Jeudi 21 mai 2009 à 11:34

Animaux

Repos aujourd'hui avec des photos d'animaux, en relation avec nous, les femmes et les hommes.

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    Ce chien a peut être envie d'une belle paire d'escarpins comme ceux de sa maîtresse !




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   Ce lapin a l'air bien perplexe devant les pantoufles de son maître







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     Et ne trouvez vous pas adorable cette photo de bébé et de son chat, qui doit beaucoup l'aimer pour accepter cela.








Mercredi 20 mai 2009 à 15:25

Enseignement, école, fac

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    Je disais hier qu’à l’approche des examens vous révisez beaucoup, vous savez assez bien vos cours et vous avez peur de tout à coup être paralysée à l’oral ou lors d’un exposé. Certaines le ressentent aussi si elles donnent une audition musicale.
    J’ai essayé de vous expliquer que pendant cette préparation vous aviez créé des automatismes de gestes et de mémoire et que ne pas laisser ces automatismes agir, et que, reprendre trop le contrôle des opérations amenait un blocage, d’une part parce que les temps de traitement de l’information étaient alors beaucoup plus longs et d’autre part parce qu’on saturait les mémoires tampon de transition des informations entre le cortex frontal et les autres centres du cerveau.
    Que faire pour éviter cela.?
   
    La cause initiale est simple et toujours la même : la peur de ne pas bien faire, de ne pas réussir, augmentée par l’importance de l’enjeu ou la présence d’un jury ou d’un public. Bref le stress !

    Les experts recommandent donc de prendre du temps face à un événement stressant, l'idée étant que cela aidera à calmer sa nervosité. En fait, les recherches récentes ont montré que prendre du temps pour se calmer est bénéfique, mais que prendre trop de temps peut avoir l'effet inverse et entraîner un blocage. Mieux vaut avancer sans se poser de questions quand on a bien répété une action, affirme la psychologue Sian Beilock, de l'Université de Chicago.dans une étude de 2008,
    En somme, l'auto-surveillance du cortexinterfère avec la réalisation des tâches automatiques. Être obsédé par chaque détail d'une action peut donc être périlleux; inversement, rêvasser peut réduire la concentration nécessaire à la réussite de la tâche. Quelle est alors la surveillance optimale que le cortex cérébral peut exercer sur les actions automatiques ?
    Le problème c’est que toutes les études de chercheurs que j’ai lues étaient pratiquées à propos de gestuelle, de sportifs ou de musiciens et la plupart des études concernaient des golfeurs et non des étudiants qui devaient passer un examen ou exposer un travail rédigé.
    Je vais quand même essayer de vous dire ce que j’en ai déduit.

    Il est facile d'éviter de penser consciemment au texte que l'on récite ou l'on joue un morceau tranquillement chez soi. En revanche, garder une    concentration optimale face à un auditoire ou un jury est plus difficile.
    Pour que la tâche réalisée sous pression s’accomplisse comme s'il s'agissait d’une répétition sans enjeu, le mieux est de s'exposer préalablement aux conditions qui provoqueront l'anxiété au moment fatidique.    
    Une étude en 2008 de Raoul Oudejans, psychologue à l’université libre d'Amsterdam, montre que cette attitude est efficace.S'entraîner sous pression limiterait le risque de craquer en situation réelle. Le cerveau s'adapte progressivement, et les situations qui antérieurement mettaient mal à l'aise, ne semblent plus menaçantes.
    La psychologue Sian Beilock, à Chicago, a donné en 2005 une interprétation de ce phénomène.
    Lorsque vous avez une mémoire de travail performante, vous avez l'habitude d'utiliser cette ressource cognitive pour accomplir diverses tâches, tandis que si votre mémoire de travail est mauvaise, vous utilisez souvent des raccourcis intuitifs.  Le stress réduit les ressources cognitives habituellement allouées à la réalisation des tâches mentales, c'est-à-dire principalement à la mémoire de travail, faisant s’effondrer la performance de personnes tout à fait capables et ayant appris leur cours convenablement
    Donc si vous préparez un exposé important ne vous contentez pas de le préparer minutieusement et de l’apprendre presque par coeur. Faites vous déjà une répétition pour vous même, mais à haute voix, comme si vous étiez devant le jury. Puis essayez de recruter quelques amis ou membres de votre famille comme public et faites l’exposé devant eux.
    Dans ces conditions, vous serez confrontée à vous-même comme vous le serez en situation réelle. Demandez même à ces spectateur de provoquer quelques interruptions intempestives : gens qui discutent, sonnerie de téléphone portable, questions intempestives... Cela vous aguerrira à des situations imprévues.
    De même exposé, devoir écrits doivent être faits peu à peu en temps réel comme à l’examen, pour s’habituer à l’effort continu pendant des heures, mais aussi à la limitation de temps qui vous est imposée.

    Deuxième recommandation : ne révisez pas tard le soir les derniers jours avant l’examen et surtout la veille de celui-ci. Vous ne rattraperez pas le temps perdu et votre cerveau a besoin de sommeil pour que votre attention soit soutenue et que vous soyez concentrée. D’autant plus qu’en fin de journée la capacité de mémorisation du cerveau fatigué baisse notablement.

