser et de prévoir les événements, de définir ses actes et de tenir compte de leurs répercussions futures sur ce qui nous entoure et notamment sur les autres êtres humains : parents, ami(es), petit(e) ami(e), camarades.
    Les neurobiologistes nous disent que c’est le cerveau préfrontal qui nous permet de prévoir les conséquences de nos actes, et que ses centres ont besoin d’une certaine “expérience de la vie” pour se former et qu’il n’est vraiment mature , en général qu’entre 20 et 25 ans. Il y a donc une limite basse physiologique à notre sortie de l’adolescence et notre entrée dans la vie d’adulte.

     La connaissance et l’acceptation des règles de la vie en société est aussi une condition impérative pour avoir notre indépendance.
     Il est certain que l’éducation que l’on a reçue et l’attitude des parents est une chose primordiale, pour faire cet apprentissage de la vie.
    Des parents qui couvent leur enfant et qui ne veulent pas se résigner à voir “l’oiseau s’envoler du nid” et à le laisser vivre sa vie sans décider tout à sa place, ne lui facilitent pas la tâche et risquent de l’étouffer ou de l’acculer dans l’égoîsme.    
    Mais à l’inverse, il ne me parait pas raisonnable de vous traiter dès le début de l’adolescence en adultes (que vous n’êtes pas) et de vous laisser la bride sur le cou, sans règles et sans surveillance et assistance.
    La transition doit être progressive.
    Dans l’entreprise où je travaillais, lorsqu’un jeune ingénieur arrivait, (22 à 25 ans), on désignait, outre son chef de service, un ingénieur “référent” qui était son “ange gardien”, chargé de l’aider, mais aussi de lui montrer les règles à suivre, les méthodes à utiliser, les erreurs à ne pas commettre.
    Votre référent à vous, ados, ce sont en général vos parents, aidés éventuellement des grands parents et dans certains cas, vos professeurs. .......
   
    Alors quelle peut être votre “liberté” à 15 ou 16 ans ? .
    Je n’ai pas eu de doléances de garçons; sont ils moins moins surveillés, s’accomodent ils mieux de cette surveillance, les parents considèrent ils que le monde est moins dangereux pour eux ? Je ne puis le dire.
    Je sais bien que les filles sont mures pus tôt que les garçons, c’est peut être pour cela qu’elles veulent décider de leur vie.
    Je remarque toutefois que paradoxalement, celles qui se plaignent le plus d’être brimées, sont celles auxquelles on passe tous leurs caprices, qui ont matériellement tout ce qu’elles désirent et auxquelles on laisse même une grande liberté de sortir.
    Cela ne m’a pas étonné, quand tous ses désirs sont satisfaits, le plaisir s’émousse et la moindre contrariété prend l’allure d’une brimade catastrophique.

    Je comprend que sur certains points vous souhaitiez participer aux décisions vous concernant : votre orientation scolaire, le choix de vos ami(e)s, les sports et activités qui vous intéressent, et que par ailleurs on ne vous traite plus comme un enfant, mais que l’on respecte votre “liberté d’opinion et d’expression”.        
    Mais à l’inverse, vous n’avez pas encore l’expérience de la vie, et, sauf exception, vos parents sont à même de vous guider dans ces choix et de vous en montrer les avantages et les inconvénientsavant que vous ne preniez en définitive une décision. D'ailleurs quand vous me consultez c’est ce que je me contente de faire : vous montrer certains aspects possibles de vos actes et vous m’écoutez en général avant de décider.
   
    Enfin et surtout, je trouve que beaucoup d’exemples que vous me citez sont puérils.
    Quand vous me parlez d’un conflit énorme pour le choix de la couleur d’une robe ou une différence de une demi heure sur l’heure de rentrée d’une sortie (souvent à la limite des heures d’arrêt des transports en commun), je crois quand même que vous devriez réserver vos efforts d’obtention de votre liberté de choix, pour des causes qui en valent la peine.
    Etre adulte, c’est aussi faire la part des choses et réserver son énergie pour les actions qui aboutissent à un résultat important, à une satisfaction notable, à un choix déterminant pour le futur, sans la gaspiller pour des broutilles.
    En vous opposant à vos parents pour des futilités, vous les renforcez dans l’idée que vous êtes encore une enfant irresponsable.

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lancien

sortir de la tristesse

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