    Troisième point, au début de l’épreuve quand on vous donne le sujet, lisez le  attentivement, relisez le plusieurs fois. Sur une question scientifique, listez les paramètres et réfléchissez à leur rapport avec la question. Sur une épreuve littéraire, demandez vous les significations de tous les mots. Une signification que vous auriez oubliée sur plusieurs mots du sujet peut exclure certaines discussions qui auraient été très utiles pour avoir une bonne note.
    Les quelques minutes perdues pour cet examen sont  pourtant très utiles car elle éviteront des malentendus, des développements oubliés ou hors sujet, ou vous feront ensuite gagner du temps.
    Et la concentration sur la compréhension du sujet fait en partie disparaître le stress.
   
    Quatrième point, dans les dernières minutes avant l’épreuve ou l’exposé, n’essayez pas de revoir encore des tas de données. Vous vous focalisez alors sur des éléments qui ne seront probablement pas ceux du sujet. Vous risquez d’orienter votre esprit sur des point particuliers, alors que ce que vous allez devoir faire c’est vous concentrer sur la question posée dans un oral ou débuter votre discours par le commencement dans un exposé..
    Si vous voulez vraiment tromper votre attente, ne revoyez que les quelques premières phrases de votre exposé. Cela vous permettra de démarrez et ensuite faites confiance aux automatismes.
    Mais le mieux c’est de se détendre, de penser aux prochaines vacances ou à un sujet gai et de vous concentrer juste en “entrant dans l’arène”.

    Enfin, pour des exposés de TPE ou en facs et prépas, sachez utiliser des logiciels tels que Powerpoint à la fois pour faciliter la compréhension de vos
auditeurs mais aussi comme aide mémoire pour vous, afin de vous en servir comme d’un plan détaillé d’une part et pour vous éviter de mémoriser des détails comme des chiffres ou des noms, toujours difficiles à retenir.

    C’est en ce moment la période des examens pour beaucoup de mes correspondant(e)s : TPE, (c’est déjà passé), bac blanc, vrai bac, partiels, concours, conservatoire de musique....
    Certaines d’entre vous me parlent de leur trac et de la peur de la “panne sèche”, alors qu’elles ont bien révisé et pensent savoir leur cours ou leur partition.

    Vous avez répété votre exposé ou joué votre morceau des dizaines de fois. Vous êtes prête, concentrée sur votre objectif : sourire, et parler fort et distinctement ou jouer avec sentiment.    
Mais voilà qu'arrivé devant le tableau ou sur l’estrade face au jury, vous restez figée, comme un animal apeuré dans les phares d'une voiture, incapable d'articuler la moindre syllabe ou de retrouver un doigté assez rapide sur le piano ou le violon.
    Nous avons tous vécu cette expérience. Pourquoi cette “panne” parfois, précisément dans les situations importantes ?
    Le responsable : l'organisation de notre cerveau. Lorsque nous avons répété une action au point de l'accomplir sans avoir à y réfléchir, des systèmes inconscients sont à I'œuvre, gérant automatiquement les processus nécessaires.
    Si nous nous faisons à nouveau trop attention aux actes à accomplir, par exemple sous l'effet du trac, le traitement conscient interfère avec ce traitement automatique et notre corps ne sait plus qui suivre, comme l’ordinateur qui reçoit des ordres contradictoires pour la même action.
    Dans un premier temps je vais vous expliquer le processus cérébral et demain j’essaierai de voir ce qu’on peut faire pour éviter ces catastrophes.


    Voyons d’abord comment notre cerveau apprend peu à peu une tâche motrice complexe. C’est vrai pour des apprentissages compliqués comme parler,  lire ou écrire conduire une voiture, être en équilibre sur un vélo, jouer du piano ou taper sur un clavier d’ordinateur, suivre un itinéraire.... ou pour des tâches plus ponctuelles telle que jouer un morceau de musique ou faire un exposé oral.
    Ce processus a été étudié dès 1967 par des psychologues américains Paul Fitts et Michael Posner qui ont montré que des centres différents du cerveau qui contrôlent l'exécution des tâches, changent à mesure que l'apprentissage progresse. Alors que les débutants apprennent pas à pas, les personnes expérimentées effectuent leurs actions essentiellement en dehors du contrôle de l'attention, de façon automatique et qui distinguent ainsi trois phases d'apprentissage : une phase cognitive, où l'apprentissage repose sur des critères verbaux; une phase associative, où le contrôle se borne à l’enchaînement de séquences déjà assimilées; et une phase autonome, où les tâches sont automatiques, de sorte que le sujet peut pratiquer une autre activité en même temps.
    Les neurobiologistes distinguent de même le traitement contrôlé de l'information et le traitement automatique. (voir le schéma ci-dessous)

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    Le cortex cérébral frontal est le siège de l'apprentissage et de la pensée consciente. Le cervelet intègre les séquences apprises pour produire des mouvements automatiques, dont nous n'avons plus conscience.
    Le cervelet est connecté au cortex cérébral frontal et au cortex moteur qui commande nos membres et nos gestes.
    Les aires motrices du cortex sont reliées aux neurones du tronc cérébral, lesquels commandent ensuite à nos membres, via la colonne vertébrale.
    Pour la parole c’est un peu plus compliqué car les centres de Broca (élaboration de la parole) et de Wernicke (compréhension de la parole) sont mis en jeu, ainsi que le centre de Geschwind qui est l’aiguilleur du vocabulaire, (voir mes articles sur la parole : notre cerveau, août et novembre 2007), mais des mécanismes analogues mettent en jeu, mémoire sémantique, cervelet et ces centres de la parole.
    De plus, entre les divers centres du cerveau et le cortex frontal, deux “centres tampon de stockage provisoire de transfert”  (la mémoire de travail : voir mes articles sur la mémoire du 1er février 2009) stockent provisoirement des informations, sémantiques pour l’un , audiovisuelles pour l’autre, en attente de leur transfert pour utilisation alors que le cortex est occupé à une tâche donnée.

     Lorsqu'un sportif, par exemple, apprend un nouveau geste, ou un pianiste un nouveau morceau, c'est le traitement contrôlé de l'information qui est en jeu. L'attention est alors dirigée sur les détails de l'exécution du geste et elle est peu disponible pour d'autres opérations.
    Le cortex frontal est attentif au geste à faire pour obtenir un résultat, ou sur les notes à déchiffrer et le phrasé musical, et il commande au cortex moteur les gestes à faire, un par un et dans le détail.
    Mais en même temps il informe le cervelet de ce qu’il fait.   
    Il n’obtient pas tout de suite le bon résultat, mais une partie, une séquence est au point, alors pour cette séquence, il va faire confiance au cervelet qui donnera les ordres à sa place, et le cortex va se consacrer à ce qui n’est pas encore au point. Il apprendra ainsi peu à peu au cervelet l’ensemble des geste ou du morceau et le cervelet pourra alors exécuter seul l’opération.
    À mesure que le geste est maitrisé, le traitement automatique prend le relais et le cerveau fait de moins en moins appel au système de traitement central de l'information, (le cortex frontal et ses mémoires de travail). Le sujet peut exécuter le mouvement de façon sûre et rapide. Cette automatisation de la tâche demande moins d’attention, de sorte que l'attention peut se focaliser sur d'autres tâches. Un instrumentiste entraîné peut ainsi jouer de manière automatique un morceau et j’ai vu à l’opéra des musiciens discuter de leur journée du dimanche en jouant parfaitement leur partition.!
    Dans le cas d’un exposé le problème est un peu plus complexe. Le cortex frontal se désengage moins et le cervelet n’est concerné que par des automatismes généraux, comme manier son ordinateur et Powerpoint, gestuelle et commande de la voix; mais c’est l’hippocampe, intermédiaire avec la mémoire qui joue le rôle joué auparavant par le cervelet. C’est lui qui a “appris” certaines séquences de mémorisation de l’exposé et qui va donc les restituer sur appel du cortex frontal, avec une simple surveillance de cohérence et d’enchaînement de celui-ci.
    L’attention et les mémoires tampon restent occupées par l’exposé et ne peuvent pas être utilisées à autre chose, mais cependant elles ne sont pas encombrées par les détails de l’exposé et peuvent aussi par exemple, recueillir des réactions des visages des auditeurs de l’exposé.
    Ceci à condition que tout se passe bien.

    Là aussi quand nous avons un problème, notamment dû au stress, les raisons sont un peu différentes quand il s’agit de “gestes manuels” ou d’un exposé oral, utilisant mémoire et parole.
    Dans le cas du geste sportif (comme le golf ou le tennis) ou du pianiste, des études ont montré que si l'on tente de vérifier une tâche motrice en cours, on risque de bloquer son automaticité, comme si le cortex essayait de reprendre le contrôle des opérations comme au début de l’apprentissage.
    Imaginez que vous soyez en train de jouer du piano. Si vous vous fiez à votre mémoire motrice du cervelet, les commandes motrices programment automatiquement la prochaine note et les mouvements de vos doigts en environ 50 millisecondes. Il suffit que vous vous mettiez à penser à votre jeu pour que cette séquence ultrarapide de commandes motrices s'arrête net. Il faut  alors 100 millisecondes pour que la première note jouée soit perçue par le cortex frontal et en admettant qu’il ait tout de suite la bonne réaction il faut encore au moins autant pour que l’ordre moteur soit transmis. En cas d’hésitation, ce sera plus long. Donc, en reprenant conscience de ce que vous jouez, vous cassez le rythme rapide de l'exécution du morceau.
    Dans le cas de la “panne d’exposé” , c’est un peu plus compliqué, mais la cause générale est analogue. L’hippocampe a automatisé un enchâinement de rappels mémoire, d’enchaînement d’idées, de rappels de mots et de phrases vers le centre de Broca et votre cortex surveille sa cohérence en écoutant grâce au centre de Wernicke. Mais s’il veut reprendre commande du détail il perturbe l’enchaînement des rappels mémoire, les données se bousculent dans les mémoires tampons qui saturent et ne peuvent plus les accepter et c’est le blocage.
    Dans l’article de demain, maintenant que nous avons une idée des causes de ces blocages, nous verrons quels remèdes apporter à ce risque d’accident.


Lundi 18 mai 2009 à 11:02

Biologie, santé.


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    J’ai eu diverses réactions à mon article sur les mères porteuses, par commentaires et par mails.
    Dans l’ensemble, vous êtes d’accord avec moi, à quelques nuances près.
    Mais j’ai eu une remarque un peu macho, d’un jeune garçon, qui, après avoir lu le commentaire d’Elodie sur la fécondation artificielle de femmes âgées, m’écrit.

    “Quelle idée pour une femme d’avoir un enfant à 66 ans. A t’elle encore la capacité de fabriquer pendant les neuf mois de sa grossesse, un enfant sain, et ne va t’il pas avoir de nombreuses tares. C’est l’avantage de l’homme qui ne fournit qu’une cellule et peut donc avoir des enfants très tardivement, car ce n’est pas lui qui les fabrique !”


    Et bien je ne suis pas d’accord avec toi, car des études médicales et biologiques ont montré que ce n’était pas aussi simple que cela.
    L’âge du père est aussi un risque pour l’enfant, certes au plan psychologique comme le faisait remarquer Elodie, mais aussi au plan biologique.

    Deux séries d’études sont très connues dans ce domaine :
    L’une très ancienne, mais très documentée, a été menée par un médecin allemand Wilhelm Weinberg, qui a fait des études génétiques autour des années 1900 sur plus de 4000 bébés.
    L’autre récente est faite par l’équipe du docteur Dolorès Malaspina, du centre médical de l’université de New York, à partir de données statistiques obtenues en Israël entre 1960 et 1970 et de données américaine de 1980 à 2004, et comporte plus de cent mille  cas.
    Ces études montrent que les enfants conçus par un père de plus de 40 ans ont plus de chances d’avoir certaines maladies que ceux ayant un père de moins de 40 ans et que ce risque croît avec l’âge du père.
    Il s’agit d’une vingtaine de maladie héréditaires, mais aussi d’autres maladies comme le cancer de la prostate, et surtout des maladies mentales comme la schizophénie, l’autisme, voire les troubles bipolaires.
    Des études japonaises sur le risque de maladies mentales ont abouti à des conclusions voisines.
    On lit par exemple que le risque de troubles autistiques était lors de cette étude, d’environ 6/10 000 pour les enfants de pères de moins de 30 ans, de 32/10 000 pour ceux dont les pères avaient dépassé la quarantaine et de 52/10 000 pour ceux dont les pères avaient dépassé 50 ans.
    Il ne semblait pas dans ces études que l’âge de la mère soit en cause et les femmes étaient pour la plupart, nettement plus jeunes que leur mari.

    Evidemment il serait intéressant de savoir pourquoi !

    Les chercheurs mettent en avant un “veillissement” du processus de spermatogénèse, des mutations intervenant dans la formation des spermatozoïdes.
    Ces mutations ne transmettraient pas un gène codant directement la maladie, mais agiraient au niveau de l’épigénétique. (voir mon article du 3 mars 2009 dans la catégorie “inné ou acquit”.)
    Tout au long de la vie et plus particulièrement dans la jeunesse et la formation, des gènes “s’expriment”, déclenchant certaines modifications et évolutions physiologiques. Cette expression n’a pas toujurs lieu et des événements extérieurs peuvent la déclencher, comme des maladies, la style de nourriture ou de vie, les chocs psychologiques...  Certaines séquences dans nos ADN peuvent rendre peu probable ou au contraire favoriser ou déclencher ces expressions des gênes.
    Certaines modifications du patrimoine génétique des spermatozoïdes pourraient donc rendre plus probable l’expression de certains gênes de maladies héréditaire, voire même de maladies non absolument héréditaires et simplement liées à l’expression génétique comme le cancer.

    De plus l’environnement  psychologique de l’enfant est moins bon quand ses parents sont âgés et je citerai ce qu’écrivait Elodie pour la mère de 66 ans, mais qui est également vrai pour le père :
  "   - l'enfant va avoir pour mère une femme qui pourrait être sa grand-mère. Vous vous imaginez, vous, à 15-20 ans, avoir une mère de 80-85 ans?! Avec la fatigue, l'état de santé déclinant, l'humeur qui ne devient pas toujours facile avec l'âge, la peur de la perdre, etc.
    - plus encore, il a davantage de risque de perdre jeune une telle mère qu'un enfant dont la mère serait d'âge "moyen". Une mère de 66 ans, pour reprendre l'exemple, peut mourir vers 90 ans. Perdre sa mère à 25 ans, c'est jeune! Et puis, ca signifie aussi que ses futurs enfants n'auront sûrement pas de grand-mère :(
    - insémination artificielle par don de sperme et d'ovocytes -> bien souvent se pose pour l'enfant, tôt ou tard, la question de l'origine (double en plus, dans ce ca!). Et cela, ca peut faire plus de mal qu'on ne le croit."

    J’ajouterai que dans les couples que j’ai connus et où le père était relativement âgé, soit devanant moins tolérant avec l’âge, il était extrêmement sévère, la différence de génération étant trop grande, soit au contraire, il n’avait plus la force morale suffisante pour élever son enfant et se montrait extrêmement laxiste, et soit l’enfant n’était pas suffisamment habitué aux règles de vie en société, soit la mère, plus jeune, voulant l’élever correctement, cela provoquait des conflits conjugaux.

    Je pense donc que, qu’on soit homme ou femme, avoir un enfant et l’élever est une grande responsabilité et ne doit pas être pris à la légère et être envisagé uniquement pour son propre plaisir (c’est d’ailleurs également vrai, à un moindre titre évidemment, pour les animaus domestiques).
    Les statistiques montrent qu’il serait préférable pour l’enfant, tant au plan physiologique que psychologique, de concevoir ses enfants avant la quarantaine, tant pour le père que pour la mère.
    Il ne s’agit pas, bien sûr, d’interdire d’avoir des enfants après 40 ans, (encore que certaines autorités américaines préconisent dans ce cas de faire prélever et congeler du sperme avant la quarantaine !!), mais je pense simplement que les journalistes, au lieu de présenter comme un exploit le fait d’avoir un enfant quand on est très âgé, devrait aussi informer sur les conséquences possibles de cet acte (au besoin en interrogeant médecins et chercheurs.

Dimanche 17 mai 2009 à 9:38

Paysages

Aujourd'hui repos pour vos méninges, pas d'article sérieux. J'en ferai un demain.

Je vais vous montrer les dernières photos de topiaires.

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Un animal préhistorique, ce dinosaure devant une mairie






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Ou ce dragon aux grandes ailes










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Et enfin un personnage que je n'ai pas identifié. 
On dirait l'enchanteur Merlin ou un berger. 

Mais vous, vous savez peut être ?


Regardez sur l'image, au fond, à droite, on voit la structure en fils de fer d'une future topiaire, peut être un âne?.

Samedi 16 mai 2009 à 12:36

Contraception, condition féminine

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    Une correspondante me demande ce que je pense des “mères porteuses” car on en parle beaucoup sur la télé en ce moment.
    J’avoue que je ne me sens pas ausssi qualifié qu’une femme pour parler de ce problème, car si j’ai eu des enfants, ce n’est pas moi qui les ai portés dans mon ventre et donc je n’ai pas toute l’expérience pour parler cela.
    Voilà néanmoins mon opinion.

    Je pense personnellement que la loi devrait interdire une telle pratique.
    En fait je ne reproche rien aux les mères porteuses, ce sont en général des femmes pauvres qui ont de grosses difficultés à survivre et qui n'ont pas trouvé d’autres moyens pour gagner de l’argent et survivre.
    Je comprends aussi qu’un couple soit très malheureux de ne pas avoir d’enfant. Par contre je pense que puisque ce ne sera jamais l’enfant qu’ils ont fait ensemble, l’adoption d’un enfant très jeune serait aussi bien que d’en faire faire un à une inconnue et ce serait mieux pour cet enfant abandonné.
    Je suis plus perplexe pour des cas comme celui d’une femme qui disait vouloir recourir à une mère porteuse en se faisant prélever un ovule et le faisant féconder par le sperme de son mari, uniquement parce qu’elle ne voulait pas passer 9 mois à faire son enfant en raison de son travail trop prenant. Je me demande si dans ce cas elle est vraiment prête à être une bonne mère !
    Ce qui me choque profondément ce sont les “agences” qui recrutent les mères porteuses, vendent leur service en gardant pour elles les trois quart de l’argent (et un quart seulement pour la mère porteuse). Pour moi c’est une exploitation honteuse de femmes et de pauvres. Je trouve qu’on devrait les condamner au même titre que les proxénètes !
    Et puis, autoriser cette pratique c’est autoriser tout trafic d’être humain alors qu’on a aboli l’esclavage et la traite des humains. C’est ouvrir la porte au trafic d’organes, à des “agences” qui vendront des greffes de rein, de foie et en demanderont “l’achat” à des gens pauvres.
    A la limite on peut même craindre des déviances que l’on a malheureusement connues avec les nazis, de sélection artificielle et de racisme. J’ai un peu l’imprsiion que l’on traite ainsi une “sous-classe d’humains que l’on fait procréer comme on le fait pour du bétail.
    Enfin je crois que chez une femme, l’instinct maternel est très fort et je ne suis pas certain que ce ne soit pas traumatisant d’abandonner à d’autres le bébé qu’elle a porté pendant neuf mois, même si on en a convenu au départ de le faire pour de l’argent.
    J’ai souvent entendu parler de mères qui n’avaient pas pu se séparer ensuite de cet enfant, mais je ne sais pas quelle est l’ampleur des cas mis en exergue par les journalistes.

    En résumé je pense que la loi devrait interdire le recours à une mère porteuse et par contre faciliter les formalités d’adoption de jeunes enfants, au moins au sein de la Frnce, puis de l’Europe.
    A fortiori, elle devrait punir sévèrement les “agences” qui font ainsi un trafic d’enfant et une exploitation de felmmes dans des situations financières difficiles.

    Mais évidemment, ce n'est qu'une opinion personnelle.

Vendredi 15 mai 2009 à 12:22

Tristesse, désespoir

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       Dans les derniers articles je vous disais qu’une partie de votre peine était due à des regrets ou des remords. Peut on maîtriser notre tendance à regretter ?

        Nous regrettons souvent les conséquences néfastes ou non désirées de nos actes ou des événements de notre passé : ce sont nos remords.
        D'où un premier" conseil, de lucidité: face aux événements, “n'oubliez jamais d'imaginer tout ce qui aurait pu se passer, y compris ce qui aurai pu être pire et pas seulement ce qui aurait pu être mieux!”.
    Pensez à ceux qui sont dans des situations bien plus difficile que vous et relativisez donc les inconvénients de votre situation. Et voyez aussi que celle-ci a certes des inconvénients mais aussi des avantages. Alors pensez aussi à ces cotés positifs.
    Et puis si vous aviez fait différemment, vous ne savez pas ce qui se serait passé. La vie ne se vit qu’une fois ! Alors les résultats du “si j’avais su...” sont toujours hypothétiques.

        Les sujets perfectionnistes, cherchant toujours à atteindre le meilleur résultat et à faire les meilleurs choix possibles, sont globalement moins satisfaits de leur existence, car ils sont plus exposés aux remords et regrets que ceux qui se contentent d'un « choix acceptable ».
         D'où un deuxième conseil, de sagesse : “apprenez, dans divers domaines de votre quotidien, à renoncer à l'idéal, et à apprécier des résultats même modestes.”
        Cette attitude n'est pas une acceptation de la médiocrité, mais une recherche du juste milieu et du meilleur rapport entre coûts et bénéfices dans les actes quotidiens.
    Certaines de mes guenons en perpétuelle recherche du bonheur, rêvent toujours de situations et d’êtres parfaits et du coup, sont toujours déçues. Ce ne sont ni leurs actes ni leurs conséquences qui font leur malheur, mais l’impossible attente d’une solution idéale qu’elles avaient imaginée et qui ne peut arriver.

        Certaines personnes ont tendance à tout reporter au lendemain, et l’habitude de subir les événements, voire pire, de renoncer à agir. C’est une préférence de notre cerveau, qui poussée à l’extrème, nous incite à rassembler toujours plus d’information, sans passer à la décision et à l’action.
        Puisque les regrets liés à l’inaction sont les plus graves, et que l’inaction entraîne une encore plus grande hésitation à agir, , on pourrait conseiller “dans le doute il faut toujours agir”
        Un tel conseil doit cependant être adapté : chez les personnes qui ont l’action facile, les regrets sont moins importants en cas d’échec lié à une action que si l’échec est lié à une inaction, mais c’est l’inverse chez les personnes hésitantes et inhibées, pour lesquelles les échecs liés à l’action sont plus douloureux.
        D’où l’utilité de connaître sa propre personnalité.
        Et puis évidemment, agir ne veut pas dire: faire n’importe quoi.

        En fait il est impossible de ne rien regretter car chaque choix se fait au détriment d’un autre.
        Plutôt que de viser la maîtrise totale des meilleurs choix (impossible) ou l'évitement total du moindre choix (inefficace), la meilleure option semble être d'apprendre à gérer intelligemment ses regrets.
        Il faut apprendre à faire le  bilan de nos actes, et à en tirer des leçons pour l'avenir. Pour se libérer de la peur de l'échec et des regrets anticipés, le plus efficace n'est pas de renoncer à agir, mais d'augmenter sa tolérance à l'échec, et surtout d'apprendre à en tirer les enseignements, afin de transformer les occasions de regretter en occasions d'apprendre
         « Si vous perdez, ne perdez pas la leçon.»


“Surtout ne te retourne pas, ne reste pas dans le passé, tire la leçon de tes erreurs, essaie de bien définir ce qu’il ne faut pas recommencer dans une telle situation et tourne la page. Ne garde que les bons souvenir du passé et tourne toi résolument vers l’avenir, vers les projets et les décisions que tu dois prendre, vers les actions que tu dois mener sans rechercher l'impossible ni la perfection.”

    C’est ce que me disaient mes grands parents quand j’étais ado.

Jeudi 14 mai 2009 à 9:35

Notre cerveau : émotions

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    Je sais que quelques un(e)s d’entre vous ont l’esprit curieux et s’intéressent à des explications scientifiques si elles ne sont pas trop complexes et longues.
    Que dire sur les regrets ?

    Il nous arrive souvent d’obtenir un bon résultat, mais de nous apercevoir que si nous avions fait un choix autre, nous aurions obtenus mieux encore et nous avons des regrets de ne pas avoir fait le “meilleur choix” ou de voir à postériori que nous avons même fait un mauvais choix qui nous a mené à l’erreur et parfois à des situations pénibles.

     Les neurologues ont pu déterminer que ce sentiment prenait naissance dans une région particulière de notre cortex frontal. Cela est curieux car le cortex frontal est en principe le siège des raisonnements et non des sentiments.

        Les personnes dont cette région est lésée, ont moins de regrets, mais on constate qu’elles se trompent beaucoup plus souvent et prennent rarement les bonnes décisions.
En fait ce centre “anticipe en permanence les regrets que risquent de nous causer nos décisions” et est donc chargé de minimiser les risques de regrets et de guider ainsi nos choix.
    C’est donc bien un centre de “réflexion”.


    D’un point de vue neurobiologique, le regret pourrait être défini comme “l'émotion associée à la capacité de se représenter des situations hypothétiques”.
    Le regret étant un sentiment désagréable associé à une notion de responsabilité, notre cortex frontal doit tirer les enseignements de nos expériences afin de minimiser les risques que ce sentiment ne réapparaisse lorsqu'une nouvelle décision devra être prise ou parce que la décision prise aurait été mauvaise.
    Chacun se projette inconsciemment dans l'avenir lorsqu'il est confronté à des choix, et sélectionne l'alternative qui lui laissera le moins de regrets.
    En des temps préhistoriques, le cerveau humain aurait développé cette capacité qui lui aurait conféré un avantage pour prendre des décisions, par rapport à ses congénères animaux.

    Les regrets sont donc des réactions émotionnelles qui se manifestent lorsqu'on anticipe une décision, et qui nous préviennent des conséquences probables du choix qu'on s'apprête à faire.
    C’est le cortex frontal qui fait la réflexion d’anticipation et le cerveau émotionnel qui ensuite apporte une aide à la réflexion, en fournissant  au cortex une réaction sentimentale d’évaluation des résultats de ses hypothèses d’anticipation.
    Ce processus est contrôlé en premier lieu par le cortex orbitofrontal. Cette zone cérébrale est devenue très importante pour gérer toutes les situations de choix, notamment par la production en liaison avec le cerveau émotionnel, de « regrets anticipés ».
    Un choix “rationnel” est donc une collaboration entre le cortex frontal qui réfléchit de façon logique à l’avenir et aux conséquences des décisions et le cerveau émotionnel qui fournit une réaction sentimentale devant les hypothèses élaborées.
Le choix se fait ainsi par approximations successives.


    Evidemment le cerveau compare ensuite les résultats aux prévisions et ajuste à postériori le contenu de nos regrets.
    Quand les résultats ne sont pas conformes aux prévisions, à ce qu’on en attendait, alors le cerveau émotionnel réagit comme lors de la décision, mais à postériori, et suivant qu’il se reproche d’avoir pris de mauvaises décisions ou au contraire de ne pas avoir agi lorsqu’il fallait le faire, il génère alors remords ou regrets, et en général de façon plus violente que lors de la prise de décision, car lors de celle-ci, il ne s’agissait que d’hypothèses, alors qu’après il s’agit de la réalité, du présent et du passé.
    Comme je l’ai dit dans mon article précédent, les remords d’avoir mal agi, de s’être trompé dans l’action sont vifs dans le présent, mais s’atténuent peu à peu et deviennent moins préoccupants.
    Au contraire, les regrets de ne pas avoir agi, de ne pas avoir fait à temps ce qu’il aurait fallu faire, sont beaucoup plus long à décroître et nous poursuivent longtemps.
    C’est une réaction normale d’un cerveau, construit par l’évolution pour agir, alors que l’on sait qu’en agissant on fait forcément quelques erreurs.
    Notre cerveau émotionnel minimise donc les conséquences des erreurs au profit de l’action et nous reproche davantage l’inaction.

    Ainsi les remords et les regrets seraient un « effet secondaire » de notre capacité de prendre des décisions.
    Inversement, les personnes incapables de regretter prennent des décisions qui les mettent souvent en difficulté.    

        Il est donc nécessaire d’avoir des regrets, mais il faut savoir les maîtriser afin qu’ils ne se transforment pas en une peine insoutenable.
    C’est ce que nous essaierons de voir ensemble dans le prochain article.

Mercredi 13 mai 2009 à 11:37

Le bonheur

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    Je l’ai déjà dit, ce sont vos réflexions dans vos blogs et vos commentaires, celles que vous me faites par mail, ou vos demandes qui me donnent des idées d’article. Deux de mes correspondantes en particulier, Maud 96 et Monochrome-dream y contribuent souvent et c’est pour cela que je les appelle parfois mes muses. Peut être avons nous tous trois une façon analogue de réfléchir.
    Hier je lisais un article de Maud sur un livre de MaÏssa Bey  “Surtout, ne te retourne pas” , qui m’a donné envie de lire ce livre, dès que j’aurai le temps,, mais ce titre m’a aussi suggéré un article qui n’a aucun rapport avec le livre.

    Je constate que beaucoup de celles que j’appelle avec tendresse mes “guenons”, sont tristes parce qu’elles n’arrivent pas à “sortir de leur passé” et que celles qui ont réussi à enfin tourner la page, sont libérées en grande partie de leur souffrance.
    Le poids du passé est fait surtout de remords de ce que l’on a fait et qui était une erreur, et des regrets de ce que l’on n’a pas fait et qu’il aurait probablement mieux valu que l’on fasse.
    Alors je vais consacrer quelques articles à cette question.


    Notre retour sur le passé est constitué de deux attitudes :
         - nous regrettons certaines de nos actions actuelles (ou très proches) et qui ont échoué. Nous regrettons nos erreurs actuelles. Ce sont des regrets “à chaud”, très intenses, mais qui s’atténuent au fur et à mesure que le temps passe.
    On les appelle des “remords”

        - en ce qui concerne le passé, ce que nous regrettons surtout, ce sont nos inactions, les actions que nous n’avons pas eu le loisir, le courage ou l’intelligence de faire. Nous regrettons nos faiblesses passées. Ces regrets s’effacent beaucoup moins et restent dans notre mémoire ou dans notre inconscient. Ce sont ces pensées que j’appelerai des “regrets”
    Si vous voulez un bon exemple de ce type de regrets, lisez  “A la recherche du temps perdu” de Proust.

    Notre tristesse vient, surtout dans le deuxième cas, de la certitude que nous avons qu’il est impossible de remonter le temps, que nous n’aurons pas une “deuxième chance”.et du stress qui accompagne cette constatation.

    Certaines personnes sont plus sensibles aux retours sur le passé :
        - les “réalistes”, les “analystes”, qui vivent plutôt dans le présent et le passé seront plus sensibles que les “imaginatifs”, orientés vers l’avenir.
        - les personnes peu actives auront tendance à ressasser leurs regrets, alors que ceux qui sont occupés en permanence n’ont pas le temps d’y penser
        - Les optimistes regardent le “verre à moitié plein” et le bon coté des choses, tandis que les pessimistes, qui voient le ”verre à moitié vide “, ne retiennent que les aspects négatifs, d’où regrets.
        - les indécis auront plus de regrets que ceux habitués à décider et à agir.
        - ceux qui n’ont pas une bonne opinion d’eux mêmes et qui n’ont pas confiance en eux, ont tendance à être plus critiques, moins sûrs d'eux et donc à regretter, ce qui ajoute à leur mal-être.
        - certaines raisons physiologiques peuvent intervenir : sensibilité à l’hormone du stress, le cortisol, par exemple.

    Milan Kundéra décrivait ainsi la tristesse qu’engendre les regrets dans “L’insoutenable légèreté de l’être” :

« On ne peut jamais savoir ce qu'il faut vouloir car on n'a qu'une vie et on ne peut ni la comparer à des vies antérieures ni la rectifier dans des vies ultérieures......
 Il n'existe aucun moyen de vérifier quelle décision est la bonne car il n'existe aucune comparaison. Tout est vécu tout de suite pour la première fois et sans préparation. Comme si un acteur entrait en scène sans avoir jamais répété. Mais que peut valoir la vie, si la première répétition de la vie est déjà la vie même? C'est ce qui fait que la vie ressemble toujours à une esquisse. Mais même "esquisse" n'est pas le mot juste, car une esquisse est toujours l'ébauche de quelque chose, la préparation d'un tableau, tandis que l'esquisse qu'est notre vie n'est l'esquisse de rien, une ébauche sans tableau.
Une fois ne compte pas, une fois c'est jamais. Ne pouvoir vivre qu'une vie, c'est comme ne pas vivre du tout. »

Mercredi 13 mai 2009 à 11:14

Divers

http://lancien.cowblog.fr/images/ZFleurs2/P3310225.jpg

    Juste un tout petit article informatif pour mes correspondantes et correspondants.
    J’ai été huit jours absent et au retour j’ai trouvé une centaine de mails dans ma boite, dont beaucoup en provenance des lecteurs et lectrices de ce blog.
    J’ai d’autres activités bénévoles qui me prennent pas mal de temps et notamment des conférences cette semaine.
    Excusez moi et prenez patience, j’ai lu tous vos mails je ne vous oublie pas, mais je n’ai matériellement pas le temps de répondre immédiatement à toutes et à tous.
    Beaucoup de mails me parlent de mes articles sur la grippe et les questions que vous posez me montrent qu’on ne fait plus aujourd’hui en SVT, les cours que l’on avait autrefois sur virus et bactéries.
    Je vais donc essayer d’y suppléer en faisant plusieurs articles sur bactéries, virus, les risques de contagions notamment en parlant du virus grippal, de façon à répondre globalement au questions que vous me posez.
    Mais il me faut un peu de temps; j’ai les données présentes à l’esprit, mais ce n’est pas si simple à expliquer de façon claire et pas trop compliquée pour que cela vous intéresse sans trop d’effort, et il faut que je réfléchisse et que je fasse des schémas, car ceux que je possède sont issus de cours de médecine et sont trop complexes.
    En attendant je ferai quelques articles sur un sujet plus facile.
    Je publierai cet après-midi un article sur l’obsession du passé.
    Je réfléchis aussi à des articles sur l’IVG et  sur les remèdes possibles pour atténuer le changement climatique.
    Mimine m’a demandé aussi un article sur l’hyper-activité, mais là je manquais de connaissances personnelles et je cherche actuellement des articles scientifiques sur ce sujet.
    Vous me demandez aussi des articles sur la solitude et je vais y réfléchir.


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